Je suis la Bachelorette des sites de rencontre

Au début, les sites de rencontre, ça effraie, on se demande à quoi ça rime de draguer avec son clavier. Puis on découvre un nouvel univers, celui de la chope et de la séduction facile. Ben tiens, je ne me savais pas si canon… Mais le piège est là : à force de choper easy, on finit par ne courir qu’après le fast love et oublier la possible romance. Et ce n’est finalement pas si bon pour l’ego.
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La séduction a cela de compliqué qu’il n’est pas toujours facile de trouver un terrain de jeu. On peut draguer partout, certes, mais pas si simple de trouver des partenaires attirants et disponibles dans un lieu ne cassant pas tout velléité de tentative de charme. Par exemple, le travail : on a forcément tous des collègues plaisants et peut-être même sont-ils célibataires mais franchement, y a-t-il quelque chose de moins torride que ces grands open space blancs et aseptisés parfumés à l’ordi qui chauffe et à l’activité humaine ? Et je parle même pas de la moquette sombre idéale pour planquer les taches. Bref, le quotidien ne vous apporte pas toujours son lot de proie potentielle. Et voilà soudain que vous vous retrouvez au coeur d’un énorme pool de personnes disponibles, volontaires pour vous rencontrer et plus si affinités.
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Si certains se fixent une ligne de conduite car le but est bien de trouver une moitié pour la vie, d’autres plongent à  corps perdu dans les rencontres et les rapports sexuels qui concluent la soirée. Voire l’après-midi. Voire les 15 mn où on s’est vaguement parlé avant de s’arracher nos vêtements. Et c’est là que je veux en venir. A force d’accumuler les plans, on glisse peu à peu dans le glauque, c’est limite « salut, tu peux retirer tes chaussures et ta culotte pour rentrer chez moi ? ». On baise, on baise. Au début, ça fait du bien, ça fait plaisir. A la fin, c’est limite un besoin. J’ai déjà parlé de la malbaise et des addicts à la rencontre sexuelle.
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Une fatalité ? Non, bien sûr ! Et ce n’est pas un drame non plus. On n’est qu’à quelques clics de la désincription. Ah, vous avez payé un abonnement ? Ah oui, tiens, bonne question : site gratuit ou site ayant. Nous en discuterons la semaine prochaine.

Je hais la télé

Voilà, c’est dit. Depuis quelques temps, je sens monter en moi cette bile acide dès que je vois le gigantesque écran noir posé dans un salon balançant ses images stroboscopiques et crachant un son agressif. A partir de là, tu sais que les conversations seront hâchées, que ton interlocuteur aura régulièrement le regard attiré par la machine diabolique comme un papillon virevoltant autour de la flamme.
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A priori, je n’ai rien contre la télé. Je considère que chaque média est ce qu’on en fait et que si la télé est potentiellement plus abêtissante que la lecture d’un livre ou d’un magazine ou de l’écoute de la radio, je pense quand même qu’un documentaire bien foutu vous apprendra toujours plus de choses que la lecture de Pif magazine. Je regarde moi-même la télé, surtout quand je suis seule. Je me couche à pas d’heure car je voulais savoir qui était le tueur dans New York police machin (toutes les versions, oui, mais je regarde pas les Experts alors ça va), mes week-ends, je suis ravie de glander devant les téléfilms diffusés par D8 (remercions les). Je suis incollable sur les Mystères de l’amour, j’ai vu tous les épisodes de Game of thrones (en fait non, il me manque la fin de la saison 3), des Tudors, Mayday danger dans le ciel… Beaucoup de séries, quelques téléfilms, peu de reportages et plus du tout d’émissions mettant en scène des abrutis jetés en patûre aux téléspectateurs pour qu’on se moque un bon coup. Oui c’est censé me rassurer sur mon moi profond, me dire qu’il y a pire ailleurs mais franchement, ça réussit juste à me mettre très mal à l’aise…
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Mais si je regarde la télé, je la regarde seule. Dès que j’ai un individu dans mes parages, soit elle est allumée car on regarde quelque chose de précis, soit elle est éteinte et je mets une petite playlist ambiance (très largement repompée sur les compils de Béatrice Ardisson mais j’assume). Mais je ne supporte plus la télé allumée « en ambiance » car elle capte quand même l’attention et ça donne à peu près ça :
« Oui alors, tu vois, elle me dit ça et je lui réponds ça.
– (blanc de quelques secondes, l’autre a le regard fixé sur la télé) Ah oui, ok.
– Quelqu’un reveut du gratin ?
– (blanc) Oui, moi ! »
On ne s’écoute plus, on ne se regarde plus et on se met à crier car le son de la télé nous l’impose. Et le pire, c’est que j’observe ça partout, la télé est quasi toujours allumée, souvent sur des clips pour la musique mais ça pète tout autant l’ambiance.
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Les clips, parlons en. J’ai été torturée cet été par ma soeur qui allume toutes les télés qu’elle croise pour nous imposer des clips de merde parce que, paraît-il, Saturnin aime bien la musique. Alors d’abord, Saturnin aime la musique comme tous les bébés mais dans les faits, la télé allumée, il bloque comme nous mais s’il trouve un jeu, il n’en a plus rien à foutre. Et voici comme cet été, je me suis retrouvée pendant 3 putains de jours avec l’horrible « Sur ma route » de BlackM dans la tête ou une autre fois avec « Bang Bang » de David Guetta. Pardon mais j’ai rien fait pour mériter ça.
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Autre point qui me fait détester la télé : les infos. A la base, j’ai rien contre les infos à la télé sauf qu’entre les chaînes infos qui font des reportages plus vides que mon compte en banque actuellement (c’est à dire qu’on se rapproche des trous de la Sibérie, là) et les reportages très orientés ne faisant même plus l’effort de faire semblant d’être objectifs, je préfère chercher par moi même les informations et tenter de démêler le vrai du faux (un peu utopique, je sais). Le souci majeur, c’est que dans ces reportages, on aime bricoler un ennemi, cet autre sans foi ni loi qui a pour caractéristique de parler avec un drôle d’accent, qui porte casquette et pantalon informe et s’il peut être basané, ce sera plus facile pour bien qu’on comprenne qu’il est méchant. Et là, voilà que j’ai droit aux commentaires racistes de ma mère. Ca me rend folle, je supporte plus. Dès qu’on donne la parole à un Arabe, c’est parti « Ah putain, faut toujours qu’ils donnent la parole aux Bougnes, c’est pas possible ça ! ». Je n’ai jamais étudié la couleur des mecs interrogés en micro-trottoir mais je doute que nous ayons une majorité d’Arabes, hein.
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Alors, j’ai un rêve : celui qu’on éteigne nos télés dès qu’on est en communauté parce que, bordel, moi, je préfère causer de ma vie, de la vie des autres, plutôt que d’écouter les JT nous dire que la France a peur, voir des débiles s’humilier pour quelques euros, des personnes s’agiter sur des musiques formatées en faisant du playback. Au moins, l’avantage du livre, c’est qu’on peut tous lire dans la même pièce sans nuire à la liberté individuelle de l’autre.

