Physiologique ou psychosomatique ?

Il y a quelques temps, je vous parlais sur ce blog de ma terreur de la grossesse et du déni de grossesse. Et ben voilà, force est de constater que mes règles ont dix jours de retard. D’abord paniquée, je réfléchis : je n’ai pas eu de sexe depuis quasiment deux mois et j’ai eu mes règles entre temps. Mais ça me suffit pas, donc je continue à cogiter. Ces 9 derniers mois (oui, les dénis de grossesse ne durent pas trois ans), j’ai eu 5 partenaires, ça nous ferait 5 candidats potentiels à la maternité. Bon, l’un d’entre eux n’a jamais joui en moi, on l’élimine, n’en reste que 4.

– Candidat 1, période non féconde (juste après mes règles), aucune capote explosée déclarée

– Candidat 2, période non féconde (juste avant mes règles), aucune capote explosée déclarée

– Candidat 3, période non féconde (juste avant mes règles), aucune capote explosée déclarée

– Candidat 4, période non féconde (juste après mes règles), aucune capote explosée déclarée

Quand je dis juste avant ou juste après, c’est vraiment une question de jour. Quant à la capote déchirée, en général, quand ça arrive, on le sait. Monsieur se retire et lâche un « hé merde » explicite en regardant les lambeaux de latex parant son pénis. Donc même si la capote avait un petit trou qu’on n’a pas vu, M. Ogino m’expliquerait que je ne risque rien.

Ceci étant, je continue de cogiter (bon, ok, ça m’occupe). Et si j’accouchais un jour ? Bon, candidat 1 sera éliminé en février (oui, grossesse, toujours neuf mois), candidat 2 en avril, candidat 3 et 4 en juin. Bon, sauf accouchement prématuré, la naissance du petit pourrait donner un indice du bébé. Mais si c’était un prématuré, comment savoir qui est le papa ? Bon, s’il est un peu bronzé, c’est candidat 4, aucun doute, le seul qui n’est pas Européen pur jus. S’il a les yeux marrons, ce sera candidat 1 ou 4, les yeux verts ou bleus, candidat 2 ou 3. Ma vie ressemble aux Feux de l’Amour, des fois.

Bon, en fait, je pensais ça jeudi soir alors que je m’endormais et ça m’amusait un peu, en fait. Parce que je le sais que je suis pas enceinte. Oui, si on excepte ce petit retard, je n’ai aucun autre symptôme : mes seins n’ont pas grossi (Dieu merci, ma mère faisait quand même du 120 pendant sa grossesse), je n’ai pas vomi depuis ma cuite d’août, je n’ai pas grossi un poil et j’ai pas la ligne brune sur le ventre. Oui parce que les femmes enceintes ont une ligne brune verticale sur le bidou. Toi aussi, cultive-toi sur les vingtenaires (pour une fois que je peux faire ma merdeuse sur du médical). Et puis j’ai pas les hormones en furie, je n’ai pas d’envies étranges, tout va bien.  Mais pourquoi ce retard ? Je vois deux raisons majeures :

– psychosomatique : j’ai parlé de déni de grossesse et pif, paf, je me fais une petite grossesse nerveuse ou équivalent. Ce qui m’inquiète sur ma propre santé mentale, je commence à me demander si je devrais pas aller dans un endroit où une gentille personne m’allonge sur un canapé et me demande de lui raconter mon enfance.

– physiologique : bon, jeune, j’avais un cycle long (35 jours). Depuis un ou deux ans, j’ai du 28 jours ou à peu près mais j’ai jamais été régulière comme une horloge. Et puis, en plus, en ce moment, je fais un régime et même si j’ai pas perdu 10 kg en trois jours, ça peut jouer aussi. Parce que mine de rien, les règles, c’est très aléatoire : une contrariété et paf, elles peuvent débarquer. Non mais les filles combien d’entre vous ont eu leurs règles pendant les exams ? Moi, ce fut à peu près systématique (notamment brevet et bac, je me souviens bien).

Bref, pour ce samedi, je t’offre un article intime et pas forcément hyper glam’… Mais ça fait partie de la vie aussi.

 

D’un Fiasco, souvenir d’une jeune fille au XXIe siècle

Par Marine

Chers lecteurs, vous ne me connaissez pas. C’est mon premier article ici, et tout porte à croire qu’il n’y en ait pas d’autre. Mais connaissant bien Nina, je me suis permise de participer épisodiquement à l’aventure des Vingtenaires pour réfléchir à une histoire qui me tracasse quelque peu. Et comme Nina est sympa (évidemment, me direz-vous, sinon, vous passeriez pas votre temps à nerder ici, soyez logiques, un peu), comme elle est sympa, donc, elle m’a donné une tribune sur ces pages.


Chers lecteurs, je veux vous parler d’un genre de fiasco sentimental. Pas comme celui de Stendhal (lui parle de l’impuissance). Non, un fiasco plutôt féminin. Celui du « je coucherai pas » dont on est victime quand on est jeune. Celui qu’on finit toujours par regretter, un jour où l’autre. Nan, pas celui qu’on comprend trop bien. L’homme qui a une haleine de fennec, on couche pas avec, mais aucun problème ontologique par rapport à ça. L’homme qui a autant de sex appeal qu’un combiné four-micro-ondes, on n’en veut pas non plus. Et ma foi, ça se comprend. Mais des fois, ça arrive, l’homme est attirant. Et drôle. Et spirituel. Et certainement un bon coup. Et il est attiré par nous. Mais … rien. POURQUOI???
Grande question devant l’Eternel.

Chers lecteurs, permettez-moi une mise en situation brève et succincte (oui ça s’écrit comme ça, si vous me croyez pas, vérifiez dans le dictionnaire). Samedi dernier. Je vois mon amie Agathe. On se connait depuis 5 ans environ. Même si on n’est pas les plus proches du monde, on a quand même facilement tendance à tout se raconter. Surtout les ragots de notre école. Quitte à être entre filles dans un bar, autant puter à mort… Mon dieu, c’est tout naturel. Elle me raconte l’histoire sentimentale d’une fille de notre école avec un pote de pote (rhaaaa les histoires d’école, surtout en milieu parisien, que de bonheur….) Et au fil de son récit, elle s’arrête. Pour se rendre compte que l’homme dont il est question, et qui a eu une histoire de quelques mois avec cette fille (que nous nommerons Lucie par souci de clarté), cet homme (que nous nommerons Antonin par souci de clarté) est un « ex » à moi. Notez les guillemets, ils sont importants.
Alors Antonin, qui est-ce? Un pote de pote, bien sûr, comme toujours… Mais pas n’importe quel pote et pas n’importe quelle pote. Lui, c’est le meilleur ami de celui que ma plus proche amie d’école fréquente alors. Et pour ces raisons, on s’est retrouvés souvent dans une situation de type A parle avec B, B drague A, A et B sont en phase pré-coïtale,donc C n’a qu’à échanger vannes et blagues avec D, ce serait quand même plus convivial après tout. D, c’est-à-dire Antonin est naturellement convié à l’anniversaire de C, c’est-à-dire Marine, votre aimable narratrice. Par un enchaînement de circonstances que je ne saurais retracer ici (mort à la téquila paf), Antonin se retrouve à dormir dans le lit de Marine. Dormir, oui. Marine se couche elle aussi. Dans le même lit. Une place. Bon, ben ce qui devait arriver arrive; mais pas exactement, c’est-à-dire qu’on sort ensemble, il y a mélange salivaire, échange de fluide, mais guère de fornication. Mon explication perso a posteriori, c’est que j’étais trop bourrée. Mouais. Quelques jours après, j’apprends qu’en fait il a une copine. Depuis longtemps en plus, le bougre. Je suis piquée au vif, vexée, et pour passer outre, je m’efforce d’oublier cette affaire et naturellement de tout nier en bloc. Quelques semaines plus tard, le même mâle testiculé et testostéroné a dû se souvenir que je dormais dans un matelas dunlopillo de qualité sommeil +++ puisqu’il y revient. Comme une fleur. Je suis couchée depuis au moins minuit (je sais, j’ai pas toujours été rock and roll), en pyjama pas sexy en boules quies (j’habite alors sur une avenue passante), et tout et tout. Arrive quelqu’un qui me pousse (dans mon lit nan mais je rêve!) et s’allonge à côté de moi, pour dormir qu’il disait. S’ensuit le même manège qu’à mon anniversaire, encore une fois, échange de fluides, etc. mais pas brouette. Sauf que pour mon debriefing perso, après, j’ai pas le prétexte du « j’étais trop bourrée », vu que je m’étais couchée sur une tisane et un bouquin. Rien. Nada. Niente. Et c’est pas faute d’avoir essayé de son côté. Mais j’ai tenu bon. J’ai pas cédé. Pas cédé? Bizarre, non? Ce gars m’attirait pourtant. Le même manège s’est reproduit une troisième fois. Une troisième fois, j’ai « tenu bon ». Tenu bon? Bizarre, non? Aujourd’hui, je me demande à quoi j’ai bien pu tenir bon, au final. Ce type m’attirait. Mon dieu qu’il était sexy, quand j’y repense. Une décharge d’hormones sur presque deux mètres.  Je me suis demandé si j’étais frigide. Si j’étais un mauvais coup. Si je craignais de n’être qu’un, pardonnez-moi l’expression, vide-couilles palliatif à une relation à distance. S’il était possible qu’on veuille de moi pour plus que pour une nuit. Je me suis demandé si j’étais trop complexée pour m’exposer à un jugement qui m’aurait fait peur. La vie d’école, c’est mauvais pour ça. Toutes les rumeurs circulent à une vitesse…

