Aujourd’’hui, j’’ai rencontré l’’homme de ma vie

Tu me connais lecteur, je honnis la drague dans des lieux publics, je l’ai suffisamment dit. Mais comme la vie aime bien me ridiculiser, ce qui devait arriver arriva : aujourd’hui, j’ai rencontré un homme dans le métro.

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La journée fut pour le moins chaotique, il faut l’avouer. Une interview reportée, un RER C qui change de voie sans prévenir et me voilà partie sur la mauvaise branche (alors que j’ai vérifié plusieurs fois que j’étais sur le bon quai, bordel), une heure de perdue pour revenir à Choisy (où l’affichage ne fonctionnait plus), puis à Juvisy et enfin arriver à destination.

De retour sur Paris, me voici posée dans une rame de la ligne 14, le nez plongé dans mon bouquin du moment (un Van Cauwelaert parce que le Goncourt, il est lourd, dans le sens physique du terme). Ca monte, ça descend, ça monte, ça descend. A un moment, je lève le nez de mon bouquin et là, j’avise le mec d’en face. Oh la vache, le pur beau gosse ! Châtain, les yeux noisettes, un visage tout simplement sublime, d’une finesse. Bon, il a une cicatrice récente à la cicatrice et est habillé comme un syndicaliste étudiant. Ceux qui ont étudié au Mirail (ou qui y sont toujours) comprendront pourquoi ça me gêne un poil. Bilan de ma personne : emmitoufflée jusqu’au bout du nez dans mon manteau doudoune, l’écharpe, le chapeau, les lunettes… Bon, je vire le chapeau et me passe la main dans les cheveux pour éviter l’effet « casque plat de l’hiver, merci électricité statique de mes fesses ». Je vire les lunettes ou pas ? Ah, il me jette un regard. Bon, il m’a vue avec, on va les garder. Je fais mine de me replonger dans mon livre, je relève le regard et bim, nos regards se croisent encore. Mais bon, ça veut rien dire, on est en face, normal qu’on se regarde un peu… je suppose.

 

Il reste trois arrêts jusqu’au mien, je fais quoi s’il descend avant ? Je le suis ? Bon, comme je m’arrête au terminus, il pourra pas descendre après moi. Plus que deux, plus qu’une… Yes, il bouge pas ! Bon, il me lance un nouveau regard, il est beau, putain ! Je fais quoi, je fais quoi ? Il a l’air jeune quand même. S’il n’a qu’une petite vingtaine, ça va être la lose quand même… De toute façon, la journée a été merdique alors je crois qu’on va en rester là. Je me lève pour me mettre devant la porte, juste à côté de lui. J’aime bien être à proximité d’un beau mec que j’ai repéré, c’est complètement con mais ça m’amuse. On sort, je le devance légèrement, je me demande si je dois ralentir ou pas et là, j’entends un « mademoiselle ». Putain, putain, c’est lui qui me parle ? Je me retourne et il me tend le chapeau que j’avais enfourné dans ma poche et qui était tombé. Bon, le côté mystique de ma personne est troublé, là. Je le remercie en souriant avec mes lèvres et mes yeux. Il me rend mon sourire. Il est beau, putaiiiiiiiiiiiiiiin ! Et là, il me fait « je m’appelle Thomas ». Bon, forcément, je lui donne mon prénom, y voyant un appel du pied. Et là, l’audace, incroyable, ma bouche passe en pilote automatique et lui propose un café. J’aurais jamais cru être capable, tiens ! Surtout qu’il accepte.

 

Nous voici donc au café de St Lazare aux prix défiant toute concurrence. Comme je le pressentais, il est plus jeune que moi, 24 ans, et il finit ses études. Là, il fait un master pro en relations internationales (enfin, c’est pas ça l’intitulé, c’est un truc à la con). Je sens que je suis amoureuse, là. Forcément, moi, je kiffe les relations internationales aussi, je lui parle de mes études en la matière, de mon boulot de pigiste sur un webzine à la rubrique international, il me parle de son mémoire en cours sur la Russie (Slaviiiiiiiiiiiiiiiiiiie !) et le pouvoir de Poutine, c’est super intéressant. A un moment, je lui demande s’il est syndicaliste à la fac et ça le fait rire. Oui mais ici, ils sont pas acharnés comme au Mirail, il est même assez modéré, à l’entendre parler. Plus idéaliste que moi mais pas utopiste non plus. Je suis totalement en train de craquer le vernis protecteur de mon cœur a volé en éclat. Je me dis à part moi que tout ça est excessif, que je devrais me calmer un peu. Je suis tellement la pro pour m’emballer ! A un moment, il regarde sa montre et m’annonce qu’il doit s’en aller, suis un poil désappointée.

« Tu prends le train ?
– Non, j’habite pas loin.
– Où ça ?
– Du côté de Madeleine. »

Je souris : il est pas descendu à son arrêt ! Il m’a suivie, chuis sûre ! Je finis par lui poser la question et il me répond évasivement qu’il rêvait et qu’il avait raté sa station. Mouais, tu parles ! Mais gentleman jusqu’au bout, il me raccompagne jusqu’à mon quai. Jusqu’au bout du quai (oui, je dois entrer dans le premier wagon deuxième porte pour être pile devant ma sortie). Il fait froid, je gigote un peu, je suppose que je devrais faire un truc intelligent mais quoi ? Il me demande si j’ai froid et j’acquiesce (surtout que j’ai pas remis mon chapeau) et là, il me prend dans ses bras. Oh ben putain, si je m’attendais ! Il me frictionne le dos pour me réchauffer. Audacieux le jeune homme et moi, malgré le froid, je fonds. Mais le train arrive. Il fait chier celui-là.

« Ah, le voilà…
– Ouais… »

Je lui donne mon numéro de téléphone, à tout hasard… Bon, là, faut se quitter, je lève la tête pour lui faire la bise (ah oui, il est pas super grand mais je reste limite naine, moi) et là, il détourne la tête et smack. Je rigole un peu niaisement, surprise (pourquoi faut toujours qu’on soit niaise dans ces cas-là, je vous jure !) et puisqu’on est à ce degré d’intimité, je l’embrasse carrément. C’est drôlement prometteur… Dommage qu’on puisse pas poursuivre la soirée ensemble mais ce n’est que partie remise. Et encore, on a eu droit à un rab grâce à un crétin qui a tiré la sonnette d’alarme (non, c’était pas nous). Je suis rentrée chez moi, j’étais toute bizarre. Elle est trop dingue cette histoire, j’avais l’impression que c’était pas réel. Et pourtant…

 
A suivre, bientôt, je l’espère.

Qualité : prétentieuse… ?

Comme vous le savez, en ce moment, je suis en recherche d’emploi. Hop, une annonce qui me correspond de près ? CV envoyé ! Bon, là, je corresponds pas trop à priori mais
… On tente. Lyon ? Il paraît que c’est sympa comme ville. Marseille ? Ah, y aura la mer. Ah mais merde, un CDD de 6 mois, je fais quoi après ?

