Ah alors en fait, c’était ça !

La semaine dernière, j’étais pas fringante du tout, comme vous avez pu le constater. Déprime automnale classique (chaque année, c’est le même cirque sauf qu’en 2008, je déménageais et en 2007, je changeais de taf donc c’était arrivé plus tard) doublée de quelques perturbations pro assez fatigantes. Disons en quelques mots que travailler avec des gens qui ne sont pas des professionnels, ça crée pas mal de situations certainement cocasses pour eux mais franchement compliquées pour nous.

Heureusement pour moi, Vicky a justement choisi cette semaine pour revenir de vacances donc j’ai pu aller chouiner chez elle (deux fois en une semaine quand même) et là, elle a eu une révélation : « de toute façon, 2009 est une année de merde ! ». Là, je lève les yeux et je réfléchis. Que 2009 fut une année assez fatigante, ça, ça ne fait aucun doute. Mais tiens, 99 avait été bien pourrie aussi… Merde, j’ai fait une outrageante erreur de calcul. Je pensais que 2009 serait une année faste pour moi car année impaire. Mais après réflexion, ce n’est pas comme ça que ça marche. Ce ne sont pas les années impaires qui me réussissent mais les années multiples de 3. Comme 2007. En 2007, j’ai d’abord rencontré Vicky, j’ai trouvé un CDI après un an et demi de chômage certes discontinu mais quand même et même un 2e. La période 2007 chez TGGP fut magique. J’ai aussi rencontré Gabriel cette année là, mon sex friend adoré et ami tout court, d’ailleurs. J’ai vraiment vécu de bons moments en 2007. Et quelle est la prochaine année en multiple de 3 ? 2010 ! Hé mais ce n’est que dans 66 jours, ça. 66 jours dont une dizaine de vacances. Bon ben ça va, je vais survivre.





Je sais bien que cette tambouille mathématico-ésotérico-cryptique prête à sourire. Peut-être que 2010 sera aussi une année pourrie mais si je commence à penser ça, autant me faire interner de suite pour une cure de sommeil jusqu’en 2011 (en espérant qu’elle soit meilleure). Mais bon, 2008 n’a pas été grandiose , 2009 décevante par rapport aux espoirs que je mettais en elle puisqu’à part le fait notable de changer de boulot, y a eu que des trucs chiants. Oui malgré les perturbations actuelles dans le boulot, ça reste un truc positif puisque si j’étais restée chez TGGP, à cette heure-ci, je ferais de la modération. Super ! 2009, année de la loi de Murphy. Tout ce qui peut aller de travers est allé de travers. Dans quelques temps, j’en rirai sans doute mais sinon, là, de suite, ça me lourde. La facilité est sans doute ennuyeuse mais de temps en temps, ça nous fait des vacances. Parce que de vacances, dans les faits, je n’en ai plus vraiment et celles que j’ai prises m’ont guère reposé, j’ai perdu tout le bénéfice. Heureusement, je repars bientôt quelques jours dans mon sud adoré, héhé !


Bref, tout ça pour dire que je vais attendre 2010 tranquillement, sans plus courir l’aventure. C’est pas que je me laisse dépérir, non, non, non. C’est pas ça du tout. Juste que je m’assois sur le bord de la route pour regarder passer tranquillement les gens, je me mets sur mon fauteuil fétiche et je passe des soirées tranquilles, je ne prends pas de risques quoi. Je me mets dans une espèce de pause pendant ces 66 jours qu’il reste. Ca fait limite chiffre sataniste, c’est amusant. Ca fait du bien d’arrêter de courir des fois. Je vais juste mettre deux ou trois trucs en place et en 2010…

En 2010…

En 2010, ça va être la fête, baby ! Je peux rien vous promettre vu que je ne sais pas trop ce que je pourrai en attendre mais c’est dit et ça fait toujours plaisir d’avoir une échéance pas trop lointaine. Même si elle rime à rien mais ça, on va éviter de le dire, chut !

Est-il utile d’avoir un ami hautain ?

(suite de mes articles sur l’infidélité plus tard, là, suis pas motivée)
 
Récemment, j’ai lu un petit roman « 6 filles dans le vent », je vous fait le pitch rapidement : 6 copines se retrouvent ensemble à un repas pour fêter la grossesse de l’une d’elles et ça vire à la catastrophe et au règlement de compte. Parmi elles, Martha, la golden girl qui pète plus haut que son cul, pétée de tune et ultra jet set. Et forcément, Martha regarde ses amies de haut. Elle les aime mais les méprise quand même un peu.
 

