Peut-on parler de la St Valentin quand on est célibataire

Et voilà, la St Valentin s’approche et me revoilà célibataire. Pas d’aigreur particulière sur la question, on ne l’aurait de toute façon pas fêté vu que notre anniversaire aurait été deux jours plus tôt. Mais qui dit fête des amoureux dit toujours “ceux qui sont laissés sur le bord du chemin et qui l’ont mauvaise”. Ah oui, le monde est-il désespérément binaire ?

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Si l’homochiralité existe dans la nature, c’est bien que tout ne fonctionne pas de façon symétrique. Oui, je me la raconte légèrement depuis que je suis abonnée à Pour la Science. Minute culturelle : l’homochiralité désigne le fait de ne trouver qu’une forme de chiralité dans la nature, on parle de molécules lévogyre quand il ne s’agit que de la forme gauche de la chiralité et de dextrogynes quand il s’agit de la forme droite. Pouf, pouf, j’ai perdu tous mes lecteurs. Donc si l’homochiralité, le gris ou la bisexualité existent, c’est bien parce que tout n’est pas binaire. En somme, au 14 février, il n’y a pas les couples heureux d’un côté et les célibataires dépressifs de l’autre.

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A dire vrai, la St Valentin ne m’intéresse plus depuis que j’ai quitté le lycée, époque où j’espérais recevoir une belle déclaration d’amour en ce jour J. Ce qui n’est jamais arrivé. Adulte, je n’attends rien de cette journée, que je sois en couple ou non. Parce que dans les faits, ça ne représente rien pour moi. Certains me disent “mais siiiii, c’est l’occasion de se retrouver tous les deux, de se faire un resto”. Ok, à la limite, argument recevable. Sauf que pour ma part, adorant la foule qui piétine avec fureur mon espace vital, je préfère inventer une autre fête de l’amour qui serait propre à mon couple, en dehors de l’anniversaire. “Tiens, chéri, si on disait que le 28 mars, c’était notre St Valentin à nous ?”. Cherchez pas pour le 28 mars, j’ai donné une date au hasard. Ce serait un peu comme un rendez-vous obligé, un “quoi qu’il arrive, le 28 mars, c’est toi, moi, et on fait un truc un peu inédit, pas juste une soirée canapé-dvd-pantoufles.” Non que je n’apprécie pas les soirées canapé-dvd-pantoufles, y a des moments où elles deviennent nécessaires tant pour notre santé physique que pour notre porte-monnaie mais c’est pas vraiment ce que j’appelle une fête de l’amour. 

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Je m’égare. Puis-je donc parler de la St Valentin sans être soupçonnée d’aigreur puisque célibataire (et fraîchement en plus) ? De mon point de vue oui, de celui de certains autres, non. Parce que si j’explique que la St Valentin n’a pa d’intérêt en soi, que c’est plus la fête des fleuristes, restaurateurs et chocolatiers, on me répondra que je dis ça uniquement parce que j’ai pas de mec et que je suis jalouse de celles qui en ont un. De 1, je ne peux pas être jalouse de toutes les nanas en couple, certaines le sont avec de pauvres types dont je ne voudrais même pas un soir de faim sexuelle tenace. De 2, si tel était le cas, je ne serais pas jalouse juste le 14 février mais également le jour de l’anniversaire du couple, de l’anniversaire des demoiselles, de Noël et du Nouvel an, pour leurs vacances, l’annonce de leurs fiançailles… Bref en permanence ou à peu près. Puis soyons honnêtes, au vu de la communication spéciale St Valentin de nombreuses marques, y compris celles qui n’ont rien à voir (genre les fast food, top romantique), c’est que, oui, c’est un business. Et ça me gênerait de forcer mon homme à participer d’autant que paye ton effet de surprise “Oh chérie, je t’ai acheté des fleurs!” “Un jour de la st Valentin, je m’y attendais pas du tout mon coeur ! Tu es si surprenant !”. Sans parler des pauvres gars qui sortent tard du boulot et sont en galère pour trouver ne serait-ce qu’une rose potable. Et puis d’ailleurs, pourquoi c’est toujours les hommes qui doivent offrir des fleurs aux femmes ? Moi, j’avais bien offert une plante à l’Amoureux pour le remercier, une fois. 

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A se demander si, finalement, la St Valentin n’est pas plus la fête des femmes amoureuses que des amoureux tout court.

En attendant, j’ai pas d’amoureux mais je veux ce magnifique bouquet !

Pourquoi persister ?

Ce week-end, mes pélégrinations virtuelles, télévisuelles et même réelles m’ont mis face à une grande question existentielles. Pourquoi reste-t-on en couple avec quelqu’un avec qui ça ne passe plus ? Mais vraiment plus, hein, je ne parle pas d’une chamaillerie sur la couleur du PQ (rigolez pas, chez ma mère, ça vire à la religion, tu assortis ton PQ à tes
wc) ou de petites crises passagères. Non, je parle d’une telle tempête qu’on se demande un jour si on reverra le soleil.
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Pour tout vous dire, tout a débuté devant Confessions Intimes. Ne me blâmez pas, j’avais du mal à aller me coucher et mine de rien, le combo Confessions intimes + yahoo! jeux, ça fait comme un jacuzzi pour le cerveau. A l’écran, un couple dont j’ai oublié le nom et que nous appellerons pour une facilité de compréhension Ophélie et Nicolas. Ils sont en couple et ils ont un bébé mais voilà, Nicolas a eu une maîtresse. Pas juste une meuf ramassée en boîte et lutinée sur le parking du Macumba, non, non, une vraie et il lui a même parlé de ses problèmes intimes avec Ophélie dite « Captain’ Igloo ». Mais la maîtresse, en pure garce digne des plus grands drames sitcomesques, a eu l’audace d’appeler Ophélie pour lui dire qu’elle couchait avec son mec et que, ahah, la preuve, je te répète tout ce qu’il m’a dit. Oui, je sais, la maîtresse est, dans l’histoire une sale conne. Mais voilà, Ophélie se sent trahie (légitime) et n’arrive pas à pardonner à Nicolas, n’arrêtant pas de sous entendre qu’il va se taper la terre entière et « touche moi pas, j’ai pas envie ». Donc Ophélie et Nicolas sont malheureux, ils ne communiquent plus sans s’engueuler, elle est blessée, il est frustré… Mais bon, une explication avec la psy de l’émission et ils sont à nouveau heureux, youpi (c’est ça ou un relooking car c’est toujours la faute de bobonne « qui se néglige »). Mouais. Donc je regardais ça, le déluge d’agressivité et de noms d’oiseaux que s’adressaient Ophélie et Nicolas et je secouais la tête, atterrée : mais pourquoi ils restent ensemble ? J’exclus de suite l’hypothèse enfant, un gamin ne peut pas être heureux dans un tel contexte.

