L’homo/bi sexualité est-elle devenue ringarde ?

Cet été, comme chaque année, TF1 nous a sorti du programme fort, intellectuel, permettant de réfléchir à notre condition d’humain… Non, je déconne, TF1 nous a sorti de la merde racoleuse. Je veux parler ici de deux programmes en particulier : Secret Story, que j’avais déjà évoqué, et Mon incroyable fiancé 2. Et cette  année, on joue sur les tableaux de l’homo et bi sexualité, ouah ! Que de tolérance chez TF1… Ou pas.

Commençons par Mon incroyable fiancé 2, le plus homo des deux programmes… et le plus ouvertement homophobe. Voici un peu le topo : Christopher pense assister à une émission type Bachelor mais non, il doit faire croire à toute sa famille qu’il est tombé amoureux de l’autre candidat masculin, Emeric, un gros lourdaud(pas physiquement, cette fois-ci, on va pas se moquer des gros à chaque fois non plus). Emeric est bien sûr un acteur qui en rajoute des masses dans l’homophobie, refusant de jouer le jeu car ça touche à sa virilité, se demandant s’il doit jouer les Zaza Napoli. Pour en rajouter une lichette, on leur met dans les pattes deux ex Queer, vous savez, l’émission ou des gays option grandes folles têtes à claques reprenaient en main un hétéro beauf. Et évidemment, ils ont choisi Benjamin, le plus insupportable de tous. Et voilà qu’on organise une gay party avec des clones des Village people, des travestis et trans… En gros une gay pride à domicile sans aides ni act up qui lancent des capotes. D’ailleurs à ce sujet, pourquoi j’ai pas eu de capotes à la gaypride cette année ? Le seul à ne pas plonger la tête la première dans l’homophobie, c’est finalement le vrai candidat qui prend ça plutôt tranquillement même si dans les extraits, on voit ses parents effondrés par la nouvelle.

Autre cas d’études, Secret Story qui joue là clairement sur la bisexualité, réelle ou supposée, j’en sais rien, de certains candidats. Ainsi, nous avons eu droit à FX (le Vincent McDoom famélique de service) qui, après avoir roulé de grosses pelles baveuses à Cindy serait amoureux de Didier, le mari d’Elise qui ne serait pas tout à fait indifférent au charme de FX. Ca fait des nœuds dans vos neurones, c’est normal. On lance aussi l’idée que peut-être que Vanessa est amoureuse d’Emilie et on confie à Jonathan, l’Einstein de la maison (ahahah !) de faire croire à FX qu’il est attiré par lui. Et y a Cindy dont le secret est qu’elle est bisexuelle, sans oublier les rumeurs sur la transexualité d’Angie. Mais, ça, c’est chaque année pareil, la cagole pleine de nichons et de lèvres se fait toujours buzzer sur ça. De prime abord, on pourrait se dire que ces joyeuses sexualités peuvent plutôt être encourageantes, qu’on comprend enfin que l’hétérosexualité n’est pas une fatalité… Ouais, enfin, on est sur TF1. Parce que ses amours supposées homosexuelles (dans les faits, il n’y a rien du tout) sont commentées par le grivois Benjamin Castaldi donc de suite, ça fleure bon la moquerie et, au fond l’homophobie.

Parce qu’au fond, le seul but de ces émissions est de montrer des bêtes de foire, dans tout ce qu’il y a de méprisant dans cette expression. On se moque du manque de vocabulaire des candidats, du QI de moule desséchée sur un rocher de Vanessa et Kevin, de l’épaisseur du maquillage posé sur la tronche d’Emilie, de la vulgarité de Cindy, du languedeputage de FX…et des manières efféminées de Nicolas. Bref, rien dans ces programmes n’encourage à l’acceptation et à la tolérance puisqu’au contraire, on caricature la sexualité de ces personnes pour en faire des éléments de spectacle. Un peu comme les reportages sur les nudistes où le but n’est pas de faire connaître la cause mais bien de montrer des culs et des seins.

C’est la fête chez TGGP !

Ca va bientôt faire trois mois que j’ai intégré TGGP et travailler pour un grand groupe a des avantages. Par exemple, on a eu une belle soirée de vœux et vu le truc que ça a été,
je me dis que tiens, je vais en faire un article parce qu’un article festif, ça faisait quand même longtemps.

Jeudi, donc grosse journée avec les entretiens d’évaluation puis la soirée, décrite sur le mail que je n’ai jamais reçu (je suis pas encore intégrée dans les mails communs
mais je désespère pas) comme un « apéro dînatoire avec surprises ». Surprises au pluriel, s’il vous plaît. La soirée est censée commencer à 19h, comprenez « bon, soyez là à 20h
merci ». 20h, je suis devant l’agence avec Joy, Alix, Scarlett et Alice, on attend la secrétaire, Vanessa, qui n’arrive pas. Par contre, deux éditeurs arrivent, Louise et Romain qui
proposent de nous amener, Alice part sur le scooter de monsieur, les 4 restants vont s’entasser dans la voiture de Louise. Etape 1 : trouvons une station essence avant la panne. Et ben c’est pas facile-facile. Des fois, je me dis que c’est vraiment bien de pas avoir de voiture sur Paris. Bref, après notre aventure « trouvons une station essence » puis « rejoignons le lieu de la soirée », on est arrivés à 20h30, juste à temps pour la fin du discours de notre président de groupe. Alors qu’il le finit et que je me dis qu’on va pouvoir manger parce que j’ai faim, il nous lâche un « place au cirque ! ». Que-oua ? Bon, alors déjà, deux spectacles d’un cirque en moins d’un mois, ça commence à faire mais surtout, je veux manger, moi.

