Hommes/femmes, la science nous dit pourquoi

Hier soir, je ne suis pas sortie, ça change. Du coup, j’ai pu mater Lost avec le sexyssime Sawyer, même si on l’a pas trop vu hier. Bref, après j’ai zappé sur la 6 et je suis tombée sur une émission hallucinante dont j’ai déjà oublie le titre, ça parlait des différences entre les hommes et les femmes, tout ça expliqué scientifiquement. Tout ça présenté par Mac Lesggy, qui fait toutes les émissions scientifiques de la 6 et qui a piqué les lunettes d’Annette de Premiers Baisers (oui, chez M6, lunettes = scientifique, cherchez pas) et Virginie Efira, la nouvelle Benjamin Castaldi, le pénis et Flavie en moins.

M6 aime bien ces émissions (pseudo) scientifiques, ils en font plein avec toujours des tests en plateau histoire de montrer qu’on dit pas que des conneries (cette phrase est bourré d’humour, vous trouvez pas ?). Alors il faut noter que ce genre d’émission, tout comme les « 100 plus grands… » de TF1 ne servent qu’à faire de l’autopromotion. On y trouve donc Marianne James et André Manoukian qui ont resigné pour la 4 ou 5e année pour être jury à la nouvelle star (après avoir annoncé à chaque fois que c’était terminé), Delphine Chanéac, l’actrice qui jouait dans la saga de l’été de la chaîne qui sort comme de par hasard en DVD. Après, on avait Anthony Kavanagh pour faire rire et Adriana et Christian Karembeu pour la touche de glam. Un plateau qui fait rêver en somme…

L’émission se proposait de démontrer avec des études scientifiques et tout les différences entre les hommes et les femmes. Moi, j’ai vu que la fin mais rien que ça, ça m’a un peu saoulée. Déjà, ça commence « ouais, les filles, elles parlent beaucoup plus au téléphone que les hommes, eux, ils appellent que pour un truc précis. D’ailleurs, c’est pour les femmes que les hommes ont inventé les forfaits illimités, mouahahaha ! ». Alors prenons deux exemples totalement au hasard : Gauthier (homme) et moi (femme). Gauthier qui doit passer en moyenne quatre heures au téléphone (quand il bosse, sinon, c’est pire), moi qui fais la gueule dès que le téléphone sonne. Parce qu’autant je suis bavarde en réalité, autant le téléphone, ça m’emmerde. Non mais c’est vrai, quand je vais voir des amis, c’était prévu et j’ai consacré ce temps là au bavardage. Le téléphone, ça sonne toujours quand je suis en train de faire quelque chose : travailler, manger, dormir, me laver, faire un sudoku dans une pièce intime de mon appart… Enfin, là n’est pas le sujet. Tout ça pour dire que, dès le départ, cette émission me saoule donc j’ai continué à regarder.

Après, on nous parle de sexe avec la sexologue made in M6, Catherine Solano. On nous montre une caméra cachée où une blondinette drague des mecs qui acceptent tous ses avances (sauf un) et la même scène avec un mec qui drague et paf, il se prend que des vents (sauf une nana qui veut bien prendre son numéro). Faut-il en conclure que les hommes sont des obsédés et pas les femmes ? Là, Anthony Kavanagh souligne un point intéressant : « Non mais forcément, les femmes, on leur apprend à dire non, à pas se laisser draguer… ». Si une telle affirmation peut être
soumise à discussion, ça soulève un point intéressant. Alors que l’émission tente de démontrer de façon scientifique que les hommes et les femmes sont différents de par leur constitution physique, l’utilisation de leur cerveau et tout ça, en une phrase, voilà une notion que personne n’a étudié. L’acquis. Et oui, le fait de ne pas être sensible à la drague d’un parfait inconnu dans un café, ce n’est pas une question de cerveau, ni d’éducation, d’ailleurs. Juste qu’en tant que fille, ça nous arrive assez souvent d’être sollicitées donc on fait plus attention. Enfin, bref, tout ça pour dire que cette émission était une belle connerie puisqu’à la fin, ils ont voulu démontrer que les femmes étaient plus bavardes que les hommes en mesurant le taux de parole de chaque participant : la plus bavarde fut bien une femme (Marianne James, était-il la peine de le préciser)…Juste devant les 3 hommes, Adriana et Delphine arrivant bonnes dernières. Bon, bref, cette émission n’était pas terrible et super mal montée en plus (les applaudissements qui s’arrêtent nets avec un gros silence qui arrive tout à coup, c’est atroce).

