Questions à choix multiples

Par Anne
L’amour conjugué…
 
Au passé:
Nous étions deux filles en concurrence pour le même mec. Il hésitait entre nous deux. Il la choisit elle et pas moi. Quel goujat!
 
Le présent:
Elle le quitte, pour des raisons qui n’ont rien à voir avec moi. (dommage) Et le voilà qu’Il me rappelle. Il me dit qu’il s’est fait jeté, qu’il a fait le mauvais choix entre les deux, il m’invite autour d’un verre et il me fait comprendre que je lui plais. A ce moment là, que vous dîtes-vous ?  Je me suis dit:
– Quel goujat!
-Je m’en fous et c’est bien fait pour sa gueule. (hum… mais quelle belle gueule)
-Ah, ben si elle l’a jeté, c’est un loser, j’ai rien perdu finalement.
– Maintenant qu’Il est libre, je lui saute dessus.
-Non, zut, crotte, flûte, je suis fière et je ne suis pas un second choix, s’il revient vers mois je l’envoie balader.
-Mais comment peut-il passer d’une fille à une autre aussi vite?
-Je réfléchis à une vitesse phénoménale, je ne suis pas si blonde que ça.
-Et si je sors avec lui et qu’il passe de moi à une autre fille aussi vite?
-J’aimerais l’envoyer chier mais il m’attire toujours autant bordel, je me sens vraiment pitoyable de savoir que je suis prête à m’asseoir aussi facilement sur ma fierté pour un mec qui ne m’a pas choisie en premier.
-Merde, je n’ai pas envie de l’envoyer paître, s’il insiste je craque…
 
Comportements sociaux
 
Le conditionnel:
Vous avez la possibilité de connaître d’avance l’issue de votre histoire d’amour, peu importe comment, vous êtes médium, Dieu vous a parlé, vous habitez dans un manoir, vous avez deux soeurs sorcières et vous avez des prémonitions…. L’histoire est belle au début mais la fin est tragique, VOUS finirez par le quitter, vous lanceriez-vous dans cette aventure?
C’est reparti pour une avalanche de questions, je prends un efferalgan.
 
Si oui, pourquoi?
a) parce que la personne concernée vous plaît beaucoup malgré tout au moment présent (instinct animal)
b) pour profiter des bons moments du début, tant pis si vous souffrez ensuite. (carpe diem)
c) pour essayer de savoir ce qui ne colle pas et de changer la fin de l’histoire. (louable)
d) pour passer le temps en attendant une autre occas’. (honteux)
e) Autres:
 
Si non, pourquoi?
a) pour éviter de le faire souffrir et de souffrir aussi. (trouille)
b) pour éviter de perdre du temps dans une relation vouée à l’échec. (aigri)
c) pour ne pas passer, entre temps, à côté de l’homme de votre vie. (supposition)
d) pour éviter de réfléchir à ce qui peut faire échouer la relation (lâche)
e) Autres:
Vous êtes passionné et un peu SM, vous aimez l’exotisme et le danger, cette aventure est faites pour vous … Dernière démarque sur les coeurs torturés … J’attends vos suggestions.

Pékin Express

Lecteur, tu me connais, tu sais que je n’aime pas la téléréalité. Lecteur, tu le sais, je suis vilainement critique et, au fond, je crois que tu m’aimes comme ça. Mais pour une fois, aujourd’hui, je vais être toute douce et toute mesurée. Ce doit être le printemps qui arrive, je suppose !
 
Pendant les vacances de Noël, je suis chez mes parents, ce qui veut dire que j’ai un journal télé à disposition (ce qui n’est pas du tout le cas à Paris). En feuilletant, je regarde un peu les nouveautés de 2006 et je vois une émission sur la 6, « Pékin Express ». Comme une conne, j’imagine un documentaire genre « des trains pas comme les autres », mes yeux brillent en imaginant des émissions sur la Russie, l’Asie centrale et la Chine (oui, moi, partout où je ne vis pas, ça me fait rêver). Bon, raté, le résumé explique qu’il s’agit d’une nouvelle émission de télé réalité : plusieurs équipes doivent faire un Paris-Pékin avec un euro par jour. Ok, je catalogue ça dans la rubrique : « émissions à la con » et j’oublie.
 
Un dimanche après-midi. Je m’emmerde et j’ai plus la freebox. J’essaie de voir ce qu’il y a à la télé. Sur la Une, « sept à huit », dit aussi « on fait du voyeurisme malsain en appelant ça du journalisme ». Sur la deux, Drucker : ayant moins de 73 ans, y a pas moyen. Sur la 3, les infos, non, pas envie. Sur la 4, les dessins animés, sur la 5, des infos, sur la 6, Pékin Express. Bon, ben tiens, je vais regarder, je vais pouvoir cracher mon fiel dessus. Et voilà comment, comme une conne, je me suis faite attraper comme un papillon dans une toile d’araignée.
 
En gros, à chaque émission, il y a deux étapes : une intermédiaire avec une épreuve d’immunité qui permet à une équipe de ne pas être éliminée quoi qu’il arrive sur le parcours du jour, l’autre qui est l’arrivée : le dernier duo arrivé est donc éliminé. Les équipes marchent en duo : amis, frères, parents, enfants, couples… Bon, bref, chacun a sa petite histoire, peu importe. Forcément, au début, je ne comprends pas trop qui est qui, j’ai un peu de mal à identifier les candidats et je soupire : ouais, c’est Koh Lanta en Russie, quoi. Mais finalement, je trouve certains candidats attachants et je suis plus ou moins le jeu (oui, enfin, si je rate un épisode, j’en meurs pas non plus). Et voilà qu’à chaque cérémonie de fin d’épreuve, quand on sait quelle équipe va être éliminée, j’ai peur pour mes chouchous ! Qui sont-ils ? Y a d’abord Nancy et Nicolas, un couple tout mignon, tout sympa, qui ne fait pas de vagues. Puis y a Nina et Daisy, surtout Daisy d’ailleurs : cette fille a une bouille fantastique, le genre de fille dont on a spontanément envie d’être amie. A un moment, les deux filles trouvent un chaton trop mignon qu’elles adoptent pour la nuit, elles l’abandonnent à une étape et elles sont au bord des larmes. En même temps, je pense qu’elles ont signé l’arrêt de mort du chaton en le prenant à sa mère et en l’abandonnant là mais je les ai trouvées toutes touchantes. Après, j’aime bien Fathi et Medhi, surtout ce dernier que je trouve bien miam miam (à moins que je me plante dans les prénoms…). Sinon, les autres, j’ai du mal à les identifier, sauf le couple extra bourge de St Trop que tout le monde semble détester. Faut dire que le mec, il a vraiment une gueule à conduire une décapotable sur le port et de jouer le mafieux dans Sous le Soleil. En même temps, j’ai l’impression qu’ils sont tous un peu mafieux dans Sous le Soleil…
 
Dimanche, Nicolas et Nancy ont failli être éliminée et comme une conne, j’ai eu peur pour eux, j’ai été soulagée de voir que c’était un couple plus âgé qui était éliminé. Bon, voilà, je suis officiellement cette émission et je suis à fond pour mes chouchous.
 
