A la pas surprise générale, accueillons dans nos rang Lucas, qui sera donc le nouveau vingtenaire! Je rapatrie tous ses
articles ici. Les autres, je les laisse sur la vingtenaire academy ou je les rapatrie ici??
En attendant, si vous voulez retrouvez les aventures des perdants, vous pouvez lire leur blog (je remonterai l’article à chaque nouveau blog des candidats):
L’autre jour, je lisais le blog de lapinmalin qui évoquait la difficulté du premier baiser, ce que je ne peux qu’approuver. Qu’il est donc dur de se lancer, d’approcher ses lèvres de celles de l’autre en espérant qu’il ne se dérobe pas… Parce que franchement, le frisson d’excitation qui se transforme en frisson d’effroi, bof !
Si je fais la liste de mes premiers baisers, on peut les classer en trois catégories : le baiser dont monsieur a pris l’initiative, le baiser simultané et le baiser dont j’ai pris l’initiative. Ben en gros, si on cumule les deux dernières catégories, on arrive à… 3 premiers baisers. C’est nul. Bon, quand même, dans le lot, y a
Guillaume 1er, c’est un peu moi qui me suis jetée sur lui mais d’un autre côté, quand on le connaît, j’ai bien fait car on serait encore en train de moisir sur le canapé. Et puis y a eu Alex, aussi, seul cas de baiser simultané, sur le quai de la gare. Pour le reste, je n’ai rien fait, si ce n’est envoyer des signes autorisant le monsieur à m’embrasser. Mais c’est pas toujours facile d’envoyer des signes, il paraît même que les miens sont plus que flous. Cet été, j’ai flirté avec un mec maqué, comme je l’ai déjà raconté (oui, c’est mal, blabla). On se retrouve
dans un café, on boit un verre puis il me propose d’aller chez moi pour fumer une cigarette qui fait rire. Une fois la substance fumée, je m’arrête de parler et le regarde droit dans les yeux, genre « si tu veux y aller, là, c’est le moment ». Et là, il m’annonce qu’il a très envie de m’embrasser, je lui réponds que j’attends que ça ! Bon, bref, on en rediscute quelques temps après et il m’avoue qu’il pensait que je n’étais pas du tout intéressée vu que par moment, je fuyais son regard (alors qu’en fait, je ne quittais son regard que pour boire mon coca).
Parce qu’il y a deux façons de provoquer un baiser, selon moi. Se jeter sur l’homme et lui envoyer des signaux. Moi, j’use et j’abuse de la deuxième
technique et vu les résultats, elle marche plutôt bien (si le monsieur est intéressé, hein !). Je m’applique à regarder l monsieur dans les yeux (sauf quand je bois mon coca), à pousser des petits soupirs, à caresser mes cheveux et tout ça. En gros, l’air de rien, je dis : « tu vois, là, si tu m’embrasses, je te laisserai faire ».
Mais bon, y a des fois où il faut brusquer les choses parce que tous les mecs ne font pas le premier pas. On ne peut pas le leur reprocher. Après tout, vive l’égalité des sexes. Bon, moi, très franchement, je sais jamais brusquer les choses. D’abord parce que ce n’est pas toujours facile de savoir si le monsieur est motivé ou pas et je préfère que ce soit lui qui se prenne un râteau que moi. Oui, j’ai une réputation à tenir, moi, je peux pas trop me prendre de râteau. Déjà que je vomis devant un mec choupi, hein ! Quoi qu’un bon vieux râteau, ça fait toujours un article rigolo. Bon, bref, maintenant, faudrait que je prenne un peu le taureau par les cornes et embrasser un mec si j’en ai envie. C’est pas
compliqué je m’approche, je tends les lèvres et je vois. Sauf que bon, vu ma taille, faudra qu’on soit assis sinon, on n’y arrivera pas. Enfin, la dernière fois que j’ai voulu prendre l’initiative, c’état avec Cyril et il m’a devancé, finalement.
Mais, déjà, avant se de lancer, il faut sentir le bon moment. Et alors là, bonjour l’angoisse. Non mais c’est vrai, comment savoir que c’est le moment et surtout que ça l’est pas. Petite mise en situation (ça faisait longtemps, hein ?). Bon, je suis avec Sergueï, le divin voisin molto bono, on discute sur le canapé après une
délicieuse soirée, mon regard navigue de ses yeux de braises à sa bouche sensuelle, je suis tellement collée à lui que pour être plus près, je dois lui grimper dessus mais il réagit pas. Bon, ok, c’est à moi d’agir. Bon, il est en train de me parler de sa Slavie natale (je sais, c’est pas un pays mais le slave, je trouve ça sex comme langue et les mecs qui vont avec aussi), je n’écoute
que d’une oreille, pensant que j’ai très envie de lui, qu’il est beauuuuuuuuuuuuu et que je me demande s’il parle slave quand il fait l’amour et rien que d’y penser, je suis en train de dévaster ma culotte. Bon, alors, il va falloir que je me lance. Bon, il arrête de parler oui ? Il voit pas que je lui souris niaisement et que je préfère parler de sa Slavie plus tard ? Ohlala, il est passionné, dis donc. Bon, alors, soit je lui saute dessus et l’embrasse pour lui clouer le bec, soit j’attends une ouverture. La première tactique est risquée mais ça peut marcher, Reno l’avait fait avec moi mais bon, le monsieur n’est pas obligé d’apprécier que je le coupe pendant son exposé touristique. Et puis faut pas se rater à se jeter sur quelqu’un. Non parce qu’imagine, lecteur, je me penche pour l’embrasser (enfin, moi, je me penche pas, je lève la tête pour mais t’as compris) et là, il tourne la tête et pif, ça tombe sur la joue et c’est un peu ridicule. Au mieux, il rit et ça passe, au pire, tout le monde est gêné et je déménage.
