J’ai vu la guerre

(Article débuté y a 15 jours après le crash du boeing de la Malaysia, shooté par un missile)

Pendant longtemps, j’ai aimé raconter cette histoire : à chaque début de siècle, dans les années 10-15, on a eu droit à de sales guerres ou de grands bouleversements historiques.* J’aimais faire frémir les gens en expliquant qu’il allait se passer des choses terribles, bientôt, parce que l’histoire se répète… Sauf que quand on lit les journaux, on finit par se demander si ma blagounette n’a pas un fond de vérité.

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Souvenez-vous quand vous étiez au collège et qu’on vous racontait l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand qui entraîna la guerre, le premier domino qui enclencha le jeu des alliances enclenchant la guerre. Et ça nous paraissait couler de source, une machine à rouages bien huilée, il suffisait de tourner la manivelle pour obtenir le mouvement.
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Sauf que c’est toujours plus facile de comprendre l’histoire quand elle est finie. Mais oui mais évidemment que la 1ère Guerre était inévitable, tout comme la 2e, l’enchaînement des faits est limpide. Et là, on y est : un missile tiré par on ne sait qui (j’ai lu des théories parlant d’avions de chasse ukrainiens mais j’ai aussi lu des théories sur le premier avion Malaysia Airlines descendu car il fonçait droit vers une base militaire située vers quelques milliers de km du lieu supposé du crash mais ce doit être un détail. J’ai aussi lu une histoire de force mystérieuse…Bref) sur une frontière où la lutte fait rage. Russie vs Ukraine, la Malaisie, les Pays Bas au milieu. Le Lusitania, version XXIe siècle. Tout ça pue.
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Et pourtant, sommes-nous au bord de la 4e ou 5e guerre Mondiale (les intitulés de guerre mondiale peuvent être accolés à la guerre froide puis à la « guerre des civilisation » ou « guerre contre le terrorisme », je n’entrerai pas dans le débat, tel n’est pas le sujet) ? On y pense forcément, des articles sur le sujet commencent à fleurir et à bien y penser, c’est vrai qu’on entend presque le premier domino tomber, tout ça paraît si évident. Sauf qu’à l’époque, les politiques de l’époque n’avaient pas vu venir le drame et on ne peut pas dire qu’avant le crash, on s’attendait à une telle hécatombe de civils n’ayant rien à voir avec l’histoire. Alors oui, on pourrait débattre du survol de la zone mais pour une guerre qui ressemblait plus à une guérilla jusque là, on ne pouvait pas forcément s’attendre à ce qu’un avion de ligne soit abattu. Même s’il y a eu des cas par le passé.
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La guerre demain ? Dans les 3000 embryons de romans que j’ai débuté, j’ai inventé des tas de débuts de guerres mondiales. Souvent basé sur un conflit qui dégénère ou la lutte contre un dirigeant despotique peu éclairé. Peu importe l’histoire racontée finalement, il y a toujours une idée d’escalade et de chute de dominos déclenchée par un événement premier. Comme l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand, finalement. De là à penser que la paix est un équilibre instable… A dire vrai, faut bien être européenne pour s’imaginer en temps de paix. Mais quand nous étions au collège, au lycée, que nous étudions la guerre, ça paraissait toujours lointain : loin dans le temps ou dans des pays très éloignés. Quand la guerre a frappé au coeur de l’Europe**, déjà, ça sentait bizarre, un drôle de goût de métal dans la bouche. Aujourd’hui encore, ça tonne à nos portes.
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Est-on à l’aube d’un nouveau conflit majeur ? Les générations futures étudieront-elles l’année 2014 comme le début évident d’un nouveau conflit majeur qui changera à jamais le visage de l’Occident ?

Qui sait ?

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*1914 : Première Guerre Mondiale
1815 : Les 100 jours de Napoléon avec la fameuse défaite de Waterloo
1715 : Mort de Louis XIV et début de la Régence
1610 : Assassinat d’Henri IV par Ravaillac
1515 : Marignan
1415 : Hazincourt mais bon, là, c’est la guerre de 100 ans donc c’était facile de trouver.
** La guerre en ex Yougoslavie

C’est moi qui invite !

