De l’’art de l’’entretien

La semaine dernière, je suis allée passer un entretien d’embauche à trou du cul du monde land. Selon ratp.fr, je mettais une heure à y aller. Ok, ils me disent de prendre le train de 14h33 donc je m’exécute sagement. Cette fois-ci, je n’oublie pas mon press book (on ne commet pas deux fois la même erreur), je ne rate pas mon train (on ne commet pas deux fois la même erreur). Après, j’enchaîne les transports : RER puis bus dans la campagne yvelinoises. Le dépaysement à une heure de chez vous, yeah !


Mais c’était quoi cet entretien ? Non parce que je commence même pas par le début, je suis trop une rebelle, moi. La semaine dernière, en plein trip « cherchons du boulot », je tombe sur un site qui cherche des lecteurs. C’est-à-dire qu’en gros, je suis payée pour faire des revues de presse. Quelques postes sont dispo : deux de 15h30 à minuit et deux de nuit. Bon alors, comme je ne peux pas faire la fine bouche sur les horaires, j’envoie CV et lettre de motivation. Deux jours plus tard, coup de fil : « Bonjour, je vous appelle de la part de la société Pouet Pouet, vous nous avez envoyé un CV et nous souhaiterions vous voir en entretien, vous êtes disponibles quand ? » « Quand vous voulez ! » « Bon, demain, 16h, vous devez vous rendre au siège social mais le Poste est à tel endroit, juste à côté de chez vous ». Bon, nickel chrome !

Me revoici dans mon bus. Le trajet en RER était facile, je posais mon cul et j’attendais le terminus. Mais dans le bus, c’est pas si simple : il n’y a pas de plan de ligne et je ne sais pas du tout où je vais, je connais juste l’arrêt où je dois descendre. Je me lance donc dans une surveillance attentive du petit texte défilant annonçant l’arrêt suivant. Sauf que, des fois, ça bugge. Non mais on vient de le passer l’arrêt Bidule, annonce le suivant ! Zut, on s’arrête à nouveau et il donne pas le nom de l’arrêt ! Ah, il se remet à jour… Bon, finalement, après 30 mn d’angoisse, je descends au bon arrêt, je regarde ma montre : 15h35. Le rendez-vous est donc à 16h. Et quand je dis que je suis à trou du cul land, j’exagère pas : l’entreprise est en pleine zone résidentielle (mais je crois que toute la ville est une zone résidentielle), pas un café où poser mon fessier, un marchand de journaux pour feuilleter les magazines en attendant, rien de rien ! Enfin, si, y a un bureau de poste… Donc, du coup, j’appelle Gauthier, je lui explique qu’il y a une maison avec un chat en plâtre incrusté dans le mur. Je vous jure, c’est vrai ! Bon, finalement, je me pointe à moins 10, en espérant que la dame avec qui j’ai rendez-vous soit en avance. Bon, j’arrive à l’accueil, je tombe sur deux bonnes femmes, la quarantaine bien tassée, elles m’indiquent un siège pour attendre. Il y a une revue de presse faite par la société sur la table, parfait, je vais lire ça. Quelques temps plus tard, une jeune fille, certainement plus jeune que moi, me reçoit pour l’entretien.

Bon elle attaque direct par un « bon, parlez moi de vous ! ». Je lui demande avant pour quel poste ils m’ont appelée, vu que j’ai postulé à plusieurs, histoire de cibler mon entretien, elle me répond lectrice dans elle ne sait quel domaine, le boulot étant le matin… de 5h30 à 13h. « Ouais, super ! Moi, je préfère comme ça, ça me laisse tout le reste de la journée pour faire des choses, c’est parfait ! ». Bon, je raconte ma vie : mes études, mes expériences pro, le pourquoi je vis à Paris et comment je les ai trouvés. Après, elle me demande qu’elles sont les qualités essentielles à avoir pour le boulot. « Ah ben la curiosité, déjà, faut tout lire… Ca tombe bien, moi, si j’ai voulu faire journaliste, c’est justement car je suis curieuse et ça me permet de toujours apprendre de nouvelles choses. Ensuite, faut être réactive, faut donner les infos de suite. Non parce que les entreprises qui vous commandent une revue de presse, elles veulent l’info immédiatement et pas trois semaines après. Et il faut être concentrée, aussi, car si on loupe une info, ça le fait pas ». Bon, je n’ai pas dit ça comme ça mais vous saisissez l’idée. La nana a l’air ravie par mes réponses, c’est limite si elle applaudit pas. Je glisse au passage que j’ai lu la revue de presse en bas, histoire de dire que je sais de quoi je parle. « Mais vous n’avez pas peur d’être frustrée de ne pas écrire ? » « Mais non puisque j’écris dans des webzines à côté ! » « Vous avez une voiture ? Parce qu’à 5h30… » « Non mais j’habite juste à côté ! Je crois qu’il y a des trains à cette heure là mais sinon, je me trouverai un vélo ». Elle me demande de commenter un fait d’actu, aussi, je lui parle de Ségo, expliquant que j’étais allée la voir en meeting « bien que je ne sois pas militante ».

Bref, je suis tout sourire quand le couperet fatidique tombe. « Vous avez du temps là ? » « Mais bien sûr ! » « Parfait, on va vous faire passer un test culture G ». Panique à bord ! Je ne savais pas qu’il y en avait un, je suis pas préparée ! Je sais, ça peut paraître stupide mais ce genre de surprise, j’aime pas du tout, un peu comme les interros surprise au lycée. C’est psychologique, je suis pas prête, je vais me planter. « C’est un QCM ou des questions ouvertes ? ». « Non, non, des questions ouvertes ». Elle me laisse seule dans une salle avec ordre de « rendre mon questionnaire à l’accueil en partant ». Bon, 44 questions. Je sais pas répondre à la moitié, mais vraiment pas. Pourtant, y a des trucs que je sais mais ça revient pas. Et d’autre que je sais pas. Y a beaucoup de questions de santé, un domaine où je ne connais rien. « Quel laboratoire a sorti le viagra ? » « Quels sont les concurrents du viagra ? » (c’est une boîte d’impuissants ou quoi ?) « Citez 5 laboratoires pharmaceutiques », « citez des maladies oncologiques » « que signifient les initiales j’ai même pas retenu », « que veulent dire les initiales de l’entreprise » (ça, c’est la lose de pas savoir). Bref, une hécatombe totale. Je repars toute penaude : si le questionnaire compte, je suis morte. Heureusement, au retour, j’ai été draguée par un jeune homme charmant mais en parlant, j’ai eu un doute : il doit avoir 20 ans à tout casser ! Bon, j’ai pris son numéro, on verra si je le rappelle ou pas.

Et depuis ? Rien. La nana m’a expliqué qu’elle transmettait les dossiers lundi au chef de service et que je serais contactée dans la semaine. Vendredi, toujours pas de news, je pense que c’est mort, je devrais recevoir une lettre pour m’avertir de mon échec (youpi !). En plus, mercredi, j’ai pas arrêté de recevoir des coups de fil : le proprio, l’entreprise qui gère ma chaudière, le scénariste de Modo (bon, c’était pour parler taff mais ça l’a aussi amusé de faire sonner mon tel, le méchant !). Donc un échec. Bon, je relativise : c’était pas le boulot de ma vie et de la veille média, je peux en faire ailleurs avec des horaires plus humaines. Enfin, avec tout ce que je balance comme CV en ce moment, je vais bien finir par trouver un boulot, un vrai, avec un salaire (qu’on me verse pour de vrai) et un bureau. Et, soyons folles, un ou deux collègues choupinous !

