Merci Papa, merci Maman

Non, je ne compte pas remercier mes parents de m’envoyer en colonies de vacances, j’ai passé l’âge. Puis je suis jamais allée en colo, moi, j’allais juste au centre aéré. Mais c’est pas le sujet.
7th_heaven
 

Ici, on parle d’amour. Amour entre un homme et une femme, amour entre un homme et un homme mais un sujet que l’on a jamais abordé, c’est l’amour filial. Parfois, je parle de mes parents, ici, assez peu, il faut le reconnaître. Non pas que je n’aime pas mes parents mais vivant loin d’eux, je leur parle surtout par téléphone et même si les conversations avec ma môman sont parfois comiques, pas de quoi faire un article.

 

Il y a quelques temps, j’ai donc rencontré Alex. A son contact, je me suis rendue compte de la chance que j’avais. Je ne vous parlerai pas de sa famille parce que ce serait déplacé mais, en gros, j’ai vraiment compris que mes parents étaient géniaux. Et quand je parle à mes amis, c’est souvent l’impression que j’ai.

Je viens d’une petite ville de province où la norme est à la famille entière. Je me souviens, en maternelle, j’avais une camarade qui n’avait pas de papa et je trouvais ça bizarre comme concept. Oui, au début des années 80, les enfants de divorcés (surtout en maternelle), c’était pas si courant que ça. Bref, si on regarde la liste des vingtenaires à gauche de votre écran, seul Mister Big a des parents divorcés. Ce n’est pas pour autant que nos familles sont des modèles de stabilité, Gauthier a déjà parlé de sa famille par ailleurs.

 

Donc revenons à la famille Bartoldi, il y a papa, maman, Alice, un frère pas biologique qui passe par intermittence Yohann et moi, donc. Mes parents ne sont pas parfaits comme tous les parents, on s’est souvent pris la tête comme dans toutes les familles. Mais je crois que mes parents m’ont bien élevée. Mon père est médecin donc d’un niveau socio-professionnel élevé. J’aurais donc pu être élevée comme la progéniture de ses collègues : je claque des doigts et j’ai tout. Mais non, ça marche pas comme ça dans la famille Bartoldi, on n’a rien sans rien. Je me souviens, une fois, je parlais au fils d’un ami de mon père hyper friqué (et qui le montre bien) et le mec me fait « ouah, la semaine dernière, j’ai crashé la BMW dans un fossé, hihihi ! ». Je l’ai regardé, atterré. Moi, la seule voiture que j’ai eu droit de conduire à la maison, c’est la vieille Clio de ma mère qui m’est revenue quand elle a changé de voiture (d’ailleurs, ils l’ont revendue, bouhouhou !). En même temps, je ne me plains pas. Moi, les grosses voitures, j’ai tellement peur de les abîmer que je préfère pas les toucher. Non pas que je conduis mal mais la moindre éraflure sur ces voitures coûte bonbon donc je préfère m’abstenir, on ne sait jamais. Et puis moi, je ne sais conduire que des petites voitures, c’est bien suffisant pour ma petite personne.

 

Evidemment, je vis dans une belle maison et mes parents ont pu me permettre de partir à Paris mais ils n’ont pas financé ce déménagement pour que je m’éclate au loin. Mes parents, c’est mon havre de paix. Quand j’ai rompu avec Guillaume, j’ai appelé ma mère en larmes pour lui dire que je rentrais. Ca peut paraître curieux de rentrer chez ses parents dans un moment pareil mais j’avais besoin de me sentir soutenue et qui mieux qu’eux pouvaient le faire ? Enfin, je parle de mon cas car pour beaucoup de gens, ce n’est pas chez leurs parents qu’ils vont pouvoir se reconstruire. Ma mère avait déjà ramassé ma sœur lors de sa rupture avec Anthony, elle a elle-même subi une rupture difficile dans sa jeunesse et sait très bien ce que nous ressentons. Mon père, lui, il dit rien mais il est là.

 

Mes parents ont fait de moi ce que je suis, pas uniquement en me payant mes études. Ils m’ont appris des valeurs simples et j’ai toujours eu un foyer stable. Ado, je leur en voulais de pas me laisser avoir une télé dans ma chambre comme certains de mes petits camarades. Aujourd’hui, je les en remercie. Cette mesure peu draconienne (il faut l’avouer) m’a permis de passer mes soirées à lire et/ou à écrire plutôt que de rester jusqu’à pas d’heures à avaler des merdes télévisuelles. Si je suis aussi équilibrée (si, si), c’est grâce à eux. Ils m’ont donné beaucoup d’amour et continuent à le faire, je peux donc en donner à mon tour et ne pas avoir peur de l’avenir. J’ai grandi dans un foyer sans conflits et je suis quelqu’un, du coup, très serein. Quand, fin décembre, je commençais à glisser doucement sur la pente de la déprime et du désespoir à cause de mon chômage et que je me suis mise à pleurer, mon père a dit une phrase, une seule, qui m’a redonné du courage : « mais enfin, on le savait que tu allais galérer ». Moi qui avais la peur viscérale de les avoir déçus, je me rendais compte que ce n’était pas le cas. C’est con mais cette petite phrase m’a redonné un coup de fouet.

 

Ce n’est pas que je vis pour mes parents mais j’aime qu’ils soient fiers de leur fi-fille. Si ma réussite me concerne au premier plan, je veux leur montrer qu’ils n’ont pas eu tort de me faire confiance. Parce que mes parents ne m’ont jamais rien imposé. Depuis la 6e où j’ai choisi de faire allemand LV1 jusqu’à aujourd’hui, j’ai choisi mes orientations toute seule comme une grande. Mes parents sont aussi suffisamment intelligents pour ne pas faire jouer la concurrence entre Alice et moi, genre : « tu vois, ta sœur, au moins, elle réussit ». Car outre le fait que nous sommes très différentes, nous n’avons pas du tout fait les mêmes études. Par exemple, pour le bac. Je me suis défoncée pour avoir une mention pour mon papa, je m’explique. Quelques temps avant les épreuves, mon père a eu un problème au cœur : un bout de chair sur une oreillette qui provoquait des fibrillations. Rien de très grave, que du très chiant. Bref, pour s’en débarrasser, il a dû subir deux petites interventions (la première n’ayant pas fonctionné) dont la deuxième pendant mon épreuve de maths (je m’en souviendrai de celle-là). Je me retrouve donc avec cette foutue mention et là ma sœur fait un peu la gueule : « mince, maintenant, je vais devoir faire aussi bien que toi ! ». Mais non, petite ! Comme lui ont dit mes parents après, elle n’a pas choisi la même série que moi, c’est carrément incomparable.

 

Mes parents sont généreux. Quand Yohann s’est retrouvé seul après un drame familial, nous lui avons ouvert les portes de notre foyer. Il est un peu le troisième fils et il se rend compte qu’il doit beaucoup à mes parents. Sans eux, ils se serait effondré. Quand son père est décédé, c’est mon papa (pourtant pas très communicatif) qui est allé lui parler, l’a soutenu. De la même façon, Gauthier m’a avoué que sans mes parents, il n’aurait jamais survécu à son coming out. Sans entrer dans les détails, quand ses parents ont découvert son homosexualité, c’était particulièrement tendu chez lui et il venait souvent passer le week-end à la maison. C’est marrant mais mes parents se soucient souvent de nos amis. J’ai parlé à ma mère de la trithérapie du Gaugau, elle me demande régulièrement s’il a des résultats de test. Même que l’autre jour, j’ai eu l’air très con.

« Il a eu les résultats de ces tests, Gauthier ?
– Oui, il a eu son semestre, il est content.
– Non, je parlais de son HIV ! »
Oups…
 

Bref, si ma vie sentimentale est catastrophique, j’ai la chance d’avoir une belle vie de famille.

Etre une femme libérée, quel cliché !

Samedi soir, malgré ma fièvre qui commence à baisser quand même, je vais boire un petit verre avec Gauthier, seule personne en chair et en os que j’ai vu de la semaine (avec les caissières du supermarché mais vu qu’elles m’adressent pas la parole, ça compte pas). En chemin, j’empoche mon nouveau bouquin « le journal d’Elsa Linux », présenté comme une parodie super trop hilarante de Bridget Jones. Comme c’est bientôt l’été, c’est parfait comme littérature.

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Au bout de quarante pages, j’ai envie de le brûler. Ce truc n’a pas pu être écrit par une femme, c’est pas possible, ça pue le sale film érotique pour mâles libidineux. Elsa arrive à trente ans et elle balise parce que personne ne veut se marier avec elle. Jusque là, tout va bien. Sauf qu’au bout de dix pages, le terme sodomie a tellement été utilisé que je me souviens même pas si j’ai croisé d’autres mots. Elsa se sodomise « avec deux doigts » tandis que son amant de la nuit se douche, Elsa se fait sodomiser pendant deux minutes par son boss avant qu’il aille chercher sa petite famille à l’aéroport, Elsa s’auto sodomise avec un plug. Mais rassurez-vous, Elsa a aussi un vagin qu’elle muscle car elle veut qu’il soit aussi puissant qu’un casse-noisette (???). Déjà, première phrase et ça m’énerve. Mais bordel, depuis quand faut-il être sodomite pour être une femme libérée des années 2000. Je veux pas dire mais la sodomie est une pratique comme
une autre, on aime ou pas, ça n’a rien à voir avec le fait d’être libérée. Le jour où se faire sucer les pieds sera le signe d’une femme libérée, je serai la première à prendre ma carte au club des femmes coincées du cul.

Donc Elsa est libérée, elle baise tout ce qui bouge. Non, nuance : elle se fait sauter par tout ce qui bouge. Parce qu’Elsa, elle demande jamais rien. Son patron arrive, il la sodomise et se casse, elle ne dit rien. Une bonne femme la chope dans les toilettes et lui fait un petit cunni, elle est choquée mais ne dit rien. La même femme la saute sur son canapé plus tard dans la soirée, elle se laisse faire. La même femme et une autre la lèchent dans les toilettes d’une boîte lesbienne après l’avoir droguée, elle jouit. Son prof de gym l’enferme dans le cagibi, la fiste, lui doigte l’anus et la prend comme un sauvage, elle ne dit rien. Son beau-frère banquier lui demande une photo de son sexe pour lui accorder un prêt, elle s’exécute. Pour se faire pardonner d’avoir décommandé un rendez-vous avec un mec, elle se fait photocopier les fesses et le sexe pour son bon plaisir. Et j’en suis qu’à cinquante pages ! Par ailleurs, Elsa n’est pas capable

d’envisager ses rapports avec les autres sans passer par le sexe. Un homme lui parle. Faut qu’elle se le tape. En général, le monsieur se sert sans rien lui demander mais pas toujours et là, elle se sent laide. Elsa envisage de baiser pour avoir un contrat de pub, pour avoir une promo. Elsa se fait baiser car elle ne sait pas dire non. Si vous voulez baiser Elsa, faites la queue, y en aura pour tout le monde.