Le premier rencard calé sur un site de rencontre est toujours un moment délicat : que faire ? Va-t-on se plaire ? Mais aussi, et la question n’est pas si anodine : qui paye ?
argent
Pour cet article, faisons appel à un épisode de How I met your mother. Ted a rendez-vous avec une fille. Au moment de l’addition, elle commet un impair en ne jouant pas la petite scène de l’addition : Ted comptait payer mais la jeune fille ne fit pas l’effort de protester pour la forme. Bon ok, c’est assez tarte en soi mais cette petite scénette souligne la délicate question de qui sort le portefeuille.
argent dans votre portefeuille
J’ai toujours considéré, en temps que femme des années 2000 et même 2010 que chacun devait mettre la main à la poche. Pas forcément de façon psychorigide, hein, mais je considère que je gagne ma vie et je veux marquer mon indépendance. On s’offrira des trucs plus tard. Cependant, la minute de l’addition reste révélatrice de la suite de l’aventure et nous en revenons à ce petit jeu de dupe. En général, si l’autre pose froidement la monnaie exacte sur l’addition sans dire un mot, autant dire que la suite de l’histoire est mal barrée. Une façon un peu froide de signifier que non, on ne partagera pas et comme on ne passe pas un moment particulièrement sympa (ça motive pour laisser des pourboires. Enfin chez moi, en tout cas). Une personne plus motivée pour poursuivre la soirée proposera aimablement de partager. Ou profitera de votre passage aux toilettes pour régler. Mieux, alors que la tractation s’engage, l’autre glissera un « ok, tu paies les verres, je paie le repas derrière » ou « ok, tu paies cette fois-ci, je paierai la prochaine ». Façon subtile de signaler qu’on n’a pas envie de mettre fin à la soirée ni à l’histoire qui débute.
Couple Receiving Their Check
Autre question liée : doit-on quelque chose à celui qui paie ? Ah, la question qui tue ! La réponse est claire, nette et précise : non. Tu pensais que me payer un mojito te donnait automatiquement un ticket pour entrer dans mon lit ? Alors, déjà, un mojito, c’est un peu léger pour m’enivrer (quoique…) mais même si tu m’en payais 10, ça ne m’oblige à rien. Ceci étant, si tu m’en paies dix, c’est pas dans un lit que tu vas m’emmener mais plutôt aux urgences… D’une part, personne ne te contraint à tout payer et de l’autre, sortir son porte-monnaie pour avoir du sexe, ça ne fait pas rêver grand monde… Par la même, ce n’est pas parce que tu paies ce coup-ci que ça oblige à une réciproque. Si la personne n’a pas envie de te revoir, elle se forcera pas pour une dette de 15-30 €.

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Pour moi, c’est simple : j’insiste pour le partage. Après tout, les bons comptes font les bons amis. Et les bons amants.

Ce que j’aurais aimé que tu me dises

Profitant de mes congés estivaux, j’ai lu, beaucoup, et j’ai 3000 chroniques littéraires en retard. Entre mes mains est notamment passé “N’oublie pas les oiseaux” de Muriel Magellan, une histoire d’amour tumultueuse dont je vous promets de vous parler très bientôt car j’ai vraiment aimé ce livre. Il m’a parlé et a notamment réveillé une colère que je pensais morte depuis longtemps. Celle contre un ex, celui qui a toujours nié ma souffrance car il n’y avait de place que pour la sienne. En gros.

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Lisant ce livre, je m’agaçais donc de cette vieille histoire et me demandais soudain pourquoi ça revenait alors que cette histoire est digérée, limite oubliée. So what ? Aurais-je encore des sentiments pour cette personne que je n’ai plus vue depuis bien 2 ans ? Non, ce n’est pas ça… Et là, je me rends compte du malaise : ce n’est pas de son amour dont j’ai soif mais de ses excuses. Enfin, plutôt qu’il admette qu’il m’a fait souffrir, qu’il n’a jamais pris en compte mes sentiments, que seuls comptaient les siens. Pendant notre relation et après, laissant même son ogresse piétiner avec cruauté les souvenirs de notre relation. Parce que je ne comptais pas.

Bruxelles 365
J’ai donc eu envie de cracher ça. Puis j’ai réfléchi et me suis dit que ça ne servait à rien. Parce que je n’entendrai jamais ce que j’ai besoin (ou envie) d’entendre. Une rupture a cela de frustrant que chacun en a sa lecture et qu’il n’est pas concevable d’en parler calmement. Du moins pas au moment où l’on en aurait besoin tant la colère, la rancoeur, la tristesse, la frustration se mêlent et rendent le discours incohérent, agressif, violent. Je peux être une ex chiante, celle qui fait une scène car l’autre refait déjà sa vie, sans prendre la peine de me ménager un peu. Faut dire que j’ai parfois eu l’honneur de me taper des mecs reprenant le flirt avec une autre moins d’un mois après notre relation et ce sans se cacher nullement. Tu pourrais attendre que le corps de notre amour soit froid quand même. Je m’énerve, je tempête, je crie. L’autre ne comprend pas : on n’est plus ensemble, je ne te dois rien. Si, tu me devais une chose : me dire que j’avais quand même compté pour toi. Que cet amour que j’avais investi en nous n’était pas juste une histoire que je m’étais racontée. Que tu m’avais racontée. Que je n’ai pas infligé une sale cicatrice à mon coeur pour rien. Que tu comprennes que si, aujourd’hui, j’ai si peur de tomber amoureuse, c’est parce que tu m’as blessée et laissée là, agonisante, ne comprenant pas pourquoi ça me faisait mal de te voir déjà tourné vers de nouveaux horizons.