Bref, la recherche d’emploi, c’est la réponse aux annonces mais aussi la candidature spontanée. Pour ce deuxième volet, j’ai eu une idée que j’espère originale pour promouvoir ma candidature mais en relisant, c’est d’un prétentieux sans nom. En gros : à 26 ans, je suis hypra expérimentée, vous trouverez pas mieux que moi et en plus, je suis drôle et audacieuse.


Alors, là, je me pose une question. Nous rédigeons tous des lettres de motivation pour dire à quel point nous aimons l’entreprise pour laquelle nous postulons et à quel point nous sommes faits pour eux. C’est plus de la motivation, ce n’est ni plus ni moins que de l’amour : toi, moi, unis pour l’éternité sous ce ciel azuré, faisons l’amour sur cette herbe grasse qui nous tend les bras ! Oups, je m’égare. Evidemment, je dois me vendre. Et je dirai même plus, je dois être sûre de mes qualités. Parce que si je ne suis pas convaincue de ce que je raconte, je ne vois pas comment la personne qui va lire ma prose va l’être. Oui, je suis une bonne journaliste, je sais que j’ai une bonne plume, que je surfe sur le net comme Kelly Slater sur les vagues ce qui me permet de trouver les infos dont j’ai besoin, j’ai un bon contact avec les gens, je suis pas réservée donc j’ose parler aux gens, tout ça, tout ça…

 

Certes, j’ai aussi des défauts mais vu qu’on me pose la question en entretien, je garde la liste des défauts avouables pour ma rencontre avec mes employeurs. Non mais ils sont
débiles à nous poser la question de nos qualités et de nos défauts ou pas ? Moi, une fois qu’on m’a expliqué le poste, je sais quelles sont les qualités qu’il faut et je les sors toutes.
Pour les défauts, je sors les « je suis perfectionniste » débile, exigeante, aussi. Bon, je balance un impatiente aussi mais faut que je trouve des défauts rigolos pour le prochain
entretien, histoire de marquer les esprits. Mais je vais pas dire que je suis lève-tard, bordélique au possible, hypra caractérielle et que je sais pas résister à un homme qui me plaît ! (ça peut être un défaut, si, si). Mais quelle est la limite entre confiance en soi et prétention ? A quel moment je passe du statut de candidate idéale à celui de candidate puante qu’on préfère ne pas avoir avec soi car elle doit avoir des problèmes avec l’autorité et n’admettra aucune critique ? Parce que s’il est vrai que j’ai du mal avec les excès d’autoritarisme, je reconnais mes torts quand j’en ai et j’accepte les critiques justifiées, surtout si elles sont constructives.

 

De l’autre côté, j’ai toujours peur que trop de prétention envoie précisément l’image inverse genre « elle se vante pour s’auto convaincre » et ça, c’est pas bon. Parce que dans les faits, quand je commence un boulot, j’ai toujours une bouffée de panique genre « je sais pas faire, je serai pas à la hauteur ». Je me souviens, quand j’ai entamé mon stage
rugby, je me rendais compte que je maîtrisais pas bien les règles de ce sport, je découvrais certaines équipes de Pro D2, je connaissais pas la moitié des joueurs. Bref, la panique. Mais
évidemment, je me suis vite coulée dans le moule et j’ai même fini par couvrir des matches, héhé ! Parce que je peux pas tout savoir sur tout, le problème est de ne pas baisser les bras dès le départ. Je l’ai systématiquement, cette panique, comme en début de chaque exam, quand je lisais le sujet et que sur le coup, je savais plus rien. Mais que finalement, trente secondes après, tout revenait.

 

J’en reviens à la question du bon dosage. Je pense que la modestie en recherche d’emploi n’est pas forcément un atout. Bien sûr que j’ai encore des choses à apprendre, bien sûr que
je lorgne pas déjà le poste de rédac chef. Bien sûr que je sais que ma candidature n’est pas parfaite, comme toutes les candidatures d’ailleurs. Sauf que si je laisse le doute sur mes capacités s’insinuer dans mon esprit, il est évident que le recruteur en face de moi le percevra de suite. Et à la poubelle. D’un autre côté, on aime rarement les gens trop prétentieux car ils paraissent de suite hautain. Bref, il faut trouver un juste milieu entre confiance en soi et prétention et c’est là tout le problème de la recherche d’emploi. Et de la plupart de mes idées puisqu’à chaque fois, on me dit « ouais… mais fait gaffe, ça fait un peu prétentieux ». Comme quoi, ça nuit !

Hé, c’’est bientôt la St Valentin !

Voici un thème que je n’avais jusque là jamais traité vu qu’Emma s’en était occupé l’an dernier et que je m’en foutais un peu mais on ne peut pas ne pas aborder ce sujet sur un blog qui parle de relations amoureuses (et/ou sexuelles). Du moins, je suppose. Alors parlons de cette fête.

Concernant les origines, on s’en fout, on donne jamais les mêmes. En gros, c’est la fête des fleuristes, des chocolatiers et des bijoutiers. Face à la St Valentin, on trouve toute sorte de comportements : les « youpi, je vois mon namoureux et je mets des cœurs partout ! », les « c’est une fête de merde, je suis célibataire et aigri(e) », les « je suis en couple et je suis trop wild pour fêter ça », les « c’est pourri, j’organise une contre-soirée » et les « ah, putain, on est déjà le 14 ! ». Moi, je me situerais plus dans le dernier groupe. J’avoue que c’est pas une fête qui me marque, je ne suis ni pour, ni contre. En plus, cette année, je dois voir mon boss ce jour-là, à priori alors pour la soirée romantique, c’est pas ça.

Aujourd’hui, la St Valentin, je m’en tamponne le cocotier mais ado, ce n’était pas du tout le cas. Oui, j’étais nourrie à la sauce Berverly Hills, Sous le Soleil et même Sauvé par le Gong. Donc pour moi, le jour de la St Valentin était le jour où un homme pouvait me dire qu’il m’aimait. Jamais l’inverse car moi, j’étais trop timide et puis merde, j’ai le droit de me prendre pour la princesse romantique que le prince vient courtiser. Donc le jour du 14 février, je guettais le moindre signe, la moindre lettre, la moindre rose, tout le scénario était écrit dans
ma tête et… rien. Jamais. J’ai donc passé 19 ans sans avoir de mec le jour de la St Valentin (l’hiver ne m’a jamais réussi en amour, faut croire). L’année de mes 20 ans, alors que je ne les avais pas encore parce que je suis née en avril, je me file des défis à la con genre : « j’arrête de fumer à la fin des exams… non, quand j’aurai un mec. Et il m’en faut un pour la St Valentin parce que fais chier ! ». Donc après avoir joué au ping pong avec les amygdales d’un mec en boîte (j’ai jamais su si le mec que je croisais régulièrement à la fac, qui lui ressemblait énormément et qui avait une petite amie était la même personne ou pas), je finis par sortir avec Guillaume the first le 02 février, 12 jours avant le jour fatidique et pile à la fin des exams. Donc panique : cool, j’ai un mec pour la St Valentin… Mais faut que je lui fasse un cadeau ? Finalement, je lui ai acheté deux nounours avec un cœur et j’ai appris au passage qu’il était allergique à la poussière. Seul cadeau que je lui ai fait pour cette fête là et j’avoue que j’avais carrément effacé ce souvenir jusqu’au jour où j’ai vu ledit cadeau dans sa chambre chez ses parents. Après chaque année, quand il me disait « bonne fête » ce jour là, je répondais : « pfffffff ! ». De toute façon, notre anniversaire étant le 02, on
n’allait pas refaire un truc le 14. Et puis, moi, je voulais un mec pour dire que si je ne fêtais pas la St Valentin, c’est juste parce que je m’en foutais, pas parce que j’étais célibataire ET frustrée.