Bon, évidemment, c’est de la télé réalité, on insiste (trop) sur les bisbilles entre candidat, genre le jeune Corse qui s’engueule avec les Tropéziens, les larmes des candidats épuisés, ça, ça me gonfle un peu. Mais mon principal regret, c’est qu’on ne voit pas les paysages. Ah, ça, la cabane qui pue où deux candidats vont passer la nuit, je pourrais la reconnaître sans problème si je venais à passer par là mais pour le reste… Bon, lecteur, tu me répondras à raison que si je veux voir les paysages de l’Asie Centrale, je n’ai qu’à regarder un Racines et des Ailes sur le sujet mais quand même. Histoire de donner un ton un peu culturel à tout ça, le présentateur, Stéphane Rotenberg (je ne suis absolument pas sûre de l’orthographe), nous fait un petit speech sur les villes étapes avec quelques images à l’appui mais ça laisse sur sa faim.
 
Juste un petit mot sur notre ami Stéphane. Quelque part, c’est un présentateur que j’adore parce qu’on a l’impression qu’il prend tout au second degré. Par exemple, à une époque, il présentait « Normal, Paranormal », une émission hilarante et on sentait que ça le faisait marrer, tout ça, qu’il ne prenait rien au sérieux. Pareil pour le Bachelor. La première année, j’imagine les Bachelorettes : « oh, il est beau, le Bachelor ! » « Non, ça, c’est le présentateur, le Bachelor, c’est celui qui a un grand nez et des grandes oreilles, là ! ». J’adore quand on le voit parler avec le Bachelor, tout sourire : « Alors, Karl, vous avez pris votre décision pour la cérémonie de la rose ? » mais on a l’impression qu’il pense : « de toute façon, tu les as toutes sautées, fais pas ton amoureux ! ». Bref, je sais pas s’il est second degré ou simplement niais mais il me fait rire, moi.
 
Mais revenons à Pékin Express. Donc on a droit à quelques images cartes postales de temps en temps mais mine de rien, moi, je suis super frustrée quand la caméra filme un candidat qui dit : « Regarde comme c’est beau ! » et que cette conne reste sur le candidat au lieu de nous montrer ce qui est censé être beau !
 
Mais je crois que la magie de cette émission, c’est que c’est bien la seule que j’aimerais faire. Leur aventure me fait rêver. Ok, ils en chient et j’en suis tout à fait consciente mais ils se baladent dans des paysages magnifiques, font de très belles rencontres humaines et tout… Moi, tous les jours, je me balade dans ma banlieue bétonnée et je ne rencontre que les caissières du Franprix. Ok, c’est une aventure de tous les jours d’éviter mes provisions qu’elles me balancent dans la gueule pour aller plus vite mais ça manque cruellement d’exotisme. Mais imaginez ce que vivent les candidats, tous ces souvenirs inoubliables qu’ils engrangent… Oui, ça, j’aimerais être à leur place, voir ce qu’ils voient, parler à tous ces gens qu’ils rencontrent… Dans l’émission de dimanche, y avait une vieille Russe « il me reste trois dents » qui invitent deux candidats à dormir chez elle et elle fait à l’un d’entre eux en rigolant : « tu me donnerais pas un coup de rein ? ». Ben, moi, cette vieille, je ne la rencontrerai jamais. Sans doute que je rencontrerai aussi des gens hauts en couleur dans ma vie (ce fut déjà le cas) mais elle, elle me plaisait bien. Surtout qu’on comprenait rien à ce qu’elle disait, on a eu droit à un merveilleux sous-titre quand elle parlait : « ????????? ». Véridique. On me répondra, à juste titre, qu’il y a des personnalités tout aussi atypiques à côté de chez moi, c’est tout à fait vrai. Mais bon, elle me plaisait bien la vieille Russe qui dit des trucs que personne ne comprend.
 
Pour la première fois, je pense que la téléréalité a réellement apporté quelque chose aux candidats qui l’ont faite. Evidemment, j’aurais aimé voir ce qu’ils voient mais pour une fois que la téléréalité apporte quelque chose à quelqu’un (autre que de l’argent), on va pas cracher dans la soupe non plus.

La sitcom de Killian

Les Feux de l’Amour, Gloire et Beauté c’est très surfait par rapports
aux aventures ordinaires de nos chères vies… Petit exemple ? Soit.
 
Killian organisait joyeusement une soirée. Y serait un de ses
meilleurs amis, en tout cas le confident du moment. Y serait également
une des meilleures amies de Killian, confidente parcelaire du moment.
Y serait aussi la fille que Killian convoitait depuis une dizaine de
mois.
 
Etait au courant le confident, la confidente non (celle ci étant à
ranger dans la catégorie coincée moralisatrice). Confident même
extremement au courant et ayant déja vu la demoiselle ciblée quelques
fois, 2 pour être exact et explicite… Killian n’osant parlé avait
prévu une soirée avec la donzelle une semaine plus tard pour expliquer
son cas, et avait mis au courant l’ami présumé.
 
Celui ci dragouille et parviens à son but, la demoiselle légerement
beurré, Killian dépité, devant un huluberlu brésilien chantant dans un
petit concert de rue en l’honneur de cette délicieuse année du brésil.
Tout le monde se rend bien compte du dépit du Killian qui s’éclipse et
retourne au lieu de la soirée.
 
Celle ci se poursuit. Killian s’éclipse pendant que le pédant
pseudo-ami fait boire la donzelle tant enviée. Il s’éclipse avec la
meilleure ami un peu saoule également. Dépité, commence au bord de la
Seine un petit jeu qui finit dans une chambre. Les autres présents
rapporteront à Killian le lendemain qu’une fois la donzelle bien
bourée, il tenta de l’emmener dans la deuxieme chambre individuelle de
la maison, malheuresement déja occupé par une connaissance ivre morte,
aiguillé par un tiers ami à Killian.
 
En guise d’épilogue, la donzelle largua l’ami au bout de 10 jours puis
signifia son mépris à Killian, tandis que la douce amie ne se montra
douce à nouveau que 15 jours après, et ce pour la dernière fois : la
morale réprouvait le comportement sale et malsain de Killian.

Un article pour rien

Par Gauthier
Lectrice, lecteur, autre, je m’adresse à toi pour t’informer que je n’ai strictement rien d’intéressant à dire. Alors je vais pondre un article (forcement !). Le but premier de ce blog c’est d’être une sorte de journal intime, t’es d’accord ? Donc c’est parti…
 
Je m’en vais te conter mon escapade toulousaine de ce week end, tu vas voir lecteur c’est folklo !
 