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Je parle d’amour mais ça marche pour d’autres domaines tels le travail ou l’amitié. Les ruptures sont différentes, certaines sont très administratives, d’autres plus perverses et sournoises, le lien se lâche et finit par se détacher sans réelle rupture visible. Nous ne sommes plus amis parce que c’est la vie, parce qu’on s’est éloignés. Parfois, on ne s’en rend pas compte, d’autres fois, ça pique plus. Moi qui ai investi du temps sur toi, qui ai été présent pour toi, pourquoi me délaisses-tu soudain ? Ne suis-je plus assez bien pour toi ? Penses-tu que tu es mieux que moi, que je ne vaux même pas une explication. Et toi, qui me laisse passer des entretiens sans rien me dire alors que tu sais, penses-tu que mon départ sera une bonne nouvelle, un boulet en moins dans la barque fragile ?

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Sans explication, sans rien dire. C’est la clé. J’ai parfois envie de provoquer la confrontation, de saisir ma plume pour déverser mon fiel et enfin déclencher une réaction chez l’autre. Mais à quoi bon ? Même si je me sens droite dans mes bottes et légitime, personne n’a envie d’avoir le mauvais rôle. Si je confronte en disant “tu as eu tort, tu m’as fait du mal, tu ne me mérites pas”, je ne vois pas qui me répondrait que j’ai raison. On parle de sentiments, pas de mathématiques. Même si parfois, on sait qu’on a chié, personne n’a jamais envie de l’admettre. Alors non, je n’entendrai pas ces mots dont j’aurais sans doute besoin pour avancer. Je dois en faire mon deuil. Plutôt que de ressasser bêtement, je dois voir si j’ai pas une leçon à en tirer et passer la seconde pour passer à autre chose. Au fond, peut-être est-ce aussi de ma faute : j’ai trop accepté, j’ai prêté à des personnes des sentiments, des intérêts qu’ils n’avaient pas, je n’ai pas assez parlé, mis en avant mes envies, mes ambitions. En matière de sentiments humains, personne n’a jamais forcément tort ou raison à moins de tomber sur des personnes perverses et/ou totalement égoïstes. Même si ok, mes exs qui repartent ostensiblement en chasse moins d’un mois après notre rupture, eux, ils sont difficilement excusables. Un peu de ménagement pour mon petit coeur et mon ego, merde !

Coeur-brise
Mais finalement, n’est-ce pas là la fin de l’histoire. Je me demande parfois ce qui marque réellement le point final d’un amour. La rupture n’est qu’une première étape, quand fait-on réellement le deuil de cette relation ? Et si c’était tout simplement quand on se résigne à ne plus attendre ces mots qu’on estimait légitime ? Ou tout simplement le jour où on n’a plus besoin de les entendre.

Rencontre dans le réel

A moins d’adorer se tripoter face à une webcam, le site de rencontre a pour finalité la rencontre… Comme son nom l’indique donc. Jusque là, tout va bien. Sauf que la drague en ligne permet d’avancer relativement masqué derrière nos trois plus jolies photos (ou à peu près)et que le saut dans le réel fait toujours un peu peur :
– vais-je vraiment lui plaire en chair, en os, en odeur et en saveur ?
– mais surtout, va-t-il/elle me plaire ?

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Parce que oui, faudrait pas oublier qu’on est deux à sauter le pas et que la réciprocité de l’attirance n’est pas toujours simple. Donc il va falloir se préparer aux scénarii suivants :

On se plaît
Là, tout va bien, c’est facile. Je te veux, tu me veux. Dans ce cas, la seule difficulté est de bien saisir le désir de l’autre parce que oui, avouons-le, on a tous fait nos boulets à pas capter que les tripotages de bras sans aucune raison, effleurements réguliers, rires de gorge, tournicotages de cheveux et regards brûlants, ça se traduit pas « prends-moi là, de suite, sur cette table ». Mais ne le faites pas, commencer une relation par une garde à vue pour attentat à la pudeur n’est jamais une bonne idée.

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Je ne lui plais pas
Votre proie correspond bien à ce que vous aviez imaginé mais, pas de bol, la réciproque n’est pas vraie. Selon la délicatesse de votre proie, la soirée peut s’arrêter là (ce qui peut faire très mal à l’ego) ou alors, il/elle sera poli-e et vous passerez une bonne soirée et peut-être vous gagnerez un-e bon-ne pote. Quoi qu’il en soit, faut dédramatiser. Rappelez-vous qu’un site de rencontre implique une concurrence féroce et vous pouvez être éliminé-e sur un détail. Une voix un peu trop fluette, une question de taille (non, je ne parle pas du contenu du slip), une couleur de cheveux… Ca peut aussi être une question de timing : il-elle a eu un bon rencard peu de temps avant, vous êtes moins à la hauteur de ses espérances. Bref, no more drama, no more pain. Ne jouez pas votre vie sur un rencard.

