Liste de la future colocation

Attention, liste exceptionnelle écrite avec Future coloc à mes côtés !

– Nina contre la SNCF/RATP (même combat), épisode 3728. Aujourd’hui (lundi) : Nina veut aller bosser. Lundi je me lève tout ça, passablement de mauvais poil parce que Kenya m’avait griffé à la lèvre en jouant et que y a mieux pour émerger. Je m’habille, me maquille et je vais à la Poste pour chercher mon recommandé. Je pensais qu’il s’agissait d’un chéquier mais non, c’était une mise en demeure de mon assurance habitation. Quoi? J’avais bien reçu une lettre y a un mois ou deux de mon assurance habitation mais je croyais qu’elle était payée par prélèvement donc je m’en suis pas préoccupée, surtout que je n’ai reçu aucune relance. Donc leur mise en demeure, je l’ai un peu en travers de la gorge. J’arrive à la gare, le train vient de partir, pas de soucis, le prochain est dans 15 mn. Je regarde sur le panneau : prochain train à 9h25. Heu… Il est 9h49. Pas de panique, ça doit être un bug. Je m’installe, chope un Matin plus. Le train de
l’autre côté charge ses passagers et s’en va. Le nôtre n’arrive pas. 10h09, enfin le bout de la loco d’un train… Qui ne s’arrête pas ! 10h15, autre train… qui ne s’arrête pas non plus ! Bon, ok, énervée, je décide de prendre le train dans l’autre sens et de prendre un autre trajet, plus chiant. J’arrive à la gare RER (croisant un train dans l’autre sens, s’est-il arrêté ou non ? Mystère !) et là « le trafic RER est perturbé dans les deux sens ». Putain mais tu me cherches, toi ou quoi? Je finis par aller prendre le métro. A une station, on reste une plombe à quai. Je vais
devenir dingue.

brune.jpg

Résultat : 1h30 pour faire un trajet de 40 mn, record battu.

– Y a  15 jours, j’ai présenté Kenya à Future coloc. Bilan : aucune griffure, aucune morsure, Future Coloc s’est bien comportée et n’a agressé personne, ouf! Plus sérieusement (enfin, c’est relatif vu le sujet), Kenya nous a fait le grand numéro de la princesse genre « j’en fais des caisses pour être kro kro mignonne ». On m’aurait pas dit que c’était une femelle, je l’aurais devinée tout seule.

– A la piscine, jeudi, j’ai repéré le beau gosse ultime. Ok, je l’avais déjà repéré mais il a un corps ! Quand les bulles caressent doucement ses abdominaux, moi, je pourrais me noyer plutôt que de sortir la tête de sous l’eau. C’est beau, c’est glabre, c’est esthétiquement émouvant. Par contre, j’ai aucune idée de sa tête, faut vraiment avoir beaucoup d’imagination pour imaginer quelqu’un sans son bonnet et ses lunettes de plongée. Par contre, tandis que je me maquillais, un mec hypra séduisant genre brun à fines lunettes (mon genre, quoi) est passé, je crois que c’est la première fois que je mettais du mascara sans me regarder moi. Dommage qu’il soit pas arrivé un tantinet plus tôt, quand je me la joue Ursula Andress sous le sèche-cheveux.

– Dans la série les blogueurs de ma plateforme sont des abrutis, outre le retour fracassant de Mme Bon Point que j’ai menacé d’un black listage définitif et que j’ai traitée d’odieuse, notons le bug des MMS. Jeudi, les MMS partaient mais n’étaient pas publiés. Donc toute personne normalement constituée arrêterait au bout de 2, voire 3 tentatives mais chez nous, ils essaient jusqu’à 10 fois ! Et après, forcément, ils gueulent car ils ont payé 10 MMS. Qui se retrouvent tous sur le blog ! Et qui c’est qui se prend les récriminations ? Ben moi, évidemment !

– Vendredi, pendant la pause déj, Romain, Sébastien, Gonzague et Guillaume ont joué à un jeu vidéo qui consiste à voler des voitures, rouler sur les gens, leur péter la gueule… Et,ça nous a fait trop marrer. On est à jeter !

– Avec Future Coloc, on a une hygiène de vie exemplaire : mardi, 20h30, on était méga bourrée (après un cocktail mais non, on est pas des épaves). Vendredi, 20h30, on boit du champagne. A 3h30, on se dit qu’on a pas mangé donc on s’enfile une glace (vanille nougatine, ça déchire sa maman). Promis, on va se recaler comme il faut… un jour.

