L’ennui et le smartphone

On a tous connus ces moments pénibles en société où les secondes s’écoulent au ralenti, où l’on cherche désespérément à tromper cet ennui qui nous empoisonne. Notre génération dispose cependant d’une nouvelle arme redoutable, le sabre laser qui décapitera en un coup toutes ces minutes mortelles : le smartphone.

Métro. J’ai 15 stations entre mon point de départ et mon point d’arrivée, je dégaine donc mon petit iPhone. Lecture d’articles, de ma timeline Twitter (quand je capte), de mes mails, de mon newsfeed Facebook, rédaction de mails, d’articles (là par exemple, je vous écris en direct de la ligne 9, incredible !). Idem en soirées où je m’emmeeeerde, arrive un moment où je vais checker mon téléphone… Ne serait-ce que pour me donner une contenance.

Le problème, c’est que y a des moments où la sortie d’un smartphone devient assez gênante… Pour la personne en face. Typiquement, un truc qui me rend dingue : le smartphone lors des réunions au boulot. Déjà, j’aime pas beaucoup les réunions qui me paraissent être dans 80% des cas une vaste perte de temps. Oui faut bien se réunir pour faire le point sur un projet, avancer… Mais si on atteint 50% de temps utile sur toute la réunion, c’est bien le bout du monde ! Bon, bref, tel n’est pas le sujet. Donc en réunion, tout le monde ramène son smartphone. Les collaborateurs qui le tripotent dès que ce n’est pas à eux de parler, les managers qui reçoivent des alertes vibrantes au moindre mail reçu et jettent un œil à la moindre alerte alors que je suis en train de faire un point sur un projet et à qui j’ai toujours envie de dire « mais moi aussi, ça m’emmerde les réunions alors si c’est pour pas m’écouter, autant pas en faire ! » (ce que je n’ai jamais fait, je suis pas sûre que ce soit une bonne idée de rabrouer son manager). Parce que, moi, comme une fille bien élevée, je ne viens pas aux réunions avec mon smartphone, j’essaie d’être un minimum intéressée par ce qu’il se passe dans mon équipe. De toute façon, je recevrais un coup de fil à ce moment là, je ne répondrais pas donc bon…

De l’ennui naît l’impolitesse ? Le smartphone nous rend-il asocial ? J’ai la vague sensation que oui. En tout cas, un smartphone qui fleurit sous mon nez lors d’une réunion, d’un repas me donne toujours la joyeuse envie de le saisir et de la bazarder très loin…

Si on faisait un film sur ma vie, personne n’irait le voir

La fille insupportable de la pub Meetic.

Je n’aime pas la fille de la pub Meetic. Non mais regardez-moi cette connasse qui en fait des caisses pour attirer l’attention, qui parle sans faire gaffe aux autres… Brrrrr ! Mais voilà, notre amie frangée égocentrique rêve d’amour avec un grand A, d’une histoire échevelée qui ferait de sa vie la meilleure comédie romantique de tous les temps. Et pour se faire, elle compte sur… Un site de rencontre. Help !

On nous dit souvent que l’amour se trouve au coin de la rue. Bon alors ça doit pas être de la mienne car moi, je ne croise que des vieux ou des mères de famille voire un troupeau de petiots encadrés par quelques instits femelles. Pourtant, selon le dernier magazine municipal reçu, à Plumes sur Berges, y à plus de célibataires que de gens en couple… Je vais traîner plus souvent au Monoprix alors ! Toujours est-il que dans toute histoire d’amour digne d’intérêt pour le cinéma, l’ingrédient premier est : la surprise.

« Nina avançait seule dans sa vie quand elle croisa par hasard le chemin d’Alexandre. Quelques péripéties plus tard, ils se marièrent, se reproduirent et finirent leur vie en jouant au Scrabble devant la cheminée ». Une bien belle histoire qui n’a en soi rien d’original mais ça marche toujours. Maintenant imaginons « Nina est une working girl qui cherche un mec mais n’a rien de comestible/disponible sous la main. Le soir, elle cherche donc l’amour sur des sites dédiés en boulotant ses chocapics, chope des rencards et à un moment, elle a rendez-vous avec Alexandre, ça se passe bien et idem mariage-reproduction-Scrabble ». Mmm… On pourrait éventuellement faire une comédie sur les rencards foireux ou les morts de faim pensant pecho d’un simple « on baise ce soir ? ». Je suis un peu curieuse de connaître la rentabilité de ce type d’approche.

