Mais qu’est-ce que tu caches ?

J’aime les articles de presse sur Facebook, ils me font rire. Le grand Satan bleu du web ne respecte pas notre intimité, il dévoile tout et même nos futurs (et actuels après tout)employeurs  savent tout de nous. C’est vrai. Mais si tu ne te confies pas au grand Satan bleu, il ne pourra rien répéter. Mathématique.

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Sauf que. Si je tape mon vrai nom sur Google, j’ai une belle existence numérique : mes profils viadeo et linkedin, de vieux articles publiés ça et là, des CV online, mon Facebook. Oh une homonyme du XIXe siècle ! Bref rien d’incriminant. Facile : je me détague de toutes les photos de soirée, je ne raconte rien de discutable sous mon vrai nom. Ni sous mon pseudo vu que mon blog est sur mon CV papier (mais pas virtuel, il y a trop d’esprits dérangés par ici). Osé ? Non calculé. Jouer la transparence pour ne craindre aucune recherche plus poussée. Et personne ne va lire mon blog de toute façon (enfin, pas mes supérieurs en tout cas).

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Parce qu’un profil plus protégé que Fort Knox, perso, ça m’interpelle : tu caches quoi ? J’ai choisi une autre tactique : tu peux voir ce que j’ai envie de te montrer. Sur mon profil Facebook, j’ai créé différents groupes plus ou moins privés et je choisis qui peut voir quel statut. Et de toute façon, les choses que je souhaite cacher, je ne vais certainement pas les poster sur Facebook…
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Parce qu’au fond, c’est ça qui me fait rire, les gens qui s’indignent que de futurs employeurs puissent les googliser. Mais personne ne te force à adhérer au groupe « si toi aussi, tu as déjà fait un coma éthylique » ou « je couche toujours avec la femme de mes chefs même si c’est un thon ». Les erreurs de jeunesse ? Déjà si un patron est assez retors pour se
taper plusieurs années de statuts Facebook, j’ai des doutes sur la pérennité de son entreprise, il en a du temps de libre dis donc… Et s’il n’a pas l’intelligence de comprendre que clamer sa joie d’être bourré le 13 juillet 2006 ne fera pas de vous un mauvais employé le 16 mars 2011, j’ai envie de dire que c’est pas tout à fait une perte non plus. Ceci étant, si vous postulez dans le community management et que vous avez votre profil FB ouvert aux 4 vents, ça va pas le faire. Non par son contenu mais par le fait que vous ne semblez pas maîtriser le B-A BA de Facebook. Et ça, ça pardonne pas.

La coloc de la vacuité : milieu d’étape

Pour les trois du fond qui ne suivraient pas, je vis depuis maintenant 15 jours avec Vicky. On va le faire version téléréalité. « Elles sont deux dans un studio de 30 m² avec un chat, 3 pc, un smartphone, 4 cartons. C’est la coloc de la vacuité ! ».


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Donc voilà, 15 jours, déjà. Quand nous avons commencé notre colocation, l’idée était la suivante : « Soit on devient totalement fusionnelles et insupportables, soit on ne se supportera plus ». Quel stress ! Bon, autant vous dire qu’au bout de 15 jours, on est plus dans le fusionnelles et insupportables que dans le on ne se supporte plus. D’ailleurs, cette semaine, les 3 jours où elle était à Londres, j’aurais dépéri si je n’avais pas organisé ma semi-semaine en conséquence avec des verres en bonne compagnie et un cours de plongée (maintenant, je sais enlever et remettre mon masque sous l’eau, installer ma bouteille sur le gilet mais je suis un peu vexée de rentrer dans un gilet S avec tous les nibards qui sont miens).

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Mais mercredi soir, que de retrouvailles émues ! Pourtant c’était mal barré : moi à la gare du nord à me cacher pour ne pas être la victime collatérale d’une bagarre à laquelle participait un chien surexcité, elle dans un train quelque part perdue dans la campagne calaisienne…  Alors que j’étais au relay pour acheter Closer (ben oui, je
suis égocentrique, j’achète les magazines dans lesquels je suis) et quelques autres titres que je ne citerai pas vu que je pige pas dedans (mais c’est pas dur, vous allez au rayon mensuels féminins et vous trouverez pas mal de titres désormais en ma possession), elle m’appelle « c’est la merde, je serai pas là avant 22h30, rentre à la maison.

– Oh ma chouuuuuuuuute !  Tu veux que je te fasse une bonne soupe ?

– Non, j’ai faim, commande une pizza ! »

23h15, la pizza est dans le micro-ondes et enfin, je la récupère, épuisée. Ma pauvre choute !

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Cette coloc nous rapproche encore d’un cran du genre « hé t’as vu mon nouveau soutif ? » avec démonstration à l’appui, la porte qu’on ne ferme plus quand on fait pipi (y a un drap qui sèche dessus), les eaux oxygénées et coton demak’up qu’on se partage, les « bon, attends, lundi soir, je dors pas chez toi comme ça, je te laisse un peu ton intimité. » « Roh mais te sens pas obligée » ou les « bon, dès que je récupère les clés, je pars camper dans mon nouveau chez moi » « oh mais tu peux revenir un
peu dormir ici, si tu veux… ». Ouais, on devient clairement et irrémédiablement fusionnelles.

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Donc à mi-parcours, je le dis haut et fort et pas juste parce qu’elle est derrière moi : je suis ravie du tour que prennent les choses. Mon appart ressemble
encore à quelque chose, notre linge barbote joyeusement dans la même machine à laver, on a acheté les mêmes baskets Puma. Je trouve le test pour notre amitié intéressant et le fait qu’au bout de 15 jours, il n’y eut pas l’ombre d’une tension m’apparaît comme un élément extrêmement positif alors que par ailleurs, nous avons toutes les deux des sources de tension qui pourraient nous rendre désagréables l’une avec l’autre. J’ai même spontanément proposé que nous
fassions du ménage à fond dans son nouveau chez elle (ok, je suis accro au serpillage des murs maintenant). Et pour fêter cette mi-parcours, nous nous sommes faits une petite st valentin aux petits oignons avec foie gras (elle en a mangé les ¾) et petite bouteille de Chardonnay (elle en a bu une gorgée, j’ai fini le reste. Je suis d’ailleurs un peu pétée). Si c’est pas de l’amour ça !

