Un petit entretien d’évaluation ?

Avertissement : je n’ai pas encore passé mon entretien d’évaluation cette année donc cet article n’est pas une rancoeur vis à vis de cet exercice, aucun rapport avec ma vraie vie.

(oui, je préfère prévenir des fois que…)

Alors que le temps poursuit sa course et que 2013 est bien entamé, voici que sonne l’heure des entretiens d’évaluation, tadam ! Face à votre ou vos managers, vous allez faire un point précis sur vos forces et vos faiblesses. Sauf qu’en France, d’après ce que j’ai lu dans Management, on insiste tellement sur les faiblesses que plutôt que d’y voir une occasion de mettre à plat les axes de progression du salarié, on y voit surtout un moment pénible à passer, une flagellation symbolique.

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Retour sur mon entretien de l’an dernier, je vous en avais vaguement parlé rapport au fait que je devrais faire des arts martiaux (oui ben non, toujours pas). Il fallait cocher des petites cases sur des tas d’éléments parfois à la con (dans la version 1, il y avait « être acteur de son propre développement », mais ça a disparu de la version finale. Dommage, j’aurais aimé comprendre le sens de cette étrange sentence) pour dire à quel point j’étais excellente, bonne, moyenne ou nulle sur des tas de domaines. On remplit le truc avec Guillaume et quand il me met moyen sur je ne sais même plus quoi (je me souviens juste que j’étais nulle en autopromotion de mon taf, je vous en reparlerai un autre jour de ça, tiens) et il me fait « oui, enfin, tu comprends, je peux pas te mettre bien partout sinon, t’auras pas d’axe de progression ». Oui, euh… ok.

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Parce que je l’ai déjà dit, en France, il est parfois difficile, voire impossible, de réellement progresser au-delà de son poste d’entrée. Donc, moi, je veux bien devenir la chef de projet qui a des excellents partout mais arrive un moment où la gestion de projet ne me suffit pas et que plutôt que de simplement m’améliorer (axe indispensable certes), j’aimerais carrément progresser en m’ajoutant de nouvelles compétences. Mais ça fait peur des salariés qui veulent grimper parce que plus tu grimpes, moins y a de places. A la limite, on veut bien passer un stagiaire en CDD ou en CDI mais après. Fin bon, là, je me répète.

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Chaque année, je sors toujours un peu insatisfaite de mes entretiens d’évaluation. D’abord parce qu’on passe 2 minutes chrono sur ce qui va et 15 sur ce qui va pas. Donc tu passes de « tu es une bonne employée, tu fais bien ton taf et en plus les gens t’aiment bien, c’est super ». Sourire et explosion de l’ego. « Mais bon, faudrait que tu fasses plus ci, plus ça… » Prfffrrrrrfrrrfrrrr tout dégonflé l’ego. Et comme je suis toujours un peu docile, je finis par dire « oui, ok » et me sentir comme une petite merde et me retrouver à négocier des formations qui ne m’apprendront pas grand chose de plus… Du coup, là, je dois la jouer autrement.

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Quand j’ai passé ma maîtrise d’histoire, ma copine Elodie qui l’avait passée avant moi me fila un conseil précieux « anticipe les remarques négatives, reconnais tes torts avant qu’ils ne te les soulignent ». Ben, là, c’est pareil. Comme je sais déjà sur quoi on va appuyer, je vais le mettre en avant (d’autant que ça m’arrange carrément dans mon axe de progression) puis je serai un peu plus fine que l’an dernier, je vais consulter le catalogue des formations AVANT l’entretien histoire de ne pas bafouiller quand on me demandera quelle formation je veux « je euh… apprendre à dire non ? ».

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Bref, je me dis que si en France, on vit mal l’entretien d’évaluation, c’est surtout parce qu’on le subit. Cette année, je vais tenter le dialogue constructif. Entre gens intelligents, c’est carrément envisageable.

Hommes/femmes, la science nous dit pourquoi

Hier soir, je ne suis pas sortie, ça change. Du coup, j’ai pu mater Lost avec le sexyssime Sawyer, même si on l’a pas trop vu hier. Bref, après j’ai zappé sur la 6 et je suis tombée sur une émission hallucinante dont j’ai déjà oublie le titre, ça parlait des différences entre les hommes et les femmes, tout ça expliqué scientifiquement. Tout ça présenté par Mac Lesggy, qui fait toutes les émissions scientifiques de la 6 et qui a piqué les lunettes d’Annette de Premiers Baisers (oui, chez M6, lunettes = scientifique, cherchez pas) et Virginie Efira, la nouvelle Benjamin Castaldi, le pénis et Flavie en moins.

