Le vivre ensemble, c’est pour les faibles !

En furetant sur Facebook l’autre jour, je tombe sur un groupe hilarant créé par le concierge d’une de mes anciennes agences. Le principe est simple : il y publie ces meilleurs mails coups de gueule. Au menu : vol de dosettes nespresso, vols d’objets divers et variés, culotte oubliée dans les toilettes (??), toilettes retapissées et même étrons dans la poubelle des chiottes. Je ris en me disant que dans mon agence, ils sont mieux élevés. Oui mais non : c’est surtout que dans mon agence, on n’a pas de concierge avide de mails. Et nous effleurons là le problème crucial de notre société dont j’ai déjà parlé mais dont je ne me lasse pas :rien à foutre des autres.

Dessin d'Alain Pilon dans le très bon article de David Desjardin sur la mauvaise éducation http://www.lactualite.com/opinions/chronique-champ-libre-opinions/la-mauvaise-education/
Dessin d’Alain Pilon dans le très bon article de David Desjardin sur la mauvaise éducation

Une scène typique que j’ai vécue dans chacune des boîtes où j’ai bossé. Après avoir avalé mon mug de café, voilà l’heure de lui rendre sa liberté, je me dirige donc, insouciante, vers les toilettes. Je rentre dans l’un d’eux et là : grosses traces de merde sur la cuvette. Donc 2 possibilités : où je prends un autre WC ou je prends celui là en nettoyant avant parce que moi, je suis pas une porcasse (et que, oui, ok, j’ai pas envie qu’on puisse penser que c’est moi qui ai tout dégueulassé). J’ai eu droit à tout, de la solide trace au gros étron qui te laisse une pensée admirative quant à la possibilité de dilatation d’un anus jusqu’aux traces de sang sur la cuvette… au niveau des fesses. Ca, ça reste franchement un mystère mais quoi qu’il en soit, ma maman m’a appris à toujours laisser les lieux tels que je les ai trouvés alors pourquoi, dans toutes les boîtes, y a toujours au moins un-e dégueulasse qui retapisse la cuvette et laisse son petit forfait en l’état, tranquille ?

Je vous épargne les photos de toilettes sales, des fois que vous lisiez cet article en mangeant
Je vous épargne les photos de toilettes sales, des fois que vous lisiez cet article en mangeant

L’entreprise est un formidable terrain pour mesurer à quel point l’intérêt personnel passe toujours au dessus du bien commun. Regardez dans votre open space, je parie que vous allez y trouver :

  • celui/celle qui écoute sa musique trop fort ou balance des vidéos sans mettre de casque parce “ça va, j’en ai pour 2 minutes”
  • Celui/celle qui se lave pas malgré les remarques récurrentes de ses collègues
  • Celui/celle qui mange à son bureau et que des trucs qui puent
  • Celui/celle qui a transformé son bureau en porcherie. D’ailleurs, quelque chose semble avoir pris vie, on voit bien les feuilles bouger toutes seules, parfois
  • Celui/celle qui met la clim à fond et gueule si tu oses la relever car 15°, c’est quand même un peu froid
  • Celui/celle qui retient l’ascenseur pour finir sa conversation
  • Celui/celle qui fait automatiquement disparaître un stylo ou un bloc de post-it de ton bureau dès qu’il passe
  • Celui/celle qui fait du bruit, tout le temps et qui râle si tu lui fais remarquer
  • Celui/celle qui passe ses coups de fils perso bruyamment
  • Celui/celle qui a une notion très relative de la propriété : ce qui est à lui/elle est à lui/elle, ce qui es à toi mais posé dans le frigo commun appartient à tous donc il/elle se sert…
  • Celui/celle qui se vernit les ongles en plein open space (ça pue)

Etc. etc. Et je suis sûre que j’en oublie !

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Le brave concierge sus nommé se fend donc de quelques missives, certes très drôles, pour rappeler donc à l’ordre les petits mal élevés qui sévissent dans les murs de l’entreprise mais entre deux éclats de rire, je ne peux m’empêcher de me questionner : à quel moment t’en as rien à foutre des autres à ce point. Ok, j’ai déjà imprimé des documents persos au boulot et je suis repartie de mon dernier taf avec une demi douzaine de stylos quasi neufs (un peu entamés quand même) mais à côté de ça, j’ai jamais eu l’idée de piquer les dosettes de café, de la bouffe ne m’appartenant pas dans le frigo, d’abandonner ma petite culotte ou d’aller chier dans les poubelles (seules explications possibles : une très mauvaise drogue ou une fin de contrat qui se passe très mal). J’essaie de faire en sorte de pas emmerder le peuple en écoutant la musique à volume mesuré (bon, pour le coup, j’ai pas grand mal, j’aime pas quand c’est trop fort, ça me casse les oreilles), de ne pas manger de trucs qui puent, de laisser mon bureau dans un ordre assez relatif, pas de coup de fil perso et je nettoie si je salis. C’est pas hyper compliqué, si ?

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Du coup, est-ce que cette volonté de foutre le bordel vient-elle d’un besoin d’attention, tel mon neveu de 2 ans et demi qui fait systématiquement le contraire de ce qu’on lui dit pour qu’on prenne conscience de sa présence ? Grosse immaturité ou grosse impolitesse ? Ou c’est juste plus simple de s’en foutre ? Telle est la question…

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Mais quand même… Il se passe quoi dans la tête des gens pour qu’ils chient dans une poubelle à quelques centimètres d’un WC dédié à cette activité ?