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L’amour ? Il sent un peu l’aigre ton amour. C’est carrément de la haine là. Alors quoi ? On me chuchote dans l’oreille une peur de la solitude. Oh mon Dieu ! Vous avez jamais entendu parler du vaut mieux être seul que mal accompagné ? Ouais, je sais, c’est facile à dire et si j’étais douée en rupture, ça se saurait.Il est difficile de dire stop, c’est un fait. Sauf qu’à un moment, je ne comprends pas que la peur de la solitude passe au dessus de la torture mentale qu’est la relation qui s’achève dans le sang et les larmes. Il est vrai que j’ai la chance d’être très entourée et de savoir que si un jour, je romps, j’aurai du soutien derrière et de gentilles épaules sur lesquelles pleurer donc ça dédramatise légèrement la situation.


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Est-ce une peur de l’inconnu, une force de l’habitude ? Possible mais là encore, je trouve que ça ne justifie pas de subir et de faire subir tout ça. Evidemment que ça fout grave la trouille de quitter une vie qui était la nôtre depuis une paire d’années mais même moi qui suis TRES mauvaise en orientation (mais des fois, c’est la faute de google map qui me situe n’importe comment) et légèrement têtue, je finis par faire demi tour quand je fais fausse route. Y a la peur de l’échec aussi. Celle-là, je la connais bien. Mais l’échec a un sale goût, c’est peut-être pas la peine de le faire tourner en bouche pendant 2h non plus… Parce que là, ça me fait la sensation de boire la coupe jusqu’à la lie, briser le verre et avaler les tessons. Ca fait mal, quoi. Surtout que comme je l’ai déjà dit y a quelques années, si on considère qu’un couple qui s’éteint est un échec, on va avoir du mal à réussir dans la vie puisque si je comprends bien, un couple réussi, c’est celui qui va jusqu’à la mort. Donc y en a qu’un (sauf amours multiples)… Super gai votre truc.

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Hé oui, pour rompre, il faut du courage et pas qu’un peu, c’est un fait. Même quand on a la certitude que tout est fini, reste encore la mini voix au fond de nous qui nous rappelle les temps heureux, comme cet homme ou cette femme nous a parfaitement correspondu et qu’on pourrait recommencer pareil, retrouver les beaux jours, courir main dans la main dans un pré en été… Cette personne qui a partagé ma vie, je l’ai bien choisi pour une raison, j’ai pas pu me tromper quand même. Le problème, c’est pas le choix du départ, c’est l’évolution que prend la relation. On peut débattre des responsabilités de l’un et de l’autre mais c’est pas tant la question. Rester est souvent une forme de scarification et faire 2 malheureux (voire plus en cas d’enfants impliqués ou relations multiples) et le faire sur du long terme car personne n’ose couper le membre gangréné, ce n’est bon pour personne. Ca pourrit et on finit par détester l’autre, tombant dans le cercle vicieux inverse de celui cité précédemment : c’est un gros con (ou grosse conne), j’ai perdu X années de ma vie, quelle dinde(/crétin) j’ai été, non mais on ne m’y reprendra plus ! Oui, la douleur fait augmenter l’aigreur. Et y en a qui restent, bercés par les « ça ira mieux demain » de leur entourage. Non mais arrêtez ! La fin d’un couple n’est pas un échec, ce n’est pas la fin du monde. Bien sûr que ça fait mal, bien sûr qu’il faudra le temps. Bien sûr qu’à un moment, on se dira qu’on a eu tort, que c’était pas si mal. Puis les matins se suivent et la douleur s’estompe et on se rend compte qu’on a agi pour le mieux. Question de survie.

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Certains me diront optimistes. De par mes expériences passées, je vous le dis : non, je suis réaliste.

 

Aimer n’est plus baiser

(J’avais pensé à un autre verbe du premier groupe mais je me suis dit que le racolage avait ses limites)

Hier soir, j’étais enfin peinarde chez moi et je m’adonnais à mon occupation préférée des soirs de glandouille : lire les blogs BD. Ouais, quand je suis seule chez moi, le soir, c’est mon rituel. J’attrape les yaourts qui me serviront de repas (je sais…), je me plante devant blogs BD et je lis. Là, je ne culpabilise pas comme quand je passe la soirée à glander sur Yahoo! jeux parce que bon, je peux pas écrire et manger en même temps, quand même. Même des yaourts. Bref, je surfe de liens en liens et je retombe sur un blog que j’aimais beaucoup et qui vient de reprendre : Louvre-Blondeau.

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Je vous décris ce blog même si je préfère penser que vous allez cliquer sur le lien pour le découvrir par vous-mêmes (mais lisez mon article quand même) : Evelyne, son auteur, alterne planches de vie et planches sexuelles. Mais le truc génial, à mon sens, c’est qu’elle illustre sa vie sexuelle avec son époux et qu’en voilà encore une, rare, qui tord le cou au fameux « on baise pas pareil quand on s’aime ». Hé oui, on peut être fous l’un de l’autre et pratiquer la levrette. Incroyable ! Parce que oui, encore aujourd’hui, certains ont du mal à associer amour et sexe sauvage. Comme dirait Loxy_More : « la bouche qui suce ma queue n’embrassera pas le front de mes enfants ».