Les hommes et les femmes n’utilisent pas le cerveau de la même manière, nous expliquent les scientifiques, on ne sollicite pas les hémisphères de la même façon, ce qui explique certaines choses. Par exemple, les femmes n’ont pas un bon sens de l’orientation parce qu’elles n’utilisent pas leur cerveau comme un homme et sont incapable de se projeter dans l’espace et elles doivent tourner leur carte pour arriver à s’orienter. Bon, si on prend un exemple genre moi, c’est vrai que je suis pas douée. Je me perds souvent mais ce n’est pas un problème d’orientation, c’est un problème
d’attention. Quand je me déplace (très souvent à pied), je rêvasse et donc, je passe en pilote automatique ce qui fait que :

– par pur réflexe, j’ai pris le métro direction la fac alors que je voulais aller de l’autre côté (ou je marche vers un endroit alors que c’est pas là que je devais aller).

– quand je reprends conscience que je suis dans la rue, je sais plus forcément où je suis.

Mais je sais lire une carte et je faisais une très bonne copilote pour Guillaume quand on partait… Sauf quand je m’endormais, ce qui arrive souvent quand je suis passagère en voiture et que le trajet dure.

De la même façon, on nous explique que les femmes sont plus sentimentales que les hommes, toujours à cause de ce foutu cerveau. Bon et bien, moi, je dis que ça dépend. Je connais des filles qui
sont sentimentales comme un poisson et des mecs qui tombent amoureux plus vite qu’ils ne fument leur clope. Mais la question que je me pose, c’est qu’elle est la part de l’inné et de l’acquis dans tout ça. Si on regarde les jouets de petite fille et de petit garçon, dès le départ, on nous apprend à développer certains talents. Les filles jouent à la poupée, à la dînette, font des travaux manuels, du dessin… Alors que les garçons, ils jouent aux voitures, aux legos, au foot… A l’école, on nous fait croire que certaines filières sont plus réservées aux garçons (les sciences), d’autres aux filles (les langues). Ben moi, j’étais meilleure en maths qu’en langue et je suis pas un cas à part.

Bref, j’admire le travail des scientifiques qui veulent à tout prix tout expliquer à coups de synapses, hémisphères et cellules grises. Mais des fois, faudrait aussi concevoir l’idée que tout ne dépend pas que de notre constitution.

D’’Hélène et les garçons à la Star Ac

Au vu de mon état physique déplorable dû au fait que j’ai veillé 22h hier (levée 6, couchée 4h) et que mon week-end fut très chargé, l’article du jour ne se veut qu’un délire débile qui me permet de reposer un peu mes pauvres neurones qui ont pas mal de boulot pour demain.

 

 

L’autre soir, mercredi, soirée à thème. Vous avez le choix entre les Experts ou le foot sur la 1, Nouvelle Star sur M6, Nip/Tuck sur Paris-Première (enfin, ce n’est plus le cas). Donc lors des mercredi non-footeux, je mate donc les Experts et quand ça passait, je regardais ensuite Nip/Tuck, le tout en restant sur le net. Un soir, Gauthier me parle sur MSN genre : « Oh, c’est Dominique qui chante, elle est trop forte ! » Je lui indique que vu que je ne regarde pas, j’en ai un peu rien à battre de Dominique, de la Tortue ou de chais pas qui. Puis à un moment, il me dit : « regarde la 2, c’est énorme ». Ok, je zappe et je tombe sur un Ça se discute spécial « anciennes célébrités oubliées ». Ça marche toujours d’enfer ce genre d’émission, on dirait qu’on a toujours une nostalgie des starlettes d’antan et celles-ci sont ravies de se trouver à nouveau en haut de l’affiche le temps d’une soirée. Là, c’était un spécial « produits AB ». Là, avec Gauthier, on commente : « Oh, y a Nicolas d’Hélène et les garçons ! Oh, y a Annette de Premiers Baisers ! Waaaah, elle est bien sans lunettes ! ». En gros, c’était ça.

