Théâtre de rue

J’ai eu une fin de semaine démentielle, donc j’ai beaucoup pris le métro. Je me suis tapée 16 stations de RER (bon, ok, à un moment, je suis partie dans le mauvais sens), 37 stations de métro et deux trajets en train. J’ai effectué 8 changements. Je portais un string passionata. Bon sang, je te cache rien, lecteur !

 

Donc dans le métro, des fois (souvent), je lis et des fois j’observe. En fait, aujourd’hui, j’aai accumulé de la matière pour un futur article en observant les couples dans le métro et cherchant à en tirer des réflexions à peu près intelligentes mais là, je ne les partagerai pas pour le moment, ça viendra quand je pondrai l’article sur le sujet (suspense !).

Lors de mon dernier changement, alors que j’avais 10 minutes d’attente à la gare et aucune envie de lire (pas assez concentrée, un peu totalement morte), je rêvasse. Soudain, arrive une nana blonde et un bébé qui s’assoient à côté de moi, le bébé sur les genoux. Un mec s’approche et babille un peu avec le bébé, je les regarde d’un coin de l’œil : couple normal, ils ont l’air jeunes, surtout elle. Je fais pas trop gaffe quand je repère une brune qui ressemble à Clara, un peu, et qui regarde la scène un peu à l’écart. Et là, le monsieur du couple quitte la maman et va embrasser la brune. Hein ?? Quoi ?? Il rapatrie la demoiselle devant la maman et son bébé et j’en tire des conclusions : ce ne doit pas être le papa mais l’oncle, un truc comme ça. La maman et le monsieur continuent de parler, Maman parle du manteau du petit et gâtouille, je comprends que la brune est étrangère vu que le mec lui parle en anglais (mais alors quel esprit de déduction !) mais à un moment, les deux Français montrent un train au bébé « oh, le train, le train ! » et là, Brunette sort un truc genre « Okakyo ! ». (c’est du phonétique). Bon, ça fait un peu japonais mais elle n’est pas asiatique. La blonde appelle quelqu’un pour lui annoncer qu’elle rentre car tout le monde est fatigué, surtout le petit, je me dis que c’est le papa, le mec et la brune se papouillent devant nous. Puis le mec se repenche vers le bébé et fait « viens voir papa ! ».
Quoi ?? Finalement, le petit trio finit par s’éloigner, la blonde portant toujours le petit, le mec au milieu et la brune qui le tient.

 

Bon, petit bilan : le mec est le père du bébé, sûr, la brune n’était pas sa mère ou avait un instinct maternel pire que le mien. A l’inverse de la blonde : je la trouvais drôlement préoccupé par le petit si elle n’en est pas sa mère. J’ai trouvé ce double couple fascinant. D’un côté le mec et la brune, de l’autre le mec et la blonde, les deux filles ne se sont pas parlé mais il ne semblait pas y avoir d’hostilité entre elle mais on avait limite l’impression que quand il était avec l’une, l’autre aurait pu être une simple passante,ça aurait été pareil. Et
puis, ça me paraît bizarre de papouiller une nana comme ça face à son ex. Perso, je présenterais mon mec (si j’en avais un) à Guillaume 1er, je me tiendrais, je trouve que c’est une question de pudeur. De toute façon, dans la rue, on se tient, un peu, non mais !

Bref, je racontais tout ça à Marine sur le net hier soir, elle m’a effacée de MSN depuis et m’a demandé de ne plus jamais l’appeler. Non, je déconne, of course. Donc je lui racontais ça, parce que j’ai trouvé cette petite histoire intrigante. D’ailleurs, ça m’a bien occupée en attendant le train mais ils sont partis à l’autre bout du quai, après, j’ai raté la fin. Donc pendant que je lui racontais ça, je disais « putain, la rue, c’est mieux que la télé ».

Combien de gens croise-t-on par jour ? A Paris, c’est même pas chiffrable à mon avis. Parfois, un individus ou deux se détachent de la foule par leur comportement. Leurs histoires rentrent dans notre champ tout à coup. Pendant quelques instants, on a conscience d’eux et de leur vie. On ne sait pas ce qui s’est passé avant, on ne sait ce qu’il se passera après, on laisse notre imagination combler les trous. Comment en sont-ils arrivés là ?

Sans doute que c’est mal poli d’écouter les gens comme ça, de les observer l’air de rien. Sauf que moi, j’adore. Surtout qu’avec mon imagination débordante, ces vies sans doute ordinaires deviennent dingues ! Si j’écrivais une nouvelle sur tous ces fragments de vie captés dans mes filets, je pourrai écrire un livre épais comme un annuaire. Car finalement, on peut tout imaginer mais souvent, la réalité est plus fascinante que la fiction.

Physiologique ou psychosomatique ?

Il y a quelques temps, je vous parlais sur ce blog de ma terreur de la grossesse et du déni de grossesse. Et ben voilà, force est de constater que mes règles ont dix jours de retard. D’abord paniquée, je réfléchis : je n’ai pas eu de sexe depuis quasiment deux mois et j’ai eu mes règles entre temps. Mais ça me suffit pas, donc je continue à cogiter. Ces 9 derniers mois (oui, les dénis de grossesse ne durent pas trois ans), j’ai eu 5 partenaires, ça nous ferait 5 candidats potentiels à la maternité. Bon, l’un d’entre eux n’a jamais joui en moi, on l’élimine, n’en reste que 4.

– Candidat 1, période non féconde (juste après mes règles), aucune capote explosée déclarée

– Candidat 2, période non féconde (juste avant mes règles), aucune capote explosée déclarée

– Candidat 3, période non féconde (juste avant mes règles), aucune capote explosée déclarée

– Candidat 4, période non féconde (juste après mes règles), aucune capote explosée déclarée

Quand je dis juste avant ou juste après, c’est vraiment une question de jour. Quant à la capote déchirée, en général, quand ça arrive, on le sait. Monsieur se retire et lâche un « hé merde » explicite en regardant les lambeaux de latex parant son pénis. Donc même si la capote avait un petit trou qu’on n’a pas vu, M. Ogino m’expliquerait que je ne risque rien.

Ceci étant, je continue de cogiter (bon, ok, ça m’occupe). Et si j’accouchais un jour ? Bon, candidat 1 sera éliminé en février (oui, grossesse, toujours neuf mois), candidat 2 en avril, candidat 3 et 4 en juin. Bon, sauf accouchement prématuré, la naissance du petit pourrait donner un indice du bébé. Mais si c’était un prématuré, comment savoir qui est le papa ? Bon, s’il est un peu bronzé, c’est candidat 4, aucun doute, le seul qui n’est pas Européen pur jus. S’il a les yeux marrons, ce sera candidat 1 ou 4, les yeux verts ou bleus, candidat 2 ou 3. Ma vie ressemble aux Feux de l’Amour, des fois.