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On peut décrier cet état de fait mais mon vécu me prouve qu’en général, les mecs maqués adorent les filles délurées… A condition que ce ne soit pas leur fiancée. J’en parlais l’autre jour avec une amie : on se retrouve facilement dans le rôle de la maîtresse car on n’a pas forcément de limites ou de tabous sur la question donc c’est plus facile de nous voir dans le rôle du divertissement que dans le rôle de la future mère. Ceci étant, le rôle de la future mère, ça me gêne pas des masses de pas l’endosser, hein. C’est triste ? Oui. Car si je poursuis ce raisonnement, il est impossible d’avoir l’amour ET la jouissance avec la même personne ? Que s’ébattre sur le plancher plutôt que sur le lit et à 4 pattes en disant des mots crus, c’est péché ultime ? Mais meeeeeerde. Surtout que pardon mais le sexe étant encore meilleur quand on aime, vous vous rendez compte du drame qui se joue là ? De tous ces gens qui resteront dans une sexualité peu satisfaisante en se passant d’une incroyable jouissance juste parce qu’on ne retourne pas son aimée dans tous les sens. Ou son aimé, d’ailleurs, ça marche dans tous les sens cette histoire.

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Pourtant, c’est bizarre, la levrette est super recommandée pour se reproduire, ça favorise, paraît-il. Enfin, j’ai lu ça, je suis pas gynéco ou sexologue, moi. Et quand on sait qu’avaler rend plus mince (ahah) et s’en prendre plein la figure rend la peau douce (re ahah), on ne sait pas bien à quel saint ou sein se vouer. Mais ce que je ne comprends pas vraiment, c’est que depuis le temps qu’on dit que l’amour n’est pas antinomique d’une bonne baise bien violente, rien ne change. Oh, je ne déroge pas forcément à la règle, j’étais toute heureuse l’autre soir d’avoir dormi chez Amant chouchou sans sexe parce que ça prouvait (si besoin en était  mais pas vraiment en fait) que c’était plus qu’une histoire de fesses. Bon par contre, une fois, ça va mais c’est bon, j’ai compris, on peut reprendre une activité sexuelle normale maintenant. Mais voilà : qui a dit que le respect excluait certaines pratiques que certains définiraient comme trash (bien que j’ai du mal à situer le curseur du trash/pas trash, c’est à chacun de voir) ? Est-ce que sodomiser une femme, par exemple, signifie qu’on ne lui fera jamais d’enfants ? Enfin, lors d’un prochain coït, j’entends, ça paraît compliqué de planter la graine dans cette position. Quoi que j’ai entendu une légende urbaine, une fois, d’une nana qui voulait rester « vierge » et n’ouvrait que sa petite porte et à force, elle avait créé un trou entre son anus et son vagin et s’était retrouvée enceinte. Mais ça me paraît hautement improbable… Enfin, là n’est pas la question, ça vous fera au mieux une nouvelle légende urbaine à raconter lors des dîners en ville. C’est très distingué en plus.

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Finalement, je me dis que le fait que je me réjouisse encore de voir un couple aimant et sexuellement épanoui montre qu’il y a quand même un sacré blocage sur le sujet. Et je vous parle de Louvre-Blondeau mais vous avez aussi le love-blog dans le style. Et d’autres. Plus il y en aura, plus on admettra que ouiiiiiii, prendre son pied avec sa moitié légitime c’est normal et que le sexe de couple ne se résume pas à un missionnaire dans le noir et sous la couette à 22:47 le jeudi soir. Et que quand votre mec vous souffle un « raaaah, tu m’excites! », c’est un compliment, pas une insulte, merci.

Faut être amoureux pour avoir un orgasme

Il y a quelques temps, M6 nous a gratifié d’un grand documentaire pas du tout complaisant sur le sexe. Bon, comme je n’en ai réellement vu que 10 mn et que je me suis ensuite fié aux commentaires sur les blogs et Twitter, je vais éviter de donner mon avis sur la question. Je vais juste réagir à une phrase entendue durant cette dizaine de minutes qui m’a fait halluciner.

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A l’écran une jeune donzelle amoureuse de son Jean-Freddy (non, tous les parents n’aiment pas leurs enfants, il faut que ce soit dit). Alors juste pour rire, le Jean-Freddy l’a serrée en la faisant venir chez lui pour le diner, en lui faisant boire du champagne puis en lui offrant un bain avec bougies et pétales de rose dedans. Non mais paie ton cliché… Oui, je sais, je manque cruellement de romantisme mais merde, ça fait plan de vieux lover… Bref. Ce qui devait arriver arriva, Jean-Freddy mit Jessica ou Dieu seul sait son prénom dans son lit et là, elle sut de suite que cette histoire était sérieuse car elle a eu un orgasme. C’est donc qu’elle était déjà amoureuse. Je… Quoi… Pardon ?


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L’orgasme féminin, l’éternelle énigme. Puisqu’il parait que nous sommes des créatures cérébrales, nos orgasmes ne sont déclenches que par notre esprit donc un plan cul, on l’aime pas, on ne jouit donc pas. C’est cela ouiiiii… Alors il est vrai que le psychologique joue, essentiellement au niveau du lâcher prise et certains blocages sexuels sont de l’ordre du mental. C’est d’ailleurs pareil pour les mecs, faut arrêter de les prendre pour des machines à baiser. Mais il n’en reste pas moins que le sexe, c’est aussi et surtout une histoire de corps, de mécanismes naturels. Une bonne connaissance de son corps aussi pour savoir ce qui nous fait réagir. Perso, j’ai eu des orgasmes avec des mecs pour qui je n’avais aucun sentiment. D’ailleurs pour en revenir à l’orgasme « psychologique », est-ce tant le partenaire que la situation qui nous fait triper ? Ça reste à voir.