Misanthropie

Par Lucas

« Parfait Monsieur Lucas, merci de votre appel, à mon tour laissez moi me présenter je suis Marie Belanger et je vais traiter votre demande ».

A peu de chose près, voila la phrase stéréotypée à laquelle j’ai droit à chaque fois que j’appelle ma hotline chez SFR. Lu comme ça, vite fait, cela peut paraître courtois et cordial, simple et efficace. Mais dans la vraie vie c’est aussi gerbant que deux doigts au fond de la gorge. La raison ? Oh, c’est très simple. Même à la première écoute, cette phrase pue la récitation. : un discours appris par cœur ou lu sur une fiche. Franchement, si on ne fait pas attention, ça passe comme une grève à la Poste. On nous recrache un texte préparé, formaté, étudié pour être sobre et bien élevé. Tout est policé, il n’y a pas un mot plus haut que l’autre, rien ne vient agresser l’oreille du client. Tout concourt au final à lui faire reconnaître qu’il a été bien servi « J’ai bien répondu à vos attentes Monsieur Lucas ? »

Je trouve ça insupportable.

Attention, je ne vous parle pas de la recherche de l’efficacité commerciale… Je vous parle du mode de communication pure. Il n’y a plus aucune humanité ! A vouloir donner une image proprette de l’entreprise, à vouloir régenter la relation client, le service communication d’SFR se fait le complice d’une soviétisation des esprits ! A croire qu’après avoir pratiqué des tarifs indécents, SFR continue à nous prendre pour des cons, cette fois-ci avec les employés de sa hotline ! D’abord en donnant à ces salariés marocains, localisés à Casablanca, des noms français « bien de chez nous ». Marie, Julien, etc (histoire de ne pas choquer les racistes bon teint). Et ensuite avec ce carcan sucré qui encadre le discours. Comme si personne ne se doutait que cette façon de parler est totalement artificielle ! Je crois que cela m’énerve autant que ma propre passivité. En restant nous même silencieux face à cette cosmetisation des discours, nous nous rendons nous aussi complice d’un maquillage des relations sociales !! Comme si le monde n’était pas déjà suffisamment hypocrite !

 

Je trouve cette réalité symptomatique de notre époque et j’en viens à me poser à des questions sur moi. Petite pause égocentrique, certes, mais vraiment je reste perplexe… Suis-je un Bisounours égaré chez les Monstroplantes ? J’ai l’impression de m’insurger contre des trucs que tout le monde trouve normal ! D’ailleurs le monde ne se gêne pas pour se foutre allègrement de ma gueule ! (Mais je vous aime quand même les gens !)

J’ai le sentiment qu’aujourd’hui, dire les choses telles qu’elles sont relève de l’acte terroriste. Comme si la société acceptait encore moins qu’auparavant de voir les choses qui fâchent. Franchement, n’y a-t-il pas une lâcheté écœurante dans la promotion implicite de cet état d’esprit, dans notre active inertie ? 

Un autre exemple.

Certains lecteurs n’ont peut-être pas encore eu la malchance de prendre un jour le metro parisien et d’entendre la phrase suivante :

‘En raison d’un incident grave de voyageur, aucun train ne circule entre Dupleix et Passy.

Pour ceux qui ne le savent pas, cette phrase anodine, presque banale, est une périphrase qui déguise tout simplement… un suicide. Un homme, une femme, quelques stations en amont, qui a décidé de se jeter sous une rame et mettre un terme à son existence. Toute la détresse humaine en un seul geste. Une détresse que la RATP réduit à un incident. De voyageur. Attention, ce n’est pas la faute de la RATP c’est un incident de voyageur. Oh bah ça alors c’est vraiment pas sympa d’être venu entraver le bon fonctionnement de la RATP. Zut alors, c’est pas civique pour deux sous, ça alors. Méchant voyageur. On a pas idée de faire un incident comme ça.. Surtout sur une ligne aussi bourgeoise, non mais vraiment quoi, certaines personnes n »ont aucun sens des realités.

Observons la réaction des personnes dans le wagon.

Une fois, l’annonce faite, la plupart des voyageurs vont râler, sans avoir une seconde de commisération, une seconde de réflexion sur les raisons qui peuvent pousser un homme à mettre fin à ses jours de manière aussi tragique. Quand j’observe ça, je me dis que le maquillage des discours est le meilleur allié de l’égoïsme. (oui j’adore les poncifs pompeux)

Aujourd’hui en France un suicide est un incident.c’est à dire « un événement qui entraîne ou peut entraîner un accident ». Entre notre suicidé et une machine défectueuse, il n’y a aucune différence. Merci la Rateupeu.

Alors bien sûr on va me dire… Il ne faut pas émouvoir, il ne faut pas en parler. Pourquoi ? Parce que des gens pourraient être choqués et ne plus prendre le metro ? Parce que des gamins pourraient être traumatisés ? Parce que cela pourrait donner des envies à d’autres personnes ? Dans ce cas là, autant interdire la diffusion quotidienne du JT de TF1 !!! Faut-il donc, sous couvert de sécurité publique, se laisser aller à une stérilité des propos ? Faut-il donc laisser certains mots déchirer leur sens, les laisser creuser leur tombe ? Merde quoi, on est pas encore dans le Meilleur des Mondes, bordel !!!

Bon…

 J’arrête de vous saouler avec ça et je m’en vais cuisiner pour mes colocs. Non vraiment, promis, j’arrete de faire mon ronchon. Mais je pose tout de même une dernière question : jusqu’où va-t-on pousser le stade du cosmétique et du blisss ?

Politique fiction

J’ai trouvé récemment dans une librairie un livre fort sympathique qui suscite forcément un article. Non parce que je fais pas que regarder la télé, je lis beaucoup mais j’en parle
pas forcément. Mais là, ce livre très drôle m’a donné envie de saisir mon clavier et de vous en parler. Toi aussi, cultive-toi, lecteur !
Tsunami-Sur-L-elysee

Bon, de quel livre je parle ? De « Tsunami sur l’Elysée », de Dominique Ambiel et Antoine Rault. L’histoire est simple : c’est celle des élections de 2007, les présidentielles (pour les trois du fond qui seraient pas au courant, des fois qu’ils sortent du coma). Le scénario est simple : les candidatures se multiplient, tant à gauche qu’à droite. En vrac : Chirac, Sarko, Hollande (secondé par Ségolène, le livre est sorti en juin), Fabius, Kouchner, Tapie, Bayrou, Arlette, Besancenot, Marine Le Pen (papa ayant fait un malaise cardiaque en direct à la télé et ne pouvant plus dès lors se présenter)… Bref, à l’arrivée, ils sont 27. Puis 26 puisque Chevènement jette l’éponge. Donc, dans la première partie, le livre nous présente les principaux candidats et ce qui leur passe par la tête. Chirac veut emmerder Sarko, Fabius et Kouchner veulent jouer leur carte, Hollande est poussé par le parti après une attaque cérébrale de Jospin, devenu bégayant, Marine remplace papa, Arlette et Besancenot défendent leur cause… Bien sûr, tout ceci n’est qu’une fiction mais c’est tellement bien fait que, parfois, on a limite l’impression que les deux auteurs ont repris des confidences de ces candidats.