Eh bien chers lecteurs, une chose est certaine : aujourd’hui, en fait, je regreeeeeeeette! J’ai pas du tout le coeur brisé, que ce soit bien clair, et je le considère pas précisément comme un ex, mais bon… il reste très fantasmatique, ce jeune homme. Encore aujourd’hui, et je me demande pourquoi j’ai rien fait. Je me dis que ce jour là, j’aurais mieux fait d’avaler mon pyjama, mes draps, de m’attacher les mains pour pas le repousser, bref, je m’arrête là, vous avez saisi l’idée. Je sais pas si je dois en tirer une conclusion à la mord-moi-le-noeud et somme toute un peu banale du type « mieux vaut avoir des regrets que des remords » (ou l’inverse), je trouve ça un peu nul. Désolée pour ceux qui pensaient me donner ça comme conseil, hein. Mais en tous cas, j’en retire deux enseignements, après une longue réflexion (oui, bon, depuis 3 jours en fait).
La première. Si tu as la chance d’avoir sur ta route quelqu’un qui t’attire et que tu laisses passer cette chance, tant pis pour toi. En même temps c’est un risque le premier soir, on sait pas ce qu’on en tirera après, ce que ça nous apportera, ça se tient. Si la personne revient une deuxième fois, c’est une chance/un signe/pas anodin en tous cas. Mais si tu la laisses passer une deuxième fois alors que tu étais quand même attirée, là, tu peux considérer raisonnablement 1/ que tu as un problème, 2/que c’est mort de mort. Que c’est pas la peine de revenir la bouche en coeur 6 mois après en disant « ah, finalement oui ». La vie c’est pas comme le métro. Si tu rates ton arrêt, tu peux pas reprendre le trajet en sens inverse. Il faut aller de l’avant. Sans regarder en arrière si possible. N’empêche, mon Antonin, plusieurs fois, j’ai regretté d’avoir joué les prudes/frigides/neuneus. Mais bon, maintenant, Antonin, d’une, il est célibataire (groumpf), de deux, c’est Lucie qui a pris ma place (en plus je l’aimais pas, cette conne…). Bon, suite logique…

…le deuxième enseignement. Si tes actions t’étonnent toi-même, si tes réactions sont incohérentes avec ce qui se passe dans ta tête, commence à réfléchir sur ce qui influe en profondeur sur tes choix. J’y ai réfléchi, à mon refus répété à Antonin. Si je n’avais pas été immergée dans un milieu somme toute assez nécrosé, je crois que les choses eussent été bien différentes. Le fond de ce problème, ce n’est pas seulement la question regrets/remords, c’est pour ça que je l’élimine d’emblée (malgré les remords, j’ai pas plus agi en conséquence quand la situation s’est présentée à moi). Non. Le fond de ce problème, chers lecteurs, c’était ce qui m’entourait. J’avais cru y échapper, et je me suis laissée bouffer par les codes d’un milieu très particulier, et aux dires de beaucoup très malsain. Dans un milieu où les codes de comportement sont à ce point en porte-à-faux avec l’ensemble de la société, dans un milieu où vivre la nuit, errer le jour, être décadent, tromper sa moitié, jouer sur tous les tableaux sexuels est monnaie courante, quand on a une personnalité plutôt calme et réservée, on peut être facilement happé. Et quand je repense à Antonin, c’est tellement ce qui s’est passé. Je n’ai pas eu peur de lui mais de ce qu’il pourrait raconter sur nous, sur moi, du jugement qu’il aurait. Et ça m’a littéralement bloquée.

Alors je n’ai pas de morale pour cette histoire (mauvaise élève je suis), mais au moins le soulagement d’avoir pu la mettre en mots. Et deux enseignements, quand même, c’est pas si mal, je répète pour les deux pelés qui m’ont pas lue en entier : pas laisser passer trop de fois des occasions, c’est ça qui fait le larron, euh pardon, c’est pas la bonne phrase, non c’est surtout ce qui fait avancer / souvent certains échecs sont finalement imputables à notre malaise dans un milieu qui nous convient peu. Je ne suis pas familière avec cet univers des blogs dont Nina m’a pourtant beaucoup parlé, mais, chers lecteurs, j’étais curieuse de partager cette anecdote, voyons si elle vous fait réagir…

Partouze MSN

Conversation à 5 sur MSN du 1er août, bon courage!)Gauthier : Tu veux preumser?