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Vous allez me dire que cette déclaration n’engage qu’elle et qu’on s’en fout un peu. Oui sauf que Jessica est un peu symptômatique d’une façon de penser assez répandue et un peu triste sur le fond. C’est accepter une espèce de fatalisme de la frigidité un peu du genre « je ne peux jouir qu’avec un nombre restreint d’hommes ». Et bonjour le sac de nœud quand elles aiment un homme qui est de fait mauvais amant et ne les fait pas grimper au rideau. Plutôt que de prendre en main (sans mauvais jeu de mots) le garçon pour lui dire ce qu’elles aiment, ce dont elles ont envie… Elles remettent en question leurs sentiments. On pourrait débattre sur l’importance du sexe dans le couple et du fait qu’une fille ne restera pas 107 ans avec un mec qui ne la satisfait pas et donc qu’elle sera sans doute partie avant de l’aimeeeer mais bon, j’ai eu droit à des je t’aime d’hommes que je n’avais physiquement jamais vus alors… Mais effet extrêmement retors de cette façon de penser, c’est le cas des viols. Autrefois, alors que l’on pensait qu’un orgasme féminin était nécessaire à conception, une femme tombant enceinte suite à un viol n’était pas reconnue comme victime puisqu’elle avait pris apparemment son pied. Aujourd’hui encore, une femme qui jouit pendant un viol, ce qui peut arriver car je rappelle qu’on parle de mécanismes physiques, se sent extrêmement coupable.

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Par contre, au-delà de tous les points soulignés au-dessus, je ne peux m’empêcher de sourire sur un point. Malgré tout le verbiage sexuel auquel nous sommes soumis dans les médias à coup de « les soirées partouze, la nouvelle mode », « le candaulisme, à essayer » (ça pour le coup, c’est la nouvelle pratique à la mode, je vois le terme partout) ou « si t’as pas baisé à 3 à 30 ans, c’est que tu as raté ta vie », cette vision nunuche du sexe de la part d’un couple qui se la joue « on est des gros chauds du sexe » (ce qui n’empêche pas) assez mignonne. Comme une framboise dans un panier de groseilles, un peu. Mais bon, si je suis la première à admettre que le sexe avec quelqu’un qu’on aime est d’une intensité sensuelle sans nom, une baise sans sentiments amoureux peut également être jouissive. Dieu merci !

Et à la fin, tout ira bien

Quand je joue les docteurs du cœur avec mes amis, je me trouve souvent devant cette interrogation : pourquoi ? Prenons un exemple fictif que nous appellerons Mélanie, un mix d’au moins 3 cas croisés en un mois. Mélanie est jolie, intelligente, cultivée, drole, douce… Bref, Mélanie a des tas de qualités mais elle accumule les relations foireuses, les mecs naturellement doués pour nous faire souffrir. Pourquoi?

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On pourrait penser que Mélanie n’est pas regardante sur la marchandise, trop pressée de se caser mais ce n’est même pas forcément le cas. Alors j’ai une nouvelle théorie, pas du tout scientifique mais je l’aime bien donc je la partage. Je me dis que ces histoires foireuses ne sont pas inutiles, elles sont un espèce de chemin de croix avant un espèce d’Eden ou équivalent. En gros : « oui, là, de suite, tu en chies mais à la fin, tout ira bien ». Bah oui, y a une certaine logique.

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Prenons toujours notre amie Mélanie. Au fur et à mesure de ses expériences amoureuses (j’hésite à mettre des guillemets, là), elle s’enrichit, elle apprend. Pas forcément le plus positif mais elle apprend à poser des limites, à dire non, à détecter le nuisible avant qu’il ait le temps de l’embobiner. En grandissant (je n’utiliserai le terme vieillissant qu’à mes 40 ans, n’insistez pas), elle devient plus forte, plus équilibrée dans ses relations amoureuses. Et j’ai envie de croire qu’en face, dans le lot des hommes restant disponibles, c’est pareil. Ou femmes, après tout, on a tout le droit de virer sa cuti. Peu importe, c’est pas le sujet. Donc déjà, ma théorie écrase celle qui dit « passé 30 ans, les hommes restant sur le marché sont nases ». Non, pas du tout. Ils sont en-ri-chis. Ou plus névrosés et paranoïaques à cause des 3 hystériques qui nous ont précédé mais là, à la limite, le fait d’être globalement normale vous rend déjà totalement inestimable à ses yeux, c’est pas si mal.

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 Si je prends la liste de mes histoires passées, évidemment, il me reste des cicatrices, j’ai développé une certaine peur de l’engagement mais déjà, l’avoir remarqué, c’est pas si mal… J’essaie de me guérir mais du coup, je suis plus zen. Je sais que si ma relation ne doit pas durer, je survivrai, j’ai déjà vécu plusieurs ruptures, des faciles et des difficiles. Je pleurerai sans doute mais j’ai ma Vicky pour me consoler, au pire. Et si ça marche… Arrivera un moment où je m’aventurerai sur de nouveaux terrains mais l’essentiel, je maîtrise pas trop mal. Je sais ce que je veux et ce que je ne veux pas (ou plus), je définis à peu près la zone grise du pourquoi pas car un couple, ce sont des compromis, aussi. Ouais, ça, je l’ai appris de mes précédentes expériences, comme je suis mature, houlala.

