Ce violent besoin de néant

Par Lucas

Attention ! Cet article une forte connotation déprimatoire à deux balles. Je compte sur vous pour me faire des commentaires bien sentis du genre  » Mais Fuck ! Allez quoi Lucas ! On est pas là pour ça ! Va voir un psy et prend du Nutella ça ira mieux ! » toute action juridique est bien entendue la bienvenue: après tout ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de se marrer.

Cela m’arrive régulièrement depuis 15 ans. Au moins une fois par an. Ce constat que la vie est insignifiante et ridicule, que notre existence n’a aucun sens. Bon d’accord : comme vous pouvez vous en rendre compte, avec un sourire goguenard et narquois, je n’ai jamais eu  le courage ponctuel  de cette lâcheté existentielle : celle qui consiste à mettre fin à ses jours face aux difficulté de la vie. Mais j’y pense souvent en termes techniques…

Comment ne pas se rater ?
Comment éviter des séquelles à vie qui empêcherait des lors de mettre en œuvre une disparition efficace ?
Comment ne pas se condamner à une existence encore plus morbide en raison d’une tentative ratée ?
Quel instrument efficace utiliser ?
Comment ne pas éveiller les soupçons ?
Comment gérer au mieux mes affaires pour que mes proches aient le moins de désagréments relatifs à mon décès et que celui ci passe comme une cadavre à la morgue ?

Etc.

Je me rappelle, une fois, après mon bac, j’avais même pris rendez-vous avec ma banquière et mon notaire, sous le prétexte d’une grosse frayeur en voiture (bidon), « juste au cas où »…

Des rendez-vous techniques pour régler toute ma succession.
Eh oui, que je mette fin à MES jours soit, mais que cela ait des conséquences légales sur les jours des autres, ça, non.

 Je pense que je devrais écrire « le Suicide pour les Nuls ». Le problème, c’est qu’aucun éditeur ne voudra prendre le risque de le publier. Si « ça » devient un best seller, des kyrielles d’avocats, représentants légaux de parents ayant perdu des enfants suicidés, ces avocats donc ne manqueront pas de chercher en moi et en mon éditeur une juste réparation au préjudice moral que j’aurai causé à leurs clients. En m’accusant d’incitation au meurtre. Incitation à l’auto-meurtre, bien sûr…

Mais si il y a un droit à la vie, en quoi y a t-il un devoir à la vie ?

Les gens vont me dire « pense donc à tous les petits nenfants qui sous vivent dans le tiers monde et tu comprendras que tu nages dans le bonheur et que tu n’as pas à te plaindre ».
Bon. Soit. Mais au delà de tout référentiel et de toutes comparaison, au delà de toute dimension extérieure au corps humain, dans le for intérieur de l’être qui se pose la question, c’est quoi le bonheur ? (réfléchissez y donc 3 secondes avant de reprendre votre lecture : c’est quoi le bonheur ?)

La seule raison qui m’ait pousse à ne pas commettre » l’irréparable » (cosmétique détestable, je sais) ce n’était pas le fait de continuer à vivre, malgré tout, histoire d’ être courageux. C’est le fait que mes parents actuels m’aient recueilli à l’âge de 11 ans. Au vu de tous les efforts qu’ils ont fait pour moi, je n’ai pas le droit de mettre fin à ma vie comme ça. Ils ont réussi à me façonner, ils ont réussi à me donner ce sentiment pourtant trop rare dans ma vie de l’autosatisfaction.

La seule autosatisfaction existentielle qui me paraisse légitime en 28 ans, c’est le fait que je me sois sorti les doigts du cul pour ma rééducation post accident. Le bac ? Les diplômes ? Les conquêtes amoureuses ? Ce sont là des épiphénomènes dans le grand fleuve de la vie. Je les trouve insignifiants. Mais par rapport au travail de mes parents, à leurs sacrifices, leurs efforts, je n’ai pas le droit d’aller voir ailleurs si j’y suis…

Au final, si on y réfléchit, une seule autosatisfaction existentielle, une seule raison d’être et exister, ça ne fait quand même pas bézeff en 28 ans d’existence vous ne trouvez pas ?

Wesh wesh couzin !