Evidemment, Elsa a des copines, pas clichés du tout, non plus. Sa meilleure amie tout aussi libérée qu’elle qui vient de se fiancer avec un mec pété de tunes mais elle continue à coucher car elles en sont à 80 amants chacune, elle refuse de perdre face à son amie. C’est pas grave, Elsa envisage de baiser le fiancée de la demoiselle, c’est beau l’amitié. Après, on a la lesbienne gauchiste qui est une vraie amie parce qu’elle n’a pas abusé d’Elsa dans les toilettes de la boîte. Y a pas à dire, c’est beau l’amitié. Enfin, la pucelle de 36 ans qui ne rêve que de se reproduire, de droite et qui travaille à l’assemblée nationale. Mais non, c’est pas cliché du tout !

Alors, c’est ça une femme libérée des années 2000 ? Au tout début du roman, je me suis dit : « merde, ça pourrait être moi, cette fille qui utilise le sexe pour combler un manque affectif ». Sauf que moi, je dis non. Un mec qui se casse au bout de 2 minutes de brouette, je lui montre la porte en lui expliquant qu’il peut s’en servir pour sortir mais qu’il ne pourra
plus jamais la passer dans l’autre sens. Effectivement, le dernier connard qui m’a cruellement manqué de respect ne m’a jamais plus touchée. Une nana qui tenterait de me lécher dans des toilettes sans autorisation a intérêt à trouver une très bonne raison pour sortir de là avec le visage tout griffé. Quant aux mecs (et aux exs, d’ailleurs) de mes copines, c’est tabou, on n’y touche pas. Ca va, y a suffisamment de mecs sur terre pour pas recycler ceux des amies. Puis, berk, un mec qui a couché avec une copine, je ne peux pas envisager quoi que ce soit avec lui. De la même façon, une copine qui touche à mon mec ou mon ex, elle a intérêt à courir vite… Quant à mon beau-frère, s’il me demandait un jour un MMS de ma chatte, je lui ferais bouffer son portable. Non mais ça va, oui ?

Pour moi, une femme libérée est une femme qui assume sa sexualité et non pas qui la subit. Elsa n’est finalement qu’une pauvre conne, une poupée gonflable de chair. Elle se veut hype mais elle est pitoyable. La pauvre fille qui pense avec son vagin au lieu de sa tête qui est très fière d’avoir été élue « miss chute de rein » dans son entreprise, titre acquis après s’être tapé tous les membres du jury. La vie d’Elsa est vide. Elle est tout ce que je déteste chez une femme. Ce livre n’a pu être écrit que par un homme ou que par une vieille frustrée qui n’a pas de vie sexuelle.

Ce livre me fait furieusement penser à « Politique » de chais plus qui, un roman où les héros baisent, tout le temps, ils testent tout. Ca se veut subversif et provocateur. C’est ennuyeux et raté. Pendant deux cents pages, ça parle sexe et ça ne m’excite à aucun moment. Les personnages ne sont pas attachants, on voit l’héroïne se faire attacher/sodomiser par son mec, on baille en attendant la scène suivante. L’héroïne se fait fister par une autre sous l’œil morne de son mec. Moi aussi, mon œil est morne, je m’ennuie. Ben, là, c’est pareil. Elsa passe ses journées à se faire sauter et ça ne m’émoustille pas. D’abord parce qu’on n’y croit pas. Elsa a eu 7 orgasmes pendant qu’elle se faisait faire un cunni dans les chiottes. Elsa enchaîne les orgasmes dans la boîte. Elsa a tellement d’orgasmes dans la journée qu’on se demande ce qu’elle peut bien faire d’autres. Perso, sans être frigide, j’ai jamais eu 7 orgasmes avec un cunni et en même temps, tant mieux, je m’en relèverais pas. Un orgasme, c’est quand même violent, je mets du temps à redescendre et à me souvenir comment je m’appelle alors 7 ! Mais jamais je retourne bosser, l’air de rien. Quant au fist, grand fantasme du mâle, ça se fait pas chez toutes les filles et ça rentre pas d’un claquement de doigt. Mais surtout, cette espèce de soumission permanente, cette pauvre Elsa dont on abuse à longueur de roman, si c’est pas un délire masculin, ça !

Si Bridget Jones est devenue l’icône d’une génération, j’espère vraiment qu’Elsa ne le sera pas. Parce que si on commence à expliquer aux filles que, pour être libérée, faut se faire sauter sans discuter, on ne s’en sortira jamais. J’ai déjà dit non et je n’en suis pas morte. Je côtoie des tas d’hommes sans avoir envie d’écarter les cuisses. Bon, certes, moi, je suis difficile, j’ai des goûts super particuliers, mais quand même ! Dans l’asso où je bosse, y a que des mecs, aucun ne me plaît, je ne coucherai avec aucun d’entre eux, point. Ni avec les filles, d’ailleurs. Et personne n’a le droit de me lécher dans les toilettes sans mon expresse autorisation, non mais ! Et puis on peut tout à fait être libérée sans être sodomite, bisexuelle et vachement maso, mine de rien.

La sève qui monte

Par Gauthier

Je suis tout en poésie en ce moment, je m’émeus moi-même… Le printemps fut quand même très hivernal par chez nous. La semaine dernière encore, au lever, il ne faisait qu’un très tropical 6°C. Pas de quoi faire péter le tee-shirt moulant bleu ciel que je me suis offert en prévision du retour des beaux jours. Donc j’ai dû patienter, comme toute la région parisienne, pour voir le soleil, et surtout sentir sa douce chaleur printanière.

Ben voilà, il est sorti de son trou ce week-end. Et quelle sortie!!! On passe de 12°C maximum à 26/28°C en l’espace de 3 jours… Moi je dis ça défrise! Mais ça fait du bien. Donc voilà début juin = début officiel du printemps pour le Gauthier parisien. Et qui dit début de printemps, dit sève qui monte. C’est une catastrophe, parce que pour monter elle monte la sève, et même elle tourbillonne, voire bouillonne carrément, et ça me met dans un de ces états…

Je suis tout simplement en pleine floraison, je suis une belle fleur ouverte sur le monde qui attend de se faire butiner par un gros bourdon!!! Comprenez donc que tous ce qui a un caleçon et qui passe à moins de 2 mètres de moi me fout en chaleur (c’est moins glamour quand je le dis comme ça, non?). En gros ça donne ça : je tombe amoureux toutes les deux minutes. Ils sont tellement beaux, c’est à se demander s’ils ne font pas exprès de croiser ma route, de se retrouver dans le même ascenseur que moi, de faire la queue devant moi pour manger, de s’asseoir à côté de moi dans le RER, d’habiter sur mon palier, de travailler dans ma société… Bref les beaux gosses sont partout, c’est le débarquement, et moi je suis au taquet!

Aujourd’hui, par exemple, je téléphone à Mister Big pendant ma pause clope du matin, on parle de choses primordiales (à savoir : on part à Londres ou à New York pour manger à midi et faire du shopping dans la journée si on gagne à euromillion, ben vi depuis l’arrêt du Concorde, New York parait tellement loin!). Et là je croise le regard d’un beau militaire, que dis-je, d’une bombe en treillis!!!! Nom de dieu, qu’il était beau. Brun, peau mat, regard de braise, bonne taille, plein de muscles, la malice dans les yeux, et moi ça me fout le feu au cul… Je le regarde discrètement (bouche ouverte, yeux écarquillés derrières mes lunettes de soleil Gucci, bras ballants, bave aux coins des lèvres!), il me regarde aussi, je tente un sourire en coin, il me sourit, je le suis du regard en bégayant à Mister Big « Il est beau… », il se retourne pour me jeter un dernier regards, je suis une flaque…

Là pour la première fois de ma vie, j’étais prêt à suivre un mec dans la rue et lui demander son numéro de téléphone! Il suffisait qu’il me fasse un clin d’oeil, et je le suivais au bout du monde… Il était parfait… Arf saloperie de fantasme, saloperie de printemps, saloperie de sève qui monte, saloperie de vie sexuelle inexistante!

Oui parce que pour rajouter à mon malheur, en ce moment je n’ai de vie sexuelle qu’avec ma main droite… Et c’est pas que je l’aime pas, mais j’en ai marre de la voir tous les soirs… J’aimerais bien m’amuser avec une autre main (et pas ma main gauche, je ne suis pas ambidextre), voire une bouche, un anus, une oreille, un nez… Bref n’importe quoi!

Bon je suis encore au taff, je parle de sexe, et me voilà de nouveau en nage. Du coup je me mets à loucher sur le rugbyman de service, il a 20/22 ans (je ne suis pas trop sûr) et il s’obstine depuis hier à venir bosser avec un tee-shirt moulant rose… Si c’est pas de l’appel au viol ça????

Bref, je vais aller me mettre la tête et le boxer sous l’eau, et reprendre mon taff…

Gauthier open*
 
*ouvert

Deux ans

L’autre jour, je discute avec ma mère qui me fait une révélation : mon cousin vient de quitter son compagnon de deux ans et demi et est retourné vivre chez sa mère en attendant. La discussion se poursuit sur le sujet et ma mère me fait :

« ouais ben c’est comme toi quand tu as rompu avec Guillaume l’an dernier.

– Maman, ça va faire deux ans. »
 

Ben voilà, ça fait deux ans depuis le 03 juin. Deux ans de célibat entrecoupés de petites histoires. C’est pas que je sois une fana des bilans (enfin, si, quand même) mais en ce moment, je suis assez déprimée par ma situation sentimentale et cet anniversaire tombe un peu mal. Pourtant, il s’en est passé des choses en deux ans, j’ai quitté le système universitaire, j’ai déménagé, j’ai commencé ma vie active (si, j’ai eu un CDD !). Côté privé, j’ai côtoyé plus d’hommes en deux ans que pendant tout le reste de ma vie mais à l’arrivée, ben, me voilà seule. Bon, grâce à ses aventures, il paraît que je suis très épanouie sexuellement (c’est pas moi qui le dit). Sans doute que j’aurais pu m’abstenir de partager ma couche avec certains mecs mais au fond, je n’ai aucun regret, ça ne sert à rien. Après tout, je ne peux pas toujours tomber sur des mecs biens, ça se saurait, sinon. J’ai eu mon lot de connards, comme tout le monde, j’ai aussi eu des mecs bien, ouf !

