Un petit entretien d’évaluation ?

Avertissement : je n’ai pas encore passé mon entretien d’évaluation cette année donc cet article n’est pas une rancoeur vis à vis de cet exercice, aucun rapport avec ma vraie vie.

(oui, je préfère prévenir des fois que…)

Alors que le temps poursuit sa course et que 2013 est bien entamé, voici que sonne l’heure des entretiens d’évaluation, tadam ! Face à votre ou vos managers, vous allez faire un point précis sur vos forces et vos faiblesses. Sauf qu’en France, d’après ce que j’ai lu dans Management, on insiste tellement sur les faiblesses que plutôt que d’y voir une occasion de mettre à plat les axes de progression du salarié, on y voit surtout un moment pénible à passer, une flagellation symbolique.

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Retour sur mon entretien de l’an dernier, je vous en avais vaguement parlé rapport au fait que je devrais faire des arts martiaux (oui ben non, toujours pas). Il fallait cocher des petites cases sur des tas d’éléments parfois à la con (dans la version 1, il y avait « être acteur de son propre développement », mais ça a disparu de la version finale. Dommage, j’aurais aimé comprendre le sens de cette étrange sentence) pour dire à quel point j’étais excellente, bonne, moyenne ou nulle sur des tas de domaines. On remplit le truc avec Guillaume et quand il me met moyen sur je ne sais même plus quoi (je me souviens juste que j’étais nulle en autopromotion de mon taf, je vous en reparlerai un autre jour de ça, tiens) et il me fait « oui, enfin, tu comprends, je peux pas te mettre bien partout sinon, t’auras pas d’axe de progression ». Oui, euh… ok.

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Parce que je l’ai déjà dit, en France, il est parfois difficile, voire impossible, de réellement progresser au-delà de son poste d’entrée. Donc, moi, je veux bien devenir la chef de projet qui a des excellents partout mais arrive un moment où la gestion de projet ne me suffit pas et que plutôt que de simplement m’améliorer (axe indispensable certes), j’aimerais carrément progresser en m’ajoutant de nouvelles compétences. Mais ça fait peur des salariés qui veulent grimper parce que plus tu grimpes, moins y a de places. A la limite, on veut bien passer un stagiaire en CDD ou en CDI mais après. Fin bon, là, je me répète.

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Chaque année, je sors toujours un peu insatisfaite de mes entretiens d’évaluation. D’abord parce qu’on passe 2 minutes chrono sur ce qui va et 15 sur ce qui va pas. Donc tu passes de « tu es une bonne employée, tu fais bien ton taf et en plus les gens t’aiment bien, c’est super ». Sourire et explosion de l’ego. « Mais bon, faudrait que tu fasses plus ci, plus ça… » Prfffrrrrrfrrrfrrrr tout dégonflé l’ego. Et comme je suis toujours un peu docile, je finis par dire « oui, ok » et me sentir comme une petite merde et me retrouver à négocier des formations qui ne m’apprendront pas grand chose de plus… Du coup, là, je dois la jouer autrement.

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Quand j’ai passé ma maîtrise d’histoire, ma copine Elodie qui l’avait passée avant moi me fila un conseil précieux « anticipe les remarques négatives, reconnais tes torts avant qu’ils ne te les soulignent ». Ben, là, c’est pareil. Comme je sais déjà sur quoi on va appuyer, je vais le mettre en avant (d’autant que ça m’arrange carrément dans mon axe de progression) puis je serai un peu plus fine que l’an dernier, je vais consulter le catalogue des formations AVANT l’entretien histoire de ne pas bafouiller quand on me demandera quelle formation je veux « je euh… apprendre à dire non ? ».

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Bref, je me dis que si en France, on vit mal l’entretien d’évaluation, c’est surtout parce qu’on le subit. Cette année, je vais tenter le dialogue constructif. Entre gens intelligents, c’est carrément envisageable.

La liste de la fille qui se barre en Thaïlande

En attendant, je suis sous humex parce que je suis malade et putain-bordel, ça fait chier. Mon humeur ne s’arrange pas trop, donc.

– J’essaie de rendre le monde meilleur à mon niveau. L’autre soir, j’attendais donc le bus à son départ avec pas mal de gens. Etant l’une des premières à saluer le chauffeur, j’ai lancé le mouvement et tout le monde lui a dit bonsoir. J’étais fière de moi. On a les fiertés qu’on peut.

– Quand une blogueuse mode se prend en photo dans un centre commercial, ça donne des montrages de culotte involontaires et des confettis partout après. Parce que la blogueuse mode se met en scène mais ne nettoie pas, c’est ça la célébrité. Par contre, je ne l’ai pas du tout reconnue (mais je ne les connais pas bien).

– Le hammam, notre nouvelle passion avec Anaïs et Anna… Quand on arrive à nos fins. Première tentative, un dimanche avec en prime le cousin d’Anaïs. Parce que oui, c’est un hammam mixte. Le monsieur nous dit que c’est plein mais qu’on revienne dans une heure. Une fois au chaud chez Anaïs à boire de la tisane ou du café, on n’a jamais eu le courage de repartir. Sauf pour aller chez Anna manger des crèpes. La semaine suivante, nos trois drôles de dames y retournent, le mec nous reconnaît de suite et une fois dans le hammam, on comprends pourquoi. En fait, ce hammam mixte, ça veut dire “que des mecs et tes copines”. Pof.

– Anaïs me tire les cartes sur le plan amoureux “il y a un événement surprise, quelque chose que tu n’attends pas…”. Elle retourne la dernière carte : une femme blonde. Ah oui, en effet, je m’y attendais pas.

