Et toi, c’est quoi ton Klout ?

La semaine dernière, on a un peu rigolé sur Twitter suite à une annonce de Quechua pour un stage (faut que je vous parle des stagiaires, je l’ai déjà dit) qui listait pas mal de caractéristiques nécessaires pour intégrer ce stage dont… Un klout de 35. Ahahah !

Alors pour les chanceux qui ne connaissent pas le klout, je vous définis ça en 30 secondes : c’est votre score d’influence sur les réseaux sociaux. En gros. C’est basé sur la taille de votre communauté, votre activité, les réactions que vous suscitez (like, comment, mention, RT, share). En gros : plus ton klout est élevé, plus t’es influent.

Sauf que. En tant que salariée du digital, je peux vous le garantir : la notion d’influence est la plus merdique du monde. Du moins sur la blogosphère et ses satellites (les réseaux sociaux). Je veux dire comment mesurer l’influence d’un écrit quel qu’il soit sans finalement interroger le lecteur ? Ben on va utiliser le quantitatif, hein. Nombre de lecteurs (souvent du déclaratif et autant vous dire que le nombre de lecteurs annoncé, c’est comme la taille de la bite, c’est toujours en dessous). En fait, quand tu travailles dans le milieu et que tu traques certains billets sponsorisés, tu te rends compte à quel point « l’influence » est un flanc et que certains blogueurs incontournables le sont par le réseau et certainement pas leur nombre de lecteurs… En gros, on s’invite aux soirées de marque des uns et des autres. Grosse blague donc.

Et puis les chiffres, moi, ça m’interpelle et pas forcément dans le bon sens. Pour être blogueuse et travailleuse, j’ai note que mon nombre de lecteurs quotidiens est inversement proportionnel au temps que j’y accorde. En gros : plus je bosse, plus je tue mon imposant lectorat. Oui bon ça et aussi le fait que je vous détaille plus ma vie sexuelle, je suppose. Forcément : si je parviens encore à tenir un rythme qui force l’admiration (je me la raconte pas du tout), je ne réponds quasi plus aux comms et surtout je ne commente plus les blogs voisins. Perte de visibilité donc. Et que dire de mon klout sur Twitter ? Oui, c’est vrai que je ne suis pas une top influenceuse, il n’est que de 51 (oh ? Il était de 38 l’autre jour il me semble… Peu importe). Faut dire que je ne suis pas précisément payée à twitter. Si on considère que j’ai posté environ 17 000 tweets en 5 ans (oui, je fus pionnière), ça me fait une moyenne de 0,93 tweets par jour… Mmmm… Plus concrètement, je dois en poster 5 ou 10 par jour (hors discussions) dont le relais de mes articles ici et sur week-end sac à dos. Du coup, un mec qui a un klout de malade, il passerait pas un peu sa vie sur les réseaux sociaux ? Pas vraiment l’employé rêvé !

De plus, je considère que mon compte twitter n’est pas une vitrine professionnelle, je suis pas obligée de le donner à mon employeur. Bon, mon blog étant sur mon CV, c’est pas compliqué de le retrouver mais bon… Ce serait limite comme me demander mon relevé de téléphone… Y a rien de secret mais j’ai pas envie…

Enfin, est-on un mauvais CM si on n’est pas influent ? Plusieurs de mes collègues ont des comptes twitter qui servent plus d’outil de veille que d’outil de prise de parole. Ils n’ont que peu de followers mais savent utiliser l’outil. De la même façon, je n’utilise pas mon compte Pinterest. J’en ai un, hein, mais je ne m’en sers pas. Serais-je infoutue d’en user pour une de mes marques ? Non, je ne pense pas. Après tout, j’ai un four, je m’en sers une fois tous les trois mois, c’est pas pour autant que je suis infoutue de l’allumer pour faire un gâteau ou ce que vous voulez. Et puis, il me suffit de lire les blogs marketing pour connaître les best practises du genre.

Bref, si Quechua a voulu montrer que ahah, viens pas nous raconter des cracks pour choper un stage chez nous (…), on n’est pas des lapinots, nous ! Tellement qu’ils ont mis 24h à répondre, laissant le bad buzz (relatif) faire marrer les twitterers. Moralité : c’est pas d’un stagiaire qu’il faut vous faut mais un vrai CM.