Humeur Noire

Comme la plupart d’entre nous, j’ai mes défauts, mes péchés. Si je ne suis point avare, je plaide coupable pour pas mal de péchés capitaux dont un qui vient rarement mais quand il se présente, il m’empoisonne la vie : la colère.
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Il y a quelques mois, ma vie a connu un virage qui m’a mise en colère. Pendant des jours, des jours et encore des jours (trop de jours), elle a déversé son noir poison en moi, me rendant irascible obsédée, agacée de tout. Parce que j’étais frappée par l’injustice dont je me considérais victime, parce que je brûlais de faire un esclandre, de régler mes comptes, de balancer des 4 vérités. Mais il est des contextes où l’ouvrir ne servira à rien, s’énerver se retourne contre toi comme un boomerang lancé trop fort qui viendrait te péter une dent. Alors tu fermes ta gueule, tu te dis que ça va passer et que la vie te vengera. En attendant, tu serres les dents à les casser, ta main est déchirée par tes ongles enfoncés dans ta paume. Tu agresses ceux que tu aimes dès qu’ils essaient de relativiser parce qu’ils ne comprennent pas. Parce que ça te bouffe de l’intérieur et ce n’est pas deux phrases qui te consoleront. Pire, tu as la sensation qu’ils ne prennent pas ta colère au sérieux, que tu n’es qu’une petite fille capricieuse.
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La colère est le cancer de ton bien être, elle empoisonne tes nuits, elle est tout le temps là, prête à t’assaillir. Un mot, une attitude et ça repart. Les répits sont de courte durée. Tu as beau essayer de relativiser, te dire qu’il suffit de sortir tes billes de ce sac mité, de te contenter d’être en mode automatique, ça finit toujours par revenir. Car la vague noire envahit tout, recouvre tout. Tu ne dors plus, tu n’écris plus, tu n’essaies plus de manger correctement. Tu t’oublies à tel point que tu pars en vacances « tongs » avec des ongles de pied type « french pédicure ». Sauf qu’à part dans quelques esprits dérangés, les ongles de pieds longs, c’est franchement dégueulasse.
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Tu luttes. Tu luttes parce que c’est dans ta nature, tu n’y peux rien. Tu es résolue à exploser, à balancer cette noirceur pour t’en débarrasser mais tu es lâche. Alors tu essaies de trouver une sérénité ailleurs. Dans le sport, dans le yoga, dans ces sciences du bien être. Parce que si tu ne peux rien dire, peut-être trouveras-tu la force de vider cette noirceur autrement.
goutte-pluie
Tu vires cyclothymique, alternant accalmies et orages. Puis un jour, ça se termine. Non que tu aies fini par parler (ce qui aurait été une solution en fin de compte raisonnable mais je n’ai jamais su m’exprimer correctement sous le coup de la colère, les mots auraient dépassé ma pensée pour un résultat épouvantable), la vie finit par te mener ailleurs, loin de l’orage qui te pourrissait la vie. L’eau noire se dilue pour laisser place à un beau lagon. Jusqu’à la prochaine fois…
Corse 2013 - Triu 182
Non. Je refuse ce poison noir car il ne me permet pas de l’utiliser de façon efficiente. Éventuellement, quand j’y pense, je marche ou nage plus vite mais ça nuit à tout processus créatif. Autant je peux écrire de bons articles sur le coup de la colère brute, autant quand elle s’insinue en moi, elle finit par me bloquer. Je suis trop obnubilée pour jouer l’insouciance, parler d’autre chose. Parce que j’ai juste envie de cracher mon venin, encore et toujours. La prochaine fois, je saurai : yoga et honnêteté sinon, point de salut. Et arrêter la lâcheté hypocrite, aussi, ça ne sert à rien.

Quand la vie t’emmerde, souris-lui

Ces derniers jours, j’ai été globalement d’une humeur massacrante, une envie furieuse d’aller démolir le bureau des scénaristes de ma vie en leur hurlant de me foutre la paix un peu. L’humeur mauvaise envahit tout, vous donne envie de tout plaquer mais… C’est pas la solution.

Lundi soir, je chemine vers le métro en me disant que bon, tout ça pue le vomi de Kenya quand je croise une dame qui galère pour faire grimper la poussette de son (petit?)fils sur le trottoir. Sans réfléchir, je propose mon aide, la poussette franchit l’obstacle et elle me gratifie d’un sourire avant que l’on reprenne chacune nos routes. Anecdote que nous oublierons chacune d’ici peu mais en rejoignant le métro, je me dis que, oui, c’est l’attitude à adopter.

Ce week-end, alors que je ruminais, je me demandais ce que je pouvais mal faire pour que la poisse me tombe toujours dessus. Autant y a des fois où je l’ai bien cherché (genre, au hasard, danser sur un bar), autant les dernières baffes, je les comprends pas. Suis-je trop gentille DONC trop bonne poire ? Dois-je oublier mes bonnes manières pour devenir une pétasse égoïste qui ne se soucie pas des œufs qu’elle casse chez les autres. Ça doit être reposant comme mentalité… Pas la mienne mais tout s’apprend. Après tout, j’ai une bonne intelligence émotionnelle, je comprends comment fonctionne les gens, pourquoi ne pas user de ce talent pour faire des coups de pute me servant à atteindre un but ? Comme ça au moins, les baffes seront méritées.

Sauf que j’ai beau dire, ce n’est pas moi. La vie a beau me démontrer par A+B que tout ne se paie pas toujours, j’ai pas envie d’être dégueulasse. Sans parler du fait que ça doit être fatigant d’être dans le calcul en permanence. Le sourire de cette dame hier a rentabilisé une journée plate et morne, même si c’est un rien minuscule, même si quelqu’un aurait sans doute fini par aider la dame. C’est là qu’est le vrai. Dans le réflexe de filer un coup de main sans attendre un quelconque retour.

Ouais, c’est plus reposant de voir les choses comme ça.

Vilaines maigres

Par Pink Lady

Hello les pioupious !

Ça va bien ? Pas trop dur le froid ? Moi j’ai la peau en mode crocodile et les cheveux qui font des éclairs dès que je retire ma chapka. Mais je ne veux pas vous parler de ça, ça suffit de dire qu’en hiver, il fait froid et qu’en été, il fait chaud. Non, je veux vous parler de la guerre qui secoue actuellement les milieux féminins : la guerre des grosses et des maigres.