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Donc de façon là mathématique, on gère mieux nos relations, on ne commet plus les mêmes erreurs et on détecte plus facilement les « n’y touche pas, il est nocif ». Donc j’ai envie de dire que ma théorie qui stipule qu’à la fin, tout ira bien est presque mathématique. Evidemment, certains me diront que j’oublie légèrement de faire entrer en ligne de compte le côté désabusé de notre Mélanie, voire une pointe d’aigreur, la difficulté grandissante de faire des rencontres et bien entendu cette part de malchance que certaines traîneront
jusqu’à leur mort. Parce que oui, je pense qu’attirer des relations foireuses n’est pas que de notre fait, faut arrêter de toujours se culpabiliser. Puis ça permet de pleurer sur le thème du « mais meeeeeeeerde pourquoi, pourquoi ça me tombe encore dessus ? », ce qui est ma foi non négligeable. Mais justement, je refuse de croire en la malchance pure et éternelle. Tout ça ne peut pas être vain. Tous ces connards (non parce que certains sont quand même de beaux spécimens) que l’on croise dans nos vies, ce ne sont pas de simples hasards, de simples morsures de la vie, ça ne peut pas être juste ça. Il y a une raison à tout ça et la raison, c’est la relation magique et merveilleuse que Mélanie finira par trouver.

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N’empêche que vous trouvez pas ça beau qu’à 30 ans, je sois à ce point gonflée d’espoir ? Moi si, je m’auto émeus.

PS : Si j’ai mis une photo de Simone de Beauvoir, c’est parce que je la trouve très mature sur cette photo, voilà. Puis elle était quand même charmante, Simone. 

Peut-on sortir avec un mec reac quand on ne l’est pas ?

Il est parfois des histoires que l’on pense bien parties mais qui, finalement, ne suivent pas les bons rails. Cas concret : Kamel. Rencontré au cours d’une soirée, on se plait, on est physiquement compatibles, les voyants sont au vert. La semaine suivante, on d’échange pas mal de mails, il écrit bien (et sans fautes), le courant passe. Mais la semaine suivante, alors que l’on dej et que l’on batifole au parc, ça commence à légèrement se compliquer. A coté de nous, des jeunes de 15-16 ans boivent de la vodka (oui, au déjeuner, je sais) et il commence à fortement s’indigner comme quoi les jeunes ne respectent plus rien, y a plus d’autorité, c’est du n’importe quoi, etc. Ouiiiiii ? Je réponds gentiment qu’à notre époque c’était pareil et je pense très fortement qu’un mec qui me tripote la fesse en public n’est pas le mieux placé pour disserter sur la bienséance.
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Rendez-vous suivant, il me sort qu’il y a quand même 18 Noirs en équipe de France et se sent obligé de préciser que Billy Idol est gay mais que sa musique est marrante. Heu… Oui ? Outre le fait que je n’ai rien à dire sur la question (je me fous de la sexualité d’Idol et je ne connais pas les joueurs de foot français donc je suis incapable de dire si les joueurs sélectionnés, quelle que soit leur couleur, sont les meilleurs ou non), je tique un peu. Allez Kamel, rassure-moi, t’es pas raciste et homophobe quand même ?

 

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Du coup, mon enthousiasme est quelque peu douché. Non que j’envisageais d’assurer sa descendance ou autre mais je le trouve beaucoup moins magique que la première fois, malgré ses très bonnes
manières et les dizaines de compliments qu’il me fait sur ma beauté et mon intellect. Oui, il a aussi des qualités.

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La question est en fait de savoir jusqu’à quel point ça peut être bloquant. J’ai répondu poliment à chaque fois sans rentrer dans son discours mais je me connais, si c’est trop récurrent, je vais finir par exploser. « oui il est gay et alors ? On s’en fout, il fait ce qu’il veut, c’est pas illégal que je sache! » Je sais que ça peut se finir comme ça parce que, d’une part, je me connais mais surtout ça fait une éternité que je vis ça avec la mère et que je suis souvent obligée de me la fermer pour éviter les prises de bec. Heureusement, là, c’est l’été, on ne mange plus devant les infos.  A noter que ma mère n’est pas homophobe (juste condescendante à leur égard), à la place, elle est grévophobe alors même que les grèves, je les subis bien plus qu’elle. Même si ça me donne une bonne excuse pour aller dormir chez Amant chouchou qui vit sur Paris même. Mais la différence majeure, c’est que ce que je tolère de la mère (parce que j’en ai qu’une et que je
l’aime quand même), je ne pense pas être en mesure de le supporter longtemps chez un homme. Même si je suis tout à fait capable de comprendre les origines de son discours. Même si ça me fait quand même pas mal marrer de penser que le garçon qui s’entendrait à la perfection avec ma mère qui est bien raciste s’appelle Kamel et est d’origine tunisienne. Même si c’est vrai que physiquement, bizarrement, on dirait plutôt un Asiatique mais bon… C’est pas la question ! Du coup, il va falloir apprendre à éviter tous les sujets fâcheux pour ne pas gâcher nos moments intimes. Ou alors je ne le supporterai plus et je mettrai fin à notre liaison.

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Mais quelque part, ça m’embête un peu. Deux personnes ayant des positions opposées n’ont-elles donc aucun terrain d’entente ? Avec Kamel, on se retrouve sur le sexe (évidemment), les petits plaisirs de la vie et l’orthographe, il est aussi chiant que moi sur le sujet. Mais après ? Cette liaison n’a pas, des le départ, vocation a être pérenne pour des raisons que je ne donnerai pas ici. Du coup, je me dis que je peux en faire une expérience pour répondre à la lancinante question : peut-on sortir avec quelqu’un qui a des opinions contraires aux nôtres ? La, de suite, j’ai
envie de répondre non. Je peux m’habituer à des tas de manies, accepter certains modes de vie, faire des compromis mais ça, non, je ne peux pas. Parce qu’en ne voulant pas entrer en conflit avec Kamel, j’ai limite approuvé ses propos par le bon qui ne dit mot consent. Même si je lui ai fait comprendre que la couleur des joueurs de foot ou l’homosexualité de Billy Idol n’était pas pour moi source de débat, je ne vais pas non plus rester calme ad eternam. Preuve par A+B qu’on n’est pas faits pour aller avec n’importe qui. Et puis si à tout hasard, j’avais envie une subite envie
de me reproduire avec Kamel, j’ai pas forcément envie que mes enfants tiquent sur une couleur de peau ou une orientation sexuelle.