Continuer ou non les rendez-vous après un rencard réussi ?

Le principal piège sur un site de rencontre, c’est de multiplier les « dossiers », c’est à dire les candidat-e-s possibles pour ravir votre coeur. Parce que c’est facile : tranquillement installé devant votre écran, en pyjama et bol de chocapic à la main, vous multipliez les contacts. Et parfois, vous faites plusieurs prises. Comment gérer ?

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Mardi, vous avez rendez-vous avec Camille. Un rencard somme toute parfait, votre petit coeur palpite, vous avez repris contact habilement. Oui mais sur votre agenda, c’est écrit en toute lettre : jeudi, c’est premier date avec Alex. Et je ne parle pas des 2 ou 3 autres que vous avez sur le grill car comme dirait l’adage : il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Mais si Camille se révèle être the good one, est-il la peine de poursuivre et d’aller au rendez-vous avec Alex, quitte à en caler un ou deux autres par la suite avec d’autres de vos conquêtes virtuelles ?
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En l’occurence, il n’y a pas de règles et rien ne vaut d’agir en fonction de votre instinct. Si Camille vous a à ce point séduit-e, pensez-vous utile de vous caler un rendez-vous que, de toute façon, vous n’apprécierez pas avec une personne charmante qui se demandera ce qu’elle a bien pu faire pour que vous lui manifestiez si peu d’intérêt ? Quant aux autres, les romances cybernétiques qui se terminent avant même la première rencontre, rassurez-vous, ça arrive tous les jours.
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De l’autre côté, que savez-vous de Camille et de sa propre gestion des encours ? Admettons que, dans le meilleur des cas, le rendez-vous se soit terminé par une fusion horizontale et que votre nouveau crush ait répondu à votre reprise de contact. Est-ce pour autant qu’il n’y a pas d’autres dossiers en cours ? Camille choisira-t-il/elle également cette optique de relation monogame ou n’étiez-vous finalement que son « Alex », une tierce personne faisant plus battre son coeur que vous ? Comment savoir ? Alors vous oubliez de suite la version stalking (ou vous la jouez extrêmement discrète) car pour faire fuir quelqu’un, je ne connais rien de plus efficace.
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Le plus simple, c’est encore de demander. Mais là, encore, l’exercice peut se révéler légèrement périlleux. Si vous demandez un peu trop de but en blanc, ça peut presque donner l’impression que le prochain rencard se fera à la mairie pour la signature du registre avec parents et témoins. Par ailleurs, il serait bien plus agréable d’en parler de vive voix plutôt que d’envoyer un SMS « au fait, on est ensemble ou pas ? » auquel il ne manque plus qu’un « et sinon, tu vas acheter le pain » pour être le moins romantique possible. Puis ça casse légèrement la spontanéité du truc. Mais être au clair évite de :
– se morfondre devant son téléphone en attendant un signe de vie alors que l’autre est en train de gérer ses dossiers, à la cool.
– coller un rendez-vous à une personne à qui on ne manifestera aucun intérêt et qui pourrait être profondément blessé dans sa chair (on a tous nos fragilités)
– tromper Camille qui vous considère effectivement en couple et n’appréciera pas d’apprendre que vous avez forniqué ailleurs à peine deux jours après le début de votre relation. Evidemment, vous allez, tant qu’à faire, éviter de le lui apprendre mais ça peut potentiellement, finir par se savoir.
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Bref, là encore, rien ne vaut l’instinct : Camille vous plaît vraiment ? Pourquoi donc risquer de le/la perdre ? Au pire, si ça le fait pas, vous reprendrez votre chasse. Car à force de collectionner les rendez-vous et conquêtes, un danger vous guette : l’addiction. On verra ça la semaine prochaine.

Pompéi de Paul W. S. Anderson

Y a des films, des fois, tu sais qu’ils vont être mauvais et c’est même pour ça que tu les regardes.

Avion du retour d’Oman, un bel A380, j’étais toute excitée de le prendre. Dans le catalogue des films, j’aperçois Pompéi. Mon voisin tente de me prévenir que c’est vraiment nul mais je ne peux m’empêcher d’appuyer sur lecture. Histoire d’être sûre. Mettons fin de suite au suspense : c’est mauvais. Très très.
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L’autre jours, sur Twitter, j’ai tenté de résumer le film à Loops en quelques mots, secondée par @sweetyft : « Tu prends Jon Snow, Jack Bauer, des chevaux et le Vésuve et voilà. En fait, c’est Spartacus, la série, sans le cul mais avec un volcan ». Parce que c’est à peu près ça, Pompéi. Avant, quand on voulait faire de l’historique avec des acteurs de série, on en faisait des téléfilms (cf César avec Jeremy Sisto (6 feet under, New York Police judiciaire, Suburgatory) et Chris Noth (Mister Big de Sex and the city) ou encore Jesus avec le même Jeremy Sisto, Debra Messing (Will and Grace), Jacqueline Bisset (James Bond, Nip/tuck, le truc sur DSK, là…) (je sais pas pourquoi mais Jeremy Sisto m’obsède un peu ces derniers temps, j’ai même rêvé que je lui faisais une grande déclaration d’amour et que nous nous ébattions ensuite sur la table de son salon et alors…je m’égare). Maintenant, on en fait carrément des films, ça fera au passage de la pub à HBO (Kit Harington de Games of Throne. Pas de bol pour moi, je préfère Richard Madden, moins emo, mais personne ne m’a demandé mon avis) et Fox (Kiefer Sutherland, le Jack Bauer de 24 qui revient justement pour une nouvelle saison, c’est dingue !). Ah puis tiens, on va rajouter la fille de Matrix (Carrie-Ann Moss) et le mec de Lost (le prêtre Noir) et c’est parti.