– Depuis un an que je hurle sur mon ordinateur, je suis un peu entendue. Je vais donc voir notre monsieur ordinateur. “Hé salut, tu m’installes un nouveau pc ?” “Ben, écoute, t’as qu’à prendre celui de Lise et utiliser le webmail”. Oui alors le pc de Lise étant à peu près aussi pourri que le mien (mais bénéficiant d’office 2007 alors que j’en suis à 2003). Comme cette semaine je me suis beaucoup énervée très bruyamment sur mon pc, mon manager a fait un mail pour qu’on me file un nouveau pc. Réponse “mais je lui ai dit de prendre celui de Lise et j’aurais connecté le mail”. Je réclame un formatage sur ledit pc. Ca, c’était mardi et depuis, plus rien. Je sens que c’est pas gagné.

– Quand je suis fatiguée, j’ai la paupière qui vibre. Là, en ce moment, c’est la paupière supérieure gauche qui n’arrête pas de clignoter. Tellement fort que j’ai l’impression qu’on me tire par le cil. Ca fait un peu mal. Mais courage mon petit corps, tu auras bientôt le repos que tu mérites.

– La semaine dernière, j’ai été une grande fille, j’ai sollicité un entretien pour une augmentation. Et mon manager m’a répondu qu’on en parlerait après mon entretien d’évaluation. A mon retour de Thaïlande donc.

– Anaïs et Nina, un cerveau pour deux. Samedi dernier, nous nous retrouvons dans le même groupe pour l’entraînement en fosse avec Isa blonde. Ce fut une fosse très drôle mais pour ceux qui ne font pas de plongée, nos histoires n’ont pas le moindre intérêt. Bref, après une séance en fosse, on débrieffe avec l’encadrant (en l’occurence, une encadrante), on refait la séance pour voir ce qui a marché ou non. “Ouais alors, Isa, ton parachute, y a,pas de plomb au bout, ce n’est pas normal”. Mon parachute… Je me souviens pas l’avoir replié comme il faut… Oh bordel, je l’ai laissé au bord de la piscine avec mes palmes. Je redescends donc tout récupérer et qu’est-ce que je trouve à côté de mon parachute ? Celui d’Anaïs ainsi que ses palmes. Moi aussi, ça me fait un peu peur.

– Avant, je râlais pour les boulangerie qui te rendent 10 cts en pièce de 1. Mais dimanche, j’ai découvert pire. Après une nuit chez Anaïs, j’avais proposé à Anna de venir petit déjeuner avec elle car on avait prévu d’aller toutes les deux à une expo sur les loisirs créatifs. Comme je suis pas trop une connasse, je vais chercher des viennoiseries (quitte à faire des invitations dans des apparts qui ne sont pas à moi). Je demande donc au monsieur “3 chocolatines, 3 croissantes et des chouquettes”. Est-ce le 3 ou le chocolatine qui l’a perdu ? Il me sert deux chocolatine puis m’explique que les chouquettes sont par 5 et pas par 2. “Oui mais moi, je veux trois de chaque et…hmmm, 10 chouquettes.” Il me sert une 3e chocolatine et les chouquettes. Je réclame à nouveau les croissants. Je donne un billet de 20 € pour un total de 8,65, il me rend 1, 35 €. Après avoir réclamé (et obtenu) mon dû, je suis rentrée chez Anaïs et lui ai fait jurer de plus retourner là-bas.

– Soirée St Valentin. Avec Anaïs, nous avions prévu une soirée dans un bar entre célibataires mais la fatigue et la faim aidant, on s’est finalement repliées sur un resto. On rentre et le serveur nous présente deux tables : une entre deux couples se caressant les mains avec ardeur et une à côté des escaliers menant aux escaliers. Devinez laquelle on a choisi.

– Comment savoir que tu es fatiguée ? Quand tu appelles un prestataire et que tu lui laisses comme message vocal “Ouais, Nina, c’est prestataire”. N’im.por.te.quoi

– Mercredi, nous avons visité nos nouveaux locaux. Oui, en fait, mon service bouge et descend d’un étage. Nous voici donc dans nos nouveaux bureaux et qu’avons nous retenu ? Les immenses toilettes pour mec, “aussi luxueux que dans un hôtel”, dixit Adrien. On a le sens des priorités. Tous les individus sans pénis ont été assez jaloux de ces toilettes de luxe.

– Y a des moments, t’es fatiguée, très. Alors quand la poche qui contient tes pamplemousses se rompt en pleine rue, de 1, ça ne te fait pas rire, de 2, tu soupires d’abord longuement, de 3, ah ben tiens si tu ramassais…

– Des fois, tu veux bien faire et tu décides de faire un traitement anti paludisme pour la Thaïlande. La pharmacienne te dit gentiment « ah, c’est pas remboursé », tu hausses les épaules (en souriant parce qu’elle est gentille). Donc un traitement anti paludisme non remboursé, un vaccin non remboursé, du nurofen, du humex, du stérimar et je sais plus quoi… « 160 € . Pif paf. Tout ça pour un traitement juste un peu conseillé…

En résumé : je suis fatiguéeeeeeee mais jeudi, je me caaaaaaaaaaaasse

L’hiver rend le poil mauvais

(en témoigne ce titre tellement mauvais)

Bon, cet article sera sans queue ni tête, juste l’expression brute et non travaillée de ce qui me secoue actuellement : une mauvaise humeur tenace. La cause ? Le froid. J’ai du mal à comprendre pourquoi je vis aussi mal cette soudaine vague de froid, on n’est quand même pas au Canada, les températures restent tout à fait supportables. Mais cette année, non, j’y arrive pas.

