Cécilia et Nicolas Sarkozy divorcent !

Jeudi, une nouvelle tout à fait croyable est tombée : notre Président divorce de la première dame de France, celle qui a libéré les infirmières bulgares. J’avoue que je trouve cette nouvelle fascinante. Pas parce que c’est Cécilia et Nicolas, ça, je dois avouer que je m’en fous. Non, ce qui me fascine, c’est tout ce que ça représente derrière : oh my, on va avoir un homme divorcé comme Président et même que ses copines vont se retrouver premières dames de France. Tiens, j’ai rêvé que je faisais des cochonneries avec lui (véridique, c’te honte mais ça en
restait à des bisous dans le cou), je vais postuler du coup. Si je me démerde bien, j’aurai mon mot à dire dans la politique internationale du pays et le choix des collaborateurs, la classe !

Bon, allez, je redeviens sérieuse, je veux pas me taper Nicolas Sarkozy en vrai, je le trouve pas sex. Surtout qu’il a quasi l’âge de ma mère. Bon, bref, revenons à nos (futurs) divorcés. Déjà, un divorce 4 mois à peine après l’élection, je sais pas vous mais moi, ça me paraît un peu gros. Genre ils se sont réconciliés pour la campagne parce qu’un candidat célibataire, ça le fait pas. Ségolène a fait pareil de l’autre côté. Hé ouais on a beau se la jouer libéral « la vie privée des candidats ne nous regarde pas », si les 2 plus gros candidats ont masqué leurs problèmes de couple, ce n’est quand même pas un hasard. D’ailleurs, si on y regarde de plus près, ça fait quelques campagnes que les candidats nous offrent de belles photos avec femme et enfants, tout le monde sourit, tout le monde est heureux. J’avais d’ailleurs lu une chronique sur le sujet dans Métro quand on avait appris que François Hollande et Ségolène Royal s’étaient séparés : un candidat célibataire, ça le fait pas. Parce que, oui, vous m’objecterez très justement que Sarkozy a déjà divorcé, Cécilia étant sa deuxième femme, mais il était officiellement en couple lors de la campagne.

Maintenant, nous voici avec un Président célibataire. Même pas veuf, séparé. Bon, je ne m’étendrai pas sur la question du divorce car le Président ne peut avoir à faire à la justice. Je suppose que le conseil constitutionnel va arranger ça et encore, uniquement s’il n’y a pas divorce à l’amiable et je vois pas Sarkozy refuser le divorce maintenant. Mais là, c’est quand même une révolution sociale. Bon, vu qu’il est déjà élu, il est tranquille pour les 4 années et demies prochaines. Mais justement, que va-t-il se passer pendant ces 4 années et
quelques ? Même si un Président est très occupé (surtout Sarko, à Marseille le midi, Lille l’après-midi et le soir à Moscou ou Londres, en passant à Paris pour faire un bisou au petit Louis), j’ai du mal à croire qu’il va mener une vie monacale le père Sarko. Il paraît qu’il est assez séducteur, comme la plupart de nos Présidents mais dans les faits, j’en sais rien. Je le connais pas personnellement, c’est pas parce qu’il furète dans mon cou dans un de mes rêves que c’est forcément un chaud lapin. Mais bon, il n’en reste pas moins que lors de la dernière séparation entre Cécilia et lui, il n’a pas traîné pour lui trouver une remplaçante. Avec toutes les femmes dans ses sphères, entre les journalistes, conseillères, collaboratrices, femmes de ménage, tout ça, tout ça, ça nous en fait des compagnes potentielles. Or quand on voit l’influence qu’a eu Cécilia sur le choix des collaborateurs, si la prochaine madame a la même influence, ben, ça va valser à l’Elysée.