Si on en croit Hegel, l’histoire n’avance que par confrontation entre deux groupes distincts, en général les riches et les pauvres. Je schématise, j’ai jamais étudié la philo en dehors de ma petite année de terminale. Aujourd’hui, il se joue cette dialectique dans le monde glamour des paillettes, les filles à l’IMC bas contre celles à l’IMC élevé. Laisse ton corps choisir ton camp. Tout a commencé par une série de photos où une mannequin grande taille enlace un mannequin taille zéro pour d’étranges photos. Puis il y a eu un article mal écrit d’une journaliste auto proclamée s’indignant de la grosse fille qui danse dans la pub Catalunya. Perso, je l’aime pas trop cette pub. Non pas à cause de la mannequin ronde qui se trémousse mais parce que ça renvoie à une certaine image des grosses, à savoir la fille un peu exhubérante qui remue ses cuisses pour dire merde aux diktats de la mode. Un peu comme cet épisode de Friends où les personnages jouent au « et si », Monica imagine sa vie si elle était toujours grosse. Et bien la Monica obèse est lourde. Ce jeu de mots est sponsorisé par Kinder.

L’apparition des filles rondes dans les magazines a provoqué un étrange phénomène. Enfin, je dis apparition mais il y en a une tous les 6 mois, faut pas exagérer. Mais en étalant leurs formes sur papier glacé, elles ont libéré la parole des grassouillettes qui désormais s’en donnent à coeur joie : les maigres sont laides, on voit leurs os, c’est dégueulasse !

Il faut savoir que dans les magazines, les femmes sont rondes malgré elles alors que les maigres le sont forcement par choix. On ne reproche plus aux femmes leurs kilos en trop parce que, tu comprends, on ne sait pas ce qu’elles ont vécu, y a des femmes qui ne sont pas faites pour être minces, le métabolisme… Et ça peut être vrai. Par exemple, regardez Loana, ça se voit que ses kilos en plus sont dus à des traitements médicaux. Sauf que pourquoi on ne reconnait pas les mêmes excuses aux femmes maigres ? Certaines femmes n’arrivent pas à grossir, elles regardent leurs petits bras maigrichons avec détresse, elles aimeraient les bras plus épais des stars d’Hollywood. Devant leur miroir, elles soupirent devant leurs os apparents, leur silhouette d’une finesse qu’elles trouvent peu féminine. Oui, la maigreur n’est pas le résultat d’un régime strict à base de trois grains de raisin par jour.

Mais les maigres, on peut les attaquer sans souci. Leurs corps sont laids, pas féminins, pas sexy, pas appétissants… Je vous épargne les mots les plus grossiers, c’est sans intérêt. Et puis ça me rend assez furieuse en fait. Je suis pourtant du côté des pas trop fines, même si mon imc est tout fait normal. Mais c’est terrible tous ces jugements dont dont victimes le corps des femmes. Trop rondes ou trop minces, les femmes sont victimes de jugement en permanence. Je ne ressens pas la même pour les hommes, il y a moins la pression de la belle silhouette. Par exemple, prenons la série Friends, une nouvelle fois. En 10 ans, les actrices sont restées minces (sauf Lisa Kudrow pendant sa grossesse) alors que certains acteurs ont litteralement gonflés comme Matthew Perry ou Matt Leblanc. Ou si je regarde les présentateurs télé français : Benjamin Castaldi ou Thierry Ardisson sont loin d’être minces mais côté féminin, à part Laurence Boccolini et Valerie Damidot, on est au royaume des petits culs et des ventres plats. On se fiche que tu sois douée, on voudrait que tu sois bonne.


Les femmes sont en perpétuelle lutte contre leur corps, pour le faire grossir ou mincir afin de correspondre plus ou moins à un idéal. Alors pour se venger de pas correspondre au corps qu’on voudrait, on insulte les petites copines. Voilà qui n’est pas sport…

Et puisque la silhouette est un élément de séduction (les hommes aiment les formes, oui, non, ça dépend), je vous file un truc les filles : certains hommes aiment les filles minces, d’autres les filles enveloppées. Après tout, vous aimez bien les mecs grands ou petits ou fins ou baraqués… Alors si vous craquez pour un mec dont vous n’êtes pas le type, c’est dommage. Mais n’allez pas en conclure que tous les mecs aiment les filles rondes ou minces. Car hey, y a pas de règles ! Fou fou non ?

La cantine, c’est politique

Résumé des épisodes précédents : en janvier, j’ai trouvé un poste très chouette dans une boîte qui l’est tout autant située en banlieue très proche genre on y va en métro. Puis cet été, il y a eu un déménagement pour une autre banlieue très proche qui a aussi le métro. Je n’ai pas vécu le déménagement pour cause d’arrêt maladie mais mes copines de boulot me racontèrent via le chat Facebook : “c’est horrible, on est dans un open space immense et bruyant et la cantine est dégueu!”. Oui, avant, on avait des tickets restos (à 8.65, quand même). Maintenant, on a une cantine dans le même immeuble. En gros, vu que j’ai arrêté de fumer, je sors pas de l’immeuble avant le soir. Youpi.


Le premier jour à la cantine, j’étais avec des habitués qui m’avaient bien prévenue “tu vas voir, c’est dégueulasse”. Bon, je vais passer rapidement sur cette histoire de goût. C’est pas que c’est mauvais, en fait, globalement, tant que tu mets pas de sel dessus, ça n’a pas de goût. Une fois que tu as salé, ça a goût de sel. Mais voyons le positif, je mange du poisson et des légumes comme ça, c’est meilleur que les sandwiches. Meilleur dans le sens bon pour la santé, s’entend. Par contre, pour le moral… Quand tu vois ton assiette, t’as un peu envie de pleurer.

