Débauche

Par Gauthier
DÉBAUCHE. n. f. Excès dans le boire et dans le manger, et quelquefois Habitude, goût de ce genre d’excès. Faire la débauche. Faire débauche. Aimer la débauche.
 
Il s’applique, dans un sens moins défavorable, à l’Action de se livrer un peu plus que de coutume aux plaisirs de la table. Nous avons fait hier une petite débauche. Ce sens est familier.
 
Il signifie aussi, d’une manière générale, Dérèglement des moeurs. C’est un homme qui a sombré dans la débauche, abruti par la débauche, perdu de débauches.
 
Dictionnaire de L’Académie française, 8th Edition (1932-5)
 
*Début de parenthèse*
Je trouve que les vieilles définitions, il n’y a rien de mieux pour bien prendre la mesure et la portée des mots que l’on emploie aujourd’hui, souvent à tort et à travers…
Pour le coup, je ne vous apprends rien, mais avouez que les académiciens, ils ont l’art et la manière quand même, ça en jette !
*Fin de parenthèse*
 
Pourquoi je commence l’article comme ça ? Pour vous annoncer le retour de Gauthier le débauché, le vrai, le seul, l’unique, celui que tout le monde aime.
 
Actuellement je suis dans une phase de transition, entre les années bénies de fac, et l’âge adulte. Adieu soirées apocalyptiques, adieu insouciance permanente, adieu alcoolisme chronique… Et je dois dire que plus j’y pense, plus ça me fait mal !!!! Alors quoi, parce que j’approche du quart de siècle et de la fin de mes études, je dois forcément devenir adulte ? Mais c’est marqué où cette connerie ? J’ai jamais rien signé d’abord…
 
Fort de cette constatation je m’en vais vous conter mes excès du précédent week-end. Oui quitte à entrer dans l’age adulte, autant le faire en beauté !!!!! Me voilà donc invité à une soirée tout ce qu’il y a de plus conventionnelle avec mes camarades de promo. Mais il y a dès le départ hippopotame sous cailloux. En effet la demoiselle qui nous reçoit si gentiment est en fait russe, et de surcroît sibérienne. Et qu’est ce qu’une russe de Sibérie fait mieux que quiconque sur cette planète (y compris moi mais avant cette soirée j’en doutais encore) : boire des litres et des litres de vodka importée !
 
Fort de mon alcoolisme latent, alimenté par des litres d’Absolut depuis ma plus tendre enfance, je me rends confiant à ce que je considère comme un petit défi personnel. Résultat des courses ? Je me rappelle plus trop de ma soirée. Je me suis laminé en profondeur, j’ai atteint des sommets (gouffres ?) que je ne soupçonnais pas pouvoir un jour toucher du doigt. Pour faire court : j’ai sorti des phrases dont seul moi ai le secret à des gens avec qui je le rappelle (toujours pour les deux du fond qui suivent pas) je suis en cours encore jusqu’au mois d’avril : « je t’adore, tu es formidable, tu es fantastique, c’est toi que j’aime le plus ici » *deux sec plus tard à quelqu’un d’autre* « je t’aime, tu es formidable, tu es fantastique, c’est toi que j’aime le plus ici » ; etc…
 
Bref je vous laisse imaginer l’épave… Mais je suis digne, et j’assume, et après avoir récolter quelques échos (oui j’ose retourner en cours la semaine qui suit et demander ce que j’ai fait de ma nuit), en fait tout le monde ne m’apprécie que bien plus… (je ne suis pas sûr que cette phrase soit en français correct). Comme quoi, comme dit l’adage : « Vodka connecting people »
 
Mais le mieux reste à venir, oui parce qu’une fois au fond, je continue à creuser. Donc me voilà effondré sur un canapé à la périphérie de Paris, il est 1h30 du matin, je suis morte poule comme jamais de ma vie, et la pièce se met à tourner à une vitesse folle autour de moi. Que faire ? Partir dans le centre pour aller en boite bien sûr ! (qui a dit va te coucher vieille outre pleine ? Attention j’ai les noms…). Donc je descends les deux étages et j’atterris en rouler-bouler sur l’avenue. Là déclenchement de l’opération « toi aussi trouve un taxi quand tu as 4 grammes 50 », je me concentre, je franchis un passage piéton, déjà 10 minutes se sont écoulées depuis que je suis sorti de l’immeuble, ça me semble de plus en plus dur mais j’y crois encore. Le prochain passage piéton je peux le faire en moins de 7 min, je me le promets (tu as déjà essayé de voir quand le feu est vert alors que tu dois fermer un œil pour vérifier que tu as encore tes deux bras ? Je te le dis, la mise au point prend du temps..). Mais comme dieu est un grand farceur, il me lance immédiatement un défi.
 
Défi de la mort qui tue : trois mecs du style « échappés du 9-3 en conditionnelle pour le viol de 45 lycéennes dans une cave » me croisent lors d’un de mes grand moment de solitude (j’essayais désespérément de m’allumer une clope alors que je n’avais plus aucune coordinations de mes mouvements). L’un deux, le plus mignon de surcroît, me dit :
–         Eh, qu’est ce que tu as là ? (montrant l’extrémité de ma main gauche)
–         C’est un appareil photo !
–         Chouette, tu nous prends en photo ?
C’est quoi ce mec ? Là s’engage une discussion, il me présente ses potes, ils m’informent qu’ils vont dans un bar à hôtesse, et me demandent de les suivre « pour s’éclater entre mecs ». étant à 45 grammes je le rappelle, je leur dis fièrement « pour moi s’éclater entre mecs, c’est forcement sans filles, je suis gay ! ». Ni une ni deux je me prends en pleine face : « ouais c’est cool, viens avec nous y a des mecs aussi, tu vas t’amuser ». Mais pourquoi je ne suis pas encore mort ? On se posera la question plus tard…
 
Donc on papote, le petit mec mignon me drague ouvertement, devant ses potes, et ils me proposent de m’embarquer en caisse. Je ne les connais pas, je suis morte poule, je ne sais pas où je suis, je ne sais pas où ils vont, donc j’accepte. On traverse Paris à 160km/h. On boit, on papote, ils sont adorables, me posent plein de questions sur ma vie, moi j’en fais de même. On se gare. Je suis très fier de moi, je n’ai pas vomi dans la voiture (une trois portes et comme j’étais à l’arrière, ben j’avais pas le droit de vomir quoi !). Ils insistent pour que je vienne en boite avec eux, je refuse poliment et je leur laisse la carte de l’endroit où je vais au cas où ils veuillent me rejoindre. Je m’éloigne de la voiture et je remarque un détail troublant « putain, ils sont immatriculés 93 ! ». Je remonte une rue glauque, un mec m’apalgue :
–         Eh mec, viens chez moi tu vas t’amuser !
–         Non merci, je suis attendu (complètement faux mais bon il me faisait peur)
–         Mais tu verras, il y a plein de filles super belles, tu vas t’amuser, je te le garantis !
–         Je suis gay…
–         Super, il y a des mecs aussi, tout aussi beaux, viens je t’ouvre la porte, tu vas pas regretter…
Mais qu’est ce que c’est que ce bordel (c’est le cas de le dire) ? Il y a des mecs dans les bars à hôtesses maintenant ? Promis dès que j’ai 500€ à cramer dans une soirée, je vais y faire un tour, l’idée me plaît. Je m’enfuis en lui rétorquant que je suis fauché…
 
Je ne sais pas du tout où je suis, je m’approche d’un taxi pour lui demander comment je me rends au Louvre de là, il me dit « je vous y emmène ! ». Je pensais pas être si loin que ça… Je monte, 1 min après il me débarque. « mais attendez, on était où là ? » « ben à Châtelet, 7,50€ svp » PARDON ????????????? L’encufoiré (© Muriel Robin), je le crois pas, je me promets de brûler deux ou trois taxi si je m’en rappelle encore le lendemain !
 
