La beauté en bouteille

Aujourd’hui, je te présente quelques produits de beauté que j’ai chez moi (et dont je me sers), disposés sur mon joli paréo dans ma baignoire (oui, j’ai une baignoire rouge et vous pourrez remarquer à quel point c’est efficace le cillit bang : sauf que c’est un pshit qui fait de sales traînées)


1 : l’éternelle crème hydratante nivea, j’adore, c’est épais, ça sent la crème très fort et c’est frais
2 : autre crème hydratante, plus légère, j’aime bien l’odeur aussi
3 : les lingettes démaquillantes, très pratiques en cas de nuits crapuleuses hors domicile.
4 : la crème dépilatoire à la framboise, ça pue le yaourt au premier abord puis après, vous avez l’odeur d’ammoniac, la vraie.
5 : un gommage corps
6 : masque capillaire nutrigloss, pour avoir les cheveux encore plus doux
7 rose : une crème hydratante, encore, je peux en mettre partout sur le corps
7 bleu (oui, j’ai merdé mais j’ai la flemme de recorriger) : de l’essence de lotus, quelques gouttes dans le bain, ça sent méga bon.
8 : mon gel douche actuel. Je me lave toujours avec du Dove mais je préfère celui au thé vert. Mais au franprix, y a jamais rien donc voilà. J’aime bien celui à la perle de soie, aussi
9 : savon exprès pour la figure pour lutter contre les imperfections mais je l’aime pas : quand je m’en sers, j’ai plus de boutons que sans alors bon… Normalement, j’ai perfect clean de Neutrogena mais je l’ai oublié chez mes parents la dernière fois que j’y suis allée
10 : Huile précieuse de Nuxe, un truc divin qui fait la peau méga douce et ça sent le musc, j’adoooooooore.
11 : le shampoing nutri-gloss
12 : le shampoing mandarine-cacao, gracieusement offert par Dru Dru, qui sent méga bon
13 : la crème hydratante auto-brozante Dove mais j’avoue que je m’en sers pas du tout en ce moment.
14 : un déo qui sent bon offert par Dru Dru. Avant, j’avais le même en Narta. J’aime mieux ces déos billes que les déo pshit.

Il manque le dentifrice mais bon, je trouvais que ça allait pas trop dans le truc (c’est un signal spécial blancheur si ça vous intéresse). Certains me feront manquer qu’il manque les crèmes de nuit et les crèmes anti-rides, mais je leur répondrai que je les emmerde. Non mais ça va oui? Moi, des rides, pfffff!

De la ringardise de meetic

Et voilà, ce qui devait arriva : meetic, c’est ringard. Si, si, si. Avant, on draguait au Macumba, sortie 17 de la RN, à 2 km de la station essence de l’intermarché. Maintenant, on a meetic, c’est encore mieux parce que même pas on est obligé de danser sur le CD Dance Machine volume 58 ni de boire une vodka pomme à 8 euros mais sans la vodka, en fait.

 

Mardi soir, j’ai pris un verre avec un gars, on a discuté un peu du sujet puisqu’il m’expliquait qu’ils faisaient beaucoup de comm pour bien expliquer que, non, ils ne
faisaient pas dans le site de rencontre à la meetic, justement. De là, on est venu à analyser la nouvelle ringardise de meetic. Je me souviens, quand je suis arrivée sur Paris, je me suis
inscrite un peu en désespoir de cause : nouvelle dans la région, pas de mecs depuis pfiou lala, opportunités de rencontres proches du néant. Donc je me suis inscrite. Au début, je me suis prise au jeu genre « je vais au supermarché des mecs, dum dum dum ». Etant une fille ayant mis une photo de ma personne plutôt jolie où on voyait bien mes grands yeux bleus, forcément, c’était assez facile de choper chats et rendez-vous si je voulais. Mais au bout de deux mois, j’étais plus que lassée, j’ai laissé tomber. Depuis, je me suis créée trois fiches : une bidon, une avec les vraies infos mais pas la photo (donc inutile) et un profil de mec, pour voir un peu la concurrence (pseudo pourri genre groslapin3527). Ca me sert surtout à mater les mecs que draguent mes copines parce que perso, je pense sincèrement que ce site n’a plus d’intérêt.

 

Vendredi dernier, on en parlait avec Drusilla, c’était en gros : « au début, les gens sur meetic, ils cherchaient vraiment une moitié alors que là, ils viennent juste pour baiser ». Et encore ! Beaucoup se créent de faux profils juste pour s’éclater un coup et se foutre de la gueule de la personne en face. Non mais sans déconner, messieurs, quand vous voyez la photo d’une nana über sex qui est infirmière et qui est chaude comme la braise en chat, ça vous interpelle pas un poil ? Non mais des fois, je vois des profils, c’est clair qu’il y a arnaque. Et je me demande qui il y a derrière ? Des mecs qui veulent se la jouer Juliette Coquine et en faire des blogs ? Le concept est marrant à la base, c’est pas la peine
de le dupliquer non plus.