PS : A la question qui est qui dans le couple Emilie-Sabrina, Vicky vient de hurler « je suis la vierge! ». Donc moi, je suis la coiffeuse.

Re- PS : Par contre, Kenya ayant deux maîtresses qui la bichonnent, elle est sacrément merdeuse en ce moment

Baisse les yeux quand tu m’regardes!

Par Diane

Vingtenaires,  vingtenairettes,Aujourd’hui,  j’ai envie de partager une expérience avec vous. ( Là, étant donné les moultes sens et contresens que peut contenir ma phrase légèrement équivoque,  je vois certains d’entre vous qui pensent que je leur propose des trucs tendancieusement louches, ou qui se croient à une réunion des alcooliques anonymes. Que nenni petit lecteur, patiente donc un peu, j’y arrive). Voyez vous, j’ai obtenu mon petit diplôme de professeur l’été dernier, et de fait, j’ai le droit cette année certes à  une classe de mômes boutonneux aussi divertissants que désespérants, mais également à deux jours par semaine dans un établissement rien que pour nous les profs débutants, un établissement hors du temps et de l’espace qu’on appelle l’institut  de formation des maîtres (IUFM pour les intimes). Je vous passe les détails de ce qu’on y fait, mais entre autres nous avons eu une sorte de « cours » en gros sur le geste/la voix/le regard, parce que, être prof finalement se rapproche pas mal du boulot de comédien, parfois. Et lors de ce cours, un G.O IUFMiens nous a fait faire une sorte de…euhhh « exercice », ou en gros, et tout simplement, il fallait pendant 10 secondes environ fixer droit dans les yeux un petit camarade. Eh bien j’ai été aussi surprise qu’intéressée par à la fois la difficulté, et
surtout le côté si inhabituel de la chose.Déja, il y en a pas mal qui n’y arrivait tout simplement pas: qui détournent imperceptiblement toutes les deux secondes les yeux d’un côté ou d’un autre. Puis il y a ceux qui rigolent en même temps, histoire de tenter de détourner par leur rire ce regard étranger qui les fixe.

Bref, même en y parvenant, je trouve ça vraiment étrange la difficulté, l’effort que cela peut demander de simplement regarder quelqu’un dans les yeux pendant 10 secondes.Et puis, en y réfléchissant, quand on y pense, c’est vrai que la société où on évolue ne voit pas la chose d’un très bon oeil, sans faux jeu de mots. Essayer de fixer un inconnu dans le métro, même de la façon la plus neutre du monde, vous allez voir que au mieux il se détourne de votre regard, au pire vous vous prenez une baffe ou une insulte dans la gueule.  Et faites l’expérience, quand vous parlez avec quelqu’un en tête à tête, il (de même que nous tous) détourne le regard régulièrement, il « décroche » des yeux de l’autre.Et au delà de l’ultime cliché qui nous dit que les yeux sont le « miroir de l’âmeuuu », je me demande bien ce que ça dit d’une société, le fait qu’on ne puisse pas fixer 10 secondes une autre personne dans les yeux, voire même qu’on trouve ça insultant…

Parce qu’il y a des cultures où ça n’est pas du tout le cas, où c’est le contraire qui est offensant.Chez nous, il me semble que le regard, c’est quelque chose de complexe, certes: il y a le regard qui materne, celui qui vous envoie chier en un froncement de sourcil, celui qui vous aguiche (cf cette jolie phrase de Stendhal: « le regard est la grande arme de la coquetterie vertueuse. On peut tout dire avec un regard, et cependant on peut toujours nier un regard »‘) MAIS il me semble aussi que le regard (occidental en tous cas) est toujours furtif en ce qui concerne les yeux de l’autre.
Et d’après mon expérience, c’est en regardant avec attention une chose qu’elle devient intéressante. Alors pourquoi ne pas le faire avec l’Autre? Par pudeur de pénétrer un peu trop loin dans son intimité? Ou par peur, peut-être?

Bref je vous conseille de tenter l’expérience, c’est vraiment un contact très particulier aussi repoussant qu’attractif, et particulièrement fort, ne serait-ce que parce qu’on n’y est pas habitués. Essayez donc et racontez moi ce que ça vous a fait, ça m’intéresse. Vous verrez, c’est bien spécial.Et, je trouve, très agréable.

Le roi est mort, vive la thune

Saviez-vous que Michael Jackson est mort ? Et bien voilà, The King of pop est décédé à 50 ans, usé jusqu’à la corde. La célébrité est toujours beaucoup moins dorée en vrai que ce qu’on imagine, finalement. Bref, Michael est mort, c’est triste pour sa famille et en particulier pour ses gosses qui vont faire l’objet de moult disputes puisque leur mère biologique a déjà déclaré que Michael n’en était pas le père. Au secours !


Et là, on découvre que beaucoup ont tout compris au système. Parlons d’abord de cette agence de comm qui, à peine le corps refroidi, a organisé un Moonwalk géant à Paris. Qu’on ait envie de rendre hommage au King, à la limite, pourquoi pas, ce n’est pas du tout mon trip mais bon, ça ne tue personne. Mais qu’une agence de comm l’organise en son nom là, déjà, ça me dérange un peu plus. J’imagine tout à fait la réunion du vendredi matin : « oh merde, Michael Jackson est mort !

– Vite, organisons un happening ! Genre un moonwalk géant dans la rue. Vite, Gérald (le créa), prépare nous une maquette avec Greg (le graphiste), faut profiter du buzz ! »

Oh, c’est facile de taper sur cette agence dont je ne retrouve même pas le nom, ce qui tendrait à prouver que le coup de pub a foiré. Ca n’aurait pas été elle, ça aurait été une autre. Et tant que j’y suis, parlons aussi brièvement de cette newsletter reçue sur ma boîte mail de façon intempestive (comme pas mal de newsletter, ça m’énerve un peu…) du magasin de sextoy Dreamstore intitulée « les vraies raisons du crash » (semaine du crash de l’AF447) et quand on ouvre : « la façon la plus sûre de s’envoyer en l’air » avec liste de sextoys. Laissez moi sortir, je vais vomir et je ne suis pas la seule.


