My Bloody Valentine

(Attention, ça spoile un peu)

Je vous avais promis une rubrique dédiée aux nanard, la voici. J’admets totalement ma subjectivité et mon manque total de connaissances artistiques en matière de cinéma, cette rubrique sera donc plus dans la veine « j’ai pas aimé ce film, je me moque » qu’une réelle critique construite. On est dimanche, on ne va pas se prendre au sérieux non plus.


Pour entamer cette série, je vous présente  un film globalement récent : my bloody valentine, un teen movie d’horreur. Sur le papier, les ingrédients sont appétissants : un méchant à la tenue effrayante (ici un mineur avec une pioche qui fait du bruit comme Dark Vador), des acteurs mâles beaux et identifiés par les adolescentes (Jensen Ackles de Supernatural et Kerr Smith de Dawson), des jolies filles pas très habillées pour les garçons, le tout arrosé d’hémoglobine. A noter que ce film existe en version 3d qui doit bien dépoter, surtout quand une fille très bien faite court nue pour échapper au mineur, quelques nez ont dû se mettre à saigner…


L’histoire en bref : ados, Tom (Jensen Ackles), Axel (Kerr Smith) et Sarah (je sais pas qui est l’actrice) participent à une soirée dans la mine. Or le vilain Harry, un mineur qui a pété les plombs, tue tous les ados sauf ces trois là et une blonde qui échappent au massacre et ce le jour de la St Valentin. 10 ans plus tard, Tom revient dans la ville pour vendre la mine qui appartenait à son père.  Il retrouve Sarah, son amour d’adolescence mais elle s’est mariée avec Axel, devenu shérif. Et là, les meurtres reprennent. Harry le tueur n’est donc pas mort ?


Pendant une heure et demie, les corps se découpent, le sang gicle, les membres volent. En 3D, ça doit être assez flippant. On retrouve les ressorts dramatiques classiques du teen movie d’horreur : des filles qui courent en criant et évitent la mort d’un cheveu, des suspicions, un final dramatique où l’héroïne hésite entre deux suspects : mais lequel est le tueur ? Bref, la seule innovation de my Blood Valentine est l’utilisation de la 3D.


Par contre, il y a super arnaque à un moment dans le film. Le nom du coupable est rapidement évident, je me dis que si c’est lui,  c’est vraiment mauvais, un peu comme dans Faculty ou 2mn30 de réflexion permettent de comprendre de suite qui est le gros vilain. Alors comme c’est trop évident, on a droit à une scène où le coupable assiste soit disant à un meurtre (alors qu’il le commet) mais comme il souffre de double personnalité, c’est sa partie de lui innocente qui se regarde en train de tuer. Super, tu n’as pas plus merdique comme grosse ficelle ? Je déteste être arnaquée de la sorte, quand le tueur sort un peu du chapeau genre « tu pouvais pas te douter que c’était lui parce que c’était le passant de la scène 7, ahahah ! ». Ben, là, c’est un peu pareil : « Bon, c’est trop évident que c’est lui donc on fait genre que ça l’est pas même si une fois la révélation faite, tu te demandes quand même ce qu’ont fumé les enquêteurs pour ne pas voir que cette personne était enfermé avec l’arme du crime… C’est ça, oui.


Finalement, ce film n’est pas épouvantable en soi, on peut le regarder entre amis avec une bonne dose de pop corn ou de ce que vous voulez. Mais c’est pas un incontournable non plus, pas même dans sa nullité. Reste les Jensen et Kerr, quand même bien miam miam.

Beauté froide vs beauté chaude

Partons du principe qu’ici, en terme de beauté, je parle au sens large du terme, ça évitera d’entrée de jeu des commentaires désagréable sur une éventuelle prétention de ma part sur mon apparence physique. Ceci étant posé, attaquons l’article.


Pendant longtemps, j’ai rêvé d’être une beauté froide un peu à la Carole Bouquet ou Grace Kelly, ce genre de femmes mystérieuses qui semblent connaître les mystères de l’univers mais n’ont pas le droit de les partager et ça les rend un peu triste. Vous voyez l’idée ? Bref, je me rêvais de ces héroïnes sublimes et inatteignables, marchant avec fierté, le corps droit, le menton dressé tel un défi à … à on ne sait pas trop qui. Mais force est de constater que je suis à des milliers de kilomètres de la beauté froide, je suis même précisément l’inverse : je suis une beauté chaude.