Me voilà donc en boite, enfin, il est quelque chose comme 2h du matin (enfin j’imagine puisque je suis incapable de lire l’heure…). Je m’approche du bar, commande un verre, le bois, et je m’effondre sur un tabouret, et me rends compte que je n’aurais pas dû prendre un verre. Les gens me parlent, je me rends compte de rien, très vague souvenir… Tout ce que je peux dire c’est que j’ai galoché des mecs, à mon avis au moins 5 ! Dont un que j’ai tenté de violer dans les toilettes (quand je bois je suis encore plus chaud que d’habitude) mais le pauvre il était dans le même état que moi et n’arrivait pas à bander. Moi frustré, moi en colère, moi vouloir homme qui bande. Je sors des chiottes en furie, et je me mets à hurler « mais pauvre con, tu bandes même pas, t’es une épave, et tu veux mon numéro de téléphone et me revoir ? Mais tu crois quoi, que j’ai du temps à perdre avec des vieux moches impuissants ? ». Oui quand je suis saoul, en général, je suis gentil, en général… Là je sais pas pourquoi mais je me suis transformé en putasse hystéro ! Bref normalement c’est là que tu te fais vider, et ben non !
 
Donc après ça, tout le monde a dû se dire « je vais pouvoir me faire sucer par l’épave là bas », l’épave étant moi pour ceux qui suivent toujours pas. Et donc je me suis retrouvé à me faire draguer par des bombes, et des moins bombes… Le fait est que je me souviens plus trop, sauf qu’à un moment je violais tranquillement un beau black contre un miroir sur la piste, et là un mec me tape sur l’épaule :
–         Euh excuse moi de te déranger, mais après c’est à moi, ok ?
–         Pardon mais de quoi tu parles ?
–         Ben une fois que tu as fini avec lui, tu t’occupes de moi, d’accord ?
–          …
N’ayant aucune dignité, je me suis gentiment exécuté une fois que mon beau black s’est éclipsé, non sans avoir précisé au préalable « attend moi au bar avec une vodka-get chouchou, j’en ai pas pour longtemps ». Vous avez dit pute ?
 
Voilà je pense que j’ai fait le tour, une dernière chose toute fois avant de vous laisser à vos tristes vies, en partant je demande au barman combien je lui dois, sachant que j’ai bu comme un enculé toute la nuit, et il me répond « 16€ ». Soit deux verres. L’histoire ne retiendra pas qui m’a offert les 10 autres, je n’ai même pas voulu le savoir…

Langue de pute.com

Il y a une activité qui met du baume au cœur, qui met de bonne humeur quoi qu’il arrive : la médisance. C’est méchant, c’est bas, c’est gratuit mais qu’est-ce que ça fait du bien !
 
Je pense que nous avons tous deux facettes :
– la facette sociale : on est souriants, polis, toujours de bonne humeur. L’important là est de ne pas faire de vague. En général, cette facette est surtout utile au travail. Certes, ton patron est un gros connard qui exploite ses employés et abuse totalement de son pouvoir mais jusqu’à preuve du contraire, c’est lui qui signe ton chèque à la fin du mois et qui peut te virer si tu l’insultes donc on sourit et on serre les fesses quand il nous refuse notre congé. Certes, le pote de ton mec est un pauvre nase qui ne parle que de tuning car il n’y a que ça dans la vie qui l’intéresse mais bon, il a mouillé ses couches en compagnie de chéri donc on peut pas lui dire franchement que son aileron de bagnole, on a follement envie de lui faire bouffer et qu’il s’étouffe avec.
– la facette langue de pute : en tout petit comité, entre amis, on se lâche. Oui, mon patron est un sale enculé qui se tape sa secrétaire qui a un gros cul. Oui, le tuning, ça pue du boudin. Et machine, faudrait qu’elle arrête d’acheter du 36, son cul ne rentrera pas dedans, y a qu’elle pour y croire encore. Hmmmm, que c’est bon !
Aujourd’hui, la société nous impose de ne jamais dire à la personne qui nous ennuie qu’elle le fait. Si on regarde bien, quelles personnes aimons-nous fréquenter ? Les gens aimables, gentils, qui n’ont jamais un mot plus haut que l’autre. Ceux qui sont en permanence en conflit, on les évite. Oui, aujourd’hui, admettre que tout le monde ne nous plaît pas, ça ne se fait pas. Y a qu’à voir, dès que je critique certaines personnes ou comportements sur mon blog, y a toujours des bien-pensants pour me traiter d’aigrie ou de choses de ce genre. Alors qu’au fond, je ne fais dire que tout haut ce que d’autres pensent tout bas. Et franchement, la médisance, c’est le meilleur moyen de ne pas exploser à la figure des gens qu’on est obligés de fréquenter.
 
Ado, je me souviens, à peine rentrée du collège, j’appelais Anne (comme si on s’était déjà pas vues toute la journée) pour médire sur nos camarades
de classe. Hypocrite ? Heu… oui mais ado, les fâcheries prennent vite des proportions incroyables : s’engueuler avec Marie, c’est se mettre à dos Stéphanie, Justine et Aurélie, voire Thomas, le beau gosse avec qui on voudrait désespérément mélanger sa langue. Ado, ce que pensent les autres de nous compte beaucoup, hors de question de se fâcher avec les uns ou les
autres.
 
Après, en grandissant, on ne perd pas les bonnes habitudes. A la fac, c’était mon passe temps favori avec Yohann, mon meilleur ami. On choisissait
une cible (qui l’avait bien cherché, soit dit en passant) et ça nous permettait de se défouler un peu. Yohann était le pro pour trouver des surnoms particulièrement parlants. Par exemple, une des connasses de la licence, il l’appelait « le petit troll boudiné ». Méchant ? Oui mais en même temps, elle m’a pas épargnée non plus. Quand il est parti en Suède, on s’écrivait de longs mails où on taillait des costards à nos chers camarades. Bon, très franchement, nos victimes se comptaient sur les doigts de la main mais entre son Russe aryaniste et mon étudiant gonflé d’orgueil qui ne pouvait QUE avoir raison et qui étalait sa science à longueur de temps, il y avait de quoi dire.
 
Outre le côté soupape de sécurité (je dis du mal de lui derrière pour éviter de lui exploser à la figure devant), la médisance a un côté rassurant : nous sommes normaux, à côté de truc et machin. De toute façon, je ne me leurre pas : moi aussi, je suis l’objet de médisance, je ne suis pas parfaite et y a de quoi dire,
c’est le jeu. Le problème, c’est qu’il faut être médisant intelligemment. Par exemple, les connasses de la fac qui médisent sur moi devant Gauthier ou Lucie, ce n’est franchement pas malin, ça me reviendrait forcément aux oreilles à un moment ou à un autre. La médisance est un art, mesdemoiselles, vous le ne maîtrisez pas, tant pis pour vous.
 