Mais revenons à Michael, sa mort est limite un cas d’école du décès business. Déjà, sa famille se cache derrière des mouchoirs pour préparer ses petits calculs et le patriarche Jackson, Joe, qu’on soupçonne de n’avoir pas été le père idéal au vu de l’équilibre de ses enfants (Michael et Latoya, ravagés par la chirurgie esthétique, Janet qui prend/perd 20 kg tous les deux jours et n’a plus son nez d’origine non plus, je crois que Germaine a eu quelques soucis de drogue mais je ne suis point sûre) se place particulièrement en vue. Ca tombe plutôt mal, il semblerait que son fils l’ait déshérité mais bon, de la rumeur à la réalité, on ne sait plus bien. Parce que là, c’est le ballet des fantômes qui démarre : le petit qui déclarait il y a 15 ans que Michael l’avait violé dit qu’en fait, il avait menti (ce qui me surprend en terme de révélation, j’avais déjà lu ça y a une bonne dizaine d’années, comme quoi son père l’avait hypnotisé pour qu’il raconte tout ça), la mère de ses deux aînés déclare que les petits ne sont pas les siens. Puis on enchaîne : on va faire payer les funérailles et puis on va sortir un DVD ultra méga collector que la mort qui tue (c’est bien le cas de le dire) des répétitions de sa dernière tournée qu’il n’a pas faite, puisqu’il est mort, donc.


Et ça continue : M6 donne un supra concert hommage de chai pas quoi, me souffle-t-on dans l’oreille. Ah, apparemment, c’est la rediffusion mondiale de son enterrement. Oui, il est vrai qu’être une superstar interdit toute intimité. Tu as vécu à la lumière, tu mourras tout pareil.


Au fond, Michael, s’il y a quelque chose après la mort et que tu m’entends dans tout ce brouhaha, je te plains. Ca doit être moche à voir ses proches se déchirer notre dépouille pour quelques milliers de dollars de plus. Au fond, voilà le vrai drame de toute ta vie : tu étais entouré de charognards de la pire espèce. On est tous en train de capitaliser sur ta mort, tes CD se vendent comme des petits pains, ton futur DVD sera collector, des petits malins vendent leur place pour ton concert qui n’aura jamais lieu, flairant l’objet collector. Tout le monde te pleure mais finalement, ta mort fera des heureux. Dégueulasse, hein ?


Sur ce, je vais acheter des goodies Johnny, des fois qu’il décède avant son concert du 14 juillet. Ah ouais mais apparemment, c’est un concert gratuit, zuuuuuuuuut, y aura aucun billet collector.

Courrier des cœurs, réponse à Joseph

Cette semaine, Joseph nous a posé la question suivante : « Ma question est simple : est-il possible d’aimer deux personnes en même temps. En fait, voilà, j’ai une copine depuis un an et demi et y a quelques mois, j’ai rencontré une autre fille. Je suis amoureux des deux même si avec la 2e, je n’ose pas franchir le pas. Quand je suis avec l’une, je ne pense pas à l’autre mais je me sens tellement bien avec les deux. Elles sont différentes, je ne vis pas les mêmes choses, on n’a pas les mêmes centres d’intérets. Alors que faire? Qu’en pensez
vous? »


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce qu’on en pense.

Diane : Pour résumer les choses: dans ta tête, oui, dans la vie, non.
J’aurais tendance à penser que le truc du « on ne peut aimer qu’une personne à la fois » qu’on a pu nous servir à la sauce prince charmant meg ryan/tom hanks âmes soeurs et tout le tralala, c’est juste un fait culturel et que à partir du moment où on s’entend bien et qu’on est attiré physiquement par deux personnes, je vois pas pourquoi notre cerveau serait conditionné pour accorder son amour à l’un et pas à l’autre. Après, il faut faire un choix, parce que dans la vie pratique, ça ne t’apportera qu’une quantité astronomiques d’emmerdes. Parce que la société, justement, elle est pas adaptée pour ,et les mentalités non plus. De plus, j’aurais aussi tendance à citer le facteur neuro-biologique qui fait que Hommes=programmés hormonalement pour procréer le plus possible (vu la quantité astronomique de petits soldats à envoyer au front), donc peut-être plus enclins à vouloir multiplier les partenaires de vie. (et comme aujourd’hui, pour bcp de gens pour niquer il faut aimer, eh bien faites l’équation ===> plus on aime de personnes, plus on a de chances de multiplier son quota. Penisus est dominus) et que donc Femmes=un seul petit ovule à féconder= instinct de bien choisir LE partenaire idéal et unique. Oui, je sais, tant de poésie, ça vous émeut.

Bobby : Ben selon moi, tout dépend de ta définition de ce qu’est l’amour. Si c’est juste le besoin de combler une solitude, tu
peux aimer la Terre entière, mais après, je doute que ce soit ça qui te rendra heureux (après, on a tous également notre conception du bonheur). Si par amour tu entends en revanche l’idée de vivre et de partager des choses avec un alter ego, je vois pas l’intérêt d’en avoir deux. Je trouve pas ça spécialement cool pour les deux personnes que tu dis « aimer », d’ailleurs (même si, j’en conviens, on peut se laisser prendre au piège par ses sentiments). Mais voilà, l’amour, c’est pas de la magie à mes yeux, c’est comme une petite plante, il faut bien s’en occuper. Si tu la négliges, une mauvaise herbe peut pousser. Et remplacer ta plante. Attention, cependant : les mauvaises herbes donnent des fleurs bien moins belles.