Et là, tout à coup, j’ai pensé à un truc : finalement, ces acteurs parfois improvisés ne sont-ils pas les ancêtres de tous les jeunes que l’on voit dans les émissions de télé réalité. Je m’explique. Déjà, vous remarquerez qu’on a parlé de Nicolas et d’Annette, pas de tout de leur nom d’acteur que personne ne retient, en général. Par ailleurs, Annette et Nicolas ont pour nom de famille la série dont ils sont issus, comme Nolwenn de la Star Ac ou Loana du Loft. Bon, encore, ceux qui sortent de la Star Ac, on leur file vite un vrai nom de famille (quoi que je savais pas que Jenifer avait ressorti le sien) mais ceux du Loft… Le premier qui me sort le nom de famille de Loana a gagné ! Je sais que c’est un truc italien en cci mais je me souviens pas exactement et comme je tape cet article dans le train, j’ai pas accès au net. Et puis on s’en fout.

Revenons à nos stars AB. Oui, ce fut des stars à l’époque, comme Loana et ses amis. Hélène a fait je ne sais combien de couvertures de magasines, les OK Podium et autres proposaient beaucoup d’interviews de ces jeunes-là… De vraies références. Finalement, on savait peu de choses de leur vie, Jérôme était avec Justine et on se tapait de savoir qu’en vrai, ils n’étaient pas un couple. Même, d’apprendre que ce n’était pas vrai avait quelque chose de dérangeant. Justine, Jérôme, Annette puis les autres, c’était un peu nos copains, ils vivaient presque la même chose que nous… On suivait leur vie quotidiennement ou hebdomadairement (j’avoue que je ne suis plus sûre), comme on suivait le Loft. Il y avait plus d’aventures et plus de décors, moins de sexe mais au fond, c’était un peu le même principe : des gens normaux qui vivent des choses normales et à qui on peut s’identifier.

Mais derrière ces personnages souvent caricaturaux, il y avait des acteurs avec une vie bouleversée par les séries AB. Ces jeunes (oui, certains étaient vraiment très jeunes) se sont retrouvés soudain avec un compte en banque super garni, propulsés sur le devant de la scène. Certains en ont profité, d’autres se sont cramés les ailes, certains décidaient de tout arrêter avant de, finalement, revenir dans la série. Comme les stars de la téléréalité, ils ont mélangé les genres : d’acteurs, ils ont fait chanteurs (ou vice et versa, Hélène était plus chanteuse qu’actrice, au départ). Au collège, j’avais fait un exposé sur les émissions jeunesses et j’avais appris comment fonctionnait l’entreprise AB : on encourageait au maximum les acteurs à pousser la chansonnette. Cricri d’amour, qui s’appelait en vrai Sébastien Roch (ouais, lui, j’ai retenu) a, par exemple, enregistré un disque chez un concurrent d’AB et du coup, zouuuuu, viré de la série, son personnage détruit par les scénaristes qui en profitent pour faire passer un message : « la drogue, c’est pas beau ! ». Un autre acteur qui jouait un batteur chez Hélène fut rapidement viré car il clamait haut et fort qu’il ne voulait pas chanter pour eux. Donc en gros, sur TF1, on alternait entre les chansons et les séries AB, tout ça présenté par notre amie Dorothée.

En plus, le rêve avait quelque chose d’accessible : les comédiens n’avaient pas tous fait le Cour Florent et plus on produisait de séries, pire c’était. Ainsi, sur Hélène et les Garçons, le couple José/Bénédicte a été recruté dans le personnel qui travaillait sur la série, ils étaient tous les deux décorateurs, je crois. Il y a eu une autre histoire par rapport à Anthony Dupray qui jouait dans Premiers Baisers, je l’ai découvert en lisant le blog de Fabien Remblier (Jérôme de Premiers Baisers). Je vous conseille de le lire, on apprend des trucs super marrants et on découvre que tous ces acteurs n’étaient pas forcément aussi purs que leur personnage. Bref, il explique donc que le petit Anthony bossait sur Premiers Baisers depuis longtemps en tant que figurant et que la prod a décidé de le mettre en première ligne mais pas n’importe comment : ils ont fait croire qu’il avait envoyé une chanson à AB où il chantait qu’il aimait Hélène ou quelque chose de ce goût-là. Donc le petit Anthony (qui avait quand même une belle gueule) est officiellement devenu le fan anonyme d’Hélène propulsé au sommet. Donc en gros, n’importe qui pouvait devenir la star d’une série AB.

