Delirium tremens fiévreux

Ceux qui me suivent sur Twitter le savent : ce week-end, j’étais malade. Depuis jeudi, mon nez coule, ma gorge gratte, mon audition est partie battre la campagne. Le joli rhume des familles quoi. Sauf que si je m’en suis pas trop mal sortie jeudi et vendredi, depuis samedi, c’est la cata. Seul avantage, si j’ose dire : la fièvre me file des révélations amusantes.

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Et ce matin, alors que j’émergeais péniblement de mon état cotonneux, la bouche emplie d’un goût bizarre et pâteux que même Kenya ne venait pas renifler quand je baillais. Je venais de faire un rêve un peu chelou à base d’extraterrestres pas très gentils qui voulaient nous tuer. D’abord, on était 5 à être contaminées par un virus bizarre et on n’était que
3 à nous en sortir. Puis après, ils lançaient une espèce d’énorme pièce en fonte très très lourde sur la ville, tout le monde courait pour pas se faire écraser (j’ai dû en réchapper mais à un moment, je suis devenue une autre personne, en fait) et après, ils expliquaient que si on leur donnait pas de l’argent, ils continueraient à tuer plein de gens.

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Je précise que j’ai vu le trailer de V il y a plus de 6 mois.

J’ai aussi rêvé mais plus tard que j’étais Miley Cyrus qui jouait dans Batman. Un Batman profondément chiant puisque Miley-moi (mais en blonde, par contre) étions le sujet principal du dit film, on voyait Batman passer vite fait mais en vrai, c’était plus une histoire d’ados avec Miley-moi qui sort avec une jeune homme pas très attentif à ma personne (y a
une histoire où je suis en robe toute jolie mais pas chaude et il veut aller à un truc de surf, je sais pas quoi) et puis après, y avait des trucs bizarres sur un écran,  avec Bill et Hillary Clinton je crois mais dans le rêve, les choses recommençaient, Miley-moi fille de Batman était un peu prise au piège d’un jour sans fin.

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Bref, malade, je fais peur. Mais le pire fut ma révélation, donc. Alors que je revenais péniblement à la vie, j’ai réalisé un truc : James Cameron n’est qu’un vilain plagiaire ! Oui, il a copié et vous savez quoi ? Ulysse 31. SI Ulysse 31 ! Comparons un peu les Na-vi et les extraterrestres bleus d’Ulysse, pardon mais c’est un peu pareil quand même ! Non mais imaginez un peu la révélation de fou ! Soudain, c’est comme si j’avais découvert les mystères de l’univers. Puis je me suis rendue compte que la petite fille qui parle aux plantes, c’est pas la bleue d’Ulysse 31 mais Flora de Jayce et les conquérants de la lumière (oui, si on regarde de près, c’est peu ou prou le même dessin animé, finalement).

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Trop sûre de mon fait, je me lève et je décide de partager ma révélation. Puis ma fièvre a baissé et je me suis rendue compte que c’était très nase. Ce qui reste drôle, finalement, ce sont les révélations de nos états fiévreux. Et encore, quand je dis fièvre, si j’ai dépassé le 38, c’est le bout du monde, je n’ai qu’un rhume, pas de H1N1 ou autre et je suis restée lucide la plupart du temps. Mais quand on voit la puissance du truc, j’ai envie de vous dire : « ne te drogue pas jeune, chope juste la crève ». Par exemple, faites comme moi : après la piscine où l’eau est déjà fraîche, séchez vous les cheveux avec un sèche-cheveux froid et paradez pendant une heure à la terrasse d’un café. Radical.

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Bon, en vrai, je suis dégoûtée, j’ai cru traverser l’hiver sans être malade une seule fois, un record absolu pour moi. Raté !

De l’art d’être conne

Hier, entre deux dossiers chauds brûlants ou à peu près, je clique sur le lien Enfoirage affectif, site créé par Sonia qui raconte les déboires amoureux de tas de nanas que je ne connais pas. Je déguste quelques histoires en me disant un peu méchamment « ouf, y a pire que moi ! ».

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De mon point de vue, ma vie sentimentale est un peu pénible par moments. Récemment, un petit auto bilan m’a fait réaliser que j’avais un joli lot d’exs immatures et immobiles, préférant se contenter de peu alors même que ce peu ne les rend pas heureux plutôt que de prendre le plus petit risque. Par exemple, ces derniers temps, je fuis légèrement Guillaume 1er car ça finit par me gonfler de constater qu’en 10 ans de relation, j’ai obtenu 5 diplômes différents, déménagé à 800 km de chez mes parents, décroché des stages, des piges et 3 CDI. Lui, pendant ce temps, il a obtenu un diplôme, quelques postes de remplacement dans l’éducation nationale et… voilà. L’idée même de quitter Toulouse le paralyse tellement qu’il panique à l’idée d’avoir son CAPES et de partir donc il ne le passe même plus. Je lui avais proposé d’envoyer un CV à Simon de TGGP pour un boulot en télétravail, il ne l’a jamais fait. Alors ça me gonfle de le voir végéter, de l’entendre parler de ses jeux de rôle en ligne alors que je ne capte rien, de sa nouvelle copine qui vit à l’autre bout de la France, qui a 19 ans, qu’il n’a jamais vue mais si, si, c’est sa meuf ( ?)… Son immobilisme m’insupporte. Y en a un autre, j’en parle à une amie qui le connaît, elle me dit, atterrée : « mais c’est atroce, il n’a pas bougé d’un poil durant ces années. Il est malheureux mais il fait rien pour s’en sortir, il me déçoit ». Ben oui, tiens…