Lucas : C’est rigolo, moi je suis le king pour sortir avec une nana et 3 jours plus tard la virer en lui disant que je repense
encore à une autre et encore 3 jours plus tard me rendre compte que j’ai fait une connerie…
Mais là je suis désolé je n’ai pas d’aide à donner car je serais moi aussi partagé entre tout lâcher et l’aventure… Non, Raoul, on peut avoir le beurre l’argent du beurre et le cul des deux crémières. Quoique parait-il les couples à trois sont légions… Alors…

Enzo : Je vais me faire l’avocat du diable (parce que j’adore ce rôle) :

Biologiquement, -qu’on me corrige si je me trompe- il ne me semble pas qu’il y ait d’impossibilité. On peut rappeler l’exemple (je sais ce n’est pas pareil mais c’est comparable sur le principe) de l’amour filial qui ne se divise pas avec la multiplicité des enfants.

Sur le plan sociologique, ce n’est pas vraiment accepté et encore moins encouragé (quoique quand on voit la real tv), pourtant il a existé (et existe) de nombreuses sociétés polygames, que ce soit polyandrie ou polygynie (ton cas). Selon les anthropologues, plus des trois quarts des sociétés sont polygames de droit (en gros tu n’iras pas en prison pour cela, tant que tu ne veux pas te marier). D’ailleurs si cela peut te conforter dans l’idée, nos sociétés occidentales sont majoritairement de la « polygamie sérielle » (la vraie monogamie consisterait à n’avoir qu’un seul partenaire pendant toute sa vie, ce qui n’est pas le cas de la majorité des gens).
Pour revenir sur le plan biologique, il y a des chances que Summer ait raison. L’état amoureux a biologiquement une durée de péremption, ton corps ne produit plus les mêmes substances et tu es moins « dopé » au bout d’un moment. Ce dopage peut revenir avec une nouvelle personne, ce qui semble être ton cas. Avec l’une tu as le dopage biologique, avec l’autre tu as la complicité d’un an et
demi qui a pris le relais sur le dopage biologique initial.
Alors que faire ? On ne peut te le dire, on peut juste te donner des éléments pour réfléchir…
Une précision : « avec la 2e, je n’ose pas franchir le pas » Cela peut être alors seulement du domaine du fantasme, si ça se trouve elle sera incompatible et chiante avec toi en couple ! Ou pas.
(je tiens à remercier Wikipédia pour le rafraîchissement des références)

Keira : Bon, je vais être méchante mais je vais expliquer pourquoi.
Je suis sortie pendant un moment avec un mec qui était dans ta situation d’homme casé.
Ce gars m’a dit qu’il m’aimait, je l’aimais mais il aimait toujours son autre compagne.
Déjà : le rôle de la maitresse est insupportable. Pour la fille que tu as rencontré récemment ça va être difficile de tenir longtemps dans cette situation sans qu’elle te pose un ultimatum en te disant de faire un choix. Ce qui est totalement son droit. Mais ça va te mettre une pression de fou et tu ne fera te prendre la tête avec cette fichue hésitation entre cette jeune femme qui t’attire et avec qui tu voudrais aller plus loin, et ta compagne avec qui tu as cette complicité d’un an et demi.
Secondo, ton autre compagne, si tu la quittes pour la nouvelle, va être détruite, mais comme elle t’aime, si tu changes d’avis après avoir goûté à la nouvelle, elle te reprendra. Mais ça sera moisi par ce nouveau manque de confiance qu’elle aura en toi.
Dans les deux cas tu es comme qui dirait baisé (pardonne-moi ce langage) parce qu’en effet tu ne peux pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.
Enfin, pour faire le moins de casse possible, tu ne sors pas avec la nouvelle et tu continues à vivre avec ta compagne que tu aimes et avec qui tout à l’air d’aller.
Sinon tu vas faire du mal à tout le monde.
Alors arrête de jouer l’andouille et profite de ce que tu as déjà.
Et garde la nouvelle comme amie, comme ça si jamais avec ton actuelle compagne ça casse finalement, tu l’aura toujours sous le coude et ça se fera sans que tu passes pour le plus infâme des salopards.

Tatiana : hum alors là j’aimerais bien te répondre mais je sens que je ne vais pas être objective sur la question. Moi je pense
sincèrement que tu peux « aimer » deux personnes mais ce ne sera pas le même amour et aussi je pense qu’avec l’une des deux tu seras dans une phase bof. Je m’explique : peut être que même si c’est pas flagrant tu es dans une phase où tu est un peu plus détaché de ta copine actuelle et donc plus ouvert aux autres filles autour de toi. Et comme tu dis l’autre fille t’apporte des choses que tu n’as pas avec ta copine actuelle. D’où le fait que tu aimes les deux.
Par contre je ne suis pas d’accord avec Tink’ Bell dans le sens où si tu reste avec ta copine actuelle tu ne feras souffrir personne. A toi de voir entre les deux celle qui t’apporte le plus. Mais dit toi bien qu’il y aura de la casse quoiqu’il arrive.

Petite Cervoise : oh, je suis peut être la seule interloquée, mais avec la 2e, concrètement, il ne s’est rien passé ? c’est juste
de l’attirance ? si c’est le cas, je te répondrais qu’un peu de ‘stimuli’ extérieur ne fait pas de mal, si le cap n’est pas franchi. Ca maintient alerte et en bonne santé. si j’ai pas tout compris (et Dieu sait que c’est possible), et que tu as fait quelques pas dans le bac à sable, dans ce cas, je te renverrais juste à Moïse et à ses commandements (et évidemment le châtiment qui accompagne le non-respect des 10 points évoqués). Mais avant ça, pose toi surtout la question de savoir si ce sont effectivement les qualités de chacune que tu recherches ou bien le fait d’avoir deux « sources de qualité »…

Nina : Hum, déjà, c’est bien beau tout ça mais l’autre fille est-elle attirée par toi ? Non parce que tu t’emballes, tu remets en question ton couple mais une grande partie de l’équation reste une inconnue. Ensuite, pour la question en elle-même, tout dépend de la définition de l’amour. Pour en rester sur l’amour qui se limite à des rapports entre un homme et une femme, je dis non dans ton cas. Parce que l’amour est un sentiment qui se construit au jour le jour en développant une intimité avec l’autre et là, de n’intimité, tu n’as point. Je ne doute pas de ton attirance pour elle et des affinités qui existent entre vous mais tu ne la connais pas dans l’intimité et mine de rien, pour moi, il te manque une grosse partie du puzzle pour qu’on puisse parler d’amour.