Le week-end dernier, en dormant chez Lucie, on s’en est données à cœur joie. A moitié endormies, ça taillait des costards sec, en voilà qui sont rhabillés pour l’hiver… 2010. Faut dire que Lucie, elle côtoie des gens vraiment étonnant dans son IUFM : entre la parigote qui se demande si le pull est couleur ficelle et qui avoue avoir appris juste un an plus tôt que les poules ça avait des ailes, celle qui commence toujours ses phrases « alors, moi, personnellement… » et notre grand ami Aristide, ben, y avait de quoi y passer le week-end. Faut dire qu’Aristide, il est puant… dans tous les sens du terme.
 
J’ai des principes : j’attaque rarement sur le physique car si j’étais Adriana Karembeu, ça se saurait. En général, que ce soit avec Lucie, Anne ou Gauthier, ce qui nous dérange c’est avant tout la saleté et la « connerie » de nos victimes. Bien entendu, la connerie est relative, on est tous le con d’un autre. Perso, je n’aime pas les pédants, ceux qui croient tellement tout savoir qu’ils avancent des conneries plus grosses qu’eux sans même s’en rendre compte. Ceux qui sont tellement sûrs d’être détenteur de la vérité ultime que dès qu’on dit : « je suis pas d’accord », ils se barrent sans nous laisser le temps de parler. Ceux qui ne nous laissent pas le temps de parler de façon générale en nous gavant de leur passion. Le partage des passions, c’est bien, quand ça vire à la monomanie, c’est chiant. Surtout que moi, j’ai jamais dit que ça m’intéressait la pisciculture. Ceux qui sont d’une ignorance crasse et s’y complaisent. Ceux qui se sont arrêté de grandir en entrant au collège et qui en sont très fiers (perso, la scatologie, ça me saoule très vite). Ceux qui en font des caisses pour entrer dans un moule que personne ne leur a imposé…
 
La médisance est salvatrice, quelque part, ça évite de s’engueuler avec tout le monde. Bien sûr, quand la coupe est pleine, j’explose, je balance ce que j’ai sur la patate mais en général, je préfère éviter les conflits, c’est fatigant et ça met de mauvaise humeur. Je suis hypocrite ? Pas tant que ça : je ne cherche pas la présence des gens que je démonte et en général, plus ils me saoulent, plus je rentre dans le mode monosyllabe (je réponds « oui, non ») avant de passer en mode « je t’ignore ». Et puis la médisance, c’est jouissif. Je suis sûre que des tas de gens vertueux m’expliqueront en comm que ça fait de moi une mauvaise personne mais ne soyons pas hypocrite : tout le monde médit et
c’est bon. Bon de savoir qu’on est pas parfait mais qu’il y a pire que nous.

Goliath

Par Océane
Je sais que ça fait un petit moment que je ne vous ai pas narré mes aventures, mais j’étais un poil occupée !
Alors il faut quand même que je vous mette au courant des derniers rebondissements…
Je travaille dans une boîte de nuit.
Mon boss est issu d’une relativement grande famille et au début il m’était assez pénible d’en différencier les membres.
Le jour de l’inauguration arrive une petite bombe sexuelle d’un mètre soixante quatre dont je n’arrive pas à saisir s’il est le cousin ou le copain de la cuisinière…
Par respect je ne tente donc rien (on ne sait jamais !)
Le week-end d’après, je me renseigne auprès de ma collègue qui me confirme mes craintes : c’est bien son mec…
Celui-ci commence à me draguer, mais je laisse courir…
Le jour de l’an, il faut remettre dans le contexte, en 48h on a enquillé deux soirées avec un seul repas dans les pattes, le seul à avoir manifesté un peu d’attention à mon égard fut ce garçon que nous nommerons Goliath (il m’a amené des croissants…)
Ce jour là il me demande mon tel mais la mère de ma cuisinière (qui est également la responsable du personnel de ma boîte ainsi que la sœur du patron) intervient et m’explique que nous sommes une équipe et que ça ne se fait pas (bien que les deux tourtereaux soient séparés).
OK
Le week-end d’après, la cuisinière passablement éméchée en fin de soirée vient me chercher des noises en maintenant que j’ai couché avec son mec (qui ne l’est plus). Comme ce n’est pas le cas, je lui explique gentiment qu’elle me gonfle mais elle s’entête…
Le week-end d’après, son mec arrive et continue à me faire les yeux doux mais je résiste. Il me redemande mon tel et je cède…
Pas de nouvelles de la semaine…
Le week-end suivant, il arrive et me dit « merci pour le faux numéro ».
Effectivement, j’avais écris comme un chacal de peur que quelqu’un ne me voit donc le dernier chiffre était illisible !!!
Je rectifie mon erreur non sans mal (vu que dès qu’il s’approche à moins d’un mètre de moi un chaperon arrive)
Au moment de la fermeture, il attendait des amis à lui et en profite pour vérifier mon tel en me bipant…
Une fois ma caisse faite et la cuisinière partie, je lui envoie un « alors ? » par texto. Il me répond un « je t’attends dans la voiture sur le parking » assez explicite…
Pas la peine de vous faire un dessin (pourtant il y aurait de quoi !)…
En plus il reste dormir avec moi et on passe le lendemain ensemble…
Le week-end d’après pareil…
On est même sorti ensemble dans d’autres boîtes…
Il a rencontré par hasard mes parents…
Puis il me propose un restaurant. Je lui dis oui, et en plus c’est à moi de choisir le jour.
Je choisis donc un mercredi et l’en informe un mardi midi.
Mardi soir pas de news, mercredi midi pas de news, mercredi soir, excédée je lui en voie un « . ».
Pas de réponse…
Le week-end d’après il vient sans me dire ni bonjour ni au revoir et repart avec une grosse blonde pas belle.
Je me dis commencé une relation par « alors ? » et la finir par « . », c’est pas mal et que de toute manière je ne pouvais pas en demander beaucoup plus à un parachutiste…
Mais bon je suis quand même piquée dans mon égal.
Donc ce week-end, il arrive avec un pote…
Je ne lui adresse pas la parole.
Il vient m’acheter des cigarettes à la fermeture, je lui demande s’il peut me ramener. Il me dit oui.
Là-dessus la cuisinière qui n’était toujours pas partie s’engueule avec lui à la sortie. Et tout ce que j’ai trouvais à lui dire c’est : « tu veux un cigare ? »
On s’en va enfin.
On part en after chez lui et forcement…j’ai testé quasiment tous les lits de sa baraque !!!
Bon je sais que vendredi si je me mange un poing dans la gueule, il faudra pas que je vienne pleurer !!!
Je vais peut-être lui proposer un autre cigare à ma cuisinière ??? Non ?

L’’amour, c’’est la guerre

En tant que célibataire de service, actuellement, on me demande pas mal de conseils sur la conduite à suivre avec les mecs. Donc qui dit célibataire dit que précisément, je n’en ai pas donc que puis-je répondre ? Mais je conseille du mieux que je peux parce que, quelque part, le bonheur de mes ami(e)s, c’est le mien. Ainsi, quand une âme en peine a besoin d’aide pour conquérir l’élu de son cœur, je vole à son secours.
 
