SOS Vol 534

Un téléfilm avec un avion en perdition, mon péché mignon.

Un téléfilm sur un avion en perdition commence toujours par une scène anodine sur l’un des personnages clé comme là, on voit un mec, pilote d’avion, qui a eu un atterrissage difficile. On sent le traumatisme et on sent qu’il va prendre un avion qui va mal aller. Tension.

Pendant ce temps là, les gens entrent dans l’avion, on nous présente l’air de rien les personnages : les hôtesses dont Alexandra Paul, la fille sans seins d’Alerte à Malibu, dont on devine qu’elle va être une des grosses héroïnes de l’histoire, un groupe de jeunes un peu foufous, une star, un homme d’affaire bourru et revendicatif, un repris de justice menotté, un jeune couple et une femme enceinte. Tout le monde s’assoit, l’homme d’affaire fait deux ou trois scènes.

L’avion est en retard, tu sens qu’il va y avoir un problème de vérification ou un décollage précipité, un homme de bureau est inquiet car il doit vite faire décoller l’avion et il décide de balancer le monsieur stressé de la première scène en tant que copilote. Le pilote, capitaliste, veut pousser l’avion pour réduire le retard. Toutes les conditions sont réunies pour que ça se passe mal : précipitation, capitalisme et poissard font mauvais ménage. D’ailleurs, des fois qu’on soit un peu cons ou pas habitués au films du genre, on nous montre que la soute à bagage a du mal à fermer. OH MON DIEU MAIS QUE VA-T-IL SE PASSER ? Quand le pilote sort de façon arrogante « il n’y a jamais de hic sur mes vols », tu sais déjà que ça va péter (y aurait pas de film sinon). Et puis tant qu’on y est, les techniciens secouent un peu violemment l’avion en s’y arrimant pour le tracter. Du coup, réel suspense : aura-t-on un problème avec la soute ou avec le train d’atterrissage ?

En attendant que l’avion décolle, nous découvrons qu’Alexandra est un peu troublée par le copilote poissard, on sent qu’elle lui a montré sa culotte. Donc on sait déjà qu’à la fin du film, ils se rouleront une pelle sur le tarmac en se réjouissant du fait qu’ils sont toujours en vie.

Mais n’anticipons pas. Le décollage se passe pas trop mal malgré les commentaires de nos deux hôtesses « ohlala, j’aime pas les décollages, hihi » mais l’avion arrive à son altitude de croisière et les passagers se détendent des fesses. Mais on voit qu’en soute, c’est pas la joie, la porte vibre un peu et un chien qui traîne par là chouine un peu. Bon, ils se refont vite le fessier car y a des turbulences mais les pilotes son sereins, les turbulences, c’est comme les bugs pour nous, les travailleurs du web.

Le vol se poursuit, plein de scènes de papote sans intérêt où les gens dissertent sur leur peur de l’avion ou sur le fait de s’être tapé le copilote. Notre petite Alexandra est tellement stressée à l’idée de le croiser qu’elle va lui amener un café. Oui, bon, stratégie d’affrontement de sa peur, c’est la mienne aussi, on va dire que ça reste cohérent.Ca commence à sentir mauvais, le copilote apprend qu’il est le 13e avion à passer dans une zone de tempête. Oh mon Dieu, là, c’est officiel, c’est la merde. Heureusement que c’est un chien en soute, pas un chat noir.

Mais ils sont malins les scénaristes, ils nous étourdissent avec des histoires de soute, de chien, de tempête, de numéro 13 et d’ex pour qu’on oublie notre repris de justice qui trouve un flingue dans les WC (déposé par un complice). Mais comme le pilote capitaliste continue à faire son connard et veut pas contourner la tempête pour pas perdre de temps, on sent qu’on va avoir une combo repris de justice armé+ tempête + porte de soute défectueuse. Plus un chien énervé éventuellement. Tout ça dans un même téléfilm ? Je suis gâtée.

Mais c’est finalement la porte de soute qui pète, grosse dépressurisation avec papiers qui volent, gens qui crient et hôtesse accrochée à un siège pour pas se faire aspirer mais curieusement aucun masque à oxygène qui tombe. Donc soit les fims des compagnies aériennes mentent, soit ce film est peu réaliste…En tout cas, ça crie, le pilote est assommé, c’est la merde. Au passage, je me suis toujours dit que ce devait être un peu cool de jouer ce genre de scène « allez Coco, aie l’air de te pisser dessus ». Pas de bol, le flic aussi est K.O (le seule passager HS de tout l’avion, c’est VRAIMENT pas de chance). Le vol se stabilise au palier, l’homme d’affaire fait une scène à base de « hé mais vous savez pas qui je suis ! » et le mec du couple est, OH MON DIEU QUEL HASARD, ingénieur en aéronautique donc il va aider nos amis à mener l’avion à destination.