Voilà, si toi aussi, tu as une question qui t’interroge, tu peux nous demander notre avis sur les commentaires ici, par mail ou même en passant par facebook si le cœur t’en dit !

A l’hôtel ou au camping?


On n’a pas tous la même notion de vacances. Pour certains, le mot d’ordre est« je n’en fous pas une », pour d’autres, ce serait plus « tiens, si j’allais escalader l’Himalaya, pour voir. » Du coup, on ne va pas forcément choisir le même logement non plus. Evidemment, la question des moyens se posent aussi mais comme ce n’est pas très drôle, on va faire comme si on n’allait pas en parler.

L’hôtel
C’est un peu l’idéal pour des vacances 100% farniente. La cuisine, c’est sympa mais là, j’ai pas envie tu vois… L’hôtel, on ne fait pas la cuisine, le ménage ni même le lit, y a des gens qui sont payés pour le faire. En plus, on mange mieux qu’à la maison… Et plus lourd et gras. Bref, l’hôtel, on zappe de suite si on est au régime, à moins de se dépenser entre deux repas. En fait, la seule chose pénible, ce sont les horaires un peu rigides : après certaines heures, il n’y a plus de repas, plus de petit déj et si tu rentres trop tard, l’hôtel peut être fermé (si, si, j’ai déjà vu ça). Erreur à ne pas commettre : prendre la pension complète qui vous empêche de vadrouiller toute la journée. Et avant de quitter votre chambre le matin, pensez à ranger vos culottes,,la femme de chambre appréciera. Et si vous aimez le calme et l’intimité, vérifiez que votre hôtel n’est pas trop « club » histoire de ne pas être sollicité en permanence pour participer à toutes les animations.

L’appartement à louer
Là, vous êtes en charge de la nourriture et le ménage mais l’avantage, c’est qu’on fait ce qu’on veut quand on veut. Le truc, c’est de louer le bon appart parce qu’en général, on choisit sur photo. Sans parler des arnaques potentielles. Par exemple, Lil Virgo qui avait trouvé un super appart à Amsterdam l’an dernier : pas cher, bien placé, le rêve. Mais quand le proprio lui a demandé de payer
en liquide par western union à envoyer vers l’Afrique, elle a compris que c’était une arnaque. Bref, le secret de bonnes vacances en appart, c’est d’abord éviter les pièges. Et ensuite, pensez à préciser avant le départ les missions de chacun au sein de l’appart : on est tous en vacances, y a pas de raison que bobonne se tape tout.

Le camping
Sociopathes et misanthropes s’abstenir. Les vacances en camping, je dirais que c’est une culture : on l’a ou pas. En général, ça se transmet de génération en génération mais parfois, on découvre par hasard les joies du camping car c’est la solution la moins chère. Le camping, c’est vraiment la quintessence de la vie en communauté : on partage les toilettes, les douches, on fait la vaisselle avec ses voisins… Et niveau intimité, c’est léger, surtout si vous dormez dans une tente. En gros, si vous partez en vacances pour retrouver un peu votre moitié après une année de dur labeur, le camping, c’est l’erreur stratégique. Après, si vous avez la nostalgie de la colo et des copains de vacances, là, c’est l’idéal. Pour peu que vous retourniez chaque année au même camping, ça fera un peu comme des vacances en famille.

L’improvisation
Certains aiment partir à l’aventure et pourquoi pas, après tout. Le sac sur le dos, c’est parti : on dormira où on trouvera. Un petit goût d’aventure à la Pékin Express mais avec plus de sous, quand même. C’est la solution à éviter par tous les anxieux, sous peine de ne pas profiter des vacances : passer la journée à s’angoisser à l’idée qu’on ne sait pas où on dort le soir, ça vous gâche des vacances. De l’autre, si vous êtes en plein périple « tour d’un pays », avoir réservé un hôtel pour tous les soirs peut vous brimer un peu. Surtout que selon où vous allez et quand, il n’est pas difficile de trouver un hôtel pour la nuit. Par exemple, quand ma soeur et Anthony sont partis à Bali, ils l’ont fait à l’aventure et ils ont bien fait vu que grâce à la compagnie Gulf Air, ils ont passé leur première nuit à l’aéroport de Djakarta alors qu’ils auraient déjà dû être à Bali :ils auraient réservé un hôtel, ils auraient payé la nuit pour rien. Même si à Bali, le prix
de la nuit est franchement dérisoire.

Bref, l’idée est la suivante : moins vous voulez en faire, plus vous prenez l’hôtel. Mais la farniente, ça coûte plus cher.

A la recherche de l’appart de mes rêves

JF ch F2
Recommandé par des Influenceurs

Bon, j’avais dit « 28 ans, l’âge de changer d’apppart ! ». A 28 ans et 3 mois, je me dis que tiens, ce serait une bonne idée de commencer à chercher quand même. Alors c’est parti. Voici la vraie saga de l’été de ce blog, sorte de blogo-réalité. J’espère que ce sera juste une saga de l’été et pas de l’automne, je compte pas passer ma vie à trouver un appart.

Episode pilote : que veux-je ? Plantons le décor : Nina B., 28 ans et 3 mois (bientôt 4, ça fait un peu mal au cul quand on y pense), vit dans un studio au rez-de-chaussée côté rue d’une ville de banlieue parisienne cossue, Plume-sur-Berges. Pourquoi déménager alors que je vis près de Paris, à une trentaine de minutes de mon boulot porte à porte ?

Les transports

Gros point noir. Notre gentille héroïne a un contentieux avec les transports qu’elle explique par l’assassinat dans une vie antérieure d’un cheminot poussé sur la voie au moment où un train passait. Après tout, pourquoi pas. Donc prendre le train tous les jours pour aller travailler, c’est prendre le risque d’être contrariée dès le matin et donc d’être de mauvaise humeur toute la journée. Mauvaise idée. En plus, les trains s’arrêtent bien avant les métros le week-end donc c’est aussi un handicap. De toute façon, en 2008, j’en ai quasi pas eu de trains mais je paie quand même bien ma carte orange 3 zones. A sec et avec du verre pilé, donc.