Nina : Chez toi??
Gauthier : (pour emmerder Mister Big!)
Nina : Oui!! Faudra que tu me fasses un article sur mon blog à moi, aussi. J’ai preumsé!!
[Mister Big rejoint la conversation]
Gauthier : alerté en mm temps de la possibilité d’un preum’s, un seul vainqueur. NINA ZE BEST!
Mister Big : meme pas peur! t’as preumsé combien de fois sur la journée? hein?hein? hein?
Nina : OUI. Aimez moi, adulez moi
Mister Big : non, en second, tu m’as prévenu!!!
Gauthier : Non
Nina : Baisez moi pas les pieds
Gauthier : en mm temps (à 1 milliseconde pret)
Mister Big : si si! tu m’as meme dit « histoire de faire chier Nina »
Gauthier : g fait copié collé puis entré sur une fenetre et puis sur l’autre
Nina : Aïame ze quine- Il m’a dit pareil!! 😀
Gauthier : et puis c t toi Mister Big le premier lol
Nina : EN PLUS
Mister Big : atta, le temps que j’ouvre la page dés que tu me l’a dit, 2coms… t’as de grosses milisecondes! lol
Nina : BOUH LE MAUVAIS ! Oui mais je tape vite
Mister Big : m’en fous j’ai preumsé toute la journée, na!
Nina : Moi je fais dans le concis. A défaut de faire dans le circoncis
Gauthier : je ve cette conv dans le bétisier ! « les débiles du preum’s ». « playskool présente Nina et mister big, 26 ans »
Mister Big : oui, on se croierait en maternelle première année!
Nina : Oui mais bon en maternelle 1ère année, je savais pas écrire preums. Je savais écrire NINA en très gros et en capitale
Mister Big : moi si: j’ai tjrs été trés intelligent… 😉
Nina : Non, preums, j’ai appris quand j’ai joué à l’élastique. On disait preums pour commencer
Gauthier : Mister Big qd il est né il a hurler « preum’s »
Nina : Mais comme j’étais plus petite que les autres (déjà), je perdais
Gauthier : sa mère a décider à ce moment précis de ne plus se reproduire
Nina : Oui, ce fut le preums et le dernier. Tiens, y a l’ile de la tentation sur la Une
Mister Big : mdr! elle avait déjà fait un enfant parfait… 😉
Nina : Oui………………. Ohlala la pouffe blonde!! Bouh qu’elle est moche et cocue en plus
Gauthier : lol « la tv par Nina »
Nina : Ohlala, y a un tentateur, il me tente quand il veut
Gauthier : mieux que les résumés de closer 😉 c plus de la tentation alors, c de la prostitution 😉
Nina : Oui, ça, ils baisent tous. Je vais reGarder ça, tiens. Ca va calmer mes hormones et mes envies de me foutre en couple (déjà que…)
Mister Big : moi suis en couple, e tle pire, c que rien ne me tente!!! lol
Nina : Oui, t’es amoureux, quoi
Mister Big : il est bo (enfin… pour moi, c le plus bo!!) et il fait super bien l’amour… que demande le peuple???
Nina : Bah rien. Il a une voix de Pokemon?
Mister Big : non, il a un ti accent qui fleure bon le sud!
Nina : Putain, y a de la vulgaire pétasse
Mister Big : il a raison, le Vincent!!! t’as vu la gueule de la pétasse blonde? l’est mieux l’autre!!!
Nina : Elle est moche la Blonde avec sa bouche refaite. Elle a le code barre sur son bracelet, c un style. Non mais alors le crayon noir, c’est pas autour de la bouche que ça se met pépète
Mister Big : mdr! j’ai vu ca! « culé! »
Nina : Oh, elle est distinguée « Ouah, c’t un enculé! »Ahahahahaha!!!
Mister Big : une partouze!!! lol
Nina : Oh la chance
Mister Big : vieux tentateur… lol cte tete de boeufs!!!
Nina : Bon, je me trouve un mec et je vais me faire péter la rondelle à l’Ile de la tentation
Mister Big : mdr! les vincents dans cette saisons sont plutot buenasses!!!
Nina : Oui, ça en fait deux déjà. Oh moins, elle se plantera pas de prénom; « OH OUI VINCENT DEFONCE MOI COMME LA CHIENNE QUE JE SUIS!!! » Bouh, il est vilain Eric

Gauthier : je rappelle que je ne suis absolument ps devant l’ile de la tetation…
Nina : Oui mais c encore mieux quand tu le lis à travers nous, nan??
Gauthier : devant cet étalage de poésie tardive je v me pieuter je pense…ah oui c excellent
Nina : Sandra, elle doit te raboter une bite facile avec ses dents
Mister Big : la moche (qui devrait se faire allumer mais que personne il en veut!) qui fait des pronostics sur les autres! terrible!!!

[Emmanuel rejoint la conversation]
Gauthier : les enfants
Nina : Ouais, tu la sens pas du tout aigrie!!
Mister Big : salut toi!!!
Gauthier : on dit « bonjour Emmanuel »
Emmanuel : Bonjour
Nina : Bonjour Emmanuel
Emmanuel : Manu se demandait ce qui lui arrivait
Gauthier : Manu qui sera donc là ce weeke end avec nous
Mister Big : mdr! partouze msn!!! 😉
Gauthier : OUAAAAAAAAIS

Nina : AH OUI OUI AH OUI OUI OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII

Manu : Ouais
Gauthier : Nina, mets toi ernest là où je pense et calme toi!
Nina : Bah, j’ai Jack le rabbit maintenant. Encore mieux! Même que Jack, il clignote!
Gauthier : elle c commandé un gode sur le net looooooooooool
Mister Big : mdr! et l’hippo? l’est où l’hippo?
Nina : Et des boules de geisha aussi. Sur mon meuble de l’entrée

Gauthier : bienvenue au [adresse de Nina], le plus grand sex shop de la région

Emmanuel : je suis impressed
Nina : Oui mais je vends que des trucs d’occasion

Gauthier : nbotre hotesse teste pour vous la perceuse gode sur son sling panthère

Emmanuel : euh… occasion…
Mister Big : n’aie peur, n’aie peur… 😉
Nina : Non mais je les lave avant!
Mister Big : oui, à la lingette pour bébé… 😉
Nina : Oui, avec la lingette Rogé Cavailles
Emmanuel : sauvé? … !
Nina : Parce que c fait exprès pour mon hygiène intime
Gauthier : pour réguler ton ph?

Nina : Oui, un PH neutre, c important pour mon hygiène intime

Emmanuel : j’ai confirmation au fait mes deux futurs coloc sont hétéros…et même pas il cherhcent à le soigner

Nina : Emmanuel…
Gauthier : chouette
Mister Big : pas de chance… lol
Nina : Mon ami…
Gauthier : Nina ta gueule
Nina : Tu sais à quel point je t’apprécie???
Emmanuel : vi vi
Nina : Tu veux pas me les présenter?? Un petit plan à trois, ce serait sympa
Gauthier : on se bourre la gueule chez les étéros de manu
Mister Big : mdr! SALOOOOOOOOOPE!!!!!
Gauthier : et on en suce un chacun, oki?
Emmanuel : beurk…
Nina : Hého, ils sont hétéros, on vous a dit
Emmanuel : c mes colocs !!!
Mister Big: y sont moches?
Nina : Ils sont à moi!!
Emmanuel : je sais pas
Nina : Oui, tiens, ils ressemblent à quoi?
Gauthier : Nina enfonce toi qqch par pitié
Emmanuel : mais bientôt pleins d’argent
Mister Big : mdr! ils sont bos alors… 😉
Nina : Jack, il faut que je lui change les piles
Emmanuel : j’en ai un en photo
Nina : FAIS PETER!!!!!!!!!!!!!!!!!!
[Emma rejoint la conversation]La suite ce soir quand je rentre du ciné!

Ne pas coucher le premier soir : le défi ?

Un vendredi soir de février, à Toulouse, petites heures de la nuit, je suis en boîte avec Lucie, nous sommes un peu éméchées (enfin, c’est un doux euphémisme me concernant, je suis morte poule). Après s’être dit 100 fois que nous nous aimions, que nous étions merveilleuses et que nous étions fières de l’autre, nous voilà à parler des hommes et là, Lucie me fait une suggestion : et si la prochaine fois, j’attendais avant de sauter le pas ?

ne-pas-coucher-le-premier-soir

Suggestion intéressante qui mérite réflexion. Jusqu’à présent, je n’ai jamais attendu, sauf avec Arnaud (et pas par choix) et, à l’arrivée, ça ne m’a pas porté bonheur. Ici, la question n’est pas celle du bien ou du mal de coucher le premier soir, mon avis sur la question n’a absolument pas changé sur le sujet. Je reste persuadée qu’un connard reste un connard, qu’on lui cède dès le départ ou un peu plus tard. A la limite, retarder la brouette avec un type qui ne veut que me sauter ne retardera que l’échéance : s’il ne veut que ça, il me larguera dès qu’il aura eu ce qu’il voulait, au bout d’une nuit, d’une semaine ou d’un mois, rien ne changera. Si tous les mecs qui acceptent d’attendre un peu pour consommer étaient tous des mecs bien, ça se saurait.

L’idée n’est pas là. Ce que me suggérait Lucie, c’était plutôt de créer une intimité avec la personne, d’apprendre à se connaître avant de consommer. Ne pas coucher le premier soir n’interdit pas l’érotisme, à mon sens, bien au contraire. Découvrir le corps de l’autre à fond, ce qui le fait réagir, ce qui lui plaît, ce qui me plaît, en voilà un défi intéressant. Dormir ensemble, l’un contre l’autre, nus comme des vers, se caresser sans aller jusqu’au bout… Pourquoi ne tenterais-je pas le coup ? Après tout, pourquoi ne pas pousser le jeu érotique jusqu’à attendre pour le coït ? Il arrivera quand il arrivera, pas non plus la peine de le programmer. En amour, pas de calculs, on va pas se dire : on passe trois nuits ensemble et la quatrième, brouette !
 