Alors attendons une pause. S’il en fait une. Non parce que la situation géopolitique de la Slavie, ça m’intéresse mais pas à ce moment-là. Et s’il ne
s’arrêtait jamais. Donc je ne fais rien et la soirée se termine sans baiser. Et s’il le faut, Sergueï repartira en Slavie ou il se trouvera une nana plus entreprenante et là, je m’en voudrai à mort de pas l’avoir embrassé… Car après tout, ne vaut-il mieux pas un bon vieux râteau qu’un « mais s’il le faut, lui aussi, il voulait que je l’embrasse ! » qui va me turlupiner longtemps.
Bon, allez, la prochaine fois, je me jette à l’eau. Si le monsieur m’en laisse le temps !
(Ou l’art de réécrire deux fois le même article puisque la version 1 de cette article est passé de deux pages word à un code bizarre)
Comme tu le sais lecteur (ou pas), en ce moment, je suis chez mes parents pour des vacances que je qualifierai de saines. En 15 jours, j’ai fumé deux clopes (offertes gracieusement par Guillaume 1er après que je les lui ai réclamées, ce qui ne l’a pas empêché de m’offrir la crêpe et le café que j’avais consommés. Comment voulez-vous que je retrouve un mec à la hauteur après ça ?), je me suis couchée tôt et levée tôt (ou presque), j’ai appris à tricoter et même que je suis pas mauvaise (enfin, je comprends rien au point à l’envers mais le point à l’endroit, je maîtrise trop !), j’ai dit des vérités à des amis pour leur bien, j’ai retrouvé mes livres de QCM de culture G, j’ai partagé mon lit une place avec deux chattes (toi aussi, attire les pervers de google), je me suis coupée les cheveux assez courts et c’est joli, j’ai rencontré ma petite cousine de 4 mois et là, j’apprends à écrire un article alors que Kenya est perchée sur mon épaule et s’appuie contre ma tête tout en balançant sa queue devant mon nez (toi aussi, attire les pervers de google). Des vacances saines, donc, qui vont tout à fait dans le sens de ma résolution de la rentrée : halte à ma déchéance.
Cet été, j’avoue avoir déconné et pas qu’un peu. Trop de substances licites et un peu illicites (mais en vente libre dans tous les sexshops) et vous perdez une heure de votre soirée. Oui, début août, j’ai trop abusé et me voilà soudain, au milieu d’une boîte, me demandant ce que je pouvais bien foutre là, tant je me sens soudain en décalage avec les gens, plus du tout en phase. Je rentre aux toilettes pour vomir, il est 5h. J’en ressors quelques minutes plus tard, il est 6h15. Ok, il s’est passé une heure entre mon entrée dans les toilettes et ma sortie et je m’en souviens même pas. Bon, ça fait toujours plaisir de voir que les gens se sont beaucoup inquiétés pour moi ! Bon, je rentre et là, j’ai envie de pleurer. Je me dégoûte. C’est pitoyable ! Voilà, je me suis mise la tête à l’envers et qu’est-ce que ça m’a apporté ? Vomissure, semi coma éthylique, gueule de bois et teint crayeux. Ok, plus jamais ! Depuis, j’ai eu deux soirées un peu alcoolisées (dont une où j’ai fini par lécher une vitrine donc là, c’est définitif, j’arrête). Et mine de rien, je ne m’en porte que mieux.
J’ai une théorie. Oui, en plus des métaphores foireuses et des digressions, je suis la reine des théories. Donc ma théorie dit que nous sommes les artisans de notre propre bonheur ou malheur, c’est selon. Moi, ma vie, en ce moment, elle est pas mal mais pas parfaite. Je viens de terminer un livre « Les yeux jaunes de crocodiles » de Katherine Pancol, un petit roman bien sympa qui illustre parfaitement la sentence de Sénèque (d’ailleurs citée dans le livre) : « Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on n’ose pas, c’est parce qu’on n’ose pas que c’est difficile ». Donc moi, je veux un vrai travail. Je veux stopper cette période de transition que je connais depuis un an parce qu’à force de transiter, je suis plus très sûre de ma destination finale. Voilà, j’en ai bien profité, je me suis bien éclatée mais ça suffit maintenant. Gardons l’alcool pour les fêtes, les vraies, pas les « tiens, si on se bourrait la gueule ce soir parce que c’est samedi et qu’on n’a rien d’autre à foutre ? ». Non, moi, je ne bois plus pour boire, c’est fini. Mon foie m’en remercie, d’ailleurs !! Ma vie, je la vois à longue échéance. Pour le moment, j’ai un grand projet à réaliser, j’ai un boulot à trouver et si au passage, je tombe amoureuse, ben, ce sera tant mieux. Et ça arrivera forcément. Parce que le bien attire le bien, logique. Donc ce n’est pas en passant une soirée à boire pour oublier la vacuité de ma vie et des personnes environnantes qui me racontent leur dernière sodomie, alors que très franchement, je m’en fous de la vie sexuelle des autres (surtout des détails), que je vais aller de l’avant. Franchement, après cette soirée où j’ai perdu une heure, j’avais envie de tout plaquer et de me tirer de là. J’ai envie de passer des soirées calmes à discuter de tout et de rien autour d’un verre (même que des fois, y a pas d’alcool dedans), de refaire le monde parce que ça fait plaisir même si ça sert à rien, regarder un film sympa… Bref, me coucher en me disant que c’était une bonne soirée et que je suis contente de l’avoir passée et pas « putain mais qu’est-ce que je foutais là ? ».