L’autre jour, je lisais dans Elle un article sur un bouquin qui vient de sortir, un lexique de la cité avec un entretien avec les auteurs et une linguiste. Je vous résume en substance : le langage de la cité est un mélange de verlan, d’apports d’autres langues, un langage qui se réinvente chaque jour. Les personnes qui le parlent connaissent très bien le français aussi, c’est juste qu’ils veulent avoir leur langue et leurs codes à eux pour que les autres ne comprennent pas. Et ce langage enrichit la langue française.

Bon, voilà un résumé très succinct de l’article qu’il vaudrait mieux lire pour comprendre, ça ira plus vite. Je lis ça et je réfléchis. Si je regarde la langue française actuelle, celle estampillée « lu dans le Petit Larousse », il est vrai que des milliers de mots vient d’un langage argotique et j’en utilise chaque jour. Oui, je kiffe et ça déchire, maintenant, c’est entré dans les mœurs, c’est hype. Même si dans les cités, c’est complètement dépassé. Le phénomène est, en gros, le suivant : ces personnes inventent leur langage, rapidement
popularisé et repris à grande échelle. Du coup, leurs codes n’en sont plus et ils en réinventent encore et encore. De ce point de vue là, la richesse existe, c’est indéniable. Mais j’ai parfois l’impression que le langage devient une denrée jetable. L’expression à la mode chez moi, genre petite bourgeoise de la petite couronne parisienne est largement dépassé dans la cité, il sera très prisé par les grands bourgeois qui veulent faire djeuns dans peu de temps et on se foutra d’eux car c’est has been. En attendant, j’aurai repris des nouvelles expressions dépassées dans leurs cités d’origines. Je ne cherche pas forcément à reprendre des expressions de cité pour faire genre que je suis hypra branchée parce que, techniquement, je m’en fous un peu. Moi, ce que j’aime, c’est avoir mes propres gimmicks. Mais forcément, je me nourris de ce que j’entends.

Je ne fréquente pas des gens des cités. Non que je les fuis, c’est juste comme ça. Nous ne faisons pas partie du même univers, je ne les rejette pas mais chercher leur compagnie juste pour faire genre « moi, je suis pas discriminante, j’ai même des amis dans le 9-3 », bof. Mes relations se font comme ça. Donc forcément, quand j’entends des jeunes dans le métro parler entre eux, j’ai du mal à tout saisir. Ca m’apprendra à écouter les conversations qui ne me regardent pas, tiens ! Par contre, les médias les reprennent à outrance. Le rap les véhicule aussi, voici comment ça arrive dans mes petites oreilles et que ça reste. Aujourd’hui, c’est très chébran (ça, c’est ringard) de kiffer, tout le monde kiffe. Si ce mot ne finit pas par tomber en désuétude rapidement (ce qui peut arriver), il sera sans doute dans notre Petit Larousse prochainement.

Le français est une langue vivante qui se nourrit en permanence des gens qui le parlent. Il y a différents français, à la base : le français métropolitain, le belge, le québécois, celui d’Afrique, du Maghreb, des îles. Déjà, ces langues là évoluent forcément différemment selon les différentes influences qu’elles subissent. Prenons le québécois par exemple, cas que je connais mieux que les autres. Le français québécois est le résultat d’un mélange entre vieux français, anglais et américain francisé. Les Québécois traduisent littéralement des mots anglais, conduisant un char plutôt qu’une voiture, allant au blackouse pour les toilettes (de l’anglais black house). Les Québécois s’arrêtent à l’arrêt plutôt qu’au stop, vont au dépanneur quand nous, on va dans une épicerie arabe… Evidemment, en France, nous avons des influences dues aux différentes immigrations, africaine et maghrébines avec également des emprunts au tzigane. Par
exemple, j’ai appris que les mots en « ave » venaient du tzigane. Non pas les betteraves mais grayave, par exemple (ça veut dire manger).

C’est vrai que des fois, je grimace quand j’entends certains mots que je trouve phonétiquement laids. Cependant, les mots français du dico ne sont pas toujours très beaux phonétiquement parlant. Cucurbitacée, c’est pas le plus beau mot de notre langue, par exemple. Désolée, c’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit. Et que dire du langage SMS qui me massacre les yeux ? Je trouve ça laid au possible cette façon d’écrire, peu compréhensible. Mais n’est-ce pas un peu trop réac de dire non à toute forme d’évolution linguistique uniquement parce qu’on ne la comprend pas ? Je ne suis pas favorable au langage SMS dans la mesure où je crains toujours qu’il nuise à l’apprentissage du bon orthographe, vous savez comme je suis tatillonne sur le sujet. Mais pour l’heure, on n’a pas encore suffisamment de recul sur le sujet pour dire que, oui, le SMS est en train de produire une génération d’illettrés. Je bosse avec des ados
amateurs de SMS. Quand ils l’abandonnent pour écrire correctement, ils ont un français tout à fait correct.

