Où trouver l’homme ? Episode 30 : à la laverie

(Lecteurs, bonjour, je rappelle que ces articles sont des fictions et ce que je raconte dedans n’est pas vrai. Dans cette histoire, je
vais à la laverie parce que ma machine est en panne alors qu’en vérité, j’y suis allée parce que j’ai pas de machine à laver pour le moment)

Dimanche, c’est le jour rêvé pour aller laver mes affaires à la laverie vu que je n’ai rien de plus intéressant à faire et que je n’ai plus rien de décent à me mettre. Après avoir blindé ma valise à roulettes, c’est parti.



En arrivant à la laverie, surprise, y a plein de gens et que des hommes en plus. Je trouve ça mignon des hommes qui font leur linge surtout que ceux là, ce sont des racailloux made in chez moi donc en gros, ils parlent en wesh et zyva mais ils disent poliment bonsoir quand je les salue et ils sont bien fringués; Alors que moi, j’ai mon jean avec la braguette cassée qui tient avec un élastique et un pull informe avec capuche intégrée [ce détail est vrai, par contre]. Après avoir cherché comment marchait la machine et finalement demandé à mes compagnons de machine à laver, c’est parti. 50 minutes, je vais mourir.

Après avoir fumé une clope, je me pose et me plonge dans un bouquin, les gens entrent et sortent. Tiens, il semblerait que je sois la seule à dire bonsoir, réflexe de provinciale ? Bon, alors, retournons à mon roman, que se passe-t-il déjà ? Pffff, c’est long, je m’emmerde. Soudain entre un jeune homme, beau gosse. Ici, c’est encore mieux que le supermarché, il est certain que les gens habitent le quartier, il est impossible qu’ils fassent des kilomètres pour une laverie, y en a partout. Et les hommes présents savent faire des machines, ce sont des hommes indépendants des années 2000. Sous entendu, si un jour cet homme est mien, il sera obligé de participer à l’opération machine à laver. De plus, nous voilà condamnés à rester de longues minutes dans la même pièce, en voilà une occasion rêvée pour discuter !

Mais la drague à la laverie comporte des pièges. En un, je ne suis pas du tout au top de ma séduction au vu de ma tenue vestimentaire et en plus, je n’ai pas pris la peine de me maquiller et si je me suis coiffée, ça a plus tenu du coup de peigne pour démêler et discipliner un minimum. Bon, essayons de relativiser : si un jour, cet homme est mien, il saura de suite à quoi je ressemble sans artifices et ne sera pas déçu de la version naturelle. Même s’il paraît que je suis aussi bien sans maquillage, me dit un jour un ex.


Deuxième piège et là, ça peut être dramatique : le contenu du tambour. Comme je lave mes dessous à la main parce que c’est fou comme ça se salit vite ces petites choses et que je refuse toujours de désaccorder le soutien gorge et la culotte. Donc dans mon méli mélo de vêtements, je sais qu’il n’y a aucune culotte dossier genre ma culotte rouge petit bateau spécial week-end, quand je ne sors pas et que je ne mets pas de soutien gorge. Mais en révisant mentalement la liste de mes affaires en train de laver, je frémis. Au milieu de mes pantalons tailleur et tops fantaisie jolis, il y a THE chemise de nuit. Vous voyez, la chemise de nuit de célibataire d’hiver quand il fait trop froid pour dormir toute seule ? La mienne est déformée de partout, elle a des nounours dessus et elle se marie à merveille avec mes jambes non épilées de célibataire qui ne met pas des jupes en hiver car il faut être malade ou insensible au froid pour oser une telle tenue. Je vais la brûler en rentrant chez moi.


Bon, il se plonge lui aussi dans un bouquin, c’est mal barré. Ah, ma machine se termine, avant la sienne vu qu’il est arrivé après. Ma mission si je l’accepte : attraper mes fringues de telle façon que ma chemise de nuit soit cachée par tout le reste. Et évidemment, en me compliquant la vie, je fais tomber mon linge propre sur le sol douteux. Mission échouée.

Je balance tout dans le sèche linge et replonge le nez dans mon bouquin, penaude. De toute façon, la laverie, c’est trop moche pour y draguer, na !

La pose de lino, c’est pas si rigolo

 

Me revoici avec mes histoires de déménagement, des histoires qui commencent à dater quand même mais c’est vrai que les 3 derniers mois ont été assez denses. Je m’en étais arrêtée au lino monté par ma sœur et son chéri jusque chez moi. Le lino dans l’appart, c’est bien. Le poser, c’est mieux… Crut-on.


Week-end du 1er novembre. Le samedi, je vais faire des courses avec Vicky pour acheter un lit chez But (n’allez JAMAIS chez eux et particulièrement celui de Nanterre. Sauf si vous avez envie de vandaliser un magasin, à la limite) et quelques babioles chez Ikea genre un bureau. Pendant que nous faisions le vieux couple lesbien en goguette, Alice et Anthony commençaient les travaux dans l’appart avec en première étape, l’enlèvement de la moquette. Bonne nouvelle, la moquette se détache toute seule. Mauvaise nouvelle, y a un autre revêtement entre le sol et la moquette et lui, par contre, il est super bien collé. Donc quand on les rejoint le soir, ils sont blancs de colle et de poussière et dans le noir vu qu’il n’y a pas de plafonnier dans la pièce principale du nouvel appart. On les libère de la corvée, Vicky et moi dégageons la moquette et les poubelles.


