30 ans, célibataire, sans enfants. Ca urge !

Article écrit alors que je suis légèrement énervée, espérons que ma prose ne s’en ressentira pas trop. Discussion anodine sur ma vie amoureuse entre un homme (que je ne connais pas au demeurant) et moi. Alors que je lui explique l’extrême complexité de ma vie privée (bon ok, en très gros, sans aucun détail), son jugement est sans appel : largue-le, tu perds ton temps avec lui. Perdre mon temps ? Mais à quel niveau ? Réponse attendue et qui a déclenché une réponse acerbe de ma part : parce que ta fertilité n’est pas éternelle. Et allez, ça faisait pas longtemps qu’on ne me l’avait pas sortie, celle là.

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Alors de 1, fréquenter un homme même si la relation est complexe et ne ressemble pas à une histoire se terminant par « et ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » n’est pas une perte de temps. Enfin, si elle l’est, j’y mets fin rapidement. Quand je suis avec lui, on discute de tout et de rien, il m’apprend des choses et j’espère en faire autant, on s’apporte tendresse et affection, on jouit, on rit… Franchement, si, ça, c’est perdre son temps, j’aimerais que mes heures perdues sur yahoo! jeux m’apporte au moins la moitié de la plénitude que me donne cette relation. Bref. Après tout, quel que soit le background et les risques de pleurer parce que « les histoires d’amour finissent mal en général », je ne comprends pas le propos. Je rencontre un homme, on se plaît, on commence à sortir ensemble. Même si tous les voyants sont au vert, rien, je dis bien RIEN n’indique que c’est parti jusqu’à la fin de ma vie. Et même des années après. Les parents de Guillaume 1er ont bien divorcés il y a 2 ans, à 60 ans. Donc je pourrais en effet courir après le mec « parfait » ou à peu près (du moins parfait à mes yeux), sortir avec lui, me dire que ouahou, lui, c’est le bon parce que j’ai eu un orgasme dès la première fois alors ça veut tout dire, m’installer très vite chez lui et même me dire que c’est tellement lui l’homme de ma vie qu’on va faire un bébé, voire deux ou même trois. Super ! Sauf que ma connaissance des hommes me prouve qu’une fois pères, ils ne restent pas forcément auprès de leur donzelle. J’ai eu des amants jeunes papas (et officiellement toujours avec la mère du bébé), je connais des histoires de femmes en relation avec un homme qui a une légitime enceinte jusqu’aux yeux. C’est pareil pour les femmes, hein, la paternité/maternité n’est en aucun cas synonyme d’amour unique et éternel, ça n’a strictement rien à voir. Donc aucune histoire d’amour n’est mathématiquement pérenne, faut arrêter de se prendre la tête avec ça. Au pire, on fera des familles recomposées, ce sera rigolo. 

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De 2, le besoin soit disant biologique de s’épousailler (ou du moins de se mettre en couple) et de se reproduire. Alors ok, je n’ai « que » 30 ans, je suis plus en début de vie qu’en fin (enfin, j’espère ! J’ai envie de savoir ce que c’est, la retraite) et peut-être qu’un jour, j’aurai envie d’un gosse, d’un mini « nous ». Je ne dis pas le contraire mais aujourd’hui, si je viens de me faire poser un stérilet, c’est pas pour lancer le concept de piercing interne… Aujourd’hui, je n’ai pas de désir d’enfant, essentiellement parce que je sais que je n’ai pas la maturité pour. J’ai 30 ans sur ma carte d’identité mais je ne me sens pas en âge de penser à fonder une famille. Même mon visage refuse mon âge, on m’en donne 5 de moins (voire 10, huhu). J’ai trop envie de tas de choses avant et même mon goût de l’expérience ne me donne pas envie de ce bébé. Du coup, par quel calcul magique devrais-je considérer mon horloge biologique dans la recherche d’une vie privée… modèle ? Oui, c’est ça, modèle. Mais je m’en fous, moi, du modèle, je refuse de me mettre martel en tête pour ça. D’abord, j’ai quand même largement le temps avant la ménopause et quand bien même celle-ci serait précoce, rien ne m’interdit d’adopter si j’ai vraiment un désir d’enfant. Ca fera un malheureux en moins et le premier qui dit « han mais imagine quand tu iras chercher ton gosse à l’école, on va croire que tu es sa grand-mère, bouh! ». C’est un argument aussi intelligent que « non mais un enfant de couple homo, le pauvre, on va se moquer de lui à l’école ». Moi, à mon époque, on regardait les enfants de divorcés comme des bêtes curieuses, on ne comprenait rien aux histoires de familles recomposées et pourquoi Stéphane n’avait pas le même nom de famille que sa soeur Julie. On évolue et on s’en fout. 