Mercredi 3h02 (du matin pour les deux du fonds qui suivent pas) :
 
Je prends une décision mûrement réfléchie au vue de mes finances catastrophiques : ce week end je rentre à Toulouse. Comment payer un billet d’avion quand on bouffe des pâtes ? « Allo maman, oui je vais pas bien en ce moment, j’accumule les merdes, j’ai besoin de vous voir, que tu me dorlotes, que tu me fasses des madeleines, que tu me dises que je suis ton fils aîné préféré, tu me payes un billet d’avion ? » *Insérer ici le sourire le plus hypocrite de votre répertoire* « Bien sûr mon chéri, tu arrives quand ? » (ndlr : je n’ai pas appelé ma mère à 3h02 mais le lendemain matin, je ne suis qu’un demi-monstre, quand même…)
Et voilà je suis ignoble, je sais, surtout que ma mère sait très bien que je viens pas pour la voir mais pour me biturer avec la bande à neuneu qui me sert de groupe d’amis. De plus Nina sera sur place aussi, tu rajoutes à cela une présentation officielle du Yome à la troupe, je me devais d’en être…
 
Vendredi 8h00 :
 
Mon réveil sonne…
 
Vendredi 9h00 :
 
Mon réveil sonne toujours…
 
Vendredi 10h00 :
 
JE SUIS EN RETARD !!!!! Je me prépare en 2 min, je fais ma valise, j’oublie mes magazines pour l’avion. Je me baisse pour les prendre (ils sont « rangés » sous ma table basse), et là c’est le drame : mon genou gauche m’informe que je devrais passer le week end sans lui (traduction il implose sous mon poids). Là je dois dire que comme je suis un homme et que je suis grand et fort, je me mets immédiatement à pleurer sous la pression (et la douleur surtout).
Résultat : je ne peux donc plus marcher sans ressembler à un GIG/GIC !!!!
Seule solution : prendre un taxi (centre de Paris —> Orly = je n’ose même pas l’imaginer le prix !)
 
Vendredi 11h00 :
 
Oui rapidement pour moi ça veut dire 1h, et alors ???? Je boite jusqu’à la station de taxi la plus proche (impossible de remettre la main sur cette foutue carte de taxi que j’avais « rangé là parce que si un jour j’en ai besoin je la trouverai rapidement »). Là un type est avant moi dans la file, un taxi se profile à l’horizon, le monsieur me lâche un généreux « tu as l’air presser, je t’en prie prend le ! » avec un sourire qui voulait dire quelque chose comme « tu me suces salope ? », mais bon pas le temps… Je demande au chauffeur s’il va à Orly (ben oui j’ai pas l’habitude de sortir de Paris en taxi môa), et le charmant jeune homme me lâche un « tu parles il doit bander pour le coup ! ». Là tu rajoutes le chauffeur de taxi qui me raconte toute sa vie (viiiiiiiiiiiiiite opération iPod, c’est pas poli, mais ça fait du bien !)
Qu’est ce que j’ai fait au bon Dieu pour attirer tous les tarés de la Terre ? 23,80€ plus tard je suis à Orly… avec une heure d’avance !!! J’aurais peut-être dû boiter dans le métro et j’aurais été à l’heure quand même ! Non je souffre trop (limite hélitreuillage pour sortir du taxi).
 
Vendredi 12h30 :
 
« Je vous mets sur un autre vol ? Vous êtes en avance… » « Non, mon billet n’est pas modifiable » « Ah tant pis, il va falloir attendre alors »
Je hais le personnel d’Air France !
 
Vendredi 13h50 :
 
« Votre commandant vous informe que nous survolons actuellement la Creuse » « … »
Je prends l’avion assez souvent, et je dois dire que c’est la première fois qu’on me fait le coup ! Quand je le raconte hilare à mon père, il me dit hilare aussi « mais c’est pour vous dire que si vous vous écrasez vous ne tuerez personne ! ». Je rappelle à l’assistance que j’ai peur de l’avion, heureusement que je n’ai pas penser à ça là haut, sinon je me petit suicidait.
 
Vendredi 16h00 :
 
Je souffre trop, je décide d’aller voir mon kiné, qui me connaît depuis que j’ai 10 ans. C’est pratique ça permet de débarquer sans rendez vous. Là tu rajoutes un merveilleux « je souffre, tu peux regarder vite fait ? ». et ça marche, non sans que je me prenne un merveilleux « alors le parisien, ça va bien sous ta pollution ? ». Mais bon ça c’est autre chose.
Il m’annonce, qu’en fait, je n’ai aucun problème au genou, pas de problème aux ligaments, pas de problèmes aux muscles, alors pour lui ça vient des os. Il ne me manquait plus que ça ! Je promets de consulter un docteur, et je me sauve (à l’heure actuelle je n’ai toujours pas vu un docteur et j’ai encore mal, mais c’est mon côté maso qui ressort). Et puis de toute façon le généraliste va encore me dire « mais Gauthier, tu sais très bien que tu es hypocondriaque… » OUI ET ALORS ?
 
Vendredi 22h00 :
 
Je suis à la bourre à mon rendez-vous avec Emma, Yome, Lucie, Mister Big et Nina.
 
Vendredi 22h30 :
 
J’arrive à mon rendez vous, au passage je greffe une ancienne collègue de promo de l’année passée. On part dans un bar pourrave de notre belle ville. J’avais oublié qu’Océane avait fricoté avec le serveur, ce qui nous fait une tournée à l’œil (parce que lui il m’a reconnu, moi je m’en suis souvenu en moins de 5 min, c’est un record perso).
Et avec Mister Big on se fait engueuler par un Yome qui nous trouve « bien sage ». Eheheheh le coquinou, qu’est ce qu’il a pas dit ! Deux tournées plus tard je me souviens juste que je lui tripotais les oreilles. Mais je vous rassure, on est resté soft !
Bon peut être qu’en fin de soirée je l’ai embrassé sur la bouche au milieu d’une boite bondée, mais comme je suis poli, j’avais demandé la permission, et je l’ai obtenue (tu te démerde comme tu peux Yome maintenant pour sauver ta réputation)
 
Épilogue :
 
Voilà je ne vous raconterai pas la soirée de samedi, elle est totalement inintéressante (j’ai bu, j’ai mangé, j’ai fait l’andouille en boite), ni celle de dimanche (j’ai dormi). Je suis donc rentré à Paris le lundi soir (en taxi = 29€ ; note pour plus tard, le taxi le soir c’est plus cher), et depuis je glande en attendant de reprendre les cours vendredi.
Et je t’informe ami lectrice, lecteur et autre que je viens de taper un article de 1132 caractères pour ne RIEN DIRE ! Et je suis sûr que je t’ai fait sourire au moins trois fois. Ce n’est pas la peine de nier, je t’ai vu.