 

Mais bon, voilà, tout le monde a sa fiche meetic, maintenant, les filles et les garçons, les célibataires et les en couple. Pour voir. Pour savoir. Avant, c’était le truc un peu
mystique, maintenant, c’est tellement populaire que ça devient limite subversif de pas être allé faire un tour dessus. On a même fait un livre dessus (« Des souris et un homme ») et on
va même en faire un film avec la grande Clotilde Coureau. Ca fait super rêver. Mais voilà, si on en fait un film franchouillard, ça montre bien à quel point c’est ringard ! Parce qu’avant,
les meeticboys and girls, c’était un groupe un peu mystique, on se demandait qui était inscrit ou pas, on les écoutait parler de leurs chats, de leurs rencontres. Maintenant, on a tous eu notre chat foireux qu’on peut raconter à un repas entre potes.

 

Comment on en est arrivé là ? Je pense tout connement que meetic a été victime de son succès, tout le monde y va « pour voir ». Je pense que de nombreuses fiches sont bidons, d’autres abandonnées. On y retrouve les dragueurs du Macumba avec leur photo torse poil au bord de la piscine de Sainte-Yvette-la-forêt avec un pseudo qui envoie du rêve, genre
trobogoss. Ils vont parler en chat pour vous demander « tu t’appel comen ? Tu cherch koa ? Tu bèz ? ». Sinon, vous avez les mariés à la recherche d’un 5 à 7 et tout ça, tout ça. Bref, tout le monde y va, maintenant, le questionnaire est hyper poussé (mais on peut répondre hyper n’importe quoi). Solution ? A partir de mars, il paraît que ça va devenir payant
pour les filles (ben je vais pas payer, moi, pour sûr) donc les fausses infirmières et les fausses nanas méga bonnasses top chaudasses vont disparaître d’elle-même. Mais le site va-t-il regagner ses lettres de noblesse ? Même pas sûr !

La vie ordinaire d’une desperate jobless

En ce moment, vous aurez noté que je parle peu de moi. Sauf pour dire que je prends le métro et que je mate les gens. Sauf pour vous montrer mon sac. Sauf pour vous dire que les bonnes idées naissent sous la douche. Bref, que des choses pas très importantes. Mais que fait la Nina de ses jours (et de ses nuits). Bah pas grand-chose. Enfin, si, mais rien d’exaltant.



Comme je n’arrête pas de le répéter depuis un an et demi, j’aime pas l’hiver. Pas du tout, c’est moche, ça pèle et ça pue. Et même pas il neige vraiment, histoire que l’hiver soit plus joli. Donc l’hiver, j’hiberne ou à peu près. Je dors facile 9h par nuit tout en faisant des rêves super chelou mais des fois, ils sont bien et ils me rendent de bonne humeur (genre quand ils sont de type érotique, huhuhu). Du coup, au lieu de me lever, je me rendors pour essayer de prolonger le rêve, ce qui n’arrive jamais. Et puis quand j’ouvre les volets et qu’il pleut, ça me donne pas envie de sortir. J’ai plus envie de m’enrouler dans ma couverture en mohair violette méga chaude et tricoter toute la journée en buvant du thé. Mais bon, comme je travaille pas, j’ai pas trop de vie sociale hors de chez moi donc j’essaie de me bouger quand même sinon, je vais finir dépressive et asociale.

Donc de temps en temps, je m’organise des déjeuners avec mes coupines, des soirées avec des ami(e)s, des interviews en ville, tout ça, tout ça. Ouais, en fait, j’ai une vie sociale bien remplie. Par exemple : jeudi dernier, resto avec un ami, vendredi, soirée avec Dru Dru et un de ses amis, samedi après-midi, interview, samedi soir, verre+resto avec un charmant jeune homme. D’ailleurs, c’était super drôle, cette soirée. On est tombé dans un espèce de boui boui avec des nanas qui démarraient manifestement dans le métier de serveuse puisqu’il y en a une, elle sert un fond de vin dans le verre à mon comparse pour qu’il le goûte mais elle attend pas, elle nous pose la bouteille et se casse. Bah alors ça sert à rien de verser juste un fond ! Enfin, tout a été à l’avenant, on leur a appris de proposer un café pendant que les gens mangent leur dessert (alors que normalement, c’est après, quand on débarrasse). C’était marrant, on n’y retournera pas. Bon, dimanche, je devais aller au billard avec l’ami de jeudi mais ça a été annulé. Bon, pour le moment, j’ai rien de prévu pour les jours prochains sauf dimanche midi, déjeuner chez l’oncle de mon papa mais je dois voir LilVirgo dans la semaine et Lambchop ce week-end. Ah et j’ai une réu jeudi soir, aussi ! 