Depuis deux jours, conversations MSNique avec Zoé, opération « tu vas l’avoir ce con de mec ». Oui parce que ce mec, des fois, il m’exaspère à souffler le chaud et le froid comme il le fait. Hého, ma copine, c’est pas un jouet ! Nous avons donc mis au point une stratégie inédite. En fait, jusqu’à présent, Zoé en faisait beaucoup (trop à mon goût) pour manifester son désir : mails, textos aguicheurs, coups de fil… Avec quelques victoires mais souvent des défaites. Oui, monsieur ne répond pas aux textos. Ça, ce doit être typique des mecs. Quand je reçois un texto, moi, je me sens obligée de répondre dans la minute (enfin, dans la minute où je le lis, of course) alors qu’eux s’en dispensent. Ok, un texto « j’ai envie de toi » ne nécessite pas forcément une réponse mais ça fait plaisir de savoir que ce qu’on dit, ça a touché juste. Le problème ici, c’est que Zoé a tellement signifié sa disponibilité à monsieur que ce dernier prend ses aises, il vient quand il veut sans prévenir et il peut passer de longs moments sans donner signe de vie. Alors retournons contre lui ses propres armes : à partir de maintenant, Zoé ne lui donnera plus signe de vie. Stratégie osée mais qui, à mon avis, sera totalement payante. C’est le « suis-moi, je te fuis, fuis-moi, je te suis. ». Non parce que monsieur, quand il va se rendre compte que sa belle n’est plus là à l’attendre, il va rappliquer fissa.
 
Ce déjeuner me fait me rendre compte que l’amour, c’est vraiment comme la guerre : on établit des stratégies pour conquérir le cœur de l’autre comme d’autre essaient de conquérir le pays voisin. Sauf que là, les victimes sont moins nombreuses : si on se prend un vent, la seule à souffrir, c’est nous. Les filles sont particulièrement tordues quand il s’agit de séduire. Bon, alors, si je lui envoie un texto maintenant, est-ce que je dois lui en renvoyer un dans deux jours ? C’est pas trop tôt, pas trop tard ? Est-ce que je n’en fais pas trop ? Ah merde, j’en fais peut-être pas assez… Ahlala, cette conquête n’est pas aisée. Mais on suit notre stratégie : c’est forcément la bonne, on l’a édifiée avec les copines.
 
Mais comme dans toute guerre, y a des imprévus. Parfois, on remporte une victoire sans s’y attendre : il nous invite à boire un verre ! Bon, du coup, le texto que j’avais prévu d’envoyer demain ne sert plus à rien, toute la stratégie est à redéfinir. Car gagner une bataille ne signifie pas gagner la guerre : un verre, c’est bien mais pour le moment, rien n’est fait. Il ne faut surtout pas commettre d’erreur entre la proposition de sortie et la sortie en elle-même. Car se retrouver face à lui, c’est une nouvelle bataille qui s’engage. Bref, un bon petit soldat de l’amour doit prévoir mais aussi garder en tête que tout n’est pas prévisible.
 
Maintenant, le rendez-vous. Voilà, je suis devant Brad, on boit un verre, je dois déjà faire attention à pas trop boire, ça m’évitera de dire des conneries (déjà qu’à jeun…). Observer et réagir. Saisir les perches qu’il me tend, s’il m’en tend. Là, j’avoue que je suis nullissimale ! Des fois, quand je me refais des conversation avec Brad, je me dis : « merde, là, il m’a tendu une perche et j’ai répondu à côté ! ». Mal joué, petit soldat. Pour le conquérir, je dois être moi, naturelle et gaie, mais aussi séductrice et éviter les bourdes au maximum. Là, j’avoue aussi que c’est pas mon fort du tout. Une fois, Arnaud m’a expliqué qu’il croyait que je me foutais de sa gueule car quand on était allé boire un verre, j’avais dit : « Ouais, c’est nase de parler de ses exs lors d’un rendez-vous galant. Tu vois, mon ex… ». Bon, je ne parlais pas de mon ex d’un ton éploré genre notre rupture fut la plus belle erreur de ma vie mais c’est vrai que ça portait un peu à confusion. Car la guerre de l’amour, c’est un peu une guerre contre soi, contre ses travers, contre ce qui peut faire fuir Brad. Mes défauts, je les lui montrerai quand il sera trop accro pour me plaquer.
 
Bon, premier rendez-vous concluant mais Brad est resté sage, pas de baisers et encore moins de brouettes. J’appelle l’état-major, je fais quoi ? Je laisse tomber ou je poursuis mes efforts ? Là, c’est la phase « je réunis le conseil de guerre » : en gros, je demande l’avis à mes copines et surtout mes copains pour qu’ils me disent ce que je dois faire. Oui parce que moi, je suis trouillarde comme soldate, je prends pas d’initiatives sans avoir été sérieusement conseillée, comme la plupart des filles, il me semble. Et là, on repart en phase 1 de la stratégie : un texto ou un coup de fil dès maintenant ou plus tard ? Feindre l’indifférence ou manifester notre désir ? Raaaaaah !
 
Le problème en amour, c’est qu’on ne connaît pas forcément « l’ennemi ». Bah oui, Brad n’a pas forcément d’ami commun avec nous alors c’est difficile de savoir dans quoi on se lance. Dans le cas de Zoé, je connais un peu son bonhomme, je l’ai déjà vu mais je ne le connais pas intimement donc difficile d’avancer. On ne se base que sur ce que l’on pressent, que l’on devine. Stratégie un peu casse-gueule mais faute de mieux…
 
Et si la stratégie, c’était de faire appel à un pays ami ? A deux contre un, on va y arriver, non ? Cet ami planifierait le terrain, expliquerait à Brad combien je suis merveilleuse et géniale et comme il aurait tort de ne pas m’épouser. Bon, dans la mesure où on n’est plus au lycée, ça me paraît hautement casse-gueule comme stratégie, ne serait-ce que parce que le jeu amoureux, ça se joue à deux. Multiplier les intermédiaires, c’est risquer de faillir et de voir Brad partir loin, loin… Faut se méfier des interventions des pays amis à qui on n’a rien demandé, aussi. Des fois, je me dis que j’aimerais prendre Monsieur Zoé entre quatre yeux et lui dire : « Bon, t’as fini de la faire souffrir ma copine ? Tu comprends pas qu’elle t’aime et que tu trouveras pas mieux ? ». Mais je ne le ferai pas car : c’est pas à moi de lui dire qu’elle l’aime, ce n’est pas à moi de me mêler de ça et j’ai pas son numéro. Etre conseillère en stratégie, c’est aussi rester extérieure. Un couple, c’est deux, pas trois ou plus. Le pire du pire étant les lourdingues qui viennent casser la douce ambiance que l’on se crée à deux. Voilà, imaginons, je suis à une tablée d’amis avec Brad, notamment, on commence à flirter à deux et là, gros lourdaud arrive : « Ah ben ça drague sec, par ici ! » Ben merci, grâce à toi, ça drague plus du tout, tu as cassé l’ambiance, pauvre nase… Bon, draguer en communauté, ce n’est pas la bonne stratégie, c’est clair.
 
Mais des fois, dans notre stratégie de conquête, on oublie parfois qu’on a un ennemi caché ou on l’ignore. Oui, on ne sait pas que Brad est convoité par une pétasse même pas belle et qu’elle aussi a mis au point une stratégie. Et que, s’il le faut, la sienne est meilleure que la nôtre (quoi qu’avec moi comme conseillère… oui, bon, c’est possible). Le pire, c’est si Brad a déjà une greluche : tenter de conquérir un pays déjà conquis, c’est un peu mission impossible… Mais on n’est pas obligées de le savoir non plus, y a pas écrit sur le front des hommes en couple qu’ils le sont.
 