Génération Tanguy

Mardi 20h50, j’abandonne tout et pose mes fesses devant la télé. Au menu, « Tanguy », du génial Etienne Chatilliez. Faut avouer que j’adore ce réalisateur, il est superbement cynique (sauf que lui, on ne le traite jamais d’aigri, alors que moi…). Pour ceux qui n’ont pas vu le film, très rapide résumé : Tanguy, 28 ans, vit toujours chez ses parents et ceux-ci essaient de s’en débarrasser. Forcément, avec Gauthier, ça nous inspire. Moi, je me pose une question : sommes-nous la génération Tanguy?
 
17 ans, un matin d’hiver, mon cul est lourdement posé sur ma chaise, mon corps avachi sur mon bureau, je griffonne sur la table parce qu’il n’y a
plus de place dans la marge (c’est très mal de dégrader le matériel que m’a prêté l’école, ne fais pas comme moi, lecteur), je soupire : j’ai pas envie d’avoir mon bac. Parce qu’avoir mon bac, c’est partir de chez moi, c’est vivre SEULE, c’est devenir un peu responsable. Non, moi, je veux rester chez papa-maman, avec quelqu’un qui me conduit en voiture quand j’en ai besoin, qui me
lave mon linge, me fait la bouffe (mais me range plus la chambre, faut pas déconner). Je commence à évoquer prudemment la question avec mes parents : je peux très bien faire l’aller-retour entre la fac et leur maison, ça leur fera des économies : « Non, après, tu seras fatiguée, le soir, et tu seras chiante ! ». Moi aussi, je vous aime.
 
18 ans, un soir d’automne, je passe la première soirée dans mon appart, seule… Je mange je sais plus quoi devant la télé, je passe la soirée à m’épiler devant Urgences. Je déteste vivre seule, surtout que j’ai pas de téléphone (ni fixe, ni portable, à l’époque), pas d’Internet, je suis coupée du monde, de ma maman…L’indépendance, y a pas à dire, ça pue. Puis j’ai découvert que vivre seule, c’est manger ce que je veux (ça, c’est pas forcément le bon point, d’un autre côté), c’est sortir si on veut, c’est passer la nuit au tel avec mon mec parisien à discuter et même plus (et sécher le cours le lendemain matin parce que je pouvais pas être à la fac à 8h30 après une folle nuit d’amour téléphonique), c’est écouter ma musique et chanter à tue-tête, c’est avoir un chat, c’est dormir avec son mec et faire plein de cochonneries dans toutes les pièces de mon appart (ok, dans un studio, c’est vite vu, mais bon…). Bref, vivre sans papa-maman, on apprend mais c’est quand même pas mal aussi.
 
Avec Gauthier, après le film, on s’est imaginés repartir vivre chez nos parents DEFINITIVEMENT. Lecteur, je pense que tu t’es rendu compte que j’aimais beaucoup mes parents, que j’aime rentrer et les voir, me faire dorloter par maman, écouter les jeux de mots de mon papa (récemment, il a appris le mot sudoku, ça l’amuse énormément genre : « tête au nord, sudoku », « aux toilettes, c’est normal que tu joues au sudoku »…), j’aime quand on se retrouve tous à table : papa, maman, Alice, Johann, Anthony, parfois la copine de Yohann (mais il en change souvent), moi, on s’échange nos vieux souvenirs, on rit, c’est merveilleux. Mais vivre chez eux, non. L’été 2004, j’ai vécu chez eux pendant trois mois, je travaillais dans ma ville natale. Un peu avant la fin des vacances, mes parents m’ont abandonnée une semaine et je revivais : enfin la solitude, enfin le calme, enfin pas de débats politiques à table, ouf ! Car mes parents, je les aime mais je peux plus vivre avec eux.
 
Mais si je ne vis plus chez eux, je dépends toujours d’eux et quelque part, ça me rend malade. J’ai 25 ans, presque 26, comment se fait-ce que je sois pas encore indépendante ? Mes parents ont les moyens de m’entretenir, encore, mais ça me gêne. Le mois dernier, en pleine crise, j’ai dit à Gauthier : « j’en ai marre de
coûter du fric à mes parents, je rentre à la maison !
– Mais Nina, t’es conne ou quoi ? Tu as la chance d’avoir tes parents qui peuvent t’aider, ne fous pas tout en l’air. S’il ne peuvent plus t’assumer, ils te le diront. »
Certes mais moi, j’ai envie que les sous que je dépense soient les miens. Cette année, déjà, j’ai eu 25 ans, je vis à Paris et je découvre les joies de l’administration : assedic, ANPE, mon père m’a annoncé que je n’étais plus sur sa mutuelle (merci de me le dire, heureusement que je vais jamais chez le docteur). Maintenant, mes parents sont loin et je dois gérer tout un tas de trucs et franchement, ça ne me plaît pas du tout. Plus jeune, je pensais à la vie « adulte » et je me demandais comment on pouvait gérer. Bon, pour l’argent, maintenant, je sais (enfin, euh…), j’ai appris, mais comment on fait sa déclaration d’impôts ? A qui on s’adresse ? On l’envoie où ? Je prends quoi comme mutuelle ? Je m’assure où et pour quoi ? Mais Seigneur, que c’est chiant ! Heureusement, mes parents peuvent m’aider parce qu’à l’école, on n’apprend pas ce genre de choses.
 
Sommes-nous la génération Tanguy ? Techniquement, on fait des études plus longues que nos parents. A 21 ans, ma mère avait une profession et un
salaire, elle était infirmière… Maintenant, combien de jeunes filles ont ce métier à cet âge-là ? Honnêtement, je n’en sais rien mais pas tant que ça, le temps qu’elle fasse leur prépa, qu’elles passent (et aient) leur concours puis l’école infirmière… Bon voilà. Si j’avais suivi le chemin que je m’étais fixée, j’aurais été diplômée à 23 ans, avec ou sans emploi à la clé. Bien sûr, dès le départ, j’ai choisi des études littéraires donc longues mais j’ai pu aller jusqu’au bout de mes rêves, grâce à mes parents. J’en connais qui m’auraient prié de faire un BTS compta et de pas faire chier mon monde avec mes bac+4 et bac+5 qui ne servent à rien. Mais aujourd’hui, la plupart des métiers réclament des études longues : si on peut quitter le nid assez tôt, on a du mal à se défaire de la dépendance financière.
 