Bref, je trouve cette histoire de divorce sociologiquement très intéressante. Sarkozy a fait ce que ses prédécesseurs n’ont pas osé (enfin, apparemment, c’est Cécilia, peu importe). Quand on sait à quoi ressemblait le couple Mitterrand ou Chirac à la fin de leurs mandats, on peut se demander pourquoi ils sont restés ensemble. Par habitude ? Autre temps, autres mœurs, Sakorzy n’est pas de la même génération, ceci explique sans doute cela. Mais que notre Président subisse également les affres du divorce comme un couple français sur 3, ça montre à quel point ce comportement est devenu aujourd’hui courant. Bien sûr, je pense que dans certaines franges très traditionnalistes de son électorat, ça va faire grincer pas mal de dents. Déjà, un divorce, bof, mais deux, ouhlala ! Mais à la limite, je préfère ça à un couple qui sourit par devant et qui ne se fréquente même pas par derrière (non, il n’y a aucun sous-entendu dans
cette phrase, nan mais !). Bon certains vont être tentés de me la jouer « ouais mais comme par hasard, ils annoncent ça le jour de la grève pour noyer le poisson, tu trouves pas ça un peu gros ? ». Je dirais que je m’en fous. C’est juste pas le sujet. Moi, je m’attache juste à cette évolution de la société, me demandant si, à l’arrivée, ça changera quelque chose ou pas.

Votre vie rêvée

Bientôt un an que ce blog existe et il y a toujours un truc qui m’étonne : le nombre de lecteurs. Ici, c’est un blog écrit, on ne rigole pas tous les jours (même si des fois, on s’en paye une bonne tranche), ça prend du temps à lire nos proses. Et pourtant, vous êtes quotidiennement plus d’un millier à venir ici, très peu commentent et se font connaître. Mais qu’est-ce que vous foutez là ?

 

Parmi les commentateurs qui sortent de l’ombre, revient souvent la phrase suivante : « je ne vis pas du tout comme vous, je lis pour comprendre. » Ah ? Il y a souvent une idée de fascination/répulsion pour notre style de vie. Mais c’est quoi notre style de vie ? Certes, on est un peu bobos, un peu métrosexuels, un peu adulescents. Mais en quoi notre vie est-elle enviable ou détestable ? A 26 ans, je trouve que ma vie est normale : je galère dans ma vie professionnelle et ma vie privée (même si là, je suis dans ma bulle merveilleuse), je sors, des fois, je bois. Je baise et j’assume mais rien d’extraordinaire. Seulement 8 hommes ont partagé ma couche en 2005, ça n’a rien d’exceptionnel. Sur le lot, seuls deux
ont été des one shot et j’ai eu des relations suivies avec deux d’entre eux. Certes, par rapport au reste de ma vie, ce fut la fête du slip mais je ne suis ni une tombeuse ni une acharnée du sexe. Je ne suis pas non plus une nonne. Une fille normale, en somme, avec ses coups de cœur et coups dans la gueule, rien d’exceptionnel.

Nos vies ne sont pas que strass, sexe et alcool, loin de là. Nous avons des ambitions et nous donnons les moyens de les obtenir. Je n’ai pas fait 7 ans d’études pour me retrouver dans un boulot qui ne me plaît pas. Désolée mais être caissière au supermarché et rentrer le soir m’occuper de ma marmaille, ça me stimule pas. Mais voilà, en France, avoir des ambitions, c’est mal. Mes études me destinent à faire partie d’une sphère intellectuelle, idem pour Gauthier. Nous sommes snobs ? Sans doute mais peut-on nous reprocher de vouloir le meilleur ? Ce qui est amusant, c’est qu’on nous prend parfois pour des êtres futiles et superficiels mais vous seriez surpris par nos conversations. Avec Gauthier, nous parlons souvent de politique internationale, j’ai travaillé sur le Québec et l’Irlande du Nord, lui sur le Japon, nous suivons l’actualité et nous avons des idées politiques, des opinions construites. Mais sur ce blog, on ne parle pas politique, ce n’est pas la ligne éditoriale.

On ne voit ici que notre vie privée et encore ce qu’on en voit. Si on met en avant le côté festif, ce n’est pas par provocation mais raconter mes soirées à la maison ne me paraît pas des plus excitants. Je pourrais disserter sur ma demi-heure de rameur, sur les conneries qui passent à la télé, sur le roman que je lis, la musique que j’écoute, ma grille de sudoku avant le dodo… Je pourrais même donner les horaires de mes pauses pipi, soyons subversifs ! Forcément nos aventures surviennent surtout quand on sort de chez nous, quand on va dans des lieux peuplés d’autres individus. Dans des soirées, en somme. Mais ce n’est pas pour autant que nous sommes de sortie tous les soirs, nous n’en avons pas les moyens. On se prend des cuites mais pas tant que ça.