À la limite, si Égocentrique 1ère trouve les rencontre Meetic incroyables, chacun son truc. En fait, le problème n’est pas tellement là mais plus dans cet espèce de narcissisme forcené. Aujourd’hui, toutes nos histoires doivent être folles, incroyables, époustouflantes. D’abord, j’ai envie de dire qu’un bon narrateur peut rendre toute rencontre incroyable, même si ladite rencontre répond à un schéma assez simple. Peu importe que ce soit au bureau, en boîte, en soirée… Tout n’est que subtil jeu de lumière. Ex : j’ai rencontré Guillaume 1er à la cafet’ de la fac. Dit comme ça, ça fait un scénario pour Hélène et les garçons mais pas plus. Je peux me limiter à ça où insister sur le fait qu’il m’a abordée en me demandant de lui prêter un jeu de cartes ou que le jour où on a conclu, on attendait de se retrouver enfin seuls. Tout le monde part en cours sauf nous deux, on commence à se conter fleurette quand ils reviennent tous 5 mn après parce que le cours est annulé. Voyez déjà, on a une approche originale et des obstacles à surmonter, c’est plus consistant.

Et puis tu vis tes histoires pour toi ou pour les autres ? Tu ne sortiras pas avec Stéphane car c’est ton collègue et que ça te rend pas originale ? Alors que bon, je comprendrais mieux l’argument du no zob in job… Tu ne sortiras pas avec Ludovic parce que c’est le pote d’un ami et que, au secours, c’est du vu et revu ? À ce niveau là, j’ai envie de dire à ces messieurs de remercier le ciel que tu sois à ce point conne, ça leur fait gagner du temps.

La vie n’est pas un film, je l’ai déjà dit. Pourquoi ne pas nous laisser surprendre par sa simplicité plutôt que de toujours courir après un incroyable qui, dans le fond, ne nous satisfaira jamais totalement ?

J’aime pas les films chorals

« Dis donc, Nina, toi qui es la fille la moins cinéphile du monde, tu trouves pas cet avis péremptoire et peu fondé ? ». Il est vrai que j’ai vu peu de films chorals et pour cause : je les fuis. Parce qu’un film qui a plus de noms d’acteurs sur son affiche que de salariés dans ma boîte, je trouve ça de suite suspect.

Le principe des films chorals repose sur la notion de destins croisés. Dis comme ça, ça me botte grave, j’aime les croisées de chemin. Sauf qu’en fait, en guise d’intersection, on se retrouve avec un vrai sac de nœuds inextricable avec cette angoissante question : pourquoi nous raconter toutes ces histoires finalement sans lien les unes avec les autres. Seule réponse à mes yeux : la faiblesse scénaristique. Et l’envie d’attirer plein de spectateurs avec plein d’acteurs, y en aura toujours un qui te plaira dans le lot.

C’est l’histoire de Brandon et Jennifer, ils s’aiment mais c’est compliqué mais à la fin, ils s’embrassent sous la pluie ou sous la neige le soir de Noël ou de la St Valentin. Sauf qu’un film, ça dure 2h en moyenne et va tenir cette durée avec cette baseline plus mince que la plus maigre des mannequins de la Fashion week. Alors à l’histoire de Brandon et Jennifer, on rajoute celle de Lisa et Marc, Amber et William et Vanessa et Dexter. On leur file deux ou trois péripéties chacun et à la fin, tout le monde s’aime ! Toute ressemblance avec Love actually, St. Valentin, happy new year (ah oui ça marche bien le nouvel an aussi) ne saurait être fortuite…

Le problème avec les films chorale, hormis leurs scenarii sortis tous droits de soap operas, c’est qu’on finit par oublier des personnages et des histoires. « Ah oui, Lisa et Marc, je les avais oublié. Ils en étaient où ? ». Chiiiiiiiant ! Parce que là est le drame : on multiplie les personnages, on leur colle vaguement des traits de caractère (Lisa est jalouse, Amber carriériste et Jennifer pas très fidèle) mais on ne creuse rien. Les gens sont soit gentils soit méchants, des fois un peu entre les 2 mais si on considère que chaque histoire a droit à un traitement de 20 mn, on peut pas aller beaucoup plus loin.

Si au moins chaque histoire était traitée l’une à la suite de l’autre, tel un recueil de nouvelles, pourquoi pas… Mais là non, tout se déroule dans un foutras de scènes illogique, une sorte de pudding cinématographique indigeste. C’est d’un ennui…

La vie n’est pas un (putain de) film

Des fois, dans la vie, t’en as un peu marre. Tu te sens pris dans la vague et pas comme l’élégant surfeur qui joue avec les rouleaux. Non, toi, la vague, elle te secoue dans tous les sens façon machine à laver et tu te retrouves soudain sur la plage à moitié noyé, à cracher de l’eau salée avec 20 kilos de sable dans le maillot et de l’algue dans les cheveux. Sexyness zéro, quoi.

Alors après avoir craché ton eau et tenté de vider ton sable (nous savons tous que tu en retrouveras encore pendant un petit moment), tu t’assois et tu te dis “ok, j’en ai marre, faut que je me casse !”. Si tu es l’héroïne d’un film, ni un ni deux, tu démissionnes de ton taf, tu pètes ton PEL et tu vas voir à l’autre bout du monde si tu y es. Mais dans la vraie vie, c’est un peu plus compliqué que ça parce que… tu as des engagements (tadam!).