Qu’entends-je par beauté chaude ? Alors je ne parle pas en terme chromatique puisque justement, si on prend mes couleurs (peau blanche, yeux bleus, cheveux clairs), je suis plus dans le froid. Je parle plus de l’effet produit sur autrui : la beauté froide glace, la beauté chaude est plus chaleureuse. Prenons un exemple tout bête : Nina dans la rue. Prenons mardi par exemple. Mardi, j’étais légèrement à la bourre (j’ai du mal à me lever en ce moment) donc je fonce prendre le train, une première personne me demande un renseignement. Train pris, me voilà dans mon quartier, je marche vite, les écouteurs vissés aux oreilles. Et là, une dame d’un certain âge m’arrête « excusez-moi, mademoiselle, je vois bien que vous êtes pressée mais… ».  Ca, c’est à peu près mon quotidien : dès que je ne suis pas de mauvaise humeur, les gens viennent spontanément me demander des trucs, me parler… Je ne fais pas peur, je ne suis pas une beauté froide. C’est un fait.


Alors quelque part, c’est sympa que les gens vous prennent systématiquement à la bonne. Je fais rarement une mauvaise première impression parce que oui, j’ai l’air sympa et que j’ai une bonne bouille. Et je souris beaucoup aussi. Ca a des avantages certains, je m’intègre facilement dans n’importe quel groupe, les gens sont souvent gentils avec moi. Des fois un peu trop. Vu que j’ai dû intimider deux personnes dans toute ma vie entière (l’amoureux secret de ma meilleure amie du lycée qui n’osait pas lui parler car il avait peur de moi (bonjour l’excuse bidon) et un mec qui m’a dit que j’étais impressionnante car quand je rentre dans une pièce, je suis comme chez moi (mais je pense qu’il se foutait de ma gueule (c’est lourd toutes ces parenthèses (mais j’aime bien)))), les gens viennent spontanément m’adresser la parole… y compris les hommes qui en veulent à ma vertu. Oui je me fais draguer et relativement souvent mais normal : je ne fais pas peur aux hommes.


Je n’ai donc rien en commun avec la beauté froide mystérieuse. Ce n’est pas un drame non plus. Certaines me diront même qu’être une beauté froide, c’est pas si drôle quand on n’est pas actrice, que les gens nous prennent d’abord en grippe en pensant qu’on se la pète alors que pas du tout et que ça fait 3 ans qu’un homme ne les a pas draguées. Pas faux. De toute façon, j’ai jamais voulu être actrice. Par contre, il va vraiment falloir que j’apprenne par cœur un plan de Paris, ça m’évitera de donner des mauvaises directions quand je veux vraiment aider les gens mais que j’ai confondu des rues.

NB préventif : le SIDA, c’est mal, tu sais que c’est un peu ma marotte, mettre des préservatifs et tutti quanti. Et en plus, le SIDA est hyper moche, comme tu pourras le constater ici. Il a même des lèvres en forme de vagin.

NB informatif : Pour ceux qui ont raté la fête des mères (bouh, pas bien !), une petite boutique de bijoux bien sympa.

NB : Non, plus rien, j’ai fini.

Nina et les connards, le retour

Il y a presque 4 ans, j’avais écrit un article indiquant que les femmes préféraient les connards, article m’ayant valu moult insultes par des gars « gentils » qui n’appréciaient pas qu’on les apprécie à leur juste valeur. T’en fais pas, gars, vu comme tu m’insultes,  c’est normal que je n’ai aucune envie de te connaître. Donc j’avais dit ça. Depuis, j’ai vieilli (oui, je vieillis maintenant, je le sais, je vous expliquerai) et finalement, je me rends compte que j’ai totalement changé d’avis. Les connards ne m’attirent plus, ils me lassent et, limite, ils me font pitié. Explication.



Connaissez-vous How I met your mother ? Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous résume rapidement : Ted est un trentenaire New Yorkais célibataire à la recherche du grand amour. On sait déjà qu’il va le trouver puisqu’il raconte à ses enfants comment il a rencontré leur mère mais ça fait 4 saisons qu’il raconte sa vie sans l’avoir vue. La série gravite autour de 5 personnages : Ted, le romantique, Robin la carriériste, le couple parfait Lili-Marshall et Barney, le connard. Pendant longtemps, je n’ai trouvé aucun attrait à
Barney : il est super drôle, entendons nous bien, j’adore mon personnage mais je n’aurais pas envie de coucher avec son personnage parce que c’est un connard qui accumule les conquêtes et les jette de façon assez discutable. C’est un des ressorts de la série, d’ailleurs. Puis à un moment, Barney tombe amoureux et montre ses failles et là, paf, je le trouve absolument craquant. Et c’est là que j’ai réalisé : je n’aime plus les connards, plus du tout même. Parce que le connard joue un rôle et m’épuise.


