On va forcer ton outing !

Il y a des moments où les Twitterers m’epuisent. Tout commence par le twitt de je ne sais plus qui declarant que Martine Aubry était lesbienne. Aussi sec, une ultra
militante de la cause gay hurle au scandale : »il faut la forcer au outing puisqu’elle n’a pas les couilles de le faire! » Et la, je découvre l’univers magique des outing forces : gare à toi si tu caches ton homosexualité, on va tout dévoiler !

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Décollons nous du cas particulier Aubry, d’autant que son homosexualité reste à prouver, et examinons le processus d’outing forcé dans son ensemble. Partant du principe que les homos ne devraient pas avoir honte de leur sexualité, il faut forcer ceux qui le cachent à sortir du placard comme ça, on verra qu’il y a plein de gays et lesbiens ! Alors sur le papier, comme ça,  ça a l’air super mais dans les faits, ce n’est ni plus ni moins qu’une chasse aux sorcières et là, je dis non. Oui, c’est mal de mentir à son entourage en se prétendant hétéro alors qu’on est gay et ceux
qui font leur coming out font preuve de courage. Seulement la sexualité relève de la vie privée et ne regarde personne.

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Allons au-delà de cette première constatation. Nos amis pro-outing vont donc enquêter sur vous et malheur à vous si vous fricotez avec un camarade du même sexe. Notons d’ailleurs que la bisexualité ne semble pas exister dans ce cas. Si t’es bi, c’est que tu es homo, point. Donc ces personnes bien intentionnées vont faire ton coming out, t’avais qu’à pas mentir d’abord, faut assumer maintenant !

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Binaire le raisonnement ? J’ai presque envie de dire primaire. Ah, ce serait merveilleux un monde où le fait d’être homo ou hétéro ne pose aucun souci, qu’il n’y aurait pas besoin de sortir du placard vu qu’on n’aurait pas à y entrer, qu’on puisse avoir une maison Barbie avec 2 Barbies ou 2 Ken parce qu’on apprendrait aux enfants qu’une famille n’est pas forcément papa+maman et on pousse le rêve jusqu’à trouver normal que Barbie et Barbie ou Ken et Ken aient des enfants parce qu’ils pourraient adopter. Sauf que la réalité est bien plus complexe que ça. Pourquoi une personne lambda cache son homosexualité ?  Et bien, surprise, ce n’est pas forcément par lâcheté ou honte, il n’y a pas qu’une explication. Du coup, cette irruption dans une vie privée  qui n’est pas notre me choque. C’est un peu facile d’aller punaiser des rainbow flags sur des portes et se laver totalement les mains de ce qu’il va se passer ensuite car « c’est sa faute d’abord, il a menti ». Menti ? Par mentir, tu veux dire ne pas tenir au courant la terre entière de son homosexualité. Ah ok…

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Ici, ce qui m’énerve le plus, c’est la sensation que ces pro-outing jouent contre leur propre camp. Imaginez vous être gay ou lesbienne, ne pas savoir trop comment l’annoncer, vous poser des questions sur la manière de faire, si ça va choquer maman…  Bref, j’en suis à me poser des questions, sans trop savoir vers qui me tourner quand arrive un inconnu ou presque qui va crier sur la place publique que je suis lesbienne. Je n’aborderai même pas la question des « preuves », tiens. Alors c’est sûr que mes questions existentielles sont réglées mais faut pas enlever
le sparadrap sur une plaie purulente, sinon, ça s’infecte. Je ne dis pas que l’homosexualité est une plaie purulente, ma métaphore est boiteuse, je dis par contre qu’une fois qu’on m’a outée, je me retrouve aussi seule qu’avant et je n’aurai peut-être pas forcément envie de me rapprocher d’associations gay & lesbiennes pour me faire aider, au vu de ce qu’il s’est passé. Je ne suis pas naïve, je sais que le militantisme ne fait pas forcément dans la dentelle. Par exemple, le MLF s’est amusé à balancer du sang et de la bidoche crue sur un médecin anti avortement pour
illustrer qu’un fœtus, ce n’est qu’un tas de chair (ou un truc du genre, je ne sais plus bien). C’est pas délicat pour un sou mais la différence, c’est que le MLF défendait un choix, celui de garder ou non un fœtus peu développé. Là, on t’impose quelque chose, on te force à vivre ta sexualité sur la place publique et c’est ça qui m’énerve. Et si une association pro libertine allait annoncer publiquement qui va en club libertin ? Ou une association pro polyamour qui irait révéler que quand vous dites à votre femme que vous êtes en réunion, en vrai, vous sautez l’instit de votre fils ? (la secrétaire, c’est trop cliché). Ok, j’exagère, je l’admets mais l’idée reste la même : la vie privée d’une personne ne regarde personne. Si une personne choisit de ne pas dévoiler publiquement son homosexualité (mais est-ce que ça sous-entend réellement qu’elle est totalement dans le placard ? Ne garde-t-il pas cette information juste pour ceux que ça regarde ?), où est le problème ? Etre homo, c’est forcément s’habiller en tafiole un jour de gay pride ou en semi camionneuse à cheveux courts ? On peut pas sortir du cliché un peu ? Dans mon ancien taf chez TGGP, il y avait plusieurs gays, deux qui l’affichaient ostensiblement et un troisième qui n’en parlait pas particulièrement mais ne le cachait absolument pas.
Juste qu’il n’avaient pas besoin d’hurler qu’il était gay toutes les deux minutes pour se sentir bien et j’ai envie de dire tant mieux parce que je m’en fous. Ca ne me regarde tout simplement pas.