Donc, voilà, maintenant, il est temps de devenir adulte et responsable. Alors, maintenant, tu vas me dire : « et pour les mecs ? ». Bah, là, je change pas d’un iota. Parce qu’après tout, quand je regarde mes dernières aventures, je ne regrette rien : des agréables moments avec des mecs qui me plaisaient (et même que des fois, ils étaient tellement beaux que j’aurais pas cru qu’ils pourraient s’intéresser à moi), avec qui j’avais un bon feeling. Je n’ai rien provoqué, je ne suis pas allée les chercher sur meetic ou autres, ce ne sont que des hasards de la vie. Alors c’est vrai qu’idéalement, j’ai envie d’un amoureux, un vrai mais bon, en attendant que ça arrive, autant ne pas bouder son plaisir si l’occasion s’en présente. Après tout, peut-être que dans le lot, y aura L’Homme, qui sait ?
PS : Voilà ma nouvelle coiffure et comment je suis obligée de travailler les trois quart du temps, avec un chat greffé sur le bras. Même pas je mens!!
J’ai une nouvelle passion dans la vie. Oui, je suis une fille qui adore s’occuper les mains (sans mauvais jeu de mots) donc après les crocodiles en perles au primaire, les bracelets brésiliens au collège et lycée, les bijoux en perles en fac et maintenant, j’ajoute le tricot. Non, ce n’est pas pour canaliser mon énergie sexuelle comme dans Grey’s Anatomy. Moi, mon énergie sexuelle, je préfère l’évacuer avec des hommes quand je peux, c’est beaucoup plus sympa. On se moque pas, comme dirait Lil, c’est « trenshouille », toutes les filles à New York le font alors pourquoi pas moi ?
Il y a deux ans, j’avais acheté le manuel, il y a 10 jours, je m’y suis mise. J’ai acheté la laine, piqué les aiguilles taille 3,5 à ma maman, j’ai posé mon petit cul sur le canapé et j’ai ouvert mon manuel. Un : le nœud coulant. Okayyyy, j’ai compris. Je fais mon nœud. Etape 2, le montage. Bon, le livre donne trois méthodes. La première, je comprends pas. La deuxième… heu… La troisième ? Bon, ok, je sors ma botte secrète : « maman, je comprends pas ! ». Hé oui, avant de commencer, je m’étais munie d’une maman connaissant le tricot. Bon, elle me fait quelques mailles et je finis. Ouais, j’y arrive ! Bon, maintenant, apprenons le point à l’endroit. Je comprends rien sur le livre. « Mamaaaaaaaaaaaan ! ». Bon, elle me montre et décide de m’apprendre le point à l’envers dans la foulée histoire de finir la ligne proprement. Sauf que moi, le point à l’envers, j’ai beau faire, je comprends pas. Moins je comprends, plus je rigole. Du coup, ça donne de la patience à ma mère parce que, ça, c’est de famille, on n’en a jamais beaucoup à la base.
Bon, je tricote, tricote, mon échantillon s’allonge… Et s’évase. Sur le coup, je me dis que c’est normal, c’est parce que les mailles sont étalées sur l’aiguilles mais une fois les mailles lâchées, ça va faire un carré. Heu… Non, ça reste un trapèze. « Maman, c’est normal ? » Ok, vu comme elle se marre, ça l’est pas. Bon, je laisse vite tomber cet échantillon et au vu du résultat, je me dis que je pourrai en faire une jupe pour Barbie clocharde.
Deuxième tentative, ça va mieux, j’ai abandonné le point à l’envers vu que j’ai pas capté, j’avance, j’avance, je fais presque plus d’erreurs, héhé. Mais ce deuxième essai a été arrêté précocement à l’insu de mon plein gré. Un matin, je me lève, je descends et en ouvrant les volets, je vois de la laine par terre. Oups ! il semblerait que Kenya et la chatonne de ma mère se soient éclatées. Bon, y en a dans le salon, la salle à manger, autour des chaises… Oh le bordel ! Je ramasse et là, je constate que mon fil est cassé peu après ma dernière maille. Bon, fin de l’échantillon 2, j’entame le 3ème. Pour le moment, il ne lui ai rien arrivé, croisons les doigts !
Bon, vous allez me dire, ça sert à quoi ? Franchement à rien pour le moment. Un pull, c’est super long à faire et j’ai pas le niveau, loin de là, j’ai pas de bébé à vêtir, je ne compte pas habiller Kenya (non mais et puis quoi encore !). Ca sert juste à m’occuper quand je regarde la télé parce que je déteste regarder la télé sans rien faire d’autre ou ça m’occupe les doigts pendant que je rêvasse. Bref, les travaux manuels, j’adore !
[C’était pas du tout l’article que j’avais prévu pour aujourd’hui mais celui que j’avais écrit s’est perdu dans les méandres de ma clé USB]
Parfois, dans ma vie, j’écoute de la musique. J’adore ça, j’adore chanter, j’adore que mon espace s’emplisse de ce doux bruit mélodieux, j’adore découvrir de nouveaux artistes et je maudis les transports en commun de Paris de faire trop de bruit pour que je puisse écouter tranquillement mon ipod. Du coup, je lis, c’est pas plus mal. Mais là n’est pas le sujet.