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En pays celte, les troupes romaines débarquent en pleine nuit dans le village gaulois et c’est la panique celtique. Les méchants Romains, commandés par le vil sénateur Corvus, massacrent joyeusement tout le monde dont le papa et la maman d’un jeune garçon qui parvient à survivre en faisant le mort (méthode de l’opossum). Mais en se planquant dans la forêt, il finit par se faire attraper et hop, avec les esclaves, merci, au revoir.
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Quelques années plus tard. Le petit Celte, appelé le Celte (mais son petit prénom, c’est Milo, très celte donc), est devenu un homme avec plein de biceps, d’abdos et de poils, un brun ténébreux énervé parce que bon, être esclave, c’est pas super sympa. Comme il est super balèse et tue ses adversaires sur l’arène, un gentil Romain de Pompéi décide de l’acheter.Petit aparté historique parce que ça commence à me courir : la mortalité chez les gladiateurs était beaucoup moins élevée dans les faits que dans les fictions qui y sont consacrées.
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Cheminant parmi d’autres esclaves vers Pompéi, ils se font doubler par un carrosse roulant tambour battant mais le drame se noue : un des chevaux chute et se brise la patte. La jolie donzelle, Cassia, qui occupait le véhicule descend et est très triste pour le cheval. Milo intervient car lui, les chevaux, ça le connaît : la tribu celte à laquelle il appartenait y a 10 ans était calée en équidés, c’est dans les gênes. Ni un ni deux, il tue le cheval car y avait rien d’autre à faire, il se fait traiter de barbare par le maître esclave et la jeune fille se pâme d’amour, sous l’oeil complice de son esclave noire. La demoiselle rentre chez elle, fait bisou à Papa et Maman, elle rentre de Rome où elle prétend s’être ennuyée mais on comprend vite qu’il y avait un truc pas net avec un homme. Et tiens, justement, voilà un Sénateur de Rome accueilli par le gentil Papa qui espère lui soutirer plein de gros sous pour un projet urbain.
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Mais revenons à Milo le Celte qui balade sa gueule d’emo dans les geôles de Pompéi. Evidemment, avec sa gueule de vampire façon Twilight, il agace un peu et on essaie de lui refaire le portrait mais Bouclette sait se battre et finit en cellule avec un grand Noir baraqué. Et là, c’est le début d’une vraie bromance « vas y dis ton nom » « je suis celui qui te tuera dans l’arène » « nan vas-y, c’est moi qui vais te tuer ». Bref, on va nous refaire le coup des frères ennemis, on l’a tellement jamais vu… Puis pour bien nous replacer l’ambiance Spartacus, le rival de Milo ressemble pas mal au Doctore. Comme ça, ça, c’est fait. Très loyal (comme Doctore), le Noir, Atticus, explique à Bouclette que s’il gagne le prochain match, il sera libre et c’est trop cool mais le Celte est méfiant, il balance à son nouveau pote qu’il est bien trop naïf et que les Romains sont des connards. Bon, là, de suite, Atticus est un peu énervé, ça va donner dans l’arène demain.
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Pendant ce temps, Cassia va faire un câlin à son cheval chéri qui est un peu tendu et a tendance à envoyer bouler ses soigneurs. Mais cet étreinte équine est de courte durée car c’est la fête à la villa le soir : gentil papa a invité le Sénateur romain pour tenter de le corrompre et a fait venir quelques esclaves histoire de faire joli. Dont Milo, évidemment sinon cette scène n’aurait pas eu grand intérêt. Cassia débarque et tombe face au Sénateur qui se révèle être l’homme pas net qui l’a poussée à rentrer à Pompéi. Perturbée, elle tombe alors sur Milo, mouille un peu sa culotte, encouragée par les gloussements de son esclave noire mais néanmoins meilleure amie. Mais Milo est un eu vénère car il reconnaît le Sénateur, il est responsable du massacre de son village et ça le met pas de bonne humeur. Mais voilà que le cheval coquin de Cassia fait irruption. Non qu’il soit jaloux de Milo mais il était parti en balade avec son dresseur sur la colline (le volcan, quoi) et des fumerolles et crevasses l’avaient un peu paniqué. Après avoir jeté son dresseur dans un trou, le revoilà donc à la villa, prêt à tout casser. Cassia demande à Milo de s’en occuper et il accepte car, même de mauvaise humeur, un homme reste un homme. Tout rentre dans l’ordre, on oublie vite la disparition du dresseur mais Corvus note que l’objet de son désir en convoite un autre. Bad.
129681_bmLe lendemain, ce sont les jeux, Milo et Atticus doivent aujourd’hui s’affronter dans l’arène, l’un pour gagner sa liberté, l’autre pour sauver sa peau. Sauf que Corvus est allé mettre son petit grain de sel, histoire d’éliminer la Bouclette et épouser Cassia : les esclaves sont attachés à un décor et doivent se battre contre des soldats lors d’une reconstitution historique, celle de la victoire de Corvus face aux Celtes. Oh oui, comme de par hasard, pile poil la bataille durant laquelle les parents de Milo ont été assassinés, incroyable.  