Mercredi matin, le réveil sonne. J’ouvre un oeil et soupire. Enroulée dans ma couette et mon gilet XXL, la bouillotte qui n’est plus vraiment chaude errant près de mon flanc, j’essaie de trouver la force de m’extirper de ce cocon chaud. Pas le choix, j’ai une réunion, impossible de jouer les prolongations dans mon petit lit. Fais chier les réunions, encore des powerpoints. J’aime pas les powerpoints, ce n’est que poudre aux yeux. Autant faire nos présentations clients en faisant des claquettes. Mais allez, lève-toi, tu vas être en retard. Dans la salle de bain, j’exécute les gestes lentement, mollement. Dans quelques instants, je vais sortir, emmitoufflée dans mon manteau, mes gros gants sur les mains, ma chapka enfoncée sur la tête, mon écharpe autour du cou. Et je vais marcher 30 minutes dans le froid pour rejoindre mon bureau. AUcun moyen de transport ne me permet de rester au chaud. Et si j’appelais mon chef pour lui dire que j’étais malade ?

Je suis de mauvaise humeur. J’ai froid, je me contracte et j’ai mal aux épaules et aux cervicales. La quotidienneté me pèse mais l’idée de sortir me paralyse : trop froid, je veux rester chez moi sous ma couette. Tout m’énerve, surtout les broutilles sans intérêt que je ne relèverais même pas en temps normal. J’ai envie de ruer dans les brancards, de remettre des points sur les i de tout le monde mais je me retiens. Parce que ces points là n’ont pas le moindre intérêt, ce ne sont que pécadilles, petites divergences d’opinion qui me passeraient à des milliards au dessus de la tête d’ordinaire. Mais là, rien ne passe. Alors j’essaie de me taire et de respirer (fort) par le nez. Parce que se brouiller avec les gens juste parce que je suis mal lunée, ce serait dommage. Enfin, pour les gens un tant soit peu importants pour moi, bien entendu. Parce que y en a deux ou trois qui ne font pas partie de ces happy few de mon coeur que je m’emplafonnerais avec grand plaisir.

Je suis en période bof. Vous savez, cette période où on trouve notre vie chiante, insipide mais qu’on ne sait pas trop quoi faire pour changer les choses et surtout qu’on n’en a pas la moindre envie car changer signifie dépenser de l’énergie et on n’en a plus. La fatigue nous étreint, nous paralyse, ma paupière vibre pour me signaler qu’il serait temps d’arrêter de me dépenser dans tous les sens sauf le bon. Mais quel est le bon sens, je ne le sais même pas. Je suis dans une période où quand je me regarde dans une glace et que je n’y vois rien qui me plaise vraiment. Mes cheveux sont plats, mon teint terne, ma peau se prend pour une usine à sebum tout en m’infligeant la malédiction du coude sec, mes lèvres se craquèlent et ma paupière gauche fait du morse. Je me sens inséduisante. Pas moche, juste bof. Banale à en pleurer. De toute façon, le froid réduit à néant toute mon envie de m’habiller joliment, je me jette sur les pulls comme la misère sur le pauvre monde, je suis un oignon : toujours plus de couches. Toutes les filles sont plus jolies que moi, je suis transparente.

Curieusement, le seul domaine qui n’est pas touché par cette période bof, c’est le boulot. Comprenez bien : aller au boulot ne me pèse pas, c’est le trajet qui me donne envie de rester au lit. Je me « découvre » (oui, enfin, c’est pas tellement une nouveauté) une chef de projet efficace et que, ouah, en fait, je peux être hyper organisée comme fille. Comme la consultante avec qui je travaillais est partie, je dois prendre sa remplaçante par la main pour qu’elle puisse prendre tous nos dossiers en main. En fait, je suis passée de la fille qu’on prend par la main (au début de mon contrat) à la fille qui marche à tes côtés (depuis pas mal de temps) à la fille qui guide à son tour. Tout se passe bien et j’envisage l’entretien annuel d’évaluation avec sérénité et envie de réclamer quelques trucs (à savoir plus de sous et de responsabilités). Pour la première fois de ma vie, j’ai dépassé les un an dans une boîte sans chercher désespérément à me barrer. Je réponds négativement à toutes les propositions qu’on me fait et j’en ai quand même quasi une par semaine en ce moment. Non, messieurs dames, la Nina version 2.012 pérennise.

Dans toute cette mauvaise humeur et nuages gris (et non noirs), j’ai conscience que j’exagère. 2012 est bien plus tendre avec moi que 2011. Il ne se passe rien mais il ne se passe rien de négatif du coup. Pas de rupture ni d’abcès dentaire ou drames amicaux, c’est déjà mieux qu’en 2011. Sauf que j’ai pas eu de vraies vacances depuis un an : les vacances de janvier ont été marquées par ma rupture, celles de juin par un cassage de genou et celles de Noël par le décès de ma grand-mère. Je crois que j’en peux juste plus et ce gros ras le bol n’est que l’expression d’une énorme fatigue générale, d’un burn out mental. Heureusement que dans 2 semaines, à cette heure-ci, je serai sans doute dans un avion pour l’autre bout du monde. Le sans doute, c’est juste parce qu’on n’a pas encore les horaires du vol. Si je reviens pas reboostée, je vois pas ce que je pourrais faire.

Ah si : hiberner mais pour de vrai.

Une histoire d’intégration

Ceci n’est pas un article politique ou sociologique, ceci est (encore) un article nombriliste destiné à raconter ma vie. Et à vous soumettre l’énigme qui me turlupine et creuse un peu plus ma ridule sur le front : comment, à 6 mois d’intervalle, j’ai pu totalement planter une intégration dans une boîte et en réussir une autre plutôt bien ?