Mise en situation. Oui, j’en ai marre de ma vie et des vagues qui n’arrêtent pas de me faire boire la tasse et me met des saletés dans les cheveux (putain au prix du coiffeur, merde quoi !), je veux me casser sur une autre plage. Forte de mon pétage de plomb, je vais voir mon patron “bon, je démissionne, je me casse!” “Oui, ok, bien, tu fais tes 3 mois de préavis et tu pourras partir”. Mais je…euh… mais non quoi ! Tu me pètes toute ma spontanéité chef ! Non parce que si je dois différer mon pétage de plomb à 3 mois, je vais avoir l’air un peu con parce que je serai calmée d’ici là et fondra sur moi cette terrible réalité : “tu as fait n’importe quoi”.

Et puis va péter ton PEL sur un coup de tête, toi. Ta conseillère financière, elle va pas applaudir. Parce que elle, ça lui rapporte les PEL et tout ça alors ça lui ravit pas le coeur que je veuille tout prendre pour financer mon pétage de plombs. “Non mais mademoiselle Bartoldi, c’est dommage de dépenser ainsi les économies de toute une vie, vous voulez pas acheter un appartement plutôt ? On a des supers offres de prêt en ce moment !” Heu mais je… Pardon mais acheter un appart, je trouve pas ça ouf de wilderie, vois-tu. Est-ce qu’on écrirait un film à base de “non mais ma vie pue alors je plaque tout et j’achète un appart ?”. Non ! Alors fais moi signer tes 36 papiers en double exemplaire et donne-moi mes sous. Et non, je veux pas d’assurance vie non plus, ça suffit !

Bon, maintenant qu’on a les sous, allons acheter un billet d’avion, un aller simple pour l’infini et au delà. Sauf que bon, vu que tu te décides au dernier moment, j’espère qu’il est bien garni ton PEL sinon, t’iras pas bien loin. Ton passeport est à jour ? Ben oui, tous les pays ne sont pas hyper accueillants et vous aurez beau leur dresser un portrait larmoyant “ mon fiancé m’a plaqué le jour du mariage, mon patron me battait et j’ai un ongle incarné !”, si t’as pas de passeport, tu passes pas. Et quitte à avoir une vie de merde, gère au moins ton ongle incarné, c’est pas la peine d’aggraver ton cas.

Et je te parle même pas des détails techniques du genre garder ou lâcher son appart (avec donc un préavis un budget déménagement et garde meuble ou loyer…), convaincre ses parents que, si, si, c’est une bonne idée, trouver quelqu’un qui garde le chat… Non, vraiment, cette histoire de “je plaque tout sur un coup de tête et je me casse vivre loin”, je trouve pas ça très crédible. Sinon, pour péter les plombs de façon moins risquée, on peut jouer à faire semblant de partir en feuilletant les catalogues de voyage. Genre comme je fais régulièrement sur le site de l’UCPA et après, je pleure.

Ca me fait penser qu’il faudrait que je joue au loto des fois. Si je gagne, je pourrai péter tous les plombs que je veux, yeah !

C’est mon enterrement de vie de jeune fille !

Commençons cet article par un aveu, une vérité dans cet océan de fiction : je n’aime pas trop les enterrements de vie de jeune fille (EVJF). L’idée de passer une journée entre filles ne me gêne pas, c’est plus le programme qui m’effraie un peu. Ça et le fait qu’en général, en dehors de la future mariée, je connais quasi personne.

Mais là, c’est le mien d’EVJF et je vais laisser carte grise à mes témoins. Non, je parle pas de voiture mais je vais cadrer deux ou trois trucs :
– la liste des invités
– léger sur le déguisement si vous y tenez absolument, je veux pas me trimballer déguisée en pute tombée dans un pot de peinture (déjà croisé) et si vous faites un EVJF sur le thème de la plongée (une de mes passions), je vous garantis que je me promènerai pas en combi Néoprène même si, par un subtil jeu de sudation, je peux facile perdre 2 cm de tour de hanches/cuisses/taille. Sauf que ma robe est sur mesure donc on touche plus à mes mensurations.
– rien de vulgaire. Un strip tease masculin où un mec frotte son cul et ses noix partout sur moi EST vulgaire.