Pendant que l’on déclame l’histoire de cette bataille, Milo commence déjà à s’énerver « mais ça s’est trop pas passé comme ça ! » « Oh, comment tu sais ? », s’enquit Atticus. « J’y étais ». Bon, chance de survie de nos amis esclaves : à peu près aucune. Cassia a des vapeurs mais voilà, Atticus et Milo décident de devenir amis car « tu avais raison, Milo, ils m’ont menti, ils voulaient pas me rendre ma liberté » et s’associent pour massacrer les vilains Romains. Evidemment, comme le film n’en est qu’à la moitié et que le volcan n’a pas encore craché sa lave, vous vous doutez bien qu’ils s’en sortent. Un peu énervé – c’est une constante chez lui – Milo saisit l’aigle impérial en bois fiché sur une lance et le brise. Na ! Corvus est un peu agacé et va pour pointer le pouce en bas pour achever Bouclette mais Cassia surgit et pointe le pouce vers le haut, les graciant. Pour sauver Milo, elle accepte de se marier avec le vilain Corvus. Oui, dans les films hollywoodiens, les femmes sont toujours prêtes à se sacrifier pour un mec qu’elles connaissent depuis 24h et, ici, qu’elles n’ont même pas vu tout nu. Au moins dans Spartacus, on les fout à poil, les gladiateurs. Mais le Jack Bauer romain voulant la mater dès le départ, il demande à ses gardes de l’escorter jusqu’à sa maison et de l’enfermer, ça lui apprendra la vie à cit espèce di counasse. Puis il balance son homme de main achever Milo.
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Pendant que les deux hommes se battent sous les vivas de la foule, voilà-t-il pas que le volcan entre (enfin) en éruption ? La piste s’effondre, mettant fin de fait au combat entre Milo et le Romain. Pendant que les gens fuient, Corvus demande à son homme de main d’achever le Celte (il insiste le bougre), Milo entraîne son adversaire dans les sous-sols de l’arène via la crevasse et libère ses copains esclaves : c’est le bordel. Donc à ce moment là de l’histoire, les habitants de Pompéi essaient de fuir au port, les esclaves essaient de fuir l’arène, on sait plus bien qui est qui et qui fait quoi. Scènes d’hystérie au port, le vilain maître esclave donne des sous pour fuir, son bateau commence à naviguer mais plof, il se ramasse plein de bouts de volcans et coule. Et oui, dans les films hollywoodiens, quand tu paies pour avoir la vie sauve quand les pauvres vont mourir, tu y passes, c’est la règle.
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Pendant ce temps, les bro Atticus et Milo se retrouvent, notre ami Noir veut (logiquement) aller au port pour tenter de fuir mais la Bouclette veut plutôt aller sauver Cassia pour lui rendre la pareille. Au-dessus, dans la loge présidentielle, c’est pas la grande forme : la maman de Cassia est sur le point de mourir, elle demande à son mari à peine plus fringant d’aller achever Corvus histoire qu’il épouse pas leur fille. Le Père se traîne pour obéir mais pas de bol, Jack Bauer étant indestructible, il se réveille et tue le Père. Milo débarque sur ces entrefaites mais Corvus s’est bien remis et s’est déjà barré. Milo promet à la maman de Cassia qu’il va s’occuper de sa fille puis elle meurt, rassurée. Je sais pas bien si, à l ‘époque romaine, on refilait comme ça sa fille au bon soin d’un esclave mais apparemment, à Pompéi, ça se fait. Soit. Ni un ni deux, Milo retourne chez Cassia et la délivre à temps de la maison en train de s’effondrer. D’ailleurs, pile au moment où il la récupère, une énorme faille sismique déchire la maison et avale la pauvre servante noire de Cassia.
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C’est toujours le bordel en ville : on a désormais droit à un raz-de-marée qui noie le quartier du port, Atticus s’en sort juste et retourne aux arènes parce que bon, quitte à y être, pourquoi pas. Il y retrouve Milo et Cassia et notre joyeux trio se met à la recherche de chevaux tout en faisant attention aux légionnaires qui rôdent. Oui, apparemment, les légionnaires n’ont pas bien compris la situation et continuent donc de surveiller les arènes plutôt que de tenter de sauver leur peau. Quelque part, ça doit être logique, hein. Mais qui voilà donc ? Corvus et son homme de main, bien sûr ! Le vilain sénateur embarque Cassia sur son char en riant très fort. Question : à quel moment tu traînes dans une ville en péril pour récupérer une meuf franchement casse-couille qui n’avait vraiment pas envie de te suivre ? Non mais je pose la question, hein. Atticus va donc se battre avec l’homme de main de Corvus tandis que Milo va poursuivre le vilain sénateur et le nouvel amour de sa vie. Atticus et l’homme de main s’entretuent tandis que nous assistons à une folle course poursuite en cheval et char. Cassia parvient à se libérer, bagarre et elle finit par enchaîner le vilain Sénateur à un poteau. Milo et elle décident de le laisser là, rapidement tué par les projections du volcan. Ca t’apprendra, vilain !
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Ils fuient sur le dos du cheval taquin de Cassia, celui là même qui avait précipité le dresseur dans une crevasse car il avait peur des fumerolles du volcan (je remets juste dans le contexte). Le nuage de cendre recouvre la ville et achève Atticus, resté à genoux avec une épée dans le bide mais qui traînait un peu à mourir, il est tout content car il meurt, libre. Oui bah pourquoi pas. Pendant ce temps, Milo et Cassia essaient de fuir mais le cheval va pas assez vite pour cause de 2 passagers donc ils finissent par lui rendre sa liberté et s’embrassent en attendant le nuage qui ne tarde pas à les emporter.
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Fin !

