Publier un article ou pas ?

Bon, aujourd’hui, je me suis posée la question : dois-je publier un article en ce dimanche 24 décembre alors que je sais d’expérience que la plupart d’entre vous ne viendront pas par ici, trop occupés à faire des repas de famille et tout ça. Bien sûr, ce n’est pas un reproche. Moi même, ce soir, en compagnie de mes géniteurs, je vais m’en foutre plein la panse.

Alors donc, est-il utile de publier quelque chose aujourd’hui si personne ne vient le lire, de griller un super article qui va te faire mourir de rire alors que tu ne viendras pas ? Mais d’un autre côté, est-il juste de punir ceux qui viendront quand même, comme un artiste qui ne donnerait pas tout ce qu’il a sous prétexte que la salle n’est pas pleine ? Bon, comme tu es en train de lire ces quelques lignes, lecteur, t’as compris que je t’avais pas oublié, méprisé, non. Voici donc l’article du jour. Cette année, je te raconterai pas les Noël de mon enfance parce que je l’ai déjà fait l’an dernier et que je n’ai vécu qu’une enfance. Je pourrais inventer des Noëls que je n’ai pas eus mais j’en vois pas bien l’intérêt. Et puis en plus, tout le monde te parle de Noël alors moi, je veux faire autre chose.
Bon, alors, de quoi vais-je te parler ? De sexe ? Bah, non, pas envie. De toute façon, moi, je pourrai pas en avoir avant le 04 janvier donc je conchie tout ceux qui vont brouetter entre temps. Je pourrais râler après la SNCF mais je le fais quasiment à chaque fois que je prends le train donc on va arrêter. Aaaaaaaaah, je sais ! (nous en sommes à la ligne 21 et je trouve enfin de quoi je vais parler, bravo !). Je vais te parler des trois chats qui cohabitent actuellement dans cette maison.
En un, nous avons Kenya. Tu la connais, c’est la bestiole qui partage mes jours et mes nuits. Maintenant, c’est une grande donc elle ne fait plus de conneries et se montre plus calme qu’avant. Genre je me pose et j’observe. Elle fait ça quand j’ai du sexe aussi mais là, j’aime moins, si elle pouvait mater autre chose pendant ce temps, ce serait sympa quand même. Donc Kenya, vraie petite princesse qui fait tout avec grâce et délicatesse, du moins quand on la regarde. En deux, nous avons Clio, la chatonne de mes parents. 7 ou 8 mois au compteur, un vrai chat de gouttière. Toujours en train de fureter à droite, à gauche, adorable, elle a une super tête, elle est trop mignonne. Donc Kenya et elle ne s’aimaient pas au départ, enfin, surtout Kenya, elles se battaient mais maintenant, ça va, elles se sont reconnues et jouent à se battre (mais comme ça ne miaule ni ne souffle, on sait que c’est pas vrai). Puis hier est arrivé le petit dernier, le chaton de 6 mois de ma soeur, Carambar. Lui, c’est un vrai petit écureuil, il saute partout, marche en équilibre sur la rambarde d’escalier… Bref, le chaton hyperactif. Mais comme c’est le petit dernier et le seul mâle, en plus, les deux autres n’arrêtent pas de lui souffler dessus, Kenya lui a même collé une tape ! Donc pour le moment, c’est les deux grandes contre le petit. Quoi que Kenya laisse les deux jeunots se débrouiller entre eux et les observe de loin… Trop maligne ma Kenya ! Le problème, c’est qu les deux aînées adoooooooooorent dormir dans ma chambre… Je dirais même sur mon lit. Bon, j’ai récupéré un lit deux places depuis ma dernière excursion mais Clio a un peu tendance à me dormir dessus, quand même… Et du coup, cette nuit, j’avais Kenya sur le lit et les deux autres dessous en train de se chamailler. Yeah ! Maintenant, les alliances ont un peu changées, Carambar et Clio sont inséparables, Kenya ne supporte toujours pas le petit. J’imagine ce que sera les noëls dans quelques années, quand ma soeur et moi ramèneront nos enfants plutôt que nos chats… Quoi que non, on ramènera le tout, avec nos compagnons aussi. Bref, j’imagine nos enfants, cousins, se retrouvant chez papi-mamie. Et forcément, il aura des alliances entre eux. Frères-soeurs contre frères-soeurs, garçons contre filles, aînés contre cadets? Ça va être folklo ! Enfin, déjà, avec les chats, c’est super animé dans la maison et on rigole pas mal à voir qui souffle qui, qui joue avec qui, qui castagne qui (qui dérape sur le carrelage et se mange un mur ou une porte)… On en a toujours un par les pattes, mais aucun chat n’a été écrasé pour le moment par un pied étourdi. Maintenant, je me demande ce que la séance d’ouverture des cadeaux va donner lundi avec nos trois acrobates… Un grand moment, certainement !

Meetic

(Troisième sketch de mon one woman show que je jouerai jamais mais ça m’éclate de l’écrire quand même)

Bon, tel que vous me voyez là, je suis célibataire. Bon, alors, j’ai beau me dire que c’est pas grave, on me fout la pression quand même. Genre, ma meilleure amie : « Il serait temps que tu te trouves un mec, tu vires aigrie », ma grand mère : « alors, c’est quand que tu nous présentes ton jules ? ». Ma tante : « Alors, c’est toi la prochaine à te marier ! ». Ma mère : « t’es sûre que t’es pas lesbienne ? ». Non mais oh, je fais ce que je peux ! L’amour, ça se trouve pas comme ça, d’un claquement de doigts. Je vérifie, tous les soirs, qu’il n’y a pas un beau mec caché sur mon lit et ça n’arrive JA-MAIS. D’un autre côté, un inconnu sous mon lit, je suis pas sûre de bien le vivre sur le coup.