Dimanche matin, 10h, la famille Bartoldi (Alice, Anthony et moi) sommes dans la place pour poser le lino. Menu du jour : pause du lino, gym de 12 à 13h pour Alice et moi et retour au lino. Autant vous dire que le volet gym a disparu très rapidement pour cause de « non mais là, on va pas y arriver sinon ». Parce que la bonne blague, c’est que pour poser le lino, il faut le tailler pour passer la porte qui sépare l’entrée de la pièce et fignoler tous les recoins. Donc on fait un patron avec des papiers journaux, on coupe avec le seul cutter qu’on a et c’est parti. Sauf qu’on découpe d’un côté pour faire l’entrée et on commence à coller d’un autre, erreur stratégique. On se divise les tâches. Alice coupe le lino au niveau des plinthes (ciao mes plinthes, lacérées à coup de cutter, moi je le glisse dessous, Anthony colle. A 14h, la cuisine est un vaste chantier où l’on jette toutes les chutes, on n’a pas fait la moitié de la surface à couvrir et on meurt de faim. Grande princesse, je leur paie le McDo, petite pause d’une heure et c’est reparti.

Et ça continue. Coupe, glisse sous les plinthes, colle. Coupe, glisse sous les plinthes, colle. Révélation : le lino, ça pèse super lourd. 18h, il fait nuit et on n’a toujours pas de lumière donc on fait un bref crochet par mon appart où je vivais encore pour récupérer mon hallogène. A 19 heures, morte de honte de voir qu’on n’a pas encore fini, je dis, penaude : « ohlala, désolée de vous avoir pourri le week-end… ». Ma sœur me regarde sans rien dire pendant trente secondes avant de me répondre : « Ben, je vais pas te dire le contraire, hein… ». Ok, c’est de bonne guerre. Arrive le moment fatidique de la jonction du lino. Car celui ci fait 4 mètres sur 4 (souvenons nous) mais ma pièce est plus large donc il faut couper pour mettre le bout en trop d’un côté là où y a pas de lino. Suis je claire ? Non, je sais. Rappelons que le lino est imitation parquet et qu’il faut qu’on mette les lattes imprimées dans le même sens sinon, ça serait ridicule.


A 22h, on a enfin terminé. On est sales comme de peignes, plein de poussière et de colle mais le lino est posé et je suis toute émue, je trouve que ça en jette et pas qu’un peu. J’ai vraiment pris la bonne décision en virant la moquette pour le mettre à la place. Quoi qu’il en soit, on est quand même ravis d’en avoir fini et seul un doigt a été coupé. Le mien. Et même pas avec le cutter que ma sœur a manié avec dextérité, je me suis coupée avec le bord du lino. On comprends pourquoi je n’ai pas eu la responsabilité du cutter.


Le lendemain, je suis passée vérifier que le lino ne s’était pas décollé mais non, il est là et bien là. Par contre, j’ai mal partout et quand je me mets à genoux, j’ai l’impression d’avoir passé des heures agenouillée sur une barre en fer. Moralité, je ne me moquerai plus jamais de Valérie Damidot parce que des travaux dans une maison, c’est pénible.

A présent, tout est prêt pour le déménagement. Sauf les cartons…

NB : J’avais fait des photos avec mon portable façon reportage photo mais j’ai la flemme de les mettre sur mon pc. Ahem… C’est con, y avait une photo de ma soeur avec la tête coupée, ça aurait fait vrai blog de fille…

Cette annonce est faite pour moi

Dans l’aventure de la recherche d’emploi, arrive toujours un moment où on tombe sur l’Annonce idéale, avec un grand A. L’annonce qui pourrait se terminer par« et si vous vous appelez Nina Bartoldi, postulez ! » tant le profil recherché vous correspond. Alors là, je dis attention : gardons la tête froide.


Un jour, je tombe sur l’annonce suivante : « cherche rédacteur qui a étudié histoire, science politiques et journalisme, débutants acceptés », quelque chose du genre. Je pleure de joie : une maîtrise d’histoire, une maîtrise de sciences politiques, un master pro de journalisme et je suis chef de rubrique international sur un webzine. Les mecs, engagez moi. Je postule, ivre de joie. Deux jours après, j’appelle comme le veut la coutume histoire de montrer que je suis hyper motivée. Sachant que l’annonce est une annonce
ANPE, ça veut dire que j’ai cherché la boîte et leurs coordonnées, motivée la nana. « Non, le poste est pourvu, merci, au revoir ». Après avoir reformulé mes larmes et mon amertume, j’ai retenu : les annonces ANPE sont un plan foireux, essentiellement car des entreprises envoient une annonce par obligation et non par besoin. Mais j’y reviendrai dans un prochain article.

Alors j’avais placé un fol espoir dans cette candidature et forcément, la réponse négative m’a mise KO. Si cette annonce tellement parfaite pour moi n’aboutit pas, est-il possible que je trouve un jour du travail ? En fait, dans cette histoire, j’ai commis une erreur stratégique : celle de trop compter sur une annonce et de n’avoir pas su garder la tête froide.