J’avais rédigé un article il y a quelques temps sur la musique, B. O de ma vie. Je sais pas si vous avez remarqué mais quand on déprime, on n’écoute que des chansons qui vous rappellent votre déprime, justement. Comme si tous les chanteurs du monde entier trouvaient les mots qu’il faut pour bien appuyer là où ça fait mal. D’ailleurs, la plupart me servent de pseudos MSN. Suite à ma dernière rupture qui m’a mise pas mal K.O, tout semblait parler de mon histoire. Quelques extraits, au hasard :
Etyl (elle, elle me fait tellement penser à lui que j’arrivais même plus à l’écouter à une époque)« J’ai continué à croire, pauvre idiote que le temps resterait notre andidote, j’ai fait ce que j’ai pu pour t’apaiser, c’n’était jamais suffisant, jamais assez » (Naoiq), « Si parfois, je suis fragile, c’est que, j’ai réussi à garder en mémoire ton visage immobile et mes souvenirs fanées. Souvent ce que tu aurais dû être me manque »(Désolée), Marc Lavoine « Je me sens si seul, tu me manques trop »(je connais pas le titre de la chanson), même Patrick Fiori « que tu revieeeeeeeeennes, je ne m’y attends plus, des jours et des semaiiiiiiines… »(je connais pas non plus le titre de la chanson). Bon, pour notre ami corse, je précise que c’est la faute de ma sœur. Oui, ma sœur déteste cette chanson car elle l’écoutait à l’époque où Anthony était parti et ça lui faisait trop penser à sa propre histoire. Bon, bref, chacun a ses chansons déprime, vous avez compris le topo. De la même façon, quand j’aime, j’ai l’impression que toutes les chansons mettent des mots sur ce doux sentiment qui me renverse. Anaïs : « Oh oui je t’aime, je t’aime à en crever… tes pneus pour que tu restes là. Je n’aime que toi, je t’aime à en pleurer. Mes yeux ne jurent que par toi […]Mes rêves m’éloignent de ton corps, j’ai peur de perdre ton odeur. Et même si je te serre très fort, je ne peux m’empêcher d’avoir peur. Où est ton corps lorsque tu dors, où est ton cœur ? »(je t’aime à en crever), Ariane Moffatt : « J’comprends plus ce qui m’arrive, j’perds le contrôle, ça me fait rire. J’comprends plus bien mes désirs, tu m’attires et j’me tire dans ton point de mire »(Point de mire), Lara Fabian : « Je t’aime, je t’aime, je t’aime-MEUH ! » (Je t’aime), Johnny « Que je t’aime, que je t’aime, que je t’aime… » (Que je t’aime). Oui, bon, ok, les deux derniers, ils étaient faciles mais c’est pas ma faute à moi, si les gens chantent plus des chansons d’amour tristes que gaies.
Bon, pourquoi je te raconte tout ça, lecteur ? (t’es toujours là ?) Ben, en fait, en plein spleen « écoute des chansons qui me remue le couteau dans la plaie parce que je l’aime-euh (et que c’est pas réciproque) », je me suis dit la chose suivante : en fait, si tant de chansons me correspondent, c’est parce que je vis la même chose que les autres. Elémentaire, ma chère Nina. A 26 ans, il était temps de se rendre compte que ta vie n’avait rien d’exceptionnel, fillette. Bon, c’était pas une révélation en soi mais mon chemin de croix, des tas de gens ont eu le même, en fin de compte. Pourtant, quand on est en pleine rupture, à passer ses journées à faire monter les actions de Kleenex et à mettre du mascara sur les draps (oui ben, c’est pas ma faute si en me maquillant le matin, j’avais pas prévu que j’allais pleurer l’après-midi et en mettre partout), on a l’impression que personne ne comprend ce que l’on ressent. Dans les faits, c’est vrai, quand on m’appelle et que je pleure, on me comprend pas « A….a…i…ou…bouhouhouhou ! » « Heu… Je suis désolé mais j’ai rien compris… ». Plus sérieusement, quand on est malheureux, on a toujours l’impression que les autres comprennent pas, qu’ils font semblant de compatir mais qu’au fond, ils s’en foutent de vos problèmes. Ne nie pas lecteur, je le sais que toi aussi, t’as pensé ça. Sans doute parce que quoi que nos amis fassent, ils ne peuvent pas panser ces plaies-là. Après tout, que faire quand un ami a le cœur en mille morceaux, que leur amour a dansé la gigue dessus avant de claquer la porte hein ? Les écouter, oui. Les divertir, oui. Mais ça répare pas forcément les cœurs mais on ne peut guère faire plus, on va pas forcer l’ex à revenir avec notre ami. Surtout si on le supportait et qu’on se dit qu’une fois les larmes séchées, notre ami se rendra compte que cette rupture était la meilleure chose qui soit.
Pourtant, si je regarde dans mon entourage, je ne connais pas une personne qui n’a jamais souffert d’une rupture. Mais vraiment souffert genre je passe tellement de temps à pleurer que j’ai pas pissé depuis trois jours. Et c’est normal. Chacun réagit à sa manière, certains s’étourdissent pour oublier et font en sortes de ne surtout pas se retrouver seuls, d’autres s’enferment totalement dans leur grotte. Chacun sa méthode, je pense pas qu’il y en ait une mieux que l’autre. Mais quoi qu’on fasse, quand on se retrouve seul, on a l’impression que personne ne nous aime, que nous sommes délaissés etc. On écoute ces foutues chansons en pleurant, on se la joue « film dramatique avec B.O ». Pourtant, si ces chansons mettent si bien des mots sur nos maux (oooooooooh !), c’est bien que ce que l’on vit n’a rien d’exceptionnel, non ? Objectivement, tout le monde s’est ramassé en amour et peu en sont morts. Donc on pleure un bon coup et on va de l’avant : après tout, sur un album, il n’y a pas que des chansons tristes.