meetic

J’ai donc décidé de prendre mon destin en main. Comme j’ai compris que je ne trouverai pas l’amour au boulot, à moins de devenir sourde et aveugle, l’amour, je le trouve là où il se présente, sur meetic. (S’asseoit et tapote sur un ordi). Alors, je tape ce que je veux comme mec, voyons voir… Brun, grand, athlétique, les yeux bleus, parlant anglais, russe et croate, bac+5 et plus, riche… Oh, ça va, puisque je peux choisir, je vais pas prendre un smicard ! Vous avez le choix entre Brad Pitt dans un château ou le mec qui zone toute la journée au PMU, on sait tous quel choix vous allez faire. Bon, hop, je rentre tout ça et… aucun profil ne correspond à ma demande. Bon, je crois que je suis trop exigeante, là… Bon, on va regarder ce qu’il y a dans ma ville, pour voir. (montre son écran avec son doigt). Non… Non… Non… Ahahahahah, non ! Ah, lui, il est mignon. Ah, il est en ligne, je vais passer sur sa page et attendre qu’il me contacte sur le chat. Oui, meetic, c’est comme dans la vie, c’est à l’homme de nous courtiser, faut pas déconner non plus. Bon… Ah, j’ai un message sur le chat, gagné ! Ah non, c’est pas lui, c’est qui qui me parle ? Raymond, 57 ans… « Est-ce que tu veux faire l’amour ce soir ? ». C’est une blague ? Alors que les choses soient claire, je n’ai rien contre les quinquas, mes parents le sont, justement… Mais avoir des relations sexuelles avec un gars qui aurait pu être dans le berceau voisin de mon père, c’est complètement impossible…Bon, je vais lui répondre (tapote) « Non, mer-ci, je-ne-suis-pas-in-ter-res-sée ». Ah, il me répond : « t’es frigide ? ». Mais c’est quoi ce site ? Pervers.com ? Bon, je ne lui réponds plus, ça ne sert à rien. Ah, en voici un autre : 29 ans, bac+5. Bon, y a pas sa photo donc à priori, ça veut dire qu’il est soit moche, soit marié, soit qu’il n’a pas 29 ans… Voire les trois en même temps. Bon, il me demande gentiment comment ça va, répondons lui. (tapote)« Ça va et toi ? ». Il me répond : « Oui, c’est quoi ton prénom ? ». Ouh, je sens la conversation passionnante, là. Bon, je vais lui répondre, on ne sait jamais. Il veut savoir mon âge, maintenant… (tapote)« C’est écrit sur mon profil, tu sais pas lire ? ». Non mais on va pas lui mâcher le travail, non plus ! Ah, il me répond : « quelle est la taille de tes pieds ? ». Hein ? C’est quoi cette question ? Il est podologue ou quoi ? (soupir) Bon, répondons lui, on sait jamais… Des fois que j’ai besoin d’aller chez un podologue, un jour. Il me répond : « j’adorerais te les lécher ». Bon, ok, on passe au suivant.

Bon, bonsoir, ça va, oui, début classique. Il me demande ce que je fais dans la vie… Des fois, je me demande à quoi ont servi les 15 minutes que j’ai prises pour remplir mon profil… (se lève). L’autre soir, j’ai discuté avec un homme : il était beau, il était drôle, il m’a parlé de Mozart et de villa en Toscane, de couchers de soleil, d’escapade à Venise et d’aurores boréales. Moi, j’étais toute émoustillée, je m’imaginais cheminer main dans la main avec ce poète cultivé, homme de goût… La preuve, il me drague. Je croyais l’avoir trouvé, l’amour, le vrai. Il m’a demandé un rendez-vous, j’ai accepté. Il était beau sur sa photo, on aurait dit Sean Connery, jeune. Je vous rappelle que je refuse de tomber amoureuse de gens ayant l’âge de les parents ou plus. Donc je l’imaginais, arriver dans son manteau long, une écharpe négligemment jetée autour du cou, l’œillade irrésistible, un sourire à faire fondre la banquise. Oh Sean, je suis à toi, épouse-moi, prends-moi, fais de moi ta chose ! Donc, j’étais là, dans la rue, je l’attendais mon Sean Connery, la tête pleine de rêves ! Il est arrivé et là, et là… C’était plus Sean Connery mais Mister Bean… J’ai un peu déchanté quand même mais sur le coup, je me suis dit : « c’est pas grave, il a la beauté de l’âme… ». Mais quand au bout de dix minutes, il m’a demandé si on allait directement à l’hôtel, j’ai compris que la beauté de l’âme non plus, il ne l’avait pas !

Bon, y en a qui trouvent l’amour par meetic, quand même, faut pas exagérer. C’est pas parce que moi, je suis mal tombée que c’est le cas de tout le monde. Et puis meetic a un côté positif quand même : c’est de la drague lourde comme en boîte mais là au moins, personne ne vous met la main au cul…

Noël, ça pue

Souviens-toi, lecteur, comme c’était cool Noël quand on était petits. Noël, c’était le sapin et la crèche faits par papa-maman, et des cadeaux apportés par un vieux monsieur qui fait le tour de la Terre super trop vite sur son traîneau tiré par des rennes. Ouais, logique : quitte à inventer un personnage qui vole dans le ciel, on prend des rennes, animaux non volants, pour traîner son traîneau, tant qu’à y être. D’ailleurs, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi des rennes, ce serait sympa.

Bon, bref, au début, Noël, c’était bien. Puis, il y a 19 ans (bim, dans ma gueule !), j’appris un jour de je sais pas quel mois qu’il n’y avait pas plus de vieux monsieur qui vole dans les airs sur son traîneau et passe par les cheminées que de petite souris amatrice de mes dents et qui me file de la tune ou de cloches qui volent en crachant du chocolat. Ouais, ok, en y repensant 30 secondes, c’est clair que c’était pas crédible. Bon, pendant quelques années, encore, j’ai eu droit à de vrais Noëls de gosse, puisque je n’avais pas d’argent de poche et que ma sœur croyait encore au Père Noël mais est arrivé le Noël où il fallut faire des cadeaux. Les acheter. Aller dans des boutiques pleines de gens aussi pressés et excédés que moi pour trouver LE truc qui fera plaisir. Alors ne vous méprenez pas, j’adore faire des cadeaux, avoir des idées et tout. Par exemple, cette année, j’ai eu une idée super top pour Yohann, mon presque frère, mais comme je le soupçonne un peu de lire ce blog, je vous le dirai après Noël, pour pas gâcher la surprise.