Même si nous correspondons parfaitement à une offre d’emploi, il faut garder à l’esprit que nous ne serons pas les seuls à répondre à l’annonce. La recherche d’emploi est en premier lieu une question de chance. Je sais, c’est intolérable comme idée mais parfois, votre candidature parfaite ne passera même pas sous l’œil du recruteur. Quand j’avais passé ce double entretien quasi parfait, le recruteur m’avait expliqué qu’ils n’avaient examiné que la première cinquantaine de CV. A quelques heures près, j’aurais pu ne jamais passer cet
entretien alors que je suis quand même arrivée en finale. Si une annonce a plusieurs jours, envoyez toujours un CV (il est toujours utile que notre CV soit à peu près dans toutes les bases de données des entreprises de votre domaine) mais plus l’annonce est vieille, moins il faut espérer.



Quand on cherche un boulot, il est impératif d’apprendre à se blinder. Facile à dire, je sais bien. Mais j’ai fait l’erreur d’investir trop d’espoirs dans des candidatures sans prendre en compte des tas de facteurs. Ma candidature est idéale, ok, mais déjà, je ne suis pas la seule à avoir mon parcours. Si un candidat a vécu un an en pays anglophone ou s’il a plus d’expérience que moi, il est encore plus idéal que moi. L’âge peut aussi être un facteur. Il ne doit pas être un critère clairement établi, sinon, c’est de la discrimination mais dans
les faits, un recruteur peut préférer une personne plus jeune ou plus âgée. Vous ne le saurez jamais, rassurez-vous, mais ça peut jouer. Et puis peut-être que la présentation du CV ne correspond pas à la candidature idéale voulue par l’employeur, peut-être que c’est la lettre de motivation…


Bref, il y a des choses que l’on maîtrise et d’autres non. Aujourd’hui, au vu de mon parcours, je ne regrette finalement pas les candidatures manquées, mon parcours n’est pas si mal même si j’ai encore un bon bout de chemin à faire. J’ai souvent tendance à penser que si une candidature n’est pas retenue, c’est juste qu’on ne devait pas aller travailler dans cette entreprise mais à force d’opiniâtreté, ça finit toujours par payer. L’erreur serait de croire qu’un simple « non » (voire une absence de réponse) est la fin de tout. C’est juste la fin d’une voie mais il en existe un milliard d’autres. Notre profil  n’est pas fait pour une seule et unique annonce. Alors on se fait un chocolat pour se remonter (ou ce que vous voulez) et on reprend le postulage.

Où trouver l’homme ? Episode 29 : au supermarché

(Petit lecteur, cet article est une fiction. Donc tout ce qui va suivre n’est pas vraiiiiiiiii donc tu peux rigoler ou dire que c’est pas super crédible mais pas critiquer mon comportement fictif… Merci bien)

A la recherche du prince charmant

Après la disparition de Fabien, me voici dans le cycle infernal de la rupture, alternant entre « tous des connards, je ne ferai plus jamais confiance en aucun homme » et « je suis une sombre merde qui n’arrive pas à retenir un mec ». Or quand je suis dans la phase down de la sombre merde, j’ai tendance à noyer mon désespoir dans des cochonneries alimentaires du genre glaces hypra caloriques, fromage, chocolat et tutti quanti. Comportement totalement paradoxal puisque normalement, quand on se sent moche, on devrait faire des efforts pour s’arranger et non l’inverse. Parce que toutes ces cochonneries, en plus d’épaissir les parties charnues de la bête, ça donne une vilaine peau. Tout pour séduire, en somme.



Un soir, je m’arrête à la supérette du coin pour faire des courses. Le problème, c’est que je les fais en sortant du travail, le soir, et que je crève la dalle et j’ai donc tendance à mourir de faim et craquer facilement pour des cochonneries. Tiens, du riz au lait, ça fait une éternité que j’en ai pas mangé, bonne idée. Un petit caprice des Dieux, c’est pour le calcium. Comme c’est l’hiver, je zappe l’étape glace mais par contre, la double tablette de chocolat fourrée au lait de Milka, là, je dis oui.


Au détour d’un rayon, je l’aperçois : le beau gosse. Seul. Alerte rouge ! Résumons mon panier : du chocolat, du fromage ultra gras, des desserts qui le sont tout autant, des croquettes pour chat mais pas la queue d’un fruit ou d’un légume. Ni même d’un produit épilatoire. Ma fille, ton panier hurle « Attention, desperate single ». Va falloir corriger tout ça. Observant le trajet du beau gosse pour ne pas le croiser avec mes courses déprimantes, je replace chocolat et produits gras pour les remplacer par des fruits, des légumes et une bonne crème dépilatoire. Et des bas, tiens aussi, des vrais, pas les mi bas qui cassent la jambe. Par contre, je me dois de garder les croquettes car même si mon chat est anorexique, elle a quand même le droit de manger ses trois croquettes quotidiennes.


Beau gosse va à la caisse, je me colle pile derrière lui avec mon panier de single bien dans sa vie, bien dans sa peau, bien sans ses poils. Je jette un œil à ses achats : plats prêts, deux canettes de bière, une brique de lait, des bananes et une boîte de Chocapic. Ok, je suis déjà sûre qu’il vit seul. Maintenant que la proie est verrouillée, il faut l’attraper. Opération je me tiens droite, je rentre le ventre, je prends mon air vague et mystérieux en bougeant les cheveux sans raison. Bon, maintenant, ce serait sympa de sa part qu’il me regarde. Ah voilà qu’il pose la séparation d’article entre deux clients sur le tapis en m’adressant un sourire, c’est ma chance. Je souris également. Bon, heu… Je vais vider mon panier en mettant de la grâce (avec un c, j’insiste), de l’œillade torride et du mouvement de cheveux. Bide.