Mais voilà, ado, ça restait institutionnel. Une année, avec ma sœur, on avait organisé un repas aux chandelles pour mes parents, pâtes au basilic et je sais plus quoi, assez basique. On a mis deux heures à trouver des bougies car mes parents n’aiment pas ça mais bon, on était toutes contentes de nous. Ce n’est que quelques années plus tard que j’ai appris que mon père honnissait la St Valentin. Faut dire que mon père est très anniversaire, il offre un bouquet à ma mère pour l’anniversaire de leur première sortie et de leur mariage.

Alors tout ça pour dire : faut-il fêter ou cracher sur la St Valentin. Moi, je pense que chacun fait ce qu’il veut. Je ne suis pas fan de ce genre de fêtes institutionnalisées mais c’est vrai que ça peut être une bonne occasion pour déclarer sa flamme, après tout. Un jour où on ose tout comme acheter une pleine page dans Libé pour dire je t’aime. Après tout, pourquoi pas ? Si le 1er janvier est le jour des bonnes résolutions, le 14 février pourrait être vu comme le jour où l’on ose dire « tu me plais bien »… Si les gens aiment cette fête, laissons-les. Je ne ferai pas d’anti-St Valentin en allant dans les restos me moquer des couples ou faire une soirée entre célibs pour maudire l’amour. Pour moi, c’est une juste une journée comme les autres.

Toi aussi, chope un mec pour la St Valentin

Bon, comme tu le sais lecteur, c’est bientôt la St Valentin. Bon, pour le moment, j’en ai pas trop entendu parler, à moins que je ne sois pas attentive, vu que je suis pas
concernée. A part là, dans Un gars/Une fille, y avait un épisode sur la St Valentin. Bon, bref, c’est pas le sujet.

Donc, voilà, nous sommes à J-9 et tu trouves que c’est la lose de pas avoir de mecs. Pas de panique, le magazine Glamour a décidé de t’aider. Bon, messieurs, lisez quand même cet
article car on a besoin de votre sentiment sur ce que je vais dire. Ce week-end, je suis allée chez ma sœur qui a plein de magazines féminins qu’elle pique au boulot. Donc, dès que j’arrive chez elle, je pose mes fesses sur son canapé et je feuillette, feuillette, feuillette. Donc hier, j’ai entrepris de lire Glamour et je suis tombée sur un article que je qualifierais d’édifiant. Je vous explique : Glamour a décidé que ça faisait assez longtemps que nous étions célibataires (hohé !) donc il nous donne des tuyaux pour faire craquer les zhoms. Et qui mieux qu’un homme peut nous dire comment faire ? Donc Glamour est allé interroger des journalistes de mags pour mecs et nous livre 9 conseils. Comme j’ai pas piqué le Glamour de ma sœur, j’ai pas tout retenu mais en gros, ça donne : il faut être blonde, pas obsédée par son poids, jouer les connes mais avoir des opinions, draguer mais dire non.

Mise en situation. Je suis Nina, une fille célibataire et qui décide d’appliquer ces conseils à la lettre. Bon, déjà, me teindre en blonde, suis pas sûre. Le monsieur explique que

ça montre que la nana prend soin d’elle et veut séduire. Oui mais le blonde, je trouve ça fade, ça me plaît pas, je suis plus jolie en brune (à mon goût). Bon, je vais me teindre en auburn comme ça, ça se verra que je prends soin de moi. Et puis je veux pas dire mais les fausses blondes avec 5 cms de racines noires, hum hum, ça fait pas super séductrice qui se soigne. Donc bon, me voici avec mes cheveux teints et j’ai jeté mon corset, j’ai rendez-vous avec un mec, Paolo, le molto bono italien.

 

Etape 1 : l’ingénue. Je l’écoute en riant bruyamment, en rejetant ma tête en arrière tout en mettant mes seins en avant et en remuant mes cheveux. Quoi qu’il me dise, je fais
des yeux ronds genre : « ah ouiiiiiiiiiiiii ? Je savais pas ! Hihihihi ! ».

 

Etape 2 : Oui, il y a une étape 2 (quoi que moi, une nana comme ça, je me serais cassée mais c’est une mise en situation). Là, je la joue intelligente avec opinion. Donc alors
qu’en étape 1, j’applaudissais quand Paolo me vantait les mérites du modèle machiste, je ressors mon féminisme argumenté. « Tu sais, selon Françoise d’Eaubonne, les sociétés archaïques étaient matriarcales, les femmes ont eu le pouvoir bien avant les hommes. Et c’est pour ça qu’une fois qu’ils l’ont pris, le pouvoir, ils les ont reléguées aux tâches ménagères et à la maternité pour ne pas qu’elles le reprennent. Enfermées dans ce modèle sociétal fort, elles sont donc restées à leur place mais quand on voit ce que ça donne aujourd’hui. Tu vois, certains constructivistes prétendent que si les femmes étaient au pouvoir, les relations internationales seraient bien moins conflictuelles. Moi, je suis d’accord car les relations internationales puent souvent la testostérone. Genre Bush, quand il fait la guerre, c’est pas pour un monde juste mais c’est pour priver sa virilité ». Dum dum dum… (mais en vrai, je pense pas que les femmes au pouvoir changeraient à ce point les relations internationales mais c’est pas le sujet).

 

Etape 3 : Oui, mise en situation toujours donc Paolo, il reste. Là, je dois me la jouer allumeuse donc je m’exécute en lançant des œillades significatives, en me tortillant
sur ma chaise, en suçotant négligemment la touillette qu’il y a dans mon verre et tout ça tout ça.

 

Etape 4 : Il est chaud bouillant le Paolo et là : « on va chez toi ou chez moi ? ». Aucun des deux mon coco, je ne te cède pas, je crée le désir, héhé.