En général, on agit ainsi : Alice, Yohann et moi, on fait le cadeau des parents, Yohann et moi celui de ma sœur, Alice et Yohann le mien, Alice et moi celui de Yohann, j’en fais aussi un aussi à Anthony, le copain de ma sœur, à Anne, ma meilleure amie depuis toujours et à mon chéri quand j’en ai un. Bon, donc, tout cumulé, ça fait facile une dizaine de trucs à acheter. Alors, il y a deux types de cadeaux, les « on sait ce qu’on veut et c’est cool » et les « bon, on va traîner dans les magasins, des fois que l’inspiration soit cachée sous une assiette ». Cette année, globalement, coup de bol, on a été dans le premier cas, ce qui fait que j’ai commencé mes achats hier à 10h39 et que je les termine demain vers 17h. Et encore, il me manque juste un truc pas essentiel sinon, j’ai tout. Mais ce fut galère. Déjà, hier, j’ai entrepris d’aller à la FNAC pour acheter une tablette graphique pour mon papa. Bon, j’avais bien mes lunettes sur le nez mais comme j’étais pressée (j’allais voir Anne après) et qu’il y avait du monde (non mais c’est pas un endroit pour téléphoner, la FNAC, surtout que les gens qui font ça, ils s’arrêtent toujours pile devant le rayon qui m’intéressent !), je vais voir direct le vendeur. C’est hallucinant la côte que j’ai auprès des vendeurs FNAC, quand même. Par exemple, l’autre jour, alors que j’étais avec un pote, je me suis faite dragouiller, c’était marrant. Je venais de passer une folle nuit de passion (mais vous saurez pas avec qui parce qu’il est tout timide. Mais je place quand même le fait que j’ai eu deux nuits de folle passion la semaine dernière et toc !) avec un charmant jeune homme donc j’étais très guillerette. J’aborde le vendeur photo pour lui demander où je peux trouver un stylet pour retoucher les photos « Non, ça n’existe pas, ça, mademoiselle, ça doit être une tablette graphique que vous cherchez ». Bon, je rougis un peu, je le remercie et lance une blague sur l’affluence, genre « y a du monde, aujourd’hui, mais que se passe-t-il ? Ahahah ! Y a une remise de 50% sur tout le magasin ?

– Si c’est le cas, je vous invite. Juste, vous, mademoiselle. »

Sympa pour le pote qui m’accompagnait, tiens ! Un autre m’avait fait ça quand j’étais avec Gauthier, je lui avais fait remarquer après coup : « Non mais il est gonflé, t’aurais pu être mon mec !

– Nina, j’ai acheté le calendrier des Dieux du Stade, le Gay Vinci Code et un DVD de Mylène Farmer ! »
Ah ok…

Don, revenons en à mon vendeur FNAC, d’hier : ma tablette, elle n’y est plus, y a la version à 60 euros, soit le double de celle que je veux. Ben nan ! Pas grave, je la trouve à une autre FNAC. Pareil pour le scrabble de ma sœur (oui, ma sœur voulait un scrabble…), je vais dans un magasin de jouets, je pleure sur les playmobils (et là, je réalise que ça fait plus de 10 ans que j’en ai pas achetés et que ceux que j’avais n’existent plus) et je ne trouve que la version deluxe du dit jeu : 60 euros ! Bon, ok, on va aller ailleurs.

Bon, maintenant que les achats sont faits, reste le plus pénible : les papiers cadeaux. Je suis nullissime en la matière donc, cette année, j’ai décidé de cacher ma nullité en faisant des papiers cadeaux originaux : à la place des rubans, je vais mettre des bas et des chaussettes pour rappeler un peu le côté « on met les cadeaux dans les chaussettes ». Je suis trop fun comme fille, y a pas à dire ! Je vous mettrai une photo plus tard si vous voulez.

Bref, depuis deux jours, je touche plus pied par terre, je suis épuisée, agacée par la foule, par les gens qui savent pas conduire, ceux qui ne trouvent pas leur carte bleue à la caisse, ceux qui payent en liquide, ceux qui demandent des trucs à la con au vendeur à qui je veux, moi aussi, poser des questions, ceux qui essaient de me gruger (mais qui n’y arrivent pas)… Et en plus, tout le monde me saoule avec les gens de Noël, la pub Kinder est encore plus affreuse que les années précédentes… Et pour couronner le tout, chaque année, on a une catastrophe de Noël. Ca aurait pu être ma journée merdique de lundi mais y a pire : Anthony est coincé sur Paris, il pourra pas redescendre. Ma sœur est donc totalement déprimée, je sais même pas si je lui emballe ses cadeaux ou pas…

Je vous le dis : Noël, ça pue (mais lundi, quand j’aurai eu mes cadeaux, ça ira mieux !)

 

Petits conseils pour mâles en chasse sur meetic (et autres)

Messieurs, des fois, je vous maltraite, je vous taquine et je m’en excuse. Alors pour me faire pardonner (parce que je vous aime bien), je vous donne quelques tuyaux pour vous faire remarquer dans la jungle meeticienne (ou tout autre site du style). Parce que voilà, quand on est une fille sur ce genre de site, on est hyper sollicitées donc, forcément, on se montre sélectives.

Toi, homme, tu as décidé de prendre ta vie amoureuse en main et de te trouver une moitié sur le net. Déjà étape 1 : le pseudo. Alors si tu veux faire de l’humour, assure-toi que ce soit vraiment drôle sinon, ça va faire fuir. Lucie me fait la liste détaillée des pseudos qu’elle trouve ridicule et figure-toi que je partage son avis. Tu évites les trucs du genre « tuningforever », « Zidaneestleroi » ou je sais pas quoi d’autres… Déjà, tu as une rubrique exprès pour étaler tes passions, ne le fais pas en pseudo non plus. Ah et tant qu’à faire, évite les « trobogoss » « jesuisuperbeau » et compagnie. Déjà, j’aime pas les prétentieux et tu me permettras d’en juger par moi-même. Surtout qu’en général, je

veux pas dire mais ceux qui s’appellent comme ça ont vraiment des tronches de cake. Enfin, j’aurais tendance à te dire d’éviter les Pierre238, Luc3527 ou Petitcoeur56. Comment tu veux sortir du lot si tu affiches dès le départ que des tas de gens ont le même pseudo que toi ?