 

La campagne se déroule bon an mal an jusqu’au drame : à quelques jours des élections, de nouvelles émeutes de banlieue. Besancenot appelle les jeunes à manifester mais ils
sont durement réprimés par la police. Le premier tour se passe et l’impossible se produit : au deuxième tour, on retrouve Marine face…à Besancenot ! Bon, je ne dirai pas qui gagne (parce que le livre le dit), histoire de ne pas déflorer votre plaisir. Ceci étant, les stratégies de ralliement sont extrêmement drôles. La crise de panique chez certains politiciens, aussi. Le passage de pouvoir entre Chirac et celui ou celle qui remporte les élections, à ne pas rater !

 

Bref, ce livre n’est qu’une fiction, bien menée et hilarante. Mais on rit jaune quand même : et si ça arrivait ? Nous sommes encore loin des 27 candidats, on peut déjà rayer de la liste Fabius et Kouchner (dont le regard est désormais tourné vers l’OMS), Tapie et les PRG se sont ralliés au PS pour récupérer des ministères. Par contre, il me semble peu probable que Chevènement n’en soit pas. Et je ne suis pas sûre qu’on ait pas droit à un candidat dissident du PS, genre Mélenchon. Ceci étant, si un mec du PS se présente en sus de Ségolène, perso, je le virerais du parti : s’il est pas foutu de respecter le vote des militants, c’est qu’il y a un sacré problème ! Quant à Chirac… Lui et sa dame nous refont le coup de la troisième candidature ! Si, si, si ! Ca fait frémir tout de même. Parce que, des fois, quand je suis les infos, je me dis : « merde, le bouquin n’a pas tapé si loin que ça ! ». Bon, pour l’heure, Le Pen est bon pied bon œil mais il est plus tout jeune, pépé…

 

Bref, ce livre est parfait pour rigoler un bon coup, c’est plus drôle que les Guignols. Il y a des scènes excellentes mais comme les plus drôles sont vers la fin, je peux pas vous
les raconter, sinon, je vous dévoilerai le nom du nouveau ou de la nouvelle Président(e). Mais quand même, ça fait un peu réfléchir. Pourrait-on se retrouver avec un 21 avril bis mais dans une configuration encore pire ? Parce que le livre explique comment on en arrive là, c’est pas juste une facétie d’écrivains. Outre l’émeute susmentionnée, il y a également un abstentionnisme massif des 30-45, les jeunes ayant tendance à voter plus facilement pour les extrêmes, tout comme les personnes âgées (mais ce ne sont, à priori, pas les mêmes extrêmes). Or en 2007, il y a une pluie de ponts ! Je n’oserai pas dire que les vacances passent avant des élections pour une majorité de gens mais je me dis que 4 scrutins en même pas deux mois, beaucoup vont sécher (et ça me navre, sachez-le). Et encore, Dieu merci, ils ont décalé les municipales à 2008 parce que là, ça aurait été l’hécatombe ! Bon, je vais pas m’emporter sur le sujet « putain mais
quelle idée de merde de foutre législatives et présidentielles à un mois d’intervalle », ce n’est point le sujet. Or quitte à faire impasse sur un scrutin, vous sécheriez le premier tour ou le second, le décisif ? Ben, le premier, évidemment ! Si vous saviez tous les gens impliqués dans le tissu syndical et associatif que je connaissais et qui n’ont pas voté le 21 avril 2002 (mais qui sont quand même allés manifester, on rêve…), ça montre que la mobilisation est nulle.

 

Un nouveau 21 avril est-il possible ? Techniquement oui, tout est toujours possible. Seulement, j’espère que le « Tsunami sur l’Elysée » restera une fable…

Discothèque hétéro

Samedi, j’ai fait un truc que j’avais pas fait depuis… Pfiou au moins ! Je suis allée en boîte hétéro avec des hétéros. Je précise pour les personnes qui tomberaient pour la première fois sur ce blog que je ne suis pas du tout une lesbienne anti hétéro, j’aime les hommes. Mais d’ordinaire, je sors avec Gauthier et on va plus souvent dans les clubs gays (quoi que ça fait longtemps que j’y suis pas allée non plus).

silhouettes-de-danse-adolescents-dans-une-discotheque

Nous étions quatre, trois filles, Caroline, Annika et moi-même, et un garçon, Stéphane. Le mot d’ordre de la soirée, c’était : « on chope », sauf pour moi. Je refuse de choper en boîte pour la simple et bonne raison que myopie et obscurité, ça fait très mauvais ménage et mon prince de la pénombre peut se transformer en crapaud de lumière. Même, imagine un peu la scène : j’adresse des œillades enamourées à un mec et quand il se rapproche, je me rends compte qu’il me plaît pas du tout, c’est gênant. Mais ça ne m’empêche pas d’observer les gens et de bien rigoler.

 

Nous sommes arrivés tôt, vers minuit, car nous étions sur guest list. Après avoir laissé 6 euros au vestiaire (heureusement qu’on a pas payé l’entrée !), nous voilà dans la place. On fait un premier tour, il n’y a pas encore grand monde donc on se pose près du bar. Un mec à costard cravate est tout seul à une table quand une blonde genre pin up arrive et tend le doigt vers lui genre « je te veux ». Elle vient s’installer à sa table et en trente secondes chrono, elle se colle à lui. Assise plus près, elle serait carrément sur ses genoux. Faut dire que cette boîte est un microcosme social intéressant. Jamais vu autant de costar cravate ! Sauf que sur la piste, il fait vite 40° et je n’ose imaginer les auréoles sous les bras… Ca, c’est vraiment très marrant : d’un côté les filles en petit top, petites jupes, genre on est en été, de l’autre, les mecs en costard, pull ou veste en cuir… Ils veulent cuire à la vapeur ou quoi ? Perso, je trouve ça pas attirant du tout : à un moment, j’ai vu un mec en pull col roulé mignon (enfin, d’après ma vision de myope dans l’obscurité) mais de suite, j’ai pensé aux litres de sueur qu’il avait dû perdre dans la soirée et… beurk ! Bref, pour résumer, j’ai l’impression que dans cette boîte, il y avait pas mal de mecs trentenaires + friqués et de coureuses de dot. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre notre pin up blonde et sa proie mais à un moment, je l’ai vue se dandiner seule. A priori, elle n’a pas réussi à garder sa proie dans ses filets.

 

Bon, après, on a dansé un peu mais pas trop, vu la foule et la température ambiante. J’avais beau avoir un top en toile et décolleté, j’avais quand même chaud. A un moment, Annika et Caro vont au bar et quand Stéphane et moi avons suffisamment transpiré, nous les retrouvons au bar. Là, Caro a retrouvé une connaissance qui fut les beaux jours de la téléréalité en sautant une blonde à gros seins dans une piscine. Poliment, je dis bonjour à son copain et lui puis je vais discuter avec Annika qui est un peu sur le côté. Au bout d’un moment, j’ai soif (hé ouais) donc, pétasse grande classe que je suis, je vais prendre une coupe de champagne au bar. Je tends fièrement mon billet de 10 euros et là, la barmaid me dit : « non, c’est 13 ». Putain, ils ont mis une pépite d’or dedans ou quoi. Bon, je bois un peu puis on retourne danser. Et je maîtrise parfaitement l’art de danser sans renverser mon champagne, malgré les gens qui me passent par devant, par derrière, sur les côtés… Aucun sous-entendu sexuel dans cette phrase ! Même si, dans les faits, j’ai jamais été touchée par autant de personnes en une soirée. On danse, on danse, puis on finit par revenir près du bar parce que c’est plus possible. En boîte, il y a un phénomène de foule passionnant qui veut qu’on ne puisse pas rester au même endroit plus que deux minutes, on dérive sur cette mer de foule. Ooooooooh !