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Donc voilà entre les immatures, immobilistes, les « je suis pas prêt à me (re)mettre avec quelqu’un » alors que je ne demande rien… Oui, d’ailleurs, c’est bizarre, ça, d’où les mecs se posent la question du « où va-t-on » avant les filles hein ? Pardon mais au bout de quelques jours, moi, je m’en fous du où va-t-on, je veux juste profiter, les questions arriveront bien assez tôt. Y a aussi les « je veux vivre avec quelqu’un mais pas avec toi ». Celui là, il était beau… Bref, au fond, ma vie sentimentale des dix dernières années, c’est un peu « relation sérieuse puis lâchage complet », au point qu’il semble qu’on ne me considère plus comme une petite amie mais comme maîtresse et ce de façon systématique. Suis-je trop délurée ? Peu importe à la limite, je me dis qu’un mec qui n’assume pas une fille qui sait ce qu’elle veut, c’est pas forcément la peine de continuer. Surtout que je suis pas chiante quand même…

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Mais malgré tout, je me dis que j’ai pas été tant prise que ça pour une conne à la fin. Un peu bien sûr, comme nous tous et toutes. Des fois, j’essaie de voir ce que j’ai encore pu faire pour amener au plantage (oui, j’ai une propension à l’auto flagellation très impressionnante), si j’ai été trop pressante d’où les « non mais je veux pas me mettre en couple ». Au bout de 2 jours, je trouve cette réflexion un peu précipitée. Surtout qu’à bien y repenser, je n’ai pas du tout foutu la pression mais bon, il avait un abonnement Meetic à rentabiliser, une passion pour les étrangères (ça aussi, j’ai eu le coup plusieurs fois. Je vais me faire naturaliser ailleurs, moi…) et je pense que le fait que je sois plus vieille que lui de 2 malheureuses années le faisait un peu tiquer aussi. Ou alors ai-je été trop légère, laissant le champ libre au monsieur pour aller butiner ailleurs et me dire « bon, en fait, j’ai trouvé une fille, toi, tu dégages ». Ah…

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Alors en période d’auto flagellation intense, faut lire les histoires des pintades gourdasses. Pourquoi ? Parce qu’on se rend alors compte que le problème ne vient pas de nous, pas finalement du genre humain. Et moi, ça me rassure grave…

Du droit de s’embrasser dans la rue

Dimanche avait lieu un Kiss in contre l’homophobie, action que je suis de près vu qu’elle est organisée par notre Bobby chéri. Et que je trouve le principe simple
mais génial : pendant 5 mn, des couples homo, bi ou hétéro sont invités à s’embrasser dans un lieu public. Une action consistant à se faire des bisous, chouette !

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Je suis allée à celui de décembre devant Citadium, j’avais pris Vicky avec moi pour participer à l’effort collectif (il va falloir que j’explique à un moment qu’on
n’est pas ensemble quand même, malgré notre fusion, ma maman va encore se poser des questions…). Ambiance festive, les gens sont détendus, des passants prennent des photos. Bref, un bon moment malgré le froid polaire (mais mes orteils ont survécu), c’était bien sympa, on y a croisé Matt et sa dulcinée, aussi.  Quelques temps après, je reçois une invitation pour un kiss in le 14 février devant Notre Dame de Paris. Oh, le jour de la St Valentin, c’est mignon… Je n’avais juste pas envisagé un gros gros problème quant à ce rendez-vous : Notre Dame = église = extrémistes catholiques pas contents que des homos se roulent une pelle devant.

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La semaine précédant le Kiss in, j’ai donc vu Bobby déplacer le lieu de rendez-vous pour calmer les esprits au Boulevard St Michel, faire suivre les liens vers des
groupes extrémistes allant jusqu’à donner des éléments de sa vie pour pouvoir le menacer (notamment lieu de ses études). Bref, du malsain comme on en fait plus. Evidemment, je connais Bobby donc je sais que sa volonté n’était pas de provoquer et que toutes ces réactions vont bien au-delà du principe et des revendications du Kiss in qui ne cherche qu’à faire revendiquer une égalité de fait, pas du tout de provoquer qui que ce soit. Mais voilà, soudain, on constate que s’embrasser en public quand on est gay, ça ne passe pas. A l’arrivée, dimanche, quelques participants du Kiss in se sont également embrassés devant Notre Dame et se sont fait attaquer par des extrémistes.  Ecoeurant.

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Certains y verront de la provocation mais au fond, pourquoi en tant qu’hétéro, j’aurais le droit d’embrasser mon mec devant une église et un couple homo ou lesbien pas ? Pire,  je pourrais tout à fait embrasser un homme qui est soit mon amant ou dont je suis la maîtresse, un homme qui serait marié, par exemple, sans que personne ne réagisse. Mais des homos non.  C’est sale, c’est blasphématoire, c’est maaaaaaaal. Non mais c’est vrai, Dieu a dit aimez-vous les uns les autres mais pas entre hommes ou entre femmes, faut se mélanger (et à une seule personne !). Pfff, ça devient compliqué toute cette lecture entre les lignes.