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Soumettant la question à mon entourage, la réponse est globalement unanime : tout est question de contexte. Dans mon ancienne boîte, je ne me suis pas sentie accueillie mais alors pas du tout. Question de circonstance : la personne qui m’avait embauchée était en vacances lors de mon arrivée et la personne chargée de mon accueil par interim pensait ne
plus me gérer une fois le gars rentré. Erreur. Reste que même en refaisant dix fois l’histoire, il y a toujours cette énigme : pourquoi n’ai-je fait preuve d’aucune pugnacité ? Pourquoi j’ai lâché l’affaire aussi vite ? C’est tellement pas moi.

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Mon moi, je l’ai retrouvé comme il faut à mon nouveau boulot. Cela fait un mois et une semaine désormais que je travaille en agence, le pays où tout le monde a 25 ans en moyenne et a fait des études de marketing. J’ai quasi 31 ans et je n’ai jamais assisté à un seul cours de marketing de ma vie. Ce qui ne m’empêche pas d’être compétente, j’ai appris direct
sur le terrain et j’apprends vite. Moi aussi , je peux parler de pricing granulaire maintenant. Ok, la première fois que j’ai entendu cette expression, je me suis mordue les joues pour ne pas exploser de rire. Oui, tous les jours, j’apprends une nouvelle expression, j’adore. Mais donc au départ, je ne suis pas censée être parfaitement dans mon univers. Pourtant, on vient me chercher pour faire des pauses ou aller chercher à manger, ce qui n’est arrivé que vers la toute fin dans mon ancienne boîte. Ancienne boîte à qui je n’ai jamais donné de faux nom pour ce blog.

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Alors je me demande pourquoi, pourquoi j’ai dû sentir que ça n’allait pas le faire dans mon ancienne boîte, pourquoi j’arrivais tous les matins entre 10 et 10h30 alors que dans la nouvelle, c’est 9h30 alors que je pourrais arriver un poil plus tard. J’ai un don (quoique…), je suis empathique. Je ressens les gens, les endroits, les situations. L’inconvénient majeur c’est que je suis une éponge à ondes : quand elles sont mauvaises, je les absorbe et ça me stresse.  Au point de retarder au maximum mon lever, me dire que « fais chier, j’ai pas envie d’y aller », m’enfermer dans ma coquille car je sens que je suis pas à ma place. Et durant les 6 mois où j’étais là-bas, il paraît que l’ambiance s’est dégradé à toute
vitesse. Pas  à cause de moi. Comme j’aime dire : « je pense que certains ne m’ont pas vue arriver alors se rendre compte de mon départ… ». Non mais une nouvelle PDG est arrivée peu de temps avant moi et manifestement, beaucoup ont depuis envisagé la question d’un départ. Moi-même, j’ai passé un entretien avant qu’on ne me signifie mon départ. Ou alors aurais-je eu l’intuition que ce boulot n’était pas celui que j’attendais, celui où j’allais battre mon record de longévité au même poste (mon record, c’est un an et quatre mois).

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Evidemment, dans mon nouveau boulot, j’ai voulu changer les choses. Parce que je veux de toutes mes forces battre mon record, trouver ma place. Là, je m’y plais mais ça ne fait qu’un mois, difficile de réellement se faire un avis. Mes collègues sont chouettes, mes missions me plaisent et je vais même avoir un entretien d’évaluation très bientôt pour
fixer mes objectifs. Parce que faire un point, là, ça me paraît un peu limité. Du coup, j’ai fait l’effort de parler aux gens, de sociabiliser. Mais j’ai trouvé ça facile, naturel et je me lève le matin avec l’envie de bosser, d’avancer sur mes dossiers voire même les boucler. Les ondes me paraissent plutôt bonnes, même si j’entends quelques doléances de ci de là, vu qu’on me raconte déjà pas mal de choses. Héhé… Mais je me sens à l’aise, un peu comme chez moi, une sensation que je n’avais pas eue dans mon ancienne boîte.

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Alors empathie, intuition… ou simple envie que ça marche cette fois ?

Liste de la fille qui n’est pas enceinte

Finalement, la semaine fut plus light que prévu, ce qui tombe bien vu que mes ovaires ont fait la révolution et aïe quoi.

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– Lundi, Simon a passé son entretien d’évaluation auquel je n’ai pas assisté, bien sûr, mais il en est quand même ressorti deux infos majeures pour moi. D’abord, ma période d’essai
a été validée, me voici très officiellement en CDI. Mais surtout, « bon, on déménage, on part avec les rédactions ». Dans moins d’un mois, à priori, Ioulia, Simon et moi, on aura notre
bureau dans un quartier über class. Le seul truc qui m’ennuie, c’est que les autres ne bougent pas. Et j’ai calculé qu’en terme de temps, c’est pas un super investissement : j’ai une réunion hebdo pour TMF qui se tiendra toujours dans les anciens locaux, 30 minutes de perdues. Pour aller au siège social de TTGP, ça va être plus long aussi. Par contre, pour aller bosser, pas de soucis, le trajet change un peu mais je mettrai autant de temps.

 

– Lundi, toujours, je me rends justement dans les locaux de TTGP pour former deux des éditorialistes de TMF, je vous refais pas le coup du petit scarabée mais c’est carrément ça.
Ca m’amuse toujours un peu de former des nanas qui ont 20 ans de métier et qui m’écoutent avec une grande attention. Et elles ont été adorables en plus. En repartant, je vais saluer la rédac chef de TMF.com « ben tiens, on va déménager, y a plein de produits dans les placards, tu n’as qu’à prendre ce que tu veux ». Youpi ! Alors que prendre. Hum… Il y a une boîte de capotes, là, qui a l’air toute abandonnée… Et il ne m’en reste que deux à la maison et j’ai besoin de refaire rapidement les stocks, ce serait dommage. « Bon, alors, je vais prendre la bougie Nina et heu…les capotes. – Ah ben tu fais ce que tu veux, hein ! ». Toi aussi, assume ta vie sexuelle devant tes collègues. Sinon, ça m’embête qu’un parfum qui s’appelle Nina pue autant, la bougie, elle fait jolie sur mon bureau mais jamais je l’allumerai. En plus, j’ai pris des shampoings pour les garçons du bureau.

