Est-il utile d’avoir un ami hautain ?

(suite de mes articles sur l’infidélité plus tard, là, suis pas motivée)
 
Récemment, j’ai lu un petit roman « 6 filles dans le vent », je vous fait le pitch rapidement : 6 copines se retrouvent ensemble à un repas pour fêter la grossesse de l’une d’elles et ça vire à la catastrophe et au règlement de compte. Parmi elles, Martha, la golden girl qui pète plus haut que son cul, pétée de tune et ultra jet set. Et forcément, Martha regarde ses amies de haut. Elle les aime mais les méprise quand même un peu.
 

En lisant, Martha me fait furieusement penser à une de mes anciennes amies, ma Martha. Incontestablement belle, assez riche, bien foutue, bien sapée. A chaque fois qu’on se voyait (ce qui arrivait régulièrement), elle taillait des costards un peu à tout le monde. Avec elle, fallait être à la hauteur. J’imaginais que moi aussi, je me prenais quelques scuds dans la tête.

Récemment, j’ai rencontré une fille qui la connaissait aussi « elle m’a dit ça d’elle, ça, d’elle. Toi, elle a dit que tu étais quelqu’un de super mais que tu savais pas t’entourer ». Là, mon ego explose ! Madame parfaite n’a trouvé à redire sur moi que mes amis. Et encore qu’un puisqu’elle n’en a connu qu’un et j’avais bien compris que c’était pas passé même si j’ai jamais su pourquoi. Enfin, elle a vu ma sœur aussi mais ma sœur, je l’ai pas choisie, ça fait 25 ans qu’elle est dans mon entourage et je compte pas couper les ponts avec ma propre sœur. Ah oui, elle avait critiqué aussi mon manque d’ambition en terme de salaire. Rien de très grave en somme.

Faut-il fréquenter ce genre de personnes ? Si j’ai arrêté de la fréquenter, ça n’avait aucun rapport avec ça. Je dirais que la médaille a deux revers : d’un côté, ça nous pousse en avant, s’arranger pour être la mieux possible dans tous les domaines pour être irréprochable. D’un autre côté, c’est fatigant de craindre la critique, la pique qui sort de nulle part et in fine, ne risque-t-on pas de perdre son moi pour plaire ? En fait, là se pose toute la question de l’amitié, pour moi. Qu’est-ce qu’un ami ? Quelqu’un qui nous prend tel que nous sommes ? Oui mais pas que. C’est aussi quelqu’un qui est capable de nous secouer les puces quand ça va plus. « Là, tu te négliges, bouge-toi ! ». Mais j’ai parfois l’impression que les rôles sont distribués de telle façon qu’on a d’un côté l’ami sucré tendance Bisounours qui nous aime quoi qu’on fasse et qu’on aime tout autant du coup et l’ami acide tendance peau de vache qui vous fait remarquer immanquablement que vous avez pris 500 grammes au niveau des cuisses et du coup, on n’a plus envie de le/la voir. Bon il est vrai parfois que l’acidité est affaire de jalousie. Bon, c’est peut-être typiquement féminin mais je crois pas. Qui n’a jamais eu cette bonne copine salope qui ne rate pas une occasion de vous rabaisser ? Car l’ami(e) hautain(e) n’est en aucun cas jaloux de vous puisqu’à ses yeux, il vous vaut largement, il vaut tout, il le vaut bien. Si l’ami hautain vous fait remarquer que vous êtes sapé comme un plouc, ce n’est pas par jalousie, c’est pour vous tirer vers le haut, à sa hauteur. « Tu comprends, chérie, Vanessa Bruno, c’est quand même bien mieux que tes fringues H&M ».
Sans doute mais moi, Vanessa Bruno, depuis le temps que j’en entends parler, je sais toujours pas ce qu’elle fait et je n’ai pas les moyens de me payer des fringues créateurs, ni la silhouette d’ailleurs. Non mais sans déconner, ce genre de fringues, si vous n’avez pas le corps d’un mannequin, ça tombe mal et bon courage pour trouver votre taille de toute façon. Moi, je suis définitivement un mini pouce… Mais je m’égare.

Au fond, l’ami hautain, le vrai (pas le jaloux ou le m’as-tu-vu) est dur à supporter, souvent vexant, blessant, mais c’est pour notre bien, paraît-il. Après tout, pourquoi pas. Par ailleurs, essayons de positiver : si l’ami hautain est notre ami, c’est qu’à ses yeux, nous avons de la valeur. Ben oui, l’hautain ne choisit que le meilleur pour tout, y compris ses amis. Et il considère que nous pouvons atteindre un niveau plus élevé car nous en sommes capables. Revers de la médaille : mais si tu veux me changer, c’est qu’à l’heure actuelle, je ne te
conviens pas ?

Bref, il m’est difficile d’être tranchée sur la question. En tant qu’amie, je ne choisis pas mes amis en fonction d’un certain standing. S’ils déconnent de trop à mon goût, je le leur dis, en essayant d’y mettre les formes. Mais je me contente de conseiller, pas d’imposer et si l’ami ne suit pas ce que je dis, tant pis. Au moins, je ne me reprocherai pas de n’avoir rien dit, c’est pas si mal.