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Il-elle me plaît pas
Ca arrive aussi parce que, oui, on veut séduire, donc on met nos plus belles photos et qu’elles peuvent ne pas correspondre tout à fait à la réalité. Souvent parce qu’elles datent d’il y a une bonne dizaine d’années, à l’époque où nous avions plus de cheveux, moins de kilos et surtout le visage plus lisse qu’un cul de bébé. Donc parfois, on croit avoir rendez-vous avec Léo di Caprio époque Roméo+Juliette et on se retrouve avec Léo di Caprio version aujourd’hui. Ou Mariah Carey sans Photoshop. Ca déçoit. Alors, là, il y a plusieurs façon de procéder. La façon pute qui consiste à abréger le rendez-vous soit en prenant ses jambes à son cou avant que l’autre ne vous reconnaisse, soit en annonçant clairement que ça ne va pas être possible, ce qui implique une bonne dose de culot et de méchanceté. Oui, mais attends, l’autre, il nous a menti, merde ! Ouais ok mais quitte à être là, autant prendre un verre : on n’est pas à l’abri d’une personne sympa avec qui bien se marrer. Passer une soirée ensemble n’implique pas roulage de pelles, nuit torride, mariage et enfants.

Leonardo-DiCaprio-en-2001

On ne se plaît pas
Même réaction qu’au dessus : boire un verre et peut-être se trouver un-e bon-ne pote.

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Bref, décrocher un rendez-vous n’est pas la fin du chemin de croix, ce n’est qu’une étape. Donc on y va à la cool, bien sapé mais pas trop, on ne fait pas péter ses plus beaux dessous et on ne parsème pas son lit de pétales de roses option bougies tout autour du lit. Parce que rien n’est gagné et puis, franchement, je sais pas vous mais moi, ça me fait flipper.

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La semaine prochaine, nous évoquerons cette difficile question : c’est qui qui paie ?

Mets-toi en danger

Depuis quelques temps, je passe beaucoup de temps sur LinkedIn car c’est la meilleure source d’infos sur mon métier, devant Twitter (où les infos sont noyées au milieu de tranches de vie qui n’intéressent que leur auteurs et jérémiades sur à peu près tout ou n’importe quoi). Mais comme tout réseau social, il y a ses récurences, du test d’intelligence avec un calcul (à priori) simple ou le fameux « trouvez l’errreur » pour un peu se faire mousser en mode « je suis trop intelligent, tavu ? ». Mais surtout, sur LinkedIn, ce qui marche à mort, ce sont les mantras sous forme de carton dont celui qui me turlupine depuis quelques temps :
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Puis en mai, je suis partie à Oman, donc. Et dans le magazine « Néon« , que je recommande au passage, que vois-je ? Un article sur la nécessité de l’échec. Et là, ça fait tilt dans ma tête. Je dois me mettre en danger. Au pire, je me plante et j’apprends. Au mieux, je réussis et je me surprends.
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Alors se mettre en danger, c’est bien mais je fais quoi ? Pas de tentative de funambulisme au dessus du Grand Canyon, non. Rien qui compromette ma carrière non plus, faut pas déconner. Donc je vais tenter des trucs qui me parlent pas… dans mes loisirs. Il faut dire que j’ai toujours choisi des activités dans lesquelles je sais avoir des facilités : la natation (hyperlaxie mon amour), la plongée (aquaphilie bonjour), le chant. J’ai vite laissé tomber le violoncelle car je me pensais nulle ce que, objectivement, je ne pouvais mesurer, étant en cours individuel. Je bave d’admiration devant les tableaux de ma mère qui devient vraiment excellente en peinture mais je pars du principe que je ne saurai pas le faire. Peut-être ai-je raison. Peut-être ai-je tort ? Qui sait ?
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Tout ceci est la conséquence de trois défauts :
– le manque de confiance en soi : inutile de détailler, je n’ai pas toujours (c’est même assez rare) confiance en mes qualités même si j’ai déjà réussi à me guérir de mon syndrome de l’imposteur. Enorme pas en avant.
– ma patience : je veux réussir tout, tout de suite, sinon ça me saoule. Je décrète que je suis nulle et point.
– ma paresse : j’ai des facilités, je me repose dessus.
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Ainsi, lorsque je suis allée voir un médecin généraliste-médecin du sport-osthéopathe et peintre en bâtiment à ses heures perdues, il me regarde 30 secondes et me fait « ah, une hyperlaxe ». Ah oui, en effet. Au bout de quelques manipulations, il soupire « quel gâchis : avec votre hyperlaxie, vous auriez dû être une athlète de haut niveau. Saviez-vous qu’Usain Bolt, Federer, Nadal… tous des hyperlaxes ». Rah putain ! J’aurais pas été aussi feignasse plus jeune, je serais peut-être millionnaire en ce moment, à me dorer la pilule sur un yacht au large de la Sardaigne… Bon, pour être tout à fait honnête, j’ai fait 3 ans de tennis et j’étais complètement nulle, j’ai réussi à aller jusqu’à la balle orange mais sans doute par pitié. Mais tout ça me travaille : j’ai tellement été pas sportive pendant 27 ans de ma vie que j’ai jamais envisagé que j’aurais pu réussir là -dedans étant jeune. Et je n’ai pas vraiment essayé puisque après le tennis, je suis passée au tir à l’arc. Où je n’étais pas très douée à cause de l’item « impatience » qui me rendait incapable de viser longtemps. Et le manque de muscle qui me faisait trembler si j’essayais de toute façon. Peut-être que si j’avais cherché à sortir de ma zone de confort, je serais une athlète aujourd’hui. Ou autre chose, qui sait.
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Alors une décision s’impose : si je couple ça à mon besoin de m’affirmer, je l’annonce, à la rentrée, je ferai des arts martiaux. Je sais pas encore lequel mais je vais me renseigner. Et si j’y arrive, je tenterai autre chose. Et puis j’écrirai enfin un truc que je balancerai à des éditeurs. Je finirai bien par provoquer un échec, apprendre… Et finir par réussir. Joli projet.