En dehors de ma folle vie sociale, j’ai une vie professionnelle. Enfin, j’essaie. Je cherche du taf, quoi. Donc, en ce moment, avec ma sœur, on monte une opération CV et lettre de motivation, tout ça. Mais l’étape ultime, c’était la photo d’identité sur mon CV. Lundi, je décide donc de m’exécuter. Hop, hop, un tailleur avec un chemisier. Hop, hop, du maquillage et même du gloss pour repulper mes lèvres. Hop, hop, on se coiffe nickel. Hop, hop, on est partie ! Evidemment, il pleut, grrrrrrrrr. Bon, je m’installe dans la machine. Merde, y a pas le noir et blanc, ça commence. Bon, première tentative. Non, on va refaire. Deuxième tentative. Ah bah non, j’ai les yeux fermés ! Troisième tentative, je peux pas me rater. Je souris, clic et… faut que j’attende qu’elles sortent. Je poireaute à l’extérieur de la machine (3 minutes, c’est long…) et là, les photos sortent. Bon, ok, je viens de me faire enfler de 4 euros. Non mais où sont passés mes beaux yeux bleus ? Et depuis quand je suis brune ? Bon, moi qui envisageais d’aller chez un coiffeur prendre cette couleur (oui, j’aime changer de couleur de cheveux), au moins, j’ai une idée de ce que ça va donner. Bon, en vrai, j’ai pas le teint jaune mais bon… Là, je vous ai mis le cliché, j’ai juste flouté ma gueule mais j’ai pas du tout trafiqué les couleurs ! Ceux qui me connaissent mesureront la différence entre ma vraie couleur et celle-ci. Du coup, j’ai fouillé mon ordi pour trouver une joli photo qui paraîtra sur mon CV parce que celle là, mais c’est carrément impossible. Je suis donc rentrée chez moi trempée, les cheveux se collant à mon gloss et le moral à plat. Oui parce que moi, une photo moche de ma personne, ça me fout le moral en l’air. Même si, comme dit Gaor, les gens beaux sont jamais photogéniques. Enfin, je réponds à toutes les annonces me correspondant pour le moins et quand tout sera réglé au niveau de mon CV et lettre de motiv, je lancerai ma campagne d’envoi de CV. Bon, avec de la chance, mon chômage touche à sa fin. Après tout, y a pas de raisons.

Bref, en ce moment, ma vie est follement passionnante, c’est dodo-tricot-recherche de boulot. Et là, je sens que je fais beaucoup d’envieux, hein ? Et puis aussi, je mets plein de liens dans mon article comme ça, si tu t’ennuies, tu auras plein de lecture.

Génération loser?

Il y a quelques temps, j’ai été interviewée par une journaliste de Technikart sur la génération vingtenaire. M’étant fendu de longues réponses, je me dis que ça a sa place ici, surtout que mes réponses allaient à l’encontre du ton défaitiste de l’article. Bon, je suis journaliste, je sais carrément comment ça marche donc je ne critique pas du tout la demoiselle. Je vous ai surligné le passage qui a été gardé pour l’interview.

 

Avez-vous le sentiment de faire partie d’une génération à part ?  Différente des trentenaires ?

Je pense que nous sommes effectivement différents des trentenaires mais je ne suis pas sûre que la génération « 20 ans en l’an 2000 » soit particulièrement différente des précédentes. Il faut savoir que la décennie vingtenaire n’intéresse personne en tant que telle : si vous regardez les instituts de sondages, statistiques ou autres, vous n’avez jamais la tranche 20-30. C’est plus 15-25 ou 18-25 puis 25-35… Pourtant, à 25 ans, je ne me sentais plus très proche des gens de 18 ans. Par ailleurs, les vingtenaires ne semblent pas être passionnants
comme thème. Si on regarde les films au cinéma ou les séries télés, on se passionne surtout pour les amours des trentenaires (Sex and the city, Clara Sheller, Ally McBeal, Bridget Jones…) ou alors pour les ados pour des histoires se passant au lycée. Pourtant, il paraît que la vingtaine est la plus belle décennie !

Quand je lis la prose des trentenaires, je suis assez agacée par leurs plaintes incessantes, leur rancœur envers les soixante-huitards, les « c’est votre faute si on en est là ». Je pense qu’être vingtenaire, c’est un mélange de réalisme et d’espoir. Depuis un an, je galère, j’ai eu droit à un CDD de trois semaines et un stage de 5 mois, ce n’est pas très glorifiant. Pourtant, je relativise et j’ai toujours espoir : oui, j’ai choisi une branche difficile, oui, je galère. Je ne reçois qu’une réponse sur 10 envoyées et encore, c’est pour me remercier de l’intérêt que je porte à l’entreprise mais ils n’ont rien pour moi. Pourtant, je ne m’angoisse pas plus que de raison, je sais que je finirai par trouver. J’ai confiance en moi et mes capacités. C’est pareil en amour. Je ne vis pas mal mon célibat, ça viendra quand ça viendra. Mon horloge interne ne panique pas encore… Je me donne jusqu’à trente ans pour trouver une stabilité et si elle survient avant, tant mieux.

Je pense que si les trentenaires passionnent tant les médias, c’est qu’ils ont une grosse pression sociale : à trente ans, on se doit d’avoir un emploi ET une famille (ou du moins, être en couple). Si ce n’est pas le cas, on est dans une anormalité qui crée une angoisse, c’est toute la trame des productions que j’ai citées plus haut. Vingtenaire, je cherche pas forcément le père de mes futurs enfants. Trentenaire, ça risque de me chatouiller un peu plus.

Je pense que les vingtenaires ont encore une fraîcheur et une insouciance appréciable. Ca ne veut pas dire qu’on ne galère pas et qu’on n’a aucune conscience des réalités, c’est juste qu’on a foi en l’avenir. On est sans doute aussi plus exigeants envers les gens qui nous entourent, notamment les politiques. On n’est pas encore dans le reproche mais plus dans l’attente
d’une vraie reconnaissance. Depuis quand être jeune est devenu un défaut ?

Certains nomment votre génération celle des Baby-losers ? Vous vous reconnaissez dans ce terme ?