Voilà, je n’oserai même pas conclure cet article en essayant de trouver quelque chose de bien à dire de ce film, c’est de la daube. Kit Harington joue comme une patate, rien n’est vraisemblable. Au moins, ça permet de réviser quelques classiques du cinéma hollywoodien : l’amour est plus fort que tout, surtout plus fort que la raison et la logique, les méchants résistent à tout sauf à la fin du film, si tu paies pour avoir la vie sauve, tu meurs. Et sans doute d’autres mais comme je lutte pour occulter ce film de ma mémoire, pardonnez moi de ne point m’en souvenir.


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Heureusement, pour le visionnage suivant, j’ai eu la main heureuse… A suivre !

Finalement, l’hypocrisie, ça sert à rien

Je parlais vaguement d’hypocrisie l’autre jour, je me dis que j’allais un peu me défouler sur le sujet, histoire de vous faire part de ma grande sagesse. Ou à peu près.

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Longtemps, j’ai considéré que le langue de putage était une petite tricherie acceptable pour toute relation sociale sereine. Je le pense toujours MAIS je pense que ce petit tour de passe-passe doit être limité à une poignée de personnes à qui je tiens vraiment. Je veux dire nous avons tous nos défauts et y a des jours où ceux des autres nous fatiguent un peu plus. Le leur dire ou se taire ? Alors, ça dépend des cas, il est difficile de trancher dans l’absolu mais personne n’apprécie les remontrances, même amicales, et certaines n’ont aucun intérêt. Je veux dire ne pas dire à quelqu’un qu’on n’aime pas son style vestimentaire ou que vous trouvez sa série préférée franchement merdique, ça ne le rendra pas meilleur et tout est question de goût. Vous avez le droit de le penser mais à quoi ça sert de le verbaliser ? Je ne vois pas. Après, s’il s’agit de quelque chose de plus grave et qui pourrait améliorer la vie de notre ami, parler est une bonne idée. Mais je m’égare.

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Donc être hypocrite peut se justifier en mon sens dans deux cas spécifiques : les amis (amis, pas copains) et dans le milieu professionnel. Oui parce que vous pouvez penser que votre boss est un gros beauf incompétent, le dire ne vous apportera rien de bien. Vraiment rien. Pour le reste, bullshit.

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Pendant longtemps, j’étais très attachée à être la fille gentille que tout le monde aime, une sorte de Bisounours faite femme donc j’essayais de tempérer mes ardeurs. Sauf qu’à un moment, si je fais le bilan, je me rends compte que j’étais globalement dans le faux car ce type de comportement ne m’apporte rien et même pourrait aller jusqu’à empoisonner mon existence. En étant gentiment hypocrite avec des personnes qui me saoulent, par exemple, je me retrouve souvent invitée par eux et je ne peux pas vraiment trouver des excuses à chaque fois. J’ai beau tenter de faire la morte, parfois, ça s’accroche. Le problème est que je reste une sanguine, même si ça ne se voit pas de prime abord et un jour, j’explose. Au moins, me voici débarrassée de l’importun mais ma tension et son ego en ressortent dévastés.

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Et puis au fond, pourquoi faire ? Pourquoi me faire apprécier de ce cercle secondaire où je ne trouverai pas forcément de réconfort en cas de vrai coup dur, qui ne me permet in fine que de remplir les trous de mon agenda (et en fait, il est déjà blindé) ? Si on considère que a) je n’ai pas besoin de nouveaux amis et b) j’avoue que je m’en fous de savoir que quelque part, quelqu’un pense que je suis une connasse. Chacun son avis et si ce n’est pas quelqu’un qui compte pour moi, quelle incidence ça peut avoir sur ma vie ? Ah oui : aucune. Et accessoirement, il n’est pas impossible que l’antipathie soit réciproque.

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Alors, oui, il est possible (et même certain) que l’on pense que je suis une connasse, une fille insupportable, prétentieuse et/ou conne parce que je ne joue plus le jeu du sirupeux. Mais, hé, vous savez quoi : j’en ai franchement rien à foutre.

Le nouveau champ des possibles amoureux

Par Audrey

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Sortir d’une rupture subie, ça vous met un peu les neurones au ralenti. Tu es tellement dans le vif, ton coeur éclaté en mille morceaux prend tellement toute la place que tu ne réalises pas alors qu’en sortant d’une relation que tu souhaitais totalement monogame, le champ des possibles amoureux s’ouvre soudain.

« J’ai le droit de draguer sans une once de culpabilité »
Un samedi soir ordinaire, un garçon a pris mon numéro. Hébétée, je lui dictais les 10 chiffres magiques, légèrement paniquée à l’idée que je n’avais pas le contrôle de la situation. Le contrôle de quoi précisément ? C’est à dire que je n’étais pas sûre d’être prête. Même si je savais que mon ex, trop occupé à sauter sa nouvelle poulette, ne reviendrait plus, j’avais encore du mal à envisager une nouvelle relation avec un autre homme. Lente, vous avez dit ?

Et puis, le lundi matin, à la machine à café, j’ai réalisé que cette nouvelle liberté n’était pas si mal. Alors que j’attendais que la machine remplisse un gobelet plastique d’un brouet sombre ressemblant vaguement à du café dans un vombrissement d’enfer, je sentis une présence derrière moi. Indifférente, je jetais un oeil par dessus mon épaule quand je reconnus la silhouette athlétique de Maxime, le directeur artistique. Je le salue poliment quand il lance la conversation « alors, ton week-end ? ». En lui répondant, je remarque soudain pourquoi la plupart des filles parlent de lui comme le fantasme absolu : oui, Maxime est séduisant avec ses yeux clairs qui pétillent, son nez droit et sa petite fossette au menton. Et là, mes neurones connectent enfin : j’ai le droit de le draguer. Je suis célibataire et si je veux, je peux tenter le coup sans une once de culpabilité. En voilà une perspective excitante.

De retour à mon poste, j’ouvre mon Facebook et fais défiler mes contacts pour dresser la liste des éventuels candidats à mon éveil amoureux. Adrien, pas mal, mettons le de côté. François ? Ah non, il est maqué depuis trois mois et ne cesse de poster des photos de son couple. Julien ? Ah non, c’est mort, c’est un copain de Benoît. Je ne suis plus très au fait de ce qui est correct ou pas en temps de rupture mais draguer un pote de son ex me paraît être une mauvaise idée quoi qu’il en soit.