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Pourtant puisque Dieu n’est qu’amour, pourquoi rejeter ces ouailles-ci ? Il existe des homos chrétiens qui ne se tirent pas une balle dans la tête tiraillés par un tel paradoxe. J’ai toujours trouvé que la religion n’avait d’intérêt que dans l’espoir et la tolérance. Ici, il est manifeste que la tolérance, on se la fout au cul et on fait l’avion
avec, ne reste que l’espoir de voir tous ces cons intolérants réaliser un jour que l’homosexualité, ce n’est pas saaaaaaaaaale, c’est de l’amour, point.

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Mais au-delà de cette violence, on constate bien que la cause gay, lesbienne et trans est très loin d’être gagnée, très très loin même. Quand Bobby a débuté les
Kiss in, j’ai trouvé ça mignon et bien vu : moins tape à l’œil que la gaypride, plus anodin quelque part pour interpeller : ben ouais, un couple homo s’embrasse dans la rue, hors Marais, ça te dérange ?  J’eus cru naïvement que non, ça ne dérangeait pas. Le chemin est encore long avant l’égalité des droits…

La coloc de la vacuité : milieu d’étape

Pour les trois du fond qui ne suivraient pas, je vis depuis maintenant 15 jours avec Vicky. On va le faire version téléréalité. « Elles sont deux dans un studio de 30 m² avec un chat, 3 pc, un smartphone, 4 cartons. C’est la coloc de la vacuité ! ».


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Donc voilà, 15 jours, déjà. Quand nous avons commencé notre colocation, l’idée était la suivante : « Soit on devient totalement fusionnelles et insupportables, soit on ne se supportera plus ». Quel stress ! Bon, autant vous dire qu’au bout de 15 jours, on est plus dans le fusionnelles et insupportables que dans le on ne se supporte plus. D’ailleurs, cette semaine, les 3 jours où elle était à Londres, j’aurais dépéri si je n’avais pas organisé ma semi-semaine en conséquence avec des verres en bonne compagnie et un cours de plongée (maintenant, je sais enlever et remettre mon masque sous l’eau, installer ma bouteille sur le gilet mais je suis un peu vexée de rentrer dans un gilet S avec tous les nibards qui sont miens).

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Mais mercredi soir, que de retrouvailles émues ! Pourtant c’était mal barré : moi à la gare du nord à me cacher pour ne pas être la victime collatérale d’une bagarre à laquelle participait un chien surexcité, elle dans un train quelque part perdue dans la campagne calaisienne…  Alors que j’étais au relay pour acheter Closer (ben oui, je
suis égocentrique, j’achète les magazines dans lesquels je suis) et quelques autres titres que je ne citerai pas vu que je pige pas dedans (mais c’est pas dur, vous allez au rayon mensuels féminins et vous trouverez pas mal de titres désormais en ma possession), elle m’appelle « c’est la merde, je serai pas là avant 22h30, rentre à la maison.

– Oh ma chouuuuuuuuute !  Tu veux que je te fasse une bonne soupe ?

– Non, j’ai faim, commande une pizza ! »

23h15, la pizza est dans le micro-ondes et enfin, je la récupère, épuisée. Ma pauvre choute !

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Cette coloc nous rapproche encore d’un cran du genre « hé t’as vu mon nouveau soutif ? » avec démonstration à l’appui, la porte qu’on ne ferme plus quand on fait pipi (y a un drap qui sèche dessus), les eaux oxygénées et coton demak’up qu’on se partage, les « bon, attends, lundi soir, je dors pas chez toi comme ça, je te laisse un peu ton intimité. » « Roh mais te sens pas obligée » ou les « bon, dès que je récupère les clés, je pars camper dans mon nouveau chez moi » « oh mais tu peux revenir un
peu dormir ici, si tu veux… ». Ouais, on devient clairement et irrémédiablement fusionnelles.

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Donc à mi-parcours, je le dis haut et fort et pas juste parce qu’elle est derrière moi : je suis ravie du tour que prennent les choses. Mon appart ressemble
encore à quelque chose, notre linge barbote joyeusement dans la même machine à laver, on a acheté les mêmes baskets Puma. Je trouve le test pour notre amitié intéressant et le fait qu’au bout de 15 jours, il n’y eut pas l’ombre d’une tension m’apparaît comme un élément extrêmement positif alors que par ailleurs, nous avons toutes les deux des sources de tension qui pourraient nous rendre désagréables l’une avec l’autre. J’ai même spontanément proposé que nous
fassions du ménage à fond dans son nouveau chez elle (ok, je suis accro au serpillage des murs maintenant). Et pour fêter cette mi-parcours, nous nous sommes faits une petite st valentin aux petits oignons avec foie gras (elle en a mangé les ¾) et petite bouteille de Chardonnay (elle en a bu une gorgée, j’ai fini le reste. Je suis d’ailleurs un peu pétée). Si c’est pas de l’amour ça !

PS : A la question qui est qui dans le couple Emilie-Sabrina, Vicky vient de hurler « je suis la vierge! ». Donc moi, je suis la coiffeuse.

Re- PS : Par contre, Kenya ayant deux maîtresses qui la bichonnent, elle est sacrément merdeuse en ce moment

Joyeuse St Valentin, youpi !