Je trouve ce terme très négatif et défaitiste. Vingtenaire, on a encore la vie devant nous, comment peut-on se définir déjà ainsi ? Je pense qu’on a clairement pas assez de recul pour juger ainsi notre génération. Bien sûr, les temps ont changé, on n’est plus du tout dans une logique de plein emploi. On galère plus que nos parents, c’est certain. Mais le système a changé aussi : avant, la sélection se faisait au niveau du brevet puis du bac. Maintenant, il faut avoir des bac + pour se démarquer et encore, le taux de chômage des jeunes diplômés est assez effrayant. Quand j’ai commencé mes études, du haut de mes 18 ans, je pensais que le monde m’appartenait, qu’un bon diplôme était la garantie d’un emploi. Aujourd’hui, j’ai 26 ans, un bac+5 en journalisme obtenu dans un IEP et on me propose… des stages. Que j’accepte car faute de grives, on mange des merles. Les employeurs réclament des diplômes ET de l’expérience mais il faut bien qu’on débute, nous aussi. La sélection est drastique, on met des candidats en concurrence pour de simples stages, on nous demande un à deux ans d’expérience sur certains stages, c’est proprement hallucinant. Sans mes parents, je serais rentrée dans ma province depuis longtemps. Ceci étant, tous les vingtenaires ne sont pas au chômage, certains tirent très bien leur
épingle du jeu. Je n’aime pas trop les portraits noirs que l’on fait de ma génération. Nous sommes certes moins expérimentés que les trentenaires mais nous avons pour nous notre volonté, notre motivation et on déborde d’idées. Je crois que les entreprises ont tout à gagner à embaucher des jeunes. De toute façon, les formations diplômantes permettent de faire des stages. J’ai pas besoin de 10 ans d’expérience pour connaître mon métier, il ne faut pas exagérer ! Si on me lâche demain dans une rédaction, je serai à la hauteur de ce qu’on attend de moi.

Ceci étant, je réfute quand même le terme de baby-loser car ça donne l’impression qu’on baisse déjà les bras. Alors, oui, on galère, mais on finira bien par tirer notre épingle du jeu. Moi, en tout cas, je ne renonce pas.

C’est vrai qu’on accole souvent des noms négatifs à notre génération : perdue, sacrifiée, génération SIDA… Rien de très joyeux.

Après, en France, il y a toujours eu une méfiance envers la jeunesse, c’est pas nouveau. Les vingtenaires ont toujours été considérés comme remuant et revendicatifs. Si on relit la presse au moment de 68, on se rend compte que les jeunes de l’époque avaient, eux aussi, des revendications, des désirs, des espoirs. Bref, la situation n’est plus la même mais les difficultés
des jeunes ne sont pas une nouveauté non plus.

Il faudra voir où nous en serons dans 20 ou 30 ans pour vraiment voir si nous sommes une génération « baby loser » ou pas.

 

Le jeu de séduction au féminin

Qui a dit que les filles ne draguaient pas ? Ben, après la scène à laquelle j’ai assisté jeudi soir dans le métro, je vous le dis : si, les filles draguent. Et elles sont aussi subtiles que l’humour de Cauet. Et comme je suis garce et moqueuse, je vous en parle forcément.

 

dragueuse

En ce moment, je mets mes lunettes de vue. Parce que comme ça, quand je fais mes podcasts vidéos, je fais plus sérieuse. Du coup, ça me permet de voir ce qu’il se passe autour de moi et ça vaut le coup d’œil. Jeudi, je repars après avoir tourné sur le Trocadéro et au fur et à mesure des arrêts, je me retrouve juste à côté d’un mec plutôt pas mal qui est accompagné d’une fille plutôt pas jolie, à mon goût. Déjà, elle doit avoir 10 ans de plus que lui, les cheveux noirs coiffés en casque sans volume, du rouge à lèvres tellement rouge que t’éteins la lumière, tu le vois encore… Bref, de façon totalement subjective, je la trouve pas top. Mais son jeu de séduction est pour le moins remarquable.

 

Etape 1 : « han, t’as vu mes cheveux ? ». Elle part sur un : « tu trouves pas mes cheveux trop longs ? Trop courts ? » « Mouirf ». « Ah mais vas-y, dis-le si ça te plaît pas ». Jeune demoiselle, en hiver, moi, j’attire pas l’attention sur mes cheveux rendus incoiffables par cette putain d’électricité statique de mes fesses. Même s’ils sentent bon grâce au shampoing mandarine-cacao gracieusement offert par Drucilla.

 

Etape 2 : « je remets du rouge à lèvres ». Rouge, donc. Rouge, rouge, rouge ! Un copain m’expliquait un jour en cours de sociologie de l’administration (c’est aussi chiant que ça en a l’air) que les femmes se mettaient du rouge à lèvres pour rappeler la rougeur de leurs autres lèvres. Moi, j’avoue qu’après 4 ans et demis passés avec un « han, t’as
du rouge à lèvres, je t’embrasse pas », j’ai arrêté d’en mettre, sauf grandes occasions genre soirées, entretien d’embauches ou photo pour mon CV (mais le photomaton rend irrémédiablement moche, avec ou sans gloss). Donc mademoiselle sort son petit miroir et se remaquille les lèvres consciencieusement. Là, par contre, j’avoue mon admiration car moi, à sa place, j’en aurais joyeusement foutu partout (sauf sur mes lèvres, ça serait pas drôle, sinon).