 

Bon, finalement, vers 3h et quelques, on décide de partir. Avant, j’ai consommé une vodka pomme à priori sans vodka, toujours à 13 euros. Or, à 3h et quelques, y a pas de taxi, même quand on les appelle ! Après avoir erré sous la pluie, on finit par décider de prendre les bus de nuit. Je me pose sous mon arrêt et je regarde les horaires : le prochain bus passe à 4h25, il est… 3h50 ! Bon, des noctiliens, il y en a toutes les 20 mn donc bon, je panique pas. Finalement, j’ai attendu 45 mn sous l’abribus malgré la pluie battante et 3 mecs m’ont gentiment adressé la parole (dont un qui lisait par-dessus mon épaule, je déteste !) alors que j’étais trempe et que j’avais remis mes lunettes. Finalement, le bus arriva ENFIN et après une marche de 10 mn sous la pluie battante, j’arrive chez moi complètement mouillée (toi aussi, attire les pervers de google). Je me désape et mets les fringues à sécher et je me mets à prier pour ne pas choper une pneumonie.

 

Moralité : les petites boîtes de ma belle province me manquent, je suis plus séduisante humide et avec mes lunettes, apparemment (alors que mon décolleté était rangé dans mon manteau) et je suis devenue immortelle puisque je ne suis pas morte de pneumonie. Highlander rules !!

Trop canon la meuf !

Non, aujourd’hui, je ne parlerai pas d’un éventuel revirement de cuti de ma part, je suis toujours hétéro. Mais je veux te parler de beauté féminine ou plutôt celle de nos amies
les célébrités parce que, des fois, y a des trucs qui m’interpellent.

Cette semaine est sorti au cinéma le film « Le concile de Pierre », avec Monica Bellucci dans le rôle principal. D’ailleurs, sur l’affiche, on ne voit qu’elle. Et là, quel est l’argument marketing de ce film ? « Ouais, Monica a accepté de s’enlaidir ». Donc, s’enlaidir, c’est se couper les cheveux et se mettre de la boue sur la joue ? Bon, pour le coup des cheveux, je pourrais me vexer mais bon, y a plein de belles filles avec des cheveux courts comme Carole Bouquet et Cécile de France ou Miranda dans Sex and the city. Enfin, bref, c’est pas un article capillaire, reste lecteur ! Donc moi, je n’ai pas vu ce film mais j’ai vu la bande annonce en allant voir Prête moi ta main avec Gauthier l’autre jour. La bande annonce se termine sur un gros plan du visage pensif de Monica qui regarde par le hublot d’un avion. Non mais vous croyez vraiment qu’on aurait intégré un gros plan comme ça d’une fille moche ? Non mais rien que pour ça, j’ai pas envie de voir le film.

 

Dans l’industrie du cinéma, ils aiment ça l’argument « elle s’est enlaidie, quel courage ! ». On nous a fait le coup avec Nicole Kidman, Charlize Theron, Natalie
Portman et j’en oublie certainement. Donc, si je résume être une actrice belle et accepter de s’enlaidir, c’est une preuve de courage ? Elles ne font que leur travail ! Tous les rôles ne demandent pas aux actrices d’être juste belle, faut composer parfois un peu ! Va-t-on applaudir une infirmière qui nettoie un malade qui s’est fait dessus ? Non ! Alors pourquoi applaudir une comédienne qui ne fait que son boulot ? Ces actrices sont effectivement très belles (quoi que Charlize Theron, je la trouve un peu banale par rapport aux autres) et c’est sûr que quand on est belle, c’est pas toujours facile de s’enlaidir. Non mais c’est vrai mesdemoiselles, laquelle d’entre nous serait ravie de sortir de chez elle enlaidie ? Perso, moi, même pour aller au supermarché, je reste pas en jogging ! Bon, je me maquille pas, quand même, faut pas déconner (surtout que les beaux caissiers, c’est au McDo qu’ils sont) mais c’est vrai que je suis incapable de sortir chez moi avec les cheveux sales ou un t-shirt souillé, par exemple.

 

Mais il n’y a pas que ça. Avez-vous remarqué comme on a tendance à dire « elle a accepté de s’enlaidir, c’est une vraie actrice ». Sous-entendrait-on qu’en fait, l’actrice en question ne doit son métier et sa renommée qu’à sa beauté ? Bon, pour Monica ou Charlize, c’est vrai que leur carrière n’est pas particulièrement marquée par de grands rôles de composition, c’est plus « Sois belle et tais-toi ». Mais bon Nicole Kidman, elle a quand même su montrer qu’elle déchirait, belle ou pas ! Parce que si je comprends bien, une belle actrice ne peut être bonne (donc une bonne actrice est forcément laide ?). C’est la jalousie qui parle ou pas ? C’est intéressant de voir qu’une femme belle est toujours suspecte. Genre sans son physique, elle n’aurait pas réussi. Faut être honnête, pour faire actrice, faut quand même un physique. Pas forcément être une bonnasse intégrale à la Pamela Anderson (qui n’a pas un très joli visage et qui n’est pas une excellente actrice puisqu’elle joue plus avec ses seins qu’avec le reste de son corps), il y a des actrices qui ont un charme fou. Je parlais de Prête moi ta main plus haut : ben, moi, Charlotte Gainsbourg, je la trouve bourrée de charme. J’avoue que ses premières prestations cinématographiques ne m’ont pas vraiment convaincue mais là, on sent la femme sereine et sûre d’elle. Mais revenons-en à la beauté. Ne peut-on pas être belle ET douée ? Il est évident que certains films ne jouent que sur la plastique de la comédienne donc on s’en fout qu’elle soit douée, on lui demande juste d’être belle, de prendre des pauses interminables, des tenues sexy et tout ça. Bon, là, effectivement, on peut remettre en doute ses qualités d’actrice. C’est vrai que Monica n’a pas eu des rôles vraiment réfléchis, surtout dans Matrix où elle a un rôle de potiche intégrale. Peut-être ne lui propose-t-on pas d’autres rôles, j’en sais rien (j’avoue que je m’en fous un peu, en plus). Mais c’est hallucinant comme on attend toujours les belles actrices au tournant : « ah, là, elle va pas pouvoir jouer sur sa plastique, on va vraiment voir si elle vaut le coup ou pas ! ». Bon, en l’occurrence, je suis pas sûre que le Concile de Pierre soit un rôle totalement novateur pour miss Monica mais pourquoi on ne fait pas de même avec des actrices à la plastique moins irréprochable mais qui s’enferment toujours dans le même rôle ? Par exemple, Mimi Mathy, pourquoi personne ne l’attendrait au tournant si elle jouait un rôle dramatique ? Non parce que sorti des films comiques et de Joséphine, l’ange gardien, on sait pas de quoi elle est capable, Mimi.