L’autre jour, je lisais un blog voisin et néanmoins ami (celui de Lilvirgo, pour pas le nommer) sur lequel j’ai lu un débat sur la vengeance (suite à une rupture), ce qu’il était
bon ton de faire ou pas. Bon, et ben moi, ça m’a inspiré, voici le résultat de ma réflexion.
Bon imaginons que quelqu’un vous blesse, de préférence votre moitié qui vient de vous larguer comme une vieille chaussette malodorante et trouée. Forcément, vous le prenez un peu mal, c’est naturel. Donc après les larmes vient la colère et là, vous avez envie de lui décalquer sa tête à ce bâtard de sa race (oui, c’est fou comme la colère favorise la vulgarité). Et c’est là que pointe l’envie de se venger, de taper là où ça fait mal, c’est-à-dire sous la ceinture. C’est fou comme des personnes plutôt douces et sereines peuvent se montrer perverses en cas de vengeance. Tu as voulu voir mon mauvais visage ? Et bien tu vas souffrir !
De façon tout à fait personnelle, je n’ai pas le goût de la revanche car je ne suis pas très rancunière. Soit je réagis de suite (et je ponds des articles assassins, par exemple), soit je laisse pisser. Or avec le temps, ma colère s’apaise d’elle-même et je ne vois plus l’intérêt de se venger. Parce que je suis une personne très snob, je ne trouve personne digne de ma haine. L’indifférence est parfois une réponse bien cruelle aux provocations de certains. Pourtant, des idées de vengeance, j’en ai. J’ai été tentée à une époque de laisser des mots doux dans les chiottes du Marais genre « je suce au 06 .. .. » à un petit con à qui ça aurait fait les pieds. Mais comme j’avais effacé son numéro de mon téléphone et que je pense pas toujours à avoir un marqueur dans mon sac, je ne l’ai point fait. En plus, j’aurais jamais su si ça avait marché ou pas, c’est frustrant quand même. Yojik avait suggéré sur le blog de Lil de laisser le numéro de portable de l’indélicat sur le site pour qu’on lui envoie tous un petit texto d’insulte… Tiens, idée remarquable mais :
– est-ce une bonne chose d’impliquer des lecteurs innocents dans un bête processus de vengeance
– est-ce que ça aurait marché ?
– est-ce que j’aurais pas eu des soucis avec la loi parce que je divulgue un peu des données persos et je suis pas sûre d’avoir le droit, surtout si c’est pour que monsieur (ou
madame) reçoive 50 textos du genre « t’as une petite bite, sale bâtard de ta race » (oui, nous sommes toujours en colère donc toujours vulgaire).
Pourtant, la vengeance, vile et débile, ça fait du bien, ça soulage. Quand l’autre empaffé a annulé notre week-end entre amants pour le 15 août, j’ai été tentée de lui envoyer des textos aux heures où il était avec sa dulcinée mais je l’ai pas fait car la pauvre fille ne m’avait rien fait, pas la peine de l’impliquer là-dedans. Puis il méritait pas que je m’énerve pour si peu (même si je paie pas les textos donc ça m’aurait rien coûté). Ben oui, moi, la vengeance, elle n’a jamais lieu parce que finalement, si je le fais pas de suite, je n’y pense plus. Je préfère garder ma rancune pour les gens qui le valent bien et ils sont pas très nombreux. Et puis la vengeance peut provoquer un cercle vicieux dont on se passerait bien. Je me venge, tu te venges, je me re-venge, tu te re-venges… Youpi, on est partis pour 10 ans, là ! En plus, ça monte toujours en puissance. Une petite vengeance entraîne une vengeance un poil plus grosse, qui entraîne une réponse un peu plus importante… Jusqu’à ce qu’à la fin, ce soit la guerre totale et meurtrière sans qu’on ne se souvienne plus vraiment ce qui a entraîné tout ça. Donc, petit conseil : si vous voulez vous venger de quelqu’un, évitez les personnes que vous aimez bien car vous risquez de les perdre.
C’est toujours ce qui me retient de pratiquer une vengeance dure et implacable : le risque que ça dégénère en guerre des nerfs (allitération en « ère »). Parce que,
moi, je suis une fille qui aime la vie, les papillons, les étoiles, les feuilles et même les loutres parce que c’est trop mignon. M’engueuler avec quelqu’un, ça doit être sur le moment, ça dure un quart d’heure et on n’en parle plus. J’ai pas envie de passer mes journées à ruminer ce que cette pétasse trop conne ou ce bâtard de sa mère qu’a couché avec le facteur (souvenons-nous que nous ne sommes pas fins dans ces moments-là) m’a fait et essayer de leur rendre la monnaie de leur pièce. J’ai pas le temps et ça fait longtemps que j’ai quitté la maternelle. Et puis surtout, après, je m’en veux. Pas d’avoir été salope mais de m’être montrée aussi petite que celui dont je me venge. Oui, sur le coup, ça m’a fait du bien, c’est vrai. Mais maintenant que je me regarde dans la glace, je me trouve un peu minable. Cette personne ne mérite même pas que je lève un cil pour elle alors se torturer l’esprit pour mettre en place une vengeance implacable, non, tu aurais mieux fait de t’abstenir. C’est finalement plus jouissif de regarder des personnes vous provoquer et ne pas leur répondre, les regarder faire avec un petit sourire en coin, comme on regarde un chiot essayer de bouffer notre pantalon. Parce qu’après tout, la vengeance, c’est un investissement en terme d’énergie de temps et d’énergie. Et moi, je veux pas les gaspiller pour n’importe
qui.