Parce qu’au fond, être dépendant de ses parents, c’est quand même confortable. Dans Tanguy, certes très caricatural, mais quand même, le jeune homme
a un peu la vie dont on rêverait tous : on fait ce qu’on veut sans être responsable de rien. Je n’ai pas d’horaires, je ramène mes conquêtes at home, mais ce n’est pas moi qui gère la bouffe, qui fait la lessive ou le ménage etc. J’avoue que le week-end dernier, j’ai apprécié de ne pas avoir à me soucier du repas, de pouvoir dormir le matin parce que mon père a donné à manger
à Kenya en se levant, j’ai même pas à changer la caisse vu qu’elle fait ses besoins dehors. Bon, évidemment, je peux pas dormir jusqu’à 14h du matin, je dois respecter certaines horaires, mettre un peu la main à la pâte car mon père rentre du boulot et qu’il doit manger vite avant de repartir mais ce sont quand même les vacances.
 
Vraiment, quand je compare ma vie avec celles de mes parents, j’ai parfois la sensation que notre génération s’est infantilisée. Dans mon entourage,
Anne et Lucie sont entrées l’an dernier dans la vie active à presque 24 ans et c’étaient les premières du groupe. Guillaume 1er est toujours dépendant de ses parents à près de 30 ans… Dans ma promo, ils ont tous repris leurs études. On ne s’en sort pas ! Bien sûr, les études, c’est génial, c’est facile : partiels à telle date, on passe au niveau supérieur ou on redouble, on lit (ou pas) les livres de la bibliographie… Tout est pré mâché, même si on découvre les joies de l’administration. Par exemple, en licence, le mec qui m’a fait mon emploi du temps a fait n’importe quoi et je me suis retrouvé avec 3 cours en même temps ! Pas deux, trois ! Ben j’ai eu mon année du premier coup, na ! Mais globalement, les soucis de fac ne sont que des piqûres de moustique comparé à la « vraie vie », si j’ose dire. Arrive à un moment où il faut sauter le pas. Je l’ai fait et franchement, j’aimerais parfois retourner en arrière retrouver ma gentille vie d’étudiante. Mais j’avance, je ne retournerai pas à la fac (ou plus tard, quand mes parents ne seront plus contraints à me donner de l’argent).
 
Est-ce le mal de notre génération de quitter aussi tard le nid familial ? Je ne sais pas mais si la logique de l’enfant roi très en vogue actuellement se poursuit, je pense que mes gosses ne quitteront pas mon giron avant leur trente ans…

Le baiser

Sur ce blog, on parle brouette sans complexes mais jusqu’à présent, personne n’a évoqué le prélude à toute brouette qui se respecte, ce qui donne le
coup d’envoi de la montée d’excitation : le baiser.
 
Le baiser est le premier acte d’amour que l’on sait maîtriser. Petit, on fait des bisous à tout le monde, à son papa, sa maman, son frère et sa sœur
(ça change, ça, après…). Par contre, on n’aime pas trop quand on nous en fait, surtout les bises baveuses. A la maternelle, on embrasse notre petit amoureux, nos parents trouvent ça 
« trooooop mignon ». Bref, le baiser, c’est naturel, c’est doux, tout le monde aime ça.
 
Arrivé à l’adolescence, nous devons franchir une nouvelle étape : le baiser avec la langue. J’avoue ne pas me souvenir quand j’ai appris qu’un baiser, ça se faisait avec la langue, j’ai dû trouver ça dégueulasse sur le coup mais ça m’a pas traumatisée plus que ça (ou alors, j’ai occulté). Je me souviens, en centre aéré, Anne et mo étions très intriguées par la question et elle avait piqué le OK podium de sa sœur aînée pour apprendre comment faire. Bon, alors, lecteur, si tu es jeune et que tu veux savoir comment embrasser, c’est pas en lisant un magazine sur le sujet que tu sauras, j’ai rien compris à ce qu’ils disaient. De toute façon, en grandissant, je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas vraiment de
technique.
 
Lors du premier baiser, allez savoir pourquoi, ça bave toujours mais quelle volupté, Seigneur ! Deux langues qui se caressent, c’est quand même super agréable, il faut dire ce qui est. Evidemment, tout dépend du partenaire. Y a-t-il de mauvais embrasseurs ? Je ne crois pas, c’est plus une question de compatibilité, sans doute. Tout comme la brouette. Personnellement, j’aime pas les mecs qui confondent baiser et examen approfondi de mes amygdales. J’aime pas non plus les langues trop inquisitrices ou trop insistantes, j’ai pas envie d’avoir la sensation qu’on me viole la bouche.
 
J’avoue que ce que j’aime dans le baiser, c’est quand c’est tout doux, de tendres caresses qui me mettent en émoi. Le baiser peut vouloir dire peu et beaucoup à la fois. Il peut y avoir le baiser pré-brouette entre deux amants qui ne partagent rien d’autre que cette envie de s’envoyer en l’air. Ce sont des baisers qui vont directement au but, si j’ose dire, les langues se mêlent aussi sec dans un ballet torride et le baiser ne veut rien dire de plus que l’ouverture officielle des préliminaires. Puis il y a le baiser qui scelle une nouvelle union. Je ne parle pas du prude bisou échangé le jour du mariage, non ! Je parle du premier baiser d’un couple. Avant ce baiser, il reste toujours une petite parcelle de doute : a-t-il vraiment envie de moi ou ne fait-il que jouer ? Est-il censé m’embrasser ou dois-je prendre l’initiative ? Comme je disais sur un autre article, moi trop petite, moi
pas prendre initiative, à moins que je ne jette mon dévolu sur passe-partout. Je me contente de mettre des étoiles dans les yeux et de jouer avec mes cheveux (signaux clairs, quand même). Donc 
juste avant : « va-t-il m’embrasser ? »  Et là, enfin, le premier baiser. Idéalement (enfin, je ne parle que pour moi), ça ne doit pas être une soupe de langue, ça fait
trop pelle pré-brouette, ça. Ce doit juste être nos lèvres qui se rencontrent, se caressent, tout doucement, puis je sens poindr délicatement sa langue qui vient un peu titiller la mienne et,
là, nos langues peuvent se rencontrer mais pas de façon trop violente. Je suis pas chez l’ORL, mes amygdales ont juste envie d’avoir la paix. Ensuite, ce baiser scelle une union. Maintenant, nous 
sommes ensemble, toi et moi… Et on n’a pas fini d’en baver. Ce simple baiser est très riche en signification. Selon le couple, il veut dire à la fois don de soi, fidélité, fin des aventures amoureuses (le temps que durera le couple, évidemment), on ne dira plus « je » mais « nous »… Enfin, pour ce dernier point, faut le temps que ça se mette en place mais c’est l’idée. Quant au dernier baiser… Ben, celui-là, je ne l’aime pas car on le voit rarement venir. Par exemple, je ne me souviens pas de mon dernier baiser avec Guillaume 1er… Je me doute qu’il s’agissait d’un simple smack, plus amical qu’amoureux mais après. Je me souviens de celui qui faillit être notre dernier baiser. Alors que nous avions mis un terme définitif à notre
relation et que nous pleurions dans les bras l’un de l’autre, on a failli s’embrasser, pur réflexe. Mais non, nous ne sommes plus ensemble, c’est terminé, les baisers. Pour mes deux dernières 
relations en date (Arnaud et Guillaume 2), le dernier baiser eut lieu à la gare, mais pas la même. Pour le premier, je ne le savais pas mais curieusement, quand mon train a quitté la gare et que je l’ai vu sur le quai, j’ai eu comme un pressentiment. Pour Guillaume, je le savais mais ce n’était pas comme dans les films, le grand baiser à la Withney Houston et Kevin Kostner dans Bodyguard
(bravo les références cinématographiques), non, un doux baiser plus amical qu’amoureux et rapidement donné car mon train partait. En même temps, la vie n’est pas un film.
 