 

En somme, je ne comprends pas pourquoi la beauté et le talent seraient forcément antinomiques. Certaines actrices sublimissimes sont capables de tout jouer, comme leur métier le leur demande. Alors ne nous enthousiasmons pas parce qu’elles ont accepté de s’enlaidir. Et arrêtons de guetter le faux pas ! Oui, on peut être belle et talentueuse, heureusement, d’ailleurs !

Samedi, ça me dit

Aujourd’hui, lecteur, c’est samedi. Je sais, ce blog est un puits de science pour toi, tu en apprends tous les jours ! Après la scopophilie, je te tiens au courant du
calendrier, des fois que tu sortirais du coma et que les infirmières t’aient filé un pc portable wifi et pas de calendrier (les garces).
 

Le samedi, c’est un jour que j’aime bien. D’abord parce que les trois-quarts du temps, je mets pas mon réveil. Aujourd’hui, si, je l’ai mis car ma sœur venait me chercher en
voiture pour que je puisse récupérer mon colis super lourd et encombrant à la Poste car le livreur a trouvé plus simple de mettre direct le papier dans ma boîte plutôt que de se faire chier à
trimballer le colis. Bon, bref, je vais pas vous raconter cette histoire-là, ça va encore m’énerver. Mais bon, depuis mardi, je milite activement pour la privatisation de la Poste et pour le
renvoi de la connasse du centre d’appel qui m’a raccroché au nez.

 

Bon, le samedi, disais-je, j’aime bien. Ado, c’était le jour où j’avais pas école mais que je pouvais faire plein de trucs parce que tout était ouvert. Le samedi, c’est le jour des
balades et du shopping, des sorties et surtout, des journées glande assumées. Je laisse le boulot de côté, je fais ce qu’il me plaît, le peton ! Et si je veux rien faire, je complexe même
pas ! Mais le samedi, c’est encore mieux quand on travaille en semaine car là, on savoure vraiment. Moi, pour le moment, suis au chômage donc la différence entre semaine et week-end n’est
pas flagrante. Sauf qu’il ne sert à rien d’appeler la mairie ou les assedics et la Poste ferme à midi. Oui, le samedi, c’est pas le jour des démarches administratives, c’est comme ça.

 

Le samedi, on peut voir nos amis salariés, aller boire un verre en terrasse (quand le temps le permet) et refaire le monde sans faire attention à l’heure, profiter tranquillement.
On peut aller au musée, aussi, faire des courses, du shopping mais pas trop quand même (parce que moi, la foule, j’aime pas ça). Par exemple, avec Gauthier, y a quinze jours, on s’est fait un
samedi Cité des Sciences (faudra y retourner voir l’aquarium). Et puis le samedi, tout vous invite à sortir : y a rien à la télé, même pas les Feux de l’Amour ou Plus belle la vie donc c’est
pas ça qui va vous retenir chez vous. Mais pour les plus pantouflards, vous pouvez prendre un bouquin et vous lover sous la couette avec un maxiccino à portée, et le chat qui ronronne sur votre
ventre.

 

Moi, aujourd’hui, j’ai (enfin) récupéré mon nouvel aspirateur, l’ancien n’aspirant plus. Bon, il est vieux pépé, il a 6 ans et ce genre de petit aspirateur, c’est pas le pied. Ce
soir, j’enchaîne deux soirées (je suis une warrior) . Mais si je veux tenir jusqu’au bout de la nuit, il me faut des forces. Donc je vais faire une sieste !

 

Bon, voilà, je voulais faire un article dadaïste genre j’écris tout ce qui me passe par la tête mais là, mes seules pensées sont : « putain, ça pèle, je vais rallumer le
chauffage » et « je me ferais bien une petite sieste ». Tant pis, l’article dadaïste, ce sera une prochaine fois !

 

Tous scopophiles ?

L’autre jour (il y a quelques temps), j’ai pris le train pour voir un ami. 20 minutes de trajet, ça laisse un peu de temps pour lire. J’entame donc « l’homme qui regarde » de Moravia. Oui, je suis heureuse, plusieurs de ses romans ont été réédités, je finirai bien par tous les lire. Dans ce roman, le héros, Dodo (oui, je sais) est un professeur de littérature et a tout une théorie sur la scopophilie. La lecture de ce roman m’inspire : sommes-nous tous scopophiles ?

Mais qu’est-ce que la scopophilie ? Ce n’est pas vraiment quelque chose de sexuel, ça peut l’être mais ce n’est pas une position du Kama Sutra. Selon Freud, c’est le plaisir de regarder. En gros, un espèce de voyeurisme. Dans ce roman, Dodo voit de la scopophilie dans toutes les œuvres littéraires, en gros. Après tout, un roman n’est-il pas du voyeurisme en soi ? Ca dépend de la façon dont c’est rédigé, soit on vit l’histoire, soit on l’observe de l’extérieur. Au cinéma, c’est pareil. Moi, j’ai envie d’appliquer le concept aux blogs.

Qu’est-ce qu’un blog de type journal intime ? C’est un peu de l’exhibition mais de l’exhibition contrôlée. Je ne vous montre que ce que je veux. J’étale mes états d’âmes mais je cache mon visage. Je suis impudique sur mes brouettes, un peu plus sur mes amours. Mes histoires de fesses, j’en parle sans complexes. Mes histoires de cœur, je préfère garder l’essentiel pour moi.

 Je suis une blogueuse et une grande amatrice du genre. Pendant mes mois de chômage, mon truc, c’était de trouver un blog et de le lire depuis le début. Récemment, je me suis donc régalée des aventures de Soph, de 7h48, de la salopette et d’Eulalie, je ne commente jamais avant d’avoir tout lu. Une fois que j’ai fini, je le mets dans mes liens et tous les jours, c’est la revue des blogs. Des fois, je commente, d’autre pas. Mais qu’est-ce qui nous pousse à lire des blogs ? Souvent, on lit les blogs de ceux qui nous ressemblent : si on regarde mes liens, ce sont essentiellement des vingtenaires parisiens, à quelques exceptions près. Parce que, mine de rien, ça rassure de voir que les autres vivent la même chose que nous, en bien ou en mal. C’est curieux comme on peut avoir la sensation de connaître des gens qu’on n’a jamais vus, qu’ils sont un peu nos amis. Ils existent pour nous et des fois, on existe pour eux (quand je commente, ce qui n’est pas toujours le cas). Des fois, on se demande si c’est vrai ou pas mais est-ce là l’essentiel ? Les blogs ne sont-ils pas une espèce de genre littéraire néo-réaliste ? J’ai, par exemple, lu le blog de Max, sorti en librairie. Bon, j’ai adoré mais c’était clairement pas réaliste. Trop bien construit, avec un début et une fin. Une trop belle fin à mon goût mais peu importe. Je prends ce que l’on me donne sans discuter. Tant que c’est rédigé avec une belle plume, c’est bien tout ce qui compte.
 