Après, il y a la question de nos relations amoureuses. Je suis une femme, 26 ans, mes ovules n’ont servi à rien pour le moment et ma principale ambition dans ma vie n’est pas de me reproduire. Je n’ai pas une affection particulière pour les enfants qui me laissent plutôt de marbre, je ne fonds pas sur les bébés. Quand j’entame une relation, je ne commence pas à faire des plans sur la comète. Je ne planifie rien : le premier câlin crapuleux survient quand le désir est le plus fort, je vais pas m’imposer une période d’abstinence d’un mois « parce que c’est pas bien de coucher le premier soir ». Honnêtement, je reste persuadée que de ne pas coucher le premier soir ne protège pas des connards. Si un mec ne veut que me sauter, il attendra que je cède (ou même pas) et il me balancera une fois qu’il aura obtenu ce qu’il veut. De l’autre côté, les mecs qui visitent mon intimité le premier soir ne sont pas forcément des fieffés salauds, ne catégorisons pas les gens comme ça. Sauf qu’on a beau dire, au début du XXIe siècle, une fille qui assume une vie sexuelle devient une salope, une « fille comme ça », comme a dit un lecteur récemment. On n’avance pas.

Alors, voilà. Des tas de gens lisent ce blog et jugent sur le peu qu’ils connaissent de nous. On nous crache dessus, sur notre vie, on nous trouve désespérant, on prétend qu’on lit notre blog « pour comprendre des gens comme nous ». J’admire cette curiosité anthropologique et sociologique de ces personnes tout comme j’admire leur hypocrisie. Personnellement, lire
des blogs de personne dont la vie ne m’intéresse pas, voire même me dérange, je ne lis pas. Je suis suffisamment confrontée à la vie des autres dans les journaux pour ne pas en plus pousser la curiosité à polluer mes loisirs. Je lis la vie de gens qui m’intéressent, que je ne me permets pas de juger parce que, d’une part, je ne les connais pas et que, d’autre part, ils sont libres de
faire ce qu’ils veulent. C’est déjà dur d’essayer de conseiller ses amis les plus proches sans le faire en plus pour des inconnus. Mais je lis aussi la vie de gens que j’envie. Bon, globalement, 
je n’envie que des détails : celle-ci a l’air d’avoir un boulot passionnant, celui-là a une vie de couple vraiment marrante… Après, je ne vais pas lire un blog pour vivre une vie par procuration, faut pas exagérer non plus.

Je continue à me demander : pourquoi les gens qui nous trouvent pitoyables continuent à nous lire ? Ca me rappelle l’arrivée de Loft Story en France, une fille m’avait expliqué qu’elle trouvait ça « sociologiquement intéressant ». La sociologie et l’anthropologie ont bon dos, tiens ! Je me demande dans quelles mesures les gens ne nous crachent pas sur la gueule parce qu’au fond, ils nous envient et ça leur fait mal au cul de pas pouvoir vivre comme nous. Ici, il n’est pas question de moyen. Quand on sort, avec Gauthier, on ne va pas dans des restos à 50 euros l’entrée, on ne va pas dans les boîtes où on paye 15 euros le cocktail. Non, nous, notre boîte de prédilection est petite et chaleureuse, il n’y a pas de people et on s’en fout bien. Parfois, nos sorties se font chez les uns ou chez les autres, on dîne, on discute, on rigole. Comme n’importe qui.

Ce qui m’amuse le plus, ce sont ceux qui critiquent le vide de nos vies. C’est sûr, leur vie doit être super pleine pour qu’ils prennent non seulement le temps de nous lire mais de cracher leur fiel sur nous. Par ailleurs, ces charmantes personnes se cachent souvent derrière des pseudos inconnus qui viennent juste nous insulter un petit coup et repartent sans demander leur reste. Mais, Seigneur, quel est donc l’intérêt ? Attention, je ne fustige pas la critique, je peux envisager qu’on ne soit pas d’accord avec nous (enfin, j’ai du mal… je plaisante !).  Ce qui me dépasse, ce sont les gens qui nous détestent tellement qu’ils viennent nous lire tous les jours et ne ratent pas une occasion de nous snipper. C’est du masochisme, à ce niveau là !


Mais je dirais plutôt que c’est de l’envie. Tout ce que nous faisons dans nos vies (pas grand-chose d’exceptionnel à mon sens), ça en démange certains. Mais notre vie est ce que nous en faisons.