 

Etape 3 : « je me fais remarquer ». Donc la demoiselle a tenté d’attirer l’attention sur ses cheveux et ses lèvres sans succès donc elle décide de changer de chaussures. Si, si, si. Elle prend une paire dans son sac tenu par jeune homme et opère le changement tout en tenant des commentaires du genre « MAIS NON PERSONNE NE VOIT QUE JE SUIS EN TRAIN DE CHANGER DE CHAUSSURES ! ». Et son camarade de rétorquer : « si, le mec derrière toi est mort de rire ». Hélas, je dus arrêter là mon observation parce que j’étais arrivée à destination.

 

Mais cette demoiselle s’escrimant à attirer l’attention de l’Homme, même si elle en faisait des caisses, je la comprends. Quelle fille ne s’est jamais retrouvée à sa place, c’est-à-dire en présence d’un homme qui nous fait fondre et qu’il ne comprend pas qu’on le veuuuuuuuuut ? A moins qu’il ait compris mais fasse mine de pas comprendre pour pas nous blesser. Faut dire que la séduction est un art bien compliqué. Hier soir, j’ai aidé un jeune homme à éconduire une demoiselle qui trouvait méga fun de lui parler en le vouvoyant. Moi, je trouve ça juste lourd mais chacun sa technique. Enfin, d’un autre côté, quand monsieur est sous le charme, quelle que soit notre technique, elle marchera. Là, de voir la demoiselle se débattre avec son rouge à lèvres et tout ça, ça me faisait de la peine. Car il était manifeste que le monsieur s’en foutait un poil. Pourtant, peut-on lui reprocher d’essayer ? Que celle qui n’en a jamais fait des caisses pour un homme lui jette la première pierre. Parce que y a rien de pire que de draguer une personne qui ne répond pas, si, si, si ! Moi aussi, j’ai été lourde comme de la fonte avec certains mecs. Je me suis entêtée parce que je ne voulais que celui-là. Et c’est fou comme l’amouuuuuuuuuuuur (enfin, l’attirance), ça nous rend de suite maladroit.

 

Sauf que si monsieur est intéressé, il nous trouvera touchante. Sinon, il nous trouvera juste lourde.

Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité (volume 3)

Leçon du jour : est-on plus populaire quand on est gentil ou méchant ?

L’autre soir, je surfais de blogs en blogs quand je suis tombée sur celui de Nemo7 et Everland. Sur les dernières planches, le personnage fait de la pub pour son blog mais il change de tactique. Au lieu de poster un « j’adore ce que vous faites », il tente un « rien à foutre de ta vie ». Bon, dans sa BD, il reçoit plein de mails d’insultes en retour. Mais la question m’interpelle.

Donc, tu as suivi tous mes conseils précédents parce que je suis un peu ton grand gourou. Mais malgré tout, ça ne décolle pas des masses. Tu as beau lécher tellement de cul que tu as des ampoules à la langue, tu laisses des comms tout partout à base de « t’es trop drôle », « tu me fais trop marrer », « tu es tellement trop talentueux »… D’ailleurs, si vous vous ennuyez, lisez les comms de certains blogs, vous remarquerez que certains sont très doués en la matière (mais pas ici, je n’ai que des lecteurs de qualité, slurp !). Bon, le problème, c’est que ce genre de comm creux et extatiques, je l’ai déjà dit, ça attire pas les lecteurs sur son propre blog. Alors si on faisait les méchants ?

Y a quelques temps, un blogueur est venu ici s’énerver un peu et a renvoyé sur son propre blog où pas mal de mes lecteurs/commentateurs habituels s’en sont pris à lui, défendant les vingtenaires. Bon, honnêtement, c’est tombé sur un article que j’ai pas écrit donc j’ai un peu suivi de loin, le jeune homme a ensuite présenté ses excuses, pas de souci, pas de rancune. Mais je suis un peu curieuse de savoir ce que ça a donné niveau statistique du côté de chez Jack (si t’es là, t’as le droit de répondre, of course !). J’avoue que quand je lis des commentaires (pas qu’ici), j’ai tendance à plus facilement cliquer sur les liens des gens qui sont un peu caustiques plutôt que les comms qui viennent du pays de Candy. Sauf que bon, si vous jouez cette technique, va falloir aller jusqu’au bout. Comme dans la Guerre des Etoiles, vous allez devenir Dark Vador, passer du côté obscur de la force. Ceci étant, si tu es le sosie d’Hayden Christensen,
je passerai outre ta méchanceté et je serai folle amoureuse de toi. Bref, ton rôle, faut le jouer tout le temps. Parce qu’on a tous plus ou moins un rôle. Moi, apparemment, je suis la râleuse bobo snob amazone et princesse romantique (rien que ça). Pas forcément méchante, pas toujours sympa. Enfin, une personne normale, quoi.