Bon, ceci étant posé, je me détends et je laisse mes témoins s’occuper de tout. Ce qui tombe bien vu les millions de trucs qui me restent à faire. Mais cette organisation est un cadeau empoisonné aux copines (et l’assurance qu’elles vous prendront en témoin en retour par vengeance). De 1, il faut trouver une date qui convient à la majorité (et surtout à la future mariée). Tu fais des doodles, des mails et par moment, tu ressens de la rancœur « mais qu’est-ce qu’elle fait chier à se marier cette connasse aussi. Et puis à part moi, elle a vraiment des amies de merde ! »

Si trouver une date vous a légèrement irritée, mauvaise nouvelle, y a pire après : le budget ! Comme je ne suis pas Paris Hilton entourée de copines riches héritières, il est peu envisageable de claquer des milliers d’euros, il faut être un peu raisonnable. Et ça monte très vite. C’est pas compliqué : à Paris, tu prévois au minimum 80-100 euros. Oui, je sais… Et encore, avec ça, tu restes raisonnable… Donc c’est parti pour les tractations, les « je suis un peu serrée ce mois-ci » de celles qui gagnent moins, celles qui dépensent trop ou celles qui n’aiment pas dépenser.

Mais qui dit budget dit détail des activités et là sors tes mouchoirs. Tu fais des calculs à triple inconnue pour organiser un programme ne dépassant pas les XX euros fixés (en n’oubliant pas que la mariée ne paie rien). Toute fière, tu envoies un mail aux invitées avec ton programme aux petits oignons. Bon Ben là, prépare ta tronçonneuse, tu vas avoir de violentes envies de meurtre. « ah oui mais cette activité là, ça me tente pas, on pourrait pas faire ça plutôt ? »,  » ce resto, il est pourri, celui-là est mieux », « ah oui mais là, ça m’arrange pas, je dois changer deux fois de métro ! ». Bref, ta boîte mail se transforme en bureau des pleurs des copines chiantes de la mariée qui n’ont pas compris que cette journée était la mienne et non la leur et que si elles veulent une journée qui les satisfasse, elles n’ont qu’à se marier et faire leur propre EVJF (non mais).

C’est bon, brave témoin, tu as bouclé ta liste d’invités et le programme de la journée ? Et bien lance les invitations et prépare toi à un éprouvant périple.

Aimez-vous les uns les autres… Mais juste les hétéros !

Y a des trucs qui m’énervent et me donnent envie de concevoir une vraie machine à baffes. Et j’en ai marre, vraiment marre, du climat nauséabond dans lequel on évolue actuellement. Passons sur la xénophobie et l’islamophobie devenues une sorte de norme pour nos amis les plus droitistes pour en arriver au sujet que je souhaite évoquer : les droits des gays. Oui, j’ai évoqué le mariage homosexuel y a pas si longtemps mais là, j’ai besoin de comprendre cette quasi haine envers eux, ça me dépasse.

Reprenons les choses de façon raisonnée. Quel est le crime des homosexuels ? Ont-ils volé, tué, violé, torturé ? Non, ils aiment, tout simplement. Ils aiment une personne du même sexe, ce n’est pas là un mal, c’est juste un fait. Pourtant, du fait de cet amour pour une personne du même sexe, les homosexuels sont aujourd’hui des sous-citoyens. Comme les criminels qui perdent leur droit de vote, ils n’ont pas les mêmes droits. Ca, c’est un fait. La question est : qui ça dérange deux homos qui se marient ? Un mariage est un contrat entre deux personnes, ni plus ni moins. Ca ne regarde que ces deux personnes et personne d’autre. Ni vous, ni moi. Donc déjà, sur le mariage, je ne comprends même pas qu’on puisse y être opposé. Non parce que si on doit donner son avis sur tous les mariages, moi, y a des mariages hétéros, j’étais pas trop pour. Les homos qui veulent se marier ne le font pas par caprice (ou du moins pas plus que les hétéros). Pourquoi ne peut-on pas concevoir que leur amour est aussi sincère que celui entre un homme et une femme ? J’aimerais que l’on m’explique.


Quant à l’adoption, il me semble avoir déjà expliqué sur ce blog qu’un enfant n’évolue pas en vase clos entre papa et maman. Il a des grands-parents, oncles, des tantes, des instituteurs et institutrices : des hommes et des femmes. Je ne suis déjà pas convaincu qu’un enfant ne peut se construire que grâce à un référent mâle et un référent femelle. Qui sommes-nous pour l’affirmer ? Je veux dire, en France, on a assez peu de couples homos avec enfants (il y en a, hein) alors qui peut se permettre de dire que c’est mal vu qu’on n’en a juste aucune idée. Ou alors on pousse la logique jusqu’au bout : on prend tous les enfants de parents célibataires, des divorcés, des veufs… Ben oui, y a pas le papa ou la maman à domicile, l’enfant sera forcément déséquilibré. Non, c’est pas ça la logique ? J’ai du mal à comprendre, une nouvelle fois. Un parent seul sera-t-il forcément plus compétent pour élever un enfant parce que hétérosexuel que deux homos ? Expliquez-moi, expliquez-moi !