 

Sauf qu’à la fin du rencard, si je passe pas pour une sale allumeuse perverse, j’aurai de la chance. Pourtant, j’ai suivi les conseils à la lettre et tout, qu’est-ce qui a cloché ? Ah mais oui, of course : j’ai pas été moi. Parce que soyons claire : si un mec aime les filles stupides pour lui en foutre plein la vue, ça m’intéresse pas. Si je dois toujours être en conflit avec monsieur pour affirmer mon opinion, ça m’intéresse pas non plus (oui, j’aime bien être d’accord des fois). Si monsieur cherche une allumeuse ou une chaudasse, ça me
saoule parce que je ne veux pas être limitée à ça. Et j’ai jamais su dire non quand j’ai envie de dire oui, surtout si j’ai envoyé plein de signaux avant pour dire que c’était oui. Enfin, je me teindrai jamais en blonde, ça, c’est clair et net. Pamela Anderson n’est pas mon modèle. De toute façon, moi, je veux un mec qui est attiré par moi telle que je suis et pas telle que je suis censée être parce que vous croyez vraiment que vous arriverez à donner le change ad eternam ? Et bien moi, je te dis que non. De toute façon, baser une relation amoureuse sur un simulacre, ça n’ira pas bien loin. Peut-être même pas jusqu’à la St Valentin !

Ma famille de tarés

Des fois, vous me lisez et vous vous dites que je suis quand même un peu bizarre, y a un boulon mal serré dans mon petit cerveau… Et bien je vais vous raconter quelques épisodes de mon week-end familial, vous allez comprendre.

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Bon, je les retrouve hier soir au resto à 21h30 au lieu de 20h30 car le rendez-vous que j’avais avec l’asso a été décalé de 18 à 19h30. En gros, je suis en train de me faire baiser et pas comme j’aimerais, je vais récupérer 200 euros et basta parce que « tu comprends, maintenant que tu nous as envoyé un recommandé, on est obligé de te déclarer et faut payer les cotisations sociales ». Franchement, je suis épuisée, bravo, ils m’ont eu à l’usure, bravo. Je les ai virés de mon CV, tant pis. Je veux récupérer ma tune (parce que c’est toujours pas fait) et oublier cette expérience. Donc, j’arrive au resto, je dois expliquer tout ça, prendre la colère de ma mère (contre eux, pas contre moi). Bon, le repas est très bon, la serveuse vient de la même ville que nous donc de suite, ça rapproche. Je m’en fous plein la panse, on discute, on rigole. Ma mère craque sur le petit seau en fer dans lequel est insérée l’addition, c’est vrai que c’est mignon, ma sœur voit déjà un seau de ce genre accroché aux crochets qu’il y a sous son tableau (pour écrire avec de la craie, pas un tableau de peinture) dans l’entrée.

 

Ce matin, on se retrouve sur Paris et on décide d’aller traîner à la butte aux cailles. Dans le bus, ma sœur commence à me raconter les exploits de ma mère. « Non mais hier soir, on l’a laissé partir devant et évidemment, elle se plantait tout le temps mais le pire, c’est quand on est rentrés dans l’immeuble, elle est partie à droite et s’est planté devant la porte du voisin ! Et puis c’est pas tout. Tu sais ce que j’ai trouvé ce matin dans l’entrée ? Le seau d’hier ! » Oui, ma mère adore piquer des trucs dans les restos, les hôtels (et même quelques fois dans des magasins) mais bon, ça fait 26 ans qu’elle est ma mère, il est temps d’assumer. Bon, on se balade et vers 13h, on va au resto et là, c’est du n’importe quoi : les gens renvoient tous leurs plats en cuisine car c’est trop ou pas assez cuit donc nous, on commence à baliser. Finalement, on a pas de soucis, on assiste un peu à la scène de ménage du couple derrière. En gros, la nana voulait déjà pas manger là et pour en rajouter, y a un pichet de vin de 15 euros qui apparaît sur leur addition alors qu’ils n’en ont pas bu. Alors que nous, de notre côté, on a eu une bouteille à 30 facturée 15 !

 

De là, on part au centre commercial de la Place d’Italie et c’est parti, la famille Bartoldi en représentation. Déjà, mon père veut voir le match de rugby pendant qu’on shoppingue donc on cherche un bar avec télé mais raté donc on va à Darty mais aucune télé n’est sur la bonne chaîne. Ni un ni deux, ma sœur met la deux, personne ne réagit mais mon père n’est pas à l’aise donc on repart et finalement, il regarde le match dans la boutique France Telecom (je sais pas pourquoi ils diffusaient ça mais on s’en fout). Bon, finalement, y a trop de monde et ça nous saoule donc on récupère mon père et on repart prendre le bus où ma mère se fait une nouvelle copine. Oui, dans la famille, c’est génétique : dès que quelqu’un a envie de parler, c’est sur nous que ça tombe. Donc la dame raconte sa vie à ma mère, lui expliquant qu’avec son mari, ils sont venus vivre sur Paris car là où elle vivait avant, les hommes mourraient dans des accidents de la route à cause de l’alcoolisme et les veuves avaient tellement le « feu au cul » qu’elles tournaient autour de son mari. Ma sœur rigolait comme une bossue en regardant la scène, je me cachais dans mon plan de bus pour pas que la dame voit que je me marrais, c’est pas poli.

 

Bon, on se balade tout ça puis le soir, on va au resto, à côté de chez ma sœur et là, ma mère se fait encore remarquer, ma sœur râle : « mais arrête, j’aimerais bien pouvoir revenir ! ». Genre à un moment : « Ouais, en fait, ils sont que deux à servir. Enfin, deux, un et demi, j’ai pas l’impression que le Paki, il… ». Là, elle a trois paires d’yeux qui la fusillent genre « taiiiiiiiiiiiis-toi ». Parce que le Paki en question, il est juste derrière. Dieu merci, à la fin, on a pu constater qu’il ne parlait pas français ou presque donc il n’a pas dû comprendre qu’elle parlait de lui mais quand même. Maman, fais attention, quoi !

 

Bref, on a passé une bonne journée, on s’est bien marrés. Entre le sens de l’orientation de ma mère, dont j’ai hérité, le culot de mon père genre je me mets à 10 mètres de la télé France Telecom, l’air de rien, alors que 10 personnes regardent le match et la recherche de la caserne d’Anthony (qui bosse ce week-end, d’où son absence), on s’est pas ennuyés. Ce genre de petits week-end, ça fait quand même du bien au moral !

Le samedi, je suis de sortie

Ladies and gentlemen,

Ce week-end mes parents sont sur Paris ce qui veut dire que je serai pas là ou presque doooooooonc que j’ai pas méga le temps d’écrire des articles et qu’en plus, je suis pas méga inspirée en ce moment (enfin, si, l’inspiration, je l’ai, le temps, beaucoup moins). Donc aujourd’hui, plutôt que de vous faire un article méga trop drôle et débile comme tous les samedis, je réponds à une chaîne filé par M. Tto que je conchie sur plusieurs générations parce que j’aime pas être
enchaînée, je suis wild. Mais à la prochaine chaîne que je subirai, il sera dans le peloton suivant, na.