Mais dans la guerre de l’amour, notre pire ennemi n’est-il pas nous-mêmes ? A force de se poser des questions, de mettre sur pied stratégies sur stratégies, n’oublie-t-on pas l’essentiel ? L’amour est un jeu qui se joue à deux, faudrait pas oublier de convier monsieur.
 
Finalement, ça me manque la maternelle, quand on se disait « je t’aime » spontanément et qu’on se faisait des bisous sous le toboggan car, au fond, on n’avait pas peur de la défaite. C’était le bon vieux temps.

Les sextoys, le truc des filles branchées ?

Quelques jours avant Noël, dans une parfumerie chut-chut pas de marque. Une Nina cherche désespérément un éventail en plume rose pour être la plus belle au réveillon. Notre pauvre amie ne trouve pas son bonheur mais par contre, elle aurait pu se consoler avec un mignon petit canard rose Chantal Thomas. Un canard rose, me direz-vous ? Mais notre amie Nina a passé l’âge de jouer avec des canards. Mais, lecteur, ce canard-là, il est justement pour adulte.
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Lectrice, si tu veux être hype, il te faut, toi aussi, un canard vibromasseur dans ta salle de bain. En janvier, je retournai dans notre parfumerie, désirant acheter de la poudre de bain pour mon week-end breton… et un canard. Après tout, quitte à avoir un mignon petit canard rose qui me fait grimper aux rideaux, autant y jouer à deux. Damned, il n’y en avait plus. Et voilà comment Nina n’aura jamais de canard vibro rose qui aurait pourtant été parfait pour sa salle de bain. Tant pis, je m’en achèterai un jaune.
 
Aujourd’hui, toutes les filles ont leur sextoy ou presque. Par exemple, Emma et moi avons un petit vibro, du type ladyfinger (ridiculement petit), Jules pour elle, Ernest pour moi. On les aime, on les trimballe partout, même dans le métro un jour d’attentats à Londres. Ceci étant, j’ai fouillé dans mon sac tout à l’heure pour y chercher mon billet de train, j’y ai trouvé du gel lubrifiant et un soutien-gorge (que je cherchais partout, je me demande ce qu’il fout là). Bon, faut dire ce qui est, moi, Ernest, il me sert plus à le prendre en photo sur mon étagère qu’à m’envoyer au septième ciel parce qu’il est vraiment petit. Mais bon, je suis une fille in, j’ai un vibro et quand j’en parlais à mes amants meetic, ça les faisait rêver (alors qu’ils ne s’en sont jamais servis, finalement, bande de petits joueurs). Bon, après, j’ai des menottes et un pistolet à bout rouge mais ce sont pas des jouets sexuels, ça, ce sont des jouets tout court. Franchement, attacher quelqu’un avec ses menottes là ne sert à rien : à peine on tire dessus qu’elles se défont.
 
Ma première expérience avec un sextoy remonte à 1999, à l’époque où j’étais avec Pierre le Pervers, évidemment. Il avait un coffre plein d’objets sexuels dont des boules de geisha qu’il décida de me faire essayer. C’était celle avec des picots, histoire de bien stimuler. Et j’avoue que pour être stimulée, j’ai été stimulée, j’ai passé la journée à soulager ma pauvre vessie qui ne comprenait pas pourquoi elle était soudain aussi sollicitée. Déception totale, donc. J’ai entendu de tout sur les boules de geisha, apparemment, je ne suis vraiment pas la seule à ne pas avoir ressenti grand chose avec mais quelque part, j’aimerais réessayer, pour voir… A propos des boules de geisha, j’ai traumatisé Clara le jour où je lui ai dit que j’avais déjà essayé, à tel point qu’au milieu d’une soirée avec son meilleur ami et les potes de ce dernier, elle s’écria « ouais, toi, tu fais des trucs dégoûtants comme les boules de geishas, là ! ». Bon, je suis passée au rouge et j’ai explosé de rire, tellement je m’attendais pas à ça et un jeune homme m’a plus lâché de la soirée. A retenir comme plan drague.
 
Autre fois où je me suis retrouvée « confrontée » à un objet sexuel, ce fut chez Laurent, qui se révèle être l’équivalent de Pierre, sur certains points, finalement. A un moment, il me montre un truc bizarre, une espèce de gaine en plastique qu’on enfile à la base du pénis avec des picots sensés stimuler le clitoris. Là, j’avoue que j’ai rigolé le truc avait la largeur d’un doigt et même si c’est extensible, Laurent mettait des préservatifs XL et pas pour se vanter donc je ne vois pas comment il aurait pu rentrer là-dedans. Pas testé, pas d’avis.
 
En mars, Emma et moi avons prévu une virée au sexodrome, lieu qui m’interpelle quand même. Comme dirait Axelle Laffont  « J’ai jamais vu autant de bites de ma vie sur une étagère… SUR UNE ETAGERE ! ». Quelque part, les sextoys, c’est amusant mais aussi un peu repoussants. Il y a des trucs vraiment immondes genre les bouches en plastique mou pour les messieurs… J’ai mis mon doigt dedans, j’avais l’impression de m’enfoncer dans du dégueulis gélifié, quelle horreur ! Concernant les godes, certains sont franchement effrayants. Mon Ernest, il est peut-être petit mais il est tout joli, doré et arrondi. C’est pas que je sois une maniaque de l’esthétique mais j’aime bien les choses jolies, surtout si elles doivent visiter mon vagin ou toute autre partie de mon anatomie. Quelque part, je trouve les godes munis d’un excite-clito assez effrayants car l’excite clito tient plus de la queue de
scorpion que d’autre chose. J’ai l’impression que ça gratte plus que ça ne caresse… Il y a aussi les énormes godes tout mous en plastique souple. Dans Six feet under saison 1, à un moment, le
frère de Brenda offre à sa sœur un panier rempli de godes et autres joyeusetés (oui, il est dérangé) et Brenda prend cet espèce d’énorme gode qui me fait penser à de la saucisse toulousaine et là, je me demande comment on peut être excitée par un truc pareil.
 
Je pense que les créateurs de godes et autres vibromasseurs en ont tout de même confiance puisque dans la pléthore de modèles proposés, on en trouve vraiment de très jolis, nacrés, transparents à paillettes (ça me fait rire, ça). Pour tous les goûts et pour toutes les formes. Quitte à s’envoyer en l’air avec un bout de plastique plutôt qu’avec un homme, autant le choisir à notre goût. J’en avais vu un très joli transparent et légèrement rosé, j’en avais parlé à Mister Big et Gauthier, mes 25 ans approchant, mais non… Donc je le dis clairement, pour mes 26 ans, si vous devez m’offrir un jouet sexuel, ce sera la cravache, merci.
 
Avoir un sextoy, est-ce être une femme libérée ? Je suis pas convaincue dans la mesure où ne pas en avoir ne signifie pas ne pas avoir d’auto-sexualité. De temps en temps, rien ne vaut la douceur de mes blanches mains pour m’envoyer toute seule comme une grande au septième ciel. Mais bon, ça permet de varier les plaisirs. Mais malgré la gamme incroyable de choix, je trouve que rien ne vaut un homme, quand même… Parce qu’en plus du plaisir, on a la tendresse. Et puis, ce que j’adore avec un mec, c’est le soudain changement de rythme que j’ai pas forcément senti venir, quand il donne de petits coups rapides et que soudain, il s’enfonce profondément en moi, longuement, brutalement… Enfin, bref, je vais pas m’étaler là-dessus… Donc, voilà, ce que j’aime dans le sexe, c’est un peu la surprise. Avec un gode, c’est moi qui le maîtrise donc a priori point de surprise. Ceci étant, je pense que les sextoys ont un rôle important à jouer dans la découverte de son corps et de ce qui nous plaît, sexuellement parlant. Avec un gode, on peut expérimenter différents angles de pénétration (Seigneur, c’est horrible, j’ai l’impression de faire un cours de science), trouver ce qui nous convient le mieux, localiser son point G, etc. Ce qui n’est pas forcément évident avec un amant.
 