Géolocalise ta mère

C’est angoissant. Aujourd’hui, tous mes réseaux sociaux veulent savoir d’où je prends la parole. Un statut sur Facebook ? Un statut Twitter ? Une photo instagram ? Toutes me proposent gentiment de me geolocaliser. Mais non, dégage !

En 2009, tout le monde s’est emballé sur le fliquant (et flippant) Foursquare pour partager avec le monde leur localisation. En ouvrant mon Twitter, je savais précisément où se trouvaient certaines personnes. Foursquare à ceci d’intéressant qu’il en dit assez long sur les localisations partagées genre « hé, je suis dans le dernier bar hipster à la mode mais je vous en informe négligemment parce que c’est tellement mon quotidien quoi… Et puis avec de la chance, je vais finir mayor of the place, le swag ! Ça permet aussi de raconter de belles histoires, de se foursquariser dans de lointaines villes alors qu’on soigne sa bouée ventrale sur le canapé…

Et justement, des fois, la géo localisation est diablement trop efficace :

(capture d’écran chopée sur très bon zéros sociaux)

Moi, j’aime pas, je me sens traquée. Tu me diras que quand je poste une photo du Sacré Cœur, on peut se douter que je suis à Paris. Oui mais j’ai pas envie de me sentir traquée, de tenir un bulletin précis de mes déplacements. Il y a une part de parano explicable par le fait que j’ai été harcelée pendant un an et demi sur ce blog par un déséquilibré et qu’un autre s’est amusé à me faire des menaces de mort. Oui, il trouvait très amusant de poster ma photo sur une pierre tombale… Et l’enquête démontra que ce n’était pas la même personne. Sans parler du troll qui m’insulte avec haine et violence depuis 4 ans… Vous comprendrez que je me protège un peu… D’ailleurs, quand je poste une photo de Paris, elle a été prise bien 2h avant…

Et puis, laissez moi ne pas ouvrir complètement la porte. Je n’ai jamais bien saisi l’intérêt d’informer sa communauté des lieux où nous sommes. Est-ce que ça intéresse quelqu’un de savoir que j’ai quitté mon bureau à 19h34 ? Que j’étais à ma salle de sport à 20h17 ? Que j’étais enfin chez moi à 23h02 ? À part éventuellement un petit ami jaloux et encore, j’ai expliqué ci dessus qu’on pouvait tricher avec foursquare. Et si je postais un statut FB à ce moment là me géolocalisant ailleurs ? Oups boulette !

Quand j’ai eu mon premier mobile à 19 ans, j’ai haï cet objet que je voyais comme un fil à la patte. Aujourd’hui, tous mes réseaux sociaux me proposent joyeusement de localiser toutes mes productions. C’est plus un fil, c’est carrément un bracelet électronique ! Je dis non. Quand mon iPhone me dit que ce serait ultra top que j’active la géolocalisation, je lui dis d’aller se faire voir. Y a juste des moments où j’ai envie de me déplacer sans que mes communautés soient au courant de mes moindres déplacements. D’abord parce que, soyons honnêtes, ça n’a vraiment aucun intérêt mais surtout que j’ai pas envie qu’on sache où je suis en permanence. Avoir l’illusoire sensation qu’il suffit de couper l’option géolocalisation pour gagner une once de liberté. Non parce que donner ma localisation dès que j’agis sur les réseaux sociaux, ça me donne limite l’impression de pointer…

Le débat n’existe pas

Le saviez-vous ? Ce week-end, on vote pour élire notre futur President, youpi ! Qui dit élections dit débat. Enfin, « débat » ne me parait pas le mot puisque quels que soient les protagonistes de la discussion, ce ne sont que chicaneries, chacun restant sur ses positions. Et c’est assez normal.

Diner au McDo avec Anna après le navrant Young Adult, on commence à discuter un peu politique. Après lui avoir exposé ma théorie de « 2014-2015, virage du siècle, un grand soir se prépare », on parle de prochain élections à base de « quel que soit le candidat élu, rien ne changera fondamentalement », elle me répond « moi, j’aime pas parler politique, ça sert à rien… (d’en parler, s’entend) et je suis assez d’accord. Anna et moi ne sommes pas du même bord (oui, de mon trio de plongeuse, je suis la seule de gauche d’où sans doute le manque relatif de discussions à ce sujet. Hormis mes théories mais les théories, c’est comme les métaphores, je peux pas m’en passer). Nous avons chacune une opinion politique née de nos expériences de vie, de notre éducation, des milieux fréquentés. Jeune, j’étais dans une fac très (très) à gauche, certain choses me paraissent plus essentielles que d’autres (l’éducation est notre avenir par exemple), mes valeurs sont de gauche, c’est comme ça. Je ne connais pas le parcours d’Anna en matière de réflexion politique mais ce n’est pas parce que nous ne sommes pas du même bord que son opinion a moins de valeur que la mienne. Surtout qu’elle n’est pas Sarkozyste (ça, ça l’aurait éliminée de mon cercle d’amis d’office !) et est plus proche du çentre que de la droite-droite… Bref.