Donc, mercredi soir, on revoyait tous ces jeunes là, y avait Nicolas, Sébastien, José, Annette et Mallaury Nataf (elle, vu qu’elle a montré sous ses jupes à la télé, on retient plus son vrai nom que le nom de son personnage). Il devait y en avoir d’autres mais j’ai pas regardé l’émission jusqu’au bout, Nip/Tuck oblige. Je voyais donc ces gens-là, constatant qu’il étaient encore jeunes puisqu’à peine trentenaires (ça donne l’idée de leur jeune âge quand ils ont débuté) et déjà has been. Comme la téléréalité, l’étiquette AB fut au départ un bon moyen d’ouvrir les portes et, aujourd’hui, les ferme très rapidement. Ils rebondissent un peu grâce au théâtre et à la téléréalité (ils cumulent !) mais à part le Sébastien Roch-Cricri d’amour, je n’en ai vu aucun au cinéma. Ah si, y a une fille de Premiers Baisers qui a joué dans le dernier Jaoui, mais je sais pas si c’était un grand rôle, j’ai pas vu le film. La plupart ont été obligés d’abandonner la comédie ou de l’exercer de façon moins exposée. Y a par exemple Sébastien d’Hélène qui fait du doublage.

C’est fou cette capacité qu’on a à brûler nos idoles. Sur le devant de la scène un jour, hasbeen indésirable le lendemain. Et j’ai l’impression que plus ça va, plus le « hasbeenage » est rapide (je n’ai que peu dormi ce week-end, je m’autorise l’invention de mot). Prenons Loana : consacrée gagnant du Loft en 2001, tellement ringarde en 2006 qu’elle se tape une émission qui ne réunit que des gens dont on connaît à peine le nom. En 5 ans, elle est morte médiatiquement alors qu’il me semble que Hélène et Co, ça a duré bien plus que ça. On pousse même le vice à faire des émissions de téléréalité où on pousse ces stars ringardes à tenter de revenir sur le devant de la scène tout en se moquant d’eux : « bah, elle, elle sait plus quoi faire pour qu’on parle d’elle ! ». Le problème, c’est que ces gens ont connu une gloire fulgurante et massive et qu’une fois le phénomène de mode essoufflé, non seulement ils se rendent compte qu’il ne suffit pas de claquer des doigts pour obtenir ce que l’on veut mais aussi que leur étiquette est devenu un vrai handicap.

Et pourtant, chaque année, ils sont de plus en plus nombreux à tenter désespérément de pousser la porte du château de la Star Ac ou de se produire sur la scène de la Nouvelle Star… De vraies usines à has been.

Marabout d’’ficelle

Hier soir, je suis allée voir un voyant qui lit l’avenir dans le marc de café. Il est fort, il est très fort, ça en devient gênant… On a l’impression qu’on peut rien lui cacher ! Avant de vous raconter mes prédictions (plutôt positives) d’hier, revenons un peu sur mes expériences de voyance.

 marc-cafe-tasse

Pendant longtemps, je me suis « contentée » de faire des échanges sur un forum ésotérique, c’est à dire tirage contre tirage. Mais j’ai arrêté la voyance depuis quelques temps, essentiellement parce que j’en avais marre de trop vivre en fonction des prédictions qu’on me faisait. Mes dernières expériences datent de septembre, en voici le récit ! 

Début septembre, je suis allée voir un voyant dans un restaurant avec Zoé, mon ancienne collègue, et Gauthier. Le principe est simple : on mange au resto et, si on veut, on se fait lire l’avenir dans le marc de café pour la modique somme de 15 euros. Ce n’est pas très cher pour une voyance. Personnellement, je ne suis allée voir des voyants payants que deux fois, dont notre ami caféinomane. La première fois, je n’avais payé que cinq euros pour une voyance totalement à côté de la plaque : « vous allez trouver l’amour auprès de quelqu’un que vous connaissez déjà, un collègue qui est plus jeune que vous. Ça se fera pendant une soirée. Vous savez qu’il est attiré par vous mais vous ne voulez pas le voir. »

– Heu… Là, je vois pas.