En fait, le principe serait le suivant : plutôt que de tout donner de suite, on fait monter la pression, on se découvre, on se chauffe, on s’excite… puis on refait baisser la tension pour mieux savourer les prochains jeux érotiques, le tout jusqu’à ce qu’on en puisse plus. C’est un peu comme un feu d’artifice : ça part fort puis tout à coup, on a droit à trois fusées merdiques avec une voix qui nous raconte l’histoire de la révolution puis à nouveau de belles explosions, un truc pourri et enfin, le bouquet final qui nous émerveille.

 Effectivement, cette perspective me séduit mais je me pose une question corollaire : en suis-je capable ? Question qui peut paraître surprenante mais franchement, quand je suis lancée, j’ai du mal à m’arrêter. Est-ce que terminer des câlins coquins par une nuit sans sexe n’est-il pas trop frustrant pour moi ? Si je regarde mon passé sexuel, je n’ai jamais su résister à la tentation de la brouette immédiate, je n’ai jamais fait l’effort d’ailleurs. Le problème, c’est que les baisers et les caresses me rendent complètement folles, mes hormones sont au plafond et je serais totalement incapable d’arrêter les ébats à ce point pour « me préserver ». Mais si c’était le monsieur qui disait stop ?
 

Bon, allez, hop, imaginons. Me voilà avec Sagamore, mon nouveau petit ami, nous nous sommes échangés notre premier baiser sur le pont St Michel (oui ben quoi, j’imagine ce que je veux) et nous voilà à l’intimité de son appartement ou du mien. Ca dépendra où est domicilié Sagamore, on dira. Donc nous voilà chez lui, nous sommes en train d’échanger nos fluides salivaires sur le canapé (voire pire, sur le lit), nos mains sont très baladeuses, je commence à pousser des gémissement et des soupirs d’excitation et là, Sagamore me fait : « écoute, chérie, j’ai envie d’attendre un peu pour passer à la vitesse supérieure. » Et alors là, je fais quoi ? Ben, j’en sais rien. Selon le ton qu’il adopte, faudrait voir à ce que je sois pas vexée… Mais bon, si c’est dit avec une voix suave et des yeux qui me dévorent… Ok, j’accepte.

En fait, la dernière fois, avec Alex, il était question de ne rien faire le premier soir pour des questions que nous qualifierons de techniques. Bon, ça fait un peu un mois qu’on crève d’envie de se voir donc forcément, une fois chez moi, on commence à s’embrasser et à se dévêtir un peu. C’est qu’il fait chaud au mois de mai à Paris… Donc, au bout d’une heure de frottis-frotta intensifs, les questions techniques sont passées tellement au second plan qu’on les a oubliées et qu’on a passé une bonne partie de la nuit à faire l’amour. Bon, de un, je regrette pas, de deux, Alex ne venant pas de Paris, il fallait profiter au maximum du temps qu’on avait ensemble. Mais bon, une fois de plus, je n’ai su résister à la tentation… Oui, bon, ok, je n’ai pas fait le moindre effort pour résister, pas le moindre petit « non » n’a été susurré.

Ça aussi, ça joue, le contexte : si le monsieur n’habite pas sur Paris et qu’on se voit peu, je vais pas retarder les échéances. Ça fait un peu un mois (ou plus) qu’on se parle sur MSN ou autre, on a eu le temps de se découvrir un peu. Pas physiquement, certes, mais un peu quand même. Alors comme on a pas le temps, on va pas s’amuser à le perdre.

Il y a des fois, ça me fait halluciner ma propre incapacité à résister à l’appel de la chair. Je ne me définis pas du tout comme une obsédée sexuelle, je pense avoir une sexualité normale avec mes fantasmes, mes trucs préférés, les trucs que j’aime pas (non, personne ne me touchera les pieds !), des périodes d’abstinence plus ou moins courte ou plus ou moins longues selon les périodes. Et ben j’en suis pas morte alors pourquoi dès qu’un mec me pelote un peu, j’arrive pas à résister, il faut aller à tout prix jusqu’au bout ? D’un autre côté, pourquoi se torturer ? Si je veux pas coucher avec un mec le premier soir, j’ai qu’à éviter de le ramener chez moi ou de le suivre chez lui, ce sera plus simple.

MSN is not a crime

Comme tous les jeunes de notre âge ou presque, on MSNe beaucoup, voici quelques pépites.

Sexe et religion

Emma : pfff je crois que je vais devenir bonne sœur, plus de problème

Nina : Bah non, quelle horreur! T’as pas le droit aux godes au couvent

Emma : Ah merde, je pourrai pas prendre Jules
Nina : Non, même pas le canard
Emma : Roh, c’est nul

Nina : Bah oui, qu’est-ce que tu crois !

Emma : Pitin, décidemment, la religion, c’est pas mon truc !
Les quiproquos

[On Cherche à savoir à qui appartient le sexe mis en avatar par un des interlocuteurs, Emma suggère que ce soit celle de « Ben »]

Emma : Arrête choupinou, t’embête mon poulet préféré
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : C’est qui choupinou ? C’est qui poulet ?
Emma : Putain suis un peu
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : Et pourquoi Nina elle parle de Ben ?
Emma : Loooooooooool
Gauthier : Je suis perdu aussi
Nina : (je suis en loop)
Emma : vous me faites mourir de rire.
Obsédés !
[Suite de la conversation précédente]
Emma : Et celui-là [parlant de son nouvel avatar]

Nina : Aaaaaaaaaaah !! On dirait le gland du zizi de tout à l’heure !

Emma : Bon, je retire
Emma : Sans mauvais jeu de mot.
——

Gauthier : Plan cul de secours 1 passe ses exams. Plan de sexours 2 est au Pérou. Plan de sexours 3 déprime ce soir.

Nina : Sexours, excellent !
Gauthier : ET MOI JE FAIS QUOI ?
Gauthier : lol pardon
Nina : Tu l’as pas fait exprès ?

Gauthier : Non, pas fait exprès. Je dois vraiment être en manque.

 ——

Nina : Non mais un mec qui m’informe qu’il a une érection, c’est bien pour que j’aille le violer non ?

Gauthier : Ou pour te coller au plafond d’envie avant de te lâcher. On appelle ça une allumeuse.

Nina : Ouais
Gauthier : (je le fais tous les soirs)
Emma : Euh… je vote oui mais les mecs sont tellement obscurs

Nina : C’est dégoûtant, je trouve ça injuste ! J’ai la culotte dévastée, maintenant.

[…]

Gauthier : Regarde l’autre, elle ferait l’amour à une bite de trottoir vu comme l’autre l’a chauffée

Nina : Ouiiiiiiiii
Gauthier : Et moi, j’enculerais un caniche abricot.
——

Nina : Y en a qui aiment se faire insulter

Gauthier : Nina, tout le monde n’est pas comme toi (Dieu merci)

Nina : Mais je parlais pas de moi!
Gauthier : T’es une vicelarde, toi,je le sais
Nina : Nan

Gauthier: Tu mouilles ta culotte quand on t’offre une cravache!!!

Nina : Ahahahahahahahah!!! Mais je mouillais pas ma culotte
Gauthier : Je veux pas savoir!
Nina : Je te le dis quand même
Gauthier : ta gueule!
 —–
[Gauthier nous montre la photo du sexe d’un mec qui le chauffe]
Nina : C’est quoi ce pénis ver de terre?
Gauthier : Il est moche le pénis? Et le mec aussi d’ailleurs

Nina : Oui on dirait un ver de terre sa bite, elle me paraît pas normale

Emma : Je te souhaite de te faire poursuivre par ce mec et par son ver de terre!