Les connards, j’ai pratiqué, beaucoup trop à mon goût avec le recul, je m’en suis pris méchamment plein la gueule, des insultes les plus immondes possible juste pour le plaisir de me blesser. Mais pourquoi le connard agit ainsi ? J’ai trois explications :

– Parce que le connard est narcissique et se fout des autres et préférera te marcher sur la gueule pour avoir 33 secondes de gloire que de te ménager un peu. De toute façon, hors de lui, rien n’existe alors t’es gentille, tu écartes les cuisses le temps qu’il fasse son affaire et après, tu fermes ta gueule, merci, au revoir. Tu es aussi priée de tomber amoureuse de lui, de pleurer sur le fait que ce n’est pas réciproque, d’insister pour qu’il ait le plaisir de te jeter méchamment.

– Parce que le connard est faible.  Il n’a aucune confiance en lui (à tort ou à raison) et il n’a rien trouvé de mieux pour se vendre auprès des filles que de se créer une image de playboy briseur de cœur, l’Everest des nanas en gros : le conquérir est le défi ultime. Sauf que le connard exagère parfois considérablement son tableau de chasse et une fois au lit, on se rend compte qu’il a une connaissance très limitée du corps féminin et qu’on s’ennuie un peu… beaucoup.

– Le connard est du type pervers narcissique qui ne trouve de valorisation de son ego que dans la destruction de celui d’autrui et plus précisément le vôtre. Il a couché avec vous mais c’était par pitié/ivresse ou ceux que vous voulez mais certainement pas parce que vous êtes assez bien pour lui. Non mais ça va pas la gueuse ? Vous n’êtes ni assez jolie ni assez brillante, spirituelle, drôle, cultivée, grande, petite, mince, plantureuses, blonde, brune, blanche, noire ou peu importe pour pouvoir faire jeu égal avec lui. Vous devriez
d’ailleurs lui baiser les pieds pour le remercier d’avoir daigné partager un lit avec vous. Et c’est là que tout le vice du pervers narcissique agit : ça ébranle votre confiance en vous, vous vous sentez comme une toute petite merde de lapin constipé et dès qu’il revient pour vous sauter, vous en tombez accro parce qu’un mec aussi merveilleux daigne quand même vous honorer à nouveau. Oui, dans pervers narcissique, y a pervers.




Et puis surtout, le connard ne présente aucun intérêt ludique. Il veut vous mettre dans son lit et ne s’en cache pas. A partir de là, le jeu de séduction est très limité, autant dire oui de suite. Aucune surprise, aucune montée en tension érotique, rien. Pas d’attente, c’est à consommer de suite parce que le connard n’attend pas. Or ce qui m’excite, moi, c’est précisément le jeu de séduction. Du coup, le connard m’ennuie, me laisse indifférente et à ce niveau là, je me dis qu’une masturbation me procurera certainement plus de plaisir que ça.




Finalement, les romantiques à la Ted Mosby ne sont pas si mal que ça.

Bienvenue chez Pubilon

Depuis que j’ai fini mon journal d’une démissionnaire, j’ai oublié de vous raconter mon arrivée chez Pubilon. Déjà trois mois, j’ai fini ma période d’essai, d’ailleurs. Le décalage entre ma vie et mes écrits me déprime, parfois.

Donc petit rappel : j’avais passé deux entretiens dans un café n’ayant pas vu les bureaux sauf l’entrée. Certains s’étaient demandé pourquoi, j’ai eu la réponse dès que j’ai découvert mon bureau : les murs sont totalement moisis. Le sol n’est pas droit et à ce moment là, je n’avais pas découvert les toilettes où il devait faire 10° les jours de beau temps. Ah ouais, c’était donc ça. Quand j’arrive, il n’y a que Rémi le chef puis arrive un gars, Pascal, que je connaissais pour sa réputation de blogueur : « Ouah, je suis crevé, je rentre de New York là… ». Ok, je sens le gros prétentieux, là…



On descend fumer avec Rémi pour discuter un peu, Anthony, l’Asiatique qui n’a pas un nom d’Asiatique (en fait, si, il en a un, mais il n’est pas usuel. Et pour la demoiselle qui trouve raciste que je puisse blaguer sur le fait qu’un Asiat ait un nom qui ne sonne pas de là bas, petit cours de rattrapage. Des fois, j’ai envie de jouer un requiem à l’humour). Retour dans mon bureau, j’allume mon ordi. Ah, l’écran n’est pas branché, expédition sous le bureau pour régler ça. Manifestement, si quelqu’un est payé pour faire le ménage, il est vraiment payé à rien faire, c’est dégueulasse. Retour en haut. Ah, l’écran n’est pas connecté à l’ordi, retour sous la table. Bon, maintenant, je suis pas connectée au net. Je repars sous la table, cherche un câble éthernet, quelque chose mais rien. Bon, au bout d’un quart d’heure de tripotage, je me décide à aller voir Rémi qui me dit d’attendre Fabien qui va me régler tout ça.