Nous avons donc chacune notre opinion. Tout comme la plupart des individus. Certains ont une opinion molle due à un manque de réflexion ou d’intérêt pour la chose politique et adoptera l’avis de celui qui çrie le plus fort pour avoir la paix (mais crier n’a jamais donné raison). Mais si on prend 2 individus lambda avec un avis solides, construit au fil des années, l’un de droite, l’autre de gauche, il est inutile d’espérer un débat constructif. Au mieux sera-t-il cordial mais en conclusion, chacun restera sur ses positions. On pourra avoir quelques concessions de ci de là, des consensus mous mais jamais ô grand jamais une totale conversion de l’une des parties. Dommage, çe serait drôle dans un débat tele, un candidat ou un politique qui fait unt totale volte face « Mais vous avez raison Mme Berthier. J’étais dans l’erreur depuis 30 ans, vous m’avez ouvert les yeux ! Demain, je rends la carte de mon parti et je viens m’encarter chez vous.  » Ce serait tellement génial. Malheureusement, les conversions sont souvent plus opportunistes qu’idéologiques (coucou Eric B.!).

Non, ça ne se passe pas comme ça et j’ai envie de dire « heureusement ! ». Non mais imaginez un peu le drame : vous avez une opinion construite depuis 30 ans et il suffit d’un débat pour tout détruire. Désespoir total ! Attention, je ne dis pas qu’il faille être buté, l’opinion la plus construite du monde souffre toujours de failles, d’approximation et je pense que quel que soit notre bord, y a toujours un truc qui peut nous plaire en face (mais si allez !). Il ne faut pas être stupidement buté, il faut aussi écouter l’autre et même si on n’est pas convaincu par son système de pensée, ça ne fera de mal à personne de chercher à le comprendre (car comprendre n’est pas cautionner). Le problème, c’est que l’opinion est quelque chose de profond, limite de viscéral, le débat posé est rarement possible. Déjà à mon niveau, quand je lis certains tweets de droite, j’ai envie de tâcler les personnes, surtout celle qui pensent qu‘attaquer Hollande sur sa coiffure ou sa perte de poids est un argument. Ou ceux qui pensent que Poutou est forcement stupide car ouvrier et qu’il ne connait pas la vraie vie. La vraie vie de qui, de quoi ? Mystère. Mais je ne dis rien car je ne vois juste pas l’intérêt, il n’y aura pas de débat, on en restera à des « j’ai raison, t’as tort » – « non, toi d’abord ! » pour finir dans le pire des cas aux insultes. Bof.

Les politiques, eux, c’est pire : admettre que l’adversaire a raison à la télé, c’est lui refiler un paquet de voix et en perdre pas mal vers d’autres candidats, plus solides. Non, mais c’est vrai, imaginez que vous hésitiez entre Sarko et Hollande et que l’un des deux admette que l’autre a raison, vous vous dites « ah ben même son adversaire reconnait qu’il est dans le vrai, je vote pour lui ! ». Naufrage.

Mais bon, le débat politique, ça divertit, on renoue avec la bonne vieille tradition des tribuns et ça permet de constater qui est de droite (Sarko a mis une fessée à Fabius) et qui est de gauche (Fabius a mis la fessée à Sarko) sur vos réseaux sociaux et sourire quand chacun se reproche son manque d’objectivité.

Tuons la téléréalité

Depuis plus d’un an maintenant, j’ai une sale manie : je compulse les réseaux sociaux pendant mes trajets en métro au lieu de lire. Triste habitude qui m’empêche de nourrir mon esprit mais exaspère mon désespoir envers l’humain social et sa propension moutonnière. Comme par exemple sa volonté à live tweeter la moindre émission racoleuse de télé réalité ou associée (genre émissions de reportages merdiques où l’on fait croire aux gens qu’on leur donne la parole alors qu’on veut juste se moquer d’eux). Et là, je dis “mais éteignez votre télé bordel ! ».