Le rez-de-chaussée côté rue

Aucune intimité, donc. Dès que je dois allumer la lumière, je ferme les volets sinon on voit tout ce qui se passe chez moi (et le fait que j’ai pas tout bien rangé, ahem). Et puis il y a eu cette fois où un mec m’a matée par la fente des volets une nuit d’été où je me promenais à poil chez moi et que j’ai eu la peur de ma vie. On notera ma propension à attirer le taré pervers. Depuis, je ferme bien tout comme il faut, sympa la liberté. Sans parler de cette sensation de vivre avec les gens de la rue… Et encore, je n’ai pas hérité de la paranoïa du cambriolage maternelle parce que là, je pourrais carrément arrêter de vivre. Et je ne vous parle pas du vis-à-vis. Actuellement, je donne sur une porte de garage avec un gyrophare jaune qui clignote quand l’ouvre. Quand tu dors, la lumière jaune qui filtre à travers les vieux volets puis le bruit de moteur quand la voiture attend que la porte s’ouvre (porte silencieuse, ceci dit), ça donne un peu l’impression qu’ET débarque. Donc la vue, j’en profite pas vu qu’il n’y a rien à profiter. Par contre, Kenya, elle, elle adore mais elle regarde toujours par la fenêtre où qu’elle soit.

Un appart de grande

Maintenant que je gagne des sous toute seule comme une grande, je veux l’appart qui va avec. En somme, je veux une chambre séparée du reste de la maison. Parce que j’ai pas forcément envie que mon chat assiste à tous mes ébats, par exemple. Et puis une chambre, c’est un sanctuaire, un endroit où on peut se reposer en toute quiétude sans que les appareils électroménagers du reste de l’appart viennent nous embêter avec leur ronronnement. Puis comme ça, je peux recevoir des gens qui ne dormiraient pas dans la même pièce que moi au besoin. Et comme ça, si je trouve un mec, je pourrai partir faire la gueule dans la chambre. Bref, les studios d’étudiante, j’en ai marre.

Donc je définis qu’il me faut un F2 pour un budget max de 700 euros TTC. Zone proche banlieue voisine de Plumes-sur-Berges et proches d’une antenne de TGGP ou j’ai des chances d’atterrir. Idéalement dans la ville de Lavande sur Seine [j’ai un peu honte de ce nom fictif] où y a même le métro qui passe.

A présent que je sais ce que je veux, je pars à la recherche. Et là, je vais pas mourir de rire, comme dirait Mickey 3D.

CRITIQUE DE LA LIAISON PRATIQUE

Par Diane

Plantage de décor : j’étais il y a peu en train de déjeuner avec mes amies Gudule et Cunégonde, cette dernière nous contant ses aventures avec ce qu’elle
appelle son « amant », qui équivaut en langage de djeuns contemporains, -d’après ce que j’ai pu lire dans cosmo en tous cas-  au très populaire « sex friend », c’est à
dire un jeune étalon avec lequel on biscote ardemment de temps en temps, quand on en a envie, sans attaches affectives intensives, et sans qu’il aie à venir nourrir le Chat Perceval quand on part en vacances. Devant le récit de ses biscotades légères et libidineuses, je vis soudain Gudule pousser de gros soupirs et nous avouer toute penaude que, elle qui était en couple sûr stable solide depuis plus de 5 ans, elle qui nous contait souvent ses petites joies concubinantes (et je ne vous raconte pas toutes les allusions tendancieuses qu’on peut tirer de ce néologisme là), eh bien
elle, en écoutant Cunégonde, sentit soudain le démon de l’envie s’emparer d’elle. Elle enrage, elle en désespoir, elle en mollesse ennemie de son petit couple gentillet option ikéa et dimanche en famille.

Alors moi, je compare.

1/Gudule soupire sur l’étiolement de la passion qui aux premiers temps de leurs florissantes amours enflammait leurs âmes et leurs libidos. Elle se rappelle, l’œil
humide et lointain, les temps où Childebert aurait creusé la terre jusqu’après sa mort pour couvrir son corps d’or et de lumière…

Aujourd’hui Childebert, Humain trop humain, se gratte les coudes devant le match de foot et se tripote le bide qui grossit au fur et à mesure des descentes de
bières.

2/Les Passions de l’âme ont déserté son quotidien, et elle nous rappelle qu’être en couple signifie également subir tout un tas de petits désagréments matériels
tels que la belle-mère qui critique ta ratatouille (vous mettez trop de poivrons, Gudule !), le caniche quipuequipète de la dite belle mère à sortir, et surtout à supporter,  ou encore les moultes névroses que votre cher compagnon prendra bien soin de vous imposer.

3/Gudule nous avoue qu’elle jalouse aussi ce petit goût de liberté qui a déserté ses pensées. Etre en couple, c’est être, d’une façon ou d’une autre, attaché à l’autre. Si l’on veut tout d’un coup partir à l’autre bout du monde, là où on dit qu’il y fait toujours beau (c’est là que migrent les oiseaux), il faut penser à l’autre (et si lui il veut pas ? je pars quand même ou pas ?). Ou, à échelle plus réduite, si j’ai envie de sortir le soir, de partir en week end avec une amie, il faut toujours prévenir l’autre, avoir en quelque sorte « des comptes à rendre », elle sent que ça enlève à sa vie une sorte de spontanéité.