 

Le voilà à ranger ses courses dans des sacs, je suis dans sa ligne de mire. Air de princesse mystérieuse ou grand sourire ? Œillade timide ou torride ? Au secours, tout va se jouer dans les prochaines secondes, que faire ? Il paie, il paie, vite ! Pose alanguie et œillade complice des fois que… Ah, la caissière me parle, « bonjour, bonjour ! ».  Noooooon, le temps de saluer la caissière, je perds l’eye contact et le jeune homme part sans m’attendre. Le retenir ? Mais je peux pas, je ne peux pas tout laisser en plan…

Et voilà, parti le beau gosse. Moralité ? Si tu veux draguer à la caisse, tu te places AVANT ta proie dans la queue. Comme ça, il t’a sous le nez tout le temps et tu peux même l’attendre, des fois que. Ceci étant, rien n’est mort : avec de la chance, je le recroiserai.

Ciao moquette !

 

Comme je l’ai dit, quand j’ai visité l’appartement, j’ai tiqué sur la moquette beige. Pour ceux qui n’ont jamais vu Kenya, c’est un chat européen très classique avec pelage « écaille de tortue » à forte dominance noire. Et comme tout chat qui se respecte, elle aime se rouler. Moins que Carambar, celui de ma sœur qui passe son temps à s’étirer de tout son long mais quand même un peu. Puis le plus produit avec Kenya, c’est qu’elle a aussi le ventre blanc histoire qu’on soit sûr d’avoir du poil visible sur soi.


Ma première idée était de mettre du parquet stratifié sans colle, le système qui se clipe. Je regarde sur le net, pour une surface de 20 m² (je ne vais pas en mettre dans la cuisine et la salle de bain qui sont carrelées), j’en ai pour 300 euros , ça va. Mais c’est sans compter ma maman qui m’explique par A+B que le lino, c’est mieux et y en a qui font imitation parquet qui sont supers, tout ça, tout ça. Mouais. J’avais du lino à mon premier appartement et il s’était déchiré par endroit, des mini bouts qui ne se voyaient pas mais moi, je le savais puisque j’y vivais. Puis interdiction de mettre des talons aiguilles… Bon, ok, je n’en mets pas mais si ça me prenait un jour, hein ? Puis tu peux pas trop bouger les meubles car ça prend la marque. Mais après avoir regardé les prix et que ma sœur m’ait expliqué qu’Anthony poserait ça sans doute sans problème, je me laisse convaincre.

Là, je sens que je flatte les instincts Valérie Damidiesque de ma sœur qui a l’air toute excitée d’aller acheter mon lino. Oui, je ne suis pas véhiculée donc pour aller chercher le lino, il faut bien une voiture avec son pilote habituel car je refuse de conduire en région parisienne tant que je n’y suis pas obligée. Parce que le périph, j’y comprends rien, t’as des milliers de files et de sorties, c’est pas clair. Au moins à Toulouse, t’es sur la rocade ou tu en sors en prenant la voix de décélération, c’est simple comme tout. Donc après un déjeuner à l’hippopotamus, nous voici parties avec Anthony…au magasin de pêche. Pendant la demi heure où Anthony regarde les moulinets et je sais pas quoi, Alice et moi prenons le parti de
dormir. C’est fou comme on peut vite s’endormir quand on est au chaud derrière la vitre de la voiture, ohlala.

Nous voici enfin à Leroy Merlin. Ma sœur est passionnée par la question des linos et on le choisit plus ou moins ensemble : un lino imitation parquet en bois clair. Bon, il faut trouver le vendeur. 15 mn plus tard, un rigolo vient s’occuper de nous : « Bonjour, je voudrais voir vos linos…

– Ah non, nos sols en pvc parce que le lino, c’est très cher ! »

Si tu le dis, c’est pas vraiment un débat qui me passionne. Donc on lui explique ce qu’on veut, il nous fait une autre blagounette : « faut pas cirer le sol, hein, parce que ça l’abîme, le revêtement ». Bon, on va dire qu’il dit ça parce qu’Alice est blonde (oui, je suis toujours brune, moi). Il nous demande combien on veut, je réponds 20 mètres (oui, on avait pris les mesures avec Anthony, la zone à recouvrir fait un peu moins, je suis très forte en estimations spatiales…pour UNE fois). Mais la réponse ne satisfait pas le monsieur qui nous fait des calculs selon la surface de l’appartement, Anthony comprend, avec ma sœur, on a lâché l’affaire. Maintenant, avec le recul, j’ai compris le calcul.



Prochaine question : « ouais et alors, vous avez quel véhicule pour transporter le lino ? ». Réponse : une 206 avec trois personnes à bord. Oh il grimace le monsieur. Ben oui, on va se retrouver avec un tube de 4 mètre de long et dans une 206, ça rentre pas. On peut se faire livrer mais c’est très cher. Bon, il est temps de faire un conciliabule : « Bon, je reviendrai tout seul lundi, je mettrai un chiffon rouge sur le bout du rouleau qui dépassera et tout ira bien ». Ce que j’aime avec Anthony, c’est qu’il est drôlement plus au point que nous sur tous ces détails.

Dimanche matin, me voilà dans le train pour rentrer chez mes parents pour une semaine de vacances bien méritées (si, si). Le soir, je descends dans la cuisine où ma mère est au téléphone avec ma sœur, hilare. Une fois la conversation terminée, elle m’annonce : « sors ton portefeuille, ma fille.

