Je ne serai jamais gogo danseuse

C’est pas vraiment que j’y comptais mais là, c’est officiel.

Samedi 18 juin, j’ai donc mon niveau 2 malgré une grosse baisse de forme mais une bonne sieste m’a permis de récupérer, je ne récolte que compliments sur ma combishort bleu électrique (normal, elle est canon), je bois un peu et commence à aimer tout le monde. Ce qui donne à peu près « haaaaaaaaaan, cââââââlin » à toute personne s’approchant de moi. Enfin ceux que j’aime bien, faut pas déconner non plus. Je suis bien, j’aime la vie et les gens, on invente une chorégraphie avec les filles de mon groupe à base de signes de plongée, la soirée est divine.

 

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Et là, tu le sens qu’un drame se noue. A un moment, Michel l’encadrant et Thibault, un nouveau N3 me font grimper sur le bar. Je proteste mais une fois dessus, je commence à danser. Tu le sens venir là ? Ben t’as raison. Un faux pas et je tombe à la renverse, près de 2 mètres plus bas. Tout le monde se précipite vers moi mais je les rassure : ça va, je vais juste rester assise 5 mn le temps de vérifier que tout est ok. Déjà, je me suis pas fracassé la tête, j’ai un peu mal au genou mais ça va passer. Un mec du club vient me tenir compagnie. A un moment, je décide de me lever et je hurle : genou gauche hors service, ça fait putain de mal. Là, je vous passe la parano à base de
« je me suis niqué le genou », « je me suis pétée les ligaments ». Quoi que non, le genou plie mais j’arrive pas à m’appuyer dessus pour marcher. J’essaie, je supporte pas, je suis vagale, mon compagnon de service pense que c’est le bon moment pour tenter une insertion digitale dans ma culotte. Heu non, mec, j’ai mal pour de vrai, là. Finalement, incapable de marcher, je me fais porter à mon lit par deux gars du club. Dormons, on verra demain.


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 Dimanche matin, je me réveille et j’ai maaaaaaaaaaal. Genou gauche toujours hors service et dos qui fait mal. Je vais à la salle de bain à cloche-pied mais c’est officiel : pas de plongée pour moi et je veux aller aux urgences pour savoir ce que j’ai. Comme nous n’avons aucun moyen de transport, je me fais donc trimballer par les pompiers qui pensent aux ligaments. Je continue à penser entorse mais la fille qui s’est tué le genou plus tôt dans la saison paraît très inquiète. Larguée aux urgences sur un fauteuil roulant (que je maîtrisais plutôt pas mal), je finis par voir un médecin libéral car comme dit l’infirmière des urgences « sinon, vous en avez pour 4h ». Oui mais non, je dois prendre un bus à 17h pour retourner prendre le train à Toulon alors je vais pas y passer la journée. Je rencontre donc le docteur qui est drôlement mignon, il me tripote la jambe « mmmm, je crois que vous vous êtes fracturé le tibia ». Non monsieur, c’est le genou qui me fait mal, pas la jambe. Allez, c’est parti, je roule jusqu’à la radio et là, verdict « ah oui, oui, vous vous êtes cassé le tibia, là ». Oh… « C’est une vilaine fracture ». Aaaaah… (en vrai, là, je commence à faire un malaise). « Bien, vous avez deux solutions, où je vous plâtre de la cheville à la cuisse et vous repartez à Paris vous faire hospitaliser soit vous restez ici et on vous opère ». M’opérer ? Pour un os cassé ? Quoi ? Bon, à Paris, je n’ai aucun moyen de transport, j’ai pas pensé à prendre de béquilles dans ma valise donc je choisis de rester là me faire opérer. Entre temps, je préviens mes parents et finalement, je vais me faire rapatrier chez eux.

 

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Sauf qu’à l’hôpital, j’ai vu du monde : pompiers, infirmiers et infirmières, docteur choupinou, radiesthésiste et son collègue au scanner (oui, j’ai aussi passé un scanner) et à chaque fois, le même dialogue :

« Mais comment vous vous êtes fait ça ?

– Je suis tombée.

 – Mais en faisant quoi ?

 – Et bé, je dansais sur un bar… »

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De là, un infirmier m’a fait « allez, on y va la gogo danseuse ! ». Le lendemain matin, alors que j’étais dans le gaz, une infirmière arrive : « alors, c’est vous qui êtes tombée du comptoir ? ». Rooooooh putain la honte. Par contre, docteur choupinou a cru que j’avais 22 ans et une infirmière m’a demandé comment ça se faisait que je passais pas le bac à cette période de l’année. J’ai gloussé en remerciant le ciel qu’elle ne me fasse aucune piqûre parce que m’enlever 13 ans en un claquement de doigt, ça me rassure pas trop sur sa vue quand même.