Alors le principe de cette nouvelle chaîne : prendre les années en 2 et en 7 et voir à quoi ça correspond dans ma vie. Moi, les 2, je les aime pas alors que les 7, ouais, plutôt.

1977 : Mes parents se marient un jour de juin et essaient d’avoir un bébé. Sauf que je suis déjà un peu une star et je me fais désirer, je n’arrive que 3 ans plus
tard.

1982 : Fin de ma vie de fille unique. En novembre, ma sœur Alice débarque, je m’en souviens. En fait, je me souviens surtout que derrière la porte de la chambre à la maternité de ma mère, y avait un tampon pour éviter que la porte ne claque contre les murs. Je sais, c’est con mais j’avais bloqué dessus. J’étais une grande sœur très consciencieuse, paraît-il.

1987 : Pas beaucoup de souvenirs, une année calme entre deux années de merde. Mort de mon grand-père en 86 et de mon oncle en 88. C’est donc les années impaires qui me réussissent. Je crois que c’est cette année là que j’ai appris que le père Noël n’existait pas. J’étais en CE1 avec une institutrice vieille fille très dévote, on faisait la prière tous les matins et quand on avait des bonnes notes, on avait des vignettes panini et au bout de 10 vignettes, on avait un poster.

1992 : Là, je suis au collège. Je m’habille en jogging, j’ai les cheveux courts (et gras), de l’acné et une surcharge pondérable remarquable. Bref, j’étais moche
et encore, j’ai de la chance, j’avais déjà plus mon appareil dentaire. J’étais amoureuse d’un garçon qui voulait devenir prêtre plus tard et ça me désespérait (finalement, c’est son frère qui l’est). D’ailleurs, 6 ans plus tard, j’ai appris qu’une rumeur avait circulé au collège et au lycée comme quoi on était sortis ensemble. Damned !

1997 : Je passe mon bac français, je m’en sors bien même si ma note à l’écrit me déçoit un peu, ma prof de français estime que je méritais plus aussi (bon, ça va, hein, j’ai eu 13 mais c’était ma matière forte, normalement). L’oral, je passe le vendredi, je suis avant dernière et c’est vite expédié, je gagne un point
par minute à peu près ! Deux ans plus tard, ma sœur est passée avec la même examinatrice, marrant ! Arrivée en terminale, je suis terrorisée à l’idée d’avoir mon bac et de partir vivre seule donc je le veux pas. Mais je l’aurai quand même. Mes deux dernières années de lycée ont été les meilleures, on était 21 en 1ère puis 19 en terminale, bonne ambiance. Y avait des rivalités dans la classe mais elles me concernaient pas.

2002 : Année de merde. Mais vraiment. Premier échec scolaire (je valide pas ma maîtrise en un an, rien de dramatique non plus), je me chie le concours de
journalisme dans les grandes largeurs mais à ma décharge, il a eu lieu le même jour que l’enterrement de ma tante. 3 décès dans mon entourage proche, Yohann (mon presque frère) a failli être le 4. Heureusement, j’ai Guillaume qui me soutient dans toutes ces épreuves. Pour l’heure, ça reste vraiment la pire année de ma (courte) vie

2007 : Bof pour le moment, janvier n’a pas été top. Enfin, j’ai quand même décroché une pige rémunérée et j’ai eu un entretien où j’ai fait une prestation
« excellente » (c’est pas moi qui le dis). Là, je suis en train de régler des trucs entamés en 2006, je vais enfin pouvoir passer à autre chose.

Et voilà ! Bon, je rentre ce soir pas tard de mes balades donc soyez sages les enfants !

Stop la clope !

En fait, j’aurais dû publier cet article hier pour être top dans l’actu mais j’y ai pas pensé en fait et puis c’est un blog, ici, pas Le Monde. Donc comme ma vie est chiante en ce moment et que j’ai strictement rien à raconter, je vais te parler de la fin de mon tabagisme, histoire d’être un exemple, que dis-je, un modèle pour ceux qui souhaitent arrêter. Oui, j’aime bien penser que j’ai une incidence sur la vie des gens, et alors ?

stop-clope

Y a-t-il un bon moment pour arrêter ? Non, en fait, si on veut vraiment pas arrêter, on aura toujours une bonne excuse. Donc moi, j’ai décidé d’arrêter le 18 décembre, point. Pourquoi le 18 ? Parce que c’était le jour où je rentrais chez mes parents, lieu où je ne fume pas. Donc ça nous fait déjà 15 jours sans clope, c’est un bon début non ? Le 18, donc, j’arrive sur le quai de la gare excédée par toutes mes loses (souviens-toi…), j’allume ma dernière clope et je l’écrase alors qu’il reste un bon quart à fumer car je veux pas rater le train. Et surtout, celle-là, je l’ai fumée symboliquement, the last one, alors que j’en avais même pas envie. Une fois dans le train, après m’être bien étalée pour faire fuir les gens qui sont censés être à côté de moi (déjà, j’ai le chat qui vomit, ça marche d’enfer, ça, mais ça pue), je sors mon paquet. Il reste cinq ou six clopes dedans. Hors de question de les garder : la tentation, c’est bien mais si on peut l’éviter, c’est mieux. Donc j’abandonne mes dernières clopes là, elles feront au moins un heureux, en espérant que ceux qui nettoient le TGV se rendent compte qu’il reste des clopes dedans. Sinon tant pis.

 

Psychologiquement, j’avais du mal à admettre le fait que j’étais désormais une non fumeuse et j’avais souvent envie d’en cramer une. Quand je discutais avec Anne chez elle (alors qu’elle ne fumait pas, en plus), quand je suis allée voir un gentil blogueur dans un café (pourquoi ils fument tous les gens !), pour le réveillon (alors que personne ne fumait)… Bref, si mon corps ne réclamait pas de nicotine, mon esprit, si. Quel connard, c’ui-là ! C’est vraiment un esprit de contradiction. Mais bon, le vrai défi, c’est quand je rentre sur Paris : j’ai la liberté de fumer, un tabac à 100 m de chez moi, des cafés où je traîne, tout ça, tout ça. Sans compter les sales histoires que je traverse, histoire de me tenter mais non, non, je ne craquerai pas.

A peine arrivée, j’installe un logiciel qui me permet de calculer depuis quand j’ai arrêté (en jours, heures, minutes), les sous que j’ai économisés et le nombre de jours de vie que j’ai gagnés. Par exemple, là, ça fera 46 jours à 14h02, j’ai économisé 165 euros (sa mèèèèèèèèèèèère !) et gagné 5 jours de vie. Je vais bientôt gagner une semaine ! Quoi que si j’agonise une semaine de plus à la fin de ma vie, je l’aurai un peu mauvaise d’avoir arrêté de fumer. Mine de rien, ces chiffres sont un peu ma bouée quand je suis en soirée avec des gens qui fument et que je suis tentée de leur en taxer. Parce que mine de rien, les habitudes ont la vie dure ! Je suis en soirée et là, quelqu’un se met à fumer et je me sens inactive, les mains vides… Alors qu’avec une clope, ma main, elle serait pas vide et pendant que l’autre me dit des choses, je recracherais ma fumée en attendant que ce soit mon tour de parler. Mais bordel, je vais pas céder au bout de 46 jours, c’est ridicule. Parce que si j’ai arrêté de fumer, la raison number 1, c’est de me prouver que je peux le faire. Et là, 46 jours, c’est pas assez. Non, je veux me prouver que je peux définitivement.