Toi, tu es wild et subversif, tu deviens l’orangina rouge de la blogosphère. Tu critiques tout et tout le monde mais autant les comms « tu es trop super, cool, cool », ça attire pas, les comms « t’es trop nul, ça pue », non plus. Descends mais de façon argumentée. Dis tout haut ce que les gens pensent tout bas mais sans insulter ou taper sous la ceinture. Non parce que ça craint, on dit pas aux gens qu’ils sont moches s’ils mettent leur photo,c’est minable, ça. Surtout que si tu retournes sur les mêmes blogs pour les critiquer, faut que tu sois cohérent. En gros, tu es le méchant qui au fond aime bien et critique pour faire évoluer. Parce que si tu es juste bête et méchant, tu seras classé « troll » et basta. Par
contre, la méchanceté est un art qui est difficile à maîtriser car souvent voient dans la méchanceté du génie et du 2e degré. Je me souviens à une époque, un blogueur que j’adorais et qui a disparu de la blogosphère (et qui veut oublier cette aventure, c’est pour ça que je donne pas son pseudo) était parti à fond dans le cynisme et la provoc, parodiant certains blogs. Ben tout le monde a applaudi des deux mains, à base de « oh oh, t’es trop drôle ». Bon, bé raté. Mais bon, y en a qui lèchent tes bottes quoi que tu dises donc bon. Des fois, je me demande même s’il lisent ce qu’on écrit…

Donc être méchant, c’est une stratégie mais tu constates que c’est coton, quand même… Puis c’est fatigant de pas être aimé. En plus, à l’instar d’Orangina rouge, tu risques de susciter plus la pitié que la colère… Parce que moi, les méchants méchants, je trouve qu’ils versent rapidement dans la critique stupide et en dessous de la ceinture. Et du coup, personne ne va voir leur blog, si ce n’est pour les insulter. Pas glop, pas glop.

Finalement, l’idéal, c’est encore de rester soi même. Pas trop fayot, pas trop méchant, normal, quoi.

Des idées à développer

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un truc que j’adore : avoir une idée. Vous savez, ce petit embryon qui se développe dans votre tête, qui prend forme peu à peu et que vous
avez envie de coucher vite sur du papier pour ne pas l’oublier.

Moi, des idées, j’en ai tout le temps. Des très bonnes et des franchement à la con. J’ai des idées pour le boulot, pour de futurs romans ou nouvelles, pour réaménager mon appart,
pour les cadeaux de Noël (pour moi ou pour les autres), pour mon futur anniversaire (celle-là, elle déchire tout !), pour des articles du blog, pour mon one woman show qui n’existe pour l’heure que dans ma tête, pour trouver un mec… Ce qui ne veut pas dire que je les mets forcément en application. Surtout que certaines ne passent pas les cinq minutes de réflexion. Genre : « putain, j’ai une trop bonne idée… ah non, en fait, c’est pourri ». Par exemple joindre à mon CV une photo de moi à poil… Non, je déconne, j’ai jamais eu cette idée là ! Mais bon, des fois, mes idées se heurtent au réalisme et au bon sens. Par exemple, à une époque, j’avais eu l’idée de faire du roller pour aller plus vite dans mes déplacements, muscler mes gambettes et faire les rando rollers où y a que des beaux gosses. Mais la dernière fois que j’ai fait du roller, c’était en 91, j’en ai fait 5 minutes avant que mon fessier ne rencontre trop violemment le goudron du parking devant l’immeuble où nous vivions à l’époque et que mon coccyx me signale douloureusement qu’il n’apprécie pas du tout ce genre d’aventures. J’ai pleuré pendant deux heures. Le lendemain, on allait échanger ces foutus rollers contre des playmobils, moins dangereux. Et puis, je vis à Paris et déjà, rien qu’avec mes petons, j’ai du mal à me frayer un passage dans la foule. Avec des rollers, c’est carrément suicidaire. Donc on abandonne l’idée.

 

Il y a quelques mois, je suis allée boire un verre avec le scénariste de Modo pour qu’on voit un peu ce qu’on pouvait faire. A un moment, je lui demande de me faire l’histoire de Mitchoum Prod afin que je l’intègre dans mon dossier de presse. Là, il me raconte un peu comment il a eu les idées de ses scénarii, genre « je prenais ma douche un matin quand tout à coup, j’ai eu l’idée ! ». J’avoue que cette conversation m’a un peu exaltée parce que ça m’a rappelé mon propre processus créatif. Moi aussi, l’eau chaude et la vapeur d’eau, ça me stimule. C’est dingue comme sous la douche, j’ai des idées. Parfois, j’ai une idée qui arrive, je commence à la développer et je l’abandonne, je la mets dans un coin de la tête. Puis quelque temps plus tard, j’en récupère des bouts pour les intégrer ailleurs. Par exemple Technopolis, au départ, je voulais en faire une espèce de série policière du futur, l’héroïne s’appelait Heidi, on trouvait la même ville futuriste avec le maire et tout mais y avait une histoire de clone en plus que j’ai virée. J’ai récupéré le décor, le principe politique, la guerre bactériologique… Je stoque tout dans ma petite tête et quand je trouve un fil conducteur pour une histoire qui me plaît et je récupère un peu les idées que j’ai de côté pour voir si je peux en faire quelque chose. En gros, mes romans sont des espèces de patchworks d’idées.