Mais surtout, la cantine, c’est un lieu social particulièrement révélateur, le fameux dis moi avec qui tu manges, je te dirai qui tu es dont j’ai déjà parlé. Tant qu’on n’avait pas de cantine, on n’observait rien de tel vu que la plupart des gens mangeaient devant leur écran. Maintenant, on mange à la cantine et faut que tu choisisses ton camp. Dans le mien : les chefs de projet et les stagiaires. De ce que vous devez retenir (enfin, vous faites ce que vous voulez), les titulaires sont : Charlotte, Salima, Tobias, Arthur et Adrien. Plus nos stagiairounettes mais deux s’en vont en septembre (la dernière, on la garde jusqu’en décembre, ouais !). Parfois, une consultante vient manger avec nous (enfin, elle est pas consultante mais j’ai pas retenu son intitulé). Et là, attention, ça vire Heathers cette histoire.

Pour ceux qui ne l’ont pas vu, Heathers est un teen movie noir avec Wynona Rider et Christian Slater. Je passe sur le pitch en lui-même, ce qu’il faut retenir, c’est la longue scène de la cantine où chacun est avec ses semblables : les nerds entre eux, les populaires entre elles, les beaux gosses juste à côté, les pas aimés de leur côté et ceux qui sont seuls sont vraiment tous seuls et là, on a mal pour eux. Ben la cantine, c’est pareil. Les chefs de projets avec les chefs de projets, les consultants avec les consultants et le tout par pôle, on se mélange pas. Tellement pas qu’une soudaine fracture me saute à la figure : même au sein du pôle SM auquel j’appartiens, il y a des clans.

J’aime pas les clans. Parce que ça heurte mon bisounoursisme (enfin, ce qu’il en reste). Non mais c’est vrai, dans mon monde merveilleux, tout le monde s’aime et tout le monde est pote. Sauf les gens que j’aime pas qui sont priés d’aller voir sur un autre nuage si j’y suis. Genre un nuage bien noir, chargé de pluie et d’orage. Mais sinon, on est tous copains, on se tient tous la main, youpi ! Ben en fait non. L’autre jour, nous étions donc à la cantine entre chefs de projet et stagiaires à parler de je ne sais quoi quand arrive le directeur associé du pôle (je crois, je suis toujours perdue dans les intitulés des uns et des autres)… Il y a 4 places à côté de nous mais il feint peu discrètement de pas nous voir. On se mélange plus, c’est comme ça. Et ça me fait comme une sorte de… de fussoir. Non mais un intitulé, ça veut dire quoi ? Si demain, l’un d’entre nous passe officiellement consultant, il doit changer de groupe ? Au lycée, les 2ndes ne mangent pas avec les 1ères et si tu redoubles, tu manges avec ta nouvelle classe, c’est comme ça.

Enfin, c’est pas grave, je suis dans le groupe le plus cool de toute façon.

Dans le métro

Aujourd’hui, je rédige un petit article typiquement parisien mais qui peut s’adapter à plusieurs grandes villes. Parce qu’aujourd’hui, j’ai envie de faire dans le léger, je vais vous parler du métro (et RER). Prenez votre ticket (ouais, c’est pas beau la gruge) et asseyez-vous sur un strapontin et on y va.
 
Bon, le métro, j’ai pas découvert à Paris, on en a un à Toulouse, un métro super moderne avec portes automatiques et sans chauffeur. Et on avait aussi nos heures de pointes, si, si ! Je me souviens, quand je sortais de cours à 18h, je devais partir vers la banlieue pour descendre à la station suivante et repartir vers le centre ville pour squizzer le monde à la station du Mirail. A la fin, je devais même partir deux stations plus loin vu qu’on était nombreux à appliquer la même combine.
 
Mais le métro parisien, c’est une autre dimension. 14 lignes plus 5 lignes RER, je ne sais combien de stations, c’est quand même quelque chose. Certaines stations sont purement dantesques. Par exemple Châtelet ou Auber, vous descendez d’un côté, vous prenez des tapis roulants, des escalators, des ascenseurs pour aller d’une ligne à l’autre. Montparnasse aussi, c’est pas mal avec le tapis « ultra rapide » avec une voix qui dit : « gardez vos pieds à plat. Gardez vos pieds à plat. Gardez vos pieds à plat » parce que si vous levez les pieds au moment où vous passez du tapis à bille (hyper casse gueule, soit dit en passant) au tapis roulant, ben paf ! vous tombez. Outre le ridicule de la situation, je vous le conseille pas, un coccyx, c’est fragile. Et puis un bleu aux fesses, c’est délicat et douloureux, pas top de passer sa vie assise sur une fesse car l’autre est hors service.
 
Mais surtout le métro parisien, c’est une aventure olfactive de tous les jours. Ca pue. Selon les stations où vous vous arrêtez, vous êtes agressé par une forte odeur de viennoiserie industrielle et bien lourde, à éviter en cas de nausée. D’ailleurs, le jour où je suis enceinte, je prendrai plus le métro parce que ce genre d’odeurs, ça vous fait rendre une femme qui va enfanter ! Et encore, ces odeurs sont les plus sympathiques ! Parce qu’un peu plus loin, vous avez droit à la forte odeur d’œufs pourris venant des égoûts voisins ou pire, l’odeur chaude et piquante de l’urine. Alors, ça, c’est un truc que je ne comprends pas ! Comment peut-on se laisser aller dans les couloirs du métro, c’est vraiment dégueulasse ! On n’est pas des chiens, que je sache ! C’est pas comme si y avait pas des sanisettes partout en ville ! Enfin, vous passez dans toute cette forêt d’odeurs pour le moins agressives, un vrai bonheur !
 