– Jeudi, je vais visiter nos futurs bureaux, je tape l’incruste avec la rédaction de l’hebdo télé du groupe. Sur le coup, ils on dû se demander qui j’étais. L’immeuble est très beau, de type haussmannien, il y a une petite cour, très sympa. Les bureaux en eux-mêmes, par contre, je suis un peu moins emballée : les peintures et la moquette sont à refaire, c’est un
peu sombre et bizarrement agencé, faudra voir quand tout sera aménagé. Le seul truc qui me fait peur, c’est la question de l’accueil « on en aura un ? – C’est pas sûr, vous le
partagerez peut-être avec la radio (qui appartient au groupe) en face. » Je sens que ça va être d’un pratique, ça…

– Mercredi soir, je suis au bord de l’agonie du fait de mes ovaires, toujours. 14h mail de Vicky : « on se boit un verre ce soir ? ». Heu…Oui ! « bon, j’essaie de partir à 18h ». Saud que j’apprends en milieu d’après midi que j’ai une réunion éditing de TMF à 17h. Donc forcément, à 18h, j’y suis encore. Bon ben, je vais arrêter de vouloir sortir tôt. Quoi que la veille, j’avais réussi à partir à 18h, encouragé par Simon qui m’a dit en substance : « tu peux y aller, t’as vu ta tête ? ».

 – Samedi soir, il y avait l’anniversaire de Lena. On se retrouve à 18h avec Ioulia pour lui acheter un cadeau et comme des suicidaires que nous sommes, on va faire ça aux
galeries Lafayette. A 18h10 je passe du mode suicidaire au mode « je vais en tuer un ou deux ». Non mais ils peuvent pas faire les courses avant les gens ? Non mais… Après
l’effort, le réconfort. Un petit macaron Ladurée chacune et on va se boire une coupe de champagne dans un bar. Le problème étant que Ioulia et moi, on tient aussi bien l’alcool l’une que l’autre. Heureusement qu’elle était déjà allée chez Lena car s’il avait fallu compter sur moi pour y aller, on serait encore en train de chercher. Ceci étant, la palme du « on s’est perdus, on arrive en retard » revient à Alix et Joy, arrivés à … 0h15 ! Mais bon, on va pas se moquer, hein… huhuhu.

Voilà, petite semaine mais c’est la faute à mon appareil reproducteur qui a protesté vivement de ne pas avoir un petit à nicher. Des fois, être une femme, c’est très très
chiant.

C’est la fête chez TGGP !

Ca va bientôt faire trois mois que j’ai intégré TGGP et travailler pour un grand groupe a des avantages. Par exemple, on a eu une belle soirée de vœux et vu le truc que ça a été,
je me dis que tiens, je vais en faire un article parce qu’un article festif, ça faisait quand même longtemps.

Jeudi, donc grosse journée avec les entretiens d’évaluation puis la soirée, décrite sur le mail que je n’ai jamais reçu (je suis pas encore intégrée dans les mails communs
mais je désespère pas) comme un « apéro dînatoire avec surprises ». Surprises au pluriel, s’il vous plaît. La soirée est censée commencer à 19h, comprenez « bon, soyez là à 20h
merci ». 20h, je suis devant l’agence avec Joy, Alix, Scarlett et Alice, on attend la secrétaire, Vanessa, qui n’arrive pas. Par contre, deux éditeurs arrivent, Louise et Romain qui
proposent de nous amener, Alice part sur le scooter de monsieur, les 4 restants vont s’entasser dans la voiture de Louise. Etape 1 : trouvons une station essence avant la panne. Et ben c’est pas facile-facile. Des fois, je me dis que c’est vraiment bien de pas avoir de voiture sur Paris. Bref, après notre aventure « trouvons une station essence » puis « rejoignons le lieu de la soirée », on est arrivés à 20h30, juste à temps pour la fin du discours de notre président de groupe. Alors qu’il le finit et que je me dis qu’on va pouvoir manger parce que j’ai faim, il nous lâche un « place au cirque ! ». Que-oua ? Bon, alors déjà, deux spectacles d’un cirque en moins d’un mois, ça commence à faire mais surtout, je veux manger, moi.

Bon, on regarde presque sagement, on bouge à un moment pour faire la place à trois de nos collègues donc notre DGA à qui j’ai toujours pas été présentée officiellement, je me demande limite s’il sait qui je suis. Le spectacle ne dure pas trop longtemps, l’équivalent d’un entracte, on a juste eu droit à un éléphant en animaux mais beaucoup de clown par contre, ce que je trouve un peu suicidaire avec un public uniquement adulte mais bon, les gens rigolent, ils sont chauds. Moi, je me rends compte que je n’aime vraiment pas les clowns.