J’en parlais l’autre jour sur Twitter avec un twittos m’expliquant que le problème pour lui ne venait pas du mariage ou de l’adoption mais que les gens contre avaient avant tout peur du changement (lui-même n’est pas contre, hein, il cherchait juste à expliquer, essayer de comprendre). Peur de perdre les valeurs structurantes de la société. Ah oui mes petits lapins mais la société évolue, c’est comme ça. Reprenons l’évolution des sociétés de façon extrêmement grossière : chez les Grecs, un éphèbe qui ne faisait pas sodomiser par un homme plus mature n’était pas un vrai homme. Oui, la virilité passait par une initiation sexuelle par un homme mûr. Au Moyen Age et à la Renaissance, on décapitait, pendait, écartelait à tour de bras. Il n’était pas rare qu’on prononce des sentences hallucinantes :pendaison puis dépècement puis immolation. Bon, là, le mec était archi mort. Vous trouvez qu’on aurait dû en rester là ? Il y a 30 ans, la peine de mort existait encore. Il y a 30 ans, l’homosexualité était officiellement un délit(même si ce n’était plus sanctionné depuis belle lurette). Lors de la 2nde guerre mondiale, les homos devaient arborer un triangle rose et étaient déportés comme les juifs. Vous trouvez ça bien ? Vraiment ? Ou ça vous gêne un peu quand même ?

Si j’avais été lesbienne, est-ce que ça veut dire que j’aurais été incapable d’aimer quelqu’un ? Incapable d’unir ma destinée à une autre femme ? Forcément une mauvaise mère potentielle ? Je ne comprends pas. Et j’ai mal, sincèrement. De voir toute cette homophobie décomplexée, des manifestations où les participants insultent deux filles qui s’embrassent.

Réveillez vous les gens, l’amour n’est pas dans votre camp. Et posez vous la question, une seule : d’où vous vient cette haine ? Ca ne me paraît pas très sain, moi perso…

Ah et tant qu’on y est, y a un Kiss in contre l’homophobie le 15 novembre. Si on y allait tous ? (j’ai 15 jours pour trouver un kisseur)

Etre dans l’opposition rend-il forcément con ?

(Titre troll)

Avant, mes opinions politiques étaient celles de l’opposition. Puis le 6 mai, grâce à la victoire de François Hollande (et surtout celle de la gauche aux Législatives,hein…), on change de place : me voici dans le camp du gouvernement et les gens de droite dans l’opposition. Et c’est là qu’on découvre que changer de place ne rend pas plus intelligent.


Quand Sarkozy était au pouvoir, je me suis énervée plusieurs fois contre les attaques physiques à son encontre, les points Sarko, ce moment où on lui colle des responsabilités qu’il n’a pas (genre « un enfant renversé par un chauffard, c’est encore la faute de Sarko). Maintenant que les rôles sont échangés, je constate avec une pointe de soulagement que nos amis de droite ne font pas une opposition plus fine. Passons sur les histoire de Flamby, à nouveau, on constate que notre Président et son gouvernement sont la cause de tous les maux. Et cette nouvelle opposition tombe dans tous les pièges, exaltée par son nouveau rôle. Gueuler contre le gouvernement quand on reçoit son 3e tiers des impôts. Heu, pardon les enfants mais les impôts, vous les avez déclarés avant la fin des législatives, quand la France était encore à droite. Et disons le une fois pour toutes : ça vous fait peut-être mal au cul de payer des impôts mais toutes les aides dont vous avez bénéficiées (moi aussi d’ailleurs) dans votre vie, ça tombe pas du ciel. On a reçu quand on avait besoin, on donne quand on le peut, normal.  Vous allez me dire, les gens de droite n’applaudiront jamais le travail de Hollande, c’est normal. J’ai pas du beaucoup dire en 15 ans de droite « ah mais ça, c’est bien », même si je me force à essayer d’être la plus honnête possible parce que je ne supporte pas la politicaille primaire, de quelque bord qu’elle soit. Tout ce que fait la droite/la gauche, c’est caca beurk ! Oui bien mais tu n’aurais pas un petit argument pour me dire pourquoi c’est de la merde ? Ah ben non. Manifestement, le fait d’être un€ abruti(e) fini(e) qui s’y connaît à peu près autant en politique que moi en biologie moléculaire ne t’encourage pas à fermer ta gueule. Et depuis que tu es dans l’opposition, c’est pire que tout, tu regardes le bout de ton nez avec obstination en te disant que la gauche t’en veut, à toi perso et fait tout pour te pourrir la vie. Même quand tu es un joyeux expat installé en Suisse qui manipule tous les pigeons en omettant de rappeler que tu as été bien proche de l’équipe Sarko à l’époque.