M6 aime bien ces émissions (pseudo) scientifiques, ils en font plein avec toujours des tests en plateau histoire de montrer qu’on dit pas que des conneries (cette phrase est bourré d’humour, vous trouvez pas ?). Alors il faut noter que ce genre d’émission, tout comme les « 100 plus grands… » de TF1 ne servent qu’à faire de l’autopromotion. On y trouve donc Marianne James et André Manoukian qui ont resigné pour la 4 ou 5e année pour être jury à la nouvelle star (après avoir annoncé à chaque fois que c’était terminé), Delphine Chanéac, l’actrice qui jouait dans la saga de l’été de la chaîne qui sort comme de par hasard en DVD. Après, on avait Anthony Kavanagh pour faire rire et Adriana et Christian Karembeu pour la touche de glam. Un plateau qui fait rêver en somme…

L’émission se proposait de démontrer avec des études scientifiques et tout les différences entre les hommes et les femmes. Moi, j’ai vu que la fin mais rien que ça, ça m’a un peu saoulée. Déjà, ça commence « ouais, les filles, elles parlent beaucoup plus au téléphone que les hommes, eux, ils appellent que pour un truc précis. D’ailleurs, c’est pour les femmes que les hommes ont inventé les forfaits illimités, mouahahaha ! ». Alors prenons deux exemples totalement au hasard : Gauthier (homme) et moi (femme). Gauthier qui doit passer en moyenne quatre heures au téléphone (quand il bosse, sinon, c’est pire), moi qui fais la gueule dès que le téléphone sonne. Parce qu’autant je suis bavarde en réalité, autant le téléphone, ça m’emmerde. Non mais c’est vrai, quand je vais voir des amis, c’était prévu et j’ai consacré ce temps là au bavardage. Le téléphone, ça sonne toujours quand je suis en train de faire quelque chose : travailler, manger, dormir, me laver, faire un sudoku dans une pièce intime de mon appart… Enfin, là n’est pas le sujet. Tout ça pour dire que, dès le départ, cette émission me saoule donc j’ai continué à regarder.

Après, on nous parle de sexe avec la sexologue made in M6, Catherine Solano. On nous montre une caméra cachée où une blondinette drague des mecs qui acceptent tous ses avances (sauf un) et la même scène avec un mec qui drague et paf, il se prend que des vents (sauf une nana qui veut bien prendre son numéro). Faut-il en conclure que les hommes sont des obsédés et pas les femmes ? Là, Anthony Kavanagh souligne un point intéressant : « Non mais forcément, les femmes, on leur apprend à dire non, à pas se laisser draguer… ». Si une telle affirmation peut être
soumise à discussion, ça soulève un point intéressant. Alors que l’émission tente de démontrer de façon scientifique que les hommes et les femmes sont différents de par leur constitution physique, l’utilisation de leur cerveau et tout ça, en une phrase, voilà une notion que personne n’a étudié. L’acquis. Et oui, le fait de ne pas être sensible à la drague d’un parfait inconnu dans un café, ce n’est pas une question de cerveau, ni d’éducation, d’ailleurs. Juste qu’en tant que fille, ça nous arrive assez souvent d’être sollicitées donc on fait plus attention. Enfin, bref, tout ça pour dire que cette émission était une belle connerie puisqu’à la fin, ils ont voulu démontrer que les femmes étaient plus bavardes que les hommes en mesurant le taux de parole de chaque participant : la plus bavarde fut bien une femme (Marianne James, était-il la peine de le préciser)…Juste devant les 3 hommes, Adriana et Delphine arrivant bonnes dernières. Bon, bref, cette émission n’était pas terrible et super mal montée en plus (les applaudissements qui s’arrêtent nets avec un gros silence qui arrive tout à coup, c’est atroce).

Les hommes et les femmes n’utilisent pas le cerveau de la même manière, nous expliquent les scientifiques, on ne sollicite pas les hémisphères de la même façon, ce qui explique certaines choses. Par exemple, les femmes n’ont pas un bon sens de l’orientation parce qu’elles n’utilisent pas leur cerveau comme un homme et sont incapable de se projeter dans l’espace et elles doivent tourner leur carte pour arriver à s’orienter. Bon, si on prend un exemple genre moi, c’est vrai que je suis pas douée. Je me perds souvent mais ce n’est pas un problème d’orientation, c’est un problème
d’attention. Quand je me déplace (très souvent à pied), je rêvasse et donc, je passe en pilote automatique ce qui fait que :

– par pur réflexe, j’ai pris le métro direction la fac alors que je voulais aller de l’autre côté (ou je marche vers un endroit alors que c’est pas là que je devais aller).

– quand je reprends conscience que je suis dans la rue, je sais plus forcément où je suis.

Mais je sais lire une carte et je faisais une très bonne copilote pour Guillaume quand on partait… Sauf quand je m’endormais, ce qui arrive souvent quand je suis passagère en voiture et que le trajet dure.

De la même façon, on nous explique que les femmes sont plus sentimentales que les hommes, toujours à cause de ce foutu cerveau. Bon et bien, moi, je dis que ça dépend. Je connais des filles qui
sont sentimentales comme un poisson et des mecs qui tombent amoureux plus vite qu’ils ne fument leur clope. Mais la question que je me pose, c’est qu’elle est la part de l’inné et de l’acquis dans tout ça. Si on regarde les jouets de petite fille et de petit garçon, dès le départ, on nous apprend à développer certains talents. Les filles jouent à la poupée, à la dînette, font des travaux manuels, du dessin… Alors que les garçons, ils jouent aux voitures, aux legos, au foot… A l’école, on nous fait croire que certaines filières sont plus réservées aux garçons (les sciences), d’autres aux filles (les langues). Ben moi, j’étais meilleure en maths qu’en langue et je suis pas un cas à part.

Bref, j’admire le travail des scientifiques qui veulent à tout prix tout expliquer à coups de synapses, hémisphères et cellules grises. Mais des fois, faudrait aussi concevoir l’idée que tout ne dépend pas que de notre constitution.