 

Car la moindre cigarette peut être fatale. Je l’ai entendu l’autre jour à la télé dans chais plus quelle émission sérieuse (ça m’apprendra à jamais faire gaffe à ce que je regarde). Ils expliquaient en gros que si le corps se débarrasse rapidement de la nicotine, le cerveau, lui, garde ses effets en mémoire. En gros, si je refume une seule clope, je peux retomber accro de suite. Et puis merde, le plus dur, c’est d’arrêter, ce serait con de reprendre. D’ailleurs, ça ne m’obsède plus tant que ça, j’avoue, j’y pense de moins en moins. Quand je suis dans un bar avec des fumeurs, oui, mais sinon… Même quand j’attends le train, j’y pense plus. Surtout quand je l’attends au terminus, qu’il est là et qu’il fait un froid de canard. Au moins, je peux me réfugier à l’intérieur de la rame alors qu’avant, je fumais et je pouvais pas. Et quel bonheur de me réveiller sans avoir la gorge archi sèche ! De ne plus avoir peur d’avoir une haleine de cendrier froid ! De plus avoir l’angoisse, le dimanche, de plus avoir de clopes et pas de tabacs ouverts à proximité (je vis vraiment dans une banlieue de merde !) ! De plus dépenser 20 euros de clopes par semaines (même si sur la fin, c’était 25/semaine, voire 30…) ! D’avoir les fringues qui sentent bon le propre quand je les mets et pas le tabac, vu qu’elles sèchent dans la cuisine qui est dans la même pièce que tout le reste de l’appart et où je fumais ! Quel bonheur de plus me demander si mon chat peut choper un cancer par tabagisme passif ! Surtout que sur ce point, personne n’a pu me dire s’il y avait un risque ou pas.

 

Bref, finalement, je vis mieux sans clope qu’avec ! Et en plus, j’ai un joli teint maintenant (enfin, je suis passée de gris cendre à blanc bidet mais c’est déjà mieux !)

Talk shows vs blogs

S’il y a un genre télévisuel que je ne regarde pas, ce sont les talk show à la Delarue, Evelyne Thomas et limite Courbet (siiiiiii, les gens y vont aussi pour raconter leur vie).
Je regarde pas parce que ça m’ennuie et que je trouve ça racoleur. Et alors que je regardais la bande annonce de l’émission de Delarue de 14h sur la 2 (là, j’ai pas le titre et j’ai la flemme de chercher), je soupirais : « mais que les gens sont exhibs quand même ». Sauf que je suis pas un peu en train de faire la même chose ?

Peut-on dire que les talk shows et blogs (de type journaux intimes, je précise), même combat ? Après tout, je suis l’invitée idéale pour des tas d’émissions : « j’aime le sexe et je le cache pas », « je tricote et les nœuds de ma pelote m’énervent » (vous le sentez le vécu, là, vous le sentez ?), « j’ai la lose avec mon proprio et mes anciens employeurs », « je fais des rêves érotiques avec des acteurs et j’ai un peu honte, quand même », « je parle à mon chat »… Bon, bref, voilà. Tous les jours ou presque, je vous raconte ma vie comme d’autres le font à la télé. Bon, évidemment, moi, je donne ni mon nom ni ma tronche mais bon, est-ce que je vaux mieux que les bonnes femmes qui témoignent avec perruque et lunettes, avec la voix trafiquée ? Et bé je crois pas !

 

Ces derniers temps, la grande mode, c’est de recruter des blogueurs pour, justement, aller témoigner chez Delarue, ça montre bien que c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Honnêtement, moi, j’irai pas. Parce que j’ai pas envie de passer à la télé pour raconter mes histoires, même avec perruque et lunettes. Parce que mon blog n’a qu’une audience réduite d’un peu plus d’un millier de lecteurs et que même si en ce moment elle augmente, elle n’atteindra jamais les millions d’une émission lambda de talk show. Parce que franchement, avec les lunettes et la perruque, je suis pas sûre que personne ne me reconnaisse. Et j’ai pas envie d’être classée comme « celle qui… » par la boulangère, la pâtissière (et ses délicieux éclairs à la framboise, un vrai pousse au crime), le nouveau caissier plutôt miam miam de la supérette d’à côté (bordel, maintenant, va falloir que je me pomponne pour aller faire les courses et laisser tomber le fromage et les Kinders). Déjà que dans mon immeuble, je suis classée comme la « propriétaire du chat qui pleure » alors qu’elle pleure pas, elle appelle au cas où ce serait moi qui rentre. Ou alors comme la connasse qui brouette bruyamment au milieu de la nuit, ce qui m’a valu une vilaine vengeance, le réveil des voisins à fond pendant une heure le lendemain matin à 8h30 (alors que je ne l’avais JAMAIS entendu et que je ne l’ai plus jamais entendu…). Bref, l’exhibition, ok, mais juste avec des mots tapés sur un blog, c’est plus sûr.

 

Au-delà de ça, je me pose des questions sur les motivations des uns et des autres. Exhibition ? Oui et non. Je serais réellement exhib, ça fait longtemps que j’aurais mis des
photos de ma personne, que j’aurais balancé mon vrai nom, que je sois « adulée » en tant que moi et pas en tant que Nina et tout ça. Là, au moins, j’ai l’impression de garder le
contrôle. Par ailleurs, c’est moi qui mène le jeu, ici, y a pas de montage donc je ne risque pas de me faire avoir par un montage transformant honteusement mon histoire. Ensuite, il y a sans doute une question de notoriété. Bon, là, c’est clair que si je veux devenir « célèbre », j’ai intérêt à passer à la télé parce que si on place mon millier de lecteur en parallèle avec
les je sais pas combien de millions de blogueurs francophones, je suis super ridicule. D’un autre côté, je courrais juste après la notoriété, j’aurais postulé à Loft Story ou la Nouvelle
Star ! Après, c’est vrai que si notre témoignage peut aider, ça nous donne une bonne opinion de nous même. Enfin, ce qui me plaît le plus, moi, c’est que dès que j’ai une théorie (à la con ou pas), je vous la livre et les gens disent s’ils sont d’accord ou pas. J’essaie pas forcément de convaincre que ma façon de vivre ou de voir les choses sont les meilleures quoi qu’il advienne (bon, des fois, si, je le fais), je les explique, juste. Ca m’économise le psy et quand je relirai tout ça dans quelques années, ça me fera rire.