Petite parenthèse sémantique pour que le reste de l’article soit clair pour ceux qui n’utilisent pas Twitter : en gros, ce sont des gens qui commentent en direct une émission de télé. Or si tu reprends mon paragraphe précédent, je consulte surtout Twitter dans les transports donc quand tu te retrouves à un tweet genre “Oh quelle pute la blonde #emissiondemerde”, tu comprends pas trop de quoi il s’agit et quel est l’intérêt de la déclaration, mais voilà, tu sais que quelque part dans le poste de télé, y a une blonde qui est assimilée à une pute. Mais sutout, tu découvres un phénomène pervers : la téléréalité et consort sont regardés par des kikoolol mais aussi par des amis que tu pensais intelligents et cultivés mais qui ont envie de leur dose de lol et de cracher sur le prolo inculte qui rêve de ses 5 mn de gloire.

J’ai moi même regardé ces émissions. Essentiellement Secret Story 3 (les autres ne m’ont pas accrochée), le Bachelor 3 (parce que j’aime l’histoire de cet homme qui dit je t’aime en toute sincérité toutes les 2 minutes et ce dès le premier rencard et passe pour un prince. Alors qu’un mec qui fait pareil hors caméra passe sutout pour un connard), Pékin Express 1, un peu l’Ile de la tentation (saison 4, 5 ou 6, j’en sais fichtre rien). Et je me suis moquée de leur français plus qu’approximatif et de leur bêtise profondément incrustée. J’ai tenté quelques Confessions intimes mais j’ai un peu de mal, ça me rend terriblement mal à l’aise. Quand aux On a échangé nos mamans et Super Nanny, j’en avais parlé tantôt.

Pourtant, même si on en rit au premier abord, ça finit par créer un malaise. D’abord parce que ces gens qui passent à la télé n’ont pas toujours conscience du traquenard dans lequel ils se sont fourrés. Ils pensent pouvoir trouver une solution à leurs problèmes, faire parler de leurs particularités, de leur passion ou devenir enfin des stars. Touchant sauf que la télé saloparde se fout des bons sentiments, on n’est pas chez les Enfoirés ici. Le montage pervertit les images, ne ressort que les “perles” des brèves participants. Si tu prends Secret Story par exemple, faut pas se leurrer, on prendra toujours le moment où Sandy dit une énormité de type “oh bah je m’a trompée hihihi!” mais si elle se mettait à parler physique quantique (on ne sait jamais), jamais vous n’auriez accès à cette scène. Les abrutis parlent aux abrutis ou aux snobs imbus se moquant de ces losers en quête de leur 15 minutes de gloire. Et ça finit par me faire de la peine, tous ces jeunes paumés prêts à montrer leurs fesses H24 pour “devenir des stars”, seul avenir un peu clinquant qui leur est promis. Mais au bout de 2 mois, tout le monde les aura oublié.

Et c’est là que je dis stop, faut arrêter de nourrir le système. On ne peut pas s’indigner du racolage de ces émissions et les raconter limite minute par minute sur un réseau social, accroissant le succès de la dite émission. Ca fait 10 ans qu’on se moque des débilos exhibos qui parlent pas français, ça va aller maintenant. Si vous voulez de la merdophagie, regardez des séries télé, y en a plein de pourries (je vous en parle suffisamment souvent). Au moins, les acteurs et scénaristes sont payés et non pas exploités avec une vague promesse de célébrité. Et après, on se retrouve avec une ancienne “star” de la téléréalité dépressive qui s’enchaîne les tentatives de suicide.

Alors, on arrête ?

Liste de la fille qui est officiellement guérie

« Votre genou est guéri, vous n’avez plus aucune contre-indication, vous pouvez reprendre une activité normale”. Yeaaaaaaaaah !! Une bonne conclusion à deux semaines survoltées, je suis épuisée, je veux dormiiiiiiiir. D’ailleurs l’activité du blog s’en est fortement ressentie.

– Vous aussi, vous avez entamé votre hibernation ?


– Petit jeu statistique : mon voisin de bureau de droite est malade. Mon voisin de bureau de gauche est malade. J’ai passé la nuit avec un mec malade (qui n’est aucun de mes voisins de bureau). A votre avis, j’ai combien de chance de pas choper la crève ?