PS : Si certains se le demandent, oui, j’ai hésité à foutre un vrai numéro dans cet article, pour voir… Mais je suis restée sage !
Des fois, j’allume ma télé et je tombe sur des émissions de type talk show où on vient en aide aux gens. En fait, je n’en vois que sur TF1 mais j’avoue que je n’aime pas vraiment ce genre d’émissions donc je dois en rater pas mal. Mais bon, c’est pas grave, on va faire avec ceux que je connais, à savoir Sans aucun doute (ou les péchés capitaux, il me semble que c’est pareil) et Y a que la vérité qui compte. Parce que des fois, la télé, c’est que du bonheur, comme dirait Arthur, Benjamin Castaldi ou Nikos.
Bon, je regarde rarement et en fait, j’ai découvert lundi que ça reprenait, y avait Grey’s anatomy, avant, c’était mieux. Et puis, en plus, ils ont viré la fille qui faisait l’hôtesse mais ils font toujours les reportages avec une nana qui se la joue Pascale Clark avec de la poésie écrite par un gamin de CE2 : « ils sont tous deux et deux, ça rime avec amoureux. Tout va bien sous le soleil de Nice où dore leur bonheur. ». Enfin, voilà. Des fois, je me demande qui peut passer dans ce genre d’émissions. Parce que, perso, on me convie là, j’y vais pas : si on a quelque chose à me le dire, c’est pas la peine de le faire devant des milliers ou millions de spectateurs. Surtout que si vous ouvrez pas le rideau, vous passez pour la méchante garce sans cœur. Mais peut-on reprocher à une nana de pas vouloir sortir avec son marchand de journaux à qui il manque une dent et qui a les cheveux naturellement huilés ? Mais bon, outre les déclarations d’amour foireuses, il y a la partie « retrouvailles ». Imaginons que je décide de retrouver mon démon tentateur parce que, tiens, je rêve ma vie et que je connais son nom et prénom, contrairement au mec au briquet. Bon, il faudrait déjà que je fasse la démarche, que le monsieur vienne et encore, une fois sur place, faudrait pas que je me prenne un merveilleux : « non mais j’ai une copine, je peux pas sortir avec toi ! ». Enfin bon, je le ferai jamais mais potentiellement, la télé pourrait me rendre heureuse, pour peu que j’ai pas peur de me prendre un râteau devant des milliers ou millions de téléspectateurs.
Mais le summum de la télé justicière, c’est quand même Sans aucun doute avec notre ami Julien Courbet, défenseur des petites gens. En fait, j’avais un peu oublié cette émission, suis retombée dessus vendredi dernier. Ah oui, la justice expéditive de TF1, c’est encore mieux que Cas de divorce ! C’est quand même fou qu’une émission de télé passe avant la justice parce que dans les faits, c’est ça. Prenons un cas au hasard : moi. Bon, si jamais je décidais d’assigner mon proprio qui m’a pas remboursé un centime sur mes chiottes (et en plus, mon père a payé les 80 euros que je refusais de payer) ou l’asso qui m’a pas encore payée mes 600 euros (mais je leur ai envoyé un mail incendiaire vendredi et comme de par hasard, Simon m’a rappelé mais comme j’étais avec Guillaume 1er, j’ai pas décroché), non seulement ça me coûterait du temps mais aussi de l’argent. Et oui, il faut bien payer les avocats, c’est normal, ils ne vivent pas
de l’air du temps. Mais bon, grâce à Julien Courbet, je squizze tout ça ! Je vais voir M. Courbet, je pleure un peu sur le plateau, des avocats sur place se mobilisent pour moi et hop, tous mes soucis sont réglés !
Par exemple, quand je regardais, deux bonnes femmes avaient des soucis avec leurs locataires qui payaient pas le loyer. Ennuyeux en effet. Bon, l’équipe tente une conciliation téléphonique, c’est le grand moment de l’émission en fait. Courbet, il est fort, il a réussi à donner une image à du son (le téléphone) et à mettre en scène l’appel en lui-même. Pour ceux qui n’ont jamais vu, je vous décris un peu. Courbet dit : « Nous allons appeler ces personnes pour tenter de parvenir à une conciliation. Régie, composez le numéro ! ». Là, il tend le doigt vers la caméra et ça lance un petit jingle à base de son de touches (il est atroce ce jingle), on voit des gens en régie avec des micro-casques sur la tête. Bon, ça sonne « biiiiiiiiiip, biiiiiiiiiiip ! Allo ? » Alors, au début, ce sont les gens qui viennent se plaindre qui parlent genre « non, non, on n’est pas à la télé » et si ça
s’envenime, ce qui arrive souvent, Julien Courbet intervient. Et là, c’est grandiose, on assiste d’abord à une volée d’insulte « Non mais qu’est-ce que tu m’veux connard ? C’est pas toi qui fait la loi ! Va te faire fout’ ! Tut-tut-tut ». Oui parce que la personne raccroche en général mais elle s’est tellement énervée qu’on a bien entendu les postillons s’écraser violemment contre le combiné. C’est concept : c’est l’émission de télé qui active l’imagination, on les voit les postillons, on sent le décor autour, on imagine le beauf de base, le même qui
a témoigné dans Droit de savoir la semaine dernière pour dénoncer le prix prohibitif des loyers (comme je parle bien quand je m’y mets, vous sentez la journaliste, là ?). Bon, après ce premier échec, on se démonte pas, on envoie les journalistes sur place. Une voix off nous explique tout, on filme même les gens sur le plateau qui attendent une réponse. En gros, c’est pas du direct et on s’en vante ! De l’autre côté, Julien, il est gentil mais il allait pas me faire croire qu’à 1h du matin, il arrive à avoir la CAF et une agence immobilière au téléphone !