 

Ensuite, tu remplis ton profil. Alors, j’aurais tendance à te conseiller de dire la vérité. Bon, tu peux te rajouter un centimètre ou deux, prendre ou perdre un kilo ou deux mais pas trop quand même. Parce que je vais te dire, si tu rencontres une nana, que tu lui as dit que tu avais 27 ans, aux cheveux longs et que tu faisais 1m85 et que la nana se retrouve face à un quinqua à moitié chauve d’1m65, elle va se casser. Faudrait voir à pas trop nous prendre pour des connes. Pareil pour tes loisirs, dis pas que tu es un fana de littérature si tu crois que Proust est un pilote de Formule 1 au nom mal orthographié. Parce que moi, personnellement, si je vois qu’un mec partage le même loisir que moi, forcément, je vais lui en parler…  

 

Puis arrive la question de l’annonce. Que mettre, que mettre ? Alors bannis de suite les « je cherche la femme de ma vie, j’espère que c’est toi » parce que ça fait un peu 150 fois qu’on voit ça. Evitez aussi de citer des paroles de chansons parce que moi, une annonce de type : « Je ne dirai qu’une chose : je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai (Cabrel) ». Parce que même si vous avez l’honnêteté de citer votre source, moi, le mec qui ne met que ça en annonce, ça pue le type qui n’a aucune personnalité et n’est même pas foutu de définir ce qu’il veut ou non. Bon, ok, l’exercice de l’annonce est difficile et peu de nanas la lisent mais quand même, un peu d’efforts, merde. Il faut privilégier l’humour. N’hésite pas à te montrer exigeant dès le départ : si tu cherches un type particulier de fille, fais le savoir, ça fera gagner du temps à tout le monde. Et évite les fautes d’orthographe ou, pire, le SMS. C’est une langue que tout le monde ne parle pas…

 

Bon, après, le choix de la photo. Alors tu étais peut-être très beau cet été sur la plage, torse poil et bronzage impecc mais peu de filles cherchent un Aldo Maccione. Ça marchera si tu veux juste baiser mais si tu cherches la femme de ta vie, mets des photos qui ressemblent plus à ton toi de tous les jours. Oui, DES photos, j’insiste sur le pluriel parce qu’une photo où le mec est super beau, me demande si y a pas un peu tromperie sur la marchandise, tu vois ? Genre « c’est la seule photo où je suis potable, depuis, j’ai pris 10 ans et 30 kg ». Evite les photos de type identité, aussi, les femmes recherchent rarement des employés sur meetic. De la même façon, tu trouves peut-être que tu étais sublime, déguisé en John Travolta dans la fièvre du samedi soir à l’anniversaire de ta cousine mais en fait, non. Sois toi, bordel, montre toi tel que tu es tous les jours !

 

Bon, voilà, ton profil est tout beau, maintenant, à la chasse. Alors, tu as à ta dispo un outil génial : le mail. Mais alors ça aussi, ça se maîtrise. Le copier/coller, j’aime
pas. Bon, on va me dire : « ouais mais pour 50 mails envoyés, y a une réponse alors à la guerre comme à la guerre ». Sauf que ça sert à quoi que je me fasse chier à faire une annonce pour sortir du lot si le mec envoie tellement de mails que je suis même pas sûre qu’il ait lu mon profil ? J’en ai reçu un, comme ça, une fois, le mec disait clairement « oui, je fais du copier /coller mais après, si tu me réponds, je ferai l’effort de ne parler qu’à toi », un truc du genre. Bon point. Sauf que quand je vais sur son profil, je vois qu’il a reçu 250 visites en 24h donc l’envoi est tellement massif que j’ai pas envie de lui répondre. Après, il faut comprendre qu’un mail, c’est pas un chat. Sur le site de l’Obs, y en a un qui m’a envoyé en tout une demi-douzaine de mails qui disaient « bsr » ou « bjr ». Non mais il pense sérieusement que je vais répondre ? Alors à force de recevoir des trucs comme ça ou des « coucou, ça va ? », j’ai mis comme annonce : « moi, ce que j’aime dans la vie, c’est recevoir des mails de plus de trois mots ». Joueuse, je suis. Donc pas la peine d’en faire des caisses mais montre que c’est la fille qui t’intéresse, pas n’importe laquelle dans le lot.

 

Ensuite, le chat. Pareil, soigne ton approche. Une fille sur meetic peut avoir une dizaine de chats simultanés donc si tu attaques par un banal « bonsoir », t’as intérêt à être le sosie de Brad Pitt pour qu’elle réponde. Une petite blagounette, un petit « j’ai vu sur ton profil que… », un truc pour montrer qu’elle t’intéresse et que tu as envie de la découvrir. Et surtout, évite les « je cherche une fille à qui faire l’amour, intéressée ». Moi, j’aime bien que les gens se présentent avant de m’annoncer qu’ils veulent me brouetter. La politesse n’a jamais tué personne !

 

Enfin, voilà, je crois qu’en tant que fille, ce qui me plaît chez un meetic boy, c’est la personnalité. En gros, je veux pas d’un mec qui n’a rien à dire d’original parce qu’au fond, il veut juste tirer son coup, peu importe la nana derrière.

Quand la lose est en toi

Y a des jours où j’adore ma vie et d’autres où j’aimerais bien être une autre, juste le temps que cette foutue malédiction qu’un connard (ou une connasse) m’a jetée me lâche les baskets trente seconde. Exemple de journée où j’ai envie de massacrer quelqu’un : lundi 18 décembre.

Tout commence à 2h15 du matin, alors que j’allais aller me coucher. J’étais en train de tapoter joyeusement sur mon ordi des conneries pour le blog quand soudain, j’entends un bruit étrange du type « krzzzzzzzzzzt ». Avant de gueuler sur Kenya (oui, en général, c’est elle qui fait les conneries chez moi), je regarde autour de moi et là, je remarque que la loupiotte de mon disque dur externe est éteinte… et c’est pas normal. Et là, je me souviens que j’ai transvasé tout mon press book dessus la veille et que je l’ai effacé de mon ordi après… Bon, j’ai les trois quart en version papier mais j’ai pas les articles faits pour DRH choupinou mais surtout faits pour l’asso avec qui je ne suis pas vraiment en bon terme vu qu’ils se foutent de ma gueule, je crois. Panique à bord, ma gorge se serre, grosse envie de pleurer. Je touche le DDE (disque dur externe), il est chaud mais pas bouillant. Je débranche, rebranche : rien. Ok, je vais attendre un peu. Je poste un message d’aide sur le blog, écrit un mail catastrophiste à Gildas, pote informaticien (entre autres) puis j’essaie d’aller me coucher mais autant vous dire que j’ai pas du tout sommeil. J’en profite donc pour démonter mon DDE, rien n’a visiblement cramé donc je sais pas d’où vient le problème. Je le rebranche pour voir, je le reconnecte à mon pc, des fois que ce soit juste la diode qui merde. Et bé non. Bon, pas de panique, dors, tu verras demain.