Mais revenons au premier baiser. Si je réfléchis trente secondes, je me rends compte que la plupart de mes premiers baisers ont eu lieu dans un lieu privé. En fait, si on excepte mes changements de salive en soirée et en boîte, ils ont tous eu lieu dans un lieu privé et ce n’est pas plus mal, je crois. Je ne suis pas anti baiser dans la rue, pas du tout, mais je sais pas, le premier, c’est un moment à vivre à deux et j’ai pas forcément envie que tout le monde partage ça. Même si tout le monde s’en fout car personne ne connaît mon histoire et personne ne va se dire : « oh, la petite châtain à chapeau, là-bas, c’est la première fois qu’elle embrasse ce charmant garçon. Qu’est-ce qu’il est mignon, elle en a de la chance ! » (la dernière phrase sert juste à flatter mon ego). Honnêtement, c’est très con, mais j’adore les histoires de premier baiser, même si elles diffèrent rarement. C’est généralement du genre : « on était chez lui ou chez moi, à l’aise, on discutait sur le canapé, j’avais mis toutes les étoiles que je pouvais dans mes yeux et de l’or dans mes cheveux, j’étais tellement près de lui que plus près, j’étais sur ses genoux puis il y a eu un blanc et le baiser est arrivé ! ». J’avoue que dans mon cas, ce fut souvent ce scénario ou quelque chose d’approchant, sauf Reno qui m’a embrassée alors que j’étais en train de parler, ce qui m’a surprise. N’empêche que je m’en souviendrai, de ce baiser-là.
 
Le premier baiser est quand même un moment que j’adore, que j’attends et que je redoute un peu en même temps. D’abord, je l’attends car tant que ce n’est pas fait, je doute de l’issue de l’histoire. Quand bien même le mec m’envoie tous les signaux possibles pour me manifester son intérêt pour moi, y a toujours un moment où je me demande si ce n’est pas juste un jeu, limite il me dit que je suis jolie par politesse. Avec Guillaume 1er, je fus particulièrement lourde : il a fallu qu’une copine me fasse remarquer que ce n’était pas normal qu’un type qui avait une vingtaine d’amis à la cafétéria passe son temps avec un groupe qu’il ne connaissait que depuis trois jours. Alors qu’il me disait clairement qu’il voulait sortir avec moi (il n’a pas dit texto ça mais quelque chose plein de sens dont je ne me souviens pas particulièrement, honte à moi), je n’osais lui répondre franchement, de peur de me prendre un vent. Bon, depuis mes 20 ans, j’ai progressé et suis un peu plus audacieuse mais quand même. Tant qu’il ne m’a pas embrassée, rien n’est fait. J’en parlais à Sally l’autre soir, elle
m’a dit que c’était pareil pour elle, ça me rassure. Je le redoute aussi car s’il embrasse mal, qu’est-ce que je fais ? Grosso merdo, je ne suis tombée que sur des bons embrasseurs, enfin, 
des gars qui embrassaient comme j’aime et qui me mettaient les reins en feu. Selon mes souvenirs, trois exceptions : Pierre, un mec qui m’avait draguée en boîte, il m’avait déchiqueté les lèvres. Pas grave, ça ne dura qu’une soirée. Ensuite, Louis, je n’ai jamais rien compris à sa façon d’embrasser. Et le dernier, Arnaud. Là, j’étais franchement emmerdée parce que je savais que ce n’était pas le coup d’une nuit et ça calmait un peu mes ardeurs à faire de lui le père de mes enfants. Pour les smacks, il pinçait un peu les lèvres et pour les baisers profonds, ils étaient effectivement très profonds, genre je tâte ta glotte pour voir si tout va bien. Du coup, c’était bizarre et je me retrouvais le contour des lèvres irrité par sa barbe (oui parce que très poilu et
même quand il se rasait le matin, il y avait du poil le soir). Franchement, je suis sortie avec quelques poilus et j’ai jamais été irritée comme ça.
 
L’avantage du baiser, par rapport à la brouette, c’est que c’est quand on veut, où on veut et ça peut être tout aussi excitant. Après tout, qui peut démarrer des préliminaires sans de longs baisers passionnés ? Moi, j’adore.

La virginité : faut-il la garder ou pas ?

L’autre jour, je lisais Courrier International et ça m’a inspiré un premier article  et en voici un second, découlant du même dossier. Et bien, oui, y a 50 choses à dire dessus, c’est pas ma faute. Donc après le versant porno, explorons le versant chaste.
 
Le dossier nous propose un encart sur de jeunes demoiselles suisses qui ont décidé de rester vierge, pour pas être considérées comme des « salopes ». Et voilà, toujours le même problème : tu couches, tu es une salope, tu te préserves, t’es une sainte. Pourtant, je connais des vierges qui récupèrent des points démoniaques ailleurs. Honnêtement, le jour où j’ai perdu ma petite fleur, je ne suis pas devenue une sale perverse immorale. D’ailleurs, l’article ne cautionnait ce genre de manichéisme.
 
La virginité, thème ô combien délicat… Perso, je me souviens, est arrivé un moment où j’ai tout fait pour m’en débarrasser parce qu’à 19 ans, je me sentais totalement handicapée d’avoir encore mon hymen. C’est pas que j’ai jamais eu l’occasion avant, j’avais eu une proposition du genre à 15 ans mais à l’époque, j’étais totalement coincée et j’assumais pas mon corps alors laisser un mec visiter mon intimité, ÇA VA PAS NON !! Arrivée au lycée, nouveau traumatisme : Love in fun. J’explique. Un soir, j’écoutais donc cette merveilleuse émission qui a fait mon éducation sexuelle ou presque quand un gars appelle pour raconter que sa copine est nulle au lit : « elle fait la planche, elle connaît aucune position ! ». Panique à bord : mais moi non plus ! Je suis censée faire quoi (à part écarter les jambes) ? Déjà que la fellation, rien que le principe (ben oui, j’avais jamais pratiqué) je trouve ça dé-goû-tant… La levrette, c’est dégradant, la sodomie… heu, ça, je devais même pas savoir que ça existait, niaise comme j’étais.
 