Nina : Oui mais tu trouves pas que son ver de terre a l’air malsain? On dirait qu’il est nécrosé

Gauthier : Malsain?

Emma : Ben, c’est bizarre, elle est longue mais elle rebique, comme si c’était 3/4 mou.

 —–

[Emma regarde un film X gay chez Gauthier pour apprendre des trucs sur la fellation]

Gauthier : En même temps, vu le film, si elle suce le prochain comme ça, elle se fera une réputation à dormir dehors. Même mon chien fait mieux

Nina : Oui ben en général, dans les films de cul, je trouve ça mal fait, super brutal, super : « bon tu jouis, oui??? J’ai pas que ça à foutre, moi »

Gauthier : Mais, mais, mais…je te reconnais, c’était donc toi! (je connais la sortie, merci)

Nina : Hein? Qu’est-ce que je foutrais dans un film de cul homo, andouille!!

Gauthier : Mais non! Dans croupe du monde 1998!!
Nina : Ahahahahahah! Mais non, moi, je suis délicate
Gauthier : En fin de compte, je veux pas savoir
Nina : En fin de compte, j’allais pas te raconter.
—–
Nina : Faut qu’on sépare le neurone, c’est plus possible, là
Gauthier : lol

Nina : Sauf quand tu as un orgasme,là, ça me ferait plaisir d’en avoir une miette.

Gauthier : t’es en manque?
Nina : OUI
[…]
Gauthier : Où va la France? DANS TON CUL!
Nina : OH OUI! OH OUI! OH OUI!OH OUI!
Gauthier : Eh bé. En effet, t’es en manque…
Nina : Oui, mes hormones font des bulles.
Les monomaniaques
[Gauthier et Nina parlent des débouchés par diplômes]

Nina : Votre correspondante étant décédée des suites d’une pendaison avec un string, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décedée des suites d’une noyade dans son lavabo, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décédée après avoir ingéré un tube de dentifrice, elle n’est plus en mesure de vous répondre (le fluor, c’est trop fort!)

Gauthier : Au pire, tu va chier du fluor, ça va te nettoyer l’anus.

Nina : Le fluor va me détruire l’estomac et me tuer de l’intérieur, c’est mon suicide à moi

Gauthier : C’est surtout très con. Tu imagines l’épitaphe? « Ci git la couille qui fut dissoute par colgate ». Pas glorieux pour la postérité.

Nina : Aquafresh m’a tuer
[…]

Nina : J’ai menacé de me suicider avec mon dentifrice rien que pour toi

Gauthier : Oui, c’est vrai l’épitaphe!
[…]
Nina : Si ça continue, je vais rappeler Laurent l’obsédé
Gauthier : Suicide-toi, avale le colgate
Nina : Colgate! Hihihihihi
[…]
Gauthier : Je vais me jeter, je reviens

Nina : Avale du colgate, tu mourras dans d’atroces souffrances.

[…]
Nina : Tu crois qu’on peut mourir d’une overdose de fluor?

Gauthier : Tente et on verra.Au moins, tu auras un sourire éclatant et le sphinxter reluisant

Nina : Bah, quand t’es mort, tu souris pas

Gauthier : Oui mais quand t’es morte, on peut te sodomiser. Nécrophilie is not a crime

Nina : Berk, c’est dégueulasse! Ah si, TO-TA-LE-MENT
Gauthier : Ben, t’es morte, tu t’en fous!
Nina : Et mon âme, tu crois qu’elle voit pas ça???
Gauthier : S’il y avait une vie après la mort, ça se saurait
Nina : Ben non, puisqu’on est pas morts!
[…]
Nina : Et comment je reviendrais te hanter après, hein??

Gauthier : Justement, il n’y a rien après la mort, surtout pour Nina Bartoldi.

Nina : Si, si, si, sinon, je pourrais pas t’emmerder.
Gauthier : Mais justement!

Nina : Je viendrai exhaler des vapeurs de fluor la nuit quand tu dormiras

Gauthier : Mais que t’es con
Préparation de l’annif de Gaugau
Nina : Je milite contre Diams

Emma : Du moment qu’il y a de la vodka pour faire passer la pilule, tu peux mettre du Sheila si ça te chante

Nina : Emma, t’arrêtes de lui donner des idées à la con?

Gauthier : Putain, j’y avais pas pensé. Je m’exécute de ce pas dansant. Dalida aussi. Il nous faut du Dalida!!!!!!

Nina : AH MERCI EMMA AH BRAVO!!!
Gauthier : lol

Nina : Il venait d’avoir dis houit ans, il était beau comme unn enfant, comme un homme

Gauthier : le strabisme, moumour, pense au strabisme
Nina : Je m’entraîne

Gauthier : Mets ton doigts sur ton nez (Mister Big est le roi du strabisme, il le simule à merveille)

Emma : Moi, j’exige Priscilla

Nina : Putain mais oh!J’avais lu « mets ton doigt dans ton nez », je voyais pas le rapport

Glamour, toujours…
Gauthier : T’es ignoble! Nina, tu sors…
Nina : Je viens de postilloner sur mon écran en rigolant
Gauthier : Et en plus, t’es conne

Nina : Mais ma production salivaire n’a rien à avoir avec ma connerie!

 —–

Nina : Je me suis tartinée la gueule de Nivéa, déjà, je suis horrible

Gauthier : Ca on savait
Nina : HEHO!!!!!!!!!

Gauthier : mais déjà à la base t’es pas géniale alors si tu en rajoutes en te tartinant le cheu-tron… Comment veux-tu choper?

Mister Big : Mieux vaut ça que du nutella

Nina : Atta, grâce à qui on a eu un verre gratuit, hein, connard???? Moi!

Mister Big : mdr

Gauthier: Non grâce à ton dépubissé!(elle avait un dépoitriné hier…c’était interdit aux mineurs, elle avait le sigle csa – 18 ans sur le front toute la soirée)

Nina : Ahahahahah! Non mais arriver à se faire payer un verre dans une boîte gay quand on est une fille, suis forte!

On parle djeuns !

Nina : « Tu veux un plan cul par SMS? Tape cul au 3636 » (véridique)

Gauthier : On le fait? On le fait? On le fait?

Nina : Non mais tu sens le désespéré? « j’te kiffe, lèch moa les s1 » « mé ta bite dans mon Q »

Gauthier : Kikou, tu suces?
Nina: Ahahahahahah!
Gauthier : je pe foutre ma KE dans ton Q?

Nina : Je suis chode, baiz moa m1tenan, j’ai envi de toa, je suis chode com la brèse

Gauthier : Putain, t’es plus douée que moi, je suis incapable de faire ça lol

Nina : Putain, à parler étranger, je viens de me claquer un neurone. J’ai mis 5 mn à l’écrire!!

Nina : Je te pis à la ré batar de ta rasse

Nina : Oui, j’le kiffe sa rasse mais il é tro relou, c chanmé!

Nina : Oh ziva, té tro chanmé comme keum. Ta reum, elle suss des keu en enfR

Mister Big : Tu connais ma mère???
Nina : J’arrive même pas à comprendre ce que j’écris
Gauthier : Moumour, tu m’affoles, là!

Nina : C un truc de ouf, je parle en SMS, c trop chanmé kool. Dem1, je fé un skyblog ki va Dchirer sa rass à son reup!Suis tro dan le mouv’, moa, je sui 1e gonzess tro d’la balle, tu voa?

Gauthier : Sors de ce corps, je te l’ordonne!!!

Mister Big : « La Nina que vous avez demandé n’est plus tout à fait attribuée »

Mister Big : « Atta, tu koz SMS t’asum ok?

Nina : Il est plus fort que moi Mister Big

Mister Big : On dirait Balladur à sa grande époque qui tentait un coup de jeunisme avant les élections

Nina : Oui, je suis épuisée. J’aurais baisé trois heures, je serais plus en forme. J’ai mal à la tête

Mister Big : T’aurais baisé 3h, t’aurais mal au cul, pas à la tête!