Bref, il faut arrêter de stigmatiser le langage « cité », puisque c’est ainsi qu’on l’appelle en l’accusant de dénaturer le français et d’être le produit d’illettrés incapables de parler correctement notre langue et qui se cachent derrière ces expressions pour masquer un vocabulaire pauvre. Il faut se mettre en tête que le français est une langue vivante qui ne peut qu’évoluer. Qui doit évoluer. Nous n’arrêtons pas de nous vanter de notre multiculturalisme (mouais, allez au Canada et on reparle de notre multiculturalisme) alors pourquoi en rejeter ces formes linguistiques ? Nous ne sommes pas tous obligés de parler « cité ». Je crois le français suffisamment riches pour que nous puissions choisir comment nous voulons le parler dans des sphères privées. Et M. Larousse, ça lui permet chaque année de faire la promo de sa nouvelle édition avec « plein de nouveaux mots dedans ! ».

Pour les joueurs, j’ai écrit cet article en version SMS là

Liste de la fille qui est allée bosser malgré la grève

Ouais, mon sérieux me perdra surtout que comme me fit remarquer Vicky, j’aurais pu très bien télétravailler. Mais non, j’y ai pensé qu’une fois au boulot.


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– La vie est comme un sitcom. Parfois, par des aléas de scénarii, des personnages reviennent alors qu’on ne s’y attendait pas. Et ça me fait plaisir,
finalement.

– Lundi matin, réveil difficile. Contre mon ventre, la bouillote encore un peu chaude, je la vire et me rend compte que j’ai encore un truc de chaud sur la hanche. Ah ben tiens, c’est mon chat… Faudrait vraiment qu’elle mange, je l’avais à peine sentie ! Sinon mercredi, je me réveille en pleine nuit, j’ai froid. Localisation de la bouillote ? A côté de moi mais froide. Me lever pour faire chauffer de l’eau ? Et puis quoi encore ?? Une fois dans mon lit, je me relève jamais. Une envie de pipi ? Ca passera en dormant.

– Mardi, déjeuner en compagnie de chérichounette dans une super brasserie. Ils ont un pain d’épice façon pain perdu qui déchire, j’ai pas réussi à faire aussi bien, le mien est parti en miette ! (oui, je fais du pain perdu chez moi, et alors ?). Avis de chérichounette : « Mmmm, c’est bon ici, faudra retenir ! » « Ouais, enfin,
tu sais, dans 10 jours, je travaillerai plus dans le coin ! » « Ah… Ouais ben tant pis alors ! ». N’empêche que déjeuner copieux, après-midi comateux !

– A propos de boulot, mon remplaçant est arrivé lundi. Bon, ça va, il comprend ce que je lui dis, on s’entend bien. Tant mieux parce qu’à deux sur le même bureau, on se serait pas entendus, ça aurait pu être sanglant ! Il s’habitue aux ados, ça va, je les laisse en de bonnes mains. Pour les adultes, j’espère qu’il les enverra un peu balader, histoire qu’ils apprennent qui est le maître. D’ailleurs y en a un cette semaine qui a fait fort. Comme il me parle mal, je lui réponds que je ne répondrai pas à sa question tant qu’il ne me parlera pas mieux et là, délire paranoïaque ON : « Ouais, de toute façon, c’est toujours pareil, tout ça parce que je suis juif ! ». Ah bon, t’es juif ? Comme si je le savais (et comme si j’en
avais quelque chose à foutre). Voilà, avant, j’étais facho, maintenant, antisémite, merveilleux !

 – Mes collègues sont joueurs. Jeudi, l’un d’eux a eu la bonne idée de gonfler un ballon. Alors forcément, il l’a accroché au murs et vas y que je fléchette pour l’exploser. Le gagnant fut Yohann. Bouh, ils vont me manquer ces andouilles !
 

– Après ma mémérisation active, voilà que je me mulderise. Oui, comme Mulder de X-files. Non, je vire pas parano, je vois pas d’extraterrestres non plus. Mais l’autre nuit, j’ai dormi sur le canapé. En fait, jeudi soir, vers minuit, je m’étale sur le canapé, couverture jusqu’au menton et forcément, je m’endors. A un moment, je me réveille et coupe la télé. Je me rendors. Je me re-réveille. Quelle heure il est ? 5h45. Oh putain ! Je finis mon article, le poste, toilette et dodo. C’est pas sérieux !