Je retourne à mon bureau et m’occupe comme je peux, un premier gars arrive (le bureau était divisé en deux) : Guillaume. Ouais encore un et c’est pas fini. Vers 10h30, Fabien arrive et m’installe tout. Alors dans mon bureau, je suis donc seule avec les deux gus et ce qui est très amusant, c’est qu’ils ont tous les deux démissionné et quittent le bureau le mois suivant. C’est amusant comme ambiance.


L’ambiance, parlons en, la première semaine fut assez curieuse, en fait. J’étais donc dans le bureau des démissionnaires qui continuaient à faire leur taf plus sérieusement que je ne l’ai fait à TGGP mais qui en avaient un peu gros sur la patate rapport à certains trucs et j’étais donc au courant de tout. Enthousiasme de la nouvelle arrivante vs lassitude des partants, je me sens un peu le cul entre deux chaises et j’ai légèrement peur. Dès le premier soir, je discute un peu avec Anthony, Fabien et Guillaume qui commencent à se moquer de Pascal : « t’attaches pas à lui, il va dégager ! ». Heu ? Le mercredi, deux jours après mon arrivée, Rémi m’invite à déjeuner pour parler un peu. Je suppose qu’il craint que ma localisation dans le bureau me démotive un peu, que je sois effrayée par les dires des partants. Et il me parle de Pascal : « Je ne sais pas si on va le garder, tu sais, il ne fait pas son travail, je ne suis pas très content ». Donc en gros, j’arrive dans une boîte et déjà on veut licencier un mec qui est arrivé 15 jours avant moi. Ca gèèèère.



Effectivement, le lundi suivant, débandade : alors qu’un nouveau, Martin,  vient d’arriver (il va y avoir plein d’arrivées durant les mois de mars avril, on est aujourd’hui 9, je suis la 3e par ordre d’ancienneté), une crise éclate rapport à un brief ultra urgent demandé par une agence. Guillaume pète un plomb, commence à crier, remettant notamment en cause un document que nous a rendu Pascal, Rémi lui répond « viens, on va parler en bas ». Pendant leur absence, Pascal s’interroge : « mais comment ça se fait que je suis pas au courant de ce brief ? ». Anthony, qui est en face, bafouille un : « je sais pas… ». Rémi et Guillaume remontent et attention, ça va aller
très vite :

« Pascal, je peux te voir s’il te plaît.

– Oui pourquoi ? Ca va être long ?

– Heu… écoute, ramasse toutes tes affaires ».


Fin du contrat de Pascal. Alors forcément, quand on arrive dans une boîte où une partie des employés se barre et qu’un autre est viré au bout de même pas un mois de travail (mais il avait pris deux jours de congé maladie la semaine d’avant pour cause de sinusite), j’étais pas super détendue du string. Heureusement, je me suis fait ma petite place. Faudra que je vous raconte.

Ton ami pour la vie

Par Lucas

Samedi je me suis posé la question de la pertinence de mon « friendorat » sur FaceBook. (Quand on s’inscrit, FB scanne nos adresses et envoie une invite à tous ceux dont on a le mail. CQFD).

Il y a 3 mois j’avais donc fait une coupe : j’avais gardé des anciens camarades avec qui j’avais trippé, des copains, des amis proches… entre autres. Et puis aussi ceux que j’espérais revoir dans un futur proche, une fois boulot trouvé, une fois que j’aurais toute légitimité et toute money pour les inviter. J’ai donc viré 150 personnes (connaissances d’école, membres d’un groupe de travail, ex reuloues, ex pas reuloues, histoires d’un soir, etc.). Bref, j’ai donc fait le ménage… Je me suis retrouvé à 280 personnes, un peu etonné d’avoir autant d’individus liés à moi : ce n’était que le début de la fin…

En effet, parmi les gens virés, j’en ai repris qq’uns en me rendant compte à terme que j’avais été un peu rapide: « ah bah je comprends pas ce qui s’est passé. On était pas friends ? ».
Personne n’était dupe…
Devant mon hypocrisie latente, mes parents vous diront que ce sont les conséquences du trauma cranien, ce qui est bien joli comme excuse facile mais bon j’ai aussi mon honnêteté intellectuelle.
Alors je tiens à m’excuser de cette vile lâcheté.

En fait, si j’étais vraiment honnête je pense que je mettrais une partie de mon friendorat out.
Juste après en avoir dispatché un bon nombre sur Linked In et Viadeo.
De manière somme toute très utilitariste.
Je ne leur parle jamais, ils ne me parlent jamais, on vit nos vies. Basta.