« Je chope un rencard et j’hyperventile »
Toute excitée par ma liste, je n’entends pas mon mobile qui vibre dans mon sac. Ce n’est donc que quelques instants plus tard que je découvre ce message « Hello, c’est Valentin, on s’est croisés au bar samedi soir ! Ca va ? ». Après quelques échanges de textos polis mais peu intéressants, la question tombe enfin : « on va se boire un verre vendredi soir ? Ca te dit ? ». Je suis au bord du vide, un, deux, trois… « Ouais ok ». J’ai sauté, l’élastique est en train de se tendre. Va-t-il craquer ou me permettre de ne pas me fracasser au sol.

En résumé : j’ai un rencard. Le premier rendez-vous avec un homo sapiens sapiens de l’ère post Benoît. Ok, faut que je convoque mon conseil de guerre avant vendredi histoire de calmer mon hyperventilation. SMS aux filles « SOS, j’ai un rencard ! Faut qu’on se voit, viiiiite ». Le champ des possibles amoureux, c’est excitant mais ça file vite le vertige.

 

PS : Je progresse, niveau illustration ! Sinon, j’avais pondu ces 2 versions là :

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Mais cette dernière perd trop le côté un peu BD, non ?

Humeur Noire

Comme la plupart d’entre nous, j’ai mes défauts, mes péchés. Si je ne suis point avare, je plaide coupable pour pas mal de péchés capitaux dont un qui vient rarement mais quand il se présente, il m’empoisonne la vie : la colère.
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Il y a quelques mois, ma vie a connu un virage qui m’a mise en colère. Pendant des jours, des jours et encore des jours (trop de jours), elle a déversé son noir poison en moi, me rendant irascible obsédée, agacée de tout. Parce que j’étais frappée par l’injustice dont je me considérais victime, parce que je brûlais de faire un esclandre, de régler mes comptes, de balancer des 4 vérités. Mais il est des contextes où l’ouvrir ne servira à rien, s’énerver se retourne contre toi comme un boomerang lancé trop fort qui viendrait te péter une dent. Alors tu fermes ta gueule, tu te dis que ça va passer et que la vie te vengera. En attendant, tu serres les dents à les casser, ta main est déchirée par tes ongles enfoncés dans ta paume. Tu agresses ceux que tu aimes dès qu’ils essaient de relativiser parce qu’ils ne comprennent pas. Parce que ça te bouffe de l’intérieur et ce n’est pas deux phrases qui te consoleront. Pire, tu as la sensation qu’ils ne prennent pas ta colère au sérieux, que tu n’es qu’une petite fille capricieuse.
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La colère est le cancer de ton bien être, elle empoisonne tes nuits, elle est tout le temps là, prête à t’assaillir. Un mot, une attitude et ça repart. Les répits sont de courte durée. Tu as beau essayer de relativiser, te dire qu’il suffit de sortir tes billes de ce sac mité, de te contenter d’être en mode automatique, ça finit toujours par revenir. Car la vague noire envahit tout, recouvre tout. Tu ne dors plus, tu n’écris plus, tu n’essaies plus de manger correctement. Tu t’oublies à tel point que tu pars en vacances « tongs » avec des ongles de pied type « french pédicure ». Sauf qu’à part dans quelques esprits dérangés, les ongles de pieds longs, c’est franchement dégueulasse.
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Tu luttes. Tu luttes parce que c’est dans ta nature, tu n’y peux rien. Tu es résolue à exploser, à balancer cette noirceur pour t’en débarrasser mais tu es lâche. Alors tu essaies de trouver une sérénité ailleurs. Dans le sport, dans le yoga, dans ces sciences du bien être. Parce que si tu ne peux rien dire, peut-être trouveras-tu la force de vider cette noirceur autrement.
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Tu vires cyclothymique, alternant accalmies et orages. Puis un jour, ça se termine. Non que tu aies fini par parler (ce qui aurait été une solution en fin de compte raisonnable mais je n’ai jamais su m’exprimer correctement sous le coup de la colère, les mots auraient dépassé ma pensée pour un résultat épouvantable), la vie finit par te mener ailleurs, loin de l’orage qui te pourrissait la vie. L’eau noire se dilue pour laisser place à un beau lagon. Jusqu’à la prochaine fois…
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Non. Je refuse ce poison noir car il ne me permet pas de l’utiliser de façon efficiente. Éventuellement, quand j’y pense, je marche ou nage plus vite mais ça nuit à tout processus créatif. Autant je peux écrire de bons articles sur le coup de la colère brute, autant quand elle s’insinue en moi, elle finit par me bloquer. Je suis trop obnubilée pour jouer l’insouciance, parler d’autre chose. Parce que j’ai juste envie de cracher mon venin, encore et toujours. La prochaine fois, je saurai : yoga et honnêteté sinon, point de salut. Et arrêter la lâcheté hypocrite, aussi, ça ne sert à rien.

On se recontacte ?