– Kenya est une chieuse ! Quand je veux la mettre dans sa boîte, c’est la bagarre, elle me griffe, elle bloque avec ses pattes. Par contre, quand sa boîte est rangée à sa place, là, forcément, elle grimpe dedans… C’est pas beau de se foutre de moi crocrotte…

– Je me sens un peu obligée de partir du match de rugby d’hier, si tant est qu’on puisse parler d’un match. On peut vraiment dire que les Français sont sortis par la petite porte, que d’erreur, défense faible, attaque incapable de percer la défense des Argentins. On peut pas dire qu’ils nous ont volé le match… Et les distributions de baffes à répétition, grrrrr ! Finalement, je crois qu’on aurait mieux fait de perdre contre les Blacks, on aurait perdu avec les honneurs, au moins. En tout cas, Laporte part par la petite… porte. Mouahahahahahah !

– Semi Russe est très fort. Genre ça devait faire un mois qu’il m’avait pas relancée et là, pile quand je me relance dans mon lesbianisme abstinent, le voilà qui revient. Ben, il s’est pris une fin de non recevoir, gloups !

– Nuit nippone, nuit friponne sur Paris Première… J’ai vu plus trash… Quoi que là, un mec vient de se faire violer par dix lycéennes en furie.

– Un petit clip, une chanson que j’avais l’autre soir dans la tête.

L’amour, c’est une (sale) maladie

Aujourd’hui, j’avais prévu de vous parler de mon opération « abstinence active » (ou lesbianisme abstinent, pareil) mais je vais changer mon fusil d’épaule car je viens d’apprendre une nouvelle qui me laisse sans voix. Je discute avec Lucie sur MSN quand elle m’annonce une nouvelle terrible : Pierre et Luigi ne sont plus ensemble.

 

Laissez moi vous expliquer. Pierre et Luigi étaient ensemble depuis 3 ou 4 ans, ils me semblent qu’ils ont commencé à sortir ensemble quand je me suis séparée de Guillaume, ce qui correspondrait à l’été 2004. C’était le petit couple tranquille, uni, jamais de grosses disputes, de sales histoires, rien. Ce genre de couple qui fait vite référence et qui vous paraît indestructible. Bon, avec Guillaume, nous étions aussi la référence du couple qui ne se séparera jamais mais bon. Donc Pierre et Luigi, ils s’aimaient, ils ont même vécu ensemble. Cette année, ils se retrouvaient séparés géographiquement, l’un en région parisienne (Pierre), l’autre à Londres dans une école d’interprétariat (lequel est-ce ??). Avec Lucie, ça nous avait paru mieux qu’un Toulouse/Paris ou Londres donc pour nous, tout allait bien. Puis ils ont déjà été séparés puisque tous les étés Luigi retournait dans son île méditerranéenne.

Mais la semaine dernière, fin violente du rêve. Luigi envoie un mail à Pierre : « c’est fini ». Depuis, silence radio, il a changé tous ses mails et MSN. Au bout de
3 ou 4 ans ! Déjà, quand un mec me fait le coup du silence radio au bout d’une nuit, je râle mais là… C’est pire que tout. Comment peut-on se comporter avec autant de mépris avec celui qui a partagé notre vie pendant plusieurs années ? Ce n’est pas possible ! Lucie me raconte ça et les mots me manquent (pour une fois). J’ai beau tourner et retourner cette histoire, je ne comprends pas comment Luigi a pu agir ainsi, surtout que c’est à des millions d’années lumières de ce que je connaissais de lui.