D’un autre coté je me dis que certaines personnes, connues pendant les études, ont peut-être évoluées et que je suis bien con de les zapper. Je parle, notamment, des gamin avec qui j’étais en école de commerce dont beaucoup ont gagné en maturité, en sagesse, en humanité, une fois enlevée la carapace de l’élève  qui se miurge à longueur de soirées. Pareil pour tous ceux qui n’étaient que
des copains. Le terme friends est des plus larges et j’ai eu la connerie d’oublier qu’il pouvait englober l’acception « pal ». Faut-il donc que j’arrête de limiter le terme friends à sa traduction et que je le remplace par « connaissances » ? Serait-ce une hypocrisie latente ? Sommes nous tous complices de cette complaisance ? (votre opinion m’interesse, comme d’hab)

Je me suis rendu compte, récemment, qu’un esprit libre de mon école, une jolie nana qui a passé deux ans après le diplome, à bosser à la Comédie,  à Reims, au SMIC, eh bien cette naiade m’a zappé de ces friends…
Je salue ici son honneteté intellectuelle, dans la droite ligne de son attitude générale.
Sans aucune ironie.

Faut-il donc être complaisant comme je le fais ou integre et droit comme j’avais voulu l’être et comme Chloé l’a été ? Vous me direz que, si ca se trouve, Chloé m’a zappé parce qu’elle a bien senti qu’elle ne pouvait rien tirer de bon de ma présence dans son reseau, mais laissez moi croire qu’elle n’est pas comme ça (spéciale dédicace à ta féérie, Chloé)

 Dans la fourmillière, c’est l’Ultra Moderne…

Au-delà de mon idiotie avec le zapping des freundz (idiotie sociale, honneteté morale…) que j’assume pleinement et devant la profusion de reseaux sociaux je me demande ce qui est pertinent.
Faut-il mieux avoir un réseau dédié au taff et un autre dédié aux loisirs ?
Mais dans ce cas, entre Viadeo et Linked In, je privilégie lequel ?
Le premier n’est-il pas franchouillard quand l’autre est wordlwide ?? Tout celà n’est il pas un rêve, du vent vendu, l’espoir minuscule qu’un jour un DRH va voir mon profil et dire « il me le faut » ?
Faut-il maintenir les deux ?
Mais attendez, Flickr aussi c’est un reseau ludique. Et la blogosphère, et…
Faut-il trop que pas assez ? Cette myriade de cercles est un peu étourdissante…

Tout cela me rappelle le personnage d’Arash Derambarsh, un mec que j’ai connu alors qu’il était étudiant en droit à Paris X. C’est bien simple, à l’époque, Arash disait bonjour à tout le monde et donnait ses cartes de visite à tous les étudiants. Aujourd’hui, Arash, vous le connaissez tous : c’est le mec qui s’est autoproclamé président de Facebook il y a un an, avec, comme prétexte, une pseudo élection à la con (perso, j’ai jamais voté…) .Sur FB, il doit avoir la masse de friends donc la masse de contacts. Je présume qu’il doit faire une petite niouzletter mensuelle pour tenir les gens au courant de sa vie ou demander des aides pour des projets et….

CA, c’est un truc que je n’ai jamais réussi à faire.

J’ai fait Sup de Co Reims, ca fait un an que je galère à trouver un boulot  (mais seulement 6 mois où je cherche de façon ninesque intense). Lors de la diplomade en décembre, pendant deux heures le mot réseau est revenu un p’tit peu 40 fois. A croire qu’on a intégré avant tout une communauté avant un institut de formation. Etre d’un commerce agréable…

Je n’ai jamais osé frapper à la porte de mon réseau d’anciens (nb : un parisien sur 100 a fait Reims Management’s Cool. Je n’ai connu que 5 promo mais je me rends compte de cette vérité au vu du nombre d’anciens que je croise dans le métro de façon impromptue…). Je n’ai jamais osé parce que je n’avais aucune légitimité, aucun savoir faire et que je vois mal comment un ancien, même sympa, pourrait accepter de m’aider si je n’ai que ma bonne volonté à apporter à l’entreprise.

Tout ça pour dire que je ne me reconnais pas dans ce monde de faux semblants et de relations professionnelles mais que c’est un mal nécessaire et qu’il faut que je me bouge le cul. Ma conseillère APEC ma dit de prendre contact avec des anciens afin de leur demander si je pouvais les rencontrer afin de « leur demander des précisions sur leur boite… » Quand elle m’a dit ça, j’ai hurlé en disant que l’ancien ne serait pas dupe et qu’il comprendrait, aux premiers mots, au téléphone, que ce que je voudrais savoir c’est si il y a une place à
pourvoir dans sa boite et s’il peut m’aider à y rentrer ou alors s’il connait qq’un ailleurs qui… Elle a souri, elle a acquiescé : « Et alors ? ».
Faut-il donc multiplier ce genre d’actions hypocrites pour avoir, un jour peut-être, la chance qu’un ancien pense à moi s’il a connaisssance d’un poste qui se libère ?