 

De la même façon, dans la vie, des fois, j’ai des idées. Genre le truc qui m’arrive comme ça, bam ! et qui m’enthousiaste totalement. Le pire, c’est que j’ai souvent ces idées
soit dans le métro, soit dans mon lit quand c’est l’heure de dormir, soit sous la douche… soit à des moments où je peux pas m’y atteler de suite. Mais c’est toujours exaltant, ces idées ! Ca obnubile un peu, ça motive, tout ça, tout ça. D’ailleurs, en ce moment, ma machine à idées est hyper (trop) productive. Bon, bien sûr, pas mal d’entre elles ne durent pas cinq minutes, tant elles sont irréalisables. Le pire étant les idées au réveil. Genre je fais un rêve, je me réveille et là : « waaaaaaaaaah, mon rêve, c’est une super idée de roman… ». Puis au bout d’une demi heure, quand mon cerveau est remis à l’endroit, je me rends compte que l’idée est profondément débile. Mais ça m’aura mise de bonne humeur dès le réveil, ce qui est plutôt un exploit.

 
Bon, je vous laisse, j’ai une idée à exploiter, là !

Sondaaaaaaaaaaage

En attendant que je termine mon article du jour, un petit sondage. 3 personnes en deux jours m’ont conseillé de mettre de la pub sur mon blog histoire de gagner quelques sous. Moi, j’hésite parce que c’est vilain. Vous en pensez-quoi? Selon le résultat, dans une semaine, y aura pub ou pas.

Pub or not pub
Dois-je mettre de la pub sur mon blog?
Oui
Non

Résultats

Mon sac de fille

Comme je suis en plein week-end de guedin genre j’ai pas le temps de vous faire un super article qui déchire sa mère, aujourd’hui, je vous propose de pénétrer mon intimité. Non, je parle pas de sexe, là ! Il y a quelques temps, j’avais aidé ma pote Vicky à bidouiller ses photos de son sac à main et je me suis dit « en voilà une idée qu’elle est bonne ! ». Donc j’en fais autant. Voici donc mon sac


Voici maintenant son contenu, le vendredi 09 février 2007. Oui, je précise car le contenu varie.

1 : mon cahier de notes. Je m’en sers pour les interviews, les micro-trottoirs, mes réunions de webzine et même pour écrire des trucs quand ça me prend. Là, vous vous rendez pas trop compte mais j’écris super mal

2 : mon téléphone. J’aime pas être jointe partout mais faut que je m’y fasse, j’ai plus le choix. Puis si un recruteur ou un beau gosse veulent me contacter, je peux pas rester toujours chez moi non plus.

3 : un tampon. Ben oui, j’ai eu mes règles y a pas longtemps, vous êtes ravis de le savoir

4 : un stylo, pour écrire dans mon cahier ou faire des chèques

5 : mon boîtier à lunettes pour ranger les lunettes que j’ai souvent sur le nez ces derniers temps. Même que je les prête à Drusilla pour qu’elle mate un mec dans un bar (comme je dénonce).

6 : mon agenda très classe. Mais en fait, comme j’ai une bonne mémoire, je note jamais rien dessus. Sauf les échéances webzines. Mais sinon, les rendez-vous genre coiffeur et tout ça, non.

7 : le téléphone-cam qui me sert à faire mes podcasts vidéos. Je l’ai toujours sur moi comme ça, je peux tourner quand je veux. On sait jamais, des fois que je croise un groupe sympa qui veut bien répondre à mes questions.

8 : mon portefeuille (avec ma CB qui dépasse légèrement). Là où y a toutes mes cartes, mon chéquier, mes papiers. Bref, je le perds, c’est la fin de ma vie.

9 : mon bouquin du moment, Van Cauwelaert, donc (Une vie interdite, je précise). En ce moment, je lis soit ça, soit toujours les Bienveillantes de Littell (qui est énorme), ça dépend de si je dois me déplacer beaucoup ou pas parce que le Littell, il est sympa mais il pèse un peu trois tonnes et prend un peu toute la place dans mon sac.

10 : un plan de Paris parce que ça peut toujours servir

11 : Une pelote de laine et un truc entamé (oui, je sais pas encore ce que ça sera, sans doute rien) parce que jeudi, j’avais au départ prévu d’aller au café tricot mais finalement, un pote m’a appelée pour m’inviter au resto donc je suis allée au resto.

12 : un porte carte de voiture avec mes initiales dessus que j’avais pris par accident en partant de chez mes parents mais qui sert à rien vu que les papiers dedans, je les ai renvoyés chez mes parents. Mais je continue à trimballer le truc depuis que je suis allée à la Poste envoyer lesdits papiers. Je ne vide que rarement mon sac.

13 : un stick labello parce que pour les lèvres, c’est bien

14 : Un dvd Modo qui est resté là depuis le salon du cinéma… Des fois que je croiserais Matthieu Kassovitz…

Il manque :

– mes lunettes de soleil mais je vois pas trop ce que j’en ferais en ce moment.

– mes gants, ma carte orange et des capotes qui sont dans la poche de mon manteau. Je précise pour les capotes que je les avais prises pour aller voir Guillaume IV, je suis pas prévoyante à ce point non plus

– les trucs de maquillages trop kawaï que m’a donnés Drusilla hier soir parce qu’au moment de la photo, je les avais pas encore mais je vous les montrerai une prochaine fois.

– mes clés parce qu’au moment de la photo, elles étaient à leur place, sur la porte.
Voilà ! La semaine prochaine, dans la série « pénétrons l’intimité de Nina », je vous présenterai soit mon maquillage, soit mes produits de beauté. Soit je vous parlerai d’autre chose parce que je suis trop cyclothimique pour trouver une idée bonne plus de deux jours, actuellement.