La politique vue par les vingtenaires

Mister Big : D’ici peu, on aura droit à Sarko qui tape ses bulletins en SMS!

Gauthier : Ca m’étonnerait pas en fait

Nina : Si tu veux voter Sarko, tape 1. Si tu veux voter De Villepin, tape le 06471287416

Gauthier : « on devrait faire président academy, on les enferme tous à l’Elysée et toutes les semaines, on en vire un » (c) Anne Roumanoff

Nina : Ou alors, on oublie de voter et on les abandonne là
Mister Big : Pas mal! Pas mal! Je suis tout à fait pour!
Nina : Oui, je suis un génie de l’audiovisuel
Gauthier : La 6e république sera interactive ou ne sera pas

Nina : Ils sont 48, ils sont enfermés dans un Château et tout le mond s’en branle, c’est la politique academy

Mister : Ben ne sera pas, on sera tous morts avant!
2 ans d’âge mental
[à propos de la saison 3 de Nip/Tuck]
Nina : Il est choupinou Quentin quand même
Mister Big : Il a un micro pénis? lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : C’est une femme??? Lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : Il a deux pénis? lol
Gauthier : moi je sais, moi je sais, moi je sais
Nina : Moi je sais
Mister Big : La suite après la pub!!! lol
Nina : MOI AUSSI!!!!!! (les hystéros sont de sortie)
Gauthier : MOI JE SAVAIS AVANT TOI
Mister Big : Moi, je vais savoir!

Mister Big : Ben moi, j’ai écris le scénario (c’est pas vrai mais faut bien jouer à la surenchère avec les autres enfants…)

Nina : OUI MOI J’AI SU APRES TOI MAIS AVANT MISTER BIG!
Du grand n’importe quoi

Gauthier : une bonne mouette est une mouette morte. Vous avez 3h.

Nina : Moumour, je t’ai dit que la drogue, c’était pas bon!
Gauthier : Mais putain si seulement j’en prenais!

Nina : Moi je dirais plutôt ça des pigeons. JE DETESTE LES PIGEONS. Mais la mouette n’est-elle pas un pigeon de la mer?

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Nina : C’est dur de fumer quand on a mis trop de baume à lèvres

Gauthier : C’était la minute blonde de Nina
Gauthier (tu me désespères)
Nina : Oui ben c’est vrai, on sent pas bien le filtre.

Les joies de l’amour buccal

Le printemps pointerait-il son nez ? En tout cas, en ce moment, mes hormones sont au plafond, j’ai jamais vu autant de beaux mecs au mètre carré (bon, certes, sans mes lunettes) et j’ai envie de parler sexe. Alors allons-y gaiement.

 

En matière de sexe, il y a une pratique ô combien agréable : l’amour buccal. Une fellation ou un cunni, quelle délicieuse entrée en matière, si j’ose dire ! Une pratique que l’on peut exécuter « jusqu’au plaisir » si on en a envie. Hors contexte, je trouve ça un peu curieux de faire l’amour avec sa bouche et sa langue, je ne considère d’ailleurs pas l’amour buccal comme une brouette à part entière mais plus comme un merveilleux préliminaire. Ca peut paraître curieux comme vision des choses, surtout que les caresses buccales peuvent aboutir à l’orgasme mais un mec que j’ai fellationné jusqu’à ce qu’il jouisse, je considère pas qu’on ait fait l’amour.

D’où vient cette étrange pratique ? J’en ai pas la moindre idée, au fond. Pucelle, je trouvais ça DE-GOU-TANT. Evidemment, j’ai changé d’avis depuis même si mes premières expériences cunnilinguistes n’aient pas été concluantes du tout. Oui, le cunnilingus est un art compliqué : mal fait, c’est franchement atroce, agaçant, insupportable. Je suppose qu’il en va de même pour la fellation. Je n’ai pas de pénis mais je sais que râper la queue avec les dents n’a rien d’excitant pour le monsieur, bien au contraire. J’avais lu il y a quelques années un numéro spécial de Perso sur le pénis et un sexologue parlait de la fellation et disait en gros que c’était super agréable car on peut plus facilement moduler la pression avec sa bouche qu’avec son vagin. Puis je veux pas dire mais on n’a pas de langue à ce niveau-là donc pour le petit coup de langue sur le gland, c’est pas gagné. Après, comme toutes les choses du sexe, tout le monde n’aime pas la même chose… Certaines apprécient les cunnilingus très appuyés, d’autres préfèrent une caresse légère du bout de la langue… Bref, chacun ses préférences.

Le problème avec le sexe oral, enfin, du moins pour une fille, c’est qu’on a parfois l’impression que monsieur exécute poliment un cunni en espérant avoir le retour d’ascenseur. Cunni contre pipe, honnête comme deal, non ? Et bien non ! D’abord, il y a une nette différence entre un mec qui fait ça car il aime ça et un autre qui le fait pour avoir sa pipe, y a pas à dire. Le « hop, trois coups de langue, on inverse les rôles ! », très peu pour moi. D’abord, je ne force personne à le faire, si monsieur n’en a pas envie, on peut faire l’impasse dessus. De toute façon, je n’aime pas les choses systématiques, si le sexe et les préliminaires se passent toujours de la même façon, ça va vite m’énerver. Donc si le cunni n’est pasobligatoire, je vois pas pourquoi la pipe le serait. Si je le fais, c’est que j’en ai envie, sinon, je passe mon tour. Parce que, messieurs, sachez qu’il n’y a rien de plus tue l’amour qu’un mec
qui nous appuie sur la tête pour nous indiquer où il faut aller. Dans ces cas-là, je vais m’arrêter à léchouiller le nombril, na ! De la même façon, une fois que l’on s’exécute, merci de pas nous appuyer sur la tête : si vous n’êtes pas contents, démerdez-vous tout seul, non mais ! Une fois, un gars me filait des coups furieux de rein, j’ai eu l’impression qu’il voulait me violer les molaires, ce fut assez pénible. C’est pas parce que je fais pas une gorge profonde qu’il faut me l’imposer. Est-ce que je vous appuie sur la tête pendant le cunni, moi ? Non, je vous laisse faire et je savoure.

Il n’empêche que j’ai remarqué ceci chez les mecs : ils se vantent toujours de savoir faire de supers cunnilingus pour nous convaincre qu’ils sont un bon coup. Genre « je suis très attentif au désir de ma partenaire ». Et bien, la plupart du temps, c’est faux. Et ils ont toujours de bonnes excuses, genre : « non mais je le fais que quand y a pas un poil sur la chatte. » Et nous, on est obligées de se retrouver avec des poils entre les dents sans rien dire ? Ou ils esquivent : « non mais j’ai trop envie de toi, là. ». De l’autre côté, ce sont de parfaits obsédés de la fellation, faut toujours qu’on leur en fasse une, ils nous en parlent tout le temps genre : j’aimerais que tu fasses ça, ça et ça. Véridique, Laurent le pervers m’a détaillé la prochaine pipe que je suis censée lui faire (gentil naïf). Et puis les mecs, ce qui les excite vachement, c’est de savoir si on avale ou pas. Donc, là, messieurs, expliquez-moi pourquoi le fait d’avaler vous excite, je suis pas sûre d’avoir saisi… Que le fait que l’on accepte de fellationner « jusqu’au plaisir » vous branche, ça, je conçois mais le fait d’avaler ou non, je vois pas trop quelle importance ça a. Gauthier, je te laisse faire ton petit volet prévention en commentaire.

Par ailleurs, j’ai remarqué aussi que les mecs qui attaquent les filles sur leur sexualité s’en prennent souvent à leur façon de sucer. Exemple : « c’est un mauvais coup, elle sait même pas sucer. » Les filles, ça marche dans l’autre sens : « c’est un bon coup, il fait des cunnis du feu de Dieu ». C’est assez amusant, ce contraste. En tant que demoiselle, je ne dirais pas qu’un mec est un mauvais coup parce qu’il exécute mal les cunnis. Sans doute que ça m’emmerdera mais en même temps, y a tellement autre chose à faire.