-Oh pourquoi ? »

Parce qu’Alice et Anthony sont retournés chercher le lino et un rouleau de 4 mètres, ça ne rentre pas dans l’ascenseur. Du coup, ils ont dû monter trois étages à pied avec ce truc qui pèse 3 tonnes facile. Et évidemment, trois étages à s’engueuler (mais c’est leur mode de fonctionnement en fait), c’est long, très long…

Ils ont donc gagné un repas gratuit dans un resto qu’est bon (mais je sais pas encore lequel, si suggestions au passage. C’est non direct pour la Tour d’argent ou Pétrossian). Mais monter le lino est une chose, le poser en est une autre…

Où trouver l’homme ? Episode 28 : une nuit sur son épaule

[O toi qui vient de débarquer sur nos pages, sache que tout ceci est fictionnel. Même si ça me ferait bien plaisir d’aller dormir chez un homme vu que moi, je squatte le canapé en attendant qu’on me livre mon lit]

A la recherche du prince charmant

Le lendemain soir, nuit chez Fabien au programme donc je prends mes petites affaires genre trousse de maquillage, démaquillant et brosse à dents et c’est parti. Arrivée dans son quartier, je lui passe un coup de fil mais il ne répond pas. Bien… Que faire ? Je vais me poser dans un café et fait mine d’être détendue mais dans ma tête, c’est reparti pour le film d’horreur : « il en a rien à faire de moi, il a juste voulu tirer son coup, il s’est bien foutu de ma gueule, bouhouhou! ». Au bout d’une demi-heure, je rappelle et là, ça décroche : « Oh, je m’étais endormi et j’avais laissé le téléphone sur silencieux ». Je crois que j’ai trouvé pire que moi en matière de « je n’aime pas le téléphone ».

Une fois chez lui, on discute, on boit un verre, on s’envoie en l’air de façon divine. Parfois, je capte un de ses regards qui part au loin mais je ne m’inquiète pas, ça arrive. Le lendemain matin, pendant que je m’étire dans tous les sens, le voilà qui part nous acheter des croissants pour un petit déjeuner royal. Je suis la reine du monde, il n’y a pas à dire. Oui mais je sens comme une tension, une distance, je ne suis pas sûre de saisir… Il y a un bémol dans tout ce bonheur mais je ne saisis pas où exactement. Donc comme je suis une grande fille, je pose la question :

« Ca va ?

– Oui, oui.

– Je te sens un peu loin.

– Oui… Tu sais avec mon ex, ça fait pas vraiment longtemps qu’on s’est séparés et je sais pas trop… »

Et vlan ! Le coup de l’ex, je ne l’avais pas vu venir mais ça fait un peu mal à la mâchoire, quand même. Bien, respirons un grand coup, ne paniquons pas, il est temps de dédramatiser un peu la situation.

« Mais tu sais, il ne sert à rien de se poser des questions pour le moment, on n’est pas encore fiancés, tu sais, hihi ! »

Je sens que j’ai été un peu faible sur ce coup. J’espère qu’il n’a pas compris que je souhaitais une « open relationship » comme ils disent sur Facebook parce que bon, je cherche un peu le père de mes futurs enfants (que ce pluriel paraît ambitieux tout à coup) dans cette histoire…

On termine le petit déjeuner dans une ambiance légèrement pesante mais au moment de se quitter, c’est un déluge de baisers et de câlins et une promesse : « je t’appelle », susurré à l’oreille. Il semble donc que la crise soit passée et que je me sois inquiétée pour rien.

Le soir, pas de nouvelles mais normal : il ne faut pas qu’on soit trop fusionnels, je n’aurais pas appelé non plus. Le lendemain soir, mon sourcil gauche commence à se lever  mais je me raisonne : nous sommes en tout début de relation, faut se ménager des moments de solitude pour mieux apprécier nos retrouvailles. Le troisième jour, je commence à bien comprendre que quelque chose ne va pas et c’est parti pour un « bouh, je suis moche, personne il m’aime et je finirai mangée par mon chat ! ». En prévision, je noie mon désespoir dans un peau de Haagen Dazs histoire que mon chat puisse tenir suffisamment de temps avant qu’on retrouve mon corps rongé. Même s’il est vrai que Kenya ne mange pas beaucoup[quoi que depuis le nouvel appartement, elle mange beaucoup plus et je suis en panne de croquette, d’ailleurs]. Le quatrième jour, j’entame le « tous des connards », je balance régulièrement mon téléphone à travers la pièce car il refuse de sonner (ou alors ne sonne pas avec la bonne sonnerie, celle qui fait « sexy back », attribuée aux hommes torrides de mon entourage), je me demande s’il est raisonnable de se saouler seule pour oublier ou si c’est le comble du pathétique. Non, c’est pathétique, mieux vaut reprendre de la Haagen Dazs. Même si en hiver, ça me donne encore plus froid.

Au bout d’une semaine d’un silence radio assourdissant, le rebond. Non mais il se prend pour qui ce connard ? Il croit qu’il a droit de me traiter de la sorte ? Mais je suis de la formule 1 de la bonne femme, moi. Il n’en trouvera pas deux comme moi. Je n’étais que du caviar donné à un porc dans cette histoire. Et s’il n’est pas assez intelligent pour saisir l’incroyable chance que je lui offrais d’être sienne, un autre la saisira.

La semaine prochaine, je repars sur les sentiers de la séduction.