 

Je baise donc je suis… ?

Dans notre entourage, nous avons tous la personne qui ne se lasse de nous raconter ses exploits sexuels, en long, en large et en travers, nous énumérant avec plaisir les détails scabreux. Au mieux, c’est gênant, au pire, c’est franchement insupportable…


 Souvenez-vous, la nympho ex-copine d’Anne dont je vous avais parlé, celle qui arrive et qui lance : « ouah, j’ai testé la sodomie, c’est trop génial ! ». Mais qu’est-ce qui peut pousser une personne à annoncer un truc pareil à une tablée dont elle ne connaît qu’une personne ? De la même façon, Guillaume mon ex m’avait parlé une fois d’une fille qu’il connaissait à la fac (avant que je n’arrive, ouf !) qui racontait tous les détails de sa folle vie sexuelle avec son copain, genre « ohlala, on l’a fait dix fois ce week-end dont une fois sur la table basse, une autre dans la salle de bain… ». Il m’a expliqué qu’il a rompu les liens avec cette demoiselle le jour où elle a raconté que pendant que son copain baisait une nana dans la chambre, elle s’était faite attraper par le chien. Là, j’avoue que je n’étais pas là quand cette fille a raconté ça mais j’ai parfaitement compris pourquoi il l’avait viré de son entourage…

Pourquoi les gens se mettent à raconter en détail leur vie sexuelle ? Honnêtement, parler sexe, c’est plaisant, j’aime bien, mais je parle de sexualité, pas de ma sexualité… Je me vois mal expliquer le plus naturellement du monde que mon brouetteur m’a fait ci et ça puis ça et là, j’ai joui comme une folle. Déjà, je trouve ça très prétentieux de penser que les détails de ma vie sexuelle puisse intéresser les gens. Parler de sexe en général, oui, parler de sexe pour révéler toute une intimité, non. On s’en fout de savoir que Paul et Stéphanie pratiquent régulièrement la position dite du ciseau maltèque sur la table du salon… D’ailleurs, après, on sera bien dégoûté à chaque fois qu’on mangera sur cette fameuse table. De plus, raconter les détails croustillants de mes ébats, c’est, quelque part, trahir la confiance de mon partenaire. Il y a quelques années, ma sœur fréquentait une pintade finie et une autre nana. Bon, il y eut un gros clash entre elles trois, ma sœur d’un côté, les deux autres de l’autre. Ma sœur fut victime de quolibet, elles la surnommèrent « PQ », sans que
personne ne comprenne pourquoi et leur classe (école de commerce, quand même, on n’était plus au collège) était divisée en deux. Bref, pendant cette gue-guerre ridicule, les deux étaient très complices au point qu’elles se racontaient tout. La fille plutôt sympa mais naïve et influençable calquait sa vie sexuelle sur celle de l’autre pintade au point qu’un soir, elle voulut mesurer le sexe de son petit ami pour comparer avec celui du copain de ladite pintade… Alice nous racontait donc ça lors d’un repas dominical où Guillaume était présent, moi, je m’esclaffais : « Mais qu’elle est conne ! ». Après le repas, Guillaume me dit : « tu sais, j’espère que tu parles pas comme ça à tes copines de ce qu’on fait tous les deux, ça me gênerait… ». Honnêtement, je n’ai jamais su combien mesurait le sexe de Guillaume ni d’aucun de mes amants vu que je me suis jamais amusée à mesurer mais je vois pas ce que ça pourrait amener au débat de déclarer : « mon mec a un pénis de 20 centimètres ! ». Au mieux, j’ennuie les gens en ma présence, au pire, ils me prennent pour une mytho (mais ça existe un pénis de 20 cm et même plus !).

Evidemment, je raconte parfois des anecdotes amusantes comme la fois où Guillaume et moi étions en pleine action dans ma chambre chez mes parents, nous étions seuls dans la maison… Tout à coup, la porte s’ouvre et grince, raaaaaaaaaah ! On stoppe tout, on se bloque et… ben, c’était juste un courant d’air mais ça nous a beaucoup fait rire ! Bon, voilà, ça, c’est amusant et ça ne dérange personne. J’en ai plein mes tiroirs des anecdotes comme ça mais là n’est pas le sujet de l’article.