On va fluncher ?

Sur les sites de rencontre, les rencontres, justement, sont finalement rares pour peu qu’on soit un peu sélectifs (aka « non, j’ai pas envie de tirer un coup vite fait avec une personne pensant que 3 mots souvent mal orthographiés suffisent pour me choper, excuse my sapiosexualité). Mais parfois, au hasard d’échanges de messages, la magie se crée et l’autre accepte la rencontre. Super… Mais on fait quoi du coup ?
Elegant couple traveling a limousine at night
Je me suis déjà posé la question du premier rendez-vous, elle se pose avec d’autant plus d’acuité sur les sites de rencontre qu’il est rare que les inscrits aient un-e seul-e prétendant-e sur le feu. C’est le Bachelor ou la Bachelorette mais sans prod qui vous balance à Venise ou Prague pour roucouler dans des restos réservés rien que pour vous. Non, faut se démerder tout seul et avoir la bonne idée. Donc dans ce cas, j’ai envie d’exclure direct le ciné ou un concert, à moins d’être sûr du film ou du concert. Si le spectacle n’est pas à la hauteur, ça peut nuire à ton image mais surtout c’est difficile de se parler et donc de démontrer avec subtilité que ça peut accrocher (ou pas d’ailleurs). Une expo peut être une bonne idée mais attention : on vérifie l’expo avant (cf remarque sur le film ou le ciné potentiellement moyen) et si on veut étaler sa science, on ne le fait pas avec lourdeur et prétention. Une personne cultivée, c’est bien, une personne qui se la pète, ça craint.
Of course I talk to myself
Le mieux reste de trouver un terrain neutre, idéalement pas trop loin de vos domiciles respectifs (pas toujours évident en grande ville,je sais) histoire de trouver rapidement un échappatoire si la soirée n’est pas à la hauteur de vos espérances. On ne traverse pas Paris pour aller à côté de chez elle ou lui, on ne lui fait pas faire le grand tour non plus, à moins d’avoir le meilleur resto ou bar du monde au bas de son immeuble mais faut être sûr de son coup. Le mi chemin permet d’envisager l’option « retour chez soi », seul ou accompagné, tôt… ou plus tard. Evidemment, le choix du quartier reste prépondérant et là, y a pas de règles. Je suis sûre que si on cherche bien, y a bien des gens qui aiment sortir à Châtelet ou sur les Champs donc bon…Après, n’oublions pas que c’est sujet à discussion, la proposition n’est pas imposition. Si la personne refuse de vous rencontrer parce que vous avez proposé le mauvais quartier (bon, les Champs, si la personne vit sur Paris depuis plus de 3 mois, c’est un peu chercher la merde quand même), vous aurez sans doute gagné du temps en passant direct à la suivante.
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Bon, le rendez-vous est pris ? Ok, va falloir rencontrer la personne IRL… On s’accroche à nos culottes, strings ou boxers (pas slips, non) et c’est parti ! 

The Lego movie de Phil Lord et Christopher Miller

Le 1984 des jouets… ou presque.

Profitant de mon vol pour Dubaï (3 ans plus tard…), je me suis dit qu’il était temps de combler mon retard cinématographique. Voyons voir… oh super, The Lego movie ! Ce film m’avait légèrement intriguée à sa sortie, je me demandais de quoi ça pouvait ressembler. Et bien, à rien de ce que j’imaginais, en fait.
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Petit résumé : dans le monde merveilleux de Briqueburg, tout les monde est heureux car tout le monde suit le manuel de vie. Emmett est un joyeux bâtisseur, il empile des briques pour construire la ville, écoute la même chanson que tous ses camarades et adore l’émission « Où est mon pantalon ». Un brave petit soldat, en somme. Mais un soir, Emmett voit passer une étrange silhouette, une fille et en la suivant, il fait une chute absolument vertigineuse. A son réveil, il se retrouve avec un étrange objet collé sur le dos. Embarqué par la police, il découvre alors qu’il est totalement insignifiant pour ses collègues et ses voisins qui savent à peine qui il est. Mais la fille vient le chercher : il est l’Elu, celui qui doit empêcher le méchant Maire de la ville de figer Briqueburg à jamais pour forcer ses habitants à rester dans le rang et à ne faire preuve d’aucune créativité.