Les rencontres sur les sites de rencontre ont ceci de particulier qu’on se connecte à quelqu’un qui ne partage aucun cercle d’amis avec nous. S’il n’y avait pas eu ce site, les chances que votre date et vous se retrouvent dans la même pièce, face à face, étaient proches du zéro. Quoique la vie est parfois surprenante… Du coup, vu qu’on ne peut compter sur le ronron de la vie pour retrouver votre date sans pression, il faut agir : c’est parti pour un recontact.
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Vous avez passé une soirée charmante en sa compagnie, vous avez ri autour d’un verre de vin, testé un resto super bon, profité de la ville version nuit pour vous promener en profitant du bon air frais. Peut-être avez-vous même goûté sa bouche, caressé sa peau, fait chuinter les draps sur vos corps agités… Bref, vous avez eu un rencard génial et vous avez envie d’un deuxième acte. Seulement, vous allez être obligé d’agir vu que vous ne pourrez pas compter sur le train-train quotidien de la vie pour vous remettre en présence de votre date puisque, rappelons-le, vous n’avez aucun ami en commun. Donc que faire ?
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Continuer là où tout a commencé : sur le site de rencontre. Non. Votre relation a évolué en passant dans le réel, ce lieu ne sera désormais plus celui de vos échanges. Ah, vous n’avez ni son numéro ni son mail ? Ah dans ce cas, c’est pas forcément la peine de recontacter cette personne, elle ne semble pas motivée pour vous aider à la recontacter.
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Le téléphone : oui. Plutôt version SMS mais bon, c’est une phobique du téléphone qui parle, je ne suis pas 100% objective. Rien ne fait plus plaisir que le fameux sms du 1er rencard, un petit texto mignon mais pas pathétique, tout le monde n’est pas Ted Mosby. Un jour, j’écrirai une série sur « how I met my significant one : le guide anti Ted Mosby ». Mais bref, n’hésitez pas à manifester votre plaisir d’être en compagnie de l’autre par des sms ou des appels.
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Les mails : pourquoi pas. Idéal si l’autre doit s’absenter mais je remets un avertissement sur les mails : ça crée souvent l’illusion d’une plus grande intimité, on se peint le portrait un peu idéalisé de l’autre et on finit par s’emballer puis par être déçu*. Bref, il faut savoir garder la tête froide et ne pas trop s’emballer suite aux confessions de l’autre. On se crée une intimité IRL, le reste ne peut que conduire à l’échec.
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Le chat Facebook : Oui, pourquoi pas mais je ne conseille déjà pas forcément de rajouter ses dates sur Facebook : on ne poste pas toujours des trucs très glorieux sur les réseaux sociaux, ça ouvre trop de portes d’un seul coup. Où sera ensuite le plaisir de la découverte. Sans parler de la possibilité, certes faible mais quand même, de tomber sur un-e psychopathe qui va stalker vos moindres faits et gestes, coller des likes et commentaires partout et vous questionner sur les quelques personnes au physique avantageux dans vos cercles d’amis. Et quand vous en aurez marre de répéter pour la 5e fois que, si, si, un-e tel-le est votre cousin-e, vous comprendrez que vous avez ouvert la porte de votre compte bien trop tôt.
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Quant à la question du « quel est le délai légal avant d’envoyer un message », ma réponse est simple : cette question est débile. Cette personne vous plaît, dites-lui dès que vous en avez envie. Si elle s’effraie pour si peu, c’est qu’elle cherchait un prétexte pour vous éjecter au plus tôt. Au moins, vous serez fixé au plus vite et éviterez de vous attacher inutilement. Ou vous aurez droit à un second rencard. Ca vaut la peine de tenter le coup, non ?
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La semaine prochaine, nous nous demanderons que faire de nos « dossiers en cours »…
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* Note pour moi-même : rédiger un article sur ces romances par mail.

Non mais moi, je suis pas féministe

Entre deux dossiers, j’ai l’habitude de fureter sur Twitter histoire de me mettre un ou deux articles sous la dent avant de reprendre mes activités professionnelles. Je vois défiler du tout à et du n’importe quoi. Parmi les divers sujets qui agitent ma timeline : le féminisme. Sans doute ai-je dessiné un pool de comptes Twitter à suivre particulièrement au fait sur le sujet. Quoi qu’il en soit, je vois passer pas mal de propos sur le harcèlement de rue, la lutte féministe mais aussi les « non féministes ».
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Récemment, je suis tombée sur le tumblr « Je n’ai pas besoin du féminisme (quoique…) » que j’ai trouvé intéressant car plein de dérision. Ce que je n’avais pas capté de suite, c’est qu’il s’agissait d’un pastiche d’un tumblr américain où des femmes expliquent qu’elles considèrent qu’elles n’ont pas besoin du féminisme. Ah ? Oui parce que tu comprends, elles aiment bien cuisiner des petits plats pour leurs amoureux. Heu ? Pardon ? Je vous laisse découvrir la bien jolie critique de Muriel Douru sur le sujet.
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Tout ça m’interpelle un peu. Passons sur l’histoire du dîner concocté pour son amoureux, je n’ai jamais vu de lutte féministe imposant à la femme de quitter ses fourneaux. Si tu aimes cuisiner, fais toi plaisir. Mais comprends que tu ne dois pas cuisiner d’abord parce que tu es une femme. La nécessité d’équilibrer les tâches ménagères n’interdit pas de préparer un bon repas « pour faire plaisir », simplement qu’il est préoccupant de constater qu’en 2014, les femmes passent nettement plus de temps à réaliser des tâches ménagères que les autres.
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Parfois, j’ai la sensation que la phrase « je ne suis pas féministe » permet de se donner une certaine légitimité dans un débat ou plutôt éviter qu’on utilise cet « argument » pour nous rabaisser le clapet. Si je m’indigne de l’inégalité des salaires, de la perpétuelle objectivation de la femme, de son enfermement dans le rôle de la potiche, de la nécessité d’être une parfaite mère, femme au foyer… Sans parler bien sûr de la soumission totale de la femme dans certains pays, l’impossibilité d’accéder à l’éducation, l’excision… Mais bon, si je m’énerve sur ces sujets, c’est bien parce que je suis féministe. Donc mon avis ne compte pas, je suis intoxiquée par cette propagande hystérique. Ah ben, en voilà un contre argument imparable. Oui parce que nous, les femmes, on reste quand même très connes donc on répète bêêetement ce qu’on nous a dit de dire, hein. Bien sûr.
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Pourtant, pour moi, être féministe, c’est juste faire preuve de bon sens. Et se préoccuper de la question ne signifie pas que l’on dit amen à tout. Etre féministe, c’est comme être de droite ou de gauche, ça ne veut pas dire grand chose dans l’absolu. Les combats sont pluriels, les causes diverses et les oppositions entre les différents groupes féministes régulières. Parfois, ça permet un réel débat intéressant, d’autres fois, ce sont des querelles un peu ridicules. Les féministes ne sont pas un bloc monolithe que tu prends intégralement ou que tu rejettes. Pour ma part, je suis agacée par les Femen dont je ne comprends jamais bien les actions, je suis parfois lassée par les débats trop houleux sur la prostitution où on se jette à la figure les témoignages des prostituées comme arguments ou certaines querelles de clocher qui peuvent effrayer, je le comprends. Mais peut-on réellement ne pas être féministe ? Peut-on réellement trouver normal les inégalités hommes-femmes, le harcèlement de rue, le jugement porté sur nous dès qu’on ne se comporte pas comme la société l’impose, les discussions sur notre utérus comme s’il ne nous appartenait pas ?
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Alors sache que tu as le droit d’être féministe sans pour autant être fan des Femen, d’Isabelle Alonso, d’apprécier OLF la plupart du temps mais ne pas être d’accord sur tout. Tu as le droit d’être féministe et de porter les fringues que tu veux. Tu as le droit d’être féministe et de cuisiner un petit plat plein d’amour à ton mec parce que ça te fait plaisir. Tu as le droit d’être féministe sans penser que c’est un gros mot. Incroyable, non ?