Dans tout film du genre, il y a une accalmie. Genre « huhu, j’ai repris l’avion en main et je vais même aller atterrir en Islande parce que c’est un vol transatlantique, lalala ». Bon, le pilote se réveille et fout un peu le souk mais le copilote l’attache pour le calmer. Tranquille, quoi. Et l’homme d’affaires fout toujours le bordel, il est particulièrement fatigant dans ce film là… Tellement qu’Alexandra fout des calmants dans son scotch pour avoir la paix. Merci Alex ! Mais déjà, super hôtesse doit aller au fond de l’avion car le seul passager qui a une licence de pilote est… Ben oui, notre repris de justice… C’est vraiment le vol de la lose. Du coup, le voilà aux commandes pendant que notre copilote et l’ingénieur en aéronautique vont faire un tour en soute au milieu des papiers qui volent. Question au passage : d’où y a tout un tas de papiers dans une soute d’avion ne contenant que des valises et un chien un peu énervé ?

Le copilote reprend sa place et l’ingénieur descend en soute avec le repris de justice qui sort son revolver et fait « ahah, je voulais détourner l’avion parce que je suis pas trop trop innocent en fait. Mais comme je suis un bon gars, je vous aide, voilà ».

Résumé de la situation par l’hôtesse : « Non mais y a un trou de la taille d’une voiture dans l’avion, on est en pleine tempête et le pilote s’est écrasé lors de son dernier vol ! ». Heureusement, Alex lui raconte sa vie sentimentale parce que c’est tout à fait le moment, oui.

Mais ça chauffe en soute. La star, un sportif qui avait peur de l’avion, rejoint notre duo pour aider à fermer la porte. Là attention, des humains courageux sont proches du vide, il va y en avoir un qui va mourir, c’est toujours comme ça. Nous avons une star, un jeune marié et un repris de justice coupable. Mais qui donc va mourir, hein ? Hé oui, c’est INCROYABLE, c’est bien le repris de justice. Allez zou, dans le vide, aaaaaaaaaah.

Mission réussie, c’est pile le moment où il faut amorcer la descente, incroyable. Mais le copilote devenu pilote a un peu de mal et demande à l’hôtesse de l’assister. Ben oui, piloter un avion, c’est à la portée de la première hôtesse sans brevet de pilote venue, hein… La descente est compliquée, l’aiguilleuse islandaise du ciel est stressée mais à eux trois, ils trouvent les solutions, l’avion descend, descend… Je me demande combien de passagers ont mouillé leur siège à ce moment là du film. En tout cas, ils geignent toujours et crient un peu.

L’avion s’approche sur une musique qui accroît le suspense, est-ce qu’ils vont y arriver ? Evidemment que oui et là, grande liesse, tout le monde applaudit, Alexandra et le copilote n’attendent même pas d’être sur le tarmac pour se rouler une pelle. Les hôtesses disent au revoir au passager, le flic semble un peu embêté d’avoir perdu son prisonnier, l’homme d’affaire remercie Alexandra, un jeune invite l’autre hôtesse à prendre un café. Célébrons la vie, hihi. Scène classique d’un final de film d’avion en perdition avec ambulances sur le tarmac et couple principal qui s’embrasse.

C’est ça qui est magique avec ce genre de film, c’est que t’es jamais déçu vu que c’est tout le temps le même. Je me demande si tous les acteurs télé ont obligation d’en faire un…

Discothèque hétéro

Samedi, j’ai fait un truc que j’avais pas fait depuis… Pfiou au moins ! Je suis allée en boîte hétéro avec des hétéros. Je précise pour les personnes qui tomberaient pour la première fois sur ce blog que je ne suis pas du tout une lesbienne anti hétéro, j’aime les hommes. Mais d’ordinaire, je sors avec Gauthier et on va plus souvent dans les clubs gays (quoi que ça fait longtemps que j’y suis pas allée non plus).

silhouettes-de-danse-adolescents-dans-une-discotheque

Nous étions quatre, trois filles, Caroline, Annika et moi-même, et un garçon, Stéphane. Le mot d’ordre de la soirée, c’était : « on chope », sauf pour moi. Je refuse de choper en boîte pour la simple et bonne raison que myopie et obscurité, ça fait très mauvais ménage et mon prince de la pénombre peut se transformer en crapaud de lumière. Même, imagine un peu la scène : j’adresse des œillades enamourées à un mec et quand il se rapproche, je me rends compte qu’il me plaît pas du tout, c’est gênant. Mais ça ne m’empêche pas d’observer les gens et de bien rigoler.