Bon, en fait, je pensais ça jeudi soir alors que je m’endormais et ça m’amusait un peu, en fait. Parce que je le sais que je suis pas enceinte. Oui, si on excepte ce petit retard, je n’ai aucun autre symptôme : mes seins n’ont pas grossi (Dieu merci, ma mère faisait quand même du 120 pendant sa grossesse), je n’ai pas vomi depuis ma cuite d’août, je n’ai pas grossi un poil et j’ai pas la ligne brune sur le ventre. Oui parce que les femmes enceintes ont une ligne brune verticale sur le bidou. Toi aussi, cultive-toi sur les vingtenaires (pour une fois que je peux faire ma merdeuse sur du médical). Et puis j’ai pas les hormones en furie, je n’ai pas d’envies étranges, tout va bien.  Mais pourquoi ce retard ? Je vois deux raisons majeures :

– psychosomatique : j’ai parlé de déni de grossesse et pif, paf, je me fais une petite grossesse nerveuse ou équivalent. Ce qui m’inquiète sur ma propre santé mentale, je commence à me demander si je devrais pas aller dans un endroit où une gentille personne m’allonge sur un canapé et me demande de lui raconter mon enfance.

– physiologique : bon, jeune, j’avais un cycle long (35 jours). Depuis un ou deux ans, j’ai du 28 jours ou à peu près mais j’ai jamais été régulière comme une horloge. Et puis, en plus, en ce moment, je fais un régime et même si j’ai pas perdu 10 kg en trois jours, ça peut jouer aussi. Parce que mine de rien, les règles, c’est très aléatoire : une contrariété et paf, elles peuvent débarquer. Non mais les filles combien d’entre vous ont eu leurs règles pendant les exams ? Moi, ce fut à peu près systématique (notamment brevet et bac, je me souviens bien).

Bref, pour ce samedi, je t’offre un article intime et pas forcément hyper glam’… Mais ça fait partie de la vie aussi.

 

J’’ai du bol quand même !

Par Gauthier

Il y a de ça une petite quinzaine de jours, je me suis fait voler mon portable « à l’arrachée », rue de Rivoli, un vendredi soir à 22h et quelques. Depuis je suis pas super super à l’aise quand je suis hors de chez moi. Pour rajouter à mon délire de persécution, j’arrête de fumer, donc forcément je suis super irritable et pas bien du tout.

 

Donc autant dire, qu’en ce moment, il vaut mieux que je reste chez moi. Le monde extérieur c’est mal, ça pue, c’est plein de gens que j’ai pas envie de voir/sentir/entendre… Voilà, ça c’est dit !

 

Mais bon, au bout d’un moment j’ai plus grand chose à prétexter, donc je me retrouve coincé, obligé d’aller bouffer chez ma gran’tante. Je l’adore, entendons nous bien, elle cuisine bien, trop, mais bien, et puis ça fait quelques mois qu’on s’est pas vus ! Donc mardi midi, je vais manger chez elle, et je me plonge dans le monde extérieur. Et quelle plongée ! Je me retrouve dans le presque 9-3 avec plein de gens louches partout (c’est encore dans Paris, mais c’est quand même pas trop Paris chez elle, enfin disons que vu de là-bas, les Champs paraissent bien loin !).

 

À l’aller pas de soucis, je trace, j’évite les « t’as pas une clope ? » et autre « t’as pas un euro ? ». Je mange comme un goret, ma tantine me fait mon petit doggy-bag, et je retourne à la civilisation.

 

Sorti du métro, je vise mon iPod sur les oreilles, tout en boutonnant mon manteau. On me suit… « AH NON ÇA VA PAS RECOMMENCER !!!! ». La personne se rapproche de plus en plus, j’enlève els écouteurs de l’iPod et les planque dans mon jean, pour éviter de tenter un éventuel voleur. Je suis à 3 min à pied de chez moi, et là quelqu’un me touche l’épaule…

 

Mon sang se glace, j’entends une voix de femme « Excusez-moi jeune homme ! ». Ouf, c’est une femme, ça devrait bien se passer… Je me retourne et surtout je pense à ne pas sourire…

 

– Je m’excuse de vous aborder comme ça dans la rue, en fait je vous suis depuis un petit moment, mais il ne faut pas avoir peur de moi ! Alors voilà, j’ai 38 ans, je suis femme de ménage, j’habite dans le 20ème, et comme je travaille que le matin, je passe mes après-midi à suivre les gens dans la rue. Et j’aborde que ceux que je sens bien, comme vous quoi !

– (intérieurement) Mais qu’est ce qu’elle va bien pouvoir me demander ?

– Alors voilà, moi j’ai ma fierté hein, c’est très difficile pour moi, et en même temps c’est nouveau, mais c’est nécessaire. Alors je ne vais pas vous embobiner, je n’ai pas d’enfants à charge, j’ai un toit, mais voilà, les loyers sont chers, et mon salaire ne me permet pas de vivre confortablement. Vous savez, il faut manger aussi…

– (toujours intérieurement) Elle sent bon, elle est bien habillé, elle va pas me demander un euro quand même ? Non… Elle va me proposer de la payer pour du sexe ! J’en suis sûr… Putain il est 15h30 et elle racole sur mon boulevard ! Je dream in blue !!!!!

– Alors voilà, ma démarche est simple, et vous avez l’air compréhensif, alors je me suis permis de vous aborder, parce que je vous ai suivi et observé, je pense que vous pourrez m’aider…

(encore dans ma tête) Je ne peux pas la laisser finir, la pauvre…

– Vous avez l’air gentil…

– (Tout haut cette fois) Je suis désolé, mais je préfère vous couper. Je viens de finir mes études, je cherche un emploi, et comme je ne trouve pas, je suis au RMI. Je vais certainement perdre mon appartement avant la fin de l’année parce que je n’ai pas de quoi vivre correctement… Voyez, je sors d’un repas avec la famille, et j’ai pris un doggy-bag pour améliorer l’ordinaire ! J’aimerais vous aider, mais vous avez tiré le mauvais numéro !

– Mais, c’est horrible, on va vous foutre dehors ?

– Non… mais bon le RMI ne couvre pas le prix de mon loyer donc…

– Mais il ne faut pas vous laisser faire, vous êtes aller à la CAF, à la mairie, à l’ANPE ? Non mais il faut vous battre hein ! Vous laissez pas aller, vous aller y arriver, vous êtes gentil, mignon, intelligent, vous allez réussir ! Ah, moi, voir des jeunes comme vous qui galère ça me désespère ! Et puis je suis sûr que vous avez fait de grandes études ! Vous avez un M2, j’en suis sûr…

– Oui, en sciences politiques… (mais comment elle le sait ?)

– Ah voyez… C’est un scandale, ben écoutez, moi je vous souhaite de réussir, et puis vous allez réussir, je le sais, je le vois !

 

Là, Sainte Nina de l’immaculée sodomie m’appelle ! Merci Nina, merci, tu es rarement aussi bien tombée ! Je me suis donc enfui, prétextant que je devais prendre ce coup de fil…

 

Voilà, je ne saurai jamais ce qu’elle voulait me proposer, j’ai pas eu le cœur de la laisser finir ! Mais en tout cas, j’ai vraiment dû lui faire pitié, parce qu’à la fin j’ai cru qu’elle allait me donner de l’argent… Mais sa technique est bonne, parce que je serais pas dans la merde, je lui filais du fric !

 

Peut-être que je suis trop gentil…

 

En tout cas chère Madame, je ne sais pas si vous avez vraiment besoin d’argent, et je ne le saurai jamais, mais vous méritez qu’on vous en donne !!!!