Bon, on regarde presque sagement, on bouge à un moment pour faire la place à trois de nos collègues donc notre DGA à qui j’ai toujours pas été présentée officiellement, je me demande limite s’il sait qui je suis. Le spectacle ne dure pas trop longtemps, l’équivalent d’un entracte, on a juste eu droit à un éléphant en animaux mais beaucoup de clown par contre, ce que je trouve un peu suicidaire avec un public uniquement adulte mais bon, les gens rigolent, ils sont chauds. Moi, je me rends compte que je n’aime vraiment pas les clowns.

Enfin, ça finit et là, c’est parti. On récupère Ioulia qui était arrivée plus tard car elle était en cours et on commence à sillonner les lieux, Scarlett goûte tous les petits fours, Alix, Ioulia et moi, on veut le champagne. On croise des collègues, on discute. A un moment, Ioulia, un peu saoule vient me présenter M. bleus laser, celui du premier jour. Il s’appelle Florent et il est très sympa, il va même me chercher une coupe de champagne en plus. On continue notre petit tour, on croise notre président avec un journaliste trèèèès connu que j’avais pas
reconnu au départ. J’en croise un autre plus loin et je vais vous dire, le maquillage, à la télé, ça masque pas mal de choses. Il paraît qu’il y avait aussi un animateur télé populaire mais je l’ai pas vu. On retrouve Pauline et la bande est au complet, Lena et Simon n’ayant pu venir. A un moment, passablement éméchés, on décide d’aller danser sur la piste aménagée exprès pour (celle où y avait l’éléphant une ou deux heures plus tôt). Il faut savoir que dans ce lieu, c’était la deuxième fois que je venais et il y fait toujours une chaleur tropicale. Donc c’est parti, je danse avec tout mon corps, y compris mes cheveux. Maintenant qu’ils sont assez longs, je peux les faire bouger autour de ma tête, youhou ! Je retrouve un de mes petits jeunes de 23 ans de la dernière fois « hééééééééééé, t’es la fille de TMF ! ». Yes baby. Comme on est un peu pétés, on se fait de gentils câlinoux puis on va tous boire à nouveau parce qu’il fait soif (chaleur tropicale, rappelez vous). Emmanuel complimente toutes les filles, il dit à Pauline qu’il kiffe les Asiatiques, Ioulia qu’il adore les slaves, moi, que je suis belle comme sa sœur qui est comme moi, pulpeuse aux yeux bleus. Bon, maintenant qu’on a bu, on retourne danser ! On retrouve les autres filles du bureau que je connais moins, c’est la teuf ! On danse, on se frotte, on se fait tous des câlins. Oui quand je suis saoule, j’aime tout le monde, je prends tout le monde par la main pour ne pas nous perdre dans la foule, j’ai droit à quelques bisous sur la joue de la part du grand Manu. A un moment, il fait soif donc Joy et moi retournons au bar mais il n’y a plus de champagne. Là, je commets une erreur stratégique, je prends une vodka, sachant pourtant bien qu’il faut pas mélanger, c’est mauvais pour la gueule de bois. On boit vite et quand on veut retourner sur la piste, les lumières se rallument et la musique s’arrête : c’est 2h du mat’, on est priés de rentrer chez nous. On part donc collégialement vers la station de taxi, Scarlett me dit qu’un mec que je connais pas repart dans la même direction que moi donc je lui saute dessus « diiiiiis, on le prend ensemble ? ». Je récupère Ioulia qui habite sur le trajet et nous voici tous les 3 partis. Avec Ioulia, on s’adore très fort et on décide qu’une coloc ensemble, ce serait trop de la balle. Puis j’arrive chez moi, je promets au garçon que Ioulia et moi, on l’invitera prendre un verre pour payer notre part de taxi (j’ai que 10 euros sur moi).

Le lendemain matin, le bilan est lourd : j’ai pas mal à la tête, finalement, mais le reste de ma personne, par contre… Le dos et les cervicales me font remarquer que je suis chiante à bouger tout le temps, mes genoux et pieds pas mieux, surtout le pied gauche qui s’est effectivement fait transpercer par un talon aiguille au cours de la soirée. Je me dis aussi que
vivre en coloc avec une fille que je vois toute la journée, aussi adorable soit-elle, c’est un peu du suicide. Arrivée au boulot, je sens poindre la journée longue et globalement
improductive.

Moralité : j’ai plus 20 ans et la prochaine fois que je décide de m’agiter comme une débile, je m’échauffe avant. Surtout qu’on m’a promis un massage ce week-end et que je
l’attends toujours, heiiiiiiiiiiin… Mais le but de la soirée est atteint : ma boîte, je la kiffe, surtout mes collègues, en fait. Et maintenant, en plus, je pourrai dire bonjour à M. Yeux
bleus.