– Entendu pour de vrai “Hé, t’as vu Afro Samouraï resurection ?”. Je trouve que l’idée même d’avoir créé un truc comme est violente alors penser qu’il y en a eu au moins deux…

– “Ah mais en fait; vous êtes hyperlaxe”. Oui, monsieur le chirurgien, c’est possible, je sais pas ce que ça veut dire. Alors voilà, vendredi, j’ai appris que j’avais une très grande souplesse des articulations, ce qui faisait que j’étais naturellement douée pour la natation, la danse et la contorsion. Bon, pour la danse, j’ai aucune coordination et la contorsion, je me suis jamais lancée dedans. Mais je ne savais pas qu’il n’était pas normal de pouvoir quasi toucher son avant-bras avec son pouce juste en tordant le poignet. Du coup, le chirurgien m’a pliée dans tous les sens pour montrer à ma mère qui a dit “bééééééééééé ! Je vais vomir”. J’en prends pour 10 ans de psychanalyse…

– Dans la série “AAAAAH QUE LE MONDE EST PETIT!” (souvenez-vous, la chanson qui reste dans la tête), encore un fait incroyable. Semaine dernière, je vais dîner avec mes anciens collègues de chez Pubilon et retrouve entre autre Ethan que j’avais pas vu depuis une éternité et demie. Il me demande où je bosse, je lui révèle le nom de ma boîte et là “non mais attends, tu bosses rue Robespierre ?” Heu bé oui… “Ah mais attends, je suis au 17 !” Moi au 19. Bon ben du coup, on va se faire des déjs !

– Le problème quand tu cumules des nuits de 4 à 6h (avec une pointe à 7) pendant 10 jours, ben tu finis par avoir envie de pleurer tellement t’as sommeil.

– La semaine dernière, j’ai expérimenté un truc de dingue : un atterrissage parfait. Aéroport de Marseille, j’étais côté hublot (ouais!) donc je suivais l’atterrissage de près. On s’approche de la piste, on est juste au-dessus, je me recroqueville un peu en attendant le choc et là… Le pilote ouvre les volets des ailes. On avait atterri, je n’ai absolument rien senti. Au retour, ce fut bien plus brutal.

– Leçon de vie sur Twitter hier, il paraît qu’un homme qui vous dit que vous êtes jolie, c’est une agression, un antiféminisme total et que je suis la reine des connes de ne pas voir le mal, que j’ai, je cite “si peu réfléchi à la place d’une femme dans une société d’hommes”. C’est un peu là que j’ai eu envie de m’injecter de la testostérone tellement j’ai eu mal à mes ovaires. Ceci étant, si quelqu’un comprend cette indignation, qu’il parle. Enfin, apparemment, qu’un homme me parle de mon physique, c’est avilissant (parce que nous, les femmes, ne regardons que la beauté intérieure, bien entendu)

– Mercredi soirée haïtienne très sympa au centre de Wallonie rue Quincampoix. C’est jusqu’à ce soir, je vous conseille. Y a trois volets : une expo photo sur Haïti, un spectacle de danse et un concert. Le spectacle de danse est très bon, je vous le conseille chaleureusement.

– Ma mère a laissé les robes de mariée de ma soeur dans ma chambre. Non, elle ne m’envoie pas de message. Mais oui, j’ai terriblement envie de les essayer… Comme ça, hop, je résous le fantasme de porter la belle robe blanche et j’ai encore une raison de moins de me marier.

– J’ai envie de faire du kayak, quelqu’un en fait ici ? (en petite couronne parisienne, ça m’arrangerait bien).

– Ne critiquez jamais flash sur Twitter, vous allez vous faire insulter par des développeurs flash. Par contre la SNCF, vous pouvez, les contrôleurs ne sont pas branchés réseaux sociaux apparemment.

– Rester professionnelle en toutes circonstances, voilà qui n’est pas aisé. Du genre lundi, j’ai rendez-vous avec mon big client, une marque de luxe. Je vais aux toilettes (que ma vie est passionnante) et là, le drame. En fait, j’avais mis mon pantalon sans bouton et pour pas que la braguette glisse, faut la remonter d’un coup sec. Evidemment, le chariot m’est resté dans les mains, a plus braguette ! Remercions cependant le ciel de m’avoir donné la bonne idée de porter une tunique ce jour là. Néanmoins, je me suis pas sentie hyper à l’aise jusqu’à ce que je rentre.