Dans ma vie, je suis plus voyeuse qu’exhib, plus lectrice que blogueuse. Je lis une quinzaine de blogs et quand un blog disparaît, ça me fait un petit pincement au cœur : mais que va-t-il (ou elle) devenir ? Pourquoi avoir fermé cette porte entrouverte par laquelle je matais ? Oh bien sûr, une fois un blog clos, je ne me mets pas à pleurer, j’enlève le lien de mon ordi (et de mon blog) et je passe à autre chose. Mais c’est vrai que c’est assez agréable de lire la vie d’autres, caché derrière son ordi, sans même forcément se signaler. Si je regarde les stats de mon blog et le nombre de commentateur réguliers ou non, je peux dire que pas 10% des lecteurs commentent. Certains se manifestent parfois par mail mais globalement, je ne sais pas qui me lit, qui mate ma vie en cachette avec son café, le matin au bureau. Excitant et flippant à la fois. Le côté flippant c’est pour mes employeurs ou collègues. Non mais imaginez qu’à l’époque, Pierre-Cécil m’ait lue et se soit reconnu ? Bon, je suis sûre que ça lui aurait fait plaisir de savoir qu’il est super choupinou mais ça fait pas très sérieux. Et puis, s’il sait qu’au lieu de partir en reportage comme prévu, je suis repassée chez moi pour une pause crapuleuse de deux bonnes heures avec mon mec de l’époque, heu… Bon, mon boulot fut fait, c’est là l’essentiel, mais quand même ! Sinon, j’ai deux ex collègues de l’asso qui sont blogueuses elles aussi, peut-être me lisent-elles ou m’ont-elles lues, qui sait ?

Mais bon, je laisse la porte entrouverte et je m’exhibe à ma façon. Je dévoile ce qui peut l’être et je cache le reste. Et pour être honnête, ça m’amuse follement !

Si vous voulez un homme nouveau, votez Ségo !

(ou pas)

Bon, aujourd’hui, je vous prouve que je suis une journaliste, une vraie : toujours à la pointe de l’actualité ! Donc aujourd’hui, comme tu le sais ou pas, les militants socialistes vont voter pour choisir leur candidat aux élections présidentielles. Si y a un deuxième tour, on saura donc le 23 novembre qui sera le candidat du PS et moi, j’avoue que j’ai un peu hâte de savoir. Même si, étant de gauche, je suis pas super motivée par nos trois candidats.

 

Lundi, dans un élan citoyen, j’ai accompagné Gauthier au meeting de Ségolène au gymnase Jappy où elle tenait son meeting. Après tout, peut-être qu’après cet happening, j’allais devenir totalement fan de notre amie. Donc on arrive, LilVirgo nous rejoint. On se pose à l’étage, juste derrière un vieux qui pue la vieille poubelle, je sentais que j’allais pas forcément apprécier ce meeting ! Le meeting devait commencer à 20h. 20h20, les gens se lèvent et applaudissent à tout rompre, les diaporamas commencent sur les deux écrans géants de part et d’autre de la salle et… rien. C’est ce qui s’appelle une fausse entrée. 20h30, rebelote et, enfin, à 20h40, la voilà enfin, elle met bien 5 mn à faire 30 mètres, assaillie par les partisans, les journalistes, protégée bon an mal an par les gardes du corps. Bon, ok, comme je suis légèrement agoraphobe, je comprends à ce moment là que je ne serai JAMAIS une personnalité politique. Bon,
première constatation : elle est petite Ségolène. Oui, je la voyais assez grande mais en fait, c’est que François est déjà nain. Donc en gros, au début, je vois un bras gainé de tissu rose fuchsia émerger de la foule.

 Bon, première partie du meeting, le député du 11e fait un discours introductif qui nous refait l’histoire du socialisme parisien du XXe siècle, youpi you ! Parce que ce meeting est très parisiano-centré, genre « Oui, Paris est de gauche, la France de droite, c’est pas possible, ça, Vive Delanoë ». Mouais, je suis pas convaincue par cet argument là. Bon, enfin, le monsieur finit son discours et Ségolène Royal prend (enfin) la parole. Enfin, elle essaie parce que les vivats de la foule n’aident pas. Elle se dresse au milieu de la salle, ne se colle pas au pupitre contrairement à M. le député et entame son discours. Elle prend soin de se tourner régulièrement pour ne pas tourner le dos à toute une partie de la salle. Bon, elle maîtrise bien le topo, pour ce que je peux entendre. Non parce que ce qui me gonfle dans les meetings, c’est cette manie qu’ont les gens d’applaudir n’importe quand, dès qu’un mot leur plaît, en plein milieu d’une phrase, ce qui nuit quand même à la bonne écoute du discours. A un moment, elle aurait pu nous traiter de pauvres débiles profonds, ça aurait été pareil, on n’entendait plus rien. Suite à ce discours triomphant, on passe à la partie « question du public » et là, Ségolène Royal se débrouille beaucoup moins bien, elle cherche ses mots, elle hésite. Comme on s’est dit avec Lil et Gaugau, face à Sarko, elle va se faire plier en deux minutes.

Bon, sur le fond, je n’ai pas grand-chose à dore. Oui, je pense que l’éducation est très importante et qu’il faut assurer au maximum l’égalité des chances. Mais je suis contre les internats pour les mauvais élèves, ça risque de les dégoûter de l’école plus qu’autre chose. Je ne suis pas non plus pour que les profs restent 35 heures au collège. Soyons honnête, une salle des profs, c’est pas l’endroit rêvé pour bosser, corriger des copies, préparer des cours… Je comprends qu’un prof qui n’a cours que de 14 à 17h ne vienne pas passer la matinée au collège. C’est quand même plus simple de préparer des cours à domicile avec tous les bouquins à portée ! Par contre, les tutorats, je suis pour. Pour le reste, ce qui me gonfle un peu, c’est la question des femmes. Comment se fait-ce que cette question ne peut être traitée que par une femme ? Si on est un homme, on ne peut pas défendre le droit des femmes ? Et bien, bordel, on est mal
barrées, mesdemoiselles et mesdames ! Parce que le fait qu’on ne voit qu’en Ségolène que son sexe (je parle du genre, pas de son intimité !), je trouve ça totalement navrant. J’en parlais déjà y a un an et j’ai pas changé d’un iota. Je n’ai jamais voté pour une candidate que parce qu’elle était femme, y a rien à voir. Je trouve grave que les adversaires de Mme Royal l’attaque sur sa féminité mais je trouve ça aussi grave qu’elle utilise son genre pour jouer les victimes. Avant d’être femme, elle est une politique et c’est au fond tout ce qu’on lui demande. J’aimerais vraiment que ses adversaires arrêtent de lui parler cuisine ou famille, que les journalistes arrêtent de ne parler que de son physique (bien que j’avoue qu’elle est très élégante, jolie et super bien foutue). Et j’aimerais aussi que la demoiselle évite les questions gênantes en répondant « vous me poseriez la question si j’étais une femme ? ». On s’en fout qu’elle soit femme, on veut qu’elle soit candidate.

Quoi qu’il en soit, je ne suis définitivement pas fan des meetings. C’est le deuxième que je fais en un mois et demi (le premier, c’était celui de Jack Lang) et le parti pris favorable des gens présents m’agace. Quoi que le candidat (ou la candidate) dise, on applaudit n’importe quand, on n’écoute finalement pas ce que dit la personne, on se contente de lui manifester son soutien. Et si on les laissait parler, juste pour voir ? Parce que, mine de rien, ce genre de discours sans les vivats de la foule, je suis sûre que, de suite, on accroche moins.