 

Maintenant j’ai un peu moins peur des gens, mais je suis pas sûr d’en croiser des comme ça à tous les coins de rue 😉

Le calvaire de la maîtresse

Bon, je sens de suite que cet article ne va pas plaire et que je vais ramasser quelques pierres dans la gueule mais j’assume cette future lapidation car c’est un sujet que j’ai envie de traiter et je vais que ce que je veux, d’abord, c’est mon blog. Donc aujourd’hui, je vais parler infidélité mais pas « pourquoi, comment ? » mais du « rôle » de la maîtresse.
 

L’autre jour, sur MSN, on en parlait avec Tatiana car on a un sacré don pour craquer sur des mecs maqués (sans le faire exprès, hein !). Si je résume mes 8 premiers mois de 2006, j’ai craqué sur Bastien (scorpion et maqué) puis Alex (scorpion et maqué mais il l’était plus quand il est sorti avec moi, je vous rassure) puis le mec du nouvel Obs (scorpion et maqué, ma vie est un fantastique recommencement). Mais je ne suis pas une joyeuse briseuse de ménage, pas du tout. Il y a des filles (et des mecs) chez qui c’est pathologique de courir après l’homme en couple, sans doute pour se convaincre qu’on est mieux que les autres, qu’aucun mec ne
nous résiste, y compris les non-célibataires.

Mais il arrive que, dans la vie, on croise la route de l’Homme parfait (enfin, du moins, au premier abord, difficile de voir les défauts quand on est éblouie) qui n’a pour seul défaut qu’une greluche ou Poufia (© Tatiana). C’est souvent la même scène : je souris de toutes mes dents, mes yeux étincellent de toutes leur jolies étoiles quand survient la phrase terrible : « ouais et alors ma copine… ». Ah tiens, j’ai l’impression d’avoir perdu toutes les dents dans l’opération… Donc, là, deux choses peuvent se passer : raisonnable, vous faites une croix sur monsieur. Sauf que, 2e chose, raison et amour, ça va pas de pair et vous vous dites « eeeeeeeeet merde ! Mais bon, il va bien finir par la plaquer sa greluche et il sera à moi ». Ok, moi, je choisis souvent, à tort, la 2e attitude. Je me souviens, quand je suis arrivée sur Paris, je craquais totalement sur un mec en couple et j’étais persuadée qu’il allait forcément la plaquer (accessoirement pour moi). Bon, là, ils ont emménagé ensemble cet été, il semblerait que je me sois plantée. Mais bon, c’est de ma faute aussi si y a des nanas qui ont les mêmes goûts que moi et qui sont arrivées en premier ? Non ! Je tiens à souligner quand même que quand je craque sur un mec en couple, je lui manifeste (ou non) mon intérêt mais jamais je ne lui sauterais dessus. Je préfère attendre une hypothétique rupture, c’est mieux pour tout le monde, y compris ma conscience.  

Parfois, Homme Maqué a oublié qu’il était fidèle et là, bingo, on partage de doux moments sensuels et sexuels avec lui. O bonheur et joie, il nous appartient enfin. Ah non, il ne nous appartient qu’à moitié, il y a Poufia aussi (oui, il faut partir du principe que l’Autre est une conne, ça diminue un peu la culpabilité. Et, tant qu’à faire, ne jamais, jamais rien savoir sur elle sinon elle devient une personne réelle et là, on se rend compte qu’elle a l’air potentiellement sympa et bon…). Et en plus, nous ne sommes pas la légitime mais la compagne cachée. Ce qui veut dire qu’on passera toujours en second, même si on a droit des je t’aime soufflés dans l’oreille aux petites heures de l’après-midi (car la nuit, il est avec elle). Parce que, mine de rien, si monsieur ne quitte pas sa moitié dès le début de la relation, il ne faut pas y compter par la suite. J’avais lu sur un forum qu’environ 5% des hommes quittent leur femme pour leur maîtresse, c’est peu. Perso, mais je ne parle pas d’expérience, je pense qu’une fois que la routine s’est installée, dur de convaincre Homme Maqué que trois, c’est pas l’idéal. Et là, c’est le cercle vicieux. Etre maîtresse, ça veut dire ne rien faire avec Homme Maqué en public. Au resto à deux ? Ok, mais à l’intérieur et loin de son quartier et de ceux que fréquentent sa femme. Un week-end ? Non mais tu rêves ! Une folle nuit d’amour ? Avec de la chance, Poufia sera pas là pendant quelques jours et faudra voir. Cet été, j’ai failli occuper le rôle de la maîtresse mais finalement, on s’est arrêtés à des bisous poussés (bon, je me suis quand même retrouvée en string mais y a pas eu de touche pipi) et on avait prévu de passer un week-end ensemble. Bonjour l’organisation : « bon, alors, je préfère que ce soit chez toi parce que si elle trouve tes cheveux, ça va pas le faire. Mais elle risque d’appeler tard et j’ai pas le renvoi d’appel… ». Bon, on a tué le romantisme, là. Mais c’est vrai que la demoiselle était brune avec un carré court et moi, châtain clair aux cheveux longs : elle aurait trouvé un peu de ma chevelure, elle aurait compris de suite que ça ne lui appartenait pas. Et de toute façon, il était hors de question que je fasse quoi que ce soit dans leur lit… Y a vraiment des limites à tout.

Là, j’entends déjà des voix s’élever (même si je ne suis pas Jeanne D’Arc) : « non mais attends, tu étais parfaitement au courant de la situation. Déjà, t’es une salope, tu couches avec le mec d’une autre alors viens pas te plaindre, tu l’as bien cherché ! ». Ouch, dans ma face. La critique est aisée, surtout dans ce cas. Sauf que, depuis que je suis sur Paris, j’ai rencontré plusieurs filles qui se retrouvaient maîtresse et qui n’avaient rien d’une salope briseuse de ménage, mais alors rien du tout. Elles sont juste tombées amoureuses du
mauvais cheval, si j’ose dire, et sont les premières à en souffrir. Parce que, dans l’histoire, on peut faire une liste de coupables : Homme Maqué infidèle, maîtresse garce, à la limite Poufia qui ne sait pas contenter son homme (mais bon, là, on pousse mémé dans les orties). Sauf que si on pouvait choisir de qui on tombe amoureux, ça se saurait. Bien sûr, je ne dis pas que l’infidélité c’est bien (ou mal d’ailleurs) et la première qui s’approche de mon mec, je la décalque. Seulement, avant de condamner, essayons de comprendre, au lieu de juger.