– C’est marrant, quand je mets un top un peu (ok, beaucoup) transparent, un de mes collègues ne me regarde plus du tout dans les yeux

– Kenya est d’humeur câline en ce moment, elle fait des mamours à tous mes invités. Même qu’elle leur montre son cucul. Oui, elle me fait honte !

– Je suis hallucinée par la mauvaise foi de certains. Genre un mec qui pille mon blog depuis plus d’un an, je lui demande une première fois de fermer ce blog plagiaire (où y a de la pub, genre je me fais du fric sur ton dos au passage). Il accède à ma demande y a 3 mois. Mercredi soir, mail de Lucas qui me signale à nouveau ce blog donc furax, j’écris au mec en lui disant que tout ça se règlera devant les tribunaux. Réponse : « non mais enelvez votre flux RSS, d’abord ! Et puis vous aussi vous prenez de la musique et des photos qui vous appartiennent pas, lisez la définition sur
wikipedia ». Non mais je rêve! Enfin, j’ai tous les mails qu’il me faut (dont un où il m’explique que copier mon blog est tout à fait son droit vu qu’il cite la source. Sauf que, mon gars, même si tu cites la source, t’as pas le droit de reproduire l’article dans son intégralité) et des captures d’écran avec les articles de la semaine dernière. J’ai comme une grosse envie de récupérer l’argent que le monsieur s’est fait sur mon dos, sans parler du préjudice moral. Non mais sans déconner, mes articles encadrés par des pubs où une nana se fait méchamment sodomiser, ça me trouble.

– Cette semaine, mon seul contact avec un homme a été quand un mec m’est joyeusement rentré dans les fesses à la piscine. Non, je parle collision, pas sodomie! J’ai pas compris comment il s’est
démerdé mais bon… Dommage, c’était pas le demi Dieu grec !

– Cette semaine, j’ai été VIP, 2 fois. Je vous raconterai ça lundi mais j’avoue que me la péter privilégiée, j’aime. Par contre, les Charles-Henri et Marie-Charlotte, moins.

Bon, Future coloc (qui sort de la salle de bain ruisselante) et moi allons nous coucher. Dans le même lit. Jasez, hihi ! En attendant, je vous mets de la musique en vidéo parce que je l’ai pas trouvée sur radioblog.

L’’origine de mon talent indéniable en matière de BD

Aujourd’hui, c’est férié mais je ne vous ferai pas subir de nouvelles BD. Non pas que j’ai pitié de vous mais surtout que je ne sais plus quoi dessiner. Kenya ne m’a pas fait de connerie mémorable depuis (enfin, elle m’en fait tous les jours mais de là à faire une BD sur le fait qu’elle fait des têtes trop rigolotes, non), ma machine à laver est restée sage et l’ensemble de mes appareils électroménagers ont compris qui était le maître (moi). Donc j’ai pris le parti de vous raconter comment j’ai développé mon sacré coup de crayon.

 random-crayons

Classe de seconde. Bon, comme toute lycéenne qui se respecte, je dessine sur les marges de mes cours ou sur la table. D’ailleurs, je profitais de ce média pour laisser mes petits messages d’amour : « Sagamore S. de terminale ES, je t’aime ». Oui, j’étais vraiment TRES conne au lycée. Bref, cette année là se trouve dans ma classe une jeune fille, Charlotte, avec qui je vais devenir amie. Mais drame : à la fin de l’année scolaire, Charlotte quitte la ville pour Montpellier. No soucy, pour ne pas perdre contact, Cécile et moi prenons l’habitude de lui écrire des lettres puis je perpétue la tradition seule.

Ces lettres sont de purs joyaux que je regrette de ne pas avoir photocopié. Faut dire qu’au lycée, déjà, je souffrais d’écritorite aiguë. A la fin des devoirs surveillés, comme je finissais toujours très en avance, j’utilisais mes feuilles de brouillon pour écrire des lettres qui n’étaient destinées à personne, sortes de journaux intimes. En gros, qu’est-ce que je racontais ? « Là, je viens d’avoir un DS d’allemand, je vais me planter, c’est sûr, j’ai rien compris au texte ! Si j’ai 3, ce sera le bout du monde… » Puis on enchaînait sur « Je suis amoureuse de Jean-Luc, tu verrais comme il est trop beau ! Cette nuit, je rêvais qu’il me parlait, waaaaaaah ! ». C’est fascinant l’adolescence quand même… Il y a quelques temps, je suis tombée sur quelques archives de ces lettres, j’avoue que j’ai bien ri, j’étais vraiment débile au lycée, un délice.
 