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Oh ouah, me dis-je, un film d’animation qui promeut la désobéissance civile et la remise en cause d’une normativité imposée par un dirigeant peu éclairé, je rêêêêve, c’est 1984 pour les petits. Ou Matrix avec des briques en plastique plutôt que du code binaire mais non, restons sur Orwell. La main sur le coeur et la larme à l’oeil, je me dis que tout n’est pas foutu et que la génération à venir sera plus éclairée que nous.
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Mais en continuant mon visionnage, je commence un peu à froncer les sourcils. Emmett et Cool-Tag (la fille croisée peu avant sa chute) naviguent à travers différents univers, du ranch au bateau pirate en passant par une sorte d’univers arc-en-ciel certainement conçu sous acides, ils récupèrent un vieux mage et Batman et ça commence à ressembler vaguement à une pub géante pour les différents univers Lego. Et j’ai pas tout à fait tort car…
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On quitte l’univers film d’animation pour revenir vers la vie réelle et là, on découvre que cette folle épopée sort tout droit de l’imagination d’un petit garçon au physique très « pub américaine » qui joue aux Legos de son papa qui utilise de la glue (l’arme terrible du méchant Maire) pour figer sa ville Lego dans le garage. C’est donc ça. Ce n’était pas un 1984 version jouet mais une ode gigantesque à l’imagination enfantine et comme Lego permet de la concrétiser. Oh merde… Et là, on a droit à un discours tellement lénifiant du petit garçon qui défend sa cause que j’ai envie de pleurer. Mon âme Orwellienne souffre. Cet enfant ne se bat pas pour sa liberté d’être comme il l’entend, il veut juste piquer les jouets de son Papa…
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Au-delà de ça, il n’en reste pas moins que le film est bien réalisé et certaines répliques plutôt sympa. En fait, j’aurais certainement plus apprécié ce film sans l’incursion dans le monde réel avec des acteurs au physique de pub Kinder (oui, le papa, c’est Will Ferrell mais il ferait pas tache dans une pub Kinder, hein, pardon). Parce qu’outre le fait que l’aspect totalement marketing du film devient tellement visible que ça en est gênant, ça plombe l’ambiance légère et un peu déjantée de la partie animée.
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Bref, un film qui vous occupera bien un dimanche après-midi. Et c’est pas si mal.

Le joli Océan

A peine ai-je rangé ma valise après Oman que je la ressors pour partir dans les Landes avec mes parents. Oui, je sais, c’est rapproché mais j’ai pas choisi les dates, voilà. Puis je pars jamais du 15 juillet au 15 août car je déteste les gens. Donc nous voilà dans les Landes, l’océan. Et bien, au bout de la 3e année de vacances à l’océan, la fille de la Méditerranée que je suis commence à choper deux ou trois trucs.

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Laissez-moi d’abord expliquer cette histoire de fille de la Méditerranée. Mon papa est catalan (français) donc j’ai passé toutes mes vacances d’enfance à 2 pas de Perpignan. Pour moi, les grosses vagues, c’étaient celles qui soulevaient la mer d’une vingtaine de centimètres. L’eau et la plage étaient toujours à la même place quelle que soit l’heure du jour et de la nuit. On frissonnait quand l’eau n’atteignait pas les 20 degrés, le vent et la moiteur étaient nos compagnons de vacances… ainsi qu’une certaine partie de la France « Confessions intimes » mais ça, c’est un autre débat.

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Alors forcément, l’Océan, à la base, je sais pas trop comment le dompter. Je le trouve très beau, surtout quand il bouge et mousse, mais il a deux défauts : d’abord, il est froid et ensuite, ses vagues peuvent parfois me mettre au tapis. J’ai le souvenir d’un séjour à St Jean de Luz, l’été de mes 16 ans, une mission de 15 jours pour garder 3 gamins insupportables. Un lendemain d’orage, la mer était démontée et j’avais délaissé mes 3 monstres pour bondir dans les vagues. Je suis retournée à la plage plusieurs fois cul par dessus tête… Le seul endroit où j’ai revécu ça, c’était en Corse y a 4 ans, j’avais été propulsée telle une boule de bowling (sans rapport avec ma silhouette) sur le bord de la plage, finissant ma course à 30 bons mètres du bord de l’eau, mon maillot sur la tête.