Et à passer sa vie aux chaud dans ses pantoufles

il se pourrait alors que vos amours s’essoufflent…

Et voilà t’y pas que Cunégonde en rajoute une couche que ouaaaiiis c’est top kiffe cool la vibe le sex friend. Alors moi, je m’interroge


CRITIQUE DE LA LIAISON PURE

Cunégonde nous affirme donc que l’hédonisme est un humanisme, qu’elle se consacre à la jouissance totale et sans entraves morales ou matérielles, qu’avec son
« amant », vu qu’il n’y a pas d’attaches, elle se sent d’une liberté totale et se permet plus de choses, laisse parler ses fantasmes et ses instincts, sans se réprouver, et je ne parle pas que de biscotage, bande de pervers libidineux que vous êtes. Etant donné qu’elle ne se sent pas redevable vis à vis de lui, qu’elle ne cherche pas particulièrement à lui prouver quelque chose, à attester qu’elle est une fille bien et intelligente et spirituelle et morale et que sais-je encore, elle se sent totalement désinhibée et par conséquent laisse s’exprimer ses instincts que la bonne morale ou la Métaphysique des mœurs réprouveraient. Mais à passer sa vie à jouir de ses instincts, se pourrait-il alors que cet amour soit vain? (excusez moi lecteurs, d’avoir pour mes refrains, pris, l’esprit joueur, goût à l’alexandrin…)  

Et là, voyant Cunégonde empêtrée dans ses chimères et sachant que l’Avenir d’une illusion n’est jamais rose, je me sentis immédiatement investie d’une mission de
plombage d’ambiance et de raisonnage caractérisé. Je lui sortis donc, en contrepoint de son éloge de la folie et peut-être aussi pour rassurer notre larmoyante Gudule prête à s’enfuir à Acapulco avec Miguelito le serveur Mexicain du bar, deux arguments :

1/L’authenticité : je me demande : le fait d’être totalement désinhibé, sans  entraves aucune, est-il facteur d’authenticité ? Est-ce être vraiment soi que de ne pas se réfréner ? Est-ce que notre raison, notre morale ne fait pas partie de nous autant que nos vices ?

2/L’intimité : et là, c’est à mon humble avis l’argument en béton, celui qui fait s’écrouler les 99 autres pro-amant-coupdevent qu’on avait pu énumérer avant.
La légèreté, la liberté totale de mouvements, la pure indépendance peut aussi avoir ses inconvénients, la légèreté à son revers qui est la solitude, le manque de solidité. Ne pas avoir d’épaule sur laquelle pleurer ses états d’âmes, ne pas avoir quelqu’un qui aie besoin de nous, bref ne pas connaître ce petit frisson serein, cet étrange sensation d’harmonie et d’apaisement qui nous traverse quand on entend la voix ou quand on sent l’odeur de l’autre sur un vêtement laissé là, c’est quand même louper un sacré bout d’essentiel.

Et me voilà lancée devant mes deux amies sceptiques dans une critique ou plutot un éloge d’une hypothétique et idéale liaison dialectique, qui serait faite bien sûr
d’un dialogue entre la liaison pure et la liaison pratique,  où seraient habilement mêlés l’intime et le léger, et où une heureuse Cunédule roucoulerait des jours heureux en compagnie d’un homme à la fois raisonnable et exalté, une sorte de Roméo pantouflard qui ferait la cuisine en lui récitant du Lamartine.

Et Cunégonde de me répliquer : « A quoi ça sert d’en discuter de toute façon, puisque je suis heureuse » ….Les gens heureux sont
désespérants.

Et le sage dit : « le secret du bonheur est dans la liste »

N’importe quoi mon titre

– Ma freebox était morte de chez morte. Samedi, j’ai besoin d’aller au cybercafé pour mettre mon blog à jour et constituer mon dossier pour ma plainte. 11h30, je pars de chez moi
(j’étais déjà allée à la Poste avant), j’arrive au cybercafé à côté de chez moi : fermé. Je cherche un nouveau cybercafé et après avoir fait un splendide détour, j’en trouve un autre. Fermé. Bordel ! J’ai fini par descendre sur Paris, là où je savais que j’en trouverais un. Heureusement qu’avec Future Coloc, on avait déjà décidé de prendre un autre FAI que free. Lundi, je les appelle pour les incendier et là, je me rends compte que j’ai oublié de raccorder la box à l’ADSL. D’ailleurs, dès que je le fais, ça remarche.

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– L’alcool au bureau, c’est le mal. Mais c’est ma faute à moi si on sort le champagne pour les départs ? Mais j’ai pas fait sonner l’alarme (puisque je suis pas partie en
dernier).

– Grand moment de solitude samedi. Après le cybecafé, je décide de fumer une clope avant d’aller au commissariat mais je trouve pas mon feu. Je vois un gros Black genre le mec
qu’il y a dans le clip « Gangsta Paradise » de Coolio allumer une clope donc je décide de lui demander du feu mais là, il me tourne le dos. J’ai mis deux minutes à arriver à attirer
afin son attention. Je me suis sentie toute petite et invisible sur le coup.

– J’ai de la chance, je suis vraiment tombée sur des flics sympas. Ca fait du bien de voir qu’on est écoutée quand on a un gros problème et ne pas passer pour une folle
furieuse.

– Suis-je programmée génétiquement pour attirer les tarés ? Dimanche, je retourne au cyber en attendant mon rendez-vous avec Patapon et là, je m’assois à côté de M le pervers
un peu malade dans sa tête qui a passé deux heures à regarder un coup mon écran, un coup mes seins, un coup des vidéos érotiques (voire pornos) sur son écran. A un moment, il mate l’écran de son autre voisine qui, excédée, le tourne pour qu’il ne puisse plus voir ce qu’elle fait. A un moment, il s’excite sur son clavier pendant 5 minutes alors que sa session est expirée. Quand je me lève pour partir, il fixe carrément mes seins sans même faire semblant d’être discret. J’adore.

 – Cette semaine, j’ai relu et corrigé la fin de Technopolis. Je me souvenais pas de tout et j’étais à fond dans l’histoire. Et j’ai revécu le traumatisme de quitter mes personnages, ça m’a rendue un peu triste. Mais je vais vite corriger le numéro deux pour pouvoir le terminer. C’est quand même une tétralogie, je n’en ai pas encore fini avec Oceany.

– Avec ma chérichounette, on devient de plus intime. Même qu’elle m’a vue sous la douche (bon, non, en fait, elle regardait pas mais elle était dans la salle de bain pendant que je
me douchais). N’empêche qu’entre nos vacances et tout, ça faisait 3 bonnes semaines qu’on s’étaient pas retrouvées en tête à tête alors du coup, on s’est fait un espèce de grand chelem : pizza, île de la tentation, sex house, vodka rouge-Dark dog… et surtout papotage jusqu’à des 6h du matin. Et en plus, elle m’a offert un savon à la lavande qui sent vraiment très bon.