Marine

Nom : Marine
Age : 24 ans
Signe astro : Vierge
Profession : ça intéresse des gens?
Situation amoureuse : inexistante à ce jour.
Lieu de chasse favori : peu importe le lieu, non?
Ce que vous cherchez : j’en sais trop rien j’avoue, mais je cherche en tous cas, c’est sûr!
Liaison amoureuse la plus longue : 1 mois (no comment)
Votre meilleur souvenir en amour : le dernier en date, on prenait un café et tout TOUT ce qu’une fille rêve d’entendre dans les premiers rencards, il l’a dit (sans faux semblants en plus). Bon, ça a pas marché, mais c’est une autre histoire.
Une anecdote marrant en matière de sexe : avoir été surprise en plein acte à une soirée avec des amis. Ma meilleure amie d’alors m’a dit "Marine, il serait temps de rentrer je crois" pour désamorcer la situation. Et comme je savais plus où me mettre, je l’ai giflée. Je suis pourtant une fille très sympa. N’empêche, après, on est allés finir ce qu’on avait entamé avec mon galant du moment… mais la magie était moins là.
Vos règles et devises : bof, j’en ai pas.
Petite présentation : Je m’appelle Marine.
Si vous étiez une chanson : ben non, ce serait con, je chante faux.
Si vous étiez un livre : ben non, ce serait con parce qu’il serait un peu décousu, mal goupillé, et personne voudrait m’éditer.
Si vous étiez un film : ben non, ce serait con, j’aurais que quelques heures de durée de vie…
Si vous étiez un arbre : ben non, ce serait con, je pourrais pas marcher, ni parler, bref je m’emmerderais un peu
Si vous étiez une fleur : ben non, ce serait con, je supporte pas le parfum, donc je pourrais pas me supporter
Si vous étiez un animal : ben non, ce serait con, c’est l’homme l’espèce dominante. Je serais donc asservie et ça me plairait pas.
Si vous étiez une ville : ben non, ce serait con parce que soit je serais coquette mais mortelle d’ennui, soit marrante et vivante, mais crade et ravagée.
Si vous étiez un pays : ben non, ce serait con, je pourrais pas faire de tourisme, je resterais fixée dans une nationalité, bref, pas de circulation, pas de voyage.
Si vous aviez 3 vœux : au troisième, je libèrerais le Génie.
Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : Coca Cola pour avoir la vraie recette (juste par curiosité)
Ma vertu préférée : je vais prendre le vote du public, pour celle-là
Le principal trait de mon caractère : je suis chiante, il paraît
La qualité que je préfère chez les hommes : humour, curiosité, finesse. si en plus ils sont beaux et virils, c’est magique.
La qualité que je préfère chez les femmes : leur langue de pute, leur attachement quasi-génétique à des préoccupations bassement matérielles (deviser pendant des heures sur les fringues), leur frivolité en somme.
Mon principal défaut : je veux toujours avoir raison.
Ma principale qualité : j’ai toujours raison
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : qu’ils me jugent pas
Mon occupation préférée : rêvasser
Mon rêve de bonheur : je vais prendre le coup de fil à un ami.
Quel serait mon plus grand malheur ? : ne plus avoir d’imagination
A part moi -même qui voudrais-je être ? : Scarlett Johannsonn, par exemple.
Où aimerais-je vivre ? : chez moi, ça me va déjà.
La couleur que je préfère : elle varie selon l’humeur
L’oiseau que je préfère : je peux prendre le 50/50?
Mes auteurs favoris en prose : ils écrivent bien (tant qu’à faire). et ils ont une faculté incroyable à créer un monde, à instaurer des codes de compréhension autres.
Mes poètes préférés : ils me rappellent le lycée.
Mes héros dans la fiction : j’ai envie de me les faire
Mes héroïnes favorites dans la fiction : quelque part, je les aime pas (elles me font de l’ombre dans mon entreprise de me faire le héros)
Mes compositeurs préférés : je peux pas les écouter en compagnie, je dois en profiter seule, en général.
Mes peintres préférés : je souris en regardant leurs oeuvres, je reste des heures scotchée à découvrir sur chaque millimètre carré un truc complètement incroyable (pour moi en tous cas)
Mes héros dans la vie réelle : ils ont des couilles
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : elles aussi
Mes héros dans l’histoire : eux aussi
Ma nourriture et boisson préférée : j’ai envie de dire que ça dépend du moment…
Ce que je déteste par-dessus tout : l’odeur du parfum Angel de Thierry Mugler.
Le personnage historique que je n’aime pas : ça lui ferait une belle jambe de savoir que je l’aime pas… (en même temps, j’avais prévenu, je suis chiante)
Les faits historiques que je méprise le plus : pffff je m’y connais pas trop donc à la va-vite, je dirais l’esclavage.
Le fait militaire que j’estime le plus : ceux qui ont permis à de grands films de voir le jour. C’est paradoxal, d’ailleurs, parce que c’est qu’ils sont particulièrement scandaleux ou abjects… Exemple typique de non-réponse. J’aime pas les questionnaires
La réforme que j’estime le plus : allez, un petit cliché, l’abolition de la peine de mort en france. Surtout les circonstances dans lesquelles ça s’est produit.
Le don de la nature que je voudrais avoir : savoir danser à la perfection
Comment j’aimerais mourir : satisfaite
L’état présent de mon esprit : perplexe… je me demande si vous serez réceptifs à un questionnaire un peu rigide fait de non-réponses, je trouve, alors que je veux juste vous raconter un peu ma vie, mais à ma façon.
La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : aux chiottes l’indulgence. Si y a faute, faut être ferme. Point.

D’un Fiasco, souvenir d’une jeune fille au XXIe siècle

Par Marine

Chers lecteurs, vous ne me connaissez pas. C’est mon premier article ici, et tout porte à croire qu’il n’y en ait pas d’autre. Mais connaissant bien Nina, je me suis permise de participer épisodiquement à l’aventure des Vingtenaires pour réfléchir à une histoire qui me tracasse quelque peu. Et comme Nina est sympa (évidemment, me direz-vous, sinon, vous passeriez pas votre temps à nerder ici, soyez logiques, un peu), comme elle est sympa, donc, elle m’a donné une tribune sur ces pages.


Chers lecteurs, je veux vous parler d’un genre de fiasco sentimental. Pas comme celui de Stendhal (lui parle de l’impuissance). Non, un fiasco plutôt féminin. Celui du « je coucherai pas » dont on est victime quand on est jeune. Celui qu’on finit toujours par regretter, un jour où l’autre. Nan, pas celui qu’on comprend trop bien. L’homme qui a une haleine de fennec, on couche pas avec, mais aucun problème ontologique par rapport à ça. L’homme qui a autant de sex appeal qu’un combiné four-micro-ondes, on n’en veut pas non plus. Et ma foi, ça se comprend. Mais des fois, ça arrive, l’homme est attirant. Et drôle. Et spirituel. Et certainement un bon coup. Et il est attiré par nous. Mais … rien. POURQUOI???
Grande question devant l’Eternel.