 

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Je laisserai le mot de la fin à Anne qui me connaît depuis toujours quand j’ai évoqué le cas Kamel : »ahahah mais je te vois pas du tout avec un mec comme ça ! ». La messe est dite.

PS : Ceci étant dit, mes enfants auront le droit de ne pas aimer Magloire et McDoom. Parce qu’avec eux, le problème n’est pas leur couleur ou leur orientation sexuelle (d’ailleurs, je ne sais pas s’il est gay ou pas McDoom), juste qu’ils sont naturellement gonflants.

La curiosité est un masochisme

J’adore sortir ce genre de truisme, ces phrases qui sortent comme autant de révélations, de sentence de sages. On dirait du Sartre, tiens. Oui, j’ai été largement traumatisée par l’existentialisme est un humanisme. Bref.

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L’autre soir, j’ai donc sorti ce magnifique aphorisme à mlle Sarah qui a pu pénétrer la boite perso de son partenaire mais n’a rien trouvé de suspect, bonne nouvelle pour elle. Car il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas savoir. Et je sais de quoi je parle.

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Il y a 4 ans, j’ai eu une liaison avec un blogueur du genre passionnée. Dire que j’étais à fond serait un doux euphémisme. Mais la vie étant mal faite, ça s’est fini et là, j’ai pu expérimenter la curiosité masochiste, guettant la moindre de ses notes, lui faisant une scène dès qu’il parlait d’une autre, quand j’avais la sensation qu’il avait dit à une autre les mêmes mots qu’à moi. Une vraie scarification mentale mais la porte était ouverte, je ne pouvais m’empêcher de regarder alors même que je savais que ça allait me faire souffrir. Stupide et stérile. Ce qui m’a sauvée ? Le jeune homme est parti en vacances. 15 jours sans notes sur son blog, j’ai repris ma respiration.

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Aujourd’hui je suis guérie de cette histoire et de mes envies de scarifications mentales, même s’il reste parfois tentant de regarder ce qu’il se cache derrière les portes, qu’elles soient ouvertes ou non. Mais si la connaissance peut être une arme, elle peut se retourner contre vous. Je n’ai jamais cherché à forcer une boîte mail, jamais même jeté un œil alors que je connaissais les codes de Guillaume 1er, vu que je l’avais créée. D’abord parce que je fais confiance, la méfiance est le cancer du couple. Ensuite, imaginons que je regarde et que je trouve des choses suspectes, je fais quoi ? Une scène monstrueuse avouant par la même mon forfait ? Je me tais, sachant que je suis une piètre menteuse ? Savoir n’est pas une délivrance, c’est parfois de la pure torture. Je me souviens d’une histoire avec ce même Guillaume. Le week-end, il restait parfois chez moi et utilisait mon pc pour aller sur le web. Suite à un week-end, je rentre, on bosse chacun de son côté, moi sur le pc. Il faut savoir que j’ai la sale manie de surfer en tapant les premières lettres de l’url. Et là, en tapant un s, je vois apparaitre un truc genre  sex.com ou je ne sais plus quoi. Sur le coup, je rigole et je vais dessus et là, argh, c’est très sado maso hardcore. Je commence à questionner Guillaume qui était en train de faire son sac pour partir, il bafouille et fuit. Qui se ressemble s’assemble, aussi bon menteur que moi. Je fouille donc le pc en tapant toutes les lettres dans ma barre de navigation pour voir ce qui ressort (il avait effacé l’historique). J’ai donc trouve du bondage sm option pince crocodile sur les seins. Le tout en photos amateur ne mettant pas du tout les protagonistes en valeur. Sachant qu’à l’époque, j’étais assez cruche, considérant par exemple que le fait que mon mec se masturbe (sans moi) était un crime de lèse majesté, je suis tombée de haut. Finalement, il s’est pris une belle scène (méritée) à base de « tu m’as menti ! ». Oui parce qu’à l’arrivée c’était quand même le plus grave. Il m’a expliqué qu’en fait, c’était pour un ami à lui et que pour sa part, il trouvait ces photos glauques. Moralité : je veux bien ne pas faire ma curieuse mais ne mets pas
les preuves de ton forfait sous les yeux !

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Certains m’objecteront que ne pas vouloir savoir est en soi une forme de lâcheté, une fuite en avant. Pas faux mais une fois de plus, forcer le coffre pour voir ce qui se cache à l’intérieur me parait avant tout une preuve de manque de confiance. Or pour ma part, je considère la confiance comme un élément essentiel du couple. Si je suis tentée de fouiller dans les mail de mon mec, non
seulement je trahis sa confiance mais surtout, je montre que je ne suis pas capable de prendre le taureau par les cornes et de déclencher une discussion avec mon mec à base de « je sens un truc bizarre, que se passe-t-il ? ». Bon évidemment, si je prends la liste de mes exs, l’immense majorité était nulle en mensonge donc c’est un peu facile mais quand même… Je crois qu’on a tous à
gagner à péter un coup et ne pas traquer le moindre indice de… de quoi d’ailleurs ? Au pire, il nous prendra pour une idiote, on finira par s’en rendre compte et on ira chasser un nouveau poisson. Après la période réglementaire de « tous des connards, je vais devenir lesbienne », bien sûr.

« En amour, faut pas avoir de fierté »- Hélène de Hélène et les garçons

Dimanche, j’étais d’humeur « enfin un week-end où je fous rien » donc j’ai appliqué le concept à fond, à base de siestes, grasses mat et merdophagie télévisuelle. Et dans le lot de mes merdophagies préférées, que trouve-t-on ? Sous le Soleil et Hélène et les garçons (aïe). Je rappelle pour info qu’en week-end, je suis très fatiguée de la tête.