 

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Au final, j’ai été rapatriée et prise en charge par un super chirurgien qui a expliqué à mon père : « elle a eu du bol ta fille, à 3 cm près, elle s’arrachait aussi le péroné et les ligaments ». Et comme je mange beaucoup de yaourt, j’ai les os solides donc je n’ai eu que 2 vis au lieu d’une plaque.

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Maintenant ? 5 semaines d’arrêt maladie (mais j’ai suggéré un télétravail à mon boss), 2 mois de rééducation au moins, pas de sport d’ici avant 3-4 mois, vacances en Martinique annulées, une piqûre quotidienne dans le ventre pour éviter une phlébite pendant un mois, deux prises de sang par semaine, je sais même plus combien de médocs en tout genre, des bleus tout partout. Et une belle attelle qui va faire joli sur les photos du mariage de ma sœur. Mais positivons : vu la configuration du lieu où je suis tombée, j’aurais pu me faire beaucoup plus mal (mon dos n’est que râpé in fine) voire me rompre pour le cou au sens propre du terme. Alors ça fait chier, mon été va être entre parenthèse mais finalement, c’est dans la lignée de 2011. Puis je sais que la vie est taquine : si elle me pète le genou, c’est pour mieux me faire des bisous derrière.

On va dire ça comme ça.

De la (semi) sainte et de la pute

Vendredi soir, après un début de soirée très intense à base de mails et de téléphone, je me pose devant Secret Story. Cette année, je passe totalement à coté essentiellement parce que j’ai mieux à faire (mais je lis les résumés sur des sites people, c’est vachement mieux en fait). Bon cette semaine, le mieux, c’était essayer de dormir, Gudrun oblige. Puis je les trouve moins bien cette année, je sais pas… Mais donc vendredi j’ai regardé et ça m’a inspiré cet article sur la sainte et la pute.

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Par définition, il faut une putasse dans chaque édition, la bimbo qui pose à poil sans complexe. Cette année, ils nous ont donc sorti Anne-Krystel, playmatequébécoise. Sauf que voilà, Anne-k est en fait un ange que tout le monde adore et qui ne drague aucun mec, raté. Heureusement, on a assuré le lourd avec Amélie don-Juan au masculin mais voilà, pas de bol, elle tombe amoureuse de Senna (le playboy de service) et s’enferme aussi sec dans une relation monogame. Bon, alors Chrismaelle, la gogo danseuse ? Ah non, elle, elle pleure. Ah, ce casting est donc une berezina ? Angela Lorente a-t-elle perdu ce formidable pouvoir de trouver des candidats qui feront parler d’eux au moins jusqu’à l’hiver (fin, novembre, quoi) ? Non car deux candidates vont nous pimenter tout ça en glissant leur langue dans la bouche des candidats, j’ai nommé Julie et Stéphanie. Je vous la fais courte : Julie a fait des bisous à Maxime et tenté de
séduire Senna, John et Bastien. Stéphanie est l’ex de Senna (c’est son secret), fait des bisous à Coralie qui était sa meilleure amie (mais plus maintenant), elle a fait des bisous à Robin qu’elle a largué puis s’est mis avec Maxime mais louche sur Bastien. Donc en résumé, nous avons d’un côté Julie qui a embrassé un mec et tenté de séduire 3 autres et de l’autre Stéphanie qui a un ex et une pseudo amante au début du jeu et qui a depuis embrassé deux mecs et louche sur un troisième. Mais par un effet de montage, Julie est la salope de service quand Stéphanie est présentée comme une petite chose fragile peu sûre de ses sentiments. Et je trouve ça particulièrement fascinant.

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Faut dire que la Julie, elle a manqué de subtilité avec le poooovre Maxime du genre « bon ben puisqu’on est enfermés tous les deux dans une pièce, viens, on se fait des bisous » mais dès le retour dans la maison, elle a tenté l’étrange technique du silence radio. Ce qui dans une maison en huis-clos est assez délicat. De fait, Julie n’est pas spécifiquement une salope, plus une idiote qui pensait qu’en ne parlant plus à celui qui a passé deux jours à lui rouler des pelles en la regardant avec adoration allait oublier son existence. Bon, forcément,
ça n’a pas marché. Alors que Stéphanie, elle, elle a jeté Robin en lui expliquant pourquoi (je crois qu’il était trop collant ou pas assez mature ou les deux, je sais plus. D’un autre côté, on est toujours dans le huis clos, c’est pas facile de se laisser de l’espace quand on vit enfermés) alors c’est une fille bien. Et quand elle a fait un bisou à Maxime (le même Maxime qui COLLAIT Julie. Donc oui, la nana quitte un mec trop collant pour se mettre avec celui qu’on aurait pu surnommer Super Glu), c’est après moult tergiversations que même, elle dit à Senna « Oui, mais je sais pas, tu comprends, les mecs, ils me lassent vite, je suis trop une vilaine fille ». D’ailleurs, là, elle fait les beaux yeux à Bastien qui a une fiancée à l’extérieur. Mais Stéphanie qui, physiquement, serait le résultat des amours improbables de Flavie Flament et Lady Gaga, est bonne et joue la fragile donc paf! cocktail magique qui agite manifestement la testostérone. Va falloir
ue j’étudie ça de plus près au passage pour ma gestion des hommes, je réalise un peu que j’ai raisonné à l’envers pendant 30 ans. Mais c’est pas le sujet.