Chers lecteurs, permettez-moi une mise en situation brève et succincte (oui ça s’écrit comme ça, si vous me croyez pas, vérifiez dans le dictionnaire). Samedi dernier. Je vois mon amie Agathe. On se connait depuis 5 ans environ. Même si on n’est pas les plus proches du monde, on a quand même facilement tendance à tout se raconter. Surtout les ragots de notre école. Quitte à être entre filles dans un bar, autant puter à mort… Mon dieu, c’est tout naturel. Elle me raconte l’histoire sentimentale d’une fille de notre école avec un pote de pote (rhaaaa les histoires d’école, surtout en milieu parisien, que de bonheur….) Et au fil de son récit, elle s’arrête. Pour se rendre compte que l’homme dont il est question, et qui a eu une histoire de quelques mois avec cette fille (que nous nommerons Lucie par souci de clarté), cet homme (que nous nommerons Antonin par souci de clarté) est un « ex » à moi. Notez les guillemets, ils sont importants.
Alors Antonin, qui est-ce? Un pote de pote, bien sûr, comme toujours… Mais pas n’importe quel pote et pas n’importe quelle pote. Lui, c’est le meilleur ami de celui que ma plus proche amie d’école fréquente alors. Et pour ces raisons, on s’est retrouvés souvent dans une situation de type A parle avec B, B drague A, A et B sont en phase pré-coïtale,donc C n’a qu’à échanger vannes et blagues avec D, ce serait quand même plus convivial après tout. D, c’est-à-dire Antonin est naturellement convié à l’anniversaire de C, c’est-à-dire Marine, votre aimable narratrice. Par un enchaînement de circonstances que je ne saurais retracer ici (mort à la téquila paf), Antonin se retrouve à dormir dans le lit de Marine. Dormir, oui. Marine se couche elle aussi. Dans le même lit. Une place. Bon, ben ce qui devait arriver arrive; mais pas exactement, c’est-à-dire qu’on sort ensemble, il y a mélange salivaire, échange de fluide, mais guère de fornication. Mon explication perso a posteriori, c’est que j’étais trop bourrée. Mouais. Quelques jours après, j’apprends qu’en fait il a une copine. Depuis longtemps en plus, le bougre. Je suis piquée au vif, vexée, et pour passer outre, je m’efforce d’oublier cette affaire et naturellement de tout nier en bloc. Quelques semaines plus tard, le même mâle testiculé et testostéroné a dû se souvenir que je dormais dans un matelas dunlopillo de qualité sommeil +++ puisqu’il y revient. Comme une fleur. Je suis couchée depuis au moins minuit (je sais, j’ai pas toujours été rock and roll), en pyjama pas sexy en boules quies (j’habite alors sur une avenue passante), et tout et tout. Arrive quelqu’un qui me pousse (dans mon lit nan mais je rêve!) et s’allonge à côté de moi, pour dormir qu’il disait. S’ensuit le même manège qu’à mon anniversaire, encore une fois, échange de fluides, etc. mais pas brouette. Sauf que pour mon debriefing perso, après, j’ai pas le prétexte du « j’étais trop bourrée », vu que je m’étais couchée sur une tisane et un bouquin. Rien. Nada. Niente. Et c’est pas faute d’avoir essayé de son côté. Mais j’ai tenu bon. J’ai pas cédé. Pas cédé? Bizarre, non? Ce gars m’attirait pourtant. Le même manège s’est reproduit une troisième fois. Une troisième fois, j’ai « tenu bon ». Tenu bon? Bizarre, non? Aujourd’hui, je me demande à quoi j’ai bien pu tenir bon, au final. Ce type m’attirait. Mon dieu qu’il était sexy, quand j’y repense. Une décharge d’hormones sur presque deux mètres.  Je me suis demandé si j’étais frigide. Si j’étais un mauvais coup. Si je craignais de n’être qu’un, pardonnez-moi l’expression, vide-couilles palliatif à une relation à distance. S’il était possible qu’on veuille de moi pour plus que pour une nuit. Je me suis demandé si j’étais trop complexée pour m’exposer à un jugement qui m’aurait fait peur. La vie d’école, c’est mauvais pour ça. Toutes les rumeurs circulent à une vitesse…

Eh bien chers lecteurs, une chose est certaine : aujourd’hui, en fait, je regreeeeeeeette! J’ai pas du tout le coeur brisé, que ce soit bien clair, et je le considère pas précisément comme un ex, mais bon… il reste très fantasmatique, ce jeune homme. Encore aujourd’hui, et je me demande pourquoi j’ai rien fait. Je me dis que ce jour là, j’aurais mieux fait d’avaler mon pyjama, mes draps, de m’attacher les mains pour pas le repousser, bref, je m’arrête là, vous avez saisi l’idée. Je sais pas si je dois en tirer une conclusion à la mord-moi-le-noeud et somme toute un peu banale du type « mieux vaut avoir des regrets que des remords » (ou l’inverse), je trouve ça un peu nul. Désolée pour ceux qui pensaient me donner ça comme conseil, hein. Mais en tous cas, j’en retire deux enseignements, après une longue réflexion (oui, bon, depuis 3 jours en fait).
La première. Si tu as la chance d’avoir sur ta route quelqu’un qui t’attire et que tu laisses passer cette chance, tant pis pour toi. En même temps c’est un risque le premier soir, on sait pas ce qu’on en tirera après, ce que ça nous apportera, ça se tient. Si la personne revient une deuxième fois, c’est une chance/un signe/pas anodin en tous cas. Mais si tu la laisses passer une deuxième fois alors que tu étais quand même attirée, là, tu peux considérer raisonnablement 1/ que tu as un problème, 2/que c’est mort de mort. Que c’est pas la peine de revenir la bouche en coeur 6 mois après en disant « ah, finalement oui ». La vie c’est pas comme le métro. Si tu rates ton arrêt, tu peux pas reprendre le trajet en sens inverse. Il faut aller de l’avant. Sans regarder en arrière si possible. N’empêche, mon Antonin, plusieurs fois, j’ai regretté d’avoir joué les prudes/frigides/neuneus. Mais bon, maintenant, Antonin, d’une, il est célibataire (groumpf), de deux, c’est Lucie qui a pris ma place (en plus je l’aimais pas, cette conne…). Bon, suite logique…

…le deuxième enseignement. Si tes actions t’étonnent toi-même, si tes réactions sont incohérentes avec ce qui se passe dans ta tête, commence à réfléchir sur ce qui influe en profondeur sur tes choix. J’y ai réfléchi, à mon refus répété à Antonin. Si je n’avais pas été immergée dans un milieu somme toute assez nécrosé, je crois que les choses eussent été bien différentes. Le fond de ce problème, ce n’est pas seulement la question regrets/remords, c’est pour ça que je l’élimine d’emblée (malgré les remords, j’ai pas plus agi en conséquence quand la situation s’est présentée à moi). Non. Le fond de ce problème, chers lecteurs, c’était ce qui m’entourait. J’avais cru y échapper, et je me suis laissée bouffer par les codes d’un milieu très particulier, et aux dires de beaucoup très malsain. Dans un milieu où les codes de comportement sont à ce point en porte-à-faux avec l’ensemble de la société, dans un milieu où vivre la nuit, errer le jour, être décadent, tromper sa moitié, jouer sur tous les tableaux sexuels est monnaie courante, quand on a une personnalité plutôt calme et réservée, on peut être facilement happé. Et quand je repense à Antonin, c’est tellement ce qui s’est passé. Je n’ai pas eu peur de lui mais de ce qu’il pourrait raconter sur nous, sur moi, du jugement qu’il aurait. Et ça m’a littéralement bloquée.

Alors je n’ai pas de morale pour cette histoire (mauvaise élève je suis), mais au moins le soulagement d’avoir pu la mettre en mots. Et deux enseignements, quand même, c’est pas si mal, je répète pour les deux pelés qui m’ont pas lue en entier : pas laisser passer trop de fois des occasions, c’est ça qui fait le larron, euh pardon, c’est pas la bonne phrase, non c’est surtout ce qui fait avancer / souvent certains échecs sont finalement imputables à notre malaise dans un milieu qui nous convient peu. Je ne suis pas familière avec cet univers des blogs dont Nina m’a pourtant beaucoup parlé, mais, chers lecteurs, j’étais curieuse de partager cette anecdote, voyons si elle vous fait réagir…

I wanna meet a man

L’autre jour, je glandais chez moi parce que je suis en vacances et j’ai droit. A un moment, je tombe sur « un gars, une fille » sur France 4 et là, c’est sûr : je veux un mec ! Un rien qu’à moi que je pourrai appeler chéri et qui m’appellera ma puce (ou comme il veut, on s’en fout).