NdelaBloggeuse : Je tiens à préciser que cette histoire, bien que fictive, mêle une histoire que j’ai vécu et une mésaventure d’une amie donc inutile de me faire remarquer en comm que je fais dans le cliché facile. Les hommes disparaissent parfois en plein conte de fée.

Ne donne jamais ton numéro à un déménageur

Une fois mon appart trouvé, j’ai eu la bonne idée de faire appel à des déménageurs car je ne voulais en aucun cas déranger mes amis. Mais ce qu’on ne sait pas, c’est que les déménageurs, c’est comme les pseudos Africains, Cubains qui vous demandent votre numéro de compte pour mettre des sous dessous : faut JAMAIS leur parler sinon tu t’en sors plus.


J’ai parfois un côté naïf déconcertant. Par exemple, je me dis que déménager d’un studio à un studio, les deux étant séparés d’un kilomètre et demi au maximum, ça va être largement dans mes moyens… Elle est mignonne la petite. Je furète sur le net et je trouve un site magique : tu rentres tes coordonnées et là, on envoie ton dossier à plein de déménageurs de ta région, trop fort. Hop, en deux clics, c’est réglé. Mais je venais de donner mon numéros aux suppôts de Satan et ça, je n’en avais pas conscience.

Le lendemain matin, 9h30, mon téléphone sonne. Sauf que le lendemain, c’est un samedi et par principe, je ne réponds pas car je ne connais pas le numéro et ça va pas de réveiller les gens à cette heure là ?  Message : « Bonjour, déménageurs bidule, nous vous appelons suite à votre demande de devis, merci de nous recontacter ». Ouais ben là, je finis ma nuit, on verra plus tard. Le lundi, je reçois un mail me listant les différents prix et là, je me dis que c’est du à sec avec verre pilé avec quelques gravier en prime, les prix allant de 650 à plus de 1000 euros. Un loyer a minima, en somme. Je vais donc embêter mes copains, fin de l’histoire. Enfin de mon côté.

Le même jour, je reçois une bonne dizaine de coups de fils du même numéro sans jamais de messages. Et en général, comme je n’aime pas ce comportement, je mets mon téléphone en silencieux et laisse sonner. Si  c’est important, t’as qu’à laisser un message. Le mardi, 4 appels entre 11 et 14h, je commence à en avoir marre. Je finis par décrocher au 5e appel « Oui, bonjour, déménagement bidule, on vous appelle car vous avez laissé une demande de devis ». Ceux là même qui m’ont laissé un message samedi. Ben vu leur insistance à me contacter, j’aurais tendance à me méfier, ça fait un peu désespéré. De toute façon, pas de déménageur j’ai dit donc je lui explique l’affaire, merci, au revoir.


Evidemment les déménageurs Bidule n’ont pas été les seuls à m’appeler, y en a eu 4 ou 5, ma chouchoute ayant été la nana qui m’a dit : « Quoi ? 1000 euros pour déménager un studio ? Mais ce sont des escrocs ! Je trouve aussi madame mais avec tes 395, tu m’intéresses pas quand même, tu sais combien ça coûte la location d’un camion ? Concrètement, moi non plus mais moins, c’est certain.

Alors évidemment, à posteriori, il est vrai que ça m’aurait économisé mon corps, en particulier mes lombaires et mes cervicales qui, je pense, m’ont profondément détestée mais je me paierai des déménageurs quand je serai riche. Pas maintenant donc.


Bon, puisque je ne prends plus de déménageurs, on passe à l’étape suivante : virer la moquette beige moche. Et là, on ne va pas pleurer.

Y a des bébés qui font peur quand même…

Etat des lieux

Voici donc mon contrat de location signé, l’appart et moi avons uni nos destinées. Ceci étant, signer un bail, faire l’état des lieux, c’est mieux. Un état des lieux, c’est un peu comme une nuit de noce quand les mariés sont restés vierges : on s’est vus mais là, on se découvre dans les détails et parfois, on se dit qu’on serait bien restés puceaux à vie.


Mais revenons à mon état des lieux, ça m’évitera de faire des comparaisons inquiétantes. Mais je vais bien, hein, faut pas croire. J’arrive avec royalement 10 minutes de retard et l’agent immobilier me sermonne gentiment que bon, j’aurais dû l’appeler. Comme si j’avais pensé à prendre son numéro. Ceci étant dit, quand je l’avais appelé par accident car je n’avais pas verrouillé mon clavier, il  n’avait pas accroché, il a écouté ma vie pendant 8mn donc on dira qu’on est quitte. Surtout quand on sait que ces 8 minutes ont dû donner à peu près : « clap clap clap (talons sur le bitume) – arrêt- pfffff – Bonjour, je veux recharger mon navigo pour le mois et je paie en chèque [c’est au moment où j’avais plus ma carte bleue]. – Oui il me faut une carte d’identité. Oh, elle est périmée. Bon, c’est pas grave. Bonne journée ! Merci vous aussi ! ». Clap clap clap. Arrêt. Farfouille dans le sac. Raccroche ». Ca vaut bien la peine de perdre 8 mn de sa vie…