Aujourd’hui, tout Internet me rappelle que c’est la St Valentin. Même en passant sur viadeo, on me propose d’envoyer des fleurs à l’être aimé. Moi,  je veux bien mais est-ce que ça s’envoie des fleurs aux hommes ?  Surtout que sur viadeo, j’y vais à priori pour me faire un réseau professionnel, pas pour choper. Je me demande si Interflora communique aussi sur Meetic aujourd’hui, tiens.


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En fait, chaque année, j’ai un peu la même sensation : tiens, on parle moins de la St Valentin, ça tombe en désuétude. Et puis au fur et à mesure que se rapproche le jour J, je me rends compte que non : on navigue entre aigreur des célibattus et guimauve des amoureux. J’ai un peu la sensation d’être la seule à rester dans une indifférence
totale : je ne fêtais pas la St Valentin quand j’étais en couple, je vois pas pourquoi ça me ferait de la peine de ne plus la fêter quand je suis célibataire.

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Et pourtant, il est difficile de rester dans l’indifférence vu que la société considère qu’on doit forcément avoir un avis sur la question, faire partie de la fête.
Exemple vendredi soir, j’étais invitée à dîner et je devais amener le dessert. Je m’arrête dans une boulangerie dangereusement délicieuse et là, je découvre que tous les gâteaux sont fournis avec un petit cœur en bonbon. Ouah, génial, je vais passer pour une hystérique : « bon, tu m’invites à manger, ça veut dire que tu veux qu’on s’épouse, non . ». Ceci étant, ils étaient pas mauvais ces petits cœurs… Mais si j’avais été invitée chez un homme qui ne me plaît pas, à un dîner pro ou que sais-je encore, j’aurais dû manger les bonbons en chemin ? Pourquoi ne propose-t-on pas de gâteaux sans cœur parce qu’on peut aussi manger des pâtisseries sans chercher à prouver son amour ?

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Finalement, la St Valentin, c’est un peu comme Noël ou le Nouvel an, ne pas choisir son camp est tabou, tu aimes ou tu n’aimes pas mais avec la presssssssssssion
(plein de s) de la société, tu n’as pas le choix, tu dois avoir un avis. D’ailleurs, tout mon Twitter en a un, entre les « la St Valentin, ça pue des pieds » (twitt de célibataire
donc), les « roooooooh mon namoureux d’amour qu’est trop choupi trognon m’a offert un sublime sac Darel trop croquignolet. Et m’a amené le petit déj au lit avec des crèpes en forme de cœur ». Bon, ok, c’est trop long pour un twitt, je caricature mais ça, c’est le twitt de la femme comblée car elle a bien fait remarquer à son mec que, oui, la St Valentin, ça se fête et qu’il a intérêt à faire un cadeau encore plus démentiel qu’à Noël. C’est quelque part ce point là qui me gonfle, là, pour de vrai. Je sais pas vous mais moi mon compte en banque retrouve à peine l’équilibre après la folie de Noël, je ne me vois donc pas réclamer à un homme de dépenser encore des centaines d’euros dans un cadeau. Sauf si c’est George Clooney. Puis paye ton romantisme, c’est un peu la course au combien tu m’aimes. Supeeeeeeer… Quitte à être de la vieille école, je préfère une attention gratuite mais surprenante (et pas à une date décidée par la société de consommation) qu’un cadeau cher qui prouvera juste que notre mec a compris comment avoir son petit dessert.

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En attendant, je vous laisse, je passe la St Valentin avec ma Vicky, on a un
programme so romantique comprenant une bonne partie de ménage car là, l’appart, il ne ressemble plus à rien…

PS : Un article pas mal sur les indifférents à la St Valentin d’une fille très talentueuse.

Attention, femme en chasse, danger de lourdeur

observer mes congénères et je sais repérer une nana en chasse à des kilomètres à la ronde : plus elle en fait des caisses, plus elle est « croc » du mec.  Sauf que parfois, à force d’en faire des caisses, la subtilité trépasse et la tentative de drague flirte dangereusement avec le ridicule, voire s’y vautre franchement dedans. Au secours !

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Evidemment, quand je dis « une nana », je sais très bien que je n’échappe pas à la règle. Quand je suis en phase de séduction, je veux évidemment me placer comme le produit le plus attirant du marché donc faut soigner le packaging, l’argumentaire pour que le client achète. Donc mes tenues se sexysent, mes rires sont de plus en plus issus de ma gorge tandis que mes bras se croisent sous ma poitrine, la soulignant avantageusement et que mon doigt tortille une mèche qui traînait là. J’essaie de placer dans la conversation des citations
de Nietsche, des analyses socio-politico-psycho et ce que tu veux-logique mais aussi quelques allusions sexuelles. Message : je suis jolie, cultivée et coquine.  Sauf que de l’émetteur au récepteur, le message se transforme parfois. Et pour ceux qui reçoivent l’émission, c’est encore plus hilarant,
comme nous l’a prouvé mardi Diane.

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Il m’arrive parfois de me lancer dans une entreprise de drague et j’ai parfois envie de me mettre des claques à posteriori. Parce que par exemple, je suis très forte pour roucouler au téléphone avec ma cible mais une fois raccroché, je me tape sur le front en regardant au ciel : j’ai dû passer pour une débile mentale avec mes rires de gorges, ma voix profonde et sensuelle et mes 10 000 conneries débitées à la vitesse du son. Si le mec n’avait pas forcément envisagé de me faire sienne, là, c’est clairement mort. Je me demande si c’est possible, ça, un mec qui se dise « non mais elle est mignonne mais elle est tellement co-conne, ça va pas être possible ». Moi, à l’inverse, dans ce cas là, je laisse toujours le bénéfice du doute au mec… Et des fois, je tombe sur des tarés.