Et puis y a Pierre, forcément dévasté. Imaginez le choc…Et là, ça m’énerve. Pierre me méritait vraiment pas ça. Personne ne mérite ça à moins de s’être comporté comme le pire des enfoirés (marche aussi au féminin). Déjà qu’en ce moment, l’amour n’a pas vraiment la  côte par chez moi, là, c’est un peu la goutte d’eau. Voilà un domaine où, décidément, rien n’est juste. Soyez aimant et attentionné, vous vous ferez largués comme une merde. J’avais lu y a quelques temps un article de Cosmo où des gens parlaient d’amour, je compte même en faire un article. Parmi toute cette guimauve sucrée sortait une phrase, une nana qui disait « moi, je croyais que l’amour se méritait, je faisais tout pour être la plus jolie, la plus gentille, la plus ci, la plus ça et j’ai compris que l’amour, ça ne se méritait pas, ça arrivait et c’est tout ». Pas faux. Je ferai un article plus développé sur le sujet d’ailleurs. Là, Pierre prouve hélas par A+B que
c’est carrément vrai. Pour Luigi, il a fait son coming out familial, ils vivaient ensemble, étaient très unis. Tant d’efforts jetés aux orties avec juste un mail… Et surtout, c’est sans appel : « non seulement je te quitte mais je coupe les ponts, ciao ! ». Et du coup, qui culpabilise, qui se sent responsable de cet échec ? Pierre. La victime de cette sale histoire n’a que ses yeux pour pleurer et va ruminer ça longtemps car il n’a pas eu d’explications et n’en aura jamais.

Quand j’ai appris la nouvelle, j’ai vraiment été en colère et un peu désespérée. On nous apprend toute notre vie qu’il faut être quelqu’un de bien et que rien ne nous arrivera si on se conduit droitement. Que les gentils gagnent toujours parce qu’ils sont gentils, justement et que tout ce que tu donnes, on te le rendra à un moment ou à un autre. Et mon cul, c’est du poulet ? En amour, rien n’est moins vrai. Autour de moi, je vois des gens se comporter très mal, « maltraiter » leur moitié mais être heureux en couple car moitié en question subit sans rien dire. Trompe-moi à tout va, c’est pas grave… Le pire, c’est que j’avais tendance à penser que tout se paie un jour et qu’on ne peut pas se comporter comme la dernière des raclures sans passer un jour à la caisse. Ce soir, je doute…

Trop de grève tue la grève

Aujourd’hui, c’est grève, j’imagine que certains d’entre vous résidant en banlieue lointaine n’iront pas bosser. Moi, comme une fille sérieuse que je suis, je vais me démerder comme je peux, je vais essayer de prendre un métro quelque part. Mais bon, je sens que je vais rire. Pour ceux qui ne vivent pas à Paris, je résume : quasi aucun RER, quasi aucun métro sauf ligne 14 car pas de conducteur (mais je m’en fous, la 14 me sert à rien pour aller bosser), pas de train non plus… Le Velib ? S’il en reste un, j’aurai de la chance. Bref, c’est la
merdasse.
 Je ne souhaite pas débattre des raisons de la grève car chacun va avoir son petit avis selon sa position donc je pressens le truc stérile. Non, moi, je vais parler de grève en tant que telle. Ca faisait longtemps qu’on n’en avait pas eu une, depuis l’hiver dernier, de mémoire. Mais là, elle est gigantesque, celle là. Je sais pas en province mais à Paris, c’est le cataclysme annoncé, plein de gens vont rester bloqués chez eux, tout ça, tout ça. Du coup, quelle que soit la cause défendue, les gens ne sont pas vraiment ravis de la situation. Demain, tendez l’oreille,

je vous parie que plus d’une personne sur deux pestera « font chier à la SNCF, ils en foutent pas une et nous, on a le droit d’aller bosser ». Au milieu, il y aura sans doute une petite brunette également excédée qui va pester en attendant son métro… Parce que moi, je veux bien écouter leur cause mais je veux bien aller bosser puisque les régimes spéciaux, tout ça, ça ne me concerne absolument pas. Ce qui me concerne, moi, c’est mon loyer… Solidarité ? Mais ce n’est pas mon corps de métier. Je veux bien être solidaire mais pas n’importe comment.

Ca me rappelle la fac. J’étais au Mirail, fac rouge cramoisie. J’ai subi deux piquets de grève, un dès la première année, un en 2e année de maîtrise, j’avais plus cours donc c’était moins dramatique. Mais la première, je l’ai mal vécue, je me suis sentie prise en otage. On ne pouvait plus accéder aux salles de cours à cause des piquets, donc, on se faisait traiter de fasciste si on ne partageait pas leurs revendications. Autant vous dire que ce genre de comportement n’aide pas à compatir à la situation, loin de là. Surtout que ça virait au n’importe quoi « on est contre le rapport Attali, le 3-5-8 et puis on veut une maison des étudiants dans tous les quartiers et les transports gratuits ! » Et pourquoi pas une
visite gratuite dans un salon de massage ? Un syndicaliste m’avait expliqué un jour que c’était le principe de demander un bras pour obtenir une main… Mouais. Sauf qu’à l’arrivée, leurs premières victimes furent les étudiants qui, démotivés par 3 semaines de grève dures ont laissé tomber.