Comme j’ai désormais le statut de locataire qui va donner des sous tous les mois, il est beaucoup plus sympa que quand j’étais une nana qui visitait un appart et qui n’affichait pas son salaire sur son visage… Et surtout celui de son père, évidemment. Des fois, je me demande jusqu’à quand je devrai parler de mon papa pour pouvoir louer un appart (bien que je compte pas rechanger d’appart). Là, je réalise les fameux détails : le parc à côté de chez moi n’a pas vraiment d’espace vert, où je vais m’étaler pour bronzer en été ? Tiens, dans mon souvenir, la salle de bain était plus grande et l’appart aussi… Bon, il reste bien quand même mais là, je panique : y a pas de prise pour la machine à laver, c’est la merde. Je n’avais pas fait attention à la visite (si je faisais attention à tout, ça se saurait mais quand j’avais appelé l’agence, ils m’avaient dit qu’il y avait sans doute ce qu’il fallait. Quels menteurs. Mais tandis qu’on examine la salle de bain, l’agent immobilier me dit :

« Si vous voulez faire des travaux pour mettre la machine à laver, par exemple, vous pouvez. Y a une prise de terre là, il suffit d’enlever le bidet.

– Ah oui mais ils sont où les tuyaux ?

– Ben dans le bidet : y en a un pour l’arrivée d’eau et un pour la sortie.

– … »

C’est beaucoup plus évident quand on s’y connaît. Moi, ma machine à laver, c’est Anthony qui m’a tout mis en place quand j’ai emménagé et j’ai plus jamais touché. Ah sauf la fois où la machine s’est promenée dans la cuisine, arrachant le tuyau d’évacuation et mettant de l’eau partout mais depuis…


Bon, tout est ok et maintenant, je pose the question : « oui et alors pour la place de parking et la cave ? 

– Je ne sais pas lesquelles c’est, c’est écrit sur votre bail. Signez, merci, au revoir. »

Je dis au revoir au monsieur puis je décide de profiter 10 minutes de mon appartement avant de retourner au boulot. Etape 1 : le pipi. Y a déjà du papier, cool. Etape 2, je retourne dans la pièce centrale où il y a une espèce de niche qui irait bien pour mettre le lit mais serait-elle assez grande ? Pour le savoir, je prends des mesures : je me couche par terre, bras tendus. Bon, oui, ça va aller.

Une fois que je me suis roulée par terre, je décide d’aller trouver la cave : mon oncle doit m’apporter le lave-vaisselle qu’il y avait dans mon appart quand j’avais aménagé en 2005 et qui moisissait chez mes parents. Je descends au -2, découvrant au passage que pour aller dans les sous-sols, faut une clé. Ah, -2, pas de cave. Bon -1. Et je les fais toute. Je me retrouve même dans le noir à un moment. Et évidemment, et je vous jure que c’est vrai, ce fut la dernière. J’ouvre et là, surprise ! L’ancienne locataire, qui a refait les murs, m’a laissé les pots de peinture, un « lustre » (enfin un abat jour d’ampoule au plafond, quoi) et même un bout de moquette. Ca tombe bien, je compte la changer…


Je referme ma cave et m’en vais. Prochaine étape : trouver des déménageurs pas chers.

Où trouver l’homme ? Episode 27 : à dîner chez moi

A la recherche du prince charmant

(O toi, derrière ton écran, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction sortie de mon imagination fertile ou débile, à toi de voir. En vrai, là, je vis au milieu des cartons alors les dîners romantiques, ça attendra.)

On dit que la patience est mère de toutes les vertus. Ca tombe bien, j’ai toujours pensé qu’un peu de vice ne faisait de mal à personne. Fabien je désirais, Fabien j’aurais. Pour se faire, j’avais prévu de l’inviter à dîner à la maison histoire d’être sur un terrain favorable : le mien.


Une fois passée faire le plein chez Picard, je rentre vite chez moi me pomponner, m’épiler et faire brûler une bougie qui sent bon. Bon, c’est l’heure, je vais trafiquer un peu sur l’ordi en attendant qu’il arrive. C’est l’heure et un peu plus. C’est l’heure et un peu plus d’un peu plus. C’est l’heure et franchement plus. Au bout de vingt minutes de retard, j’enclenche la bobine du film catastrophe : depuis le début, il se fout de ma gueule ce connard, il n’en a jamais rien eu à faire. Oui mais pourquoi les baisers, les soirées qui n’en finissent pas, la nuit blanche et pourquoi avoir dit oui à mon invitation s’il ne comptait pas venir. Il doit y avoir une explication logique mais je ne remets pas les pièces du puzzle dans le bon sens, je ne comprends pas.

Ding dong ! Ah, ciel, on sonne, ce doit être lui. Bingo. Il me tombe dans les bras, la mine piteuse : « J’ai oublié mon portable et je n’arrivais pas à trouver, je suis désolé

– Ahahah, c’est pas grave, ahah! »

Oui bon, il a une bonne excuse, je vais pas lui faire une scène par principe quand même. On s’installe autour d’un verre, on mange le bon steack et la bonne purée aux truffes cuisinés avec amour car un estomac d’homme se doit d’être toujours satisfait. Je sens que mes lectrices féministes viennent de grincer des dents mais je ne parle pas en général, je parle du cas particulier où je veux faire l’amour avec cet homme toute la nuit et même le matin, faut bien lui donner des forces.