C’’est la saison de la mue

(Ou l’art de réécrire deux fois le même article puisque la version 1 de cette article est passé de deux pages word à un code bizarre)
 
Comme tu le sais lecteur (ou pas), en ce moment, je suis chez mes parents pour des vacances que je qualifierai de saines. En 15 jours, j’ai fumé deux clopes (offertes gracieusement par Guillaume 1er après que je les lui ai réclamées, ce qui ne l’a pas empêché de m’offrir la crêpe et le café que j’avais consommés. Comment voulez-vous que je retrouve un mec à la hauteur après ça ?), je me suis couchée tôt et levée tôt (ou presque), j’ai appris à tricoter et même que je suis pas mauvaise (enfin, je comprends rien au point à l’envers mais le point à l’endroit, je maîtrise trop !), j’ai dit des vérités à des amis pour leur bien, j’ai retrouvé mes livres de QCM de culture G, j’ai partagé mon lit une place avec deux chattes (toi aussi, attire les pervers de google), je me suis coupée les cheveux assez courts et c’est joli, j’ai rencontré ma petite cousine de 4 mois et là, j’apprends à écrire un article alors que Kenya est perchée sur mon épaule et s’appuie contre ma tête tout en balançant sa queue devant mon nez (toi aussi, attire les pervers de google). Des vacances saines, donc, qui vont tout à fait dans le sens de ma résolution de la rentrée : halte à ma déchéance.
Cet été, j’avoue avoir déconné et pas qu’un peu. Trop de substances licites et un peu illicites (mais en vente libre dans tous les sexshops) et vous perdez une heure de votre soirée. Oui, début août, j’ai trop abusé et me voilà soudain, au milieu d’une boîte, me demandant ce que je pouvais bien foutre là, tant je me sens soudain en décalage avec les gens, plus du tout en phase. Je rentre aux toilettes pour vomir, il est 5h. J’en ressors quelques minutes plus tard, il est 6h15. Ok, il s’est passé une heure entre mon entrée dans les toilettes et ma sortie et je m’en souviens même pas. Bon, ça fait toujours plaisir de voir que les gens se sont beaucoup inquiétés pour moi ! Bon, je rentre et là, j’ai envie de pleurer. Je me dégoûte. C’est pitoyable ! Voilà, je me suis mise la tête à l’envers et qu’est-ce que ça m’a apporté ? Vomissure, semi coma éthylique, gueule de bois et teint crayeux. Ok, plus jamais ! Depuis, j’ai eu deux soirées un peu alcoolisées (dont une où j’ai fini par lécher une vitrine donc là, c’est définitif, j’arrête). Et mine de rien, je ne m’en porte que mieux.
 
J’ai une théorie. Oui, en plus des métaphores foireuses et des digressions, je suis la reine des théories. Donc ma théorie dit que nous sommes les artisans de notre propre bonheur ou malheur, c’est selon. Moi, ma vie, en ce moment, elle est pas mal mais pas parfaite. Je viens de terminer un livre « Les yeux jaunes de crocodiles » de Katherine Pancol, un petit roman bien sympa qui illustre parfaitement la sentence de Sénèque (d’ailleurs citée dans le livre) : « Ce n’est pas parce que c’est difficile qu’on n’ose pas, c’est parce qu’on n’ose pas que c’est difficile ». Donc moi, je veux un vrai travail. Je veux stopper cette période de transition que je connais depuis un an parce qu’à force de transiter, je suis plus très sûre de ma destination finale. Voilà, j’en ai bien profité, je me suis bien éclatée mais ça suffit maintenant. Gardons l’alcool pour les fêtes, les vraies, pas les « tiens, si on se bourrait la gueule ce soir parce que c’est samedi et qu’on n’a rien d’autre à foutre ? ». Non, moi, je ne bois plus pour boire, c’est fini. Mon foie m’en remercie, d’ailleurs !! Ma vie, je la vois à longue échéance. Pour le moment, j’ai un grand projet à réaliser, j’ai un boulot à trouver et si au passage, je tombe amoureuse, ben, ce sera tant mieux. Et ça arrivera forcément. Parce que le bien attire le bien, logique. Donc ce n’est pas en passant une soirée à boire pour oublier la vacuité de ma vie et des personnes environnantes qui me racontent leur dernière sodomie, alors que très franchement, je m’en fous de la vie sexuelle des autres (surtout des détails), que je vais aller de l’avant. Franchement, après cette soirée où j’ai perdu une heure, j’avais envie de tout plaquer et de me tirer de là. J’ai envie de passer des soirées calmes à discuter de tout et de rien autour d’un verre (même que des fois, y a pas d’alcool dedans), de refaire le monde parce que ça fait plaisir même si ça sert à rien, regarder un film sympa… Bref, me coucher en me disant que c’était une bonne soirée et que je suis contente de l’avoir passée et pas « putain mais qu’est-ce que je foutais là ? ».
 
Donc, voilà, maintenant, il est temps de devenir adulte et responsable. Alors, maintenant, tu vas me dire : « et pour les mecs ? ». Bah, là, je change pas d’un iota. Parce qu’après tout, quand je regarde mes dernières aventures, je ne regrette rien : des agréables moments avec des mecs qui me plaisaient (et même que des fois, ils étaient tellement beaux que j’aurais pas cru qu’ils pourraient s’intéresser à moi), avec qui j’avais un bon feeling. Je n’ai rien provoqué, je ne suis pas allée les chercher sur meetic ou autres, ce ne sont que des hasards de la vie. Alors c’est vrai qu’idéalement, j’ai envie d’un amoureux, un vrai mais bon, en attendant que ça arrive, autant ne pas bouder son plaisir si l’occasion s’en présente. Après tout, peut-être que dans le lot, y aura L’Homme, qui sait ?
PS : Voilà ma nouvelle coiffure et comment je suis obligée de travailler les trois quart du temps, avec un chat greffé sur le bras. Même pas je mens!!