Donc, j’ai eu une peur d’être un « mauvais coup » et donc, réflexion : « ben je ne coucherai qu’avec un homme dans ma vie, un puceau, comme ça, il pourra pas dire que je suis un mauvais coup, il pourra pas comparer ! ». Réflexion très conne, je sais ! D’ailleurs, dans l’article de Courrier International, y a un mec qui dit pareil : « nous, on veut coucher avec une vierge comme ça, elle pourra pas comparer ». Et oui, ado, je pensais comme un mec.
 
Puis y a cette peur viscérale de la douleur : la première fois, ça se passe pas forcément bien. Johanne, mon ex amie nymphomane n’avait pas eu mal sur le coup mais après, elle s’est traînée une sale douleur pendant quelques temps. Vu l’hygiène de son partenaire, ça m’étonnerait pas qu’elle se soit chopée une saleté, effectivement… Mais surtout, le traumatisme, c’est quand je suis partie chez une amie de Rachel qui avait perdu la sienne quelques temps auparavant et, je sais pas pourquoi, elle entreprend de nous le raconter : du sang partout et une douleur persistante : 24 heures après, elle avait encore mal. Bon, ben je vais rester vierge.
 
Finalement, la curiosité l’a emportée. C’est marrant, à l’époque, être vierge à 19 ans, c’était limite une tare. Aujourd’hui, coucher avant le mariage, c’est limite une tare. Alors quoi ? Je crois surtout que le problème est que, quoi qu’on dise quoi qu’on fasse, la sexualité féminine est toujours sujette à débats et à jugements à l’emporte pièce. A mon époque, une fille qui affirmait vouloir rester vierge jusqu’au mariage était vue comme une bête curieuse. Genre la catho intégriste qui ne copulera que pour procréer. Genre nos grands-mères… Quoi que la mienne avait un amant, le curé d’un village, j’ai appris ça il y a quelques temps (et oui, on est bizarre dans ma famille).
 
Quand j’étais ado, il y a à peine dix ans (ça me fait mal, cette phrase), on clamait à qui voulait l’entendre que, oui, on couchait ! A l’époque, j’étais assez prude mais je ne reprochais pas aux autres filles leur sexualité. Une fille qui franchit le pas avec son copain, c’est normal. Une fille qui couche avec le premier venu dans les toilettes du Macumba club avec les pieds qui patauge dans l’étrange magma composé d’eaux usées et de papier toilette, c’est pathétique. Mais ça, je le pense toujours. Donc j’étais pas particulièrement prude et même qu’on parlait (un tout petit peu) de sexe avec Rachel. Parler de sexe avec Rachel se limitait à : « moi, c’est gênant, j’ai une poutre au-dessus de
mon lit, le mec il risque de se cogner la tête, hihihi ! » Ça, c’est elle qui disait ça, genre le mec, quand il la saute, il fait des pompes. Ok, pour la levrette, c’était pas possible mais un bon petit missionnaire, ça passait sans problème. Mais bon, c’est vrai qu’à l’époque on n’a pas pensé à une solution bête : on n’est pas obligés de faire l’amour sur un lit. De l’autre, y avait Johanne qui a toujours eu le feu au cul qui déclare à la même Rachel (prude au possible) : « putain, j’ai la sève qui monte ! La nuit, quand je me réveille, je suis toute mouillée ! ». Pourquoi j’étais pas là, moi, lors de cette poignante déclaration, hein ? Ça devait être marrant à voir, quand même…
 
Je me souviens, en quatrième, j’avais une copine qui racontait qu’à 14 ans, elle avait perdu sa petite fleur (j’adore cette expression). Bon elle était un peu folle, genre à faire une fugue un lundi matin : au lieu d’aller au collège, elle a pris le train pour aller voir une copine à Lyon donc on a jamais su si c’était vrai ou pas. Mais à l’époque, une fille qui n’avait plus d’hymen n’était pas considérée comme une salope.
 
D’un autre côté, j’observe les changements dans la société, la fameuse pornoïsation et je comprends que les gamines soient paumées : être chaude ou ne pas l’être ? Coucher, c’est être salope ? Personnellement, je comprends aujourd’hui que la virginité est quelque chose de « précieux » qu’il ne faut pas offrir au premier venu. On n’aura qu’une seule première fois et si j’ai eu la chance de pas avoir mal du tout, ce fut quand même pas mal traumatisant. Certes, j’avais « omis » de dire à mon
partenaire (Pierre le pervers) que j’étais vierge mais visiter TOUTES les parties de mon anatomie lors du premier coït, il était pas obligé non plus…
 
Je crois qu’il est important aujourd’hui de parler à ces ados ou à ces jeunes femmes et de leur expliquer qu’avoir une sexualité, ce n’est pas sale. Si elles ne sont pas prêtes, personne ne les force à sauter le pas (enfin, si, des fois, leur copain mais elles ont tout à fait le droit de dire non sans lever le drapeau de la chasteté). Mais le sexe, c’est une belle chose, un partage et on peut pratiquer sans que cela nous corrompe.
 
Je crois que le jour où les femmes pourront choisir leur sexualité sans subir aucune pression sociale, le féminisme aura vraiment triomphé.

Faut-il choisir entre ses parents et ses amis ?

Une fois par mois ou à peu près, je retourne dans mon pays, histoire d’aller voir mes parents en mal de leur fi-fille aînée. Cependant, il n’y a pas qu’eux dans le sud, il y a aussi mes amis et je dois arriver à concilier famille et amis, parfois l’un au détriment de l’autre.
 
Jeudi 19h, j’arrive enfin à destination, un voyage périlleux, je sortais de là avec le cul mouillé (bouteille d’eau renversée) et une vieille odeur de croquette (Kenya qui a vomi). Me revoilà au domicile familial, cette maison qui m’a vue grandir un peu (oui, on est arrivés, j’avais déjà treize ans), je libère mon fauve qui court à la gamelle, ma mère s’extasie sur mon poids perdu (bon, merci la gastro, il n’y a pas d’autres explications), elle m’a fait mon gratin de pâtes traditionnel. Bref, c’est pas le retour de la fille prodigue mais presque. Mon programme est simple : sortie vendredi et samedi sur Toulouse, « mais je ne rentre pas trop tard ». Naïve, moi.
 