Maintenant, prenons une Nina, un poil étourdie et pas vraiment douée du sens de l’orientation, et mettons là dans les dédales du métro parisien. Ca nous fait plein d’anecdotes. Par exemple, hier soir, je suis sortie au théâtre, j’avais rendez-vous avec Sab à Bastille. Inspirée, je décide de quitter le RER A à Auber plutôt qu’à Châtelet et prendre la ligne 8 pour gagner du temps. Je sors donc du RER et suis les indications « ligne 8 », je prends un tapis roulant et là, je me retrouve face à deux escalators, l’un en direction de Créteil, l’autre Balard et aucun panneau pour me dire quelle direction je dois prendre donc au hasard, je prends Balard. En montant les escaliers, je me représente le plan. Ah bien y réfléchir, Créteil est à droite du plan, Bastille aussi, par rapport à Auber/Opéra, je prends pas la bonne direction, je suis sûre ! (droite = est mais bon, je suis pas géographe, moi). Le métro arrive, je monte dedans et regarde le plan : ouais, je suis pas dans le bon sens ! Bon, je ressors aussi sec, je décide d’aller de l’autre côté mais les panneaux m’indiquent pas l’autre ligne 8 (oui, je suis pas censée la rejoindre à partir de ce quai-là !) donc je dois ressortir de la station et re-rentrer. Bravo le gain de temps !
 
Un autre jour, je déjeunais dans le sentier avec une collègue de l’asso. En repartant, j’étais perdue dans mes pensées, occupée à dresser la liste de tout ce que je devais faire (bonjour le truc) et donc, je fais pas gaffe, je le prends dans le mauvais sens. Donc je descends à la station suivante, Réaumur-Sébastopol, et décide de rejoindre Les Halles en prenant la ligne 4. Mais y avait pas les panneaux indiquant la liste des stations donc je choisis une direction au hasard et évidemment, je prends pas la bonne. Du coup, je suis descendue à la station suivante pour prendre la ligne 9 et rejoindre St-Lazare. Oui, j’ai un art certain pour perdre du temps. Par contre, une fois, j’ai été trop forte : en suivant la direction que je pensais la bonne, je me suis plantée et me suis retrouvée dans l’autre sens… Et finalement, je me suis rendue compte que j’ai bien fait de me planter puisque j’avais choisi la mauvaise direction. Oui, je sais, des fois, faut que je descende de ma planète.
 
Sinon, le métro est un haut lieu culturel où se produisent des artistes au talent… particulier. Quand je bossais en CDD, je devais prendre le RER pour aller dans la ville sur laquelle je travaillais. Systématiquement, à une station, montait tout un tas d’artistes, accordéonistes ou chanteuses avec ampli qui avaient toutes la même voix (mais je ne dirai pas qu’elles font du playback), des trucs cauchemardesques, j’entendais même plus mon lecteur mp3 ! Le pire c’est un jour, j’attendais le RER dans ladite ville pour retourner bosser, j’étais au téléphone avec Gauthier. La rame arrive, je m’avance vers une porte et je vois un accordéoniste ! Donc je cours dans la voiture suivante… et tombe sur la chanteuse à ampli. Et meeeeeeeeeeeeerde !
 
Enfin, le métro est un haut lieu de drague. J’en ai subi pas mal, comme la plupart des filles. Des mecs qui me matent fixement, ce qui me met extrêmement mal à l’aise, de ceux qui me parlent de mon lapin en peluche accroché à mon sac. Le pire ? La main au cul. Classique aussi mais très désagréable. Maintenant, j’ai la solution : le bouquin et le strapontin. Dès que je peux, je m’assois et me plonge dans la lecture de tout et n’importe quoi comme ça, je fais abstraction de tout, une vraie petite bulle de détente ! Et franchement, je crois que c’est la seule façon de pas virer dépressive !
 
Alors, lecteur, si tu croise une petit châtain qui lit dans le métro et même continue sa lecture en sortant de la rame parce qu’elle a pas fini son paragraphe, avec un lapin en peluche sur son sac et qui ne regarde pas du tout où elle va (sans doute dans la mauvaise direction), y a de fortes chances que ce soit moi !

MSN is not a crime

Comme tous les jeunes de notre âge ou presque, on MSNe beaucoup, voici quelques pépites.

Sexe et religion

Emma : pfff je crois que je vais devenir bonne sœur, plus de problème

Nina : Bah non, quelle horreur! T’as pas le droit aux godes au couvent

Emma : Ah merde, je pourrai pas prendre Jules
Nina : Non, même pas le canard
Emma : Roh, c’est nul

Nina : Bah oui, qu’est-ce que tu crois !

Emma : Pitin, décidemment, la religion, c’est pas mon truc !
Les quiproquos

[On Cherche à savoir à qui appartient le sexe mis en avatar par un des interlocuteurs, Emma suggère que ce soit celle de « Ben »]

Emma : Arrête choupinou, t’embête mon poulet préféré
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : C’est qui choupinou ? C’est qui poulet ?
Emma : Putain suis un peu
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : Et pourquoi Nina elle parle de Ben ?
Emma : Loooooooooool
Gauthier : Je suis perdu aussi
Nina : (je suis en loop)
Emma : vous me faites mourir de rire.
Obsédés !
[Suite de la conversation précédente]
Emma : Et celui-là [parlant de son nouvel avatar]

Nina : Aaaaaaaaaaah !! On dirait le gland du zizi de tout à l’heure !

Emma : Bon, je retire
Emma : Sans mauvais jeu de mot.
——

Gauthier : Plan cul de secours 1 passe ses exams. Plan de sexours 2 est au Pérou. Plan de sexours 3 déprime ce soir.

Nina : Sexours, excellent !
Gauthier : ET MOI JE FAIS QUOI ?
Gauthier : lol pardon
Nina : Tu l’as pas fait exprès ?

Gauthier : Non, pas fait exprès. Je dois vraiment être en manque.

 ——

Nina : Non mais un mec qui m’informe qu’il a une érection, c’est bien pour que j’aille le violer non ?

Gauthier : Ou pour te coller au plafond d’envie avant de te lâcher. On appelle ça une allumeuse.

Nina : Ouais
Gauthier : (je le fais tous les soirs)
Emma : Euh… je vote oui mais les mecs sont tellement obscurs

Nina : C’est dégoûtant, je trouve ça injuste ! J’ai la culotte dévastée, maintenant.