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Alors parfois, les baffes, j’ai envie de les donner aux donzelles en chasse surtout quand elles sont dans le mode un peu agressif (comme celle de Diane) à base de « je fais tellement de geste et de bruits et je suis tellement surexcitée que plus personne ne peut en placer une à part ma cible ». Là, avec de la chance, si vous êtes dans un groupe relativement important, suffit de laisser la demoiselle hystérique et sa cible seuls. Si y a attirance mutuelle, ils en seront ravis et si le monsieur n’a pas envie de la demoiselle, qu’il se démerde, c’est lui qui nous l’a toute excitée. Le pire étant les demoiselles partant dans la surenchère sexuelle tellement peu fine qu’on se croirait à un spectacle de Bigard. Limite, j’ai envie de lui dire « écoute, montre lui direct tes seins, ça ira plus vite ». Evidemment, si vous vous retrouvez dans la configuration « il y a l’hystéro, sa target et moi », je ne vois que deux choses à faire : soit vous buvez jusqu’à évanouissement, soit vous simulez un appel sur votre portable, vous faites une conversation fictive à base de « Quoi ? […] Oh
non, ma pauvre puce, je suis désolée[…] Non, ne pleure pas[…] Bon écoute, ne bouge pas, j’arrive ! ». Pensez à bien ménager vos silences pour être crédibles. Et ne culpabilisez pas : vous êtes de trop.

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Alors moralité ? Ben en matière de drague, on est tous aussi lourds, hommes comme femmes, c’est beau l’égalité des sexes… quoi qu’en la matière, ça aurait été bien mieux pour nous que notre parade nuptiale se fasse tout en finesse…

 

Les merveilleux ressorts de la drague féminine

Par DianeVingtenairets, vingtenairettes, Nina, collègues, lecteurs chéris mon amour
Aujourd’hui un petit article option cosmo/biba. Il se trouve que j’ai eu la récente occasion d’observer le très intéressant -voire un tantinet comique- phénomène de ce qu’on pourrait nommer la « drague féminine », et que dans un élan d’altruisme compulsif  j’ai eu envie de partager avec vous ce beau moment de démonstration plus ou moins subtile des conséquences plus ou moins subtiles elles aussi de l’action des hormones sur le corps et l’esprit féminins.

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Plantons le décor. Etant apprentie prof, quand je ne donne pas de cours j’en prends, avec plusieurs autres profs débutants, de plusieurs matières différentes. Bref, Lundi dernier je rentre donc en RER avec trois collègues, dont une de ma matière (appelons la Pamela), et deux autres (masculins, je précise) profs d’histoire géo (Brandon et Stephen). Et lors de ce long trajet j’ai pu observer non sans intérêt donc que ma collègue ne semblait pas indifférente aux charmes d’un de nos compatriotes mâles (Brandon).


ANALYSE COMPORTEMENTALE DE LA FEMELLE EN RUT

1/ Première technique: éloigner toute concurrence
Etant donné que j’étais danger potentiel en tant qu’autre femelle présente, fraichement brushée de la veille, et en plus connaissant la cible depuis un peu plus longtemps qu’elle, il a fallu m’évincer afin de retenir l’attention un maximum. Ce pourquoi Pamela a  choisi comme sujet de conversation une formation à laquelle ils ont assistés tous les trois, mais pas moi. Elle peut ainsi empêcher ma
participation à la conversation un maximum, et vous pouvez ainsi comprendre le pourquoi de cet article. N’ayant strictement rien à foutre et ne comprenant rien à ce qu’ils disaient, la politesse m’interdisant de sortir mon IPOD, il ne me restait plus comme option pour éviter l’ennui mortel que l’observation sociologique.

2/Deuxième technique: créer un lien social et relationnel avec la cible
Pour cela, plusieurs possibilités: on peut la flatter, s’affirmer passionnée par sa collection de capsules de bière ou rire un peu exagérément au moindre trait d’humour de sa part. Pamela a pour sa part opté pour la fameuse technique du « tissage du lien social par dénigrement d’un tiers ». Je m’explique. Une fois choisi le sujet de conversation qui me mit hors-jeu, elle fit alors preuve d’une déjection de fiel impressionnante à propos des autres gens présents à leur formation du matin. Il s’agit donc de se rapprocher de quelqu’un en s’alliant contre un « ennemi commun », une sorte de bouc émissaire contre lequel on n’a rien en particulier mais qui est bien utile pour se rapprocher de Brandon. Et il ne s’agit même pas de critiquer ses techniques pédagogiques, ou ses qualités humaines, nononon: elle ne s’attaquait à rien de moins que… leurs physiques. Ayant choisi pour cibles uniquement des filles (cf technique n°1), elle menait un listing de leurs défauts physiques, voyageant entre le visage ingrat de l’une et les kilos superflus de l’autre…le tout sous couvert d’une observation purement socio-pédagogique: ça doit être dur le regard des élèves sur soi quand on est moche comme ça… un vrai délice. Et ce qui lui a permis de passer à la troisième technique:

3/Troisième technique: le chleuasme
aaahhh ça, c’est une des techniques préférées des filles. Ce mot barbare et pas très beau (chleuasme) désigne une petite chose toute simple. En gros, après avoir déblatéré sur la mocheté ambiante des filles présentes à la formation ce matin là, elle opte pour un « enfin moi, je me considère pas magnifique non plus, mais bon, dans la norme quoi »…  Et qu’essaye t-elle de faire ici? La même chose que toutes celles qui disent en soupirant « j’suis trop moche », « j’suis trop grosse », « j’suis trop conne »…… c’est à dire d’essayer de faire dire à celui qui est en face de soi que « mais nonnn, t’es pas mooooche ». Le chleuasme consiste donc en un auto-dénigrement (que l’on ne pense pas pour un sou, bien sûr) pour faire dire le contraire à l’autre. Elle attendait là un « attends, t’es vachement mieux qu’elles quand même, un bijou rare des îles malouines, allons coïter dans mon appartement ».

4/quatrième technique: bien se faire voir
Juste après le dénigrement des autres puis de soi-même, Pamela eut un petit temps de pause (pas trop long, quelqu’un pourrait prendre la parole et détourner l’attention de Brandon) puis lança un très spontané « enfin, j’suis pas méchante hein… » qui personnellement m’a bien fait intérieurement glousser. On imagine le petit dialogue intérieur avec elle-même pendant cette pause « merde je viens de passer 10 min à cracher sur le physique d’autres filles je vais passer pour une méchante aigrie faut pas qu’il croit ça sinon exit le coït faut que je dise quelque chose qui fasse sympa pour le détromper vite vite vite….. » et pouf. Et pour compléter le tableau, après avoir passé 14 stations de RER (c’est long, j’vous le dis) à parler d’un truc que je ne comprenais absolument pas, elle se retourne vers moi entre la 14ème 1/2 et la 15ème et dernière station pour commencer un: « au fait, on parle de la formation qu’on a eu ce matin et…..ah tiens, on descend ici. Tu restes bien toi, hein? bon bah salut! »

Je me passerais de davantage de commentaires (pour une fois), et en guise de conclusion ne résiste pas à vous mettre un passage de Nana (experte en chef en ce qui concerne la séduction féminine dans toute sa cruauté et son ingénuité.. ) (Nana est une fille des rues, elle débute en tant qu’actrice dans un théâtre de boulevard et fait bcp d’effet aux hommes, et même  qu’un prince vient la rencontrer dans les coulisses)

« Si Son Altesse veut bien entrer… 
Un cri de femme surprise se fit entendre, et l’on vit Nana, nue jusqu’à la ceinture, qui se sauvait derrière un rideau, tandis que son habilleuse, en train de l’essuyer, demeurait avec la serviette en l’air. 
— Oh! c’est bête d’entrer comme ça! criait Nana cachée. N’entrez pas, vous voyez bien qu’on ne peut pas entrer! 
Bordenave parut mécontent de cette fuite. 
— Restez donc, ma chère, ça ne fait rien, dit-il. C’est Son Altesse. Allons, ne soyez pas enfant. 
Et, comme elle refusait de paraître, secouée encore, riant déjà pourtant, il ajouta d’une voix bourrue et paternelle: 
— Mon Dieu! ces messieurs savent bien comment une femme est faite. Ils ne vous mangeront pas. 
— Mais ce n’est pas sûr, dit finement le prince. 
Tout le monde se mit à rire, d’une façon exagérée, pour faire sa cour. Un mot exquis, tout à fait parisien, comme le remarqua Bordenave. Nana ne répondait plus, le rideau remuait, elle se décidait sans doute. Alors, le comte Muffat, le sang aux joues, examina la loge.  Ce sentiment de vertige qu’il avait éprouvé à sa première visite chez Nana, boulevard Haussmann, l’envahissait de nouveau. 
— Dépêche-toi donc ! souffla Bordenave, en passant la tête derrière le rideau.
Je vous demande pardon, messieurs, dit Nana en écartant le rideau, mais j’ai été surprise…
Tous se tournèrent. Elle ne s’était pas couverte du tout, elle venait simplement de boutonner un petit corsage de percale, qui lui cachait à demi la gorge. Lorsque ces messieurs l’avaient mise en fuite, elle se déshabillait à peine, ôtant vivement son costume de Poissarde. Par-derrière, son pantalon laissait passer encore un bout de sa chemise. Et les bras nus, les épaules nues, la pointe des seins à l’air, dans son adorable jeunesse de blonde grasse, elle tenait toujours le rideau d’une main, comme pour le tirer de nouveau, au moindre effarouchement.
— Oui, j’ai été surprise, jamais je n’oserai… balbutiait-elle, en jouant la confusion, avec des tons roses sur le cou et des sourires embarrassés.
— Allez donc, puisqu’on vous trouve très bien ! cria Bordenave.
Elle risqua encore des mines hésitantes d’ingénue, se remuant comme chatouillée, répétant :
— Son Altesse me fait trop d’honneur… Je prie Son Altesse de m’excuser, si je la reçois ainsi…
— C’est moi qui suis importun, dit le prince ; mais je n’ai pu, madame, résister au désir de vous complimenter…
Alors, tranquillement, pour aller à la toilette, elle passa en pantalon au milieu de ces messieurs, qui s’écartèrent. »

Le jour où j’ai été chroniqueuse pour Closer

Ceux qui lisent Closer auront peut-être remarqué du nouveau samedi : je suis dedans. Pas en tant que star paparazzée vu que je ne suis toujours pas connue et j’ai envie de dire heureusement, mais en tant que chroniqueuse. Voilà à 29 ans, c’est officiel, je suis chroniqueuse dans un hebdo papier féminin. Et j’ai envie de dire « ouah ! ».