– Dans la série la RATP m’en veut, là, j’ai une preuve flagrante. Mercredi, je repars de chez chérichounette (dites le à l’oral « chez chérichounette », pas facile !), il pleut. Alors que je chemine vers la gare, sur le trottoir, un bus me dépasse…et m’envoie une belle gerbe d’eau dessus. Je sais pas pourquoi mais là, je me suis vraiment pas sentie glorieuse.

– J’ai refait ma couleur et là, en achetant du châtain, je me retrouve… ben, châtain, c’est dingue non ? Mais je m’aime bien en brune.

 – Sans doute plein de choses encore mais là, je reviens de la soirée forum vingtenaires qui était drôlement sympa, surtout que j’étais très bien entourée, alors j’ai pas trop la

force de cogiter !

La liste de la fille caramélisée et bronzée

Putain, demain, je rentre à Paris

– Je suis pas douée au billard. Ni aux fléchettes, ni au bowling. Vive le tarot et la belote mais là, j’ai jamais de chance. J’envisage de me louer pour des soirées ou autres, genre « vous avez un ami très mauvais joueur qui ne supporte pas d’être dernier ? Pas de panique, louez Nina, elle fera toujours pire que lui ». Oui, je capitalise ma lose.

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– Des fois, je découvre à quel point je suis une pudique de circonstances. C’est-à-dire qu’à des moments, je le suis pas. Ma pudeur est un bon indicatif de mon degré d’intimité avec une personne, je m’en fous de me balader à poil devant mon mec/amant (même que curieusement, je me sens plus belle nue qu’habillée alors qu’à poil, on peut pas cacher ses bourrelets et sa cellulite). Et passer la journée avec Vicky en culotte et nuisette, je m’en fous aussi.

– Paris plage, le soir, c’est sympa même si les mecs arrêtaient pas de mater la brochette de filles (certes trop canon) que nous étions. Nous, c’est Summer, Tatiana et moi. On a prévu plein d’happenings pour la girlie team en août, le but serait de nous réunir toutes les 5 (les 3 précitées ainsi que Vicky et LilVirgo). En fait, il serait temps qu’on définisse qui est dans la girlie team parce que c’est pas super clair. En attendant, je sens que je vais créer le myspace girlie team avec des flyers pour nos réunions. Personne n’aura le droit de venir mais c’est
juste que photoshop me démange. Sinon, on s’est fait une nouvelle copine vendredi soir. On marchait dans la rue et on parlait du dernier Harry Potter quand une nana à la classe innée se retourne vers nous et beugle : « A la fin, il meurt Harry Potter ! » ? Okéééééééééé… On s’installe à notre cantine fétiche bis et là, qui s’installe à la table voisine, notre nouvelle amie qui se met à huler « A LA FIN, IL MEURT HARRY POTTER, IL MEURT, IL MEURT !!! A LA FIN, IL MEURT HARRY POTTER ! ». Arrête la drogue, ma fille, c’est le mal.

– Si tu veux être top tendance, fais du Velib.

– Samedi soir, après une soirée passablement arrosée à notre QG du forum pour célébrer la venue de notre Belge préférée, Boulou, on s’entasse dans la voiture d’un ami de Van, les deux garçons devant, Summer, Boulou et moi derrière. Après un mic mac pas possible, on arrive à s’attacher toutes les trois. Vitre ouverte, je profite de l’air. Sur les Champs, on mate les mecs des voitures voisines. Si tu conduisais une mini noire sur les Champs samedi dernier à 1h30, que tu es petit, brun et mal rasé, fais moi signe.

– A la question « suis-je en couple », Vicky dit que non, Summer, oui, Tatiana, Boulou et KC sont partagées. Merci les filles, ça fait pas avancer le shmiblick, tout ça.

– Dimanche, je prends le train de 8h15, en 1ère parce que ça coûtait moins cher. Je pensais naïvement terminer ma nuit dans le TGV sauf qu’en 1ère, y a que
des clubs 4 donc c chiant pour les jambes. Et surtout, en face, on a l’Attila du bac à sable, un gamin très agité. Heureusement, son accompagnatrice (mère ou grand mère ?) lui a fait faire un somme donc j’en profite, je me plie tant que je peux sur le siège (ce qui est bien en première, c’est qu’entre les deux accoudoirs, on rentre une Nina pliée eu deux). Au moment où j’arrive
enfin à m’installer sans avoir mal quelque part, je ferme les yeux et 2mn plus tard, le contrôleur passe. Puis Attila se réveille. J’ai donc pas dormi.

– En fait, au lieu de bronzer, j’allergise. C’est atroce, ça graaaaaaaaaaatte !

– J’adore mamie Parmentier. Jeudi soir, on va au resto, papa, maman, mamie Parmentier, Tante 1 (ma marraine) et moi. Faut savoir que mamie Parmentier est un peu sourde, c’est important pour la suite. Mamie Bartoldi aussi, d’ailleurs. Donc on discute et à la table derrière, y a le boucher de la famille donc ma mère, ma tante et moi, on lui explique plusieurs fois « C’est Chevalin », « oui, oui ! ». Fin du repas et là, ma grand-mère s’écrie discrètement « Mais c’est Chevalin ! ». J’avoue que j’étais morte de rire.

– Cette semaine, je suis allée à l’aquagym de ma maman. Le bon plan : c’est une piscine privée, c’est-à-dire que la prof a une piscine couverte chez elle rentabilisée par les cours d’aquagym. N’empêche que c’est de la vraie aquagym, ça, pas un truc de mémé ou de bonnes femmes en post-natal. Même que la gamine de 13-14 ans, elle suivait pas du tout alors que moi, si. Sauf que j’arrivais pas à pas bouger quand on faisait les exercices avec les frites et je me retrouvais toujours au milieu du bassin.

– Y avait un mec, je croyais que c’était un connard mais en fait non. Du coup, c’est un peu moi la connasse dans l’histoire.

– J’ai un nouveau mobïle qui déchire sa maman et je peux prendre plein de photos avec, mieux que l’ancien (parce que celles là, je peux les mettre sur pc)