Bon, on filme les journalistes qui se font refouler par les locataires toujours très courtois et on revient en plateau. Les avocats expliquent que là, avec la trêve hivernale qui s’en vient, on ne peut plus faire expulser les locataires car le temps d’instruire le dossier, il sera trop tard. Oui parce qu’à TF1, ils passent par-dessus de la justice au max mais arrive un moment où il faut quand même s’adresser aux instances compétentes (ouf !). Ceci étant, en un coup de fil, ils ont réussi à demander à la CAF de verser les allocs logement aux propriétaires et non plus aux locataires. Bordel, moi, ça fait trois mois que j’attends qu’ils me versent mon ALS (surtout que je suis chômeuse maintenant).
En fait, tout ça me gonfle. Bon, encore, Y a que la vérité qui compte, si ça amuse les gens de se prendre une honte en public, je m’en fous. Et les petits textes poétiques de CE 2 sont marrants. Mais les trucs genre sans aucun doute qui passent par-dessus la loi pour régler des problèmes, je suis moins d’accord. Bon, c’est bien pour les gens qui en bénéficient, surtout qu’en général, ce ne sont pas des gens très dégourdis, qui découvrent un peu les rouages d’une justice implacable (ooooooh !) mais ce qui n’est pas forcément juste, c’est que l’émission
prend FORCEMENT le parti de celui qui est sur le plateau. Comme si la volonté de passer devant une caméra donnait forcément une légitimité. Parce que mine de rien, il me semble que ces procès télévisuels sont basés sur la bonne foi de celui qui passe à la télé, il n’y a aucune preuve juridique. A ce compte-là, c’est facile de foutre la pression sur des gens dont le seul tort a été de saisir la justice plutôt que la télé.
Yen a que ça intéresse. Si,si, je le sais. Certains d’entre vous veulent savoir que j’ai failli leur parler du concept de connard qui fait semblant de ne pas m’voir dans le couloir. Yen a qui veulent savoir que j’ai vaguement hésité à leur parler du rôle que le Nutella joue dans ma pharmacie de l’âme. Voila, ça c’est dit et maintenant que j’ai bien foiré mon chapeau à cause des curieux, je peux me permettre de leur poser une devinette pour faire style on est quand même potes regarde j’te fais un article interactif de malade. Alors zou, devinette : savez-vous de quoi je vais vous parler cette semaine ?
C’est marqué dans le titre, bande de nases.
C’est bien fait, fallait pas me chercher. Venons en au sujet maintenant. Il y a un mois, j’ai acheté un nouveau mobile et la vendeuse m’a demandé si elle pouvait enlever son sous tif la pellicule protégeant l’écran. Cette question m’a choquée. Il est donc des personnes qui ne sont pas en symbiose parfaite avec leur portable. Je me suis alors dit que j’allais vous poser la question. Est-ce que vous enlevez le plastique protecteur sur les appareils électroniques que vous achetez ? Tiens prenons un produit à portée de toutes les bourses, un produit que tout le monde achète tous les jours : l’Ipod. C’est maintenant de notoriété publique qu’il se raye comme un parquet sous les dents de notre ministre de l’intérieur. La question est donc : Faut-il profiter de son Ipod en enlevant la pellicule et vivre avec le risque foufoufou de le rayer un peu beaucoup mais passionnément ? Ou bien faut-il maintenir la pellicule et avoir toujours une séparation entre soi et l’objet, une cellophane avec de petites bulles d’air qui nique totalement l’esthétique sobre et nacrée du produit… Pour moi c’est un choix politique, un choix de vie. C’est comme Gérard, le Bon Père de Famille, cadre sup qui a les moyens, qui enlève les enjoliveurs de sa bagnole pour ne pas les abîmer et revendre la gégémobile plus cher plus tard. Mais enfin, Gérard, ta voiture elle est moche comme ça. A quoi bon acheter une belle automobile si tu ne profites pas de sa beauté initiale ? Enfin quoi Gérard, ne te rends tu pas compte que tu repousses ton bonheur en repoussant l’enjoliveur ? Tu es débile, Gérard.
Aujourd’hui c’est déjà demain.