Donc je reprenais un peu le même principe pour mes lettes à Charlotte, je lui racontais TOUTE ma vie, je lui retranscrivais même certains dialogues parce que, des fois, il m’arrivait de discuter avec mes cibles. Mais bon, c’était du genre :

Nina : Oh, il pleut.
Cible : Ouais. T’as un effaceur ?
Nina : Oui tiens
Cible : Merci !

Ce dialogue était retranscris en couleur avec plein de petits cœurs autour. Je vous ai dit que j’étais TRES conne au lycée ?

 

Arrivée à la fac, j’ai pas perdu l’habitude. J’allais à certains cours rien que pour écrire ces fameuses lettres. Exemple en licence, j’avais cours d’histoire moderne de la Méditerranée le vendredi matin à 8h avec une prof qui était une véritable connasse. Outre le fait qu’elle ne savait pas de quoi elle parlait, elle était odieuse et raciste. Dès qu’il fallait s’en prendre à quelqu’un, elle s’en prenait à la pauvre beurette de service qui était super adorable, en plus. Donc comme j’étais passée en contrôle final dans cette matière, je faisais acte de présence histoire que connasse 1ère enregistre ma gueule si je passais à l’oral avec elle. Pour me motiver à aller à ce cours où je n’écoutais rien, j’avais deux trucs : apercevoir les Pyrénées quand le métro passait au dessus de la rocade et écrire mes lettres à Charlotte. D’ailleurs, les lettres étaient parsemées de : « Bah mais tu verrais comme elle est fringuée la prof, c’est trop moche ! » ou des « ah berk, elle vient de mettre ses doigts dans son nez, c’est dégueulasse ! » (véridique). Bon en général, mes lettres faisaient 8 pages, 8 pages de ce genre de considérations. Pour illustrer mes propos déjà très percutants, je faisais des petits dessins dans la marge. Bon, c’était encore moins évolué que les BD présentées sur ce blog, à savoir que pour faire les yeux des gens, je faisais des points de couleur. Mais le mieux, c’était la « goutte ». Oui, je suis très influencée par les mangas donc dès qu’une personne avait une révélation, je lui mettais une goutte sur la tête. Genre : « Hé Gauthier, tu savais que Rachel voulait sortir avec toi ? » Hop, on voit le Gaugau dessiné avec une goutte sur la tête. D’ailleurs, comme m’a fait remarquer Gauthier un jour : « Moi, j’ai toujours une goutte sur la tête ! ». C’est pas ma faute s’il lui arrive que des merdes à Gaugau !

Le pire, c’est que mes lettres étaient devenues célèbres auprès de mes amis proches. Pas des autres car je leur taillais de foutus costards aux pintades qui nous ont fait vivre un enfer. D’ailleurs, à un moment, je racontais ma vie sous la forme « Sunseat Beach de l’amour et de la beauté au Mirail », un truc du genre. Et malgré tout, j’ai réussi à avoir mes diplômes, quel talent.
 

Depuis trois ou quatre ans, je n’écris plus ces lettres mais j’ai toujours des nouvelles de Charlotte. Récemment, elle s’est fiancée, faut que je vous raconte la demande de M. Charlotte, c’était fantastique. En fait, ils se sont fait un réveillon à 4 dans un chalet en montagne. A minuit, ils se fêtent la bonne année et s’amusent à gratter des jeux de la Française des jeux, ceux qu’on achète dans les enveloppes. Charlotte gratte et râle : rien de rien. « Putain, j’ai jamais de chance, moi ! ». Et là, son mec lui fait : « Mais, attends, tu m’as moi ! ». Et là, il se met à genoux et sort sa bague. Ben, franchement, M. Charlotte, il assure parce qu’elle ne l’a pas vu venir le bougre.

 

Enfin, voilà. Si vous voulez vous plaindre de mes dessins, je vous filerai le mail de Charlotte.