Mais là encore, disons que c’est normal. Mais le pire, le pire, c’est bien la néo opposition composé de ceux qui ont voté Hollande comme ils auraient voté Obama s’ils avaient été Américain en se disant que demain, tout sera différent. Je rappelle à toutes fins utiles qu’un homme politique (ou une femme, tiens) est avant tout un humain, il n’a pas de pouvoirs magiques. En mai dernier, nous étions au beau milieu d’une crise et aucun prévisionniste n’avait envisagé sa fin dès le 07 mai. Notre nouveau gouvernement récupère donc un pays dévasté ou à peu près et va falloir cravacher dur pour remonter la pente. Si vous prenez 15 kilos avec des bourrelets dégueulasses, c’est pas en claquant des doigts que vous allez les perdre, faut faire des efforts. Là, on doit tous se serrer la ceinture. Tous. Les riches plus que les pauvres, c’est au moins juste ! Mais jamais ô grand jamais il n’a été question de ne plus payer d’impôts ! Alors quand je lis le témoignage d’une petite connasse pourrie gâtée sur Rue89 (ce site est devenu une immonde merde où les egos se précipitent pour se la raconter. Une vraie revue d’articles de blog finalement) qui est scandalisée d’être moins payée suite à la fin de l’exonération des heures supps, c’est intolérable, elle a voté Hollande, merde ! Ah ? Ah mais pardon, j’avais pas du tout compris que ça marchait comme ça ! Non parce que moi aussi j’ai voté Hollande alors bon, je dois aller où pour réclamer une exonération d’impôts ? Et qu’il fasse voter les lois qui me plaisent à moi puisque je lui ai donné ma voix. Quoi ? C’est pas comme ça que ça marche ? Je vais payer tous mes impôts l’an prochain ? Oh ben vu ce que j’ai gagné cette année, ça va me faire très mal au cul, je suis scandalisée. Néo opposition, attends-moi ! J’ai tellement envie de grossir les rangs des gros débiles incultes qui ont cru que la gauche ferait sauter les impôts… Juste pour rappel : les impôts ne sont pas une punition.


Bref, tout ça pour dire qu’en ce moment, j’ai vraiment envie de faire marcher la machine à baffe.

PS : J’ai découvert le site « Je suis stupide j’ai voté Hollande » en préparant cet article… via une pub Google Ad ! Ben dis donc, les entrepreneurs saignés à blanc à les entendre ne savent plus quoi faire de leurs sous…

Plus belle la vie, la série über progressiste

Je l’avoue, je ne suis que peu la série Plus Belle la Vie, essentiellement parce que je suis rarement chez moi à 20h en semaine. J’essaie de comprendre qui est qui et qui fait quoi mais arriver 8 ans (je crois) après le début de l’histoire, c’est coton pour tout comprendre. Surtout que j’aimerais savoir qui a eu la géniale idée d’appeler les Dupond et Dupont de la série « Jean-Paul » et « Jean-François », comment tu veux que je les confonde pas !


Je ne vais donc pas m’adonner à mon vice, celui de me moquer des séries car je n’en sais pas assez, je n’ai que des bribes d’histoires, des anecdotes pas très parlantes. Bien que je me demande avec qui l’actrice qui fait la serveuse n’a pas couché pour être cantonnée à un rôle de dépressive n’ayant plus dans sa vie qu’un chien. Dur. Donc passons sur les scénarii rocambolesques (il s’en passe des choses à Marseille dis donc) pour en venir quand même à un truc que je tiens à saluer : Plus Belle la vie est progressiste. Et je vous illustre ça :
L’amour intergénérationnel
Dans Plus Belle la Vie, l’amour transcende les âges. Des histoires que j’ai suivies, Blanche se tape le fiancé de sa fille Johanna puis Estelle l’esthéticienne qui va rouler des pelles au vieux propriétaire de la compagnie de ferries mais je ne me souviens pas du tout de son nom. Là, y a rien de bien incroyable, passons donc à la suite.


Les couples mixtes
Là, déjà, on est un peu plus dans le progressiste : contrairement aux soap opéras américains, ça se mélange sec entre personnes d’origine ethniques différentes. On a par exemple Estelle(toujours l’esthéticienne, oui) et Jawad, Abdel (je crois. Je retiens pas son nom mais je le laisserais bien faire me faire du bien) et Barbara, Jean-Paul et Samia, Laurence et le docteur dont j’ai oublié le nom… Une des principales héroïne a un enfant métis… Bref, l’origine ethnique n’est pas une barrière et ça, c’est une putain de nouveauté sur ce type de programmes.


Les couples homos qui ont même des enfants
Il y a aussi des gays dans Plus Belle la vie. Y a le barman, déjà, qui a au passage une coiffure épouvantable. Bon, il a un côté Diva Passiva un peu fatigant, ça fait très « la pédale clichée » mais son compagnon, par exemple, est docteur. Et a adopté un enfant avec son ancien compagnon. Bon, ça se passe mal là parce que si j’ai bien tout compris, son ex ne veut plus que le docteur voit son fils car il n’a pas digéré la rupture. Mais le gamin, ado maintenant, n’est pas traumatisé par l’homosexualité de ses pères (mais plus par les relations conflictuelles entre eux mais comme tous les gosses de cette série vu qu’ils divorcent tous. Ceci étant, il doit être beaucoup plus équilibré que les enfants Newman qui n’arrêtent pas de se marier avec les exs de leurs parents et vice et versa d’ailleurs. Va comprendre…).