J’ai peut-être un p’tit coté bisounours et je pense qu’une intègre expatriée ne va pas manquer de se foutre de ma gueule. Bon je vous quitte de façon abrupte mais je vais aller fouiller mon annuaire des anciens et dégotter des noms. Mais votre avis m’intéresse, lectrices, lecteurs, égarées, égarés.

Red Hot Chili Peppers – My Friends

Hier, je suis allée voter

Je me suis demandée comment traiter du sujet, à savoir celui des Européennes et surtout celui de l’abstention record. Car hier, quand j’ai vu que 60% des Français n’avaient pas daigné lever leur cul de leur canapé pour aller poser un papier dans une boîte, j’ai eu honte, mais vraiment. Evidemment, remis à l’échelle de l’Europe où l’abstention était à 56%, on relativise, on se dit qu’on est juste un petit peu pire que les autres.


En premier lieu, j’ai envisagé un article agressif à base de « vous me gonflez à ne pas voter, surtout que moins vous votez, plus vous gueulez pour tout et rien ». Parce que ça, les abstentionnistes sont généralement forts en gueule. En 2002, j’étais au Mirail, la super fac extrémiste (de gauche) qui manifeste au moindre pet odorant de la Présidence. Le lendemain du 1er tour où on se retrouvait avec un Chirac- Le Pen, évidemment, tout le monde était motivé pour manifester et péter des dents. Sauf que la plupart de ces gens hyper engagés n’avaient même pas voté au premier tour parce que bon, il faisait beau, tu comprends… Non, je ne comprends pas, un bureau de vote est ouvert entre 10 et 12h, selon où l’on vit. Hier, j’ai pris une heure de mon temps pour aller voter (parce que j’ai pas dit à la mairie que j’avais déménagé et j’habite à 25 mn à pieds du bureau de vote) alors que j’avais autre chose à faire mais je l’ai fait. Parce que l’Europe, c’est bien plus important que ce qu’on nous dit dans les journaux. L’Europe, c’est ce qui peut rendre caduque certaines de nos lois comme par exemple la fameuse loi Hadopi que tout le monde a conspué derrière son écran (mais personne n’est pas allé manifester en vrai, faut pas déconner). On est aujourd’hui trop engagé dans l’Europe pour la négliger mais il faut se battre pour ne pas laisser l’Europe se faire sans nous. Je vous rappelle à tout hasard que dans la constitution qui n’a pas été ratifiée, il était question d’inscrire la culture judéo-chrétienne de l’Europe. Perso, ça me fait mal à ma laïcité.



Hier, j’ai eu une idée qui, je suis sûre, va faire hurler dans les chaumières mais je ne peux m’empêcher de la partager. Je propose qu’une personne qui ne vote pas durant trois élections d’affilée soit rayée des listes électorales. Hou, ça agace hein ? Mais attendez un peu avant de râler. Voter est aussi un devoir et pourtant, c’est le seul devoir qui n’est pas sanctionné s’il n’est pas suivi.  Si vous ne respectez pas la limitation de vitesse, paf amende. Si vous ne payez pas vos impôts, paf, majoration (faut que je le fasse !). Si tu ne votes pas… ben rien. Alors qu’en Belgique, si tu sautes trois élections sans une bonne raison, tu te prends une amende, en France, rien de rien, même pas les gros yeux. Alors si les gens ne prennent pas leur droit de vote, autant le leur enlever. Extrémiste ? Oui bien sûr mais peut-être que si le droit de vote est menacé, on va un peu plus se mobiliser.



Alors j’entends déjà la litanie de bonnes excuses. Que je pouvais pas aller voter pour ci ou pour ça. Evidemment, sur les 60% d’abstentionnistes, on peut considérer que 2 à 5% n’ont pas pu voter malgré eux (genre ils sont morts dans le week-end, ils ont été coincés dans les bouchons et n’ont pas pu rentrer avant la fermeture du bureau de votes (genre mes parents qui sont arrivés à 18h30, ça fermait à 18h). Mais bon, on ne peut pas penser sérieusement que plus d’un citoyen français sur deux a eu un empêchement. La plupart d’entre eux ont préféré ne pas quitter leur canapé et regarder le Grand Prix et Roland Garros plutôt que de voter. Je ne sortirai pas les grands discours à base de « nos ancêtres se sont battus pour ça » ou « y a 65 ans, les femmes ne pouvaient même pas voter, tu y penses ? ». Non, au fond, l’argument larmoyant, ça m’épuise. Certains me diront qu’il vaut mieux parfois ne pas voter que voter n’importe quoi et que si le vote blanc était vraiment reconnu, ils iraient voter. Sur ce dernier point, je doute fort mais alors fort. Et je ne parlerai même pas des adeptes du « élections piège à con » parce que passé un certain âge, je trouve ça assez ridicule. Surtout que j’en vois qui sont très fiers de ne pas voter et qui tâcle Sarko et ses amis à longueur de journée. On t’avait laissé le choix entre lui et une autre à l’époque, tu l’as pas pris alors maintenant, ferme ta gueule. Mais comme dirait Martin Vidberg : « on n’a pas voté mais on râlera quand même ». Sacrés Français.


