The Heathers


Ce qui est pratique avec Twitter, c’est qu’on peut tout demander dessus. Donc quand je bats le rappel pour avoir un titre de navet, c’est Lil Virgo qui me répond : « mate les Heathers ! ». Ok, un petit coup de baguette magique et le voilà sur le disque dur externe de Vicky (parce qu’on l’a regardé ensemble). Je précise que nous l’avons vu en anglais non sous titré, on n’est pas sûre de toute la compréhension de l’histoire mais je crois qu’on s’en est pas si mal sorties.


Alors au début, je m’attendais à un espèce de Gossip Girls des années 80, un truc qui se passe dans un lycée avec le classique clan des populaires et des autres. Dans ce film, nous avons le groupe des Heathers, trois nanas populaires très BCBG, on a Heather la rouge, la chef un peu, Heather la jaune et Heather la verte (Shannen Doherty pour celle là) et elles intègrent dans leur trio Veronica (Winona Ryder) qui est un peu différente vu que déjà, elle s’appelle Veronica, elle sera la bleue de service. Donc elles s’habillent selon leur couleur et joue au crocket tout en discutant.


Un soir, Veronica sort avec Heather la rouge à une soirée étudiante où Heather est très gentille avec un étudiant alors que Veronica non et elles s’engueulent. De retour chez elle, Veronica est très énervée et là, qui arrive par la fenêtre, façon Dawson ? Jessie, le rebelle de service (Christian Slater) qui a été renvoyé quelques jours de l’école pour avoir tiré à blanc sur deux footballers à la cantine (oui, il est très bien dans sa tête dès le départ). Après une partie de strip crocket, ils décident de tuer Heather la rouge pour venger Veronica. Ils vont chez elle, lui font boire du lait avec du produit bleu genre nettoyant et couic la Heather ! Veronica écrit une fausse lettre de suicide vu qu’elle sait imiter les écritures et c’est le cercle vicieux. Ils commettent un autre double meurtre puis Jessie pète les plombs et veut faire péter l’école en faisant passer ça pour un suicide collectif.

Ce film est juste totalement… surréaliste. Quand j’ai vu le teaser, je m’attendais à un film plutôt drôle, ce qu’il n’est pas du tout puisque ça démarre façon série télé américaine à la Beverly Hills ou autre au lycée (en fait, ça fait furieusement penser à 21 Jumpstreet mais c’est l’effet années 80), il y a toute une scène dans la cafétéria avec les « groupes de pouvoir » : les footballeurs machos et crétins, les geeks, la grosse (oui, elle est toute seule), les fils/filles à papa, les filles à  lunettes impopulaires, les rebelles (dont Jessie) et les Heathers donc. Pour bien qu’on situe tout ce petit monde, on a droit à une scène longuette dans la cafétéria où les Heathers demandent à tout le monde « que ferais-tu avec 5 millions de dollars ».


Puis tout à coup, il y a un premier meurtre et l’enchaînement, avec une prof très baba cool au milieu qui veut parler de suicide à tous les élèves pour pas qu’ils se jettent par la fenêtre, les parents qui sont ridiculement  largués et ne s’occupent pas de leurs gosses… Bref, quelques ressorts comiques émaillent ce film pourtant assez dramatique et on ne sait pas bien s’il faut en rire, en pleurer, à quel degré le regarder si tant est que son auteur en ait prévu plusieurs, de degrés.


Bref, la bande annonce est assez funky, le film beaucoup moins. Mais peut-être n’ai-je pas tout compris… J’ai bien saisi qu’il s’agissait d’une comédie noire mais je crois qu’il manque une pointe de cynisme et d’autodérision pour être un réel monument de comédie noire. Du coup, pof le nanard ! Par contre, je susi impressionnée par la constance du jeu d’acteur de Winona : toujours le regard hagard, toujours la bouche ouvert et l’air perdu. Quoi qu’elle joue… Chapeau.

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5 réflexions au sujet de « The Heathers »

  1. F dit :

    Heathers est un film culte pour les teenargers 80’s, au même titre qu’un breakfast club, un weird science, sixteen candles ou autre ferris bueller (presque que des John Hughes vous noterez).
    quand à moi je t’invite à trouver Can’t Buy me Love avec le juvénile Patrick Dempsey époque pré dr Mamour. celui là il vaut son pesant de caouètes.

  2. Ah j’avais trouvé ça formidable aussi!
    Un seul truc: il s’appelle Jason (Jason Dean, grosse réf à James Dean… mouarf) et sinon, au départ, Veronica comprend pas trop ce qui se passe. Elle veut se venger d’HEather la rouge en lui faisant ce pourquoi elle s’était moquée d’elle la veille. Elle veut faire un mélange Jus d’Orange/Lait pour la faire vomir (elle connaissait pas Danao!). Et c’est Jason qui fait passer du détergant à son insu…
    Bref voilà.
    Contente que 1/vous ayiez suivi mon conseil, 2/que vous ayiez aimé autant que moi!!!! 😀

  3. Ah et sinon, si c’est une comédie noire, parce que le message du truc à travers le suicide, c’est que les personnages « suicidés » prennent une épaisseur qu’ils n’avaient pas au départ: HEather qui devient le porte flambeau des bonnasses qui le vivent mal, les 2 jocks qui deviennent des homos mal dans leur peau, ils galvanisent la communauté autour d’eux et deviennent ceux qu’ils méprisaient au départ, et redonnent de la grandeur à ceux qui n’en avaient pas.
    C’était ça, l’ironie sombre du film.
    Après… bon… tu as vu le film, quoi.

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