Une série où les ethnies se mélangent, les homos s’aiment et élèvent des enfants, je veux pas dire mais c’est quand même pas partout, surtout dans les séries françaises. Vous imaginez Julie Lescaut se faire trousser par Mouss Diouf sur son bureau, vous ? Si je reprends deux univers de série phare, c’est quand même pauvre en homosexualité et mixité …


Sous le Soleil : Jessica a beau avoir adopté un enfant noir, y a pas des masses de « minorités visibles » dans le lit de nos héroïne. Y en a bien une qui a une aventure avec un gitan (la même Jessica je crois) mais en dehors de ça, c’est blanc, blanc, blanc… Et pour les gays, y a bien eu le mec qui était d’abord le prétendant de Laure avant de découvrir qu’il était son frère alors on peut se demander si, dans la tête des scénaristes, son homosexualité n’est pas née de l’inceste qu’il a quasi commis (ils ont juste fait des bisous (je crois)).


L’univers AB : alors là, je maîtrise mieux. Côté gay, à part quelques personnages dont la sexualité est finalement peu exploré (Gérard des filles d’à côté qui finit hétéro en fin de compte), la seule question de l’homosexualité ressort surtout dans les histoires de cul des super nymphos (Audrey, Hugo et surtout Ingrid, la mante religieuse ultime). Quant aux couples mixtes, déjà, dans les premières années, on n’a même pas de Noir ou d’Arabe dans les séries. Puis vint le Miel et les Abeilles avec l’incroyable couple Marie (petite blanche bourgeoise) et Giant Coocoo, noir…et nain ! Mais les acteurs n’ont jamais échangé un baiser… On a ensuite un couple mixte dans une sitcom méconnue « L’un contre l’autre ». Dans Hélène et les garçons et ses avatars, Nathalie se tape un beau métis américain (mais plus par loi mathématique ou les 1 seuls se mettent forcément ensemble) puis blanc, blanc, blanc (même quand ils vivent dans les Antilles, ils côtoient quasi aucun Noir à part quelques figurants) puis ils nous sortent un Sri Lankais de nulle part qui sert d’hébergement à Hélène et Jeanne quand elles sont en galère avec Nicolas mais lui aussi aura sa petite blanche… Crystal, une prostituée.


Bref, je suis vraiment pas une spectatrice assidue de Plus Belle la Vie et vu que je comprends rien quand je tombe dessus, ça m’encourage pas… Puis je m’en fiche un peu en fait. Mais en ces temps de climat nauséabond où le racisme et l’homophobie s’assument sans complexe, voir un peu de mixité et d’homosexualité sans avoir l’impression que c’est juste pour un « alibi minorités visibles et tolérance », c’est déjà pas si mal

T’as reçu ton faire-part ?

Le mariage, c’est avant tout de l’organisation. Et faut gérer celle de tous les invités, surtout ceux qui omettent de répondre parce que boarf, on a le temps. Non, on n’a pas le temps, le traiteur veut savoir combien on sera et faut gérer l’hébergement… Bordel !

Tout commence par le faire-part. Vous avez votre liste d’invités avec toutes les adresses qui vont avec ? C’est déjà énorme. Donc vous choisissez un joli carton d’invitation assorti à votre thème, vous faites des tas « invité au repas », « pas invité au repas ». Puis avec une éponge, vous humidifiez what millions de timbres, mettez dans la boîte correspondante et c’est parti, on attend les réponses.

Et là, c’est le drame. Si certains vous répondent d’emblée en annonçant avec enthousiasme, vous avez les trainards soit :
– ceux qui estiment leur présence comme évidente et omettent de vois répondre (oui, j’avoue, ça, c’est moi)
– ceux qui ont noté de venir et ont oublié de le dire
– ceux qui sont célibataires mais ne désespèrent pas de dégoter un +1 avant la date limite de réponse (ça, c’est Ted Mosby).
– ceux qui ne viendront pas donc ne répondent pas, t’as qu’à deviner que leur silence est un non.


Oui se marier sans avoir passé son DU de voyance est légèrement audacieux…

Donc c’est parti pour l’opération relance. Pour les plus connectés, un mail fera l’affaire. D’ailleurs, c’est à se demander si on ne devrait pas éliminer les invités qui n’ont pas de mail (ok, on fait une dérogations pour les grands-parents. Enfin, les siens, j’en ai plus, moi). Coucou, tu viens, tu viens pas ? Non parce que sans vouloir faire ma lourdingue, le traiteur aimerait savoir combien de plats il doit préparer donc si tu pouvais te réveiller et me dire ce qu’il en est ? Non parce que si tu continues, on te filera les restes et tu mangeras sur le paillasson, merde à la fin ! Non mais c’est vrai, t’as juste un truc à gérer et tu le fais même pas, t’aimes ça me compliquer la vie ? Hein ? Hein ?