Bref, les sextoys, c’est marrant, faut quand même l’avouer, même si certains sont plus glauques qu’autre chose. Vivement le mois de mars, hein Emma !

Miss vingtenaire !

Et voilà, les résultats sont tombés, nous avons une gagnante ! Alors comme je sais que vous êtes impatients, bande de petits curieux, voici le podium !

 

En 1ère position, élue miss vingtenaire 2006, elle est à l’autre bout de l’Atlantique : la candidate 8, alias
Elga

 

 

1ère dauphine, la cadette du concours, la candidate 10, Tink!

 

Et enfin, 2ème dauphine, elle vient de loin, la candidate 12, Le Froid!

 

Arrivent ensuite : LilVirgo, Azerty et La Poupée

 

Meilleure photo : Elga

Meilleur texte : Tink

 

Classement par étoiles :

(chaque jury devait donner son podium : une première place = 3 étoiles, deuxième place = 2 étoiles et troisième place = 1 étoile).

1- Elga (37 étoiles)

2- Tink (23 étoiles)

3- Azerty (17 étoiles)

L’art de dire non (opposé à celui de ne pas le comprendre)

Comme tu le sais lecteur, il y a un mois, j’ai décidé en mon âme et conscience de m’offrir une nouvelle virginité. Et bien, je m’y tiens, je ne veux point offrir mon corps à n’importe qui, je veux que ma prochaine brouette soit anthologique parce que j’aurai envie de mon partenaire mais pas que de son corps, de lui tout entier. Dans mes contacts MSN, il me reste un plan brouette qui ne possède pas le mot « non », dans son vocabulaire. Plus je refuse, plus il me veut.
 
Souvenons-nous de Laurent : mignon, passionné de plongée, plutôt bon amant (et sacrément équipé pour). A peine rentrée de Bretagne et à peine ai-je décidé de ma nouvelle virginité que le revoilà sur MSN. Il me veut, il a envie de moi mais la réciproque n’est pas vraie. J’ai de bons souvenirs de lui mais plus envie d’une brouette gratuite, si j’ose dire. Donc quand il me propose de folles galipettes, je lui explique que ma libido est au point mort, ce qui était vrai à l’époque. Et là, j’ai découvert à quoi pouvait être près un mec pour juste une brouette et, lui, c’est un champion du monde. Suite à mon refus, il commence à dire qu’il ne me reconnaît plus, ce qui me fait un peu grincer des dents : comment peut-il me reconnaître alors qu’il ne me connaît pas ? Il essaie tout : et si je me contentais de juste le branler ? Oh que c’est romantique ! Juste un petit touche pipi et on arrête là, allez ! Non. Et là, on tombe dans le grandiose : si je veux, on peut faire ça à 3 voire carrément une partouze. Curieusement, là, le refus fut très facile. Alors que je lui raconte ma vie (ô combien passionnante), il me balance : « je pense à tes seins ! ». Pourquoi je ne lui demande pas de m’épouser à celui-là ? Le pire c’est qu’il serait capable d’accepter juste pour me sauter.
 
Il me supplie de penser à lui en se masturbant, ce qu’il fera. Sauf que moi, on m’impose pas mes fantasmes, d’autant que durant ces derniers, je ne vois pas de visages précis. Le lendemain, le revoilà qui réinsiste (genre ma libido est revenue dans la nuit) et il m’explique ce qu’il imaginait me faire pendant sa branlette (c’était ma fête !), il m’explique comment il veut que je lui fasse sa prochaine fellation, je m’ennuie. A un moment, voilà que je lui explique que la seule chose dont j’ai envie à l’heure actuelle, ce sont de longs baisers langoureux : « Je peu te faire ça puis je me branle après ». Alors, là, j’imagine le tableau et je préfère en rire, plutôt qu’en pleurer ! J’arrive à détourner la conversation sur nos noms de famille (je suis un génie quand je m’y mets) et à un moment, silence radio. Bon, je me dis qu’il a compris et là, j’ai droit à « l’au revoir » le plus glamour de ma vie, j’en pleure d’émotion rien qu’en y repensant : « Bon, j’ai joui, bonne nuit ». Voilà que l’autre, il se masturbe pendant que je lui parle de son nom de famille alors que j’ai mis la photo de ma Kenya en avatar.
 
Pendant une semaine, il ne me parle plus : aurait-il compris la leçon ? En fait, non, il était parti en vacances… Et je ne m’en étais même pas rendue compte. Au début, conversation très soft, il essaie de me faire deviner où il était parti en vacances et je trouve très vite… C’est énervant de voir que je m’entends très bien avec ce garçon quand nous avons des conversations normales mais, inévitablement, il en revient au sexe, encore et toujours. Ah ben quand il m’a dit que c’était un obsédé, il ne m’avait pas menti. Cependant, je crois voir dans cette conversation anodine une nouvelle approche, plus subtile. Après tout, en y allant cash, il se prend veste sur veste alors en endormant ma méfiance…
 
Et bien, je surestimais le jeune homme, il me demande à nouveau quand on se voit, quand je suis libre, si ma libido est revenue. Pour le calmer, je lui explique que j’ai trouvé un jeune homme qui me plaît bien, le résultat est totalement inattendu : « super, ça veut dire que ta libido revient ! ». Biiiip, mauvaise réponse ! Enfin, techniquement, elle revient un peu, effectivement, mais pas avec lui.
 
Je gagne quelques jours avec ma gastro mais uniquement parce que je peux facilement le convaincre que je ne suis pas en forme (ce qui est totalement vrai). Mais lui, coucher avec une fille malade et même pas épilée, ça ne le rebute pas. Pourtant, à une époque, ma goutte au nez l’avait profondément dégoûté… Une fois guérie, il attaque : « on se voit demain soir ? » Toujours pas, mon gars ! Comme je lui explique que je pars chez mes parents pour le week-end, il me fout la paix trois jours mais hier, attaque à nouveau : « tu rentres quand ? ». Et là s’ajoute un nouvel élément : l’ordinateur de mes parents est relié à une webcam, le voilà tout émoustillé. Sauf qu’il est au boulot ! Il veut que je me foute à poil devant la webcam alors qu’il bosse, mais je rêve ! Je réponds un poli : « non, je suis en jogging, pas maquillée avec mes lunettes puis suis même pas épilée, d’abord » mais je crois que même avec la varicelle, il n’aurait pas dit non. Donc suivant les conseils de Guillaume, au courant de toute l’histoire, j’ai fini par le bloquer.
 