[…]

Gauthier : Regarde l’autre, elle ferait l’amour à une bite de trottoir vu comme l’autre l’a chauffée

Nina : Ouiiiiiiiii
Gauthier : Et moi, j’enculerais un caniche abricot.
——

Nina : Y en a qui aiment se faire insulter

Gauthier : Nina, tout le monde n’est pas comme toi (Dieu merci)

Nina : Mais je parlais pas de moi!
Gauthier : T’es une vicelarde, toi,je le sais
Nina : Nan

Gauthier: Tu mouilles ta culotte quand on t’offre une cravache!!!

Nina : Ahahahahahahahah!!! Mais je mouillais pas ma culotte
Gauthier : Je veux pas savoir!
Nina : Je te le dis quand même
Gauthier : ta gueule!
 —–
[Gauthier nous montre la photo du sexe d’un mec qui le chauffe]
Nina : C’est quoi ce pénis ver de terre?
Gauthier : Il est moche le pénis? Et le mec aussi d’ailleurs

Nina : Oui on dirait un ver de terre sa bite, elle me paraît pas normale

Emma : Je te souhaite de te faire poursuivre par ce mec et par son ver de terre!

Nina : Oui mais tu trouves pas que son ver de terre a l’air malsain? On dirait qu’il est nécrosé

Gauthier : Malsain?

Emma : Ben, c’est bizarre, elle est longue mais elle rebique, comme si c’était 3/4 mou.

 —–

[Emma regarde un film X gay chez Gauthier pour apprendre des trucs sur la fellation]

Gauthier : En même temps, vu le film, si elle suce le prochain comme ça, elle se fera une réputation à dormir dehors. Même mon chien fait mieux

Nina : Oui ben en général, dans les films de cul, je trouve ça mal fait, super brutal, super : « bon tu jouis, oui??? J’ai pas que ça à foutre, moi »

Gauthier : Mais, mais, mais…je te reconnais, c’était donc toi! (je connais la sortie, merci)

Nina : Hein? Qu’est-ce que je foutrais dans un film de cul homo, andouille!!

Gauthier : Mais non! Dans croupe du monde 1998!!
Nina : Ahahahahahah! Mais non, moi, je suis délicate
Gauthier : En fin de compte, je veux pas savoir
Nina : En fin de compte, j’allais pas te raconter.
—–
Nina : Faut qu’on sépare le neurone, c’est plus possible, là
Gauthier : lol

Nina : Sauf quand tu as un orgasme,là, ça me ferait plaisir d’en avoir une miette.

Gauthier : t’es en manque?
Nina : OUI
[…]
Gauthier : Où va la France? DANS TON CUL!
Nina : OH OUI! OH OUI! OH OUI!OH OUI!
Gauthier : Eh bé. En effet, t’es en manque…
Nina : Oui, mes hormones font des bulles.
Les monomaniaques
[Gauthier et Nina parlent des débouchés par diplômes]

Nina : Votre correspondante étant décédée des suites d’une pendaison avec un string, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décedée des suites d’une noyade dans son lavabo, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décédée après avoir ingéré un tube de dentifrice, elle n’est plus en mesure de vous répondre (le fluor, c’est trop fort!)

Gauthier : Au pire, tu va chier du fluor, ça va te nettoyer l’anus.

Nina : Le fluor va me détruire l’estomac et me tuer de l’intérieur, c’est mon suicide à moi

Gauthier : C’est surtout très con. Tu imagines l’épitaphe? « Ci git la couille qui fut dissoute par colgate ». Pas glorieux pour la postérité.

Nina : Aquafresh m’a tuer
[…]

Nina : J’ai menacé de me suicider avec mon dentifrice rien que pour toi

Gauthier : Oui, c’est vrai l’épitaphe!
[…]
Nina : Si ça continue, je vais rappeler Laurent l’obsédé
Gauthier : Suicide-toi, avale le colgate
Nina : Colgate! Hihihihihi
[…]
Gauthier : Je vais me jeter, je reviens

Nina : Avale du colgate, tu mourras dans d’atroces souffrances.

[…]
Nina : Tu crois qu’on peut mourir d’une overdose de fluor?

Gauthier : Tente et on verra.Au moins, tu auras un sourire éclatant et le sphinxter reluisant

Nina : Bah, quand t’es mort, tu souris pas

Gauthier : Oui mais quand t’es morte, on peut te sodomiser. Nécrophilie is not a crime

Nina : Berk, c’est dégueulasse! Ah si, TO-TA-LE-MENT
Gauthier : Ben, t’es morte, tu t’en fous!
Nina : Et mon âme, tu crois qu’elle voit pas ça???
Gauthier : S’il y avait une vie après la mort, ça se saurait
Nina : Ben non, puisqu’on est pas morts!
[…]
Nina : Et comment je reviendrais te hanter après, hein??

Gauthier : Justement, il n’y a rien après la mort, surtout pour Nina Bartoldi.

Nina : Si, si, si, sinon, je pourrais pas t’emmerder.
Gauthier : Mais justement!

Nina : Je viendrai exhaler des vapeurs de fluor la nuit quand tu dormiras

Gauthier : Mais que t’es con
Préparation de l’annif de Gaugau
Nina : Je milite contre Diams

Emma : Du moment qu’il y a de la vodka pour faire passer la pilule, tu peux mettre du Sheila si ça te chante

Nina : Emma, t’arrêtes de lui donner des idées à la con?

Gauthier : Putain, j’y avais pas pensé. Je m’exécute de ce pas dansant. Dalida aussi. Il nous faut du Dalida!!!!!!