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Bref, de mémoire, la chasse aux sorcières n’a jamais rien donné de bon. Et je pense que ces pro outing sont en train de se tirer une belle balle dans le pied… 

Et le sage dit : « le secret du bonheur est dans la liste »

N’importe quoi mon titre

– Ma freebox était morte de chez morte. Samedi, j’ai besoin d’aller au cybercafé pour mettre mon blog à jour et constituer mon dossier pour ma plainte. 11h30, je pars de chez moi
(j’étais déjà allée à la Poste avant), j’arrive au cybercafé à côté de chez moi : fermé. Je cherche un nouveau cybercafé et après avoir fait un splendide détour, j’en trouve un autre. Fermé. Bordel ! J’ai fini par descendre sur Paris, là où je savais que j’en trouverais un. Heureusement qu’avec Future Coloc, on avait déjà décidé de prendre un autre FAI que free. Lundi, je les appelle pour les incendier et là, je me rends compte que j’ai oublié de raccorder la box à l’ADSL. D’ailleurs, dès que je le fais, ça remarche.

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– L’alcool au bureau, c’est le mal. Mais c’est ma faute à moi si on sort le champagne pour les départs ? Mais j’ai pas fait sonner l’alarme (puisque je suis pas partie en
dernier).

– Grand moment de solitude samedi. Après le cybecafé, je décide de fumer une clope avant d’aller au commissariat mais je trouve pas mon feu. Je vois un gros Black genre le mec
qu’il y a dans le clip « Gangsta Paradise » de Coolio allumer une clope donc je décide de lui demander du feu mais là, il me tourne le dos. J’ai mis deux minutes à arriver à attirer
afin son attention. Je me suis sentie toute petite et invisible sur le coup.

– J’ai de la chance, je suis vraiment tombée sur des flics sympas. Ca fait du bien de voir qu’on est écoutée quand on a un gros problème et ne pas passer pour une folle
furieuse.

– Suis-je programmée génétiquement pour attirer les tarés ? Dimanche, je retourne au cyber en attendant mon rendez-vous avec Patapon et là, je m’assois à côté de M le pervers
un peu malade dans sa tête qui a passé deux heures à regarder un coup mon écran, un coup mes seins, un coup des vidéos érotiques (voire pornos) sur son écran. A un moment, il mate l’écran de son autre voisine qui, excédée, le tourne pour qu’il ne puisse plus voir ce qu’elle fait. A un moment, il s’excite sur son clavier pendant 5 minutes alors que sa session est expirée. Quand je me lève pour partir, il fixe carrément mes seins sans même faire semblant d’être discret. J’adore.

 – Cette semaine, j’ai relu et corrigé la fin de Technopolis. Je me souvenais pas de tout et j’étais à fond dans l’histoire. Et j’ai revécu le traumatisme de quitter mes personnages, ça m’a rendue un peu triste. Mais je vais vite corriger le numéro deux pour pouvoir le terminer. C’est quand même une tétralogie, je n’en ai pas encore fini avec Oceany.

– Avec ma chérichounette, on devient de plus intime. Même qu’elle m’a vue sous la douche (bon, non, en fait, elle regardait pas mais elle était dans la salle de bain pendant que je
me douchais). N’empêche qu’entre nos vacances et tout, ça faisait 3 bonnes semaines qu’on s’étaient pas retrouvées en tête à tête alors du coup, on s’est fait un espèce de grand chelem : pizza, île de la tentation, sex house, vodka rouge-Dark dog… et surtout papotage jusqu’à des 6h du matin. Et en plus, elle m’a offert un savon à la lavande qui sent vraiment très bon.

– Dans la série la RATP m’en veut, là, j’ai une preuve flagrante. Mercredi, je repars de chez chérichounette (dites le à l’oral « chez chérichounette », pas facile !), il pleut. Alors que je chemine vers la gare, sur le trottoir, un bus me dépasse…et m’envoie une belle gerbe d’eau dessus. Je sais pas pourquoi mais là, je me suis vraiment pas sentie glorieuse.

– J’ai refait ma couleur et là, en achetant du châtain, je me retrouve… ben, châtain, c’est dingue non ? Mais je m’aime bien en brune.

 – Sans doute plein de choses encore mais là, je reviens de la soirée forum vingtenaires qui était drôlement sympa, surtout que j’étais très bien entourée, alors j’ai pas trop la

force de cogiter !