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Il y a trois ans, lors de mon séjour au Pays Basque, j’avais fait ma crâneuse car j’avais fièrement pris un bain un 02 juillet à Hendaye, la plage où y a pas de vagues. Cette année, le défi était de taille : non seulement mon premier bain s’annonçait fin juin mais surtout je quittais une mer à l’eau à 30° en moyenne. Et en plus y a des vagues. Allez, moi pas peur, moi courageuse. Et oui, je me suis baignée. Tous les jours. Et j’ai joué dans les vagues sans boire la tasse. Bon, par contre, j’ai perdu plusieurs fois ma décence grâce à des maillots baladeurs, l’un ne tenant pas le haut, l’autre ne tenant pas le bas. Mais je m’en fous, je connais personne…

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Mais l’Océan, c’est pas juste sauter des vagues, c’est aussi dompter la nature. En premier lieu, les marées. Ayant passé 15 jours en Bretagne dans ma prime jeunesse, j’avais décrété que c’était marée basse le matin, marée haute le soir. Tout le temps, partout. Ben non. Du coup, je devenais la pro pour consulter les horaires de marée et affirmer qu’elle monte ou descend « non mais là, elle descend, y a de l’eau, regarde! ». « Non, elle était basse à 15h15, elle remonte là ! ». Le problème de la marée montante, c’est qu’elle est taquine. C’est à dire qu’on n’est jamais à l’abri d’une vague curieuse qui sort des limites pour venir lécher nos serviettes. Du vécu ? Non, pas du tout…

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L’Océan, c’est aussi le temps changeant. En Méditerranée, on a de beaux orages mais c’est pas pareil. Là, tu pars à la plage, tu ne sais pas si tu dois prendre le parasol ou le parapluie. Et c’est ce qui rend l’Océan beau, d’ailleurs, ces ciels aussi dévastés que la surface océane, les nuages qui répondent à l’écume, ces dégradés de bleus, verts, gris… Je passerais des heures à capturer ces paysages…

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Alors les vacances dans les Landes, c’était comment ? Nuageux. Donc superbe. Et surtout tellement déconnectant, j’ai l’impression d’être partie hors de ma vie… Et y a des moments où ça fait particulièrement du bien.

C’est dur dur d’être un bébé

(Article tout plein de pathignonneries car je suis officiellement dotée d’un instinct tanternel très développé)


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27 juin, c’est parti pour l’aventure, avec ma soeur puis mon beau-frère et surtout mon neveu, nous voici partis sur les routes de France, destination les Landes pour les vacances en famille. L’occasion de jouer les observatrices et de me dire que la vie de bébé, c’est quand même pas mal chiant parfois.

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Saturnin a un an et demi, il marche, court, papote mais on comprend pas bien. Il maîtrise bien le papa, maman, « ayé », « auvoir », « doudou » et « a-iiiie » (tatie). Ma mère est aussi affublée du « maman » pour gagner du temps, mon père hérite des Dadou (son nom officiel de Papi), Baba. Parce que voilà, les bébés, on m’a toujours dit que ça faisait pas tout en même temps donc lui, il a commencé par le mouvement, enchaînant le 4  pattes-debout-marché en quelques mois à peine. Les dents ont un peu traînassé et maintenant, on en vient à la parole. Et il en dit des choses mais la plupart du temps, on comprend pas. Enfin, on sait ce qu’il demande mais on ne comprend pas précisément les idiomes et moi, je suis très au fait de tout ceci depuis que j’ai lu « Le linguiste était presque parfait » de David Carkeet (d’ailleurs, tiens, la suite est sortie, je me tâte à l’acheter : même si la fin était nulle, le roman en lui-même était sympa…).

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Du coup, on a décidé qu’il parlerait avant la fin des vacances et on le sursollicite. L’idée est qu’il maîtrise le « tatie », et « merci » avant la fin de ses vacances (25 juillet, on est bien sur le tatie mais le merci, pas du tout). Au moins. Alors toutes nos phrases se résument à « la voiture. Comment tu dis voiture ? Voi-ture ! » « Tibilibidibi » (à peu près). « Et c’est qui ça ? C’est Tatie ? Comment tu dis tatie ? Ta-tie, ta-tie ! ».
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Et encore, là, c’est juste pour le langage. On lui réclame aussi des bisous et des câlins. Alors sur ce dernier point, autant dire qu’il s’en fout pas mal. Souvent, on s’accroupit et on tend les bras pour avoir un câlin, il vient vers nous et au dernier moment, il bifurque en se marrant. Saturnin a un sens de l’humour très développé pour son jeune âge, je trouve… Mais voilà, on quémande caresses et bisous, ça devient même la condition sine qua non pour obtenir quelque chose. J’avoue avoir moi-même pratiqué le chantage affectif avec un peu de honte « Tatie, elle te met les Titounis si tu lui fais un bisou ». J’ai eu mon bisou* mais je me suis dit que cet enfant était encore un peu jeune pour plonger dans l’enfer du chantage affectif.

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Imaginez un peu le truc transposé à la vie d’adulte, si on passait notre temps à nous demander comment dire des mots, demander qui est cette personne devant nous qui fait quelque chose, devoir distribuer baisers et caresses sur demande pour obtenir quelque chose, se faire piquer nos dernières trouvailles sous prétexte que c’est pas pour nous. La vie de petit ? L’enfer, oui !

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*Bisou pour Saturnin, c’est coller sa bouche sur la joue de la personne à embrasser mais il maîtrise pas encore le smack avec la bouche. Mais c’est déjà mignon

Dubaï, la cité aux deux visages

Eté oblige, je fais des titres qui ont un parfum de saga avec Ingrid Chauvin ou Cristiana Reali.