Le vendredi, justement, ma maman ne travaille pas donc je la vois un peu, mais pas trop : à peine est-elle rentrée des courses que j’y repars. On dîne ensemble et je file sur Toulouse pour une soirée que j’imagine sage. La plupart des vingtenaires (Emma, Lucie, Gauthier, Mister Big et moi-même) accueillaient dans le groupe Yome (un des commentateurs les plus assidus du blog, pour ceux qui ne lisent pas les commentaires). Rendez-vous à 22h à la FNAC, je suis la première arrivée suivie de près par Lucie. Blablabla, « la grossesse, c’est horrible quand on voit le pied du bébé se former sur notre ventre » (oui, c’est un peu notre hantise, ça), blablabla, « ils font quoi les autres ? ». On poireaute. 22h30, Gauthier nous informe que Yome est quelque part par là donc opération : « retrouvons un mec qui ne ressemble pas du tout aux deux photos que j’ai pu voir de lui ». Mais finalement, je le reconnais et il se dirige droit vers nous : « quand j’ai vu une fille avec un chapeau, j’ai su que c’était toi », me dit-il. Gauthier vient nous chercher avec une amie à lui et nous voilà à cinq dans une Twingo. Alors note lecteur : si tu dois t’entasser dans une twingo, ne te met pas derrière, au milieu, parce que c’était ma place et la ceinture essayait désespérément de me violer les fesses, j’en avais encore mal le lendemain. Bon, on arrive dans un bar relativement vide où on retrouve Mister Big et Emma. Première tournée, deuxième tournée. Stop, dis-je, car après deux verres, tout s’accélère. Sauf que le serveur du bar en a décidé autrement et nous offre une autre tournée (faudra qu’on m’explique qui il voulait brouetter). Donc Lucie me dit gentiment : « Nina, tu dors chez moi ! ». Du coup, je me lâche un peu et me voilà « morte poule », comme dit Gauthier.
 
Tous gais, nous voilà partis dans une boîte voisine avec Gauthier, son amie, Lucie et moi, Emma et Yome ayant ramené Mister Big chez lui (mais ils sont revenus après). Je sympathise avec une nana qui a le même prénom que moi dans la rue mais je la perds très vite de vue, tant pis. Dans la boîte, on reboit un coup ou deux (arrive un moment où je perds le compte), Gauthier et son amie repartent un peu après le retour d’Emma et Yome mais je ne raconterai pas ce qu’il se passa (ou non) entre ces deux-là. Cette phrase vous prouve que je peux être délicieusement garce, tout le monde va se poser des questions, maintenant, hihihi ! Bref, avec Lucie, comme on est saoules, on se fait de sublimes déclarations d’amour : « Tu es une fille fantastique, que j’aimerais être comme toi
– Mais non, je suis une sombre merde comparée à toi ! »
Bref, à 5h, tout le monde rentre chez soi, Lucie et moi faisons les langues de pute une heure de plus et, enfin, on s’endort.
 
10h20, mon téléphone sonne, ma mère : « Quoi, tu es encore à Toulouse ? Et comment je fais pour faire les courses, moi ! Rentre fissa ! ». Bon, ben je me rhabille vite et je me dépêche de rentrer. Evidemment, je choisis ce jour pour perdre ma voiture dans l’immense parking souterrain, je tourne, je retourne et découvre que je n’étais pas garée au niveau -4 mais -3. Bravo la blonde ! Bon, je monte dans la voiture, je me permets quelques excès de vitesse sur l’autoroute (c’est mal, lecteur, ne fais pas comme moi). D’ailleurs, ma mère a reçu une lettre des autoroutes, aujourd’hui, je frémis… Bref, arrivée à la maison, je me prends des réflexions toutes les deux minutes : « heureusement que j’avais préparé les tomates avant parce que si je t’avais attendue ». Et dans le genre j’aggrave mon dossier : ma mère appelle ma mamie à la rescousse pour faire les courses, ma grand-mère venant manger à la maison. Or ma grand-mère a une conduite très intuitive, genre « j’ai toujours pas compris à quoi sert un rétro » donc elle fait une marche arrière et bim, redessine la voiture garée derrière elle.
 
Samedi après-midi, Anne vient me voir donc ma mère fuit un peu, m’expliquant qu’elle nous entendait papoter et qu’elle ne voulait pas troubler notre intimité. D’ailleurs, une fois partie, on aborde THE sujet de conversation : les hommes, les hommes et encore les hommes. Après, je vais faire la sieste et je repars sur Toulouse pour un dîner chez Lucie avec un couple d’amis, on papote, on mange, on papote, on papote, on se tire les cartes (on a tous un super karma, quand même, sauf l’un des quatre, le jeu lui expliquant en long, en large et en travers qu’il va se réorienter), on papote, on papote. Quatre heures du matin, je n’ose rentrer chez moi donc je reste à nouveau dormir chez Lucie.
 
Je rentre donc à 13 heures chez mes parents, déjeuner puis sieste tout l’après-midi. Le dimanche soir, on mange en famille, quasiment pour la première fois depuis le week-end (mon papa était très pris, ce week-end aussi). Mais que pouvais-je faire ? Je ne veux pas choisir entre mes parents et mes amis mais je ne peux pas voir tout le monde en même temps, surtout que pour mes parents, je suis non-tabagique et presque vierge (quoi que ce dernier point, je suis pas sûre que mes parents me prennent pour une charmante demoiselle chaste qui n’a plus vu le loup depuis ma relation avec Arnaud).
 
De plus, ce week-end m’a montré que ma vie de petite fille était terminée : mes parents ont vendu mon lit de jeune fille, dans lequel je ne dormais plus depuis des années, effectivement. En fait, pour Noël 1997, j’ai eu un lit mezzanine… une place. Or quand j’ai ramené Guillaume à la maison, on ne pouvait décemment dormir à deux là-dessus. Donc mon lit est parti, je ne dors plus dans ma chambre depuis trois mois car elle sert plus ou moins de débarras. Ma mère m’a expliqué que mon père voulait faire une chambre avec un grand lit (celle de ma sœur) et une chambre avec deux petits lits (la mienne). Là, j’ai protesté : ok, je n’ai ramené aucun homme chez mes parents depuis presque deux ans mais je finirai bien par trouver le père de mes trois enfants et j’ai pas envie qu’on fasse lit à part quand on va visiter mes parents ! Heureusement, ma mère partage entièrement mon point de vue.
 
Voilà, je repars dans moins de 24 heures et je suis d’un côté reposée et heureuse d’avoir vu mes amis, de l’autre, j’ai la sensation de n’avoir profité suffisamment de personne. Mes amis me manquent, mes parents me manquent et je supplie quelqu’un de faire une ligne TGV Paris-Toulouse en 3h très vite parce que là, ça m’agace d’avoir l’impression de ne pas profiter pleinement de ma famille et de mes amis. Et je n’ai pas envie de faire un choix entre eux.

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