Depuis quelques temps, je me suis lassée des relations sans lendemain, j’avais plus envie de m’engager, de commencer à construire ma vie privée. Après tout, maintenant que ma vie professionnelle se stabilise un tout petit peu, essayons de voir si je peux aussi trouver l’amour. Sur ces bonnes résolutions, je rencontre Alex et j’y crois fort, j’oublie de me protéger et je me prends un mur. C’était pas le bon moment, Alex a des choses à régler et ne peut pas construire quoi que ce soit au niveau amoureux. Je n’en dirai pas plus. Curieusement, c’est l’histoire la plus courte que j’ai jamais eue mais j’ai du mal à tourner la page. Sans doute parce qu’Alex est un mec fantastique qui plairait même à mes parents et même à ma vilaine grand-mère. Bon, ben, ça n’a pas marché, je n’ai pas de rancœur à ce niveau-là. Par contre, Alex a un talent particulier : il me révèle toutes mes failles, tout ce que je n’ai pas réglé dans mon passé amoureux. Je ne m’en étais pas rendue compte mais ma dernière histoire avant lui m’a fait vraiment du mal. Pas à mon petit cœur, non, mais à la confiance que je peux avoir en moi. Déjà que je suis la pro pour me remettre en cause, quand un homme avec qui j’ai eu une aventure me fait bien comprendre qu’il doute aussi de moi, de mes capacités à trouver du boulot, de tout ce que je peux dire y compris des choses insignifiantes, ça finit par faire mal. C’est aussi pour ça que je me suis autant accrochée à Alex car il m’a percée à jour très vite, il me comprend et j’avais pas besoin de lui mentir. Il me prenait telle quelle et c’était tellement rassurant de se sentir appréciée pour soi et pas pour l’image que l’on peut donner. Et puis, toute cette histoire n’a pas servie à rien, bien au contraire. A défaut d’être le futur père de mes 3 enfants, Alex est toujours quelqu’un de très proche avec qui il est bon de parler et que j’adore.

 

En même temps, j’aurais dû me douter que ça ne pouvait pas durer. Je connaissais ses problèmes, je savais qu’on ne vivait pas à côté, je savais qu’on était débordés par nos boulots respectifs mais je me suis dit qu’on s’en sortirait bien. Parce que y a un truc qui cloche chez moi quand même : plus une histoire est compliquée, plus je m’y jette tête baissée. Pourquoi ? Ben j’en sais absolument rien. Peut-être parce que le côté « c’était pas gagné mais on l’a fait » me transcende. Par ailleurs, j’ai une attirance pour les hommes en souffrance. Entre ceux qui ont des problèmes avec leur passé sentimental, ceux qui ont des problèmes relationnels avec leurs parents ou même les deux… Ouais ben y a pas dire, les écorchés vifs, ça me branche. Pourtant, je n’aspire qu’à une histoire simple, pourquoi faut toujours que je me retrouve dans des situations compliquées ? C’est peut-être une question de pas de chance mais ça n’explique pas tout. Quand j’ai parlé d’Alex à Gauthier, j’ai eu droit à un : « mais tu le fais exprès ou quoi ? ». Heu… Le froid m’a dit que c’est nous qui les attirions (et non l’inverse). Heu aussi…

Peut-être que je suis une incurable romantique qui ne veut que des histoires folles, passionnées, délirantes. Difficiles aussi mais l’happy end me paraît toujours possible. Quand j’ai commencé à sortir avec Guillaume, c’était mal barré : il vivait à l’époque chez ses parents. Il s’entend mal avec son père assez autoritaire et il ne pouvait pas sortir en semaine donc pour avoir de l’intimité, il fallait se caler des trous entre mes cours pour aller chez moi. En plus, il sortait d’une longue période de célibat et, au début, je vivais mal le fait de ne pas beaucoup le voir hors de la fac, de le voir passer beaucoup de temps avec ses potes et peu avec moi. En plus, au départ, je connaissais pas son père donc je croyais que tout cela était exagéré mais finalement, non. Il était très gentil avec moi papa Guillaume mais il s’entendait pas avec son fils et tout était susceptible de partir en dispute. Donc, au début, c’était mal barré, Gauthier m’a même dit qu’il y croyait pas, à notre couple. J’ai passé des nuits à pleurer en me disant qu’on s’en sortirait pas… Et finalement, si. Donc cet exemple me fait peut-être un peu trop croire que quand on veut, on peut. Mais tout n’est pas si simple.

 

Et maintenant ? Pour l’heure, je suis encore un peu trop dans la nostalgie de mon histoire avec Alex pour avoir envie de fréquenter un autre homme. Et puis je me rends compte que je suis actuellement trop fragile pour tenter une nouvelle aventure amoureuse, je crois qu’un nouvel échec me foutrait un coup trop grand, je dois me préserver un peu. Il faut que je me reconstruise, aussi, que je panse ces foutues plaies que j’avais même pas vues, que je reprenne confiance en moi. Je suis une fille super, pas un boulet. Je peux être aimée, comme les autres filles. Je n’ai pas à tricher pour plaire. Puis même qu’il paraît que je suis belle, même sans maquillage. Et faut que j’arrête de me trouver des histoires compliquées, aussi. C’est pas parce que la relation est simple qu’elle est sans passion. Moi aussi, je finirai par trouver une moitié. Tiens, faudra que j’aille revoir M. le marc de café car mine de rien, s’il est très mauvais pour situer les événements dans le temps, ce qui m’a dit s’est réalisé. J’ai bien eu deux entretiens d’embauche et un boulot avec un monsieur à double prénom (Pierre-Cécil, le DRH choupinou) et j’ai fini par rencontrer un mec très bien qui avait des problèmes aux yeux. Bon, tout est décalé de trois mois par rapport aux dates qu’il donne mais à l’arrivée… Mais je vais rester célibataire quelques temps. De toute façon, après avoir discuté avec Gauthier, je me rends compte que je ne veux ni d’un mec ni d’un amant, juste une paire de bras réconfortants pour me réconforter. Là, je préfère me concentrer sur mon travail et ne plus me poser de questions. Ca sera plus simple. Je n’attends plus rien, advienne que pourra. En attendant, ses deux années n’ont pas été vaines, je sais maintenant que quand je veux un mec, je peux l’avoir.

En attendant, vu que je n’ai pas de plan M et qu’il n’y a pas de choupinou à l’asso où je bosse, je bénis TF1 de repasser Lost tous les soirs à 17h. Mater Sawyer pendant trois quarts d’heure, ça fait du bien aux yeux.

MSN is not a crime

Comme tous les jeunes de notre âge ou presque, on MSNe beaucoup, voici quelques pépites.

Sexe et religion

Emma : pfff je crois que je vais devenir bonne sœur, plus de problème

Nina : Bah non, quelle horreur! T’as pas le droit aux godes au couvent

Emma : Ah merde, je pourrai pas prendre Jules
Nina : Non, même pas le canard
Emma : Roh, c’est nul

Nina : Bah oui, qu’est-ce que tu crois !

Emma : Pitin, décidemment, la religion, c’est pas mon truc !
Les quiproquos

[On Cherche à savoir à qui appartient le sexe mis en avatar par un des interlocuteurs, Emma suggère que ce soit celle de « Ben »]

Emma : Arrête choupinou, t’embête mon poulet préféré
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : C’est qui choupinou ? C’est qui poulet ?
Emma : Putain suis un peu
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : Et pourquoi Nina elle parle de Ben ?
Emma : Loooooooooool
Gauthier : Je suis perdu aussi
Nina : (je suis en loop)
Emma : vous me faites mourir de rire.
Obsédés !
[Suite de la conversation précédente]
Emma : Et celui-là [parlant de son nouvel avatar]

Nina : Aaaaaaaaaaah !! On dirait le gland du zizi de tout à l’heure !

Emma : Bon, je retire
Emma : Sans mauvais jeu de mot.
——

Gauthier : Plan cul de secours 1 passe ses exams. Plan de sexours 2 est au Pérou. Plan de sexours 3 déprime ce soir.

Nina : Sexours, excellent !
Gauthier : ET MOI JE FAIS QUOI ?
Gauthier : lol pardon
Nina : Tu l’as pas fait exprès ?

Gauthier : Non, pas fait exprès. Je dois vraiment être en manque.

 ——

Nina : Non mais un mec qui m’informe qu’il a une érection, c’est bien pour que j’aille le violer non ?

Gauthier : Ou pour te coller au plafond d’envie avant de te lâcher. On appelle ça une allumeuse.

Nina : Ouais
Gauthier : (je le fais tous les soirs)
Emma : Euh… je vote oui mais les mecs sont tellement obscurs

Nina : C’est dégoûtant, je trouve ça injuste ! J’ai la culotte dévastée, maintenant.

[…]

Gauthier : Regarde l’autre, elle ferait l’amour à une bite de trottoir vu comme l’autre l’a chauffée

Nina : Ouiiiiiiiii
Gauthier : Et moi, j’enculerais un caniche abricot.
——

Nina : Y en a qui aiment se faire insulter

Gauthier : Nina, tout le monde n’est pas comme toi (Dieu merci)

Nina : Mais je parlais pas de moi!
Gauthier : T’es une vicelarde, toi,je le sais
Nina : Nan

Gauthier: Tu mouilles ta culotte quand on t’offre une cravache!!!

Nina : Ahahahahahahahah!!! Mais je mouillais pas ma culotte
Gauthier : Je veux pas savoir!
Nina : Je te le dis quand même
Gauthier : ta gueule!
 —–
[Gauthier nous montre la photo du sexe d’un mec qui le chauffe]
Nina : C’est quoi ce pénis ver de terre?
Gauthier : Il est moche le pénis? Et le mec aussi d’ailleurs

Nina : Oui on dirait un ver de terre sa bite, elle me paraît pas normale

Emma : Je te souhaite de te faire poursuivre par ce mec et par son ver de terre!

Nina : Oui mais tu trouves pas que son ver de terre a l’air malsain? On dirait qu’il est nécrosé

Gauthier : Malsain?