– Non mais vous verrez au moment venu. »

Alors résumons : je suis au chômage donc pas de collègue. Au moment du tirage, j’étais en stage… Si on rajoute le stage précédent, deux jeunes hommes avaient la donnée « plus jeune » mais :

– le premier, certes très mignon, était très sympathique et plutôt mignon mais nous nous sommes vus qu’une paire de fois et nous ne nous sommes jamais dragués.

– le second, très gentil, m’a draguée comme un malade en commençant toutes ses phrases par : « et alors, ma copine… ».

Bon, en gros, j’ai perdu 5 euros et je suis un poil énervée car on avait le « choix » entre trois voyants et j’ai pris le plus mauvais. 2 heures d’attente pour dix minutes de cartomancie, n’importe laquelle de mes copines ésotériques aurait pu le faire. Et puis quatre mois plus tard, toujours pas de collègue plus jeune… Alors, certes, Guillaume est plus jeune que moi mais c’est pas mon collègue et on n’a pas « conclu » en soirée ! Donc plantade.

 

Suite à ce premier échec, je me laisse convaincre par Zoé d’aller voir M. marc de café. Elle m’a vanté ses qualités mais comme je suis St Thomas, j’aime voir pour croire d’autant que le monsieur lui a prédit ce qu’elle voulait entendre, on a toujours tendance à les croire, ces gens-là.

 

Donc on se rend au restaurant avec Gauthier et la demoiselle, elle passe à la voyance en premier puis je lui succède. Je bois le café, infâme et plein de dépôt (mais c’est fait exprès), je dépose ma tasse en faisant une grimace et j’attends car M. marc de café est parti. Il revient, me salue en me demandant mon prénom puis il regarde dans la tasse avec attention.

« Vous avez une personne importante pour vous dont le prénom commence par A. Qui est-ce ?

– Heu… ma sœur, Alice ?

– Elle a deux ans de différence avec vous ?

– Oui.

– Bon, c’est donc elle. »

Voilà, dès le départ, je suis calmée. Et il est fort, le monsieur, j’ai l’impression qu’il lit directement dans ma tête, me révélant mes hantises les plus profondes. D’abord, ça commence de façon soft, il explique que ma présence ici n’est pas logique. Je le regarde, me demandant ce qu’il veut bien dire…  Il m’explique que je ne veux pas écouter ce qu’il me dit, que je suis sceptique. Ce n’est pas faux : quand la prédiction m’arrange, je la garde, sinon, je jette. Après, il me parle de mon manque total de confiance en moi avec les hommes mais je devrais pas… Ensuite, il me dit qu’il faut que j’arrête d’avoir peur de finir seule, ça n’arrivera pas puis il me sort : « Ça sert à rien d’avoir peur des enfants, vous en aurez ! » Pourquoi il utilise le pluriel ? Ensuite, il me dit d’être plus égoïste et que je n’étais pas ma mère… Ensuite, il part sur autre chose : « vous allez bientôt avoir une proposition d’emploi, faudra l’accepter ». Comme si j’allais refuser ! Mais sur le coup, je suis un peu étonnée : je vois pas comment on pourrait me proposer quoi que ce soit, je pense plutôt que ce sera une réponse positive à un de mes envois de CV… Puis il me parle d’un homme plus âgé que moi dans mon entourage « j’espère que c’est le bon car c’est quelqu’un de bien ! ». A l’époque, j’étais avec Arnaud, plus âgé que moi donc j’ai tendance à penser que c’est lui.

 

Puis il repart sur ma sœur : « elle a une fatigue qui n’est pas normale, elle devrait faire du sport ». Ma sœur est hypothyroïdienne… Mais le plus fort, ce qui m’a beaucoup émue : « Qui est mort dans votre famille ?

– Ben, plusieurs personnes, hélas.