Le lendemain (tum tum tum), je vais sur mon blog et un lecteur (Cédric, pour ne pas le nommer) me suggère d’utiliser « recover my files » comme logiciel, je m’exécute et il me retrouve plein de docs, je suis sauvée ! Sauf que non, en fait car quand je veux les sauver à nouveau, il me demande de payer. Ok, je vais payer, me fais pas chier ! Je clique sur le bouton « buy now » (acheter maintenant, je parle trop l’english moi) mais voilà, le site refuse de se charger. Or il est 12h, mon taxi passe à 13h pour m’amener à la gare. Un taxi ? Mais oui parce qu’évidemment, ces connards de la SNCF font grève depuis une semaine et le seul train qui peut m’amener à Montparnasse part à 12h… Ce qui fait que j’y serai au plus tard à 12h45 pour un train partant à 14h10. Alors poireauter une heure en gare, en soi, ça me dérange pas… Sauf que j’ai Kenya et que je peux pas lui infliger ça ! Donc, je réserve un taxi. Mais revenons en à mon logiciel, j’ai pas fini. Donc je dois acheter le logiciel et le site refuse de s’ouvrir. Ok, tu l’auras cherché, téléchargeons un crack. Emule étant un système P2P définitivement mort, je me rabats sur bittorrent qui refuse de télécharger ce que je lui demande. 12h15, je vais commettre un meurtre. Bon, je force le logiciel à prendre mon téléchargement, je pars en courant retirer du fric pour le taxi et je retire mes billets à la gare. Evidemment, la connasse devant moi ne sait pas utiliser la machine et met deux heures à retirer ses billets. 12h46, je suis chez moi. Valise prête, sac prêt, me reste qu’à mettre Kenya dans sa panière et régler mon souci de recover my files. Evidemment, bittorrent n’a rien téléchargé. J’essaie de fermer le logiciel qui m’informe que si je fais ça, je perdrai tout ce qu’il m’a retrouvé. Merde ! Ok, tant pis, je vais mettre l’ordi en veille pour les 15 prochains jours, ça fait chier mais là, j’ai plus le temps.

Je mets Kenya dans sa panière (dont j’avais perdu la grille que j’avais posé sur le four mais blanc sur blanc, sans lunettes, je la voyais plus) et je commence à transhumer mes affaires vers le trottoir. J’ouvre la porte et je donne un coup un peu violent dedans au passage. Clac ! Oh putain ! Ce clac indique que la porte a joyeusement frappé le disjoncteur et coupé l’électricité dans mon appart. Donc mon ordi en veille, coupé, mes fichiers retrouvés, définitivement perdus. A ce moment précis, j’hésite à m’asseoir par terre et à pleurer mais je n’ai pas le temps : le taxi. J’arrive sur le trottoir et constate que ma rue, en sens unique, est coupée plus haut par un camion stationné en plein milieu pour travaux. Bon, là, j’ai définitivement envie d’être un autre, au moins le temps que la journée se termine. Heureusement, mon taximan est intelligent, il prend la rue à reculons et se pose devant chez moi pile à l’heure. Me voilà à Montparnasse une demi heure plus tard. Je tiens à remercier les taxis bleus qui ont été les seuls à la hauteur dans cette journée merdissimale, merci beaucoup. Ouais, je suis une rebelle, je fais de la pub. Arrivée à la gare, je me bats avec la poignée de ma valise à roulettes. Vous savez, l’espèce de bras qui se tire pour qu’on puisse la faire rouler ? Ben, le mien est mort et ma valise est quand même lourde mais à force de tirer, j’y arrrive. Je fais la queue au seul guichet ouvert ou à peu près de la gare pour acheter les billets pour mon chat. Là, je me mets à penser beaucoup de choses de la SNCF et je préfère ne pas retranscrire vu qu’il n’y a que des insultes.

Bon, me voici sur le quai. Je fume ma dernière clope (et oui), je m’installe dans le TGV tout beau tout neuf, j’ai une banquette pour moi toute seule, cool. On part et là, c’est reparti, Kenya est malade, ça faisait longtemps ! En fait, je crois qu’elle supporte pas le TGV car en Corail, c’est toujours nickel. Donc je suis en train de me résoudre à ne plus jamais prendre le TGV pour rentrer chez moi. J’ouvre sa cage pour la nettoyer un peu, ça pue la mort là-dedans, je suppose qu’elle a pissé, en plus. Au moment où elle vomit, j’esquive sa mixtion par un merveilleux déhanché… Voilà comment j’ai niqué la moquette du TGV.

Arrivée à la gare, je trouve la voiture de ma maman mais point de génitrice à l’horizon. Je l’appelle « t’es oùùùùùù ? ». Elle est au resto face à la gare, tenu par des amis. Elle me demande de la rejoindre mais j’ai à ma droite une valise qui est définitivement morte, à ma gauche une Kenya qui pue, sur le dos un sac avec un ordi portable et des livres, autour du cou mon sac à main… Ben non, je bouge plus ! Et c’est là que j’appris plus tard que si j’avais traversé, j’aurais gagné une coupe de champagne. Il ne me sera donc rien épargné ?

Je me demande si c’était le bon jour pour arrêter de fumer? Heureuse compensation : j’ai retrouvé mes lettres du lycée mais j’hésite à les publier ici parce qu’à 16 ans, j’étais vraiment trop conne. Je me demande même comment j’ai pu avoir des amis…

 

L’éternité et douze mois

Par Marine

Toujours dans l’air du temps, à savoir Noël et la nouvelle année, voici un petit article tout sucré, pour vous, chers amis. Après le bilan de Lucie, et en attente du bilan de Nina, je vous propose une méthode intéressante de bilan. Parce qu’un bilan, ça se fait pas comme ça, non non. Il faut réfléchir à la méthode adoptée, à la procédure qu’elle recouvre etc. Aujourd’hui, je propose : où étions nous il y a exactement un an? Où sommes nous aujourd’hui? Que pouvons-nous en déduire de l’évolution de notre vie.