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Tout a commencé en 2009 quand la rédac’ chef de Closer m’a appelée pour un petit encadré sur un article sur Cindy de Secret Story. De là, elle me parle d’un projet qu’elle aimerait développer avec moi. Un projet ? Mot magique, je dis oui. Après un déjeuner, nous voici parties sur un concept de chronique en pleine page façon Carrie dans Sex and the city. Chaque semaine, je vais donc écrire un article sur la vie d’une quasi trentenaire, ses rencontres, ses réflexions sur l’amour, la vie… Enfin, plus ou moins ce que je fais ici mais dans un format arrêté (alors qu’ici, même pas je compte mes caractères). On part sur trois mois, on verra ensuite si ça continue ou pas.

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Et là, forcément, j’ai une pensée pour mon ex moi, la jeune chômeuse diplômée en journalisme qui cherche désespérément à débuter. Aujourd’hui, alors que j’ai déjà un emploi (mais pas dans le journalisme), hop, voilà que ça me tombe dessus sans avoir fait de démarche pour. Premier réflexe : limite, j’ai un léger sentiment d’injustice par rapport à cette ex moi qui galérait. D’un autre côté, ce n’est pas non plus un hasard, c’est grâce à ce blog qui est le fruit d’un travail de quasi 5 ans, d’un ton qui a évolué, de ma capacité à écrire. Même s’il faut plus travailler que sur un simple article de blog, d’abord pour rentrer dans le format, ensuite pour tenir les délais et enfin pour trouver le bon ton. Sur ce blog, si un article est moyen, c’est pas trop grave. Quand t’es payée pour écrire une chronique, pas le droit de se rater.

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Et puis, ça fait un peu revanche sur la vie. J’ai galéré pendant un an et demi, j’ai été à deux doigts de rentrer chez ma maman tellement je m’en sortais plus (mais ma sœur m’a engueulée et je suis restée). Et même si aujourd’hui, je ne suis pas journaliste, ce n’est pas pour autant que j’ai raté ma vie, je m’en sors bien. Mais mes premières amours sont toujours là et enfin, j’ai l’occasion de bosser pour ce milieu, même si c’est comme pigiste. J’avais dit récemment que le journalisme pour moi, c’était mort du fait de mon salaire actuel et du
salaire proposé à un journaliste lambda. Ben oui, sans avoir le salaire d’un cadre sup, je m’en sors pas si mal. Finalement, il reste des ponts…

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D’ailleurs, je vous laisse, je dois écrire un nouvel article.

Courrier des cœurs, réponse à Mayra

Cette semaine (ou à peu près), Mayra nous a posé la question suivante :

« Il y a 3 ou 4 mois, j’ai flashé sur un homme, à mon lieu de travail. J’ai tenté plusieurs approches pour le connaître et faire
savoir que j’étais intéressée par sa personne. Tout d’abord, il est impossible d’apprendre quoique ce soit sur sa vie privée et ensuite il a très bien compris que j’étais plus qu’intéressée au vu de mon agitation dés que je l’aperçois. Comme j’en ai assez de cette situation et parce que j’ai envie d’aller de l’avant (je déteste faire du surplace), j’ai décidé de me lancer et de lui dire…mais voilà, j’ai eu l’occasion cette semaine de le voir seul et je n’ai pas réagi. J’étais d’une part tétanisée, mais surtout je ne savais pas vraiment ce que je devais lui dire ou lui demander ? Es-tu disponible ? Es-tu homo (ze grande question qui me tarabuste) ? Prendrais-tu un verre avec une fille que tu ne connais pas mais qui ne cesse pas de te chercher ? Ca te dit une soirée sushis ? Habituellement les rôles sont inversés, c’est pourquoi je ne me sens un peu désemparée.  Je précise que je ne sais pas ce qu’il pense de tout cela. Il semble timide et me fait toujours de grands sourires mais quand cette fameuse occaz s’est présentée, il n’est pas venu me parler non plus. Je sens le rateau poindre mais il m’est nécessaire pour avancer. Quelqu’un d’autre laisserait peut-être tomber, mais pour ma part, je veux savoir ! 
»

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La cellule love and sex s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Il m’est passé une histoire similaire une fois : un mec au travail dont j’ai réussi à me rapprocher, on parle et on
s’entend bien, je commence à le chercher et il répond mais rien de plus. Ca dure pendant deux mois et je ne comprends pas ce qu’il cherche. Comme toi à cette époque j’avais besoin de me lancer. En général je ne fais pas le premier pas mais je crois que je voulais me prouver à moi-même que je pouvais le faire. J’ai commencé à faire des allusions beaucoup plus fortes et un jour où il y avait un pot dans la boite et que j’en suis sortie un peu éméchée, je lui ai casi fait une proposition de rdv. Deux ou trois jours après il m’a invité à sortir, puis une autre fois. Résultat des courses : le mec était fraîchement divorcé et plein de problèmes à régler avec lui même. On est jamais allés au-delà du 2e rdv, mais je n’ai eu aucun regrets car je suis allée jusqu’au bout.
Alors si tu veux te lancer, lance toi. 