Emma : Ben, c’est bizarre, elle est longue mais elle rebique, comme si c’était 3/4 mou.

 —–

[Emma regarde un film X gay chez Gauthier pour apprendre des trucs sur la fellation]

Gauthier : En même temps, vu le film, si elle suce le prochain comme ça, elle se fera une réputation à dormir dehors. Même mon chien fait mieux

Nina : Oui ben en général, dans les films de cul, je trouve ça mal fait, super brutal, super : « bon tu jouis, oui??? J’ai pas que ça à foutre, moi »

Gauthier : Mais, mais, mais…je te reconnais, c’était donc toi! (je connais la sortie, merci)

Nina : Hein? Qu’est-ce que je foutrais dans un film de cul homo, andouille!!

Gauthier : Mais non! Dans croupe du monde 1998!!
Nina : Ahahahahahah! Mais non, moi, je suis délicate
Gauthier : En fin de compte, je veux pas savoir
Nina : En fin de compte, j’allais pas te raconter.
—–
Nina : Faut qu’on sépare le neurone, c’est plus possible, là
Gauthier : lol

Nina : Sauf quand tu as un orgasme,là, ça me ferait plaisir d’en avoir une miette.

Gauthier : t’es en manque?
Nina : OUI
[…]
Gauthier : Où va la France? DANS TON CUL!
Nina : OH OUI! OH OUI! OH OUI!OH OUI!
Gauthier : Eh bé. En effet, t’es en manque…
Nina : Oui, mes hormones font des bulles.
Les monomaniaques
[Gauthier et Nina parlent des débouchés par diplômes]

Nina : Votre correspondante étant décédée des suites d’une pendaison avec un string, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décedée des suites d’une noyade dans son lavabo, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décédée après avoir ingéré un tube de dentifrice, elle n’est plus en mesure de vous répondre (le fluor, c’est trop fort!)

Gauthier : Au pire, tu va chier du fluor, ça va te nettoyer l’anus.

Nina : Le fluor va me détruire l’estomac et me tuer de l’intérieur, c’est mon suicide à moi

Gauthier : C’est surtout très con. Tu imagines l’épitaphe? « Ci git la couille qui fut dissoute par colgate ». Pas glorieux pour la postérité.

Nina : Aquafresh m’a tuer
[…]

Nina : J’ai menacé de me suicider avec mon dentifrice rien que pour toi

Gauthier : Oui, c’est vrai l’épitaphe!
[…]
Nina : Si ça continue, je vais rappeler Laurent l’obsédé
Gauthier : Suicide-toi, avale le colgate
Nina : Colgate! Hihihihihi
[…]
Gauthier : Je vais me jeter, je reviens

Nina : Avale du colgate, tu mourras dans d’atroces souffrances.

[…]
Nina : Tu crois qu’on peut mourir d’une overdose de fluor?

Gauthier : Tente et on verra.Au moins, tu auras un sourire éclatant et le sphinxter reluisant

Nina : Bah, quand t’es mort, tu souris pas

Gauthier : Oui mais quand t’es morte, on peut te sodomiser. Nécrophilie is not a crime

Nina : Berk, c’est dégueulasse! Ah si, TO-TA-LE-MENT
Gauthier : Ben, t’es morte, tu t’en fous!
Nina : Et mon âme, tu crois qu’elle voit pas ça???
Gauthier : S’il y avait une vie après la mort, ça se saurait
Nina : Ben non, puisqu’on est pas morts!
[…]
Nina : Et comment je reviendrais te hanter après, hein??

Gauthier : Justement, il n’y a rien après la mort, surtout pour Nina Bartoldi.

Nina : Si, si, si, sinon, je pourrais pas t’emmerder.
Gauthier : Mais justement!

Nina : Je viendrai exhaler des vapeurs de fluor la nuit quand tu dormiras

Gauthier : Mais que t’es con
Préparation de l’annif de Gaugau
Nina : Je milite contre Diams

Emma : Du moment qu’il y a de la vodka pour faire passer la pilule, tu peux mettre du Sheila si ça te chante

Nina : Emma, t’arrêtes de lui donner des idées à la con?

Gauthier : Putain, j’y avais pas pensé. Je m’exécute de ce pas dansant. Dalida aussi. Il nous faut du Dalida!!!!!!

Nina : AH MERCI EMMA AH BRAVO!!!
Gauthier : lol

Nina : Il venait d’avoir dis houit ans, il était beau comme unn enfant, comme un homme

Gauthier : le strabisme, moumour, pense au strabisme
Nina : Je m’entraîne

Gauthier : Mets ton doigts sur ton nez (Mister Big est le roi du strabisme, il le simule à merveille)

Emma : Moi, j’exige Priscilla

Nina : Putain mais oh!J’avais lu « mets ton doigt dans ton nez », je voyais pas le rapport

Glamour, toujours…
Gauthier : T’es ignoble! Nina, tu sors…
Nina : Je viens de postilloner sur mon écran en rigolant
Gauthier : Et en plus, t’es conne

Nina : Mais ma production salivaire n’a rien à avoir avec ma connerie!

 —–

Nina : Je me suis tartinée la gueule de Nivéa, déjà, je suis horrible

Gauthier : Ca on savait
Nina : HEHO!!!!!!!!!

Gauthier : mais déjà à la base t’es pas géniale alors si tu en rajoutes en te tartinant le cheu-tron… Comment veux-tu choper?

Mister Big : Mieux vaut ça que du nutella

Nina : Atta, grâce à qui on a eu un verre gratuit, hein, connard???? Moi!

Mister Big : mdr

Gauthier: Non grâce à ton dépubissé!(elle avait un dépoitriné hier…c’était interdit aux mineurs, elle avait le sigle csa – 18 ans sur le front toute la soirée)

Nina : Ahahahahah! Non mais arriver à se faire payer un verre dans une boîte gay quand on est une fille, suis forte!

On parle djeuns !

Nina : « Tu veux un plan cul par SMS? Tape cul au 3636 » (véridique)

Gauthier : On le fait? On le fait? On le fait?

Nina : Non mais tu sens le désespéré? « j’te kiffe, lèch moa les s1 » « mé ta bite dans mon Q »

Gauthier : Kikou, tu suces?
Nina: Ahahahahahah!
Gauthier : je pe foutre ma KE dans ton Q?

Nina : Je suis chode, baiz moa m1tenan, j’ai envi de toa, je suis chode com la brèse

Gauthier : Putain, t’es plus douée que moi, je suis incapable de faire ça lol

Nina : Putain, à parler étranger, je viens de me claquer un neurone. J’ai mis 5 mn à l’écrire!!

Nina : Je te pis à la ré batar de ta rasse

Nina : Oui, j’le kiffe sa rasse mais il é tro relou, c chanmé!

Nina : Oh ziva, té tro chanmé comme keum. Ta reum, elle suss des keu en enfR

Mister Big : Tu connais ma mère???
Nina : J’arrive même pas à comprendre ce que j’écris
Gauthier : Moumour, tu m’affoles, là!

Nina : C un truc de ouf, je parle en SMS, c trop chanmé kool. Dem1, je fé un skyblog ki va Dchirer sa rass à son reup!Suis tro dan le mouv’, moa, je sui 1e gonzess tro d’la balle, tu voa?

Gauthier : Sors de ce corps, je te l’ordonne!!!

Mister Big : « La Nina que vous avez demandé n’est plus tout à fait attribuée »

Mister Big : « Atta, tu koz SMS t’asum ok?

Nina : Il est plus fort que moi Mister Big

Mister Big : On dirait Balladur à sa grande époque qui tentait un coup de jeunisme avant les élections

Nina : Oui, je suis épuisée. J’aurais baisé trois heures, je serais plus en forme. J’ai mal à la tête

Mister Big : T’aurais baisé 3h, t’aurais mal au cul, pas à la tête!

La politique vue par les vingtenaires

Mister Big : D’ici peu, on aura droit à Sarko qui tape ses bulletins en SMS!

Gauthier : Ca m’étonnerait pas en fait

Nina : Si tu veux voter Sarko, tape 1. Si tu veux voter De Villepin, tape le 06471287416

Gauthier : « on devrait faire président academy, on les enferme tous à l’Elysée et toutes les semaines, on en vire un » (c) Anne Roumanoff

Nina : Ou alors, on oublie de voter et on les abandonne là
Mister Big : Pas mal! Pas mal! Je suis tout à fait pour!
Nina : Oui, je suis un génie de l’audiovisuel
Gauthier : La 6e république sera interactive ou ne sera pas

Nina : Ils sont 48, ils sont enfermés dans un Château et tout le mond s’en branle, c’est la politique academy

Mister : Ben ne sera pas, on sera tous morts avant!
2 ans d’âge mental
[à propos de la saison 3 de Nip/Tuck]
Nina : Il est choupinou Quentin quand même
Mister Big : Il a un micro pénis? lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : C’est une femme??? Lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : Il a deux pénis? lol
Gauthier : moi je sais, moi je sais, moi je sais
Nina : Moi je sais
Mister Big : La suite après la pub!!! lol
Nina : MOI AUSSI!!!!!! (les hystéros sont de sortie)
Gauthier : MOI JE SAVAIS AVANT TOI
Mister Big : Moi, je vais savoir!

Mister Big : Ben moi, j’ai écris le scénario (c’est pas vrai mais faut bien jouer à la surenchère avec les autres enfants…)

Nina : OUI MOI J’AI SU APRES TOI MAIS AVANT MISTER BIG!
Du grand n’importe quoi

Gauthier : une bonne mouette est une mouette morte. Vous avez 3h.

Nina : Moumour, je t’ai dit que la drogue, c’était pas bon!
Gauthier : Mais putain si seulement j’en prenais!

Nina : Moi je dirais plutôt ça des pigeons. JE DETESTE LES PIGEONS. Mais la mouette n’est-elle pas un pigeon de la mer?

 —–

Nina : C’est dur de fumer quand on a mis trop de baume à lèvres

Gauthier : C’était la minute blonde de Nina
Gauthier (tu me désespères)
Nina : Oui ben c’est vrai, on sent pas bien le filtre.