Du coup, je me pose la question de l’utilisation de la grève. Bien entendu, remettre en cause le droit de grève serait un grave problème. Surtout quand on a fait histoire. Maintenant, la question est : quand faut-il faire grève et comment ? C’est vrai que quand la SNCF ou la Poste font grève, forcément, ça se voit. Quand il s’agit d’une petite PME, beaucoup moins. Mais il est vrai qu’être victime de ces grèves, ça agace. L’hiver dernier, il n’y avait quasi plus de train pendant 3 semaines par chez moi car ils refusaient les nouvelles horaires… Sauf que ce sont les mêmes qu’avant ! Là, y a sans doute aussi un problème de communication sur les causes de la grève, ça nous paraît ridicule, du coup, infondé et juste agaçant.

Bien sûr, le service minimum est une solution. Ma mère est infirmière, si elle fait grève, elle doit quand même travailler, tout comme les pompiers, par exemple… Bon, ok, entre un train et un hôpital, c’est pas la même utilité mais tout de même. J’avoue que je n’aime pas cette sensation d’être prise en otage, c’est obligée de « compatir » à une cause. A la fac, on était « face en grève » pour une poignée qui empêche les autres de bosser.

Mais surtout, la question essentielle que je me pose est : trop de grève tue-t-il la grève ? On n’écoute plus les revendications, on en a marre. Y a qu’à voir les
commentaires sur mon article sur les problèmes de transport, c’est sorti plusieurs fois. Par ailleurs, je me demande si toutes ces grèves ne risquent pas d’amoindrir les revendications futures ? Il est vrai que des grèves ont permis de mettre fin à certains trucs comme le CPE. Mais je sais pas si se battre contre toutes les évolutions est forcément une bonne chose. Ok, le CPE n’était pas une bonne proposition mais il y a des systèmes qui ne fonctionnent plus… N’est-il pas possible de se concerter avant de protester ? Des fois, j’aimerais que les syndicats soient aussi force de proposition plutôt que de contestation, on avancerait plus. Parce que bon, dire non, c’est bien mais on peut plus rester dans l’état où nous sommes…

Enfin, bref, en attendant, bon courage à ceux qui doivent prendre les transports en commun aujourd’hui, je sens qu’on va pas s’ennuyer…

Le nous est-il la mort du je ?

Vous avez 3h !
 

Un couple, c’est un toi, un moi, un double je, un nous. Je devrais écrire des chansons tellement c’est beau ce que je dis ! A partir où ces deux « je » deviennent un nous, perd-on une partie de son moi profond ?

 

Avant le couple, je suis « je ». Je fais ce que je veux sans avoir de comptes à personne. Mon emploi du temps, je le gère toute seule comme une grande. Sortir avec la girlie team ? Quand vous voulez les filles ! Rentrer tard du boulot ? Si je veux, mon neveu ! Une soirée rien qu’à moi avec un bain et des mags de filles ? Ce soir ou demain ou les 2 ! Une fois que le « nous » arrive, là, ça change un peu. Sortir avec la girlie team ? Quand je veux mais je vérifie quand même que ça colle avec l’emploi du temps de mon namoureux et je l’informe, qu’il sache où je suis. Et peut-être que je lui enverrai quelques textos dans la soirée. La soirée bain ? Quand il n’est pas là ou alors, je le mets dans mon bain mais j’enlève les boules de bain de filles et je laisse mes magazines à leur place. A moins qu’il ait envie de lire ses magazines mais soyons honnêtes, un homme et une femme dans un même bain, tous nus, dans l’eau chaude… Bon, ça dégénère toujours. Quant à rentrer tard du boulot, si je peux avoir un câlinou à la place… Bé voilà.

Alors soyons claire, je suis pas une fusionnelle : j’avais une vie avant mon mec, je vais pas y renoncer pour ses beaux yeux. Et je ne demande pas qu’il renonce à la sienne, bien au contraire, même. J’aime les mecs passionnés, qui peuvent me parler des heures de ce qui les branche et tout. S’il abandonne tout pour moi, franchement, ça m’emmerdera. Mais le fait est que quand j’ai un mec, j’ai envie de le voir et assez souvent en plus. Et plus je suis in love, plus j’ai envie de passer du temps avec lui, c’est normal. Du coup, j’ai moins de temps pour mes
amis et mes autres activités même si j’essaie de tout gérer au mieux.