Enzo : (Enzo hoche la tête toutes les dix/quinze secondes car c’est quelqu’un qui sait écouter mais ne parle pas parce qu’il
n’y a pas de question ou que les réponses sont incluses dans les questions)

Petite Cervoise : ah, on dit toujours « no zob in job »… mais comme l’hormone l’emporte (presque) toujours sur le neurone, pour être fixée utilise l’outil principal de communication : le mail. un mail aux airs pro qui appelle une réponse, un échange qui finit en conversation voire en « on va à la cafèt’ ? »… c’est délicat car l’écrit reste, mais si c’est bien mené, l’efficacité est prouvée.
PS : à la cafèt, ne prend jamais le potage à la tomate, même pour avoir l’air d’une fille saine.

Jane : Tu sembles déjà résolue à aller de l’avant, même si c’est pour ramasser une réponse négative, alors je vais me contenter
de faire la supportrice et admirer ton courage. Parce qu’il va falloir que tu te jettes à l’eau du coup!

Pour la façon d’amener la chose, il va juste falloir saisir ta chance au vol, en proposant un verre un soir en sortant du travail, en faisant un bout de chemin ensemble en partant le soir (quitte à dire « oh moi aussi je pars, tu m’attends? » alors que tu n’es pas du tout prête à partir…) ou en proposant un combo sushi + DVD sous la couette + affinités, mais c’est déjà beaucoup plus frontal et beaucoup moins subtil comme approche.

Et comme je suis assez d’accord avec Enzo, d’où qu’elle est la question, je n’ai qu’une chose à dire: go go go! 

Nina : Bon, pour ma part, je trouve que rien n’est évident dans cette histoire. Il ne te parle pas donc il ne veut pas de toi ? Peut-être que oui, peut-être que non. Déjà, tu considères qu’il sait qu’il te plaît mais en es-tu si sûre ? Tu dis un peu plus bas que tu ne le connais pas, finalement donc difficile de savoir s’il a même perçu ton trouble. Ensuite, s’il ne t’a rien demandé, peut-être est-ce pour les mêmes raisons que toi, il n’a pas osé ? Ou parce qu’il ne s’est même pas rendu compte de ton trouble à moins que ce ne soit par timidité ? Au XXIe siècle, le premier pas n’est plus exclusivement masculin ! 

Voilà, si toi aussi tu as une question, envoie la nous à nina.bartoldi(a)gmail.com, un petit mail sur Facebook, twitter ou même en comm ici, tout est possible !

Et si l’UMP cherchait à dynamiter le web ?

Hier, Pink et Topper discutaient lip dub à base de « non mais qui fait encore du lipdub après le massacre de l’UMP sur le genre ». Et là, j’ai eu comme une révélation : et si ce lipdub était une stratégie subtile et diabolique pour détruire à jamais le genre Lipdub ? Et si l’UMP fagocitait le web français en détruisant tout ce qui fait le buzz ?

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Bossant dans le web, je suis assez au fait des dernières tendances. Le principe est simple : une agence (en général, ça part des Etats-Unis) propose un truc révolutionnaire et tout le monde suit si ça marche. Genre le lipdub ou le flash mob, par exemple. Mais pour le lip dub, là, c’estr mort de chez mort, faut plus en faire, l’UMP a tout cassé.

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Mais… alors si c’était volontaire ? Prenons Twitter et le sémillant Frédéric Lefebvre qui a eu son compte suspendu le premier jour car il avait, je cite « trop de followers ». Au moins. Imaginons que Lefebvre soit le ver dans le fruit, celui qui ringardise à mort Twitter de par sa seule utilisation. Et ils sont sur Facebook aussi ! Et ils ont des blogs où ils copient-collent les contenus d’autres blogs ! Mon Dieu, ils sont partout, ils ringardisent tout, ils font fuir la horde d’Internautes toujours à la pointe. Mais où allons-nous débattre dans l’espace virtuel ? Sur Meetic ? Je suis sûre que si on cherche bien, on aura quelques jeunes pop’ et peut-être même des membres du gouvernement. Ceci étant, si j’y trouve Laurent Wauquiez, j’en serai ravie.

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Bon, il est vrai que le lipdub fut un merveilleux foirage même si à chaque fois que je pense à Xavier Darcos ou Christine Lagarde, tout plein de grâce et d’élégance dans ce clip, j’ai envie de rire. L’utilisation des médias sociaux laisse à désirer pour la plupart d’entre eux et je suis sûre que si Christine Boutin disait que les rencontres sur Meetic étaient quelque chose de bien, elle nuirait grandement à la vitalité du site. Parce que Christine Boutin, c’est un peu la dame qui a dit que mettre une capote, c’était pas très drôle. D’un
autre côté, coucher sans capote ne m’a jamais fait mourir de rire non plus. Ce serait préoccupant, d’ailleurs… Mais imaginez un peu quels génies de la stratégie on aurait là : « plutôt que de lutter contre le web 2.0 qu’est méchant avec nous, adoptons le en  criant haut et fort que ouais, les médias sociaux, c’est trop bath et regardons les internautes fuir ». Comme ça aucun délit manifeste de censure et ce vilain média qui fait peur se tait de lui-même.

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J’aurais dû faire dictateur.

PS au cas où : bien entendu, cet article est un délire de ma part, interdit de le lire au 1er degré