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Suite et fin de mes articles sur mon trip à Oman. J’ai qu’un mois et demi de retard, je gère (pas ma faute, c’est la vague…). Cette semaine ne fut pas particulièrement dédiée à la découverte de contrées lointaines puisqu’à part plonger, on n’a pas fait grand chose. Une excursion au port et une balade en montagne mais sinon, on restait sagement au centre. Faut dire qu’avec une moyenne de 45°, ça te coupe un peu les envies de rando (alors que j’avais mes belles chaussures de randonnées). Mais la veille du départ, notre « G.O » nous annonce que le lendemain, on partira à 6h pour faire un petit tour à Dubaï. Je trépigne de joie. Comprenez bien : je suis fascinée par les architectures grandiloquentes et j’avais pas précisément prévu de me faire un séjour à Dubaï donc quitte à y atterrir, j’espérais bien en voir un bout.

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6h du matin, une trentaine de zombies s’entassent dans le bus trop climatisé, certains regrettant d’avoir un peu trop batifolé dans la piscine la veille. Oui, on a éteint avec Anaïs, il était pas loin de 2H pour un réveil à 5H. Ca pique mais je m’égare en anecdotes. Nous voici donc à Dubaï où nous allons avoir un guide rien que pour nous qui va nous servir la jolie propagande du gouvernement. Je vous jure, extraits choisis « A Dubaï, y a la famille du Cheikh qui occupe toutes les hautes fonctions dont le gouvernement, puis les riches et puis après les moins riches mais tout le monde s’entend bien et est heureux de bosser ensemble. » Chic alors. « A Dubaï, vous pouvez acheter des produits de luxe mais aussi des contrefaçons, vous aurez un certificat pour tout ». Un certificat qui garantit que mon sac est un faux ? « A Dubaï, pour votre premier mariage, l’Etat vous offre une maison et une dot de 75 000 dirhams. Par contre, pour vos mariages suivants, c’est à vous de trouver un logement et vous n’aurez pas de sous car les Dubaïrotes ont droit à 4 épouses ». Et c’est où le pays où les femmes ont droit à 4 maris ? Ca me parle plus. Mais cherry on the cake « Ouais, Dubaï, y a un super système éducatif mais la vie est très chère pour les familles et puis faut pas trop venir vivre ici si vous n’avez pas de sous car la vie est très chère. Dubaï, le paradis pour les riches. Une bien jolie utopie.
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Bref, revenons en à la ville même, même si nous n’y sommes restés que deux heures. Première étape : le musée national établi dans un ancien fort. Pas grand chose à en dire, de jolies reconstitutions de villages du désert d’antan, deux ou trois informations sur les peuplades d’origines et de jolies colonnes à vent pour diffuser l’air dans les maisons et les rafraîchir.

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Deuxième étape plus intéressante : le souk aux épices. De jolies couleurs, des odeurs, des mecs qui t’alpaguent dans tous les coins pour que t’achètes leurs produits. On a aussi fait le golden souk, le souk des produits en or mais c’est moins intéressant, à mon sens, plus « toc ». Pour nous y rendre, nous avons pris un petit bac qui nous a permis de traverser rapidement l’estuaire. Les rares femmes croisées sont voilées de la tête aux pieds.
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On remonte dans le bus à l’assaut du Dubaï moderne. A partir de là, on n’a plus vu une seule femme voilée. On s’arrête à la plage au pied de l’hôtel « Voile » qu’on reconnaît très bien du ciel (je l’avais vu en allant aux Maldives). Environ 15 000 la nuit, ça gère. Evidemment, nous nous sommes contentés de la plage, on n’allait pas amener les prolos là dedans mais c’est déjà sympa de fouler le sable. Des Asiatiques courts vêtus munis d’ombrelles se prennent en photo… On devrait pas remettre les ombrelles à la mode ? Je trouve ça charmant.
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On continue à sillonner, je tente de photographier à travers la vitre du bus, exercice un peu périlleux. On termine au pied du Mall (lieu le plus visité au monde) sans avoir le temps d’y rentrer, deux ou trois photos de la tour la plus haute du monde et on est partis pour l’aéroport. Je reste un peu sur ma faim, surtout niveau photos mais c’est déjà plus que ce que je pensais avoir.
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En résumé : je ne commenterai pas trop l’aspect « ville de riches faite par et pour les riches » car après tout, c’est comme ça. Je ne suis un peu crue au Disneyland de l’architecture et là, par contre, ça m’a bien plu. Avec Anaïs, on a même pensé se trouver une sorte de urban road trip pour visiter ces villes genre Dubaï, Doha, Abu Dhabi, Singapour, Kuala Lumpur, Hong Kong… Mais apparemment, ça n’existe pas. Et comme on a un projet de voyage très onéreux à venir, ça attendra.
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Mais ce serait un super thème de voyage… (je pense que ça doit exister pour l’Amérique du Nord, tiens, faudrait que je cherche).