Episode 15

Maria entra dans le hangar et enleva son masque qu’elle avait de plus en plus de mal à supporter et vit Oceany en train de se balader tranquillement avec le prisonnier. Alors, il avait finalement
rejoint leur camp, ou, du moins, faisait-il semblant pour pouvoir rentrer chez lui et tout révéler à la police. Elle s’était toujours méfié des élitaires, en particulier d’Oceany. Elle détestait sa
façon de vouloir tout diriger et ses manières de petit chef et elle ne pouvait plus supporter d’être sous ses ordres, d’autant plus qu’elle savait que la jeune femme avait tort. Mais elle se
taisait pour ne pas se fâcher avec Juan, qui semblait vraiment fou d’elle. C’était vraiment le pire qui pouvait arriver : l’amour, ce n’était jamais bon pendant la guerre. De plus, si le nouvel
élitaire était vraiment de leur côté, ça poserait des problèmes : Juan serait certainement jaloux et les deux hommes seraient en permanence en conflit. D’ailleurs, il regardait le prisonnier d’un
mauvais air et ne semblait pas apprécier de le voir traîner avec celle qu’il aimait.
Comme si elle s’était rendue compte qu’ils les observaient, Oceany tourna la tête vers eux et leur fit signe de venir.
« Ethan a enfin changé d’avis, il est avec nous, maintenant.
– Qu’est ce qu’il te prouve que c’est vrai ?
– Enfin, Maria !
– Non, c’est normal qu’elle ne me fasse pas confiance.
– Pourquoi avez-vous changé d’avis ?
– Parce que j’ai parlé avec Kirstie et que j’ai été révolté par ce que j’ai entendu.
– Pourtant elle est noire et vous êtes raciste. Pensez-vous vraiment pouvoir cohabiter avec des gens d’ethnies différentes ?
– L’avenir nous le dira.
– Ca suffit, Maria. Ethan, allez voir Myo, là-bas, il vous ramènera chez vous. »
Elle le suivit du regard pendant un bref instant, puis revint sur les deux latinos. Apparemment, elle semblait furieuse.
« Bon, il faut qu’on discute tous les trois.
– Je ne vois pas de quoi, répliqua Maria.
– Oh si, tu sais très bien de quoi je veux parler. On ne peut pas continuer comme ça, il faut mettre les choses au point ! Vous savez aussi bien que moi que nous sommes inférieur au gouvernement de
cette ville et si nous ne sommes pas absolument soudés les uns aux autres, je ne donne pas cher de nos peaux. Alors, il va falloir se calmer ! Maria, si tu as quelque chose à me reprocher, vas-y,
je t’écoute. »
Elle sentit la colère monter en elle et fut à deux doigts de flanquer une gifle à cette petite prétentieuse, mais elle ne voulait pas avoir cette conduite devant son frère. Elle se contenta donc de
serrer les poings et de parler posément, mais, malgré ses efforts, la rage transparaissait dans sa voix.
« Tu sais très bien où se situe le problème.
– Non, ça, c’est qu’un prétexte. Tu ne m’as jamais tolérée, j’aimerais savoir pourquoi.
– D’accord : pour qui est ce que tu te prends ? Tu prétends vouloir rétablir l’égalité dans cette ville et tu es la première à abuser des pouvoirs que te donne ton rang : à peine arrivée ici, tu
t’es autoproclamée chef de notre groupe, même si nous n’étions pas d’accord, mais ça, tu t’en fiche. De plus, tu ne comprends rien au problème, tu veux tout régler de façon pacifiste, mais tu fais
fausse route, ça ne marchera jamais.
– Juan, t’es d’accord avec elle ?
– Non.
– Mais…
– Je ne suis pas d’accord avec toi, Maria, que ça te plaise ou non. Tu es tout simplement jalouse d’elle, mais tu as du mal à l’admettre.
– Pourquoi je serais jalouse d’elle ?
– Parce que tu es jalouse de toutes les femmes qui m’approchent, c’est tout. Tu as toujours voulu avoir une influence totale sur moi et quand Oceany n’était pas là, tu pouvais contrôler tout le
monde à ta guise, ici, mais ce n’est plus le cas maintenant, et tu ne supportes pas ça.
– Comment peux-tu dire ça ? Juan, enfin…
– N’aggrave pas ton cas, Maria. »
Elle ne put pas se retenir plus longtemps et donna la claque initialement réservée à Oceany à son frère : il l’avait humiliée devant tout le monde et elle refusait de se laisser faire sans rien
dire, ce n’était pas dans son caractère. Juan se passa la main sur sa joue pour calmer un peu la douleur et la regarda avec dédain, ce qui finit de la rendre hors d’elle.
« Vous valez pas mieux l’un que l’autre, j’ai pas besoin de vous, j’me tire d’ici. »
Elle partit en direction de la porte et la calqua violemment après être partie. Tout le monde regardait à présent vers leur direction et Juan se sentit gêné : il n’aimait pas se donner en
spectacle, en particulier devant ses hommes. Il entraîna donc Oceany un peu à l’écart pour lui parler tranquillement.
« Tu penses qu’elle reviendra ? demanda-t-elle, visiblement inquiète.
– Ca m’étonnerait beaucoup : elle a trop de fierté pour ça.
– Et merde !
– Ce n’est pas si grave que ça, enfin, nous sommes assez nombreux pour se défendre correctement.
– Le problème n’est pas là…j’ai peur de ce qu’elle pourrait faire. Je lui ai dit comment détruire la ville et je crois qu’elle ne va pas nous attendre pour le faire.
– Elle n’y arrivera jamais seule.
– Je n’en suis pas si sûre : elle est très douée pour les bombes et il suffit de faire exploser les quatre anges pour se débarrasser de Technopolis. Elle en est parfaitement capable.
– Je crois que tu la surestimes mais je vais essayer de la faire changer d’idées, ne t’en fais pas pour ça. J’arriverai sans doute à la ramener à la raison. Tu sais, elle a toujours été jalouse des
filles qui… hum…m’intéressaient. »
Elle rougit à cette annonce, ne sachant trop que répondre. Juan ne la laissait certes pas indifférentes mais la situation était suffisamment tendue pour ne pas en rajouter. Sortir avec lui, ce
serait mettre le feu aux poudres.
« Ecoute, Juan, je t’apprécie énormément, tu es quelqu’un ce courageux, honnête, gentil…et tu as un tas d’autres qualités, mais…
– Tu ne m’aimes pas.
– Surtout, je crois que ce serait une grave erreur. Regarde les tensions que ça crée alors qu’il n’y a strictement rien entre nous. Si ça allait plus loin, ce serait un véritable drame. En plus,
nous sommes les leaders de ce groupe, si jamais on se disputait, ça foutrait tout en l’air.
– C’est pas grave, je ne peux pas t’en vouloir. Tu préfères Mark, sans doute, ce qui est plutôt normal : il est séduisant et fait plus partie de ton univers.
– Je n’aime pas Mark.
– Tu t’es fiancée avec lui, pourtant.
– Je ne suis pas fiancée avec lui, d’une part et, de toute façon, je n’ai pas eu le choix, tu le sais bien. Et puis, je ne deviendrai jamais sa femme, nous aurons détruit la ville avant. Laisse
tomber, s’il te plaît.
– Je ferai ce que je pourrai. »