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Donc je ne connais pas cette demoiselle Stéphanie et ne peut donc présumer de ses intentions mais si elle n’est que dans le stratégique, cette fille est un incroyable génie. En gros, qu’est-ce qui marche dans les émissions de téléréalité ? Les amourettes (non parce que la chasse aux secrets, pardon mais tout le monde s’en branle, surtout que paie tes secrets, quoi, entre un « vampire » qui supporte très bien la lumière du jour merci ou un mentaliste de 24 ans, métier quelque peu fantaisiste ou encore une hexachépasquoiphobe, j’ai honte de
pas retenir, qui est surtout complètement dépressive). Faut donc les gérer avec brio parce qu’un couple qui vire monogame neuneu, tout le monde s’ent ape, faut du rebondissement. Genre l’an dernier, le trio Jonathan-Sabrina-Daniela, ça a bien marché ou les amourettes de Léo et Emilie dans les toilettes parce que c’était caché (ils étaient maqués à l’extérieur). Là, la Stéphanie, faut qu’elle gère le Bastien avec une relation secrète(il a une fiancée dehors, j’ai dit) et qu’elle large le Maxime sans trop de dommages. Car comme disait la pub contre l’alcool de ma prime jeunesse : deux ça va, trois, bonjour les dégats.

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Mais bon, on se fout des histoires de Julie et Stéphanie. Ce qui est fascinant, c’est la différence d’image pour deux jeunes filles aux moeurs pas particulièrement légères vu qu’elles n’ont rien consommé (à ce que je sache). Parce qu’une ne justifie pas son comportement, c’est un pute alors que l’autre chouine un peu sur sa difficulté de trouver un homme et là, c’est une héroïne. Je comprends soudain pourquoi les héroïnes de séries pour filles sont toutes chiantes comme la pluie : oui, elles collectionnent les hommes comme d’autres les pin’s mais parce que, tu comprends, c’est dur de trouver chaussure à son pied. Ouais, ouais. C’est pas faux, j’en conviens, je suis pas sûre qu’à la place de Stéphanie, j’aurais fait ma vie avec un Robin ou un Maxime qui ont l’air gentil mais… juste gentils, quoi, vous voyez. Et on va pas se forcer à allonger la sauce pendant trois ans non plus. Mais parce que Stéphanie fait profiter de ses doutes (réels ou fictif) à ses camarades, c’est une fille BIEN. Donc je note que finalement, ce n’est pas le nombre d’homme qu’on se tape qui fait de nous une fille bien ou une salope, juste la façon de prévenir : « non mais je vais sortir avec lui, mais je suis pas sûre. Ah voilà, j’avais raison, ça le fait pas, je vais donc rompre ». Stéphanie est mon idole. Bon, Stéphanie largement aidée par les montages de TF1 qui nous démontrent une nouvelle fois qu’en terme de téléréalité, c’est pas toi qui choisis ton chouchou, on te l’impose plus ou moins subtilement. Par exemple, je peux dire sans trop m’avancer que Chrismaëlle, la dépressive donc personne ne parle jamais (sauf moi), elle va pas trop gagner vu qu’apparemment, on ne la voit jamais. 

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On notera quand même que si les comportements de Julie et Stéphanie sont largement commentés, personne n’a l’air de parler de Maxime qui s’est donc tapé les deux demoiselles, la Stéphanie étant l’ex de son super pote Robin à qui il a dit « mais non, je me taperai pas Steph parce que t’es mon pote ». C’est beau l’amitié… Mais bon, on va dire que c’est un  « don juan » (au sujet des comportements des hommes et femmes dans Secret Story et du don juanisme, allez faire un tour du côté de chez Florence qui a fait un chouette article sur le sujet)

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Bref, demain (ou un autre jour), je vous parlerai de cette technique féminine redoutable : la fragilité.