 Le vocabulaire change peu à peu. C’est vrai qu’on conjugue de plus en plus les verbe à la 1ère personne du pluriel (ou à la limite, on met un « on » mais c’est

pareil) : « avec mon petit canard, nous sommes allés au ciné… Nous avons parlé de… Nous devons nous voir ce soir, je suis pas dispo, sorryyyyy ! ». On impose assez régulièrement notre moitié dans les soirées si celui-ci est le bienvenu. Parce qu’une soirée girlie team avec nos chéris, c’est plus une soirée girlie team donc là, ils sont priés d’aller boire des bières devant un match de foot de leur côté. Mais non, pas taper, je rigooooooole. Un petit cliché éculé ne fait pas de mal de temps en temps ! Mais c’est vrai que si chéri s’entend bien avec nos potes, il n’y a aucune raison de pas l’intégrer à nos soirées ! Même si ça fait une bouche à nourrir en plus et une chaise et de l’espace vital en moins.

 Puis on a beau ne pas être fusionnels et ne pas renoncer à ses activités extra job, être en couple, ce n’est plus pareil. Certaines choses nous paraissent soudain accessoires. Tous les gens en couple sortent en général moins ou plutôt différemment. Normal, un couple, c’est deux personnes, pas 10. On a besoin d’intimité, de moments à deux. Puis le couple développe son propre

langage, ses propres rituels, ses propres private jokes. Le couple devient une entité à part entière, même si on ne renonce pas à son individualité pour autant et c’est tant mieux. Mais je me pose la question : le couple nous tue-t-il pas un peu ? Ne perd-on pas un peu de soi en passant au nous ? Ca nous enrichit aussi. Si je prends ma relation avec Guillaume 1er, on avait des caractères assez opposés ce qui m’a permis de mettre un peu d’eau dans mon vin, gagner (un tout petit peu) en patience…Donc je suis pas en plein trip aigri « le
couple, c’est mal pour ma personnalité », pas du tout. Je me pose juste cette question : le nous tue-t-il le je ? Pour moi, la réponse est non : il ne le tue pas, il le fait évoluer. Après, selon les couples, c’est en bien ou en mal, bien sûr. Du coup, si c’est en mal, doit-on dire à nos amis « ton mec/ta nana a une mauvaise influence sur toi ! ». Nous y répondrons dans un prochain article (mouahahah, je vous ai bien eus !)

Week-end dans le sud

Bon, pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, ce week-end, j’ai fait une petite pause sud-ouestesque en compagnie de ma chérichounette adorée, aka Vicky. L’idée de départ était de faire un article à 4 mains mais on n’a pas eu le temps ce week-end (ou on ne l’a pas pris) donc l’idée d’arrivée est : on raconte chacune notre week-end pour voir.

 
Jeudi

Départ qui n’arrive pas. D’abord, Vicky rame sur le périph et a du mal à trouver une place, moi, j’ai du mal à commander une pizza (si, si). Bref, après quelques péripéties, nous voici parties toutes les 3, la 3e étant Kenya. 7h de route, 1 dark dog et demi chacune, Kenya se vidant par tous les trous et beuglant à la mort, des grandes conversations, des arrêts pipi, du brouillard… Enfin, à 6h15, Charlotte (la voiture de Vicky pour ceux qui savent pas, c’est mal) est posée devant chez mes parents. 6h30. On dort.