Drague au bar

Par Audrey

Ou comment j’ai réalisé que j’étais pas sortie des orties

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Souria tentant de m’embarquer dans le camp des célibataires joyeuses, elle m’amena un samedi soir dans un bar à forte teneur en testostérone. Le plan était simple : on s’assoit, on se commande un verre, les suivants devraient nous être offerts. Prenant sous le bras notre contingent de célibataires, nous voici donc 5 nanas gloussantes dans un bar surpeuplé un samedi soir comme un autre. Enfin, gloussantes : elles oui. Moi, j’avais surtout envie de mourir.

« Moi en jeans, elles en robe sexy : la soirée s’annonçait longue »

J’admire ses nanas sans complexe qui savent jouer la séduction sans se poser des tas de questions. Moi, je doute. De un : suis-je encore une “belle prise”? Après 3 ans de couple, on a perdu l’habitude de séduire, de plaire, on ne sait pas si on suscite l’envie ou la pitié. De deux : de quel type d’hommes ai-je envie ? Parce que la rupture n’ayant pas été tout à fait à mon initiative, mon ex restait finalement ce qui se rapprochait le plus de mon idéal. En fait, ce n’était pas d’un homme au hasard dont j’avais envie mais d’un Benoît 2. Le même sans sa nouvelle moitié.

Mais je n’avais pas envie d’évoquer ce point avec mes amies qui semblaient surexcitées à l’idée de me voir enfiler mes oripeaux d’amazone de la drague. Et je n’allais pas tarder à les décevoir. Le dit samedi, me voici devant le bar, sobrement habillée d’un jean et d’un pull : la tenue casual pour une virée en ville entre copines. Mais quand j’ai vu Souria et Isa débarquer dans leurs robes laissant entrevoir des promesses de nuits torrides, le cheveux libre et lissé et les yeux fardés de noir, j’ai senti que j’étais pas dans le ton. Et que la soirée s’annonçait longue, longue.

Car ce soir, hors de question de papoter entre copines, non, ce soir, on chope. Une fois dans le bar, je propose naïvement de prendre une table mais on s’écrie : non, on squatte le bar, on reste visible. Et c’est parti pour un moment fou de bousculades et effleurages entre ceux qui s’accrochent au zinc, ceux qui vont et viennent commander quelques cocktails et ceux qui se contentent de circuler dans cet espace de plus en plus étroit. Le bruit va crescendo, la chaleur aussi. Les chopeuses dégainent leur rire de gorge, jettent leurs cheveux tout autour d’elles, quitte à en balancer quelques uns dans les yeux d’un dommage collatéral. Je tente de suivre mais l’ennui est total : je n’entends rien, je suis lassée par la chaleur et tous ces corps qui se frottent au mien, j’ai envie de partir.

« Accepter un verre, c’est accepter autre chose ? »

Alors que je jetais un 37e coup d’oeil à mon smartphone pour vérifier si je pouvais plier le camp sans passer pour une mauvaise coucheuse, un verre vient fleurir sous mon nez, tendu par un barman bien souriant “de la part du gars, là-bas”. Owww… Un garçon me fait effectivement un signe, je vire au rouge, je manque d’air et, pour une fois, ce n’est pas dû à la chaleur infernale du lieu. Je fais quoi ? Si j’accepte le verre, est-ce que cela suppose que j’accepte autre chose ? Est-ce une sorte de préliminaire ? Je suis perdue… Je saisis le verre, souris à l’inconnu, bois une gorgée et ne bouge pas. Il est loin, il va m’oublier dans quelques secondes. Ciel, il est têtu le bougre, le voici qui approche.

“Salut !

– Salut”.

Dialogue saisissant. Polie, je réponds un peu à ses questions, on s’échange prénoms, métier, banalités sur le temps qu’il fait, ohlala y a du monde ce soir. Je bois mon verre un peu vite pour filer au premier blanc. “Bon, je dois y aller, j’habite un peu loin” “Oh, ok, tu me laisses ton numéro ?”. Hein, de quoi ? Je n’étais tellement pas prête à la séduction que je n’ai pas envisagé cette question : est-ce que je lui laisse mon numéro ? Est-ce que j’ai envie de lui laisser mon numéro ? Il n’est pas mal, sans doute… “Heu, oui, ok…”

Cendrillon gribouilla son 06 sur un papier et fila hors de ce bar, troublée… mais satisfaite. Soudain, je réalisais : j’avais à nouveau le droit de sortir avec des mecs qui n’étaient pas Benoît, j’étais libre. Soudain, le champ des possibles amoureux s’ouvrant à moi me frappa. Oui, j’étais célibataire. Et il était plus que temps d’en profiter.

PS : Je tente un nouveau style d’illu. C’est pas encore ça…