Mais est-ce que le sexe oral peut être considéré comme un acte sexuel à part entière ? Large débat, j’ai donné ma position plus haut mais tout le monde n’est pas d’accord sur ce point. C’est grâce à ça que M. Clinton put expliquer qu’il n’avait pas menti quand il a déclaré ne pas avoir eu de relations sexuelles avec Monica : il a pas couché avec, elle l’a juste fellationnée « jusqu’au plaisir », permettant ainsi à la jeune fille de garder un merveilleux souvenir de leurs petites entrevues (si ça, c’est pas glauque quand même ! En plus, elle a fait comment la Monica pour cacher la tache tout le reste de la journée ? Je sais, je me pose des questions essentielles). Quelque part, je trouve ça un peu hypocrite. Certes, il n’y a pas eu pénétration mais on peut pas tout à fait dire que la morale fut sauve dans l’histoire. Bon, après, destituer un Président parce qu’il s’est joyeusement amusé avec sa secrétaire, ça me semble excessif : en France, on n’aurait pas gardé nos présidents longtemps avec des histoires pareilles.

Ceci étant, la fellation, pour les filles, c’est LE défi. Donc tous les ouvrages parlant de sexe ou les sites Internet en parlent, nous filent des conseils et moi, ça me fait hurler de rire. Y a un an, à peu près, je discutais avec Gauthier sur MSN tout en farfouillant sur un site féminin qui a une rubrique sexe. A un moment, voilà qu’on nous donne des conseils pour atteindre le nirvana. Ou plutôt pour le lui faire atteindre à lui. Ainsi, j’ai découvert le principe de la pipe au thé : vous prenez donc une gorgée de thé dans votre bouche (pas trop chaud, le thé, quand même, parce que sinon, ce sera très désagréable pour les deux) puis vous entreprenez la fellation. Réaction de Gauthier : remplace le thé par le champagne, c’est archi mieux. Dans un ouvrage feuilleté récemment chez Gibert avec mon éternel acolyte Gaugau, y a eu la fellation avec bonbons qui pétillent : « des sensations pour lui et pour vous et ça donne bon goût ! ». Bon, je veux pas dire mais j’ai pas forcément la place de mettre des bonbons ET un pénis en même temps dans ma bouche et puis, un truc comme ça, c’est un coup à avaler un bonbon de travers. Mais le mieux, le best of the best, je vous le livre en direct. Avant tout, je tiens à préciser que j’ai raconté ça à la fac avec gestes à l’appui devant le plus choupinou de
tout l’IEP qui m’a demandé plusieurs fois du feu (nananère !!). Donc voici la recette de la flûte enchantée. Vous prenez une feuille d’aluminium, vous emballer M. pénis avec puis vous posez
vos dents dessus (sans serrer malheureuse !!) et là, vous vous mettez à fredonner. Paraît-il que les vibrations avec l’alu sont très excitantes. Moi, rien que d’en parler, je suis morte de
rire donc j’essaierai jamais, trop dangereux pour monsieur.

Je me demande s’il existe le même guide pour les cunni, je suis pas sûre mais en même temps, j’ai jamais cherché. Oui, je suis toujours résolument hétérosexuelle et j’ai pas assez
de souplesse pour m’exécuter moi-même donc voilà.

Le sexe oral, c’est quand même bien sympa. Pas suffisant pour que je sois pleinement satisfaite… Mais déjà bien pour introduire la suite des événements !

Tel est pris qui croyait prendre

Par Océane
Alors, après avoir un moment envisager de vous narrer mes aventures version vieux magasine psycho à deux balles avec tout un tas de théories recyclées j’opte finalement pour une simple narration façon reportage animalier. Voici donc les dernières nouvelles en provenance de la jungle urbaine rose…
 
Rappel des faits :
A la base une mère célibataire se plaignant de la platitude de sa vie sentimentale et même sexuelle dont la courbe représentative rivalise avec la droiture scientifique de l’électro-encéphalogramme d’une momie de 3000 ans…
 
Suite à une remise en question nocturne profonde entraînant donc une sensation de solitude proche de celle qu’à dû ressentir machin lors de son ascension de l’Himalaya en solitaire, notre jeune mère célibataire décide de décrocher violemment de son train train et d’accepter  n’importe quelle proposition noctambule surtout si celle-ci est incongrue. Elle se retrouve alors à suivre une connaissance féminine à elle dans un bar salsa.
 
3 jours plus tard, notre sujet d’étude atterrit alors à quatre pattes dans les arrières cuisines dudit bar en train de se faire sauter par le barman (accessoirement cubain et frère du patron).
 
L’histoire n’explicite pas les raisons de cette fin mais plusieurs hypothèses sont envisageables :
– L’inaptitude totale du sujet à danser la salsa et à parler l’espagnol.
– L’incroyable don du sujet pour le zouk
– L’alcoolisme profond du sujet entraînant une consommation moyenne de 10 verres de vodka pomme par soirée.
 
Après cette escale imprévue sur un canapé cubain (oui les arrières cuisines cubaines sont prévues pour tout), le sujet est assez troublé : alors c’est ça la vie ? se faire troncher et puis basta ? Se demande-t-elle.
 
N’est-ce pas un peu dégradant ?
 
Sa réflexion se conclura par un magnifique « Je ne sais pas si c’est dégradant, mais sanitairement parlant, c’est salutaire ».
 
Un mois plus tard, notre sujet décide de tirer définitivement un trait sur ses fantasmes passés (puisque, petit rappel, elle prend un nouveau départ).
 
Afin de ne rien regretter, elle va donc passer une dernière soirée sur le lieu de travail de son ancien fil rouge à savoir Dj Kriss.
 
(NDLR : le Dj est une espèce rare et instable toujours à la recherche de nouvelle proie. Pour une raison incompréhensible, probablement un appel hormonal, les futures victimes se portent toujours volontaires. Une autre hypothèse pencherait pour un attrait social, mais aucune études sérieuse n’a jamais valider la question)
 
Une fois sur place et après avoir réglé les problèmes techniques (dus à un oubli de porte monnaie), le sujet passe sa soirée loin de son ex dulciné jusqu’au moment de la fermeture où elle se rapproche de son ex future proie. Car le sujet est bien élevée ! trop bien peut-être vu que dj Kriss fini dans son lit !
 
Celui-ci repart en lui faisant la bise car le dj, lui, est un goujat par définition !
 
Refusant toute réflexion métaphysique sur son manque total de volonté, le sujet part 15 jours en vacances loin du brouhaha nocturne…
 
A son retour, elle revient sur les lieux de son dernier péché afin de se faire un petit plaisir pervers : voir la tête affolée de son ex, le garçon rougissant facilement…
 
Sauf que l’imprévu s’en mêle et que l’acteur principal est encore en vacances.
 
Et ce qui est en passe de devenir un classique du genre se reproduit, encore : le sujet repart avec le Dj remplaçant !
 
Tel est pris qui croyait prendre…
 
Mais que doit penser le personnel restreint de cette petite boîte de nuit ?
 
Là n’est pas la question !!!
 
Car ce n’est pas encore la fin du reportage.
 
La suite des aventures de notre mère célibataire après la pub…

La fréquence des rapports sexuels

Voici un sujet qui va passionner mes lecteurs et, en plus, attirer du monde sur mon blog. D’ailleurs, pour augmenter l’audience, je glisse d’ores et déjà les mots fellation, cunnilingus et sodomie dans ce texte. Ce n’est pas parce que je vais en parler, juste pour voir si le nombre de visiteurs uniques va augmenter suite à la publication de cet article. Mais je rassure les âmes pures et prudes, je vais parler de sexe Pas réécrire le Kama sutra.