Entre deux phrases, les blancs s’insinuent peu à peu. Non que nous n’ayons plus rien à nous dire mais la tension érotique monte et à chaque blanc, nous établissons le contact visuel : je te veux, tu me veux. Il n’empêche que c’est bien joli tout ça mais j’ai des projets très précis pour la soirée et on n’avance pas alors je me lance. Je m’approche de lui et lui donne un baiser plutôt sage pour commencer. Il me le rend bien, chouette. Ca s’emballe un peu, de la position assise, on se retrouve allongés sur le canapé, un pull s’en va, rapidement suivi de son petit frère, les fringues volent. Une fois tous nus, vous imaginez bien ce qu’il se passe, je vous épargne la description et vous laisse jouer dans votre tête la partie sexuelle de cette histoire. Sachant tout de même que je suis résolument opposée au léchage de pieds et suçotages d’orteils, ça, s’il vous plaît, épargnez le moi.


Le lendemain matin, lorsque le réveil sonne, il est remercié par une lourde main qui lui éclate la figure mais pour une fois, je lui épargne le traditionnel « ta gueule » enroué. Fabien vient se coller contre moi et me prend dans ses bras pour un doux câlin matinal. Tout serait parfait si la mairie de Plumes sur Berges n’avait pas décidé que c’était le jour idéal pour refaire le trottoir juste devant chez moi. Je vous jure que l’odeur de goudron chaud et le bruit du rouleau compresseur, il y a vraiment plus romantique dans la
vie. Alors que je commence à chouiner parce que je n’ai pas envie de me lever, Fabien me propose un baiser pour m’aider à me lever. Evidemment, il eut l’effet contraire.

Une douche, un café et un pain au lait plus tard, nous voici dans la rue et à la bourre pour aller travailler. Pendant qu’on s’embrasse pour se dire au revoir, je lui demande quand on se revoit : « t’as qu’à venir ce soir à la maison ». Et c’est ainsi que je partis toute guillerette au boulot, pressée de raconter cette nuit à mes copines.

NB : Oui bon, ok, cette partie de l’histoire m’est vraiment arrivée. Rien que de repenser à l’odeur du goudron, j’ai mal à la tête.

Où trouver l’homme ? Episode 26-2 : nuit blanche avec Fabien

(Lecteur, je te rappelle que tout ceci est une fiction et c’est bien dommage parce que là, je suis en plein déménagement et un Fabien
en plus, ça m’aurait été bien utile).

A la recherche du prince charmant

Dans l’épisode précédent (que tu peux aller lire), je me promenais donc avec Fabien durant la nuit blanche. Alors que nous contemplons la Seine du pont Simone de Beauvoir, je me colle à lui parce que la nuit blanche, c’est sympa comme concept mais en octobre, il fait froid. Ca tombe bien, nous sommes à proximité de son appartement. Chouette alors !

Un quart d’heure plus tard, nous voici à l’abri du froid à boire un chocolat chaud en discutant de tout et de rien. C’est fou comme on a toujours des choses à se dire. Sauf que vers 4h30 du matin, j’ai les yeux qui piquent et une furieuse envie de me coucher. Or je ne suis pas sûre que les trains de banlieue circulent et je suis siiiiiiii fatiguée, rentrer chez moi me paraît une épreuve insurmontable.


« Dis, je suis vraiment épuisée, ça t’embête si je dors un peu ici ?

– Non, non, je vais te faire le lit, je dormirai dans le canapé. »

Hein ? Qu’ouis-je ? Il va me faire un lit à part ? Mais…aurais-je sur interprété ses intentions vis-à-vis de moi ? Et les bisous et les
enlacements devant la Tour Eiffel, ça rimait à quoi ?

« Mais euh, tu sais, je ne veux pas t’embêter, hein…

– Non, non mais tu ne m’embêtes pas, j’en ai pour deux minutes. »

Bon… De toute façon, je suis trop fatiguée pour rentrer chez moi alors je ne vais pas me battre avec lui. Il prépare donc le canapé, on rediscute un bon quart d’heure et il me souhaite une bonne nuit en m’embrassant tendrement… même que je sens comme une légère tension érotique dans l’air. Mais non, il ne se glisse pas dans le lit avec moi. Ah.


Le lendemain matin. Je me réveille et je guette le moindre bruit. Je suis en sous vêtements et j’hésite sur la marche à suivre. Je me lève et je m’habille ou je fais semblant de dormir et attends qu’il vienne de me réveiller ? Ah, je l’entends qui trafique dans la cuisine. Ah, il ne vient pas. Ah, il ne vient toujours pas. Bon, ok, j’ai compris. Je m’habille et le retrouve dans le couloir. « Ca te dit un brunch ? ». Heu… Ouais, mon estomac grogne, je pense que c’est une bonne idée. Une demi heure plus tard, nous voici attablés au Starbucks, à la terrasse. Et on parle, on parle, on parle, on parle. Il fait presque nuit, là, non ? Ah, il est déjà 18h, que le temps passe vite en si bonne compagnie. Il me distille des compliments, me caresse la main distraitement. La nuit tombe et on finit nos conversations au restaurant. J’aimerais que cette journée ne s’achève jamais.

 

Mais le temps se moque bien de ce que je veux, à 23h, il est temps de se désolidariser. Un rendez-vous de 24h, c’est pas anodin. Après de tendres baisers, on se quitte en se disant qu’on se retrouve vite. D’ailleurs, à peine rentrés, on se retrouve sur MSN pour un débriefing. Nous sommes heureux de ce rendez-vous, des moments passés ensemble et on a très envie de passer à la suite. Je lui propose de venir dîner chez moi dès le lendemain soir. Sur mon terrain, il ne pourra pas me résister.

A suiiiiiiiiiivre