 

Tout ceci n’’était qu’’un rêve

Lecteur, je dois t’avouer un truc. Ce que je t’ai raconté hier, ma rencontre avec le beau Thomas et le baiser sur le quai de la gare, tout ça n’était pas vrai. Un canular, en somme. Là, tu te dis que j’ai pété un plomb, mais pourquoi, oh pourquoi, j’ai fait ça ? Pas pour me foutre de ta gueule, non, mais juste pour remonter le moral des troupes et le mien en particulier.

 

Mercredi soir. Je fais la gueule, j’ai pas le moral. Il fait froid, je suis fatiguée, j’ai passé la journée dans les transports et ce foutu RER C qui est moche tout en transitant par la ligne 14 qui pue. Dans mon premier RER C, face à moi, il y avait un mec très beau, un vrai ange à la lèvre fendue, habillé comme un syndicaliste étudiant du Mirail. Mais je lui ai pas parlé en vrai, je l’ai pas suivi alors qu’en fait, j’aurais dû, ça m’aurait évité de partir sur la mauvaise branche. Jeune homme, si tu me lis (tu es descendu à Choisy, je suis en train de me faire mon dilelui à moi), sache que je t’ai trouvé très beau et que j’ai eu du mal à lire tant que tu étais là et que j’ai même enlevé mon chapeau… Bon, t’as pas vraiment une tête à lire un blog comme le mien mais on sait jamais, des gens très bien lisent ce blog. Et des gens très bien l’écrivent, d’ailleurs. Donc oui, techniquement, il existe le jeune homme mais je lui ai pas parlé et je pense sincèrement qu’il avait moins de 24 ans.

 

Donc hier soir, j’étais minée, bad trip à base de « je ne suis qu’une merde, la lie de la race humaine ». Curieusement, quand je vais pas bien, les gens viennent me parler sur MSN juste pour discuter, alors qu’ils ne sont pas censés savoir que j’allais pas bien. Donc hier soir, je chouinais auprès de Lucie, Drusilla, Tatiana et Vicky, me disant que la vie était moche et que l’hiver ça pue. Tout à coup, avec Vicky, on part dans un délire : et si je faisais un canular sur mon blog, un poisson d’avril en février. Non parce qu’honnêtement, avoue lecteur que l’article d’hier posté le 1er avril, tu n’y aurais pas cru. Mais pourquoi je t’ai fait ce tour de passe-passe. Bon, je pourrais faire ma prof la morale genre « tu vois, faut pas croire tout ce qu’on te dit sur les blogs (surtout quand c’est du mal de moi) ». Mais non, c’est pas ça.

 

En fait, mercredi soir, j’avais pas envie de finir l’article que j’avais commencé et prévu initialement pour hier. Parce que j’avais le blues, comme ça arrive des fois en hiver. Donc j’allais partir sur un article « ma vie est nulle, il se passe rien, j’en ai marre ». Comme ça, j’aurais foutu la déprime à tout le monde et voilà. Alors que là, je vous ai offert un petit moment de bonheur, certes fictif, mais les premiers comms (et les suivants, aussi) m’ont confortée dans mon choix : même si cette histoire n’est pas vraie, elle vous a mis de bonne humeur, elle vous a fait rêver un peu. Et ça a eu le même effet sur moi. Honnêtement, mercredi soir en allant me coucher, j’avais le cœur un peu plus léger. Je n’ai embrassé personne hier (sauf Kenya mais c’est un chat, ça compte pas), je n’ai pas parlé au jeune homme beau comme un ange à la lèvre blessée et ce n’est pas bien grave. Mais il était vraiment beau et j’avais mes lunettes ! Au départ, avec Vicky, on cherchait une idée, genre « coup de foudre, je l’aime, je vous dis adieu » ou « j’ai trouvé un boulot qui déchire sa mère ». Mais pour le deuxième, c’était trop cruel pour moi donc non.

 

Hier soir, j’ai dîné avec un blogueur qui m’a conseillé de ne pas révéler la blague, m’expliquant que vous risquiez de vous sentir trahis et que vous n’alliez plus croire ce que je racontais. Peut-être. Mais j’ai pas envie de continuer le canular plus longtemps pour faire dégager Thomas rapidement genre « je l’ai plaqué ». Déjà, moi qui plaque un mec, on le sent que c’est pas vrai mon histoire ! Mais bon, c’était juste un truc pour éviter de vous emmerder avec mes états d’âme, surtout que ce n’était que passager. Mais bon, vu qu’il m’arrive rien, j’ai fait semblant. Et du coup, hier, c’est con mais je me sentais mieux dans ma peau, belle et rebelle et tout ça, tout ça.

 

Alors maintenant, peut-être que vous m’en voudrez mais je pense pas. Je pense surtout que vous me serez reconnaissants de pas vous avoir emmerdé avec mes états d’âme à deux balles. J’aime bien l’intox, genre « tu as des nouvelles de machine ? » « Ouais, elle est enceinte ! » « C’est vrai ?? » « Mais non ! ». Mais comme les blagues les plus courtes sont les meilleures, on va en rester là. C’était mon premier canular bloguesque, sans doute le dernier mais au moins, il aura réchauffé plein de cœurs ! Et vu le temps pourri au dehors, avouez que ça a quand même fait du bien.