Maintenant, je laisse aux politiques le soin de dire que tout ça, c’est la faute aux journalistes qui n’ont pas couverts la campagne comme il faut alors que ce sont eux qui ont fait des élections européennes une occasion de se débarrasser des ministres boulets (ciao Rachida !) ou un vote sanction du gouvernement (aucun rapport, merci Martine). Enfin, je terminerai juste par cette réflexion : l’UMP a « gagné » les élections. Comment peut-on gagner une élection où plus d’un citoyen français n’a pas voté ? Surtout quand on sait que Sarko a été président de l’UE il y a moins d’un an. Sa présidence ne nous a pas rendu l’Europe plus proche et moi, j’appelle ça un échec.


Pour finir, un petit lien vers Camille de Rue 89 qui, j’espère, fera taire les chantres de la bonne excuse. Parce que quand on veut vraiment voter, on se bouge le cul.

Est-on avec qui on couche ?

Récemment, j’ai découvert un peu accidentellement via Facebook qu’un garçon pour qui j’avais une certaine estime avait mélangé son sexe avec une fille que je qualifierais de « hystérique avec un feu perpétuel au cul ». Cliniquement, c’est ce qui doit correspondre à nymphomane mais je ne suis pas psy donc je sais pas… Quoi qu’il en soit, quand j’ai vu ça, ça m’a un peu déçue, je me dis qu’il tombait bien bas.

Puis j’ai réfléchi et me suis dit que non, on ne pouvait pas être limité à qui on couche ou plutôt, on a tous droit à nos erreurs de casting. Prenons ce cas précis dont je parle, imaginons que le garçon s’appelle Charles et la fille Succube. C’est pas très joli mais j’ai préféré éviter de choisir un vrai prénom pour ne pas froisser mes lectrices qui pourraient penser que je sous entends que toutes les filles portant leur prénom sont des nymphos. Donc pourquoi Charles s’est compromis avec Succube ? Peut-être par attrait du sexe facile, de la réputation sulfureuse de la fille car c’est bien connu, plus une fille se tape de mec, meilleure elle est au lit (ahahah !). Peut-être Charles n’avait-il pas vu de femme nue en vrai depuis longtemps et que quand on a très faim, on n’est pas très regardant sur la nourriture. Peut-être tout simplement que Charles ne connaissait pas la triste réputation de Succube et qu’elle lui a fait croire qu’elle était une fille douce, aimante et pas du tout hystérique.  Voilà : difficile donc de savoir le pourquoi du comment et à la limite, ça ne me regarde pas. Je vous parle de Charles et de Succube mais j’ai vu la même chose entre une fille que j’estime intelligente que nous appellerons Bénédicte et son amant que nous appellerons Poney, suite à la
réputation qu’il se plaît à entretenir (je vous laisse deviner laquelle, ça n’a aucun rapport avec l’haleine, bien sûr). Qu’est-ce qu’elle fout avec ce type ? Mystèèèèèèèèèère.

Mais soyons honnête jusqu’au bout. Si j’étais tous les hommes avec qui j’ai couché, je ne serais pas forcément quelqu’un de bien, ça dépend qui on regarde. Des amants bien (au niveau humain, je ne parle pas de performance), j’en ai connu quelques uns, ils gardent d’ailleurs une belle place dans mon cœur (c’était la minute neuneu, veuillez m’excuser). Mais des connards, j’en ai eu aussi une foultitude, bien trop même à y penser. Il y a eu plusieurs types de connards, je ferais deux catégories :

– les connards non identifiés, que je prenais pour des mecs bien et le lendemain, tu découvres qu’ils t’ont effacée/bloquée de MSN ou que leur ex, en fait, c’est toujours leur actuelle ou qui ne te donnent plus de nouvelle le jour où tu leur expliques que, non, tu n’as aucune envie de coucher avec une de tes copines et lui pour lui faire plaisir. D’ailleurs, suis-je vraiment anormale de ne pas avoir envie de coucher avec mes amies ? Mes copines, je les adore mais de leur caresser leurs corps nus avec mes doigts, ma langue… de les voir prendre du plaisir… Heu, ça me fait limite l’effet d’un inceste en fait.  Puis si un mec veut un plan à 3, je ne vois pas pourquoi je devrais me taper le boulot de trouver la 3e personne.