Je regarde les événements de ma petite vie : je n’ai pas été amoureuse (mais vraiment, vraiment) depuis mai… Bordel, c’est pas brillant. Mais bon, entre mon petit cœur brisé qu’il a fallu réparer et le boulot, j’ai pas eu le temps de tomber amoureuse. Surtout que quand on bosse chez soi, niveau rencontres, c’est plus que limité. Donc maintenant que mon cœur est rafistolé et que mon avenir professionnel semble stable pour les six prochains mois, il est temps un peu de m’occuper de mes amours. Moi aussi, je veux un mec mais un rien qu’à moi ! Et un qui vit sur Paris, histoire de vivre le quotidien. Je veux une vie plus pépère ! Je veux dire « Ce soir ? Ah non, je peux pas, je vois mon roudoudou d’amour ! » (je précise que j’ai jamais appelé un mec comme ça, c’est pour rire). Je veux avoir l’air neuneu quand je parle de lui et qu’on me taquine « ouah, Nina, elle est amoureuse ! ». Je veux que toutes les étoiles du ciel soient dans mes yeux quand je parle de lui… Oui, l’amour rend nunuche donc je mets un max de petits cœurs, petites fleurs dans cet article.

Je veux passer des soirées peinardes chez lui. M’enrouler dans son peignoir parce que j’adore piquer les affaires de mon mec, je nage dedans, on dirait que j’ai rétréci au lavage (déjà que…). Je m’allongerai, l’air de rien, sur son canapé pendant qu’il est sur son ordi pour travailler (ou qu’il lit ou qu’il fait une grille de sudoku, on s’en fout), je prendrai un air détaché et me plongerai dans la lecture d’un magazine ou d’un roman. Puis il viendra vers moi, s’allongera par-dessus moi, il glissera sa main le long de mon corps et krzt krzt krzt (désolée, la scène suivante étant susceptible d’heurter la sensibilité des plus jeunes, elle a été cryptée). On passerait la nuit à discuter de tout et de rien dans le noir, à choisir le prénom de nos futurs enfants pour rigoler, à débattre de la vie, de tout et de rien, de rigoler jusqu’à ce qu’il dise « Bon, Nina, faut se lever, demain, ça suffit, là ! » et moi, je chouinerais : « Mais j’ai pas sommeil et puis c’est moche comme prénom Marie-Hortense, ma fille ne s’appellera pas comme ça ! ». Puis je me collerai à lui pour le câlin du soir, je m’assoupirai un peu dans ses bras avant de retourner de mon côté du lit car je m’endors rarement dans les bras d’un homme (en plus, quand je le fais, je lui bave sur l’épaule donc pas bonne idée).

Je veux lui présenter Gauthier. Parce qu’un mec homophobe n’a aucun avenir avec moi, c’est clair. On ira tous les trois dans un bar ou ailleurs pour discuter de tout et de rien, Gauthier l’allumera un peu mais je ne dirai rien, au contraire : je rirai. Oui parce que Gauthier, il aime bien asticoter (à défaut d’astiquer) mes mecs, surtout quand ce sont de mignons petits bruns à lunettes qui parlent en mettant leur main sur sa cuisse. Il aime bien leur promettre les ultimes outrages et si mon mec est bien (oui parce que des fois, je me trompe), il rira et rentrera dans son jeu. Tant qu’ils ne passent pas aux actes, moi, ça me va très bien. Puis je le présenterai à mes autres amis, attendant avec impatience leur avis sur le bonhomme. Oh, je sais qu’ils ne diront jamais du mal de l’homme que j’aiiiiiiiime, même si c’est un fieffé crétin parce que je suis amoureuse donc aveugle et que je les écouterai pas. Quand je sortais avec Arnaud, je l’ai présenté à Gauthier et Anne, aucun des deux ne l’a senti mais ils ne m’ont rien dit. Par contre, ils ne m’ont pas menti en disant qu’il était « formidaaaaaaaaaable », ils se sont contentés de n’émettre aucun avis sur la question.

Je veux me sentir belle parce que lui, il m’aime et que c’est tout ce qui compte. Je veux lui raconter mes journées le soir, qu’il me raconte les siennes. J’ai envie de sourire à chaque fois que mon portable sonne et que je vois son nom apparaître. Et puis j’ai envie de l’embrasser dans le métro, de lui tenir la main dans la rue, de poser ma tête sur son épaule quand nous sommes assis côte à côté, juste pour faire râler les célibataires aigris qui voudraient en faire autant.

Bref, j’ai envie d’un mec qui me fasse vibrer, que les lendemains avec lui soient toujours rassurants. Et même qu’on me trouve chiante à en parler tout le temps, qu’on me dise de changer de disque ! Ah, le peton !

Cher lecteur,

Par Tatiana

Bon, oui c’est vrai je le reconnais, j’ai très peu de temps à t’accorder en ce moment. Ca me chagrine moi aussi je t’assure mais je ne peux pas faire autrement (crois moi sur parole si je pouvais je le ferais). C’est la faute de cette maudite école qui a décidé de m’enlever ma vie sociale et de me faire travailler tous les jours sans relâche et sans répit. J’ai à peine le temps de voir mes amis et même des fois je suis obligée de travailler quand je vais les voir. Après je ne dis pas que c’est pas un peu de ma faute aussi, peut être que je m’organise mal. Mais dans tous les cas la situation telle qu’elle est : j’ai à peine une minute à moi. Du coup j’ai même pas une tonne de trucs à raconter car je suis plongée dans mon quotidien, voir même noyée dedans. Je n’arrive même plus à me pencher sérieusement sur des sujets pour faire un article convenable, c’est pour dire. Oui j’ai un peu honte, enfin ça me saoule un peu car j’aimerais avoir le temps de le faire. Cela dit j’ai tout de même quelques trucs à raconter. Prenons les choses dans l’ordre. Comme je ne sais plus trop ce que j’ai dit la dernière fois je risque de me répéter alors ne m’en veut pas lecteur.

 