Alors pourquoi des gens se sentent obligés de tout nous raconter, ne nous épargnant pas le moindre détail sordide ? Est-ce par obsession du sexe ? Non, je ne crois pas : je connais des gens qui ont une sexualité riche mais qui racontent succintement. Prenez Gauthier, par exemple : si vous relisez ses articles sexuels, vous remarquerez qu’il ne s’étend pas sur les détails et nous lui en sommes tous reconnaissants ! Donc ce n’est pas ça… Alors quoi ? Est-ce un relent de l’adolescence ? Vous savez, à l’adolescence, il y a une espèce de phase où pour être « in », faut parler cul, tout le temps, sinon on est relégués dans la case « coincée du cul ». A l’adolescence, où l’on cherche désespérément à informer la terre entière que « on l’a fait ». Je me souviens d’une fille que je n’aimais pas du tout en terminale qui était avec moi en cours d’italien. C’était de la pintade pur jus, celle-là, une vraie de vraie, genre la fille qui est au bord de la crise de nerf parce qu’elle a perdu son miroir de poche et qui se repeigne en examen (véridique pour les deux). Donc un jour, nous attendions la prof d’italien qui ne venait pas, pour changer, quand pintade première se mit à hurler : « Oui, moi, ma pilule, je la mets sur ma table de nuit pour pas oublier ! ». Avec Cécile, on se regarde et on se met à hurler : « Et tes capotes, tu les achètes où, toi ? ». Foutage de gueule ? Oui, complètement, surtout que j’ai appris plus tard que la pintade était, à ce moment-là, vierge…

Ainsi donc, parler de sa sexualité serait une façon de montrer que nous sommes libérés, loin des tabous de certaines franges de la société ? Peut-être mais je ne suis pas sûre… Il y a, certes, une certaine volonté d’appartenance : je vais parler cul à des gens qui m’ont l’air branchés sur le sujet pour intégrer leur bande. Ceci étant, parler sexe, c’est bien mais on aime bien changer de sujet, de temps en temps. Avec Gauthier, on parle politique internationale, avec Anne, boulot, avec Lucie, de nos perspectives d’avenir… Bref, une personne qui ne me parlera que du cul risque de m’ennuyer très vite. De la même façon, les personnes qui font en sorte qu’on ait l’impression que leur vie ne tourne qu’autour
du sexe, qui passent leur vie à traîner dans les sex shops, de regarder des films X… et qui nous le racontent au cas où on n’aurait pas compris, ces personnes qui devraient se balader avec un T-shirt : « j’aime le sexe » pour qu’on comprenne bien l’idée, ces gens-là me fatiguent vite. Oui, le sexe, c’est agréable, c’est super… Mais y a pas que ça non plus donc change de disque… Et arrête de nous faire croire que tu adores ça, on va finir par trouver ça suspect…

Mais je crois que l’explication ne réside pas là. Souvent, les gens qui ont une vie sexuelle débridée et qui en parlent à longueur de temps sont des gens peu sûrs d’eux… C’est du moins l’impression que j’en ai. Et si ce n’était pas « je baise donc je suis » mais « je baise donc je plais » qu’il faut dire ? Là, je crois qu’on touche un point essentiel. En parlant à tout le monde de sa sexualité, la personne prouve qu’elle plaît à qui en douterait : « ouais, ok, je louche peut-être et j’ai les
pieds palmés mais je me suis tapée trois mecs en une semaine, tu peux en dire autant ? » Heu… non mais en même temps, je trouve ça pitoyable de le clamer à qui veut l’entendre ! De plus, je ne crois pas qu’avoir une sexualité débridée avec un tas de mecs différents soit une garantie de notre beauté ou de notre sex appeal… Beaucoup de filles ont une réputation de
« chaudasse », entretenue par leurs discours sur le sexe, d’ailleurs. « Moi, je baise tout ce qui a un pénis ! ». Et bien le jeune homme qui entend ça et qui n’a pas vu une femme à poil depuis quelques temps va lui sauter dessus sans se poser de question ! Est-ce qu’elle lui plaît ? Peu importe, une fille comme ça veut juste se faire tirer : une fois utilisée, on la jette, on s’en fout. Personnellement, c’est pas quand je passe la nuit avec un type qui cherchais avant tout un coup à tirer que je me sens la plus belle. C’est plutôt quand mon partenaire attend de moi un peu plus qu’une simple brouette, que ses sentiments pour moi sont sincères. Là, oui, je me sens belle.