Et pendant ce temps là, l’horloge tourne et voilà que se pointe un incontournable du pré mariage : l’enterrement de vie de jeune fille.

Plane plus fort !

Autant vous le dire : mon mois d’octobre pue. Un peu normal pour un mois humide où toutes les jolies feuilles jaunes et rousses tombées au sol pourrissent et exhalent une odeur pestilentielle. Automne de merde. Donc fatalement, mon petit corps fragilisé par les coups de la vie (c’te pute) et une humidité record : je suis malade.

Week-end pourri, passons parce que ça m’agace d’avoir dû annuler mes plans alors qu’ils étaient signes d’un moral en hausse. Non, ma déprime, je suis priée de la savourer, option nez qui coule et corps qui tremble. Donc samedi soir, plutôt que de bitcher en joyeuse compagnie, je m’effondre sur mon lit, m’enroule dans ma couette et c’est parti pour une longue nuit que, malgré tout, j’affectionne : la nuit délirante.

Il faut savoir qu’en mode repos, mon cerveau déraille déjà pas mal. Sans doute est-il si heureux de s’ébattre loin de mes réflexions profondes qu’il s’en donne à coeur joie, me racontant des histoires sans queue ni tête. Je sais en général que je suis en train de m’endormir quand ma réflexion m’échappe et devient un joyeux bordel, le délire pré dodo. Mais là, en prime, je suis malade donc entre deux retournements-virage de couettes (ou rapatriement de celle-ci au vu de ma température interne oscillant entre peu et beaucoup trop), mon cerveau pense avoir pris de l’exta et me raconte d’étranges histoires. Samedi, par exemple, vu que je venais de regarder The Tudors, me voici épouse d’Henri VIII. J’ai pas trop situé quelle reine j’étais… Si j’ai bien saisi, je semblais être entre Anne Boleyn et Jeanne Seymour (donc une Reine qui n’a jamais existé). Mais bon, là, je me demande si je suis pas un peu victime de mon nouveau fantasme absolu, j’ai nommé Henry Cavill (gnaaaaaaaaaaa…)

Le week-end passe et je me réveille lundi à 6h30 (je n’arrive plus à dépasser les 6h de sommeil en semaine, quoi que je fasse) et là, c’est reparti pour 1h30 de délire, avec le générique d’Hollywood Girls 2 dans la tête (pour vous dire comme je souffre) et je sais même plus quoi. Au moins, je suis sûre d’une chose, je me suis pas prise pour une Hollywood Girl, ça prouve que je suis pas si atteinte que ça.

Sauf que le lundi, faut être opérationnelle et c’est parti pour la journée coton, celle où tu comprends rien à ce qu’on te dit, celle où tu planes à 100 000 mais que tu te raccroches désespérément à ton powerpoint en espérant ne pas taper trop de conneries dessus (ou du moins que les mots que tu utilises sont les bons) (non parce qu’à la cantine, j’ai pas toujours utilisé les bons mots quand je discourais sur le mariage homo. J’ai des conversations passionnantes… Enfin, je crois, je m’en souviens déjà plus trop).

Et en même temps, cet état de planage a quelque chose de divinement reposant. Rien ne te touche, tu réponds certes avec un délai de retard, tu as du mal à expliquer ce que tu veux dire. Mais tu es impérméable au stress, tu planes. Tu pourrais avoir le feu dans l’open space que tu prendrais ta veste avec un flegme admirable « Ah… Bon, ben je vais rentrer chez moi alors ». Et le tout sans aucun médoc (oui, ok, je me soigne à la juvamine parce que j’avais décrété dans un premier temps que j’avais rien de grave et au bout de 3 jours, je suis pas sûre que ce soit pertinent d’acheter du Fervex vu que le plus gros est passé, NORMALEMENT). Les émotions coulent sur toi mais tu tournes au ralenti, t’as pas le temps de les saisir. Ca offre un peu de repos, c’est pas si mal.

Puis en un sens, c’est assez amusant de voir la journée passer sans bien comprendre le déroulé des heures, en se réveillant de temps en temps pour se dire qu’il est déjà telle heure, taper des powerpoints sans avoir la moindre idée de ce qu’on raconte et de la cohérence des mots employés. Mais on avance. Le pire, c’est que je crois que le résultat n’est pas si mal… Peut-être que la vie me donne une petite astuce : pense moins ma fille, tu réussiras mieux.

En attendant, je vais me coucher. Avec de la chance, mon cerveau me reservira une fournée d’Henry Cavill.

PS : Je jure que j’ai essayé d’écrire un article un peu intelligent mais rien n’est sorti.