Nous sommes donc fin décembre. Où étais-je l’année dernière, au même moment?
Dans mon lit.
Enfoncée dedans, sous la couette.
De temps en temps, je risquais mon nez dehors pour aller boire avec tout ce qui se fait de connaissances pour oublier. Pour me saouler avec des boissons et les saouler avec des paroles.
Et puis aussi, j’allais sur Internet. Pour me changer les idées. Pour trouver un horoscope qui me dirait que ça passerait, et un psychotest qui m’annoncerait qu’il allait revenir et que ça allait être l’amour, l’eau fraîche, ses yeux dans les miens et le bonheur. Alors d’une, les horoscopes m’ont dit que j’allais avoir la baracca à partir d’octobre 2006, excusez-moi si je suis vulgaire mais pas l’ombre d’une couille à l’horizon depuis au moins le mois d’août. De deux, les psychotests ne m’ont pas répondu ce que je voulais entendre puisque tous claironnaient que c’était fini fini. Mais eux au moins, ils disaient la vérité. Puis j’ai entendu parler des blogs. Alors je suis allée voir. Sur la plateforme over-blog, le premier référencé s’appelait « vingtenaires ». Amusant. Je me suis dit que c’était ma tranche d’âge, alors j’ai voulu lire. Tu parles Charles. Que des meufs ou des pédés. C’était pas là que j’allais rencontrer des hommes susceptibles de me faire oublier mon Guillaume à moi – donc pas Guillaume 4, mais plutôt Guillaume M, avec un M comme Marine. Nous sommes en décembre 2005, je m’appelle Marine Alloys et je suis vouée à mourir seule, dévorée par les cafards et les rats.

Alors en cette fin d’année, je dresserai pas un bilan complet de mes états d’âme ou de mes succès et échecs de l’année. J’étais seule il y a un an. Et désespérée. Aujourd’hui, je suis seule. J’ai des toiles d’araignées sous la jupe tellement j’ai été sexuellement inactive -purée, j’espère que je me ferai pas punir par le Père Noël quand même.

Donc en apparence, rien n’a changé. Je suis toujours derrière un bureau, à travailler les mêmes choses et j’ai les mêmes amis. Enfin non, pas tout à fait. J’ai pas eu d’amoureux cette année. Mais mon frêle petit coeur a été plus mis à rude épreuve que n’importe quand auparavant. Il a battu, il s’est emballé, il s’est flétri, il a gambadé, il a voyagé… plus qu’avant. L’année dernière, j’étais prête à me faire nonne. J’envisageais 2006 dans une petite boîte. Où je croupirais seule. Déprimée. Que des plans d’un soir, ou des tarés affectifs. Si c’est ça les hommes, ben moi j’arrête. Douze mois après, dans mon célibat le plus forcené, j’envisage 2007 avec enthousiasme. J’ai vu un mec qui me plaisait… voire deux… Ca peut sembler n’être rien, et pourtant… pourtant le monde me semble moins cloisonné, nous sommes moins dans des petites boîtes hermétiques. Guillaume M est un bon copain aujourd’hui, et j’espère qu’il arrivera à trouver sa voie (aux dernières nouvelles, c’était plutôt lui qui était paumé). Les « meufs & pédés » du site number one sur over-blog un an plus tôt ne sont plus number one cette année. Mais ils ont tous un prénom, en plus de leur pseudo.  Cependant que moi, en plus de mon prénom, j’ai pris un pseudo. Enfin, un an exactement après, le monde est à mes pieds et c’est grisant.
Bref, nous sommes en décembre 2006, je m’appelle Marine Alloys et mon dieu mais c’est Noël, et en plus en plus… il y a au moins une année pleine qui s’ouvre à moi!

Ca pourrait être le mot de la fin, mais j’en ai un plus percutant, en fait : merci Nina.

Méga cata

Au secours, mon disque dur externe vient d’exploser, j’ai tous mes documents dessus !! Quelqu’un peut m’aider???

Là, je panique totalement, j’ai viré énormément de documents de mon disque dur hier pour les mettre dessus, j’ai perdu toutes mes archives journaliste, j’avais pas eu le temps de les sauvegarder ailleurs… J’ai envie de pleurer, là…

Petit guide pour blogueurs en mal de célébrité

L’autre jour, je suis allée à la FNAC et, en furetant dans les rayon informatique et communication (c’est pas le même, de rayon), j’ai remarqué qu’il n’existait aucun guide sur les blogs. Alors moi, je vais vous en pondre un, avec tout l’humour et la dérision qui me caractérise. Parce que toi aussi, deviens une star du blog !
modeblogchinestrafp 

Alors commençons par la forme, avant d’attaquer le fond. Quand un visiteur arrive sur ton blog, qu’est-ce qu’il voit ? Le design. Ben oui, il va pas commencer direct par lire,
par être attiré par les mots, ce qui l’attrape, c’est la couleur. Avant ce blog était rose et kitsch mais j’ai arrêté parce que je sais que toi, lecteur, tu es censé lire des trucs pour ton boulot et tu auras du mal à faire croire que sur un site tout rose, tu lis une analyse géopolitique de la situation au Kirghizstan. Enfin, moi, je pourrais t’en parler de la révolution citron, nom donné suite à la révolution orange d’Ukraine et la révolution des roses de Géorgie. Moi, la Slavie, c’est mon trip. Mais bon, c’est pas trop le ton du blog donc respire, je t’en parlerai pas. Du coup, j’ai mis un fond bleu, plus discret, mais qui annonce la couleur puisque c’est quand même un lit défait. Donc imaginons que je suis une lectrice lambda et que je tombe sur un blog où 58 gifs animés me sautent à la gueule tandis qu’un mp3 démarre. Là, si je suis au boulot, je ferme DE SUITE la page. Quand je suis chez moi aussi. Parce que les gifs animés à base de chatons, de nounours et de petits cœurs, ça fait un peu « jeune fille de 14 ans qui raconte qu’elle a trop craqué sur Bryan, son camarade de classe mais qu’elle sait pas trop comment lui dire ». Moi, l’adolescence, j’en suis sortie, la mienne m’a amplement suffi. Quant à la musique, non ! Quand je surfe, il m’arrive régulièrement d’écouter MA musique et mine de rien, j’aime pas qu’on m’impose un titre… Surtout que Jorane se marie mal avec Leslie… Si tu veux faire découvrir la musique que tu aimes, envoie les gens sur ta playlist radioblog ou rajoute un module musique qu’on déclenche que si on veut mais n’impose pas, c’est gentil. A propos d’imposer, la pub, c’est pas top. Surtout si elle clignote ! Ca attire l’œil et du coup, on a tendance à soit cliquer dessus, soit fermer la fenêtre. Pas bon !