Nina : AH MERCI EMMA AH BRAVO!!!
Gauthier : lol

Nina : Il venait d’avoir dis houit ans, il était beau comme unn enfant, comme un homme

Gauthier : le strabisme, moumour, pense au strabisme
Nina : Je m’entraîne

Gauthier : Mets ton doigts sur ton nez (Mister Big est le roi du strabisme, il le simule à merveille)

Emma : Moi, j’exige Priscilla

Nina : Putain mais oh!J’avais lu « mets ton doigt dans ton nez », je voyais pas le rapport

Glamour, toujours…
Gauthier : T’es ignoble! Nina, tu sors…
Nina : Je viens de postilloner sur mon écran en rigolant
Gauthier : Et en plus, t’es conne

Nina : Mais ma production salivaire n’a rien à avoir avec ma connerie!

 —–

Nina : Je me suis tartinée la gueule de Nivéa, déjà, je suis horrible

Gauthier : Ca on savait
Nina : HEHO!!!!!!!!!

Gauthier : mais déjà à la base t’es pas géniale alors si tu en rajoutes en te tartinant le cheu-tron… Comment veux-tu choper?

Mister Big : Mieux vaut ça que du nutella

Nina : Atta, grâce à qui on a eu un verre gratuit, hein, connard???? Moi!

Mister Big : mdr

Gauthier: Non grâce à ton dépubissé!(elle avait un dépoitriné hier…c’était interdit aux mineurs, elle avait le sigle csa – 18 ans sur le front toute la soirée)

Nina : Ahahahahah! Non mais arriver à se faire payer un verre dans une boîte gay quand on est une fille, suis forte!

On parle djeuns !

Nina : « Tu veux un plan cul par SMS? Tape cul au 3636 » (véridique)

Gauthier : On le fait? On le fait? On le fait?

Nina : Non mais tu sens le désespéré? « j’te kiffe, lèch moa les s1 » « mé ta bite dans mon Q »

Gauthier : Kikou, tu suces?
Nina: Ahahahahahah!
Gauthier : je pe foutre ma KE dans ton Q?

Nina : Je suis chode, baiz moa m1tenan, j’ai envi de toa, je suis chode com la brèse

Gauthier : Putain, t’es plus douée que moi, je suis incapable de faire ça lol

Nina : Putain, à parler étranger, je viens de me claquer un neurone. J’ai mis 5 mn à l’écrire!!

Nina : Je te pis à la ré batar de ta rasse

Nina : Oui, j’le kiffe sa rasse mais il é tro relou, c chanmé!

Nina : Oh ziva, té tro chanmé comme keum. Ta reum, elle suss des keu en enfR

Mister Big : Tu connais ma mère???
Nina : J’arrive même pas à comprendre ce que j’écris
Gauthier : Moumour, tu m’affoles, là!

Nina : C un truc de ouf, je parle en SMS, c trop chanmé kool. Dem1, je fé un skyblog ki va Dchirer sa rass à son reup!Suis tro dan le mouv’, moa, je sui 1e gonzess tro d’la balle, tu voa?

Gauthier : Sors de ce corps, je te l’ordonne!!!

Mister Big : « La Nina que vous avez demandé n’est plus tout à fait attribuée »

Mister Big : « Atta, tu koz SMS t’asum ok?

Nina : Il est plus fort que moi Mister Big

Mister Big : On dirait Balladur à sa grande époque qui tentait un coup de jeunisme avant les élections

Nina : Oui, je suis épuisée. J’aurais baisé trois heures, je serais plus en forme. J’ai mal à la tête

Mister Big : T’aurais baisé 3h, t’aurais mal au cul, pas à la tête!

La politique vue par les vingtenaires

Mister Big : D’ici peu, on aura droit à Sarko qui tape ses bulletins en SMS!

Gauthier : Ca m’étonnerait pas en fait

Nina : Si tu veux voter Sarko, tape 1. Si tu veux voter De Villepin, tape le 06471287416

Gauthier : « on devrait faire président academy, on les enferme tous à l’Elysée et toutes les semaines, on en vire un » (c) Anne Roumanoff

Nina : Ou alors, on oublie de voter et on les abandonne là
Mister Big : Pas mal! Pas mal! Je suis tout à fait pour!
Nina : Oui, je suis un génie de l’audiovisuel
Gauthier : La 6e république sera interactive ou ne sera pas

Nina : Ils sont 48, ils sont enfermés dans un Château et tout le mond s’en branle, c’est la politique academy

Mister : Ben ne sera pas, on sera tous morts avant!
2 ans d’âge mental
[à propos de la saison 3 de Nip/Tuck]
Nina : Il est choupinou Quentin quand même
Mister Big : Il a un micro pénis? lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : C’est une femme??? Lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : Il a deux pénis? lol
Gauthier : moi je sais, moi je sais, moi je sais
Nina : Moi je sais
Mister Big : La suite après la pub!!! lol
Nina : MOI AUSSI!!!!!! (les hystéros sont de sortie)
Gauthier : MOI JE SAVAIS AVANT TOI
Mister Big : Moi, je vais savoir!

Mister Big : Ben moi, j’ai écris le scénario (c’est pas vrai mais faut bien jouer à la surenchère avec les autres enfants…)

Nina : OUI MOI J’AI SU APRES TOI MAIS AVANT MISTER BIG!
Du grand n’importe quoi

Gauthier : une bonne mouette est une mouette morte. Vous avez 3h.

Nina : Moumour, je t’ai dit que la drogue, c’était pas bon!
Gauthier : Mais putain si seulement j’en prenais!

Nina : Moi je dirais plutôt ça des pigeons. JE DETESTE LES PIGEONS. Mais la mouette n’est-elle pas un pigeon de la mer?

 —–

Nina : C’est dur de fumer quand on a mis trop de baume à lèvres

Gauthier : C’était la minute blonde de Nina
Gauthier (tu me désespères)
Nina : Oui ben c’est vrai, on sent pas bien le filtre.