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Bref, à un moment, dans un épisode d’Hélène et les garçons, Bénédicte la super cocue pleure car José l’a abandonnée pour Adeline et explique à Hélène qu’elle souffre mais qu’elle ne dit rien parce que tu comprends, quand elle était jeune, elle a vu sa soeur se traîner aux pieds de son ancien amoureux et qu’elle a trouvé ça ri-di-cu-le. Et là, Hélène lui déclare solennellement : « Mais enfin Béné, en amour, faut pas avoir de fierté! ». Nous retrouvons ici le goût d’Azoulay pour les femmes dociles à n’en pas douter. Mais quand même, cette phrase fait réfléchir.

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Comme vous le savez, j’aime réfléchir sur l’amour, ça fait un peu 5 ans que je fais ça et sur le coup, cette phrase m’a un peu fait sortir de mes gonds : quelle connerie ! Mais derrière, c’est pas si évident que ça, examinons un peu les deux côtés de la médaille.

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D’une part, je pense qu’en amour, un paillasson n’est sexy que pour un sacré dominateur macho tendance pervers narcissique (ou son pendant féminin, bien entendu). Pour ma part, un compagnon qui n’aurait aucune fierté et se laisserait traîner dans la boue, c’est niet direct. Même si j’ai un fond gentil et que je ne fais pas souffrir les gens par pur amusement. Donc j’ai envie de dire que de n’avoir aucune fierté en amour n’est PAS une bonne chose. Comme dirait France Gall « résiste, prouve que tu existes ». Je pourrais même jusqu’à sortir le fameux « fuis-moi je te suis » mais j’ai tellement horreur de cet adage qui ne fonctionne pas du tout avec moi que voilà…

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Mais tiens, justement, pourquoi ça ne marche pas avec moi ? Par fierté. Le principe est simple : si je sens que ça va être galère avec un mec qui joue le Casper (le fantôme), ça va vite me fatiguer et je vais voir ailleurs si j’y suis. Là, il peut y avoir une erreur stratégique. Parce que le mec se dit que c’est une stratégie qui marche, moi, par fierté, je vais voir ailleurs s’il y est et je passe à côté de quelque chose. Ceci étant, c’est le jeu aussi.

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Mais où est la limite de la fierté en amour? Quand faut-il ranger son ego à bon escient ? s’il y avait une réponse toute faite, ça se saurait et j’ai même pas de réponse à apporter, c’est du cas par cas. Sauf qu’il me semble qu’en matière d’amour, tout est question de compromis et il faut avancer chacun dans le même sens pour arriver à l’équilibre. Si personne ne cède, ça ne peut pas fonctionner. S’il n’y en a qu’un qui cède, je ne pense pas non plus. Non parce que là, notre amie Bénédicte qui s’est assise sur sa fierté, durant les X épisodes suivants, elle va passer pour la pauvre cocue de service qui passe son temps à se faire avoir par son mec, à lui dire « Non mais là, José, j’en peux plus, c’est fini » pour mieux l’accueillir dans son lit à la fin de l’épisode, bisous bisous ! Sauf que le José, il est comme un enfant : si t’es pas ferme, il continuera ses conneries sans crainte du retour de bâton. Du coup, il se tire toutes les meufs qui passent avec la jupe ras la touffe et sans culotte (le personnage féminin lambda chez AB) et Bénédicte, elle pleure. Ah ouais, c’est vrai, c’était trop bien de s’asseoir sur sa fierté, ça fait grimper les actions chez Kleenex. Il en faut aussi.

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Bref, après réflexion, j’ai envie de dire : « Non Hélène, tu as tort, faut pas non plus se laisser faire! ». Tout n’est question finalement que de compromis et d’équilibrage. Et si on ne parvient pas à le faire, c’est peut-être tout simplement que certaines personnes ne sont pas faites pour vivre ensemble. Mais pas de panique, y en a d’autres, des personnes…

 

Joyeuse St Valentin, youpi !

Aujourd’hui, tout Internet me rappelle que c’est la St Valentin. Même en passant sur viadeo, on me propose d’envoyer des fleurs à l’être aimé. Moi,  je veux bien mais est-ce que ça s’envoie des fleurs aux hommes ?  Surtout que sur viadeo, j’y vais à priori pour me faire un réseau professionnel, pas pour choper. Je me demande si Interflora communique aussi sur Meetic aujourd’hui, tiens.


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En fait, chaque année, j’ai un peu la même sensation : tiens, on parle moins de la St Valentin, ça tombe en désuétude. Et puis au fur et à mesure que se rapproche le jour J, je me rends compte que non : on navigue entre aigreur des célibattus et guimauve des amoureux. J’ai un peu la sensation d’être la seule à rester dans une indifférence
totale : je ne fêtais pas la St Valentin quand j’étais en couple, je vois pas pourquoi ça me ferait de la peine de ne plus la fêter quand je suis célibataire.

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Et pourtant, il est difficile de rester dans l’indifférence vu que la société considère qu’on doit forcément avoir un avis sur la question, faire partie de la fête.
Exemple vendredi soir, j’étais invitée à dîner et je devais amener le dessert. Je m’arrête dans une boulangerie dangereusement délicieuse et là, je découvre que tous les gâteaux sont fournis avec un petit cœur en bonbon. Ouah, génial, je vais passer pour une hystérique : « bon, tu m’invites à manger, ça veut dire que tu veux qu’on s’épouse, non . ». Ceci étant, ils étaient pas mauvais ces petits cœurs… Mais si j’avais été invitée chez un homme qui ne me plaît pas, à un dîner pro ou que sais-je encore, j’aurais dû manger les bonbons en chemin ? Pourquoi ne propose-t-on pas de gâteaux sans cœur parce qu’on peut aussi manger des pâtisseries sans chercher à prouver son amour ?