 

Bon, arrivons au fond, au texte, à ce que vous offrez. Bon, ce qui marche, c’est la BD : lue en 38s chrono, farpait. Sauf qu’il y a des gens, genre moi, qui savent pas dessiner. Donc on écrit. Idéalement, faut pas que l’article soit trop long mais moi, j’aime en faire des tartines (bien que mes articles aient raccourcis, si si ! On est passé de deux pages word bien garnies à un page et demi, voire une page un quart). Oui, j’aime donner des conseils que je suis pas. Alors donc, je disais : l’article. Déjà, que vont voir les gens en premier ? Le titre, bravo, tu es intelligent, lecteur. Enfin, sauf si y a une photo, dans ce cas, c’est ce qui attire l’œil. Mais c’est pareil que pour le titre : faut rester dans le sujet ! Donc, pour le titre, comme je disais dans un précédent article, il y a deux façons de faire : soit du racoleur (« je suis une chaudasse qui pratique fellation et sodomie ») soit du en lien avec l’article. Bon, des fois, je plaide coupable, j’aime bien mettre un titre un peu racoleur mais rien ne sert de vendre du « rêve » (« jeunes salopes nues ») si on parle ensuite de sa collection de timbres. Parce que oui, ça va attirer les googlonautes qui veulent se palucher mais ils reviendront pas. Or la réussite d’un blog, c’est aussi la fidélisation d’un lectorat ! Après, tu as tout à fait le droit de mettre des mots clés hyper recherchés sur la toile si tu en parles vraiment, c’est pas interdit.

 

Après le contenu. Perso, en tant que lectrice, je dirais que l’entame est hyper importante car c’est ce qui me donne envie de continuer à lire… ou pas. Genre une phrase de 20
lignes avec 3 virgules, même pas je vais jusqu’au bout. Bon la question essentielle est : de quoi parler pour me faire bien voir. Fauuuuuuuuux ! Un blog, on le fait d’abord pour soi, faut savoir être égoïste dans la vie. On peut faire un blog sur sa vie ou ses passions, au choix, voire pour le boulot aussi. Bref, peu importe. Mais il faut se faire plaisir. Je pourrais faire un blog foot ou manga, j’aurais pleiiiiiiiin de visiteurs… Mais qu’est-ce que je m’en tape ! Donc dans ce cas, je ferais des articles médiocres et les visiteurs ne feraient que passer, aucun intérêt. Parce que mine de rien, un article qui vient des tripes, qui vient du cœur, ça se sent. Y a pas de règle en soi, on écrit comme on veut (dans le respect de la langue française, quand même) mais si on ne prend pas de plaisir à écrire, le lecteur ne prendra aucun plaisir à lire, c’est garanti. De toute façon, un blog, c’est un investissement de temps et la première personne qui doit en être satisfaite, c’est son auteur !

 

La prochaine fois, je te parlerai des relations publiques et pi tout ça !

Les jouets de Noël

Comme vous le savez, Noël approche. Oui, vous le savez forcément parce que même si vous êtes pas chrétien, vous avez remarqué les guirlandes qui clignotent, les sapins qui fleurissent au coin des rues, les vitrines qui regorgent de paquets cadeaux… De toute façon, Noël est redevenu une fête païenne mais rassurez-vous, cet article n’aura rien de religieux.

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Donc c’est la période où on erre, solitaires, parmi la foule agressive, à la recherche de nos cadeaux. Moi, je déteste la foule donc je vais faire mes courses idéalement le matin en semaine : les gens travaillent et les chômeurs roupillent, c’est mieux. Bon, cette année, j’ai pas encore commencé (je ferai mes achats à Toulouse, ça évitera que j’explose ma valise) mais il y a une tradition que je m’offre à Noël et que j’adore : errer dans le rayon jouet.

 

L’autre jour, j’étais à Gibert avec Gauthier et on a jeté un œil aux livres pour enfants. Y en avait un top : en gros, il y avait des personnages détachables et quand vous ouvriez le livre, hop ! Un château en papier surgissait et vous pouviez jouer avec les bonhommes en papier. Je trouve le concept génial mais je trouve dommage qu’il n’y ait qu’un lieu dans le livre. Imaginez qu’à chaque page apparaisse un nouveau lieu pour vos personnages en papier… Ca me rappelle quand, petite, j’achetais des espèces de livres avec des mannequins en papier, on avait des habits à découper qu’on mettait aux mannequins avec des petites languettes. A une époque, j’en avais 5, que j’avais prénommées comme ma mère et ses sœurs (qui sont 5 aussi, ça tombe bien). Forcément, comme le papier cartonné, c’est fragile, il arrivait qu’une de mes bonhommettes perde un membre (y en a même une qui a été décapitée !!) donc je les donnais à ma maman qui les réparait et je disais qu’elles étaient à l’hôpital… Ah, putain, c’était bien !!

 

Bon, après, je fus accro aux playmobils. Je me souviens de ma première boîte. En fait, j’y jouais déjà chez mes cousins : cousin n°2 a le même âge que moi donc nous étions un peu inséparables, petits. Et comme il avait un grand frère (cousin n°1), il en avait déjà plein, de playmobils. Donc, un jour, je vais chez le dentiste, j’avais 5 ou 6 ans et c’était la première fois. Comme j’ai été très sage, j’ai donc eu droit à un jouet et j’ai pris une boîte de playmobils avec un toboggan et des balançoires. Et là, je fus accro. Qu’offrir à Nina pour son anniversaire ou pour Noël ? Mais des playmobils bien sûr ! J’en avais plein ! Même que ma maman m’avait fabriqué des plateaux à roulette sur lesquels j’avais mis la maison super grande pour pouvoir jouer des deux côtés et tout… C’était le peton ! Puis, en grandissant, j’ai fini par un peu les délaisser.

 

Mais je garde la nostalgie. Chaque Noël (hop, on revient au sujet initial), je vais errer dans les rayons jouets et j’admire, les yeux plein d’étoiles. Ils sont vraiment beaux les nouveaux playmobils, super bien faits et tout. Des fois, j’ai envie de m’acheter une boîte. Même pas pour jouer avec, juste pour les admirer. Des fois, je rêve d’une grande maison avec une pièce playmobil où j’aurai un espèce de musée rien qu’à moi… Déjà, si je récupère ceux que j’ai dans mon grenier, chez mes parents, mon musée va vite s’étoffer ! Hier, sur le forum, Lo m’a proposé de m’acheter la crèche playmobil, disponible juste aux States, j’ai dit oui, of course ! Après tout, j’ai pas encore de santons ni rien, chez moi, ça sera l’occasion d’avoir une crèche… Et si je faisais toute la crèche, avec tout ce que j’ai déjà ? Ouais bon, ok, va me falloir un plus grand appart !