Chapitre 10

Oceany s’étira lentement et poussa un long bâillement, avant de s’extirper lentement de ses draps en soie. Elle avait eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, à cause de ce qu’il s’était passé avec
Maria. Et si Juan n’arrivait pas à la calmer, qu’allait-il se passer ? Personne ne le savait, mais on pouvait présager le pire. Elle se leva et enfila sa robe de chambre, pour se rendre dans la
cuisine, où elle trouva sa mère en compagnie d’Ethan, ce qui la gêna terriblement. Elle n’avait pas vraiment la tenue adéquate pour recevoir de la visite.
« Bonjour, Oceany ! s’exclama Alyson d’un ton joyeux. Devine qui vient te rendre visite ?
– Je parie que c’est M. Wadeker.
– En effet.
– Bonjour Oceany, fit-il, visiblement amusé par la tenue de la jeune femme.
– J’étais en train d’expliquer à Ethan à quel point sa mère était inquiète à son sujet.
– Oui, j’ai eu tort, mais je devais faire ce que j’ai fait. Tout est réglé, maintenant, ça va. Mais je ne voudrais pas que ça s’ébruite : Neve serait folle de rage si elle apprenait ça.
– Pauvre Ethan, être obligé de se fiancer avec cette chipie, je n’aurais pas aimé être à votre place.
– Dans une autre société, ça n’aurait pas eu lieu, fit remarquer Oceany d’un ton amer.
– Oh si, ça se faisait avant aussi, ma chérie. Je sais que tu n’aimes pas cette ville et son gouvernement, mais ne l’accuse pas de tous les maux, tu aurais tort. Bon, je vous abandonne, jeunes
gens, je vous laisse discuter en paix. »
Alyson se leva prestement et quitta la pièce d’un pas léger ; par moment, Oceany avait du mal à reconnaître sa mère ; avant, elle était si sérieuse, si haineuse envers Technopolis et elle avait
changé si vite d’avis, ça paraissait surnaturel. Quand elle se fut assez éloignée, Oceany invita Ethan à la suivre dans sa chambre.
« Et bien, vous êtes plutôt rapide, plaisanta-t-il.
– Ne vous faites pas trop d’illusions, Wadeker, répondit-elle du tac au tac en souriant. N’oubliez pas que vous êtes fiancé.
– Ah oui, c’est vrai j’avais oublié. »
Elle sourit et le conduisit jusqu’à sa chambre et remarqua avec un peu de honte que son lit n’était pas fait et que ses sous-vêtements de la veille traînaient sur sa chaise. Elle les dissimula
rapidement et appuya sur un bouton pour ouvrir les stores électriques, tandis qu’Ethan s’installait sur la chaise, face à l’ordinateur qui était éteint. Il jeta un coup d’œil autour de lui,
détaillant la chambre qui sembla lui plaire, puis expliqua l’objet de sa visite :
« Je suis venu vous voir par rapport à notre…heu…association.
– Je suis assez surprise de vous voir ici : je ne vois pas trop ce que vous voulez dire par là.
– Ben…ça va vous paraître idiot, mais je ne sais pas retourner au hangar. Quand vous m’y avez amené, je n’étais pas conscient et hier soir, j’étais…trop nerveux pour repérer le chemin : il conduit
comme un fou, ce Myo.
– Il faut bien : cette moto a été volée, on ne peut pas prendre le risque de traîner avec. Vous n’aurez qu’à me rejoindre à la station 107 du monorail, vers 19 heures. Votre brusque changement de
position m’étonne, Ethan.
– Vous n’êtes pas la seule : c’est comme si j’avais eu une révélation.
– Je pense que c’est surtout parce que, pendant quelques jours, vous n’avez pas été soumis à la propagande d’Oxford.
– La propagande ?
– Il endoctrine les élitaires en les faisant vivre dans un univers luxueux aux multiples fêtes, comme Hitler le faisait en son temps. Pour être un bon dictateur, il faut avoir l’art de la mise en
scène.
– Mais pourquoi ne s’occuper que des élitaires ?
– Parce que nous sommes les plus dangereux : est-ce que vous avez vu un ordinateur, en bas ? Non. Ils n’ont pas les moyens de lutter.
– Alors pourquoi continuent-ils ?
– Parce qu’ils ont deux gros atouts dans leur poche et s’ils savent s’en servir intelligemment, la victoire leur sera assurée.
– Et c’est quoi, ces deux atouts ?
– Nous. Regardez un peu ce que j’ai rapporté de la mairie, l’autre jour. »
Elle s’assit à côté de lui et lui montra tous les fichiers qu’elle avait volés, puis ils essayèrent ensemble de trouver le code pour accéder au dossier confidentiel, mais ils échouèrent, une fois
de plus.
« Pourquoi vous me montrez tout ça ? demanda-t-il. Qu’est ce qu’il vous prouve que je suis vraiment de votre côté ? J’aurais très bien pu venir ici pour vous demander la localisation du hangar et y
envoyer la police.
– Vous êtes beaucoup trop loyal pour ça, Ethan. La fois où je suis venue récupérer les passes dans la salle de réception, vous auriez très bien pu appeler la police, mais vous ne l’avez pas fait.
Vous vouliez lutter d’égal à égal, et puis, vous êtes différent des autres.
– Différent ?
– Oui : la plupart des élitaires auraient la nausée rien qu’à l’idée de descendre dans les bas étages, alors que vous, vous êtes venus plusieurs fois, pour diverses raisons. Tout ça vous révolte,
au plus profond de vous, mais vous étiez tellement distrait par toutes ces fêtes, que vous n’aviez aucune envie de vous battre pour faire tout changer, mais c’est différent maintenant : vous avez
vécu dans des conditions effroyables, vous avez parlé avec des esclaves, vous avez compris ce qu’était la misère et vous trouvez ça injuste. Au fait, que vous a dit Kirstie pour que vous changiez
ainsi d’avis ? »
Il sembla hésiter, cherchant une réponse à lui donner, mais il fut sauvé par Oliver qui entra dans la chambre pour saluer sa sœur, qui l’embrassa affectueusement avant de lui demander de repartir
jouer dans sa chambre.
« Vous l’aimez, ce petit, ça crève les yeux.
– C’est en partie pour lui que je me bats. Je ne veux pas qu’il grandisse dans ce monde et qu’il devienne raciste, comme les autres, je veux qu’il puisse être libre d’aller où il veut, de pouvoir
être en contact avec la nature…vous savez ce qu’il m’a dit, hier ? Il m’a demandé pourquoi on ne voyait pas les étoiles et, quand je le lui expliqué, il s’est indigné et a dit que c’était injuste.
C’est là que j’ai vraiment compris que j’étais sur le droit chemin.
– Parce que vous en doutiez avant ?
– Des fois, oui : je me retrouvais là, dans ma merveilleuse chambre avec tout ce que je désire à portée de main, et je me disais : pourquoi se battre, ce n’est pas mon problème, après tout, et
puis, je n’ai pas à me plaindre, c’est bien ici. Mais quand je retourne en bas, que je voie Mai, Myo et Kirstie qui sont condamnés à rester cachés toute la journée, je comprends que j’ai raison de
lutter.
– C’est pas facile de résister.
– Mmm. Leur propagande est vraiment excellente, même moi, je m’y laisse prendre, par moment…mais je suis plus forte qu’eux, je ne me laisserai pas abattre et vous non plus, promettez-le-moi.
– J’ai quelques comptes à régler avec Oxford et sa famille, pas question de baisser les bras avant que ce soit fait. D’ailleurs, vous devriez vous méfier d’eux, ne vous en approchez pas trop, ils
sont dangereux.
– Ne vous inquiétez pas, Ethan, je sais me défendre. »

Histoire(s) naturelle(s)

Par Gauthier

Je suis indéniablement dans la culture en ce moment, après avoir cité Diam’s, voilà que je cite Nolwenn, achevez-moi… Je n’ai aucune inspiration, je suis sur les rotules, ma vie est monotone à un point tel que j’envie presque les moines, mais je vais quand même vous emmerder avec mes circonvolutions mentales 😉

Alors heureux ?
Ce soir sur Pédé-tv, un documentaire sur le Gauthier rouge à poil ras, une espèce en voie de disparition (ou d’apparition), mal connue du grand public, nous vous livrerons tous ces secrets. Commençons par une image choc.

 


Le Gauthier est dépeint comme un prédateur, dans un sens c’est pas faux ! Le Gauthier, il aime manger du petit jeune attrapé dans les fourrés au petit matin. Mais le Gauthier est un sentimental, et un reproducteur. Il cherche SA moitié, pour assouvir son désir de se reproduire. Bien sûr le Gauthier rouge à poils ras n’est pas aidé par la nature, c’est un mâle et il ne souhaite s’accoupler qu’avec un autre mâle, et Madame Nature a décidé (de façon un peu autocratique je trouve), de ne permettre un accouplement qu’entre un mâle et une femelle.

Alors le Gauthier rouge à poils ras se tourne vers le législateur, et oui dans ce monde moderne, où la science évolue à une vitesse folle, le législateur peut permettre au Gauthier de se reproduire sans qu’il ait besoin d’introduire son pénis dans un vagin ami. Encore faut-il que sarko et le brushing disparaisse. Le Gauthier a confiance, au printemps prochain les élections permettront à un candidat plus favorable à sa cause d’accéder au pouvoir (enfin, il l’espère !).
 
Mais arrêtons là la minute revendications communautaires sur Pédé-tv (minute obligée par le CSA). Et passons aux choses sérieuses. Deux choses pour être précis :
 

1/ Pourquoi le Gauthier rouge à poils ras nous fait chier à vouloir se reproduire alors qu’il pourrait très bien passer sa vie à baiser tout ce qui dépasse des fourrés au petit matin.

2/ Pourquoi le Gauthier rouge à poils ras est-il rouge à poils ras ? (grande question s’il en est…)

Le Gauthier veut une vie simple ? Non loin de là… Il veut se marier certes, mais il ne veut pas laisser de côté tout ce qui fait de lui un animal si fascinant : les sorties, l’alcool, la drogue, les excès, tous les excès… Il n’est pas prêt à y renoncer, même par amour. Non tout ce que souhaite le Gauthier dans l’instant c’est partager son lit avec un seul et même mâle. Toujours le même, en espérant que ça soit le bon, et que si un jour le Gauthier éprouve le besoin (saugrenu) de construire un nid deux places, ben il puisse y mettre son doudou dedans ! Mais à l’image de l’évolution des espèces, une telle révolution dans la vie de Gauthier ne peut se compter en semaines, ni en mois mais bien en centaine de millions d’années…
 

Alors penchons nous sur le deuxième problème du Gauthier. Après une semaine de zombiage à son travail le Gauthier en cet veille de week-end se retrouve avec une éruption pileuse sur sa face (cf photo). Oui figurez-vous que du moment que le Gauthier arrête de jouer avec des objets tranchants sur son visage, celui-ci a la fâcheuse tendance à se couvrir de poils. Curieux n’est-il pas ? Peut-être une forme inversé de la roue du paon ? Le paon fait la roue pour attirer une femelle et l’engrosser, la Gauthier se poilise du visage pour écarter tout prétendant à une profanation annale que le Gauthier juge que trop fatigante en c’est temps de pression patronale exagéré…. Et pourquoi rouge ? Tout simplement parce que la génétique est cruelle. Et oui le Gauthier est issu d’une famille de brun, il est lui-même brun. Mais si l’on remonte à trois générations, que l’on prend une branche cadette et que l’on redescend d’une génération, on trouve dans la famille (éloignée) du Gauthier des roux ! Et voilà que la génétique œuvre et rappelle son machiavélisme certain en introduisant quelques poils roux dans la barbe du menton de Gauthier (re-cf photo, mais si regardez bien sur le menton ya des poils roux!!!! On voit que ça bordel!!!!).

Tare génétique présente chez le père et le frère du Gauthier. Ce qui le pousse à admettre que les premiers poils blancs qui orneront dans quelques millénaires sa belle barbe seront les susdits poils roux qui le rendent tellement ridicule en ces temps de pilosité mentonnière.
Toutes ces circonvolutions pour ne rien dire, et surtout ne rien apporter à la compréhension de cet animal à la fois complexe et simple, sociable et misanthrope, prédateur et végétarien (là j’avoue je ne sais plus quoi dire…). Voilà mesdames z’et mesdames, ce sera tout pour ce soir, merci de regarder Pédé-tv, bon week-end et bonne sodomie !
 
Gauthier mode cerveau éteint.
 

Ps : le vendredi c’est sodomie 😉 Alors allez-y !!!!!!

Brouetter ou faire l’’amour ?

L’autre jour, j’étais dans les bras d’Alex à récupérer de nos ébats et à baver sur son épaule (oui, je suis glamour en toutes circonstances) quand j’ai prononcé le mot « brouette » dans la conversation. « Ah non, n’utilise pas ce mot ! On brouette pas, on fait l’amour ! ». Et, effectivement, c’est pas la même chose.

Tout n’est certes question de mots mais la nuance a son importance. Je « classe » les hommes qui ont traversé ma route selon s’ils sont juste plan cul ou plus. Le plus désignant de l’affection, de la tendresse et/ou de l’amour. Est-ce que ça change quelque chose dans la pratique ? Non. Il est assez courant qu’une sexualité de couple soit assez sage.


Pourquoi ? C’est sans doute à cause de la dualité « mère ou pute ». Faut être honnête : une fille qui couche le premier soir, c’est une fille facile, une garce, une salope (enfin, tu choisis lecteur), pas une nana prête à s’engager et, à la longue, à se reproduire. Ca évolue quand même un peu mais c’est pas ça. Donc une fille qui accepte de se faire attacher au lit, qui adore jouer au plombier et à la cliente nympho ou qui ne rechigne pas à écarter les cuisses ailleurs que dans un lit, ça ne peut pas être la mère des futurs enfants de certains messieurs, nan.