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Finalement, la St Valentin, c’est un peu comme Noël ou le Nouvel an, ne pas choisir son camp est tabou, tu aimes ou tu n’aimes pas mais avec la presssssssssssion
(plein de s) de la société, tu n’as pas le choix, tu dois avoir un avis. D’ailleurs, tout mon Twitter en a un, entre les « la St Valentin, ça pue des pieds » (twitt de célibataire
donc), les « roooooooh mon namoureux d’amour qu’est trop choupi trognon m’a offert un sublime sac Darel trop croquignolet. Et m’a amené le petit déj au lit avec des crèpes en forme de cœur ». Bon, ok, c’est trop long pour un twitt, je caricature mais ça, c’est le twitt de la femme comblée car elle a bien fait remarquer à son mec que, oui, la St Valentin, ça se fête et qu’il a intérêt à faire un cadeau encore plus démentiel qu’à Noël. C’est quelque part ce point là qui me gonfle, là, pour de vrai. Je sais pas vous mais moi mon compte en banque retrouve à peine l’équilibre après la folie de Noël, je ne me vois donc pas réclamer à un homme de dépenser encore des centaines d’euros dans un cadeau. Sauf si c’est George Clooney. Puis paye ton romantisme, c’est un peu la course au combien tu m’aimes. Supeeeeeeer… Quitte à être de la vieille école, je préfère une attention gratuite mais surprenante (et pas à une date décidée par la société de consommation) qu’un cadeau cher qui prouvera juste que notre mec a compris comment avoir son petit dessert.

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En attendant, je vous laisse, je passe la St Valentin avec ma Vicky, on a un
programme so romantique comprenant une bonne partie de ménage car là, l’appart, il ne ressemble plus à rien…

PS : Un article pas mal sur les indifférents à la St Valentin d’une fille très talentueuse.

L’amour n’est-il qu’une question d’ego ?

Récemment, j’ai dû me replonger dans les archives de ce blog pour un déménagement à la mano (over-blog bloque les aspirateurs de site, impossible de constituer une archive xml, je suis pas maso pour rien) et je suis un peu amusée par mes premiers écrits. J’en ai fait du chemin en 5 ans. Mais en relisant ces articles, je me pose une question : l’amour n’est-il pas, finalement, qu’une question d’ego ?


Qu’est-ce que l’amour ? Bonjour la question tarte. Mais c’est vrai, qu’est-ce qu’on intellectualise tout aussi. L’humain reste un animal et il ne semble pas programmé pour être monogame, contrairement à d’autres animaux, on est censés courir après le meilleur reproducteur ou la meilleure génitrice. Et pourtant, on nous a appris que la polygamie et le libertinage, c’est mal, que l’amour, ça rime forcément avec toujours. Même, il est amusant de noter que l’idéal de beauté féminine (extrême minceur) est plutôt opposé au modèle de la génitrice, tout en rondeur. Quoi que faut voir, peut-être que si on faisait des études, on constaterait que les femmes d’une grande minceur sont plus des maîtresses que des mères et les femmes plus girondes des mères que des maîtresses. Enfin, si je prends l’exemple de mon entourage… Ben y a rien du tout à déduire, en fait, la silhouette de mes amies ne semble pas avoir une influence sur leur place dans le cœur ou le lit des hommes…


Bref, il me semble qu’on en a perdu nos bas instincts animaux de reproduction et qu’on a remplacé ça par l’amour, l’amouuuuuuuur. Ce truc qui inspire les poètes, les écrivains, les chanteurs, les peintres… en somme les artistes avec plus ou moins de bonheur. On célèbre l’amour, on le pleure, il est l’ingrédient principal de la plupart des intrigues. Mais en relisant mes vieilles histoires de cœur et de cul, un ingrédient revient souvent, toujours : l’ego. L’amour n’est-il qu’une satisfaction de l’ego ? Une expression d’orgueil. Dans mon passé, plus un mec me disait non, plus je le voulais. Fuis-moi, je te suis ? Non, une volonté de réparer un affront.


Samedi, lors de l’anniversaire de So Long, elle a prononcé la phrase suivante, concernant la séduction. En fait, c’est une phrase à sortir pour éconduire quelqu’un : « il faut avoir les moyens de ses ambitions ». Bon, évidemment, ça nous a fait rire.  Mais au-delà de la vanne, je me demande si, finalement, on ne touche pas précisément du doigt l’un des ingrédients essentiels de l’amour. Un peu le chocolat dans le moelleux au chocolat, l’amande dans le macaron, le fromage dans la raclette (je suis incroyablement glamour). J’aime me poser la question de nos attirances amoureuses. Pourquoi lui me plaît et pas lui ou lui ? Pourquoi je plais à lui et pas à lui ou lui ? Pour ma part, je sais que j’ai besoin d’une certaine admiration pour le monsieur, de le regarder avec des étoiles dans les yeux pendant qu’il me parle de quelque chose, de préférence d’un truc auquel je ne connais rien. Oui, j’ai pas envie de m’acoquiner avec un mécréant à mes yeux. Le critère n’est pas l’argent ou le pouvoir (le mec qui bosse dans la finance qui fait partie de mes amants à contacter en cas d’envie n’est clairement pas mon chouchou) mais bien la connaissance et la passion. Et donc si ces mecs là me rendent dingue, est-ce pour ce qu’ils sont ou l’image flatteuse de moi qu’ils me renvoient. Genre « oh yeah, ce mec là, il est à moi, quelle belle prise ! ».


Je ne sais pas bien mais il me semble que dans l’amour, il y a de l’orgueil. Ce qui me fait assez flipper vu que ça fait un bon moment que je n’ai pas été amoureuse, juste quelques coups de cœur. Est-ce que je dois en déduire que j’ai plus d’ego ou d’orgueil ? A moins que j’ai placé mon orgueil sur un autre plan, comme le boulot ?

Sinon, en 2010, j’ai décidé de ne plus intellectualiser l’amour, pour voir… Histoire de vivre mes coups de cœur plutôt que de les analyser.