En lisant, Martha me fait furieusement penser à une de mes anciennes amies, ma Martha. Incontestablement belle, assez riche, bien foutue, bien sapée. A chaque fois qu’on se voyait (ce qui arrivait régulièrement), elle taillait des costards un peu à tout le monde. Avec elle, fallait être à la hauteur. J’imaginais que moi aussi, je me prenais quelques scuds dans la tête.

Récemment, j’ai rencontré une fille qui la connaissait aussi « elle m’a dit ça d’elle, ça, d’elle. Toi, elle a dit que tu étais quelqu’un de super mais que tu savais pas t’entourer ». Là, mon ego explose ! Madame parfaite n’a trouvé à redire sur moi que mes amis. Et encore qu’un puisqu’elle n’en a connu qu’un et j’avais bien compris que c’était pas passé même si j’ai jamais su pourquoi. Enfin, elle a vu ma sœur aussi mais ma sœur, je l’ai pas choisie, ça fait 25 ans qu’elle est dans mon entourage et je compte pas couper les ponts avec ma propre sœur. Ah oui, elle avait critiqué aussi mon manque d’ambition en terme de salaire. Rien de très grave en somme.

Faut-il fréquenter ce genre de personnes ? Si j’ai arrêté de la fréquenter, ça n’avait aucun rapport avec ça. Je dirais que la médaille a deux revers : d’un côté, ça nous pousse en avant, s’arranger pour être la mieux possible dans tous les domaines pour être irréprochable. D’un autre côté, c’est fatigant de craindre la critique, la pique qui sort de nulle part et in fine, ne risque-t-on pas de perdre son moi pour plaire ? En fait, là se pose toute la question de l’amitié, pour moi. Qu’est-ce qu’un ami ? Quelqu’un qui nous prend tel que nous sommes ? Oui mais pas que. C’est aussi quelqu’un qui est capable de nous secouer les puces quand ça va plus. « Là, tu te négliges, bouge-toi ! ». Mais j’ai parfois l’impression que les rôles sont distribués de telle façon qu’on a d’un côté l’ami sucré tendance Bisounours qui nous aime quoi qu’on fasse et qu’on aime tout autant du coup et l’ami acide tendance peau de vache qui vous fait remarquer immanquablement que vous avez pris 500 grammes au niveau des cuisses et du coup, on n’a plus envie de le/la voir. Bon il est vrai parfois que l’acidité est affaire de jalousie. Bon, c’est peut-être typiquement féminin mais je crois pas. Qui n’a jamais eu cette bonne copine salope qui ne rate pas une occasion de vous rabaisser ? Car l’ami(e) hautain(e) n’est en aucun cas jaloux de vous puisqu’à ses yeux, il vous vaut largement, il vaut tout, il le vaut bien. Si l’ami hautain vous fait remarquer que vous êtes sapé comme un plouc, ce n’est pas par jalousie, c’est pour vous tirer vers le haut, à sa hauteur. « Tu comprends, chérie, Vanessa Bruno, c’est quand même bien mieux que tes fringues H&M ».
Sans doute mais moi, Vanessa Bruno, depuis le temps que j’en entends parler, je sais toujours pas ce qu’elle fait et je n’ai pas les moyens de me payer des fringues créateurs, ni la silhouette d’ailleurs. Non mais sans déconner, ce genre de fringues, si vous n’avez pas le corps d’un mannequin, ça tombe mal et bon courage pour trouver votre taille de toute façon. Moi, je suis définitivement un mini pouce… Mais je m’égare.

Au fond, l’ami hautain, le vrai (pas le jaloux ou le m’as-tu-vu) est dur à supporter, souvent vexant, blessant, mais c’est pour notre bien, paraît-il. Après tout, pourquoi pas. Par ailleurs, essayons de positiver : si l’ami hautain est notre ami, c’est qu’à ses yeux, nous avons de la valeur. Ben oui, l’hautain ne choisit que le meilleur pour tout, y compris ses amis. Et il considère que nous pouvons atteindre un niveau plus élevé car nous en sommes capables. Revers de la médaille : mais si tu veux me changer, c’est qu’à l’heure actuelle, je ne te
conviens pas ?

Bref, il m’est difficile d’être tranchée sur la question. En tant qu’amie, je ne choisis pas mes amis en fonction d’un certain standing. S’ils déconnent de trop à mon goût, je le leur dis, en essayant d’y mettre les formes. Mais je me contente de conseiller, pas d’imposer et si l’ami ne suit pas ce que je dis, tant pis. Au moins, je ne me reprocherai pas de n’avoir rien dit, c’est pas si mal.