De la (semi) sainte et de la pute

Vendredi soir, après un début de soirée très intense à base de mails et de téléphone, je me pose devant Secret Story. Cette année, je passe totalement à coté essentiellement parce que j’ai mieux à faire (mais je lis les résumés sur des sites people, c’est vachement mieux en fait). Bon cette semaine, le mieux, c’était essayer de dormir, Gudrun oblige. Puis je les trouve moins bien cette année, je sais pas… Mais donc vendredi j’ai regardé et ça m’a inspiré cet article sur la sainte et la pute.

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Par définition, il faut une putasse dans chaque édition, la bimbo qui pose à poil sans complexe. Cette année, ils nous ont donc sorti Anne-Krystel, playmatequébécoise. Sauf que voilà, Anne-k est en fait un ange que tout le monde adore et qui ne drague aucun mec, raté. Heureusement, on a assuré le lourd avec Amélie don-Juan au masculin mais voilà, pas de bol, elle tombe amoureuse de Senna (le playboy de service) et s’enferme aussi sec dans une relation monogame. Bon, alors Chrismaelle, la gogo danseuse ? Ah non, elle, elle pleure. Ah, ce casting est donc une berezina ? Angela Lorente a-t-elle perdu ce formidable pouvoir de trouver des candidats qui feront parler d’eux au moins jusqu’à l’hiver (fin, novembre, quoi) ? Non car deux candidates vont nous pimenter tout ça en glissant leur langue dans la bouche des candidats, j’ai nommé Julie et Stéphanie. Je vous la fais courte : Julie a fait des bisous à Maxime et tenté de
séduire Senna, John et Bastien. Stéphanie est l’ex de Senna (c’est son secret), fait des bisous à Coralie qui était sa meilleure amie (mais plus maintenant), elle a fait des bisous à Robin qu’elle a largué puis s’est mis avec Maxime mais louche sur Bastien. Donc en résumé, nous avons d’un côté Julie qui a embrassé un mec et tenté de séduire 3 autres et de l’autre Stéphanie qui a un ex et une pseudo amante au début du jeu et qui a depuis embrassé deux mecs et louche sur un troisième. Mais par un effet de montage, Julie est la salope de service quand Stéphanie est présentée comme une petite chose fragile peu sûre de ses sentiments. Et je trouve ça particulièrement fascinant.

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Faut dire que la Julie, elle a manqué de subtilité avec le poooovre Maxime du genre « bon ben puisqu’on est enfermés tous les deux dans une pièce, viens, on se fait des bisous » mais dès le retour dans la maison, elle a tenté l’étrange technique du silence radio. Ce qui dans une maison en huis-clos est assez délicat. De fait, Julie n’est pas spécifiquement une salope, plus une idiote qui pensait qu’en ne parlant plus à celui qui a passé deux jours à lui rouler des pelles en la regardant avec adoration allait oublier son existence. Bon, forcément,
ça n’a pas marché. Alors que Stéphanie, elle, elle a jeté Robin en lui expliquant pourquoi (je crois qu’il était trop collant ou pas assez mature ou les deux, je sais plus. D’un autre côté, on est toujours dans le huis clos, c’est pas facile de se laisser de l’espace quand on vit enfermés) alors c’est une fille bien. Et quand elle a fait un bisou à Maxime (le même Maxime qui COLLAIT Julie. Donc oui, la nana quitte un mec trop collant pour se mettre avec celui qu’on aurait pu surnommer Super Glu), c’est après moult tergiversations que même, elle dit à Senna « Oui, mais je sais pas, tu comprends, les mecs, ils me lassent vite, je suis trop une vilaine fille ». D’ailleurs, là, elle fait les beaux yeux à Bastien qui a une fiancée à l’extérieur. Mais Stéphanie qui, physiquement, serait le résultat des amours improbables de Flavie Flament et Lady Gaga, est bonne et joue la fragile donc paf! cocktail magique qui agite manifestement la testostérone. Va falloir
ue j’étudie ça de plus près au passage pour ma gestion des hommes, je réalise un peu que j’ai raisonné à l’envers pendant 30 ans. Mais c’est pas le sujet.

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Donc je ne connais pas cette demoiselle Stéphanie et ne peut donc présumer de ses intentions mais si elle n’est que dans le stratégique, cette fille est un incroyable génie. En gros, qu’est-ce qui marche dans les émissions de téléréalité ? Les amourettes (non parce que la chasse aux secrets, pardon mais tout le monde s’en branle, surtout que paie tes secrets, quoi, entre un « vampire » qui supporte très bien la lumière du jour merci ou un mentaliste de 24 ans, métier quelque peu fantaisiste ou encore une hexachépasquoiphobe, j’ai honte de
pas retenir, qui est surtout complètement dépressive). Faut donc les gérer avec brio parce qu’un couple qui vire monogame neuneu, tout le monde s’ent ape, faut du rebondissement. Genre l’an dernier, le trio Jonathan-Sabrina-Daniela, ça a bien marché ou les amourettes de Léo et Emilie dans les toilettes parce que c’était caché (ils étaient maqués à l’extérieur). Là, la Stéphanie, faut qu’elle gère le Bastien avec une relation secrète(il a une fiancée dehors, j’ai dit) et qu’elle large le Maxime sans trop de dommages. Car comme disait la pub contre l’alcool de ma prime jeunesse : deux ça va, trois, bonjour les dégats.