Suite à cette petite histoire, j’en viens à me demander comment un mec peut être à ce point en manque pour accepter de se prendre trois à quatre non par conversation, tous les jours ou à peu près… C’est peut-être parce que je suis une fille mais un seul non suffit, mon ego ne peut en supporter plus (sauf si c’est un « non, ce soir, je peux pas mais demain ok »). Comment peut-on se vendre à ce point pour une seule brouette ? Comment peut-on avoir envie d’une fille malade et même pas épilée ? Tout ceci me dépasse, quelque part, et me désole. J’aurais aimé partir sur une relation amicale, il est clair que ça ne sera jamais le cas. Ce gars se fout de moi, il ne s’intéresse qu’à mon corps et se passe de toute la politesse (si j’ose dire) que l’on est en droit d’attendre d’un homme. Je ne suis pas un jouet sexuel et même si apparemment, je suis une partenaire très agréable, je pense que quand je dis non, c’est suffisamment clair pour ne pas insister. Après tout, si j’ai envie de le retrouver, je sais très bien où aller, j’ai son nom, son adresse, son numéro de téléphone, son MSN… Non, vraiment, cette insistance me dépasse. Au fond, je suppose que je ne peux m’en prendre qu’à moi-même : il m’a eue (trop) facilement au départ, il ne doit pas comprendre pourquoi il n’en est plus de même aujourd’hui.
 
Ceci étant, cette petite (més)aventure ne m’est pas inutile, je me rends compte à quel point je suis résolue dans mes choix de privilégier la complicité et la tendresse à du sexe pur et dur. Comme Benoît, il finira bien par comprendre que je ne serai plus sa partenaire de brouette, même pas une camarade puisque ça ne l’intéresse pas. Au fond, je ne le regrette pas, cette insistance m’a profondément gonflée et je ne vois pas ce que je pourrais dire à ce garçon, finalement. Puisqu’il ne comprend pas le non, il comprendra peut-être mon silence et mon absence.

Questions à choix multiples

Par Anne
L’amour conjugué…
 
Au passé:
Nous étions deux filles en concurrence pour le même mec. Il hésitait entre nous deux. Il la choisit elle et pas moi. Quel goujat!
 
Le présent:
Elle le quitte, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec moi. (dommage) Et le voilà qu’Il me rappelle. Il me dit qu’il s’est fait jeté, qu’il a fait le mauvais choix entre les deux, il m’invite autour d’un verre et il me fait comprendre que je lui plais. A ce moment là, que vous dîtes-vous ?  Je me suis dit:
– Quel goujat!
-Je m’en fous et c’est bien fait pour sa gueule. (hum… mais quelle belle gueule)
-Ah, ben si elle l’a jeté, c’est un loser, j’ai rien perdu finalement.
– Maintenant qu’Il est libre, je lui saute dessus.
-Non, zut, crotte, flûte, je suis fière et je ne suis pas un second choix, s’il revient vers mois je l’envoie balader.
-Mais comment peut-il passer d’une fille à une autre aussi vite?
-Je réfléchis à une vitesse phénoménale, je ne suis pas si blonde que ça.
-Et si je sors avec lui et qu’il passe de moi à une autre fille aussi vite?
-J’aimerais l’envoyer chier mais il m’attire toujours autant bordel, je me sens vraiment pitoyable de savoir que je suis prête à m’asseoir aussi facilement sur ma fierté pour un mec qui ne m’a pas choisie en premier.
-Merde, je n’ai pas envie de l’envoyer paître, s’il insiste je craque…
 
Comportements sociaux
 
Le conditionnel:
Vous avez la possibilité de connaître d’avance l’issue de votre histoire d’amour, peu importe comment, vous êtes médium, Dieu vous a parlé, vous habitez dans un manoir, vous avez deux soeurs sorcières et vous avez des prémonitions…. L’histoire est belle au début mais la fin est tragique, VOUS finirez par le quitter, vous lanceriez-vous dans cette aventure?
C’est reparti pour une avalanche de questions, je prends un efferalgan.
 
Si oui, pourquoi?
a) parce que la personne concernée vous plaît beaucoup malgré tout au moment présent (instinct animal)
b) pour profiter des bons moments du début, tant pis si vous souffrez ensuite. (carpe diem)
c) pour essayer de savoir ce qui ne colle pas et de changer la fin de l’histoire. (louable)
d) pour passer le temps en attendant une autre occas’. (honteux)
e) Autres:
 
Si non, pourquoi?
a) pour éviter de le faire souffrir et de souffrir aussi. (trouille)
b) pour éviter de perdre du temps dans une relation vouée à l’échec. (aigri)
c) pour ne pas passer, entre temps, à côté de l’homme de votre vie. (supposition)
d) pour éviter de réfléchir à ce qui peut faire échouer la relation (lâche)
e) Autres:
Vous êtes passionné et un peu SM, vous aimez l’exotisme et le danger, cette aventure est faites pour vous … Dernière démarque sur les coeurs torturés … J’attends vos suggestions.

Pékin Express

Lecteur, tu me connais, tu sais que je n’aime pas la téléréalité. Lecteur, tu le sais, je suis vilainement critique et, au fond, je crois que tu m’aimes comme ça. Mais pour une fois, aujourd’hui, je vais être toute douce et toute mesurée. Ce doit être le printemps qui arrive, je suppose !
 
Pendant les vacances de Noël, je suis chez mes parents, ce qui veut dire que j’ai un journal télé à disposition (ce qui n’est pas du tout le cas à Paris). En feuilletant, je regarde un peu les nouveautés de 2006 et je vois une émission sur la 6, « Pékin Express ». Comme une conne, j’imagine un documentaire genre « des trains pas comme les autres », mes yeux brillent en imaginant des émissions sur la Russie, l’Asie centrale et la Chine (oui, moi, partout où je ne vis pas, ça me fait rêver). Bon, raté, le résumé explique qu’il s’agit d’une nouvelle émission de télé réalité : plusieurs équipes doivent faire un Paris-Pékin avec un euro par jour. Ok, je catalogue ça dans la rubrique : « émissions à la con » et j’oublie.
 
Un dimanche après-midi. Je m’emmerde et j’ai plus la freebox. J’essaie de voir ce qu’il y a à la télé. Sur la Une, « sept à huit », dit aussi « on fait du voyeurisme malsain en appelant ça du journalisme ». Sur la deux, Drucker : ayant moins de 73 ans, y a pas moyen. Sur la 3, les infos, non, pas envie. Sur la 4, les dessins animés, sur la 5, des infos, sur la 6, Pékin Express. Bon, ben tiens, je vais regarder, je vais pouvoir cracher mon fiel dessus. Et voilà comment, comme une conne, je me suis faite attraper comme un papillon dans une toile d’araignée.
 