 

Une fois, on en parlait avec Gauthier de la sexualité de couple. En voilà un sujet intéressant, je trouve. Etre en couple, ça veut dire faire l’amour tous les soirs ? Ben moi, je suis contre. Si on en a envie, on le fait, si on n’en a pas envie, on le fait pas. C’est comme le chocolat : si on en mange tous les jours, de façon habituelle et rituelle, on apprécie moins. Je suis vraiment la reine des métaphores pourries… Moi, le chocolat, j’en mange quand j’en ai envie (sauf en période de régime mais c’est pour poursuivre dans la métaphore) pas juste pour
le principe d’en avaler un carré par jour. Ben le sexe en couple, c’est pareil. Je déteste l’expression « devoir conjugal » ! Le sexe, c’est pas un devoir, c’est du plaisir ! Bon, évidemment, si y a pas de sexe pendant trois mois, on peut commencer à s’inquiéter mais sinon…

 

Bon, revenons à nos brouettes. On a souvent l’image d’une sexualité de couple plutôt sage. Genre le missionnaire le jeudi soir à 22h37. Je trouve ça franchement triste et ça me fait frémir. Je n’aime pas les choses ritualisées. Par ailleurs, pourquoi on ne pourrait pas s’autoriser les mêmes délires qu’avec un partenaire de brouette ? Bon, certes, dans le cas d’un couple qui chercherait à assurer une descendante, une pipe jusqu’au boutiste ou une sodomie n’aide pas à atteindre ce but tant recherché mais en dehors de ça… Parce que faut être honnête, le sexe quand y a de l’amour entre les deux partenaires, c’est le nirvana. Après, je ne me prive pas d’une levrette ou encore plus « subversif » avec mon petit ami, sous prétexte qu’il est peut-être-on-ne-sait-jamais le futur père de ma progéniture. Non mais vous croyez que vos parents ne se sont jamais adonnés à une petite levrette transversale ou pire ? Enfin, sauf mes
parents qui sont vierges, comme tout le monde sait.

 

Donc la différence entre brouetter et faire l’amour ne réside pas dans la technique ou des positions moins « classiques », on dira. Non, pour moi, la brouette c’est quand y a pas de sentiments, pas d’implication émotionnelle. « J’y ai mis ma bite mais pas mes sentiments », comme dirait Mister Big. Là, il n’y a un plaisir que physique. Oh, ça n’empêche pas les gestes affectueux. Le câlin post coïtal, j’y tiens, ne serait-ce que pour reprendre mes esprits. Mais là encore, y a câlin post brouette qui est plus « de toute façon, suis pas
capable de faire autre chose pour le moment, détendons-nous » et le câlin post amour qui est plus « Seigneur, que le temps s’arrête, je suis si bien dans tes bras, je pourrais y passer la nuit ».

 

Autre différence, à mon sens : l’abandon. Je ne parle pas tant d’abandon physique. Pendant une brouette, je me « contrôle » pas, je m’abandonne physiquement mais c’est moins un partage. Quand je brouette, je me donne physiquement. Quand je fais l’amour, je me donne corps et âme. Je sais pas si c’est très clair. Déjà, quand je fais l’amour, j’adore regarder mon partenaire dans les yeux, si la position le permet, je trouve ça extrêmement excitant. Alors que quand je brouette, j’avoue que je m’en fous un peu. Parce que la différence majeure ici est que l’on peut brouetter avec n’importe qui (enfin, à partir du moment où il nous plaît, faut pas déconner non plus) alors que ce n’est pas le cas pour l’amour. En plus, ça permet de meilleures conversation post câlin post coïtal (ouais, je sais, ça fait beaucoup de post). Par exemple, avec Alex, on s’était lancés dans une sublime analyse de la femme dans la mythologie. Bon,
certes, ça paraît curieux et je sais plus comment on en est arrivés là mais y avait un lien logique. Avec un plan brouette, c’est con mais sorti d’un « ah, c’était bien », j’ai pas grand-chose à dire. Sans doute parce que ces gens là ne sont pas impliqués dans ma vie, que j’ai pas forcément envie de leur parler de ce que je fais ou pense et qu’il n’y a que le sexe qui nous relie. Sauf rares exceptions, en fait, mes conversation post brouettes étaient soit inexistantes soit totalement vides. Pourtant, je suis une grande bavarde, toujours quelque chose à dire !

 

Bref, entre la brouette et l’amour, la différence n’est pas dans les pratiques (huhuhu, non, j’ai eu des séances de sexe amoureux plus que cochonnes, huhuhuhu) mais bien dans les sentiments qu’on y met. Et faire l’amour, c’est quand même 100 000 fois mieux.

Le physique de l’’emploi

Il y a quelques temps, je lisais le blog de B. qui expliquait que, souvent, les attachées de presse sont des filles super jolies. Dans les faits, je travaille avec deux attachées de presse dans l’asso où je suis, deux brunettes franchement agréables à regarder. En journalisme, selon les rédactions, y a quand même un physique type. Alors, question : est-ce que j’ai le physique de l’emploi.

 physique-emploi

Bon, globalement, quand je me regarde dans la glace, qu’est-ce que je vois ? Une fille de 26 ans qui en fait facilement 3 ou 4 de moins avec de longs cheveux châtains clairs incroyablement soyeux (merci Nutri Gloss, ton shampoing, ton masque capillaire…) et de grands yeux bleus. Une vraie tête de bisounours. Je ne sais pas ce que pensent les gens quand ils me voient mais je crois pas faire peur, bien au contraire. Souvent, j’inspire confiance aux gens, ce qui fait que j’ai rapidement droit à des confidences parfois très intimes. Pour le reste, pas grand-chose à dire. Je suis petite avec des épaules larges, des seins assez volumineux, une silhouette charnue. Des fois, j’ai l’impression d’avoir un corps de femme avec un visage juvénile. Bon, alors, ce physique là, qu’en fais-je ?

Mon physique peut être un inconvénient dans mon boulot, surtout ma tête de jeune fille à peine sortie de l’adolescence. On ne me prend pas toujours au sérieux au premier abord. Quand j’étais journaliste rugby, j’avais couvert une des demi-finales pro D2. A la fin du match, je pars dans les vestiaires pour interviewer les joueurs, mon job, quoi. Arrivée devant la porte, le vigile me bloque en me regardant genre : « et tu crois aller où minette ? ». Je sors donc mon papier prouvant que je suis journaliste : « Heu… je voudrais aller interviewer les joueurs, je suis journaliste… ». Souvent, quand les gens me voient arriver, ils sourient, genre : « oh, qu’elle est jolie la petite fille, qu’est-ce qu’elle veut ? ». Heureusement, cet a priori sur ma trombine passe assez vite quand je commence mon métier parce que je suis une pro.

Mais mon physique devient rapidement un avantage. Mon côté « on dirait presque une ado » m’attire la sympathie des gens qui me prennent rapidement sous leurs ailes. Déjà, quand j’interviewe les gens, j’ai le sourire donc ça les met pas mal en confiance. Je me souviens, quand j’ai couvert le match de barrage l’an dernier, je vais voir un joueur d’Aurillac. Pour ceux qui ne suivent pas, Aurillac a fait une très bonne première mi-temps mais suite à une erreur de ce joueur en deuxième mi-temps, ils se sont pris un essai et, à partir de là, ça a été la bérézina, Pau marquant essais sur essais. J’arrive donc à approcher le joueur qui me pleure limite dans les bras. A la fin de l’interview, je lui adresse un ultime sourire et lui fait comprendre que des erreurs, on en fait tous et que leur fin de saison a été impeccable, pas de regrets à avoir.

Les gens me prennent donc sous leur aile. Quand je bossais pour le canard de ma ville natale, j’ai fait un reportage sur un spectacle monté par une troupe de théâtre locale très active. Du coup, la chef de la troupe m’a pris en affection et m’appelait dès qu’il y avait un truc à faire, allant jusqu’à organiser la conférence de presse de la rentrée juste pour moi. Mine de rien, grâce à cette femme, j’ai fait un nombre assez impressionnant de papiers qui m’a valu les éloges du rédac’ chef par intérim (celui qui a pris les rênes du journal pendant les vacances). Lui, il m’adorait. Il a croisé ma mère lors d’un dîner, récemment, il lui a parlé de moi pendant tout le repas. Ca fait plaisir de voir qu’on marque les gens, comme ça. Pareil quand je faisais mon stage rugby, l’entraîneur d’Aurillac m’avait pris sous son aile. Après la finale, j’attendais dans le couloir et il me dit : « Bon, tu veux interviewer qui ? Je te l’envoie ! ». Qu’il est bon de travailler dans ses conditions.

C’est triste à dire mais le physique est un atout dans ce métier quand on est amené à rencontrer des gens. Un journaliste qui fait la gueule et qui balance ses questions sans faire attention au mec qui répond en face, ça va pas passer. Pour moi, une bonne interview, c’est celle où le mec en face de moi finit par oublier le cadre strict de l’interview et se lâche un peu. Le problème, c’est que le journalisme passe de plus en plus par téléphone aujourd’hui (ou pire, par Internet) et que, mine de rien, ces médias cassent un peu la sympathie qui peut se créer entre l’interviewé et le journaliste. Dans ma vie, j’ai croisé pas mal de journalistes, par la force des choses et, souvent, ce qu’il en ressort, c’est que le journaliste est quelqu’un d’aspect peu soigné. Vous auriez vu la touche de mon prof de journalisme à l’IEP, une pure catastrophe. Il était très sympa mais la première fois qu’il nous a fait cours, j’ai cru qu’il était venu en pyjama… Personnellement, je suis toujours soignée, question d’habitude, je trouve que c’est une question de politesse. Je me vois mal rencontrer quelqu’un avec le cheveu sale et habillée comme pour aller au supermarché. De toute façon, j’ai jamais les cheveux sales, c’est un truc que je ne supporte pas (tout comme le reste de ma personne, d’ailleurs). C’est con mais il est plus facile de se confier à une personne avenante. Et pas la peine de dire : « han, mais non, le physique ne compte pas ! ». Quand vous rencontrez quelqu’un, c’est la première chose que l’on voit et quelqu’un qui se néglige, ça fait de suite mauvais effet.