Enfin, ça finit et là, c’est parti. On récupère Ioulia qui était arrivée plus tard car elle était en cours et on commence à sillonner les lieux, Scarlett goûte tous les petits fours, Alix, Ioulia et moi, on veut le champagne. On croise des collègues, on discute. A un moment, Ioulia, un peu saoule vient me présenter M. bleus laser, celui du premier jour. Il s’appelle Florent et il est très sympa, il va même me chercher une coupe de champagne en plus. On continue notre petit tour, on croise notre président avec un journaliste trèèèès connu que j’avais pas
reconnu au départ. J’en croise un autre plus loin et je vais vous dire, le maquillage, à la télé, ça masque pas mal de choses. Il paraît qu’il y avait aussi un animateur télé populaire mais je l’ai pas vu. On retrouve Pauline et la bande est au complet, Lena et Simon n’ayant pu venir. A un moment, passablement éméchés, on décide d’aller danser sur la piste aménagée exprès pour (celle où y avait l’éléphant une ou deux heures plus tôt). Il faut savoir que dans ce lieu, c’était la deuxième fois que je venais et il y fait toujours une chaleur tropicale. Donc c’est parti, je danse avec tout mon corps, y compris mes cheveux. Maintenant qu’ils sont assez longs, je peux les faire bouger autour de ma tête, youhou ! Je retrouve un de mes petits jeunes de 23 ans de la dernière fois « hééééééééééé, t’es la fille de TMF ! ». Yes baby. Comme on est un peu pétés, on se fait de gentils câlinoux puis on va tous boire à nouveau parce qu’il fait soif (chaleur tropicale, rappelez vous). Emmanuel complimente toutes les filles, il dit à Pauline qu’il kiffe les Asiatiques, Ioulia qu’il adore les slaves, moi, que je suis belle comme sa sœur qui est comme moi, pulpeuse aux yeux bleus. Bon, maintenant qu’on a bu, on retourne danser ! On retrouve les autres filles du bureau que je connais moins, c’est la teuf ! On danse, on se frotte, on se fait tous des câlins. Oui quand je suis saoule, j’aime tout le monde, je prends tout le monde par la main pour ne pas nous perdre dans la foule, j’ai droit à quelques bisous sur la joue de la part du grand Manu. A un moment, il fait soif donc Joy et moi retournons au bar mais il n’y a plus de champagne. Là, je commets une erreur stratégique, je prends une vodka, sachant pourtant bien qu’il faut pas mélanger, c’est mauvais pour la gueule de bois. On boit vite et quand on veut retourner sur la piste, les lumières se rallument et la musique s’arrête : c’est 2h du mat’, on est priés de rentrer chez nous. On part donc collégialement vers la station de taxi, Scarlett me dit qu’un mec que je connais pas repart dans la même direction que moi donc je lui saute dessus « diiiiiis, on le prend ensemble ? ». Je récupère Ioulia qui habite sur le trajet et nous voici tous les 3 partis. Avec Ioulia, on s’adore très fort et on décide qu’une coloc ensemble, ce serait trop de la balle. Puis j’arrive chez moi, je promets au garçon que Ioulia et moi, on l’invitera prendre un verre pour payer notre part de taxi (j’ai que 10 euros sur moi).

Le lendemain matin, le bilan est lourd : j’ai pas mal à la tête, finalement, mais le reste de ma personne, par contre… Le dos et les cervicales me font remarquer que je suis chiante à bouger tout le temps, mes genoux et pieds pas mieux, surtout le pied gauche qui s’est effectivement fait transpercer par un talon aiguille au cours de la soirée. Je me dis aussi que
vivre en coloc avec une fille que je vois toute la journée, aussi adorable soit-elle, c’est un peu du suicide. Arrivée au boulot, je sens poindre la journée longue et globalement
improductive.

Moralité : j’ai plus 20 ans et la prochaine fois que je décide de m’agiter comme une débile, je m’échauffe avant. Surtout qu’on m’a promis un massage ce week-end et que je
l’attends toujours, heiiiiiiiiiiin… Mais le but de la soirée est atteint : ma boîte, je la kiffe, surtout mes collègues, en fait. Et maintenant, en plus, je pourrai dire bonjour à M. Yeux
bleus.

La liste de la fille qui a plus 20 ans

Une nuit à danser (enfin, de minuit à 2h du mat) et j’ai le dos et les cervicales en vrac. Je suis vieille, ça y est. Faut dire que j’ai quand même eu une grosse semaine.undefined

– Je suis officiellement folle amoureuse de Viggo Mortensen qui parle russe. Oui, mardi soir, je suis allée voir Les promesses de l’ombre avec Tatiana. Et là, Viggo Mortensen qui parle russe, imaginez ce que ça peut me faire, hiiiiiiiii ! D’ailleurs, j’ai trop envié la fille qu’il levrette sauvagement dans une scène. Bon, ok, y a Vincent Cassel qui mate mais quand même…  En dehors de ça, le film est pas mal du tout, je vous le conseille. D’ailleurs, il est violent plus psychologiquement que physiquement, ce qui tombe plutôt bien car les films
gratuitement violents, je déteste. Samedi, j’étais allée au cinéma voir « Il était une fois » avec Summer. Et je ne comprends toujours pas qu’on craque sur Patrick Dempsey. Nina qui va deux fois au cinéma en 4 jours, mais que se passe-t-il ? En fait, pour Noël, on a eu 10 places de ciné gratuites et j’avais en plus deux invites pour les Promesses de l’ombre donc du coup, j’en profite et j’invite les copines. Prochain film prévu. Heu ben je sais pas.

– Avant le ciné, Tatiana et moi allons manger un bout, on s’arrête au buffalo grill, le truc où je vais jamais. Et là, on tombe sur un serveur de type neurasthénique qui n’a pas l’air de toujours percuter ce qu’on lui dit. Mais à la fin du repas, le voilà qui s’agite. Après les plats, il nous débarrasse et nous demande si on veut autre chose, on lui dit qu’on décider plus tard. 2 mn plus tard « vous avez choisi ? ». Mais non ! Ca l’empêche pas de vite revenir donc je prends un déca parce qu’un dessert, non merci, j’ai plus faim. Et le
cirque recommence avec l’addition, « vous voulez la machine à carte bleue ? », Tatiana lui répond que oui et il revient…sans. Et c’est fou comme un serveur qui vient à table toutes les deux minutes, ça casse une conversation quand même. Même quand je parle de ma freebox qui marche pas.