– A l’aéroport, on a fouillé mon sac aux portiques à l’aller et au retour… Je crois que j’ai une gueule de terroriste.

– Dans mon boulot, je dois parfois faire preuve de polyvalence. Alors quand j’ai réussi à monter un onglet facebook via la plateforme d’un de nos prestataires en mettant un css nickel, j’étais super fière de moi. Bon ok, j’ai un peu appelé un développeur à l’aide mais à la fin, je lisais le css comme un roman de Guillaume Musso, facilement mais sans plaisir aucun. Surtout que les onglets en question, ils étaient en italien, espagnol et allemand. Va mélanger du css, du html et une langue que tu maîtrises pas, toi.

– Pour finir, mon nouveau fantasme masculin (la beauté intérieure, tout ça) (cette bouche, mmmm, cette bouche) (c’est celui que j’ai mis en photo plus haut, Jon Kortajarena) :

Concentre-toi

Lecteur, je dois aujourd’hui t’avouer un de mes pires travers, un défaut qui m’agace et me rend souvent inefficace : ma concentration relative due à une forte propension à la serendipité et à la multi activité.

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Prenons un dimanche après-midi de ma convalescence par exemple. Début d’après-midi, lecture du Nouvel Obs, un dossier spécial sexe et politique, sujet on ne peut plus original qui avait fait l’objet d’un dossier spécial il y a moins de 2 mois dans le même magazine. En même temps, la télé était allumée sur le grand prix de Formule 1 sur lequel je jetais un œil en commentant (mais pas trop car mon père piquait du nez). Après retour sur l’ordinateur où j’ai 3 fenêtres ouvertes. Une pour le déménagement du blog, une pour mes mails et réseaux sociaux, la troisième pour le boulot. Et je passe de l’une à l’autre : recherche d’une photo pour un article, taggage et tri de tweets évoquant un de nos clients, réponse au mail d’Anaïs. Tiens, j’ai une idée d’article, écrivons le ! Résultat : dans la multitude, une tâche finit par se glisser dans l’angle mort de ma mémoire vive et soudain, quand je reviens sur l’onglet, je me rends compte que
ça fait 30 mn qu’une tâche n’a pas avancée. 

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On se retrouve ainsi avec le cas typique du mail entamé et oublié d’envoyer, la phrase arrêtée en plein milieu (va raccrocher les wagons après ça). De fait, je suis la cliente idéale pour la procrastination et la sérendipité. Quand je dois chercher des blogs pour une opération, il suffit que je découvre une photo ou une vidéo qui me plaît bien et je tombe dans une faille spatio-temporelle de 30 minutes. Et ça m’agace.

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Pourtant, je suis tout à fait capable d’être concentrée au point d’oublier mon environnement, d’entendre la musique sans l’écouter car je suis à fond dans ce que je fais, ne pas faire attention à l’heure. Typiquement, par moment, en fin de journée au boulot, je lève la tête et découvre que des gens sont partis, je leur ai même souhaité une bonne soirée sans m’en rendre compte… Ouhla, tout va bien… Je ne souffre pas d’hyperactivité dans le sens clinique du terme, je suis tout à fait capable de rédiger des dissertations sur 4 heures donc pourquoi je me disperse aussi facilement ? Ben parce que je suis trop sollicitée et trop spontanée. Une idée me traverse la tête, je la mets de suite en application. Genre je commence 4 articles en même temps, je vais de suite faire une recherche google parce que là, tout à coup, j’ai envie de voir combien va me coûter le week-end à Venise, un livre sur la pâte fimo, des cours de chant, le tarif
du centre nautique à côté du boulot… Et du coup, le mail où j’étais en train d’envoyer un doc pour le boulot va rester ouvert pendant 30 mn avant que je finisse de l’envoyer.

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C’est pas toujours forcément de ma faute. Je suis une grande impatiente. Je dois toujours tromper mon impatience donc typiquement, pendant que mon mail charge la pièce jointe, je vais faire autre chose. Et oublier mon mail. En voulant rentabiliser quelques secondes d’attente, je peux perdre 30 mn. Bravo !