 

Nous sommes arrivés tôt, vers minuit, car nous étions sur guest list. Après avoir laissé 6 euros au vestiaire (heureusement qu’on a pas payé l’entrée !), nous voilà dans la place. On fait un premier tour, il n’y a pas encore grand monde donc on se pose près du bar. Un mec à costard cravate est tout seul à une table quand une blonde genre pin up arrive et tend le doigt vers lui genre « je te veux ». Elle vient s’installer à sa table et en trente secondes chrono, elle se colle à lui. Assise plus près, elle serait carrément sur ses genoux. Faut dire que cette boîte est un microcosme social intéressant. Jamais vu autant de costar cravate ! Sauf que sur la piste, il fait vite 40° et je n’ose imaginer les auréoles sous les bras… Ca, c’est vraiment très marrant : d’un côté les filles en petit top, petites jupes, genre on est en été, de l’autre, les mecs en costard, pull ou veste en cuir… Ils veulent cuire à la vapeur ou quoi ? Perso, je trouve ça pas attirant du tout : à un moment, j’ai vu un mec en pull col roulé mignon (enfin, d’après ma vision de myope dans l’obscurité) mais de suite, j’ai pensé aux litres de sueur qu’il avait dû perdre dans la soirée et… beurk ! Bref, pour résumer, j’ai l’impression que dans cette boîte, il y avait pas mal de mecs trentenaires + friqués et de coureuses de dot. Je ne sais pas ce qui s’est passé entre notre pin up blonde et sa proie mais à un moment, je l’ai vue se dandiner seule. A priori, elle n’a pas réussi à garder sa proie dans ses filets.

 

Bon, après, on a dansé un peu mais pas trop, vu la foule et la température ambiante. J’avais beau avoir un top en toile et décolleté, j’avais quand même chaud. A un moment, Annika et Caro vont au bar et quand Stéphane et moi avons suffisamment transpiré, nous les retrouvons au bar. Là, Caro a retrouvé une connaissance qui fut les beaux jours de la téléréalité en sautant une blonde à gros seins dans une piscine. Poliment, je dis bonjour à son copain et lui puis je vais discuter avec Annika qui est un peu sur le côté. Au bout d’un moment, j’ai soif (hé ouais) donc, pétasse grande classe que je suis, je vais prendre une coupe de champagne au bar. Je tends fièrement mon billet de 10 euros et là, la barmaid me dit : « non, c’est 13 ». Putain, ils ont mis une pépite d’or dedans ou quoi. Bon, je bois un peu puis on retourne danser. Et je maîtrise parfaitement l’art de danser sans renverser mon champagne, malgré les gens qui me passent par devant, par derrière, sur les côtés… Aucun sous-entendu sexuel dans cette phrase ! Même si, dans les faits, j’ai jamais été touchée par autant de personnes en une soirée. On danse, on danse, puis on finit par revenir près du bar parce que c’est plus possible. En boîte, il y a un phénomène de foule passionnant qui veut qu’on ne puisse pas rester au même endroit plus que deux minutes, on dérive sur cette mer de foule. Ooooooooh !

 

Bon, finalement, vers 3h et quelques, on décide de partir. Avant, j’ai consommé une vodka pomme à priori sans vodka, toujours à 13 euros. Or, à 3h et quelques, y a pas de taxi, même quand on les appelle ! Après avoir erré sous la pluie, on finit par décider de prendre les bus de nuit. Je me pose sous mon arrêt et je regarde les horaires : le prochain bus passe à 4h25, il est… 3h50 ! Bon, des noctiliens, il y en a toutes les 20 mn donc bon, je panique pas. Finalement, j’ai attendu 45 mn sous l’abribus malgré la pluie battante et 3 mecs m’ont gentiment adressé la parole (dont un qui lisait par-dessus mon épaule, je déteste !) alors que j’étais trempe et que j’avais remis mes lunettes. Finalement, le bus arriva ENFIN et après une marche de 10 mn sous la pluie battante, j’arrive chez moi complètement mouillée (toi aussi, attire les pervers de google). Je me désape et mets les fringues à sécher et je me mets à prier pour ne pas choper une pneumonie.

 

Moralité : les petites boîtes de ma belle province me manquent, je suis plus séduisante humide et avec mes lunettes, apparemment (alors que mon décolleté était rangé dans mon manteau) et je suis devenue immortelle puisque je ne suis pas morte de pneumonie. Highlander rules !!