–  les connards parfaitement identifiés mais quand on a faim, on a faim. Même si après s’être tapé son connard, on se sent un peu sale et surtout totalement nulle, comme après avoir avalé un menu maxi giant au McDo alors qu’on est censée être au régime : sur le coup, c’est bon mais après, c’est un peu la honte.

Alors oui, je n’ai pas couché qu’avec des gentlemen et parfois en parfaite connaissance de cause. Est-ce que ça fait de moi une moins bonne personne ? Parfois à mes yeux le lendemain mais c’est tout. Sûr que je mérite mieux mais en attendant ce mieux, j’ai aussi le droit de m’amuser un peu. De toute façon, ça ne regarde que moi et personne n’a à être au courant. Parce que quitte à coucher avec des connards, je préfère que mes contacts Facebook ne soient pas au courant…

C’est un peu comme une récompense, une éternité de jour de chance…

Mon Dieu, c’est beau comme du Obispo. Bon dernier article sur la Martinique et après je vous laisse tranquille avec ça. Quoi que vu notre climat hivernal, vous devriez me remercier de parler de lieux tropicaux. Bref, ce dernier article sera basé sur « et si je partais vivre en Martinique ou aux alentours façon Hélène et sa bande dans les Vacances de l’amour ». Evidemment, ce billet est dédié à Steve Haliguen, l’analyste absolu de la série (allez voir ses commentaires sur l’article).

Donc est-ce que j’ai envie d’aller vivre sous les tropiques, plaquer ma vie parisienne pour apprendre la plongée et devenir prof, tiens (c’est drôlement bien la plongée, j’ai adoré), faire du catamaran très souvent et même pécher des poissons volants (ça se mange ?), vivre toute l’année en short ou en mini robe avec des sandales compensées aux pieds ou des tongs ? Après une dure journée de labeur, courir sur le sable blanc ou noir voire rouge (oui, y a tout ça en Martinique) pour me jeter dans la mer en riant ? Bref, vivre ma vie comme Hélène et ses potes qui partent en vacances après avoir gagné au loto, grillent toute leur tune (tssss), restent quand même là bas en devenant propriétaires d’un watersport ou d’un bar (je suppose qu’ils ont regagné au loto entre temps). Bref suis-je motivée à l’idée de devenir une Robinson Crusoë des temps modernes ?

Non. Clairement non. Autant j’ai vraiment aimé la Martinique, autant l’idée d’y vivre ne m’enchante pas. Pourquoi ? D’abord le climat. Je ne sais pas si c’est mon quart de sang breton mais le soleil et la chaleur, ça n’est pas trop pour moi. Deux minutes, ça va, une vie, c’est impossible. J’ai déjà dit que j’avais la mélanine paresseuse et que je devais me protéger à coup de crèmes indice 50 alors bon… De plus, là bas, il fait moite et s’il y a bien une chose que j’ai du mal à supporter, c’est la moiteur. Je suis admirative des locaux, je sais pas comment ils font. Non mais on brocarde la langueur des Antillais mais c’est miraculeux d’arriver à bosser quand le moindre mouvement vous fait poisser. Chaque soir, je me délectais d’une bonne douche, même quand on n’a plus eu d’eau chaude (oui, on a eu inondation et rupture de canalisation mais ce dernier n’est pas lié au premier).

Ensuite, en tant qu’urbaine forcenée, arriverait un moment où la nature et les petites villes, ça me taperait sur les nerfs. Oui, c’est beau, les fonds marins sont magnifiques, le bateau, c’est rigolo… Mais après ? La seule ville digne de ce nom (en terme de taille, je veux dire), c’est Fort de France et pour le peu que j’en ai vu, j’ai pas du tout envie d’aller y vivre. Je comprends pourquoi Lucie n’a pas réussi à s’adapter à la vie là-bas : il manque d’activités. Le bateau, la plongée, la natation, ok mais en terme de culture, c’est pas super développé.  Et à force de tourner en rond, je finirais par devenir dingue.

Mais surtout, le pire de tout dans les Antilles, ce sont les prix. Tout cartonne et y a des choses dont on ne peut se passer. Quand Lucie vivait là bas, elle me parlait par exemple du prix des tampons, le double de celui de la métropole et pourtant, c’est pas vraiment quelque chose dont on peut se passer, ce n’est pas un luxe . Enfin pour les femmes. Tout est plus cher (faut les faire venir) mais le problème, c’est que les salaires ne suivent pas. Quand on visite certains coins, on comprend de suite mieux les émeutes de cet
hiver…

Bref, y vivre, non, je ne suis pas faite pour cette vie là. Par contre y retourner, oui !