– Qui est mort près de l’eau ? »

Sur le coup, je pense à une noyade, personne n’est mort ainsi puis je me connecte sur mon grand-père, décédé à Perpignan, près de la mer donc je lui dis ça et il me fait :

« Oui, c’est lui, il vous protège. »

C’est con mais je suis émue aux larmes, essentiellement parce que j’ai toujours su que mon grand-père était auprès de moi, je rêve souvent de lui alors que ça fait 19 ans qu’il est mort…

 

Bon, petit bilan. Alors pour la proposition d’emploi, j’en ai eu deux, une qui n’a abouti sur rien (le remplacement de Bouki) et mon entretien de lundi qui est en attente (j’en parlerai quand j’aurai la réponse). Côté cœur, mon histoire avec Arnaud a tourné court donc bon…

 

Hier soir, nouvelle tentative, je bois mon café pas bon, le monsieur me regarde et me fait : « Détendez vous, vous êtes toute stressée ! ». Effectivement, ma vie est tellement au point mort que s’il me fait une mauvaise prédiction, je vais me mettre à pleurer. Il regarde et me fait : « A ou C, c’est vous.

– Heu… Non.

– Si, si. C’est quoi votre nom ?

– Nina.
– Votre nom de famille ?
– Bartoldi. »

Bon, mes autres prénoms et mon signe astrologique ne coïncidant pas, il finit par penser à quelqu’un d’autre, ma sœur, en l’occurrence (encore). Il me demande si elle m’influence… Mmmm… Il est sûr que de voir ma sœur avoir réussi ce dont je rêvais (un boulot dès la sortie des études) et qu’elle m’envoie des annonces, essaie de me conseiller donc, effectivement, je ne peux nier une certaine influence sur moi. Mais ma sœur ne reviendra plus dans les prédictions. Après, il fait : « vous avez assez pleuré ! » puis il me signale qu’il serait temps de se mettre au sport (heu…) et que j’avais tout pour plaire aux hommes et que je devais arrêter d’en douter (c’est pas moi qui en doute, ce sont eux !). Puis, il reprend : « N’ayez pas peur de finir seule, ça n’arrivera pas, vous aurez des enfants…Trois ! »

 

Trois enfants ! Bon, je vais m’acheter un dictionnaire des prénoms, en prévision… Y a quelques prénoms qui me plaisent déjà mais en général, ils ne plaisent pas à mes compagnons…C’est marrant, ado, j’étais persuadée que j’aurais trois enfants, c’était un espèce d’idéal : 2 garçons et une fille. Mais trois, c’est chiant : tout est fait pour 4 ou pour 6, pas pour 5 ! Enfin bref.

 

On passe sur le professionnel : « vous allez avoir une proposition d’emploi très vite, en février, c’est réglé. Il y a quelqu’un avec un double prénom, c’est avec lui que vous allez travailler. » Je lui parle de mon entretien de lundi et il me décrit une des personnes que j’ai rencontrées de façon très convaincante, je suis bluffée. Donc, pour lui, j’ai le boulot. Youpi !

 

Ensuite, l’amour, houuuuu ! Bon, tout va évoluer durant les trois prochains mois, je vais être raide dingue d’un homme qui a une « faiblesse aux yeux »… Ce qui ne m’étonne pas, vu ma passion pour les binoclards. Oui un homme à lunettes, je trouve ça sexy ! Sauf s’il a des lunettes en plastique à la Annette dans Premiers Baisers parce qu’on n’a plus huit ans, quand même… Je lui demande si je le connais déjà et il me fait « j’espère pas parce que vos histoires sentimentales jusque là, c’est pas ça, sauf le garçon avec qui vous étiez en 2001 (Guillaume, donc). » Pif, paf, dans les dents ! Enfin, cerise sur le gâteau, cherry on the cake (oui, j’aime bien faire mon Nelson Monfort, des fois), il me sort spontanément : « vous allez publier un livre… un livre pour enfants. » Alors là, je suis aux anges ! Un livre ! Le rêve de ma vie.

 

Franchement, je suis bluffée. Je sais que certains voyants se basent sur la psychologie mais il y a des choses qu’on ne peut dire comme ça… Comment pouvait-il savoir que j’aimais écrire ? Que ma meilleure histoire d’amour était avec le garçon avec qui j’étais en 2001 ? Que je cherchais un métier dans la communication (oui, il me l’a dit) ? A quoi ressemblait l’une des personnes que j’ai rencontrées lundi ? Il y a des choses trop précises pour n’être que du flan…Enfin, on verra déjà en février où j’en suis niveau boulot !