 

En dehors des playmobils, je regarde les autres jouets et je me dis que tout a changé. En bien ou en mal, je sais pas, ça dépend des jouets. Je trouve qu’il y a des trucs vachement astucieux et bien trouvés dont on ne bénéficiait pas étant petits. C’est normal, la technologie évolue donc bon, les jouets suivent…Ceci étant, je pense que la technologie ne doit pas faire perdre de vue des jeux tout bêtes comme les petits chevaux ou chais pas quoi… Et les cartes, aussi. Moi, petite, j’adorais jouer aux cartes, c’est mon grand-père qui m’a appris. J’ai appris récemment qu’il trichait toujours pour que je gagne. Dans ma naïveté enfantine, je croyais que c’était juste moi qui était trop douée…

 

De toute façon, les enfants, on a beau leur offrir des trucs hyper sophistiqués, il n’en reste pas moins qu’il s’éclateront toujours plus à bricoler leurs propres trucs : 3 bouts de cartons et une ficelle, c’est le pied pour eux ! N’empêche que moi, quand je vois tous ces jouets, ça me rend toujours un peu nostalgique de mon enfance… Moi, je me souviens des Noël où je croyais que c’était le papa Noël qui m’amenait les jouets et tout et je trouve que ça participait à la magie. C’est nul de grandir, des fois.

La mue s’’opère

Il y a quelques temps, je vous parlais de faire une mue, un petit bilan s’impose. Ouais, je suis fan des bilans et comme j’ai pas encore fait celui de 2006 (qui fut une année assez bizarre), je vous ai fait celui-là en attendant. Il y a des moments dans la vie où des événements font qu’on réfléchit sur soi. Si vous n’avez rien compris à cette phrase, c’est pas très grave, elle est volontairement obscure et je ne vais pas expliquer. Mais la suite est plus sibylline, promis.

Mue_imaginale_dun_monarque

J’avais donc décidé en octobre de reprendre ma vie en main et d’arrêter la déconnade et mine de rien, je m’y tiens. Je n’ai plus pris une cuite depuis. Il m’est arrivée d’être un peu joyeuse suite à l’ingestion de vin. Je me souviens notamment d’un après-midi avec Marine et Lucas où nous refaisions le monde autour d’un verre de vin (chardonnay mon amour), à la fin, je planais un peu (et je parlais très fort !) mais je suis rentrée chez moi sans soucis. Donc, depuis ma résolution, je n’ai pas failli, mais y a pas tellement de mérite non plus… C’est pas comme si j’étais une alcoolique invétérée. Je me suis contentée de fuir les soirées où l’on boit parce qu’on n’a rien se dire donc on comble comme on peut. Je préfère les soirées où on boit peu ou pas et où on refait le monde. Je ne suis plus allée en boîte depuis mon excursion en boîte hétéro et j’avoue que ça ne me manque pas du tout. Mais alors vraiment pas. Limite, je suis contente de rester peinarde chez moi le samedi soir.

 

Du coup, ça a des conséquences sur ma vie. Sans parler de mes multiples activités annexes et du fait que j’ai meilleure mine, plus de migraines et que je vomis pas pour cause d’éthylisme (mon système digestif en est ravi), je me rends compte que mon entourage est en train de changer, que je le veuille ou non. J’ai « viré » quelques amitiés vaseuses, remplacées par de nouveaux amis plus calmes. D’autres amitiés en ont souffert sans que je le veuille. Je ne sais pas si c’est normal, je préfère ne pas me prononcer sur la question. Mais force est de constater qu’en ce moment, je fréquente déjà pas mal de trentenaires. Les trentenaires, j’avoue que je les aime beaucoup. Je me sens moi avec eux, je sais pas trop l’expliquer. En gros, j’ai la sensation qu’on se comprend et que je n’ai pas besoin de jouer un rôle. Je suis juste moi et je n’ai pas peur de l’image que je peux leur donner. Je peux parler de tout avec eux, j’ai la sensation d’être comprise quoi qu’il arrive. Ca ne veut pas dire que je délaisse les vingtenaires, non, ça n’a même rien à voir. Mais tout est lié. En gros, dans ma quête d’une nouvelle vie, je nettoie l’intérieur et l’extérieur. En privilégiant certaines sorties plutôt que d’autres, je suis amenée à fréquenter plus certaines personnes que d’autres. Après, certains de mes amis sont pris dans leur vie donc on se voit moins : je n’ai pas vu Zoé depuis juin (mais on parle quasi quotidiennement sur MSN), je vois moins Tatiana aussi. Par contre, je vois plus souvent Marine puisqu’on ne vit plus très loin maintenant.

 

Evidemment, tout ça change mes activités aussi. Je lis beaucoup en ce moment, je fais pas mal de sorties culturelles avec un couple d’amis. Et j’avoue que tout ça fait du bien à mon ego. Et à mon porte monnaie aussi : je finis mes mois en positif, ma conseillère financière doit penser que je suis dans le coma à l’hôpital. Parce que les sorties boîte-alcool, c’est pas donné non plus. Et puis en plus, l’alcool, en plus de pas être bon pour mon foie, c’était pas bon pour ma ligne.

 

Bon, maintenant, je dois continuer sur ma lancée. Prochaine étape : stop à la clope. J’ai un peu l’impression de me retrouver depuis quelques temps et de me rapprocher de la stabilité à laquelle j’aspire. Je pense avoir largement profité de la déconne mais je pense que ça fait du bien quand ça s’arrête. Ca ne veut pas dire que je ne veux plus faire la fête ou quoi, je prévoie une nouba monumentale pour mon anniversaire en avril. Mais on en est pas là. Bref, je suppose que je rentre définitivement à l’âge adulte, c’est sans doute pour ça que je me sens si à l’aise avec les trentenaires. A partir de là, je pense que la stabilité que je souhaite va arriver, c’est un peu la suite logique. Rien ne vaut un esprit sain dans un corps sain pour réussir…

 
J’aimerais à présent que tout le monde le comprenne…