En gros, à chaque émission, il y a deux étapes : une intermédiaire avec une épreuve d’immunité qui permet à une équipe de ne pas être éliminée quoi qu’il arrive sur le parcours du jour, l’autre qui est l’arrivée : le dernier duo arrivé est donc éliminé. Les équipes marchent en duo : amis, frères, parents, enfants, couples… Bon, bref, chacun a sa petite histoire, peu importe. Forcément, au début, je ne comprends pas trop qui est qui, j’ai un peu de mal à identifier les candidats et je soupire : ouais, c’est Koh Lanta en Russie, quoi. Mais finalement, je trouve certains candidats attachants et je suis plus ou moins le jeu (oui, enfin, si je rate un épisode, j’en meurs pas non plus). Et voilà qu’à chaque cérémonie de fin d’épreuve, quand on sait quelle équipe va être éliminée, j’ai peur pour mes chouchous ! Qui sont-ils ? Y a d’abord Nancy et Nicolas, un couple tout mignon, tout sympa, qui ne fait pas de vagues. Puis y a Nina et Daisy, surtout Daisy d’ailleurs : cette fille a une bouille fantastique, le genre de fille dont on a spontanément envie d’être amie. A un moment, les deux filles trouvent un chaton trop mignon qu’elles adoptent pour la nuit, elles l’abandonnent à une étape et elles sont au bord des larmes. En même temps, je pense qu’elles ont signé l’arrêt de mort du chaton en le prenant à sa mère et en l’abandonnant là mais je les ai trouvées toutes touchantes. Après, j’aime bien Fathi et Medhi, surtout ce dernier que je trouve bien miam miam (à moins que je me plante dans les prénoms…). Sinon, les autres, j’ai du mal à les identifier, sauf le couple extra bourge de St Trop que tout le monde semble détester. Faut dire que le mec, il a vraiment une gueule à conduire une décapotable sur le port et de jouer le mafieux dans Sous le Soleil. En même temps, j’ai l’impression qu’ils sont tous un peu mafieux dans Sous le Soleil…
 
Dimanche, Nicolas et Nancy ont failli être éliminée et comme une conne, j’ai eu peur pour eux, j’ai été soulagée de voir que c’était un couple plus âgé qui était éliminé. Bon, voilà, je suis officiellement cette émission et je suis à fond pour mes chouchous.
 
Bon, évidemment, c’est de la télé réalité, on insiste (trop) sur les bisbilles entre candidat, genre le jeune Corse qui s’engueule avec les Tropéziens, les larmes des candidats épuisés, ça, ça me gonfle un peu. Mais mon principal regret, c’est qu’on ne voit pas les paysages. Ah, ça, la cabane qui pue où deux candidats vont passer la nuit, je pourrais la reconnaître sans problème si je venais à passer par là mais pour le reste… Bon, lecteur, tu me répondras à raison que si je veux voir les paysages de l’Asie Centrale, je n’ai qu’à regarder un Racines et des Ailes sur le sujet mais quand même. Histoire de donner un ton un peu culturel à tout ça, le présentateur, Stéphane Rotenberg (je ne suis absolument pas sûre de l’orthographe), nous fait un petit speech sur les villes étapes avec quelques images à l’appui mais ça laisse sur sa faim.
 
Juste un petit mot sur notre ami Stéphane. Quelque part, c’est un présentateur que j’adore parce qu’on a l’impression qu’il prend tout au second degré. Par exemple, à une époque, il présentait « Normal, Paranormal », une émission hilarante et on sentait que ça le faisait marrer, tout ça, qu’il ne prenait rien au sérieux. Pareil pour le Bachelor. La première année, j’imagine les Bachelorettes : « oh, il est beau, le Bachelor ! » « Non, ça, c’est le présentateur, le Bachelor, c’est celui qui a un grand nez et des grandes oreilles, là ! ». J’adore quand on le voit parler avec le Bachelor, tout sourire : « Alors, Karl, vous avez pris votre décision pour la cérémonie de la rose ? » mais on a l’impression qu’il pense : « de toute façon, tu les as toutes sautées, fais pas ton amoureux ! ». Bref, je sais pas s’il est second degré ou simplement niais mais il me fait rire, moi.
 
Mais revenons à Pékin Express. Donc on a droit à quelques images cartes postales de temps en temps mais mine de rien, moi, je suis super frustrée quand la caméra filme un candidat qui dit : « Regarde comme c’est beau ! » et que cette conne reste sur le candidat au lieu de nous montrer ce qui est censé être beau !
 
Mais je crois que la magie de cette émission, c’est que c’est bien la seule que j’aimerais faire. Leur aventure me fait rêver. Ok, ils en chient et j’en suis tout à fait consciente mais ils se baladent dans des paysages magnifiques, font de très belles rencontres humaines et tout… Moi, tous les jours, je me balade dans ma banlieue bétonnée et je ne rencontre que les caissières du Franprix. Ok, c’est une aventure de tous les jours d’éviter mes provisions qu’elles me balancent dans la gueule pour aller plus vite mais ça manque cruellement d’exotisme. Mais imaginez ce que vivent les candidats, tous ces souvenirs inoubliables qu’ils engrangent… Oui, ça, j’aimerais être à leur place, voir ce qu’ils voient, parler à tous ces gens qu’ils rencontrent… Dans l’émission de dimanche, y avait une vieille Russe « il me reste trois dents » qui invitent deux candidats à dormir chez elle et elle fait à l’un d’entre eux en rigolant : « tu me donnerais pas un coup de rein ? ». Ben, moi, cette vieille, je ne la rencontrerai jamais. Sans doute que je rencontrerai aussi des gens hauts en couleur dans ma vie (ce fut déjà le cas) mais elle, elle me plaisait bien. Surtout qu’on comprenait rien à ce qu’elle disait, on a eu droit à un merveilleux sous-titre quand elle parlait : « ????????? ». Véridique. On me répondra, à juste titre, qu’il y a des personnalités tout aussi atypiques à côté de chez moi, c’est tout à fait vrai. Mais bon, elle me plaisait bien la vieille Russe qui dit des trucs que personne ne comprend.
 
Pour la première fois, je pense que la téléréalité a réellement apporté quelque chose aux candidats qui l’ont faite. Evidemment, j’aurais aimé voir ce qu’ils voient mais pour une fois que la téléréalité apporte quelque chose à quelqu’un (autre que de l’argent), on va pas cracher dans la soupe non plus.

La sitcom de Killian

Les Feux de l’Amour, Gloire et Beauté c’est très surfait par rapports
aux aventures ordinaires de nos chères vies… Petit exemple ? Soit.
 
Killian organisait joyeusement une soirée. Y serait un de ses
meilleurs amis, en tout cas le confident du moment. Y serait également
une des meilleures amies de Killian, confidente parcelaire du moment.
Y serait aussi la fille que Killian convoitait depuis une dizaine de
mois.
 
Etait au courant le confident, la confidente non (celle ci étant à
ranger dans la catégorie coincée moralisatrice). Confident même
extremement au courant et ayant déja vu la demoiselle ciblée quelques
fois, 2 pour être exact et explicite… Killian n’osant parlé avait
prévu une soirée avec la donzelle une semaine plus tard pour expliquer
son cas, et avait mis au courant l’ami présumé.
 
Celui ci dragouille et parviens à son but, la demoiselle légerement
beurré, Killian dépité, devant un huluberlu brésilien chantant dans un
petit concert de rue en l’honneur de cette délicieuse année du brésil.
Tout le monde se rend bien compte du dépit du Killian qui s’éclipse et
retourne au lieu de la soirée.
 
Celle ci se poursuit. Killian s’éclipse pendant que le pédant
pseudo-ami fait boire la donzelle tant enviée. Il s’éclipse avec la
meilleure ami un peu saoule également. Dépité, commence au bord de la
Seine un petit jeu qui finit dans une chambre. Les autres présents
rapporteront à Killian le lendemain qu’une fois la donzelle bien
bourée, il tenta de l’emmener dans la deuxieme chambre individuelle de
la maison, malheuresement déja occupé par une connaissance ivre morte,
aiguillé par un tiers ami à Killian.
 
En guise d’épilogue, la donzelle largua l’ami au bout de 10 jours puis
signifia son mépris à Killian, tandis que la douce amie ne se montra
douce à nouveau que 15 jours après, et ce pour la dernière fois : la
morale réprouvait le comportement sale et malsain de Killian.