Maintenant, question corollaire : les blogs sont-ils lus par les spectateurs des talk shows ? Bon, là, j’en sais rien. Bon, c’est quand même pas le média, je vous demande quotidiennement de lire ma prose pendant 5 mn alors que la télé, on avale les émissions sans faire d’efforts particuliers. Alors moi qui suis liseuse de blogs et qui n’aime pas les talk shows, comment explique-je cela ? Heuuuuuuuuuu… Ben, ce que j’aime dans les blogs, ce sont des petits instants de vie, des tournures de phrases qui me font sourire, voire franchement rire, l’interaction avec l’auteur de ces quelques lignes. Je crois que peu de blogueurs se prennent réellement au sérieux. Et ceux qui le font m’ennuient généralement vite… Ah ben comme les mecs dans les talk show ! 
 

Bon, fin d’article sans rapport mais je fais un peu de pub. En octobre, je suis allée voir un one man show, « Sainte Nicole » très étrange mais pas mal du tout ! Oui, c’est un one MAN show, c’est un monsieur qui joue, me suis pas plantée.  C’est un peu comme Lady Brind Zingue, ça tourne plus autour de personnages avec une histoire qui se déroule tout du long que des spectacles à « vannes » mais si vous adorez le cynisme et les chroniques sociales acides, surtout le manquez pas ! Même que si vous cliquez , vous aurez une petite vidéo !

C’’est la mamie attitude !

Dans la vie, on croise toutes sortes de gens. Des clubbeurs, teufeurs, dragueurs, turfeurs, surfeurs, menteurs, amuseurs, arnaqueurs… Enfin, bref, t’as compris quoi. Et puis, il y
a des gens comme Marine ou moi qui nous complaisons dans la mamie attitude. Et ça nous fait trop kiffer.

Après le vide intersidéral de ma vie durant une certaine période, à base d’alcool à outrance notamment, j’ai eu besoin de calme, de ressource, de changement. Alors, moi aussi, j’ai
commencé à développer la culture mamie. Mais ceci n’est en rien péjoratif, que les adeptes de cette culture ne se sentent pas insultés. D’abord, j’ai commencé à tricoter. Et j’aime bien d’abord, ça me détend même si des fois, quand les chats viennent m’embêter quand je tricote, c’est un peu chiant. En cette fin d’année 2006, je n’avais qu’une envie : poser mon fessier devant la cheminée familiale et lire ou tricoter ou écrire. Trop rock n’roll, la fille.

 

Dans les faits, depuis quelques temps, ma vie ronronne comme une Kenya. Je n’ai pas foutu les pieds en boîte depuis la soirée en discothèque hétéro et très honnêtement, ça ne me
manque pas du tout. Maintenant, mon truc, c’est les après-midi « papotage autour d’une tasse de thé », c’est si subversif, si trash. Je lis beaucoup, j’ai repris cette habitude depuis
cet été. Maintenant, le samedi soir, c’est lecture et dodo. Il y a quelques temps, justement, je suis allée boire un thé avec miss Drusilla, on s’est quittées vers 21h (on s’est trouvées vers 16h, bonjour les bavardes !), elle m’a demandé ce que je faisais en ce samedi soir. Moi : « ben rien, je rentre chez moi ». Elle : « Quoi ? Mais viens avec moi, tu vas pas rester toute seule ! ». Oh ben si, alors ! Une soirée toute seule, tranquillou mémère dans mon lit avec mon bouquin. Bon, j’étais claquée en plus car j’avais pas beaucoup dormi la veille, j’avais lu tard. Mais bon,c’est vrai que de moins sortir, je me sens plus en forme, forcément, et j’avoue que c’est pas désagréable. Mine de rien, j’ai pas été malade depuis longtemps et en plus, comme j’ai arrêté de fumer, j’ai retrouvé une couleur à peu près normale (oui, y a quand même la pollution).

 

Après tout, où est-il écrit qu’il faut profiter de sa jeunesse pour sortir à outrance ? On ne peut plus s’amuser après ? Bah, quand je vois mes parents quinqua (deuxième
moitié) se déguiser pour des soirées costumées, l’une en lapin ou en pute, l’autre en Luis Mariano ou Demis Roussos, je me dis qu’il n’y a pas d’âge pour l’éclate. Mais ça doit pas être une obligation non plus. Y a-t-il une loi qui m’impose une cuite par semaine, des trémoussements jusqu’au bout de la nuit ? Ben non. Si je préfère boire une verveine-menthe que de l’alcool, c’est mon problème. Et puis mon estomac, il préfère aussi, curieusement (tout comme ma conseillère financière qui a arrêté de se rappeler à mon bon souvenir). Après, ça ne veut pas dire que je ne sais pas m’amuser, ça n’a même rien à voir. Vendredi soir, suis rentrée vers 2h30 après une soirée au bar avec Drusilla et Mo, à boire du champagne et du thé à la menthe. Juste comme ça, pour fêter mon nouvel échec à un entretien. Juste que j’ai moins envie de sortir et plus envie de cocooning.

 

Mais bon, je dis ça, ma mamie attitude, beaucoup de gens en font autant. Je me souviens, à une époque, avec Guillaume 1er, le samedi soir, on se faisait une belote avec un couple d’amis, c’était bien. On passait la soirée à papoter tout en jouant, on en a fait quelques unes avec Lucie, aussi. L’avantage de ses soirées, c’est que le lendemain, on n’a pas mal à la tête et qu’en plus, on se souvient de la soirée. Mais la mamie attitude, c’est tendance, y a pas à dire, y a qu’à voir le boom des nanas qui tricotent/cousent, des gens qui affirment haut et fort qu’ils n’ont jamais pris une cuite de leur vie et que même qu’au test de pureté, leur score dépasse pas les 100. Et alors ? C’est bizarre comme des fois, dans la jeunesse (dans le sens large du terme), on a parfois l’impression d’une émulation du trash : c’est limite si c’est pas la honte de jamais avoir pris de cuite. Bon, moi, je m’en suis prise quelques unes mais par exemple, j’ai jamais pris d’extasy ou de trucs plus hards et très franchement, si je l’ai pas fait, c’est pas par manque d’occasion mais bien par volonté de ne pas essayer. Bon concrètement, étant allergique à l’aspirine, je vais éviter l’extasy (on sait jamais trop avec quoi c’est fait, ces conneries), je ne pourrais jamais me piquer sans massacrer mon bras avant de choper la veine (si tant est que je la chope et pourtant, j’en ai une un peu inratable) et rien que l’idée de mettre de la poudre dans mon nez, ça me fait mal. Non, non, non, tout ça est inconcevable. Alors tant pis, je saurai jamais ce que ça fait mais je sais pas non plus ce que ça fait de faire pipi debout, je ne volerai jamais, je n’irai sans doute jamais dans l’espace… Bref, y a des tas de choses que je ne ferai jamais et c’est comme ça. Je vais pas m’en excuser de toute façon.