Aujourd’hui, je suis d’humeur badine. Il fait beau, la chaleur revient et je retrouve Benoît, un camarade de brouette, ce soir. Pourtant, la semaine avait mal commencé, un nouveau déboire amoureux donc je parlerai plus tard mais la vie est curieuse : c’est quand on se sent moche et indésirable qu’un camarade de brouette se manifeste.

Hier soir, j’ai regardé la télé, honte à moi. Il y avait « Ca se discute », une émission consacrée justement au sexe et à la bonne fréquence des rapports sexuels. J’avoue que j’en ai vu juste un bout car je ne suis pas une fanatique de ce genre d’émission. Une dame d’une quarantaine d’années répondait aux questions de notre Jean-Luc national, je vous retranscris ici le dialogue tel quel :

« Pour lui, cinq à six fois par an, ça suffisait.

– Et vous ?

– Moi, ce serait plutôt cinq à six fois par semaine.

– Et vous êtes mariés à ce monsieur ?

– Non, divorcée. »

Un blanc éloquent s’en est suivi mais j’ai coupé l’émission là, ça me suffisait. Ce petit dialogue a été prononcé pendant que je fermais mes volets et que je me battais avec mon chat pour pas qu’elle sorte pas la fenêtre et mon cerveau s’est mis en ébullition. Quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Bon, je brise immédiatement le suspense : il n’y a pas de réponse. Ca dépend des gens, des moments, des lieux…

Alors je me penche sur mon cas et je me rends compte que le sexe est quelque chose de fluctuant, chez moi : il y a des moments où je n’en ai pas du tout envie, d’autres où je ne pense qu’à ça. J’en parlais un soir, avec Gauthier, qui m’a dit cette phrase au combien vraie : « Tu vas voir, plus tu le fais, plus tu as envie de le faire ». Quelle sagesse…


Après tout, ce n’est pas évident à admettre : même si le sexe s’affiche partout (on a même vu récemment Paris Hilton faire l’amour à une voiture pour vanter une marque de hamburger, j’ai pas bien compris le rapport…), il n’en reste pas moins qu’il est difficile de revendiquer son appétit sexuel.

Pour ma part, je pense être dans la moyenne ; je n’ai pas besoin de dix rapports par jour pour être épanouie mais je ne suis pas frigide non plus. Tout dépend du contexte. Par exemple, en période de partiel, je ne suis pas du tout attirée par une petite brouette car je suis dans un état de fatigue mentale. Franchement, j’ai beaucoup d’estime pour les historiens, théoriciens et compagnie mais lire du Bourdieu n’a jamais aiguisé mon appétit sexuel. Par contre, ça a souvent alimenté de mémorables migraines. Faut dire ce qui est : Bourdieu est un
théoricien fascinant mais c’est agaçant cette manie qu’il a de faire des phrases de trois paragraphes bourrés de termes qu’il vient d’inventer.

Mais je perds mes lecteurs, là, je reviens sur ma vie sexuelle.  Il y a donc des périodes moins propices au sexe. Dans ces périodes troubles, je préfère
de doux câlins. Je ne sais pas si vous avez remarqué mais rien n’est plus agréable que de s’endormir dans les bras de l’être aimé après une journée bien difficile.

Heureusement, je ne suis pas en examen tout le temps. Si j’analyse ma vie sexuelle passée et présente, je remarque que toutes les saisons ont leur charme. Au printemps, les hormones sont en ébullition on « violerait une bite de trottoir » (dixit Gauthier) tant on ne sait plus quoi faire de notre trop plein de désir. J’aime bien le sexe de printemps car je le trouve globalement très explosif et fantasque : le soleil revient, notre humeur est au beau fixe. De là naît notre envie de bien s’amuser et on se montre plus imaginatif. En été, le sexe est plus langoureux… En automne, la fraîcheur qui arrive nous remotive et en hiver, on se réchauffe doucement au coin du feu.

Bon, il n’y a donc pas de période plus propice à une activité sexuelle qu’une autre : quel que soit le temps, on brouette. Mais la météo a une influence, en tout cas sur moi : j’ai remarqué que j’aimais bien faire l’amour quand c’est la tempête, au dehors, surtout quand il y a de l’orage. Je suppose qu’il s’agit d’une pulsion primaire, une sorte d’ode à la vie alors que c’est le chaos au dehors… C’est pareil pour le feu : dans les films romantiques, les héros ont tendance à copuler devant un merveilleux feu de cheminée sur un tapis en peau de
bête. Ca me fait penser à nos ancêtres d’il y a très longtemps qui n’avaient que leur feu de camp pour s’éclairer la nuit et avaient pour seule couche des peaux de bête. Personnellement, je n’ai ni l’un, ni l’autre… Au mieux, je peux faire l’amour devant des bougies mais leur puissance de feu n’est pas franchement impressionnante. Je suis une femme, je théorise le sexe.

Bon, suite à ces réflexions, quelle est la bonne fréquence pour moi en matière de sexe ? Et bien, je n’ai pas de réponse, tout dépend du partenaire. Il y a ceux qui m’attirent comme des aimants. Ceux-là, j’ai toujours envie d’abuser de leur vertu, de les toucher… De façon générale, en début de relation, il faut que ça bouge ! Je ne demande pas que le monsieur m’honore tous les soirs (car ça voudrait dire que toutes mes soirées lui sont consacrées et j’ai besoin d’un peu d’air) mais il me faut au minimum une nuit par semaine, voire un peu plus… Une
fois que le couple dure depuis quelques temps, ce n’est pas forcément pareil, il y a moins cette espèce d’attirance animale et plus de tendresse, il peut y avoir sexe sans pénétration, tripotages sans éjaculation (ce mot va me rapporter quelques lecteurs de plus)… Voilà d’ailleurs une excellente question que je n’avais pas encore soulevé : qu’est-ce qu’un rapport sexuel ? Car figurez-vous que la définition varie selon les personnes.

Nous avions discuté de ce sujet avec Gauthier, une fois : aux Etats-Unis, pays ô combien puritain, le rapport sexuel en tant que tel ne concerne que la pénétration vaginale. Ainsi, des jeunes filles qui pratiquent activement la fellation et autre sodomie peuvent se targuer d’être encore vierge. Nous avons tous les deux trouvés ça très hypocrite. Maintenant, pour moi, la fellation et autre cunnilingus font partie des préliminaires et ne comptent pas comme rapport sexuel. Ceci étant, je ne serai jamais assez hypocrite pour dire que si j’ai administré une fellation à un homme qui n’est pas le mien, je n’ai pas été infidèle puisque « je n’ai pas fait l’amour avec lui »…

Je parle de la fréquence des rapports sexuels mais qu’en est-il de la fréquence des non-rapports sexuels ? L’abstinence est-elle une bonne ou une mauvaise chose en soi ?  Ayant vécu une période de vide sexuelle, je me rends compte que ça a de vrais avantages. Ca permet de redécouvrir les joies de la masturbation et quand on retrouve (enfin) un camarade de brouette, qu’est-ce qu’on apprécie !

Trop de sexe tue le sexe, à mon avis, mais ça dépend. Le problème de la sexualité en couple, souvent, c’est le caractère rituel de la chose. Le jour où je ferai l’amour tous les jeudi soir à 22h47 avec mon homme car on est habitué comme ça, je pense que je demanderai le divorce. Ce que j’aime le plus dans le sexe en couple, c’est le côté surprenant. On se couche après une dure journée l’un à côté de l’autre, on s’embrasse chastement pour se dire bonne nuit mais le frottement des corps inspire… Et soudain, sans que ce soit planifié, la situation change et on se retrouve à partager un coït enragé. Oui car ce n’est pas parce que ça fait 10 ans qu’on fait l’amour avec une même personne qu’il faut que ce soit mou. 

Pour répondre à la réponse initiale : quelle est la bonne fréquence des rapports sexuels ? Pour moi, la réponse est simple : c’est faire l’amour à chaque fois qu’on en a envie