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Alors j’essaie de m’organiser contre ça, me donner de petits objectifs : tant que j’ai pas fini ça, je ne fais rien d’autre. Si la tâche s’annonce fastidieuse, je la divise. Step by step (hou baby) comme on dit. Par exemple, moin histoire de taggage de tweet, c’est chiant. Donc je divise les tweets en tranches de 4h : je tague de 0 à 4h, une pausounette. De 4 à 8, une pausounette… Ben ça me permet d’avancer finalement plus vite et d’être plus attentive car on a vite fait de taguer de façon un peu trop automatique. 

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Bon, c’est pas tout ça mais j’ai encore 10 onglets d’ouverts, des powerpoints, des excels, des words… En fait, c’est pas de concentration dont j’ai besoin, c’est d’organisation !

Mon petit sitcom perso

Je vais vous révéler un secret : je suis une petite curieuse et Facebook est devenu mon dealer officiel de secrets à débusquer, de potins à ramasser… Facebook, c’est encore mieux que les Feux de l’amour, sauf que c’est avec des vrais gens.


Un matin, je me connecte à mon dealer et que vois-je ? Claire Verdier et Pascal Lemuel ont mis fin à leur relation. Bon, comme ce sont des gens que je ne connais pas personnellement (autant mon vrai facebook est très vip, autant celui de Nina, j’accepte toutes les demandes d’amis), j’avoue que je n’ai pas sorti un mouchoir pour écraser une larme. Mais là où la dramatisation se joue, c’est quand survient les commentaires. Les filles : « oh, c’est triste! », les garçons : « quoi encore ? » mais surtout, entre en action Pascal Lemuel : « ah, j’étais pas au courant. Quand on s’engueule, le premier réflexe, c’est d’aller sur facebook, vive les réseaux sociaux! ». Après quelques remarques narquoises de Pascal sur cette rupture, le lendemain, ils étaient à nouveau ensemble.

J’ai connu pire que Claire, une nana qui avait tout de la dramaqueen. Outre le fait qu’elle racontait absolument tout sur son statut (quoi que je trouve très dommage que personne ne me tienne informée de ses passages aux toilettes. Y a que moi qui y vais ou quoi ?), elle ne cessait de passer de célibataire à « en relation avec bidule » à la moindre contrariété. Le mieux, ce fut un jour où ça a donné en statut « mon mec est trop chou » puis « mon mec est un connard » à « Machine est listée comme
célibataire ». Puis à nouveau en couple une heure après. Et là, on a récemment eu droit à une nouvelle saison avec un autre mec. Un peu compliqué, je vous l’accorde.

Des fois, Facebook m’effraie un peu. Sur ma vraie fiche, je ne précise pas mon statut marital et si mon mec insistait vraiment pour que je mette « en relation avec », je ne mettrais cette information visible que pour ceux qui ont le droit d’être au courant, soit pas grand monde. Je ne pense pas que mes turpitudes amoureuses regardent mes collègues, par exemple, même si je les aime beaucoup pour certains. De la même façon, j’aime ceux qui ont un projet ultra secret dont il ne faut pas parler et qui écrivent tout ça sur leur statut. Par exemple, il y a quelques temps, Elle a fait une soirée blogueuse en shootant 7 d’entre elles jugées comme les grandes gagnantes de la blogosphère (lisez là pour les détails, je ne vais pas expliquer) et le shooting devait être secret. Une des 7 avait comme statut « part en shooting pour Elle », la même qui, quelque temps plus tôt, avait passé un entretien pour une radio et expliquant cela sur son blog disait qu’elle ne pouvait pas donner le nom de la radio. Et sur son statut Facebook : « en entretien chez Radio truc ». Cette personne a près de 600 amis, je crois.



Bref, tous les jours, j’ai de nouvelles histoires à me mettre sous la dent et certains en jouent. Un ami de la fac a mis comme photo de profil lui en train de tenir un bébé et quand il en a eu marre de recevoir des félicitations, il a précisé que le petiot n’était pas le sien, c’est marrant. Bref, même si je trouve que Facebook est quand même un truc génial
(je viens de retrouver ma corres italienne du lycée), je crois que parfois, la pudeur et la discrétion peuvent être un bon truc surtout quand notre vrai nom est associé à tout ça. Et larguer quelqu’un en modifiant son statut sur Facebook, franchement, c’est peut-être très web 2.0 mais en vrai, c’est surtout totalement ridicule.

De même, si quelqu’un ose un jour faire une déclaration d’amour en mettant un de ses contacts Facebook comme son petit ami, qu’il soit la risée de tous.