Encore, moi, j’ai de la « chance », je veux pas faire de télé donc j’ai pas d’impératif physique. Il y a quelques années, j’avais maté avec Anne un « Ca se discute » spécial « les femmes journalistes ». Invitée (entre autres) : Elisabeth Quin, la madame cinéma de Paris Première. Je suis pas super fan de la demoiselle, ça me fait un peu rire de casser l’intellectualisme d’un film dans un verbiage pompeux qui ne veut pas dire grand-chose, une fois analysé. Mais peu importe. La demoiselle explique qu’elle sort toute pimpante de son école de journalisme et explique qu’elle veut faire de la télé et là, on lui répond qu’elle n’a pas trop la tête pour. Bon, je ne suis pas une experte de la beauté féminine mais Elisabeth Quin me paraît pas repoussante. Alors, c’est sûr, elle n’a pas le glamour d’une présentatrice de LCI mais c’est super révélateur. Pour être journaliste à la télé, faut d’abord être canon. Tous les soirs, je regarde le 20 heures sur Direct 8 : y a que de nanas plutôt jolies mais pas forcément très douées. Entre les cafouillages et les phrases tellement longues qu’on ne sait plus où elles commencent et où elles finissent et surtout qui ne veulent rien dire… Mais je note. Plutôt que d’investir dans des cours de diction et de français, je vais investir chez L’Oréal, ses shampoings et ses soins pour le visage me rendront esthétiquement capable de présenter un JT. J’exagère ? Vous avez déjà vu une présentatrice de JT moche, vous ? Oui, bon, ok, y en a mais de moins en moins, la nouvelle génération se doit d’être glamour et topless dans Voici.

Le journalisme, c’est un travail qui intègre pas mal de relations avec l’autre (le public, l’interviewé, la personne qu’on va micro-trotter…J’adore les néologismes). C’est sûr que quand on travaille à Elle qui est l’image même du Glamour quadra, on peut décemment pas bosser avec le cheveux sale et le jean sans marque informe. Mais quand même, la première qualité du journalisme n’est-elle pas d’informer ? Perso, j’ai pas suivi de cours de stylisme durant ma formation et pourtant, je sais que mon physique doit véhiculer l’image du journal ou de l’entreprise pour laquelle je bosse. Quelque part, le journaliste est le VRP de son titre.
Sur ce, je vais ramer un peu, suis pas sûre que des bras flasques soient bons pour la marque du futur journal qui m’embauchera.

Pas plus pute que soumise

Je ne me considère pas comme une féministe forcenée, les chiennes de garde me font plus grincer les dents qu’autre chose. Certes, en son temps, le MLF a tapé fort et n’a pas toujours fait dans la finesse mais si le combat des femmes doit désormais passer par le plateau de Laurent Ruquier, ça me fait peur.

Pour moi, le combat féministe du XXIe est clair : pouvoir vivre comme les hommes, exactement comme eux, sans être victime de leur comportement machiste et totalement banalisé. Oui, je revendique le
droit de marcher dans la rue sans me faire draguer tous les deux pas, oui, je revendique le droit d’aller en boîte sans me faire emmerder par le relou du coin. Mais surtout, je revendique le droit de m’habiller comme je veux sans que l’on ne me classe dans aucune catégorie. Evidemment, si je pouvais avoir le même salaire que mes compagnons masculins et pouvoir récupérer un poste de dirigeante plus tard, ce serait bien aussi mais chaque chose en son temps. Ou plutôt essayons de militer à notre niveau.

Régulièrement, sur ce blog, des commentaires me font comprendre que tout ce que je rabâche depuis presque un an n’est absolument pas écouté par la gent masculine. Il y a ceux qui nous considèrent comme des filles faciles, des filles qui sont bien dans le baskets et qui assument leur sexualité qui, au passage, n ‘a vraiment rien de scandaleux. Mais le pire, ce sont les analyses comportementales que les hommes nous assènent, pensant nous comprendre mieux que nous nous comprenons nous-mêmes. Oui, nous sommes des femmes, nous sommes un peu connes… En substance : si les filles se mettent en mini-jupes, c’est qu’elles sont célibataires et veulent donc se faire remarquer. Si on va par là : une fille qui fait des efforts pour s’habiller est FORCEMENT célibataire. Et
forcément, moi, je sors de mes gonds : qu’est-ce que c’est que ces théories machistes à deux balles ? Ayant été célibataire et en couple, je peux vous garantir que ma façon de m’habiller n’a jamais
varié d’un iota… Enfin, si, en suivant plus ou moins les modes si elles me plaisent et mes envies mais je me suis pas habillée différemment selon mon statut « privé ».

Mise en situation. Je me lève et c’est déjà l’heure de s’habiller, mon armoire regorge de fringues jolies (à mon goût), c’est justement pour ça que je les ai achetées. Donc forcément, je vais bien m’habiller, pas parce que j’ai envie de pécho le premier blaireau croisé dans la rue mais parce que quitte à acheter de belles fringues, autant les mettre. Par ailleurs, j’ai tout à fait le droit
de me faire belle pour une seule personne : moi. Ben oui, que voulez-vous, je me trouve beaucoup plus jolie avec un beau top et un pantalon-tailleur, le tout rehaussé par un maquillage discret
qu’en jogging, Tshirt XL et le teint vert. Oui, c’est mon droit de me faire belle juste pour moi ou à la limite pour mon chéri mais ce n’est pas pour les autres. Dois-je me déguiser en pouilleuse à
partir du moment où je suis en couple car je n’ai plus le droit de plaire, y compris à moi ? Si un mec m’impose ça, autant que j’aille direct au couvent : là-bas, au moins, on le sait dès le départ
qu’on portera la robe de bure.

Le problème, et c’est ce qui m’énerve profondément, c’est que ce genre de discours peut aller très loin. Si je me fais belle, c’est donc que je suis célibataire, disponible et en chasse qui plus est. Imaginons un gars que nous appellerons l’Affreux. L’Affreux me voit ainsi parée et me fonce dessus, comme une charogne sur sa proie. Moi, il ne m’intéresse pas, je m’en fous de lui. Sauf qu’avec son système de pensée, me voici une allumeuse : je provoque mais j’assume pas. Donc là, soit l’Affreux n’est pas si Affreux que ça et il lâche l’affaire mais souvent, on se prend un « pute », « salope » ou « allumeuse » dans la tronche. Et pour peu que l’Affreux soit agressif (genre en boîte avec quelques verres dans le nez), ça peut mal, très mal se finir.

A partir de là, on excuse souvent les comportements masculins, genre : « oui, il t’a mis la main au cul mais t’as vu comment t’es habillée, aussi ? ». Le problème c’est que nous, les femmes, on subit régulièrement ce genre de comportement. Je sais pas combien de mains se sont baladées sur mes fesses sans autorisation, combien de mecs se sont frottés à moi dans les transports en commun de façon plus que suspecte. Oh, évidemment, je me suis pas faite violée, de quoi je me plains ? Mais voilà, là est tout le problème : ces comportements ne sont absolument pas considérés comme délictueux. Si je vais porter plainte à la police parce qu’un mec m’a touché les fesses dans le métro, on me rira au nez. Mais comment une société qui se dit avancée peut accepter ça ? Le corps de
la femme n’est pas un objet livré à la concupiscence des hommes absolument pas ! Et je ne supporte plus ce genre de discours.

J’avais dit il y a quelques temps que je ne voudrais pas que ma fille se promène string apparent avant un certain âge (j’ai pas de filles, je raisonne dans l’absolu). Le problème n’est pas tant ma fille. Je pense que je ferai suffisamment confiance à la chair de ma chair pour la laisser se balader avec un bout de tissu qui dépasse de son string sans que ça veuille dire qu’elle se tape tout le lycée. Là où j’ai peur, c’est de tous ces mâles irrespectueux qu’elle risquerait de trouver face à elle. Imaginons que si dans le fameux taxi de Gauthier, il y avait eu non pas notre Gaugau
préféré mais une gamine de 15 ans en jupe, mettons. Si le taximan s’était livré aux mêmes attouchements, probable que la fille n’aurait pas réagi de la même façon. Sans aller jusqu’à dire qu’elle se serait laissée violer, ce simple attouchement l’aurait traumatisée longtemps, elle se serait crue fautive, à cause de sa tenue trop provocante. Le problème c’est que parfois, à cet âge-là, on ne parle pas de ce genre de traumatisme, elle aurait dû porter ça toute seule. Tout ça parce que si elle s’est mise en jupe, c’est qu’elle voulait plaire et que monsieur s’est autorisé à la
toucher.

Il y a quelques années, une amie de Gaugau a manqué de se faire violer dans le métro toulousain, elle a réussi à s’échapper et quand elle est arrivé à la police, elle s’est pris un : « et alors qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ? Vous avez vu comme vous êtes fringuée, aussi », un truc du genre. Donc, voilà, la France du XXIe siècle est un pays où on ne peut s’en vouloir qu’à soi-même si on a été violée ? Si une fille veut se promener en cuissardes et jupe de cuir, pourquoi n’aurait-elle pas le droit, si ça lui plaît ? Pourquoi on doit toujours subir la concupiscence mal placée des hommes qui n’ont toujours pas compris que nous ne sommes pas des objets, qu’on nous doit le respect. Ça me dépasse de devoir encore le dire mais visiblement, je me bats contre des moulins à vent.

A une époque, les gamines de banlieue se mettaient toutes à porter le voile pour ne pas être embêtées par les garçons, j’avoue que je ne sais pas si ça existe toujours ou pas. Comme ceci est symptomatique ! Comme ceci montre que les hommes n’ont toujours pas compris que l’on n’aime pas se faire traiter de pute ou être considérée comme telle. Qu’une fille, sous prétexte qu’elle est seule, n’aime pas qu’un mec vienne taper la conversation dans le seul but de se la faire. Qu’une fille en a ras la casquette de pas pouvoir mettre les jupes qu’elle a achetées car avec, elle va se faire allumer par tout ce qui porte un boxer. Qu’une fille ne peut pas se faire jolie juste pour elle sans qu’on croit qu’elle se cherche une moitié. D’abord, si je cherche une moitié, je ne la chercherai certainement pas dans la rue donc foutez-moi la paix.

Un jour, nous, les femmes, auront le droit de nous habiller comme nous voulons sans être victime du moindre jugement. Car se faire belle n’est pas un indicateur de notre célibat ou pas, juste de notre envie de nous plaire et d’être bien dans les baskets. Mais apparemment, la testostérone rend cette information totalement incompréhensible.