L’’origine de mon talent indéniable en matière de BD

Aujourd’hui, c’est férié mais je ne vous ferai pas subir de nouvelles BD. Non pas que j’ai pitié de vous mais surtout que je ne sais plus quoi dessiner. Kenya ne m’a pas fait de connerie mémorable depuis (enfin, elle m’en fait tous les jours mais de là à faire une BD sur le fait qu’elle fait des têtes trop rigolotes, non), ma machine à laver est restée sage et l’ensemble de mes appareils électroménagers ont compris qui était le maître (moi). Donc j’ai pris le parti de vous raconter comment j’ai développé mon sacré coup de crayon.

 random-crayons

Classe de seconde. Bon, comme toute lycéenne qui se respecte, je dessine sur les marges de mes cours ou sur la table. D’ailleurs, je profitais de ce média pour laisser mes petits messages d’amour : « Sagamore S. de terminale ES, je t’aime ». Oui, j’étais vraiment TRES conne au lycée. Bref, cette année là se trouve dans ma classe une jeune fille, Charlotte, avec qui je vais devenir amie. Mais drame : à la fin de l’année scolaire, Charlotte quitte la ville pour Montpellier. No soucy, pour ne pas perdre contact, Cécile et moi prenons l’habitude de lui écrire des lettres puis je perpétue la tradition seule.

Ces lettres sont de purs joyaux que je regrette de ne pas avoir photocopié. Faut dire qu’au lycée, déjà, je souffrais d’écritorite aiguë. A la fin des devoirs surveillés, comme je finissais toujours très en avance, j’utilisais mes feuilles de brouillon pour écrire des lettres qui n’étaient destinées à personne, sortes de journaux intimes. En gros, qu’est-ce que je racontais ? « Là, je viens d’avoir un DS d’allemand, je vais me planter, c’est sûr, j’ai rien compris au texte ! Si j’ai 3, ce sera le bout du monde… » Puis on enchaînait sur « Je suis amoureuse de Jean-Luc, tu verrais comme il est trop beau ! Cette nuit, je rêvais qu’il me parlait, waaaaaaah ! ». C’est fascinant l’adolescence quand même… Il y a quelques temps, je suis tombée sur quelques archives de ces lettres, j’avoue que j’ai bien ri, j’étais vraiment débile au lycée, un délice.
 

Donc je reprenais un peu le même principe pour mes lettes à Charlotte, je lui racontais TOUTE ma vie, je lui retranscrivais même certains dialogues parce que, des fois, il m’arrivait de discuter avec mes cibles. Mais bon, c’était du genre :

Nina : Oh, il pleut.
Cible : Ouais. T’as un effaceur ?
Nina : Oui tiens
Cible : Merci !

Ce dialogue était retranscris en couleur avec plein de petits cœurs autour. Je vous ai dit que j’étais TRES conne au lycée ?

 

Arrivée à la fac, j’ai pas perdu l’habitude. J’allais à certains cours rien que pour écrire ces fameuses lettres. Exemple en licence, j’avais cours d’histoire moderne de la Méditerranée le vendredi matin à 8h avec une prof qui était une véritable connasse. Outre le fait qu’elle ne savait pas de quoi elle parlait, elle était odieuse et raciste. Dès qu’il fallait s’en prendre à quelqu’un, elle s’en prenait à la pauvre beurette de service qui était super adorable, en plus. Donc comme j’étais passée en contrôle final dans cette matière, je faisais acte de présence histoire que connasse 1ère enregistre ma gueule si je passais à l’oral avec elle. Pour me motiver à aller à ce cours où je n’écoutais rien, j’avais deux trucs : apercevoir les Pyrénées quand le métro passait au dessus de la rocade et écrire mes lettres à Charlotte. D’ailleurs, les lettres étaient parsemées de : « Bah mais tu verrais comme elle est fringuée la prof, c’est trop moche ! » ou des « ah berk, elle vient de mettre ses doigts dans son nez, c’est dégueulasse ! » (véridique). Bon en général, mes lettres faisaient 8 pages, 8 pages de ce genre de considérations. Pour illustrer mes propos déjà très percutants, je faisais des petits dessins dans la marge. Bon, c’était encore moins évolué que les BD présentées sur ce blog, à savoir que pour faire les yeux des gens, je faisais des points de couleur. Mais le mieux, c’était la « goutte ». Oui, je suis très influencée par les mangas donc dès qu’une personne avait une révélation, je lui mettais une goutte sur la tête. Genre : « Hé Gauthier, tu savais que Rachel voulait sortir avec toi ? » Hop, on voit le Gaugau dessiné avec une goutte sur la tête. D’ailleurs, comme m’a fait remarquer Gauthier un jour : « Moi, j’ai toujours une goutte sur la tête ! ». C’est pas ma faute s’il lui arrive que des merdes à Gaugau !

Le pire, c’est que mes lettres étaient devenues célèbres auprès de mes amis proches. Pas des autres car je leur taillais de foutus costards aux pintades qui nous ont fait vivre un enfer. D’ailleurs, à un moment, je racontais ma vie sous la forme « Sunseat Beach de l’amour et de la beauté au Mirail », un truc du genre. Et malgré tout, j’ai réussi à avoir mes diplômes, quel talent.
 

Depuis trois ou quatre ans, je n’écris plus ces lettres mais j’ai toujours des nouvelles de Charlotte. Récemment, elle s’est fiancée, faut que je vous raconte la demande de M. Charlotte, c’était fantastique. En fait, ils se sont fait un réveillon à 4 dans un chalet en montagne. A minuit, ils se fêtent la bonne année et s’amusent à gratter des jeux de la Française des jeux, ceux qu’on achète dans les enveloppes. Charlotte gratte et râle : rien de rien. « Putain, j’ai jamais de chance, moi ! ». Et là, son mec lui fait : « Mais, attends, tu m’as moi ! ». Et là, il se met à genoux et sort sa bague. Ben, franchement, M. Charlotte, il assure parce qu’elle ne l’a pas vu venir le bougre.

 

Enfin, voilà. Si vous voulez vous plaindre de mes dessins, je vous filerai le mail de Charlotte.