Le lâcher prise

L’amour, c’est pas tous les jours facile, facile. Ca, tu le sais lecteur. Des fois on est heureux, d’autre, on pleure, c’est comme ça. Mais je vais abandonner là ces sublimes lapalissades dignes d’un journal intime d’une gamine de 13 ans pour développer un thème qui me semble important : le lâcher prise.

 Prenons nos amis Charlotte et Etienne. C’est mon couple ami fictif. Donc, dans le dernier épisode, Etienne est parti pour une autre et Charlotte est dévastée. Trois mois plus tard, elle nous sort encore ses : « Mais je l’aiiiiiiiiiiime ! ». 6 mois après aussi… Un an plus tard, elle reste à dire qu’Etienne est le only one, le seul avec qui elle veut faire sa vie et tout ça. Là, ça commence à paraître suspect. Je pars du principe que l’amour, c’est comme l’amitié, ça s’entretient. Après tout, ne dit-on pas « loin des yeux loin du cœur ? ». Alors pourquoi Charlotte rêve-t-elle toujours de son Etienne ? Pourquoi n’arrive-t-elle pas à tourner la page alors qu’Etienne n’a plus entretenu la flamme depuis

longtemps ? D’ailleurs, si on étudie les faits, on constate qu’il fait pipi dessus depuis la rupture pour tenter désespérément de l’éteindre. Oui, je fais dans la métaphore fine, aujourd’hui. Alors pourquoi ? Parce que Charlotte, à défaut d’entretenir la flamme de l’amour, elle entretient celle de l’espoir.

 

En fait, on en parlait l’autre soir avec Emma et Gauthier sur MSN. D’un côté Emma : « mais je l’aime toujours », Nina et Gauthier : « Non, tu aimes les
souvenirs que tu as avec lui ». Comme dirait Etyl « Souvent, ce que tu aurais dû être me manque ». Parce que souvent, on confond amour et nostalgie du souvenir amoureux. Ainsi, on croit encore aimer une personne mais finalement, c’est juste parce qu’on regrette que ça se soit arrêté parce que c’était trop bien. Donc on se souvient avec grande émotion de cette période magique où nous étions deux, amoureux, que tout allait bien et que les oiseaux chantaient dès qu’ils nous voyaient apparaître, tant nous étions beaux, ensemble. Bon, les souvenirs ont tendance à tout magnifier, on oublie que monsieur ronfle, que quand il réfléchit, il a tendance à opérer une exploration nasale à l’aide de son index et que dès qu’on lui propose de sortir à l’heure de jour de foot, il nous agonise d’insultes. Non, dans notre souvenir, on ne se souvient que de l’éclat de ses yeux quand il nous faisait (forcément divinement) l’amour, de sa voix forcément délicieuse, du resto qu’il nous a payé… Bref, à force d’oublier le mauvais, on fait de cet homme notre homme idéal. Et forcément, on ne peut pas renoncer à cette pépite. On l’aime, il nous aime mais il s’en rend juste pas compte. Mais c’est notre only one, il reviendra.

Et c’est là que se noue le drame. Comme on se persuade qu’on ne veut que lui, qu’il n’y a que lui qui nous comble, les autres nous paraissent bien fades. Notre curseur est bloqué sur monsieur et s’il peut s’égarer sur d’autres, dès qu’on retrouve notre célibat, on repart sur « mais c’est lui que j’aime et que je veux ! ». On s’en sort pas, quoi. Seule solution ? Le lâcher prise. Facile à dire, difficile à faire, c’est le moins que l’on puisse dire. Parce que renoncer à celui que l’on a aimé, c’est toujours très dur quoi qu’on en dise. Quand on est au plus fort de la douleur, que l’on pleure tellement qu’on croit qu’on ne s’arrêtera jamais, on a l’impression qu’on ne s’en sortira pas. Et pourtant si. Mais encore faut-il le
vouloir. Encore faut-il admette, consciemment ET inconsciemment, que ce nous deux qui nous a rendu si heureuses ne sera plus. On ne peut pas être l’éternelle Pénélope attendant son Ulysse. Mais essaye de raisonner ton cœur, toi, lecteur. C’est un travail de longue haleine que l’on doit faire seule. Admettre que c’était beau, magique… Mais que c’était et ça ne sera plus.

Moi, encore, j’ai de la chance, j’ai un outil fantastique pour m’aider : Gauthier et son « tous des connards ». En fait, Gauthier, c’est un ami, un vrai, un qui
préfère arracher le pansement plutôt que de nous voir traîner avec ce bout de tissu dégueulasse et à moitié décollé mais qu’on n’ose pas enlever. J’avoue que Gauthier, mais aussi Anne et Lucie m’ont toujours remué les puces quand il le fallait et mine de rien, même si ces électrochocs ne sont pas agréables sur le coup, ils aident à ouvrir les yeux. Il ne s’agit pas de nier ce que nous avons vécu, non, non. Ce garçon, on l’a aimé et c’est pas pour rien. Mais ça aide à comprendre que c’est fini, de façon ferme et définitive. L’amour n’est pas toujours éternel. Ce n’est pas parce qu’on n’aime plus qu’on n’a jamais aimé, rien à voir.

J’ai tendance à être parfois « violente » dans mes propos quand mes ami(e)s idolâtrent un ex alors qu’il est tant de passer à autre chose. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est de l’amitié. Non, Etienne n’était pas parfait, Charlotte, loin de là. Arrête de pleurer sur lui ! Oui, Etienne est unique…Comme tous les hommes. Il était la chaussure parfaite pour le pied de Charlotte mais quand une chaussure est trop usée, on en change. Arrêtons un peu d’idéaliser le passé et ouvrons les yeux sur le présent. Des mecs biens, il y en a à la pelle (comme je flatte votre égo, messieurs, tout à coup !). Alors lâchons prise sur le passé et allons de l’avant. Demain, un Jacques finira bien par rentrer dans la vie de Charlotte. Et là, elle se rendra compte qu’elle n’aimait plus Etienne et qu’elle a perdu du temps à entretenir un espoir qui n’avait lieu d’être. A condition qu’elle réalise que Jacques est un homme parfait pour elle. Et ça, c’est aussi à ses amis de lui ouvrir les yeux, si elle ne le fait pas tout seule.

L’Expresso et le Stratège

Comme Gauthier me l’a gentiment rappelé l’autre jour je suis le seul mec hétéro de la bande. Merci Gauthier, j’ai pas du tout la pression : c’est pas comme si j’étais dépositaire d’une missssion ; celle de parler au nom des garçons qui aiment les filles et donner ainsi une réponse à Nina & ses Glamour Girls sur bien des sujets. Tout ça pour les millions de lecteurs quotidiens qui sont heureux de trouver en moi une voix masculine, un héraut qui les comprend. Vas y paye ta mission, Lucas.

Il y a deux semaines, je suis allé prendre un pot avec Marianne, une copine. Enfin non, à l’époque ce n’était pas vraiment une copine. Une fille de l’école, une nana que je connaissais un peu avant qu’elle ne devienne proche de Dora, une amie. Quelques jours avant d’aller prendre ce fameux pot on s’était revu tous les trois. Déjeuner, discussion, rigolade. Bref, MSN aidant, ça a abouti quelques jours plus tard à cette fin d’après midi avec Marianne.