Alors bien sûr… Il y aura toujours Raoulette, la grognasse qui aime polémiquer, qui va me dire que Gérard n’est pas débile, qu’il a raison d’être soigneux avec son automobile : si ça se trouve Gérard il n’en a rien à faire de cet objet utilitaire qu’est une pauvre voiture et il est très heureux avec sa voiture moche (et elle rajoutera que, moi, pauvre matérialiste, je ferai mieux de la fermer avec mes considérations esthétiques snobinardes). Bah oui Raoulette mais vois tu on s’en fiche de ton avis car la question n’est pas là. Ipod ou bagnole, la question reste la même : faut il profiter du temps présent ou espérer constamment un meilleur futur ? Eh oui, la voila la morale de la Cellophane du NaillePode. D’aucuns diront que c’est encore un débat à la con et que mis à part les 0,0001% de lecteurs qui croient au paradis et à l’abstinence terrestre tout le monde veut être heureux tout de suite. Bah non justement : j’ai autour de moi plein de personnes, plus ou moins proches, qui n’osent pas jouir ou plus simplement être heureux. Vieux relent de christianisme ? Comment peut-on expliquer ça ?
Pour moi c’est sans pitié : j’enlève la protection. Parce que si je paye 240€ mon Nano c’est bien pour profiter de sa beauté et que ladite beauté ne soit pas édulcorée ou gâchée par une protection. Idem pour mon téléphone. Et les pochettes de protection en cuir de rat vendues la peau du cul c’est hors de question aussi. Franchement, vous ne trouvez pas qu’il y a déjà trop de pellicules dans le monde ? Quand on fait l’amour, quand on parle à certaines personnes circonspectes qui enrobent leur propos, quand on lit ses boites de conserve qui superposent des couches et des couches de défense juridique au cas où le méchant cassoulet aurait envie de rendre malade son acheteur. Les exemples sont légions. On se surprotège, on dresse des barrières, on stérilise, on édulcore. Je vous laisse donc sur cette question, facile à première vue, mais intéressante tout de même, surtout pour ceux qui gobent tous les soirs le JT de TF1 : le « vrai » est il un concept terroriste aujourd’hui ?
Avez-vous remarqué que c’est toujours lorsque vous ne vous sentez pas bien , que vous auriez besoin d’un peu de réconfort même si pour rien au monde vous ne l’avoueriez , même pas si c’était Heather Graham qui vous demandait ce qui ne va pas (bon , si , ok pour Heather Graham) , que vous vous retrouvez dans la situation de devoir remonter un pote qui également a des soucis problématiques ?
Pas de contestation : ce n’est pas un pléonasme . J’ai tellement de soucis que je suis bien obligé de les regrouper en catégories , les autres étant soucis annexes (par exemple mon pharaonique découvert) , soucis dérisoires (la lutte armée contre les kékés au Guatemala) et soucis existentiels (devenir président de la république , pour commencer) .
Il faut savoir relativiser , allons allons …
Bref , hier soir , un de mes meilleurs amis n’allait pas trop , sa copine ayant décidé que la petite pause , qu’il avait jugé utile après qu’elle soit sorti un soir d’égarement avec un abruti quelconque , soit transformée en une pause un peu plus marquée , bref définitive . Et qu’elle reste avec l’abruti quelconque , mais a ce niveau la , il s’agit plus que d’un soucis dérisoire .
Légèrement éméché , il a passé la soirée a chanter tristement « have a break , have a kit kat » .
Des lors , j’ai tenté d’aider a le remonter , ce qui en soit n’était pas facile ayant moi-même quelques inquiétudes en ce qui concerne mon propre sort . C’est vrai ! Analyser la rupture des autres , c’est en quelque sorte prendre des notes sur les âneries qu’il ne faudra pas dire soit même lorsque l’on se sera soit même fait larguer , le panel est tellement large …
Par exemple :
– « lui elle s’en fout , c’est juste qu’elle avait besoin d’un peu d’air » me semble peu crédible , personnellement j’ai du mal a respirer en roulant une pelle . Question de pratique peut être .
– « elle m’a beaucoup plus marqué que la précédente » ne serait pas foncièrement idiot si l’on ne pensait pas ça a chaque fois . A ce jeu la , c’est un coup a être plus marqué au fer rouge qu’une vache Texane .
– « on se remettra peut être ensemble » est un classique , et d’ailleurs cela arrive assez souvent . Seul problème , les rechutes n’aboutissent qu’a revivre en une semaine la relation , soit le passage du génialc’esttoutbeautoutnouveau a tum’empechesdevivrec’estfinid’ailleursjet’aitrompé .
– « j’ai une photo de ses seins sur mon portable , ils sont les plus beaux que j’ai jamais vu » . Ok , mais je les préfère plus petits . Question de point de vue .
Sur le chemin du retour , nous sommes tombés sur une quantité hallucinante de couples s’embrassant , alors pour soutenir le pote , je me suis amusé a chaque fois de parler a voix haute et faire comme si je continuais une conversation en disant « et tu imagines que si ça se trouve il l’a déjà trompé ? » , mon ami rentrant dans mon jeu et répondant « bah elle était avec son ex hier soir et elle l’a pas raté non plus » …
C’est mesquin des mecs bourrés .
En fait , c’est terriblement minant de remonter un copain qui vient de se faire larguer , personnellement , j’ai passé la soirée a me voir a sa place , ce qui a eu pour conséquence que je n’ai pu faire autrement que m’imbiber au moins aussi violemment que lui , en souvenir de mes cuites de célibataire .
Ca se commémore , si si !
Post Scriptum : et voila , cette vingtenaire ac se termine , je suis ravi d’être arrivé jusque la et je remercie ceux qui ont voté pour moi spontanément (ou parfois moins « spontanément » , mais j’aime a me rassurer en me disant que nous sommes quelques uns a avoir demandé quelque fois le renforts de nos infortunés contacts msn) , et j’espère en avoir fait rigoler un ou deux . Toute une vocation …