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Bref, chaque chose en son temps. J’en ai marre que, sous prétexte que je sois une femme, donc à la fertilité périssable, on me saoule avec ce genre de discours. Mon partenaire actuel me comble parfaitement même si la périphérie est très compliquée et que je ne suis pas sûre de pouvoir tout gérer à l’arrivée. On verra au moment. Au pire, j’irai pleurer dans les bras de l’amour de ma vie (Vicky, je ne parle pas de mon chat…) puis je repartirai sur les chemins de la séduction quand je me sentirai prête. Advienne que pourra. Et si un jour j’ai une furieuse envie d’un enfant, je ferai avec et j’agirai en conséquence. Bon, sans faire le plan du bébé dans le dos, ça, c’est très moche. 

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Mais pour l’heure, ce n’est pas le cas et j’en ai plus qu’assez que la « société » sache mieux que moi ce dont j’ai envie ou besoin. Mon corps a juste envie d’amour et de jouissance, pas de maternité. Ce n’est pas de l’auto-conviction, c’est un fait. J’admets tout à fait la possibilité que ça évolue tout comme celle que ça ne change jamais. Je n’aurais pas cru, y a 10 ans, devenir celle que je suis aujourd’hui, je n’ai aucune idée de celle que je serai demain.Je suis à l’écoute de mon corps et de mes envies, justement et là, il me murmure qu’il a
surtout envie que j’aille manger des activia au muesli (mon corps a bon goût). 

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Alors je dis merde et je revendique. Je revendique le droit, à 30 ans, d’avoir d’autres envies qu’une maison Catherine Mamet avec un jardinet, des meubles ikéa, un labrador, un gentil mari qui roule en megan scenic et une tripotée de mioches. Même si j’ai rien contre les meubles ikéa et les labradors (mais je suis chat, moi) et que je me damnerais pour un jardinet. Je revendique le droit, en tant que femme, de ne pas être automatiquement associée à la maternité et qu’on arrête de m’expliquer que mon histoire sentimentale n’est pas raccord avec mon horloge biologique alors que celle-ci ne demande rien du tout. Je revendique le droit d’envisager une vie sans enfants sans pour autant l’avoir ratée. Je revendique le droit de raconter à mes ami(e)s mon histoire d’amour compliquée sans qu’on me réponde systématiquement « largue-le » parce que, merde, je suis heureuse et que je souhaite ça à tout le monde. je revendique le droit de vivre ma vie comme elle vient et tant pis si je suis loin de l’idéal « papa, maman, enfants » parce que peut-être que je ne suis juste pas faite pour ça. Est-ce vraiment un crime ?

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Je finirai par cette citation légèrement détournée de Simone de Beauvoir soufflée par Camille Touraine sur Twitter : « On ne naît pas mère, on le devient ». Simone de Beauvoir qui, rappelons-le, avait une relation polyamoureuse avec Sartre et n’a jamais eu d’enfants. A-t-elle raté sa vie pour autant ? Je ne crois pas, non.

La liste de la fille qui fait des montagnes russes

Nina up and down, Nina turn arround, ooooooooh, Nina up and down (si quelqu’un sait d’où je sors, felicitations mais ça va être la honte pour moi !)

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– Il n’est jamais trop tard pour apprendre des choses sur soi. Genre il semblerait que je développe une allergie aux figues. Mardi, je me fais plaisir, en dessert, ce sera figues, j’adore ça. Je dévore donc mes 5 figues et quelques instants après, j’ai les lèvres en feu. Ca m’était encore jamais arrivé. Pile le jour où je dois voir Gabriel, ça craint.