Bien sûr, nombre d’entre vous se disent déjà. Lucas, on t’as vu venir avec tes gros sabots, alors accouche, bordel : tu te l’aies faite ou pas ?

Vous êtes d’une vulgarité à peine croyable.

Et d’abord je n’y suis pas allé pour ça.

(je vous laisse me huer 5 minutes, je vais me faire un pastis : n’oubliez pas de me raconter l’histoire de la marmotte et du chocolat papier alu à mon retour)

Le Vingtenaire boit, le car à vannes passe.

Je disais donc : je n’y suis pas allé pour ça.

Marianne et moi avons dégusté nos verres tranquillou avant de se quitter gentiment et il ne s’est rien passé. Je veux dire par là qu’il ne s’est rien passé après le pot mais surtout, et c’est là le plus important, qu’il ne s’est rien passé pendant. Pas de cœur qui s’emballe à l’arrivée de l’autre. Pas de jeux de regards, de pieds qui se frôlent, de palpitations, de blancs dans la conversation. Nous avons partagé des émotions, des idées, des visions. Pour ma part, il n’y avait aucune nervosité contenue, aucune angoisse de plaire, aucune tentative de chercher des signes, des messages dans les non-dits ou les sourires… Bref, vous savez… Toutes ces petites attitudes, qui apparaissent avec plus ou moins de force selon qu’on est très intéressé ou non, selon qu’on est habile ou pas, timide ou Don Juan. Séduire Marianne ou chercher à mieux la comprendre n’étaient tout simplement pas l’objet de
ce café. Pas même une étape voulue d’un processus réfléchi et visant à

 S’il ne s’est rien passé de sensuel ou de joueur pendant ce rendez vous c’est bien parce que j’y suis allé sans me poser de questions sur une éventuelle suite amoureuse ou crapuleuse avec Marianne. Bien sur, il serait malhonnête de dire que la demoiselle m’a laissé dans le même état d’indifférence qu’en arrivant. Mais je n’ai fait ce constat que quelques jours plus tard. C’est bien pour ça que je vous raconte tout ça. Toute nana qui accepte un café avec un relatif inconnu doit-elle nécessairement se faire des idées quant aux objectifs du bonhomme? Ya t-il un déterminisme du café !? Un mec avec des corps caverneux en bon état doit-il nécessairement basculer vers « autre chose » après avoir passé quelques heures en compagnie d’une nana jolie et futée ? Hum, autant de questions qui appellent des réponses… « Ohééééééé, les réponses ! »

Pour un petit tour, au petit jour…

Lorsque je suis allé à mon premier rendez vous avec Nina, je n’ai eu aucune velléité de la prendre nue sur la première Simca 1000 venue. Même après deux heures en sa plantureuse compagnie, je n’avais pas envie d’aller plus loin. Parce qu’à force de lire la vie de Nina, de partager sa vie sexuelle, ses errances, ses angoisses, elle est devenue toute à la fois une copine, une petite sœur, un personnage proche. Aller boire un café avec Nina c’était comme aller boire un pot avec mon amie Ilem. Aucune ambiguïté dans mon esprit.

Il est donc un palier à partir duquel toute la concupiscence du monde perd son combat et où les partisans du « un mec hetero et une femme ne peuvent pas être amis » se ramassent violement la gueule. Doit-on pour autant en déduire que cette situation vient nécessairement après une déception, un refus ou un temps d’accoutumance à l’autre? En l’occurrence avec Marianne, on n’avait pas vraiment atteint un stade d’amitié tel que je refuse toute idée d’aller plus loin avec elle. Pour autant, comme je l’ai déjà dit, à posteriori, je me suis rendu compte que je me sentais beaucoup plus attiré par elle. Faut-il en déduire qu’il n’y a pas de vérité en la matière ?

Comme tout mec normal, j’ai eu une masse de rendez-vous dans ma petite vie. Certains se finissaient par un smack, d’autres par des discussions gênées pour s’extirper d’un « je préfère qu’on reste amis« , d’autres encore par un non-dit dont le sens était clair.

Pour autant je n’ai pas le sentiment d’avoir été toujours naturel à 100% en ces moments là. Il y avait toujours des mots calculés, des gestuelles, des trucs… Et même en ayant cru être naturel peut-être implicitement ne l’étais-je pas…

J’ai surtout le souvenir d’un rendez vous avec Alienor, il y a 6 mois ; un rendez-vous où je n’étais pas à l’aise. Franchement, j’ai envie de croire que ce n’était pas un épiphénomène, j’ai envie de croire que nombreux sont les mecs qui n’arrivent pas vraiment à ETRE eux même dans ces moments là. Quelle que soit la finalité, court terme ou long terme, câlin ou sexe, affection d’une nuit ou ébauche d’une vie à deux, nous les mecs nous sommes partagés entre deux précipices.

– Soit on va trop vite et en tombant sur une timorée/pas joueuse/indécise on se prend une fin de non recevoir.

– Soit on tarde trop, on délaye et on saute la barrière affreuse qui nous fait passer du statut d’amant potentiel à celui d’ami proche. (A posteriori, on se dit que c’est très bien comme ça mais sur le coup c’est la MEGA lose).

« La Belle au Bois Dormant a rompu les négociations
Unilatéralement le prince entame des protestations… »

En somme, toute la question est de réussir à être suffisamment sensible pour savoir d’une part si « on a une chance » et d’autre part, si chance il y a, « quand essayer de la saisir ». C’est une question de timing… Perso, je ne suis pas omniscient et même en tournant à fond le bouton sensibilité j’ai parfois bien du mal à interpréter les signes de ces demoiselles, bien du mal à savoir s’il faut plutôt la jouer rentre dedans ou Beau Prince Charmant.

Mais rien que le fait d’en arriver à ce genre de constat, d’en arriver à une quasi stratégie, ça me donne envie de me taper la tête contre un mur en chuchotant « Lucas, t’es teubé ».

En effet,

Il y a 6 mois après m’être pris un zéphyr de la part d’Alienor, j’ai décidé d’arrêter de me prendre la tête ; de la jouer plus nature, de me poser moins de questions ! Attention, hein, j’ai pas dit que la fatalité a bon dos, style « Advienne que pourra« . Simplement il y a 4 milliards de nanas sur Terre et
quand on croit comme moi que le concept de « femme d’une vie » est une vaste blague, on peut en déduire que les occasions manquées ne sont pas si graves de conséquence ! (pour peu qu’on ne
soit pas tombé amoureux, certes,car dans ce cas là, tourner la page prend un peu de temps…)

Toujours est-il que j’aimerais bien avoir vos avis les gens. Hetero, homo, peu importe : ce qui compte c’est votre rapport à l’autre dans ces moments là… Attention hein, je ne vous parle pas de choppe en boite ou en soirée avec 4 grammes dans chaque bras, tout désinhibé. Je vous parle de ces moments à deux, au resto, dans un café, peu importe… Ceux qui ont vu Mensonges et Trahisons avec la scène du resto entre Edouard Baer et Marie-Josée Croze me comprendront…

J’attend donc vos comm : Est ce que j’ai longtemps été un gros psychopathe ou bien y a-t-il des gens un peu comme moi ?! Les filles, si vous avez des plans lose de prétendants à raconter n’hésitez pas !!