Quoi qu’il en soit, si vous êtes du genre à raconter votre vie sexuelle dans les moindres détails, sachez que c’est plutôt gonflant…

Virée au sex shop

Cela fait maintenant une semaine que Gauthier vit sur Paris et, franchement, ça me rend heureuse. Il y aura vraiment une vie parisienne avant et une vie parisienne après son arrivée. Il faut avouer qu’il est arrivé pile au bon moment, pour me remonter le moral après une rupture. Du coup, tous les jours, mon téléphone sonne : « Dis, je sors de cours, je suis en ville dans une heure, tu me rejoins ? ».
 
Gauthier, je l’adore mais il me coûte cher car resto ou verre tous les jours, les sous partent vite… Hier, on se retrouve à notre traditionnel lieu de rendez-vous (hé oui, déjà), on s’installe à la terrasse pour boire un verre, on en profite pour papoter au téléphone avec Lucie. Après un petit tour à la FNAC, nous voilà posés au Bistro Romain en s’explosant le bide à coup de carpaccio. Après le vide intersidéral de notre week-end, nous avons fait fort, nous voilà partis à parler politique internationale, mondialisation… On confronte nos idées sur le Japon, la Chine, les Etats-Unis, l’Europe, l’ONU etc. C’est bon de se sentir intelligent, parfois ! Pendant que je mange mon carpaccio, il me lit un article du Monde, quelle classe.
 
Et si on allait au sex shop ?
Cependant, le naturel revenant au galop, on finit par reparler galipettes, je ne sais même plus comment. Il me dit qu’il aimerait bien aller dans un sex shop à Paris. Oh, ça tombe bien, notre restaurant est situé rue Saint Denis ! Donc après le dîner, virée coquine ! En attendant, il me raconte la fois où Anne et lui sont allés m’acheter Ernest, mon petit gode. A Toulouse, récemment ils ont ouvert un sexy center dans la banlieue industrielle. Les voilà partis en voiture, ils trouvent de suite et ils entrent. Un peu intimidés, ils se dérident au fur et à mesure des gadgets les plus hallucinants et à la fin, ils se promènent sans gêne dans les rayons, mon Ernest à la main. A un moment, la caissière s’avance vers eux et leur donne un sachet noir, opaque : « ce sera plus discret ». Et les deux autres rigolent comme des bossus.
 
Bref, c’est parti pour l’assaut de la Rue Saint-Denis ! Premier sex shop, il est écrit en gros : « grand choix de K7 vidéos ! Palm- Secam- NTSC »… Bon, on a préféré ne pas choisir celui-là, les godes devaient être recouverts de poussière, depuis le temps ! On continue. Le suivant, les annonces nous font rire : « Massage « body to body », jusqu’au plaisir »… Tous les massages sont assurés « jusqu’au plaisir ». Mais le mieux : « tarif préférentiel pour les militaires » ! Bon, on se demande où s’arrête le massage et où commence la prostitution. Déjà, quand Gauthier était venu sur Paris le mois dernier, il s’était cherché un salon de massage pour ses lombaires… Et bien, ce n’est pas du tout ce qu’il a trouvé ! C’est fou tout ces massages « jusqu’au plaisir » disponibles sur Paris !
 
Bon, on continue, on ne croise que des DVD shop puis on tombe devant une petite vitrine pleine d’accessoires, le magasin a l’air particulièrement clean, on voit l’intérieur quand des gens entrent. On se croirait presque au rayon DVD de la FNAC ! Gauthier hésite un peu, je lui dis que je veux y aller et c’est parti !
 
Dans un magasin aux vitres teintées…
C’est un très grand sex shop, il y a un nombre incroyable de DVD, la plupart sont en anglais. Je me demande s’ils sont sous-titrés, ce qui fait rire Gauthier. « Qu’est-ce que tu veux qu’il sous-titrent ? Ah oui, ah oui, ah oui ? » Non mais des fois, y a des dialogues dans les pornos. Bon, à l’étage, il y a un théâtre érotique avec « des couples hétéros et lesbiens en représentation », une pauvre fille qui a l’air de s’ennuyer interpelle les hommes pour leur proposer de faire un tour à ce théâtre. Nous, personne ne nous demande rien, on doit nous prendre pour un couple ou des touristes ou les deux. Bref, il y a aussi des salons vidéos et des salons de massage.
 