– Cette semaine, on avait des entretiens d’évaluation au boulot. Alors chaque boîte sa façon de fonctionner, nous, on n’est pas notés (surtout qu’au bout de 2 mois et demi, hein…), on doit en fait décrire nos fonctions dans le but d’éditer ensuite des fiches métiers. Nous, à la communauté, c’est important car ça permet de montrer que non, on passe pas nos journées sur les forums et blogs, on fait des tas de choses. Pour préparer ces entretiens, on doit remplir une fiche donc lundi, Simon nous explique, à Ioulia et moi, ce qu’on doit mettre. Comme c’est pas très clair dans notre tête, on décide de se faire un brainstorming mercredi soir pour voir un peu ce qu’on pouvait y mettre. Pauline nous accompagne pour remplir la sienne même si elle bosse pas à la communauté. On commence par une orange pressée puis une fois la fiche préparée, Ioulia et moi, on s’offre un chardonnay. Puis il fait faim donc on décide de manger sur place, on met la pression sur Pauline pour qu’elle reste avec nous. Autant vous dire que les entretiens, on n’en a plus parlé.

– Jeudi, les entretiens, donc. Comme on n’a pas beaucoup de salles de réunion, Simon nous le fait passer au café. Bizarrement, avec Ioulia, on est un peu stressées façon « oral de partiel » alors qu’on sait qu’il n’y aura aucun souci, surtout que Simon n’est pas précisément du genre cassant. Evidemment, ça se passe bien, on fait un peu la liste des aptitudes dispensables pour ce travail. A un moment, Simon me dit « il faudrait que tu mettes que tu sais planifier ton travail et travailler en équipe ». Je le regarde, amusée
« t’es sûr que c’est la peine de le préciser ? Parce que c’est un peu évident, quand même… – Ah oui, oui, mets le. » Ok. Mais j’ai pas mis l’utilisation de l’anglais parce qu’en deux mois et demi, mon anglais, il m’a servi quasi à rien.

– Avec Pauline, on a décidé d’apprendre le russe ensemble, on sera aidées par une de ses amies cino-russe et Ioulia qui le parle. Par ailleurs, la même Ioulia m’a appris quelques mots de polonais, je sais dire « ça va ? » « à tes souhaits –merci », très utile vu que j’éternue 50 fois par jour et « Simon est le meilleur chef du monde », appris juste avant l’entretien. Mais là, j’ai pas mes post its alors je peux pas trop vous en faire part.

– J’ai eu la bonne idée de filer mon mail pro à ma sœur qui a décidé que j’allais prendre du prozac. Discussion par mail mardi « bon, j’ai envie de déménager, là. – Oui, il faut que tu trouves un appart qui équivaut à 40% de ton salaire net ! ». Super, je calcule, 40% de mon salaire net, c’est juste 15 euros de plus que ce que je paye aujourd’hui. Là, elle me fait un calcul effrayant « tu dois compter 40% le loyer, 5% pour l’électricité, puis les courses, les impôts, l’épargne, les voyages… ». Je lui fais remarquer que les voyages, je veux bien mais seule, bof… Mais comme j’ai déjà plus de 3000 euros d’épargne immédiatement disponible, elle m’a dit que je pouvais monter à 45% de mon salaire pour le loyer. Ah bah je suis rassurée. J’ai essayé de glisser à Simon que je pourrais écrire un blog sur TMF.com qui servirait à animer les forums et blogs contre rémunération supplémentaire mais j’ai eu comme réponse « non, pour ça, on prendra un stagiaire ». Bouhouhou !

– Petite musique. Vendredi, à moitié morte, je décide d’écouter de la musique classique plutôt que ma playlist habituelle sur youtube (oui, j’ai une playlist sur youtube, ça me permet d’écouter ce dont j’ai envie mais j’aimerais bien une lecture aléatoire, si quelqu’un sait). En rebondissant de lien en lien, je retombe sur Vanessa Mae dont j’avais un peu oublié l’existence donc la voici. Je n’aime pas beaucoup le violon, je préfère l’alto et le violoncelle car je trouve que le violon est un instrument « geignard ». Mais y a quand même de beaux morceaux.

La liste de la fille qui fête Noël

Et en plus, je me casse dans le sud. Liste dédicacée à mon collègue Louis (mais c’est pas ton vrai prénom, collègue, je sais), vous allez voir pourquoi dans la liste.

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– Cette semaine, je fus malade, comme à peu près tout le temps. Mais ce qui est bien, c’est que je n’étais pas la seule : Ioulia à ma gauche : dans les mouchoirs. Lena derrière moi : dans les mouchoirs. A partir de mercredi, plus de Ioulia, Scarlette n’est pas venue jeudi non plus. Bref, rien ne va plus dans l’open space. Du coup, lundi, je me rends à la pharmacie faire le plein : vitamines, actifed et humex. Parce qu’évidemment, je suis prise tous les soirs du lundi au jeudi inclus puis la soirée de mercredi est reportée à vendredi avant d’être annulé. C’était bien la semaine, tiens.

 

– Lundi, soirée poker chez Vicky. 22h, je suis en train de mourir, je plane donc je suicide mon pactole et je rentre chez moi. Enfin, j’essaie parce que la RATP est pas super
motivée donc me voici sur le quai du RER. Prochain train : 22h42. Il est 22h18. Bon, je pourrais retourner chez Vicky, mais à peine arrivée, je devrais repartir. Et ce qui est bien avec la gare de Vicky, c’est que ce sont des quais et un couloir. Bon, finalement, le train est arrivé à 35, youhou. Mais j’aimerais que la RATP arrête de m’en vouloir un peu, surtout quand je suismalade.