Niveau école, ça se passe. Je serais tentée de dire bien mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je suis assez surprise par moi-même d’avoir pris le rythme aussi vite, j’étais pas sûre d’y arriver et finalement j’ai fait mes preuves. Je ne suis peut être pas aussi douée que certains mais j’ai le niveau par rapport à d’autres alors voilà. En tous cas ça me plait et c’est plutôt le principal finalement. Cette école est très axée sur la créativité (plus que sur la technique d’ailleurs) et je trouve ça bien, car il est bien plus facile d’apprendre la technique que de développer sa créativité. La technique on l’aura très vite en trouvant un job ou un stage, mais la créativité on en a besoin pour les trouver les jobs et les stages. Niveau ambiance de classe maintenant je commence à bien connaître les gens et même que j’ai appris presque tous leurs prénoms (oui j’ai un peu de mal avec ça). Je m’habitue doucement à eux mais je crois que ce ne sera jamais des super potes. Je n’arrivais pas jusqu’à présent à savoir pourquoi je n’avais pas envie d’approfondir les liens que j’ai avec eux, mais je crois que j’ai la solution. En fait je rigole bien avec eux, et même que des fois on se tape des fous rires en cours. Mais le fait est qu’ils sont plus jeunes que moi, et que ça se sent. En plus ils ont toujours la mentalité étudiante et moi je crois que je l’ai perdu l’année dernière. Le fait d’avoir pendant plus de six mois évoluer dans le milieu du travail avec des personnes ayant pour moyenne d’âge 30 ans, j’en ai pris l’habitude et j’ai du mal à revenir en arrière (surtout j’en ai pas envie). Il faut dire que j’ai toujours eu l’habitude de trainer avec des gens plus vieux depuis que je suis petite. Quand j’étais gamine j’adorais parler avec les adultes et je n’ai jamais été timide avec eux, alors qu’avec les enfants de mon âge je l’étais. Quand je partais en colo je trainais souvent avec les monos également. Je me sens plus dans mon élément allez savoir pourquoi, moi j’en sais rien mais c’est comme ça. Je suis sûre que je me serais sentie plus à l’aise si ces gens avaient deux ou trois ans de plus que moi. La ils ont tous minimum un ou deux ans de moins et je les aime bien mais je me vois pas du toit faire une soirée avec eux. Et justement j’y réfléchissais car il y a une soirée organisée par l’école en décembre, et je n’arrivais pas a savoir pourquoi je n’avais pas envie d’y aller toute seule et que j’avais peur de m’ennuyer. Maintenant je sais. Je voulais y aller avec des amis (et l’acteur tant qu’à faire) mais finalement j’ai vu que la soirée débutait vers 23h. Donc mes amis qui travaillent le lendemain ont fait « non » et moi je ne vais pas y aller seule si c’est pour m’ennuyer au bout de deux heures et être naze (car je suis dans une période où il faut que je dorme à partir de minuit tellement je suis naze, oui je suis pour l’hibernation en hiver). En plus je ne roule pas spécialement sur l’or et je n’ai pas envie de dépenser l’argent pour l’entrée les boissons et le taxi. Je préfère m’acheter autre chose pour le coup. La soirée aurais commencé plus tôt je crois que j’y serais allée même seule car au pire je me casse mais là bof.

Enfin, ça c’était côté école. Côté vie tout court, j’ai quelques anecdotes. Ma copine Lydia a enfin conclu avec sa cible (depuis six mois qu’ils se tournaient autour il était temps). Ben ça ne m’a que très moyennement réjouie car je ne le sens pas ce type. Je l’ai vu une fois et j’ai tout de suite perçu son côté psychorigide, et je déteste les gens comme ça. Il s’est avéré d’ailleurs qu’il était vraiment comme je l’avais perçu et puis pas très stable psychologiquement. D’un autre côté qui se ressemble s’assemble comme on dit, et il pourrait bien qu’ils se soient trouvés. Le problème c’est que maintenant elle est passée en mode « vive les bisounours », c’est à vomir. Vas-y qu’elle me sort des « c’est trop mignon » par-ci et des « il est trop chou » par-là : vite la cuvette !!!!! C’est insupportable, surtout quand en plus elle en parle tout le temps. La dernière fois on était allées voir une expo ensemble et pendant toute la première heure j’ai entendu parler de son mec. Dès que je disais un truc ça lui rappelait quelque chose qu’il avait dit ou fait. Bienvenu en enfer. Et sinon au niveau vie sentimentale c’est néant. L’acteur il bouge pas son cul et il est toujours avec poufia (oui c’est le petit surnom de sa pouf). Pourtant ça ne l’empêche pas d’être attentionné envers moi et même que des fois il me drague genre j’te serre dans mes bras et j’te demande si mes fesses sont belles quand j’te tourne le dos. Et puis plein d’autres trucs mais bon je vais pas vous faire la liste non plus. Par contre c’est vrai que dès que je ne le vois pas, j’y pense pas trop. Loin des yeux, loin du cœur comme on dit. On s’était beaucoup rapproché ces derniers temps mais là j’ai l’impression qu’on s’est éloignés. Des fois je le regarde et je vois juste un ami et des fois je vois plus. Enfin de toute façon vu qu’il est avec quelqu’un, c’est pas prêt de se faire.

One woman show

Dans la vie, je ne fais pas que regarder la télé en envoyant des CV, non, non, non. Il m’arrive de sortir et de faire des choses à visées culturelles. Donc lundi, je suis sortie pour voir un one woman show, Lady Brind’zingue, joué par Aurèle (si vous tombez sur le blog de Lady, mieux vaut le lire après avoir vu le spectacle, sinon, vous allez pas comprendre). La demoiselle joue tous les lundis soir, à la Loge, dans le 9e, la plus petite salle de théâtre de Paris (17 places !). Grâce à mon boulot d’attachée de presse pour Modo (c’est elle qui tient le rôle principal dans le synopsis en vidéo, pour ceux qui ne suivent pas), j’ai pu avoir une place gratuite.

 J’arrive un peu en avance pour pouvoir choisir ma place puis le spectacle commence. Bon, je vais pas tout vous raconter, je ne veux surtout pas déflorer votre plaisir. Je vous fais un petit résumé : après s’être débarrassée de son petit ami Jean-Paul (en le poussant en haut d’une falaise), Lady repart à la recherche de l’amûûûûûûûr. Mais vu que Lady n’est pas comme les autres, cette recherche ne ressemble à rien de connu. Oui, c’est pas Bridget Jones sur scène, non, non, non ! Parce que moi, les Bridget, Clara et compagnie, elles me saoulent un peu. Comme si être célibataire était la fin du monde… Là, justement, c’est marrant car Lady a une vision très particulière de la séduction et de l’Homme. Bon, je vais pas vous en dire plus parce que sinon, je vais balancer des vannes à base « ouais et quand elle dit ça, c’est trop drôle » et je déteste les gens qui font ça. Genre les gens qui me balancent qui est le tueur dans Usual Suspect ou les gens qui vous indiquent gentiment « atta, atta, là, c’est trop drôle ! » comme si j’étais pas capable de m’en rendre compte toute seule. Ca va, je suis pas débile non plus, je peux comprendre toute seule quand il faut rire ! Bon, Aurèle, moi, je l’avais vue dans les courts de Mitchoum Productions, des films qui ne jouent pas précisément la carte de l’humour donc j’avoue que j’étais curieuse de la voir dans un rôle comique. C’est dingue, on dirait carrément pas la même personne ! Mais elle assure dans les deux domaines.
 