On trouve le coin des accessoires et là, forcément, on rigole. Déjà, on arrive, Gauthier fait : « on devrait en acheter un pour Lucie » et là, tous les deux on repère un gode énorme, une statue en fait, hyper réaliste, il y en a un rose et un noir. On se marre mais on se dit qu’on peut pas lui offrir ça.
 
On regarde, on s’extasie, il y a le frère d’Ernest, des godes énormes, des tout petits, des bizarres (y en a un qui ressemble au micro de mon PC). On en trouve un particulièrement joli : « oh, il est beau celui-là ! », il est en silicone avec des fils de couleur dedans. Il y en a un double, c’est pas très joli, un pénis devant se ranger dans le sexe, l’autre exciter le clito j’imagine car vu la configuration, je ne pense pas que ce soit pour une double pénétration. Enfin, il y en a de toutes les tailles, toutes les couleurs et toutes les formes pour votre plus grand plaisir. Certains sont trop sophistiqués, je trouve, ça fait plus Game Boy que gode. Sinon, il y a des trucs amusants comme des vagins où ce qui nous a le plus amusé, une sorte de bouche en matière gélatineuse. Il y avait un endroit où on pouvait toucher donc, forcément, avec Gauthier, on se lance… Beurk, c’était dégoûtant comme contact !
 
Par contre, j’ai été déçue : pas de menotte, pas de boule de geisha et pas de canard en plastique (je voulais en prendre un pour Lucie). Du coup, on va pour partir mais Gauthier s’arrête juste avant la sortie pour voir les tarifs massage. Moi, je me plante en plein milieu de la sortie et, là, je me prends les portes automatiques dans la figure : les gens ne sont pas censés rester en plein milieu, ils se dépêchent de rentrer ou sortir.
 
Bon, on finit par sortir, je reste un peu sur ma faim, tout de même. Je pensais trouver plus d’accessoires funs mais comme m’a fait remarquer mon compagnon d’aventure, c’était plus une DVDthèque qu’un véritable sex shop. En tout cas, une fois, il faudra que je me fasse le théâtre érotique !

J’ai plus 18 ans…

Par Océane
Alors, la semaine qui vient de s’écouler fut relativement intéressante…
 
Tout d’abord, j’ai unilatéralement décidé avec moi-même de me réindexer afin de réaliser un nouveau départ.
 
Ensuite, toujours lundi donc, j’appelle un pote (PD mais est-ce vraiment la peine que je le précise ?) que l’on pourrait qualifier de désespérément toujours sur la même longueur d’onde que moi pour lui raconter mes malheurs post-colocation, notamment les petits tracas bassement pécuniaires tels que le paiement de la caution. Comme il vient également de perdre sa colocataire (partie vivre au Texas), si je peux lui éviter quelques soucis…
Bref, ça va pas très fort pour lui non plus, vu qu’il est tombé dans le piège récurent qui consiste à tomber amoureux de son plan-cul…
 
Je me débrouille ensuite pour faire appel à ma baby-Sitter préférée ( je le rappelle pour ceux qui ne suivent pas : 45 Fr la nuit) et me libérer le jeudi soir…
J’appèle donc mon pote mercredi pour lui annoncer que jeudi soir on fait la chouille ensemble..
Alors pour bien comprendre, il faut replanter le décor : c’est un garçon qui est ma foi relativement BÔOOOOOOOOOOOOOOO et qui est toujours avec une bande de pote tout aussi BÔOOOOOOOOOO et tout aussi Homo.
Bref, faut pas être en manque!!! En plus comme je le confiais à Nina, par mail, je ne vous parle pas de la shampoïneuse de base, non non, des gens avec qui vous pouvez effectivement discuter économie ou politique internationale sans pour autant devoir leur expliquer que FMI n’est pas Fellation Multiple et Intensive…
Je l’appelle donc mercredi et il m’apprend qu’un de ces potes n’a rien trouvé de mieux que de se suicider dimanche soir (il a sauté d’un pont pour les curieux).
Là le premier mot qui me vient c’est incroyable : pas l’ombre d’un mal-être ni d’un début de dépression… Rien, on a rien vu venir….
 