En attendant ce soir ou la semaine prochaine (je suis larguée, les filles !), je fais une petite soirée champagne – éclairs à la framboise at home. Mamies, certes, mais on ne

se prive de rien !

On vous rappellera… pas

Comme tu le sais, lecteur, en ce moment, je suis en recherche active d’emploi. J’ai des alertes mail partout, je clique sur tous les liens « recrutement », j’envoie,
j’envoie, j’envoie. 5 ans d’expérience nécessaire ? Pas grave, je tente quand même, on ne sait jamais. Non mais 5 ans pour écrire dans le catalogue de « l’Homme moderne », c’est une blague ? Bon, ok, c’est la classe, l’Homme moderne, y a des tas de gadgets, j’adore le feuilleter ! (même si j’achète rien, faut pas déconner non plus). Bref, en ce moment, ma seule exigence, c’est « un boulot avec un salaire dans un domaine journalistique ou proche ».

 

Donc j’envoie mes CV. De temps en temps, je reçois une réponse automatique du genre :

« Bonjour, nous avons bien reçu votre candidature et nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre société. Nous étudierons votre candidature avec l’attention qu’elle mérite. Cependant, considérez que si vous n’avez pas reçu de réponses d’ici 15 jours, ce sera négatif. Et merci de pas nous appeler, nous recevons tellement de candidatures ». Traduction : « t’es au chômage, on va déjà perdre 5 mn à lire ton CV, nous fais pas chier ! Et puis tu crois vraiment qu’on va prendre la peine d’écrire un mail pour te dire non, tu dreames en blue, ma pauvre. » Oui, nous, les chômeurs, nous n’avons même plus le droit à la moindre considération, on est trop nombreux pour ça.

Maintenant, on rappelle même pas après entretien. J’ai passé un entretien la semaine dernière, tailleur, talons, tout ça. Bon, le poste était à pourvoir dans l’urgence (genre ça commençait hier) et vendredi à 18h, j’avais toujours pas de news. J’imagine qu’on prévient pas les gens un lundi à 8h30 pour qu’ils commencent à 9h donc j’ai compris. J’aurais dû rappeler vendredi, certes, j’ai attendu au plus tard car je préfère avoir un mail/coup de fil « non, on vous prend pas », que d’appeler pour entendre la même chose. Mais bon, le coup de fil avec ma maman ayant duré plus longtemps… Bon, j’ai eu hier soir des nouvelles donc j’arrête de râler après eux, j’ai pas été prise malgré la « qualité du communiqué » que je leur avais fait (c’est toujours ça de pris) car ils ont pris quelqu’un de plus expérimenté (c’est sûr que moi, la comm, je débute un peu…) et qu’ils n’ont pas réussi à joindre mes derniers employeurs… Soit cette foutue
asso de mes fesses qui commence sérieux à me gonfler, je viens de refaire mon CV pour qu’ils n’apparaissent plus en dernière expérience pro, surtout au vues de nos relations actuelles. Oui, le président de l’asso me trouve gonflée d’avoir envoyée une lettre en AR pour réclamer mes salaires manquants parce que j’étais quasi pas sur Paris ces derniers mois. Ah ? Première nouvelle,
tiens ! Enfin, ça doit se régler NORMALEMENT vendredi. Mais je m’égare.

 

Des fois, j’ai l’impression qu’en tant que chômeuse, je ne suis qu’une moins que rien aux yeux de pas mal de gens. D’ailleurs, je ne dis plus « je suis journaliste  quand on me demande ma profession, je dis que je suis chômeuse, ça évite les « ah… » quand à la question « tu bosses dans quel journal », je réponds « aucun ». Bon, je suis pas en train de jouer les Cosettes, ne vous trompez pas. Je ne suis pas unique, je fais même partie d’un groupe de près de 9 millions. Les employeurs savent qu’ils auront de dix à vingt candidatures pour un poste, ils vont pas nous bichonner non plus. Doit-on les blâmer ? J’en suis même pas sûre. Ca me fait penser aux mecs du métro qui font leur discours pour qu’on leur donne une pièce et que les gens ignorent. Nous, c’est pareil, on envoie notre CV avec une lettre de motivation toute fleurie (vous êtes merveilleux, moi aussi, marions-nous !) et les responsables du recrutement nous snobent. C’est la vie. Apparemment, il y a même des entreprises qui s’amusent à nos dépends. En surfant sur categorynet, j’ai découvert que certaines sociétés (Ubiqus, Hors Ligne et je sais plus le 3e nom, c’est le même truc en fait) demandaient de très hauts diplômes (Science Po, journalisme, bac +4 ou 5), convoquent les gens pour des batteries de tests et y a jamais de suite. Si j’ai pas bien compris le but de la manœuvre, je suis carrément atterrée. D’un autre côté, un tel niveau pour faire de la bête prise de note en CE, ça m’étonnait aussi.

Mais bon, des fois, je rêve d’un mail de refus plutôt qu’un long silence, un « vous ne correspondez pas car… », histoire que je puisse m’améliorer.
 

Alors oui, je peux appeler, demander des explications, mais encore faut-il avoir une réponse. L’an dernier, j’avais postulé à une annonce taillée sur mesure pour moi mais vraiment. J’appelle deux jours plus tard pour savoir où en est ma candidature « ah mais non mais les postes ont déjà été pourvus ». Deux jours après le passage de l’annonce ? Mais bien sûr ! Du coup, j’écris un mail à la recruteuse pour avoir une raison au fait que j’ai pas été prise. Evidemment, je n’ai jamais eu de réponse. Parce que je peux concevoir qu’on m’embauche
pas mais au moins, qu’on me dise pourquoi ! Parce que là, pour l’entretien de mardi, je commençais à me refaire le film de l’entretien, cherchant ce que j’avais mal fait. Bon, c’était pas l’entretien idéal, une des deux nanas n’arrêtait pas de rentrer et de sortir, coupant court à certaines conversations. Peut-être est-ce mon signe astro qui a bloqué (puisqu’on m’a posé la question) ? Peut-être est-ce le fait que je viens d’arrêter de fumer (puisqu’on m’a posé la question) ? C’était peut-être mon tailleur ? Mon haut rose fuschia ? Mes talons ? Moi ? Et finalement, non. Je vais faire un tour sur pages jaunes et retrouver le numéro de DRH choupinou (il a déménagé donc c’est peut-être plus le même) comme ça, je le donnerai la prochaine fois. Et comme l’asso a un peu sombré dans les méandres de mon CV (à la rubrique stages), j’arrêterai d’être obligée de préciser que nous sommes en litige quand on me demande leur numéro.

 

Bref, en attendant, je fous mon CV partout sur la toile, on verra ce que ça donne. En espérant que mon prochain refus sera signalé au moins par un mail plutôt que par un silence évocateur.