 

– Mardi, soirée de la boîte,je rappelle à mon lectorat attentif que j’étais malade et sous actifed. Donc, au départ, je me suis dit « bon, c’est la soirée de ta boîte, juste un peu de champagne et après, tu arrêtes ». Après 4 verres, je paradais, une guirlande autour du cou. Bon, ce qui est bien, c’est que Ioulia (également sous médicaments) n’était pas mieux que moi. « Iouliiiiiiiiia, viens, je vais te présenter le beau mec, là. – Tu le connais ? – Naaaaaaan ! ». Arrive le moment des cadeaux. En effet, on avait pour consigne d’amener un petit cadeau à moins de 5 euros, on a tout mis dans des sacs (poubelle) et on a eu droit chacun à un truc. Moi, j’ai eu un beau stylo jaune avec des plumes et un petit chat qui
s’allume quand j’écris. Très classe, hein ? Je retourne au buffet vérifier que toutes les bouteilles sont bien finies (j’en ai quand même fini trois dans la soirée) et je me retrouve à côté de deux choupis dont un que j’avais repéré en début de soirée. Moi saoule, moi entreprenante. Donc j’entame la conversation avec les deux jusqu’au terrible « moi, j’ai 23 ans… – Moi aussi ! ». Y en a même un qui me rappelle qu’il est né en 84, des fois que je me serais pas encore sentie assez vieille. Bon, puisque c’est ça, j’en embarque un pour aller fumer et
dehors, je parle à tout le monde, je demande aux gens ce qu’ils font et tout. A un moment, Louis, le collègue du début de l’article arrive donc je lui adresse la parole « ouais, toi, t’es Louis ! (oui, je suis une mine d’information quand même) – Ouais et toi, t’es la nana des vingtenaires ! ». Oh sa mèèèèèère ! Ca fait peur quand même. Bon, je repars à mon bureau, je croise mon boss au passage (toujours avec ma guirlande autour du cou) et je retrouve Ioulia qui allait partir aussi. Les soirées entre collègues, c’est trop sympa !

 

– Mercredi, je deviens la femme incontournable du site TMF. Je passe une bonne heure à discuter avec la grande journaliste au téléphone, à la base pour lui expliquer comment mettre une vidéo sur youtube, mais on a discuté un peu de tout et rien, de son blog, des lecteurs, des vacances… Et pour achever mon image de fille trop indispensable, vendredi, je vais à la rédaction
du magazine, version papier, pour former les nanas au blog, à nouveau. Je retrouve Sylvie qui me présente, je sens que mes chevilles vont exploser tant c’est élogieux, houuuuuuu. J’aime bien le côté « pro du blog ». En repartant, je passe par son bureau, elle est enrhumée suite à une allergie donc je lui dis que je compatis « oh, t’es vraiment mignonne, toi ! T’es vraiment quelqu’un de doux ». Ohlala, mais n’en jetez plus, mes chevilles, mes chevilles !

 

– Cette semaine, j’ai fêté mon premier troll sur le site, un truc assez hallucinant. Bon, la personne est arrivée la semaine dernière, soit disant avec son mari mais dès le départ, j’ai eu des doutes sur la sincérité de ces personnes. Parce que la personne faisait beaucoup de fautes mais jamais les mêmes et des fois, il/elle les oubliait. Officiellement une femme donc on va dire elle. Donc j’ai banni son premier pseudo, le 2e, le 3e. Donc, j’ai eu droit à des sujets dédiés genre « la modératrice est mal baisée ». Non, madame, je suis pas mal baisée, moi, je suis pas baisée du tout, en ce moment ! Elle en voulait surtout aux infidèles qu’elle insultait copieusement. Je raconte ça à un pote qui me répond qu’elle
aussi, elle pourrait être infidèle un jour et je lui lâche « infidèle, je sais pas mais vu comme elle est acharnée, cocue, ça, c’est sûr ! ». Mais bon, elle est partie, m’a-t-elle dit. Mais vu qu’elle harcèle les gens par mail, je sens qu’on n’en a pas fini avec cette histoire.

 

– Jeudi, conversation de déjeuner au boulot : « ouais alors tu vois, le mec, il violait les mortes à la morgue et une fois, il a violé la nana et elle s’est réveillée,
elle était pas vraiment morte ! ». Bref, on a parlé cul, sado masochisme, pédophilie et nécrophilie. Bon appétit bien sûr.

 

– Dans la série, je suis un boulet, jeudi, réunion avec le big boss de notre boîte. Celui là même qui m’a vue (un peu) pétée avec une guirlande autour du cou. Il nous explique donc des trucs sur l’avenir de la boîte (enfin, une histoire de déménagement), sur les entretiens d’évaluation, tout ça, tout ça. Alors que j’écoute attentivement, qui c’est qui reçoit un texto ? Il faut savoir que mes collègues détestent mes sonneries de portable (surtout qu’il est à fond sinon, je l’entends pas dans la rue ou le métro et j’ai jamais de poche donc en vibreur, c’est pire) et veulent même créer un groupe facebook « pour que Nina change ses sonneries de portables ». On m’a dit pareil à mon ancien taf… Bref, alors que big boss nous explique un truc, je commence à entendre la sonnerie m’indiquant un texto. Bon sang, mais elle dure si longtemps ? Pour info, c’est un bruit genre cartoon qui freine… Là, tout le monde me regarde, je suis
cramoisie, big boss rigole. Après la réunion, je regarde : SFR. Ils me font grave chier avec leurs textos de pub. Je m’en fous, je téléphone pas, du con !

 

Et voilà, là, c’est bientôt Noël, je repars quelques jours dans mon pays, je suis trop conteennnnnnnnte !  Je voulais vous mettre le dernier clip de Britney Spears (piece of me) mais il est pas exportable, vous pouvez néanmoins le lire là. Alors je mets autre chose à la place.