Bref, l’enterrement était jeudi pendant que ( ne pouvant m’y déplacer) j’assouvissais une série d’achats compulsifs suite à une RTT sauvage ( oui, il paraît que ma nounou était en panne!!! C’est pas bien de mentir!!!)
Une quinzième paire de chaussure, un 130éme haut et trois millions de boucles d’oreilles et autres gloss plus tard, une fois le monstre endormi et la Baby Sauveuse arrivée, j’appèle mon ami afin de savoir le thème de la soirée…
Celui-ci a décidé d’être heureux et de prendre un nouveau départ (ça ne vous rappelle rien? Quand je vous dis moi qu’on est sur la même longueur d’onde!).
Les mots tombent, le thème de la soirée est :
On a 18 ans…
 
OK
Bonne fille, je file dans ma chambre, je choisis :
– Une jupe achetée lors des dernières soldes et tellement courte que les concepteurs se sont sentis obligé de rajouter un short intégré qui est presque plus long que la dite jupe d’ailleurs!!!
– Le haut achat compulsif n°3 de ma journée : blanc avec un lacet en soie devant pour l’attaché façon guêpière, avec des fines brettelles très cracamiaou…
– Dessous je choisis mon Passionata qui est à la base turquoise, mais qui suite à une décoloration accidentelle arbore un magnifique dégradé du violet au turquoise… Somptueux.
– Nouvelles chaussures : noires avec un petit 8 cm de talon fin, à faire devenir fou un fétichiste!
Le temps de mettre mes nouvelles boucles et de me maquiller, il était déjà plus que l’heure de descendre.
 
Comme toujours, je me munis d’une veste en polaire immonde : on sait jamais, il pourrait neiger!!!
Et nous voilà parti vers son appartement…
Arrivés dans le parking, il fallut que je descende pour cause d’espace trop restreint. Comme nous sommes quand même en été, je tombe ma polaire pendant que mon compère recule.
Et tout homosexuel qu’il est, il m’a fait un arrêt sur image avec ouverture de la cavité buccale en trois étapes’ accompagné d’un magnifique WOUAWWW
Bon je vous passe les détails sur l’aller-retour à l’épicerie de nuit ainsi que sur la soirée qui fut une veillée façon les copains d’abord : alcool, alcool, alcool, alcool et un petit d’autre chose pour les adeptes…
Comme on a 18 ans, on décide de laisser tout le monde à l’appart et de partir au grand rassemblement Gay nocturne qui se situe en bas de chez lui…
Evidement un jeudi soir ce fut pas glorieux, voire plutôt pathétique…
Rentrée 05h37, levée 07h17 et c’est parti pour une journée au boulot où pour cause de forte chaleur, je suis dans l’incapacité de dessaouler…
Bilan des courses : on a plus vraiment 18 ans!
 
Vendredi soir : j’arrive dans ma campagne profonde où j’ai décidé de m’enterrer trois Week d’affilés. Je ne sais pas trop pourquoi, ha si de peur de ne rien avoir à faire et de m’ennuyer.
Et là, c’est le drame : trois appels et un texto. J’ai même pas eu le temps de descendre de la voiture!
En traduction ça donne trois super soirées et une teuf ( que j’attends depuis six mois).
Envie de pleurer, de me taper, de repartir en courant ( après tout 80 bornes c’est pas si loin!!!)  Mais bon, je prends le parti d’en rire…
 
Jusqu’à ce que ma mère m’oblige à faire une dictée ( oui j’ai 23 ans je sais) samedi à 22h30. La fin fut dramatique!!!
 
Dimanche : je m’esquive à la piscine, avec le maillot de ma grand-mère.
Je partage un parasol avec des bordelais ( pour ceux qui me connaissent, c’est une preuve que j’suis encore bourrée!!)
Je me mets au bord de la piscine, qui est à –15 °c donc je regarde les grands dadais qui font des bombes quoi!!! Et je peaufine mon bronzage tout en écoutant les derniers commérages de mon village…
Re drame : je tourne la tête et de l’autre côté de la piscine qui je vois avec ma vue bionique?
Mon Ex…
Je plonge, je me torpille jusqu’à l’échelle et je saute jusqu’à ma serviette. Je croise les doigts et j’ouvre les yeux….Oufffffffffffffffff, il ne m’a pas vu….
Le retour en mini jupe fut aussi chaotique que l’aller : tous les camions se sont arrêtés pour savoir si je voulais pas monter…………………………..