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Mais bon, on se fout des histoires de Julie et Stéphanie. Ce qui est fascinant, c’est la différence d’image pour deux jeunes filles aux moeurs pas particulièrement légères vu qu’elles n’ont rien consommé (à ce que je sache). Parce qu’une ne justifie pas son comportement, c’est un pute alors que l’autre chouine un peu sur sa difficulté de trouver un homme et là, c’est une héroïne. Je comprends soudain pourquoi les héroïnes de séries pour filles sont toutes chiantes comme la pluie : oui, elles collectionnent les hommes comme d’autres les pin’s mais parce que, tu comprends, c’est dur de trouver chaussure à son pied. Ouais, ouais. C’est pas faux, j’en conviens, je suis pas sûre qu’à la place de Stéphanie, j’aurais fait ma vie avec un Robin ou un Maxime qui ont l’air gentil mais… juste gentils, quoi, vous voyez. Et on va pas se forcer à allonger la sauce pendant trois ans non plus. Mais parce que Stéphanie fait profiter de ses doutes (réels ou fictif) à ses camarades, c’est une fille BIEN. Donc je note que finalement, ce n’est pas le nombre d’homme qu’on se tape qui fait de nous une fille bien ou une salope, juste la façon de prévenir : « non mais je vais sortir avec lui, mais je suis pas sûre. Ah voilà, j’avais raison, ça le fait pas, je vais donc rompre ». Stéphanie est mon idole. Bon, Stéphanie largement aidée par les montages de TF1 qui nous démontrent une nouvelle fois qu’en terme de téléréalité, c’est pas toi qui choisis ton chouchou, on te l’impose plus ou moins subtilement. Par exemple, je peux dire sans trop m’avancer que Chrismaëlle, la dépressive donc personne ne parle jamais (sauf moi), elle va pas trop gagner vu qu’apparemment, on ne la voit jamais. 

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On notera quand même que si les comportements de Julie et Stéphanie sont largement commentés, personne n’a l’air de parler de Maxime qui s’est donc tapé les deux demoiselles, la Stéphanie étant l’ex de son super pote Robin à qui il a dit « mais non, je me taperai pas Steph parce que t’es mon pote ». C’est beau l’amitié… Mais bon, on va dire que c’est un  « don juan » (au sujet des comportements des hommes et femmes dans Secret Story et du don juanisme, allez faire un tour du côté de chez Florence qui a fait un chouette article sur le sujet)

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Bref, demain (ou un autre jour), je vous parlerai de cette technique féminine redoutable : la fragilité.

Hommes/femmes, la science nous dit pourquoi

Hier soir, je ne suis pas sortie, ça change. Du coup, j’ai pu mater Lost avec le sexyssime Sawyer, même si on l’a pas trop vu hier. Bref, après j’ai zappé sur la 6 et je suis tombée sur une émission hallucinante dont j’ai déjà oublie le titre, ça parlait des différences entre les hommes et les femmes, tout ça expliqué scientifiquement. Tout ça présenté par Mac Lesggy, qui fait toutes les émissions scientifiques de la 6 et qui a piqué les lunettes d’Annette de Premiers Baisers (oui, chez M6, lunettes = scientifique, cherchez pas) et Virginie Efira, la nouvelle Benjamin Castaldi, le pénis et Flavie en moins.

M6 aime bien ces émissions (pseudo) scientifiques, ils en font plein avec toujours des tests en plateau histoire de montrer qu’on dit pas que des conneries (cette phrase est bourré d’humour, vous trouvez pas ?). Alors il faut noter que ce genre d’émission, tout comme les « 100 plus grands… » de TF1 ne servent qu’à faire de l’autopromotion. On y trouve donc Marianne James et André Manoukian qui ont resigné pour la 4 ou 5e année pour être jury à la nouvelle star (après avoir annoncé à chaque fois que c’était terminé), Delphine Chanéac, l’actrice qui jouait dans la saga de l’été de la chaîne qui sort comme de par hasard en DVD. Après, on avait Anthony Kavanagh pour faire rire et Adriana et Christian Karembeu pour la touche de glam. Un plateau qui fait rêver en somme…