Bon, ensuite, nous avons pris Gildas (le scénariste de Modo) sous le bras et on est allé boire un verre tous les trois dans un bistrot voisin en grignotant des tapas. On revient un peu sur le spectacle et sur le public du soir. Il faut savoir que, dans son spectacle, Aurèle fait participer le public et c’est toujours à quitte ou double. On tombe bien, ça se déroule tout seul mais si vous tombez sur le ronchon de service, sortez les pagaies. Par exemple, souvenez-vous du spectacle d’Axelle Laffont en DVD, elle demande à un mec dans le public de faire la voiture, il lui répond « elle est en panne ». Super ! Donc, là, il faut reprendre la situation en main sans paniquer. Aurèle m’a raconté plusieurs anecdotes du style pour son spectacle, des gens qui lui font ce genre de tour. Faut vraiment réagir au quart de tour sans faire remarquer que ce genre de réponse n’était pas attendue…

Le public est très important dans ce genre de spectacle, même si vous le faites pas intervenir. En octobre, j’étais allée voir un one man show et on avait discuté ensuite avec l’artiste et la chargée de prod qui disaient que, selon le soir, le public ne réagit pas pareil et les jours où ça rit pas trop, c’est plus dur de donner le meilleur de soi. Aurèle m’a dit la même chose. Il y a des soirs où les gens rigolent à la même blague et d’autres où les gens sourient. Non mais imaginez, vous êtes en train de jouer votre spectacle et personne ne réagit, ça doit être dur. Moi, avec mon foutu caractère, je finirais par péter un plomb et arrêter le truc en plein milieu… Non, ok, je le ferais pas mais c’est vrai que ça doit être super frustrant. Surtout que selon les gens avec qui on assiste au spectacle, ça peut avoir un effet inhibant ou, au contraire, exaltant. Lundi, quand j’y suis allée, il y a avait une famille certes sympathique mais qui ne jouait pas trop le jeu. Du coup, ça inhibe vachement (même si moi, j’ai joué le jeu, nananère !). C’est un peu comme au lycée ou à la fac, quand vous étiez dans des classes ou personne ne participe. L’ambiance est plus tendue et, du coup, vous n’osez pas l’ouvrir. Sauf si le prof est super beau, là, je participais toujours mais c’était assez rare que j’aie de beaux profs. Et le dernier prof qui m’a interrogée, j’étais un peu pompette, j’ai répondu juste alors que je comprenais même pas ce que je disais. Les relations internationales, c’était inné, chez moi.

Mais revenons à notre spectacle. J’explique à Aurèle que, pour rigoler, j’avais décidé d’écrire un one woman show qui compte joyeusement… un sketch. Mais j’ai d’autres idées en prévisions : la politique, l’hypersexuelle (c’est notre chouchoute avec mon agente, aka LilVirgo), l’ANPE… Enfin, faut juste que je les écrive, quoi. Là, Aurèle et Gildas me demandent, tout enthousiastes : « Mais pourquoi tu le joues pas ? ». Non mais ça va pas ? Me mettre sur une scène devant des gens qui me regardent et qui m’écoutent mais c’est pas possible ! Je suis pas actrice moi ! La dernière fois que j’ai joué la comédie, c’était en terminale pour la fête de l’école, je jouais un nain de Blanche Neige avec 3 autres filles (oui, notre princesse était un mec en santiags, on était profondément débiles). Evidemment, j’arrive sur scène et je perds mon bonnet donc je commence à rire, encouragée par Yohann en fée qui est mort de rire et on s’emmêle un peu les pinceaux sur scène mais bon, tout est bien qui finit bien. Tout ça pour dire qu’actrice, c’est pas mon métier. Je suis même pas sûre d’être capable de retenir tout ce texte, pourtant écrit avec mon clavier. Et surtout, si le public est du genre pas expansif, je vais mal le prendre, je serais capable de leur dire : « Ben alors, vous avez le droit de rire, vous savez ? ». Non, moi, j’admire les gens capables de s’exposer comme ça, sur scène, de jouer un spectacle d’une heure à une heure et demi en étant tous seuls sur scène. Etre actrice (ou comique), c’est un métier… Et c’est clairement pas le mien (même si je suis pas timide et super drôle, mouarffff !)

id= »radioblog_player_0″ bgcolor= »#ECECEC » allowscriptaccess= »always » src= »http://stat.radioblogclub.com/radio.blog/skins/mini/player.swf » type= »application/x-shockwave-flash »>

La malédiction de l’’accordéon

A ma naissance, des fées se sont gentiment bercées sur mon berceau, faisant de moi une fille canon, intelligente, drôle et pi tout ça (et modeste, of course). Mais évidemment, tout ne pouvait pas être rose : toutes ces qualités concentrées sur une seule fille, ça n’était pas possible. Alors la méchante fée Grognassia se pencha aussi sur mon berceau et m’affubla d’une terrible malédiction, celle de l’accordéon. Ou comment ne pas pouvoir prendre le RER ou le train sans me prendre un accordéoniste au talent douteux.

 

Tout commença à Toulouse en juin 2003, d’après mes souvenirs. A l’époque, je passais mes journées chez moi pour préparer mon concours de journalisme. En gros : matin, lecture de la presse, après-midi, anglais et culture G. Or j’habitais au dessus d’un carrefour agrémenté de feux rouges. Il faut savoir qu’à Toulouse, au feu rouge, c’est comme dans le métro parisien, il y a une tribu étrange qui fait des choses pour gagner de l’argent. Donc, moi, dans ma grande chance, j’ai hérité de l’accordéoniste. Dès 7h30 le matin jusqu’à 18h (au moins), j’avais donc droit à la même mélopée. TOUTE LA JOURNEE !! Toujours le même refrain, imaginez ! Du coup, dès 7h30, j’étais devant mon ordi avec mon café et mon casque sur les oreilles pour écouter une musique que j’avais choisie et non qui m’était imposée. Heureusement pour moi , il a fini par être dégagé par un gang de laveur de pare-brise. Au moins, eux, ils font pas de bruit.

Seulement, les accordéons sont partout, si, si, si. Surtout dans mon wagon de métro ou RER. Vous vous souvenez la pub pour je ne sais plus quel opérateur téléphonique qui montrait une nana dans le métro qui se retrouve à côté d’un accordéoniste et qui tire une gueule pas possible « une minute, c’est long ». Ben, ça, c’est ma vie. Par exemple, y a 15 jours, j’avais une réunion de travail avec le scénariste de Modo. Je monte dans le train, je m’assois sur un strapontin avec mon livre, tout va bien. Mais là, làààààààààààà ! C’est le drame. Un accordéoniste monte pile sous mon nez dans la rame et commence à jouer. La prochaine gare est à 10 minutes, je vais mourir ! J’essaie de me concentrer sur ma lecture mais c’est pas forcément évident non plus… Heureusement, mon rendez-vous m’a appelée, j’ai eu une bonne raison de partir à l’autre bout du wagon sans paraître impolie. Mais bon, c’était pas l’idéal non plus. Du coup, j’étais toute perturbée et en sortant du train, je suis allée droit vers un mec chelou, pensant que c’était Gildas mais Dieu merci, c’était pas lui. Non parce que le mec, il comprenait rien à ce que je lui disais et me regardait étrangement, genre je suis une extraterrestre qui essaie d’entrer en contact avec lui.

Jeudi dernier, ça recommence. Je vais à mon entretien, bouquin, tout ça. Je suis tranquillement en train de lire quand un accordéoniste monte (bon, sur cette ligne, j’ai le choix entre ça ou les nanas qui chantent des chansons en espagnol avec une voix nasillarde). Et bordel, c’est reparti. A chaque arrêt, je retrouve ma foi en Dieu et prie très fort pour qu’il descende AVANT le terminus. Non mais comment vouliez-vous que je sois parfaitement concentrée sur mon foutu questionnaire après ça ? Bon, ok, je me cherche des excuses, là.

 

Alors n’allez pas croire que je déteste l’accordéon. Ce n’est pas mon instrument préféré (et de très loin) mais ça peut être bien quand on sait parfaitement en jouer. Mais sinon, c’est chiant, surtout quand on entend la même chanson, touuuuuuuuuuuuuuuute la journée. Foutue malédiction !