– La vie est joueuse, c’est fatigant des fois. Mardi, je reçois une très bonne nouvelle donc je me précipite sur mon téléphone pour en avertir toute ma famille. Maman, répondeur. Papa décroche, je lui annonce mon truc, toute fière, mon père reste de marbre. Bon, ok, mon papa, c’est pas un expansif mais quand-mèmeuh ! Et là : « bon, en fait, j’ai une mauvaise nouvelle mais rien de grave, hein. Ta grand-mère a été réhospitalisée, elle perd un peu les oies, elle mélange les mots. Mais c’est pas aussi grave que la dernière fois ! ». Pshhhh, et voilà comme on douche l’enthousiasme d’une Nina. Mais bon, c’est tout 2007 ça : des mauvaises nouvelles familiales mais tout finit bien, normalement. Après
« prépare toi à la mort de ta grand-mère » qui finalement s’en sort comme une fleur (ou presque) et « ta cousine a sans doute un mélanome, on meurt très vite d’un cancer de la peau si c’est ça » et finalement, c’était juste un grain de beauté, on va garder l’espoir. Mais si 2007 doit finir comme elle a commencé (up and down, montagne russe), je vais finir épuisée.

 

– C’est pas parce que tu portes un costard que tu dois te croire tout permis, connard du Quick. Hier soir, on va au Quick avec Vicky, sa best et Bruce. A un moment, une caisse se libère donc je m’y précipite, je dis bonsoir à la caissière et là, un mec en costard arrive et fait « non, je crois pas là », genre, il va me piquer la place. Donc je le toise et lui fais remarquer que nous aussi, on faisait la queue et là, le mec me regarde et se fout carrément de ma gueule en faisant genre la nana hystérique. Il a de la chance que j’aime pas faire des scandales car il lui aurait rien manqué à ce connard. Surtout que si ça avait été Bruce à ma place (genre 2 mètres, baraqué), il l’aurait pas ouverte.

– Il existe des hommes émotifs.

– Gabriel a l’air de beaucoup aimer les chaussures. Heureusement que je lui ai précisé que les pieds, chez moi, c’était no way. J’ai peur !

– Soirée entre filles jeudi soir, Tatiana (dont on fêtait l’anniversaire), Vicky, Lilvirgo et Nina sont dans la place. On papote, on papote, on papote. A côté, un couple. Au moment de payer, ils arrivent derrière nous et le mec fait « ouais, finalement, le dessert sera à la maison » donc je me marre. Sauf que j’avais pas remarqué que le mec nous avait dévoré des yeux toute la soirée. 5 filles pour toi tout seul, mon gars, c’est même plus de l’optimisme, c’est de l’imagination.

– Clope post coït mardi soir chez Gabriel, il aime pas trop qu’on fume à l’intérieur donc j’enfile un t-shirt et ma culotte, ne sachant plus trop où a dégagé mon pantalon et on va fumer dans son jardinet, entouré de haies. Sauf qu’en jetant ma clope, je me rends compte que la haie ne fait pas tout le jardin et qu’on voit la rue… et les gens qui sont en train d’y passer.

– Comment passer pour une célibataire frustrée à la caisse de la FNAC ? Acheter 2 BD girlie (Gloria et Valentine), 3 mangas (un Cobra et 2 Step up love story, un manga érotico rigolo), un roman de Lucia Extebarria, deux romans girlie et No Kids de Corinne Meier. Dommage, il était mignon le caissier.

– FNAC suite. Enfin, c’était avant l’épisode de la caisse mais on s’en fout. J’arrive au rayon livres et je regarde un peu les nouveautés. Une fille à côté est au téléphone et demande à la personne qu’elle appelle si elle a entendu parler de « les yeux jaunes du crocodile » de Katherine Pancol. Ca tombe bien je l’ai lu donc je lui ai fait un signe qu’il est top. La fille me remercie et dit à la personne au téléphone « Ah, y a une dame qui m’a dit que c’était bien ». Une dame ??? Connasse va.

– Pour finir, le come back raté de la semaine, Britney Spears à une soirée MTV. Je crois qu’elle pouvait faire difficilement pire. Quoi que si, se vautrer à la
Beyoncé.