L’émission se proposait de démontrer avec des études scientifiques et tout les différences entre les hommes et les femmes. Moi, j’ai vu que la fin mais rien que ça, ça m’a un peu saoulée. Déjà, ça commence « ouais, les filles, elles parlent beaucoup plus au téléphone que les hommes, eux, ils appellent que pour un truc précis. D’ailleurs, c’est pour les femmes que les hommes ont inventé les forfaits illimités, mouahahaha ! ». Alors prenons deux exemples totalement au hasard : Gauthier (homme) et moi (femme). Gauthier qui doit passer en moyenne quatre heures au téléphone (quand il bosse, sinon, c’est pire), moi qui fais la gueule dès que le téléphone sonne. Parce qu’autant je suis bavarde en réalité, autant le téléphone, ça m’emmerde. Non mais c’est vrai, quand je vais voir des amis, c’était prévu et j’ai consacré ce temps là au bavardage. Le téléphone, ça sonne toujours quand je suis en train de faire quelque chose : travailler, manger, dormir, me laver, faire un sudoku dans une pièce intime de mon appart… Enfin, là n’est pas le sujet. Tout ça pour dire que, dès le départ, cette émission me saoule donc j’ai continué à regarder.

Après, on nous parle de sexe avec la sexologue made in M6, Catherine Solano. On nous montre une caméra cachée où une blondinette drague des mecs qui acceptent tous ses avances (sauf un) et la même scène avec un mec qui drague et paf, il se prend que des vents (sauf une nana qui veut bien prendre son numéro). Faut-il en conclure que les hommes sont des obsédés et pas les femmes ? Là, Anthony Kavanagh souligne un point intéressant : « Non mais forcément, les femmes, on leur apprend à dire non, à pas se laisser draguer… ». Si une telle affirmation peut être
soumise à discussion, ça soulève un point intéressant. Alors que l’émission tente de démontrer de façon scientifique que les hommes et les femmes sont différents de par leur constitution physique, l’utilisation de leur cerveau et tout ça, en une phrase, voilà une notion que personne n’a étudié. L’acquis. Et oui, le fait de ne pas être sensible à la drague d’un parfait inconnu dans un café, ce n’est pas une question de cerveau, ni d’éducation, d’ailleurs. Juste qu’en tant que fille, ça nous arrive assez souvent d’être sollicitées donc on fait plus attention. Enfin, bref, tout ça pour dire que cette émission était une belle connerie puisqu’à la fin, ils ont voulu démontrer que les femmes étaient plus bavardes que les hommes en mesurant le taux de parole de chaque participant : la plus bavarde fut bien une femme (Marianne James, était-il la peine de le préciser)…Juste devant les 3 hommes, Adriana et Delphine arrivant bonnes dernières. Bon, bref, cette émission n’était pas terrible et super mal montée en plus (les applaudissements qui s’arrêtent nets avec un gros silence qui arrive tout à coup, c’est atroce).

Les hommes et les femmes n’utilisent pas le cerveau de la même manière, nous expliquent les scientifiques, on ne sollicite pas les hémisphères de la même façon, ce qui explique certaines choses. Par exemple, les femmes n’ont pas un bon sens de l’orientation parce qu’elles n’utilisent pas leur cerveau comme un homme et sont incapable de se projeter dans l’espace et elles doivent tourner leur carte pour arriver à s’orienter. Bon, si on prend un exemple genre moi, c’est vrai que je suis pas douée. Je me perds souvent mais ce n’est pas un problème d’orientation, c’est un problème
d’attention. Quand je me déplace (très souvent à pied), je rêvasse et donc, je passe en pilote automatique ce qui fait que :

– par pur réflexe, j’ai pris le métro direction la fac alors que je voulais aller de l’autre côté (ou je marche vers un endroit alors que c’est pas là que je devais aller).

– quand je reprends conscience que je suis dans la rue, je sais plus forcément où je suis.

Mais je sais lire une carte et je faisais une très bonne copilote pour Guillaume quand on partait… Sauf quand je m’endormais, ce qui arrive souvent quand je suis passagère en voiture et que le trajet dure.

De la même façon, on nous explique que les femmes sont plus sentimentales que les hommes, toujours à cause de ce foutu cerveau. Bon et bien, moi, je dis que ça dépend. Je connais des filles qui
sont sentimentales comme un poisson et des mecs qui tombent amoureux plus vite qu’ils ne fument leur clope. Mais la question que je me pose, c’est qu’elle est la part de l’inné et de l’acquis dans tout ça. Si on regarde les jouets de petite fille et de petit garçon, dès le départ, on nous apprend à développer certains talents. Les filles jouent à la poupée, à la dînette, font des travaux manuels, du dessin… Alors que les garçons, ils jouent aux voitures, aux legos, au foot… A l’école, on nous fait croire que certaines filières sont plus réservées aux garçons (les sciences), d’autres aux filles (les langues). Ben moi, j’étais meilleure en maths qu’en langue et je suis pas un cas à part.

Bref, j’admire le travail des scientifiques qui veulent à tout prix tout expliquer à coups de synapses, hémisphères et cellules grises. Mais des fois, faudrait aussi concevoir l’idée que tout ne dépend pas que de notre constitution.