Vendredi

Au menu prévisionnel : lever 11h, visite de ma ville dans l’après-midi, dîner le soir avec Anne et Best Friend de Vicky en centre. Bon, finalement, lever midi, déjeuner avec mes parents. Ma mère est en forme et raconte plein de conneries sur mon père : « Alors quand on a gagné contre les All Blacks, on était dans un pub à Venise et ton père s’est mis debout sur la table pour chanter la Marseillaise ! », « et alors, tu vois, cette connasse, elle était habillée Burberry des pieds à la tête… Même que ton père m’a demandé si elle avait pas le tampon burberry, aussi ! ». Là, mon père est cramoisi, sous la table, Vicky et moi mortes de rire. Mon papa, je l’adoooooooooore. Bon, pour l’après-midi, on doit visiter la
ville mais finalement, on traînasse, on traînasse. Vers 16h, on se couche dans mon lit, je lui lis vaguement Voici, on commente la vie de Brit-Brit puis on roupille jusqu’à 18h. Là, on se fait belles, on part en voiture pour Toulouse pour rejoindre nos meilleures amies respectives. On va dans un resto assez sympa mais déco à refaire, le serveur est très chaleureux « 4 belles brunes, c’te chance ! ». Bon, il met un peu 2h à nous servir l’apéro mais très aimable puisqu’il termine toutes ses phrases par « à votre service », jusqu’à ce qu’il remarque
qu’on se fout un peu de lui. Fin du repas, on balade un peu Vicky dans Toulouse by night. On abandonne les filles et retour maison. Je fais faire à mon invitée un tour en voiture de ma ville natale by night et lui montre même l’appart où j’ai grandi. J’ai même conduit dans le parking juste devant, je l’avais jamais fait. Faut savoir que 14 ans après, j’ai toujours une grosse nostalgie de cet appart, j’en rêve encore la nuit. Ca m’a paru tout petit, plus que dans mes souvenirs. Papotage jusqu’à 3h.

 
Samedi

Lever très tardive puisque ma maman m’a réveillée, on déjeune, on traînasse un peu puis retour sur Toulouse. Au menu, Best Friend again et Guillaume 1er. Sauf que le jeune homme nous fait sa migraine habituelle donc je le verrai une prochaine fois (mais quand ?). Du coup, on boit un café chez Best Friend et retour en centre ville par le métro, s’il vous plait. Pour ceux qui ne connaissent pas le métro toulousain, c’est un métro sans conducteur donc avec Vicky, on se met tout devant. On fait touriste, et alors ? Un peu de shopping (mais on
n’a rien acheté), un délicieux café latte un peu spécial (il y a des étages, il faut aspirer chaque étage mais j’ai foiré, moi). Retour à ville natale pour un dîner en famille et initiation de (la pauvre) Vicky au rugby made in famille Bartoldi. Genre ma mère qui est surexcitée, qui bondit du canapé à chaque action, qui gueule (pauvre Damien Traille, les oreilles qui sifflaient, on sait d’où ça vient), qui explique à Vicky les règles en demandant l’approbation de mon papa « alors, là, tu vois, y a ça parce que ça… je dis des conneries minou ? – Non,
non ! ». Oui, ma mère appelle toujours mon père minou et après, on s’étonne que je sois une handicapée sentimentale du style « bouh, moi, je pourrai jamais avoir un couple aussi parfait que mes parents ». Ensuite, on popstarise jusqu’à tard parce que Fox life diffuse plus Sunset Beach (bouhouhou). Coucher 3h, again.

 
Dimanche

Lever tard, encore et toujours. Déjeuner délicieusement gargantuesque puis squattage du jardin pour me colorer les cheveux. Oui, il fait beau, autant le faire au soleil, me revoici parfaitement brunette sans racines, sauf ma foutue mèche blonde du devant qui résiste encore et toujours. J’ai pas envie de rentrer… Après une micro sieste pour charger les batteries, il va être temps de partir. Valises ok, faisons les sandwich pour la route. On charge la voiture et là, il faut mettre Kenya dans sa cage. Mais où est elle ? On tourne on vire, on trouve le chat de ma
sœur et enfin, on repère Kenya. Chez le voisin. On l’appelle, on secoue les croquettes, on essaie de l’appâter avec du thon mais parle à mon cul, ma tête est malade. Avoir un chat anorexique n’est pas toujours facile… En désespoir de cause, on appelle le voisin qui remue un bâton pour l’attirer, ça marche super bien, il a 4 chats qui viennent le voir : Carambar (celui de ma sœur), Clio (celle de ma mère), Balloon le sien et enfin Kenya qui m’est restituée. C’est partiiiiiiiiiii ! Le trajet se déroule bien, Kenya chouine mais bout à bout, elle n’a dû que pleurer 3h sur les 6, youhou ! A chaque odeur suspecte, on râle « ah, elle a vomi…. Ah, elle a fait caca… ». Glamourous. Vers 21h, on s’arrête pour dîner, des sandwichs au foie gras faits maison. Oui, nous, on a la classe, on mange des sandwichs au foie gras sur une aire d’autoroute, na. Je repère à chaque fois les prochaines grandes villes pour nous donner du courage « ouais, on vient de passer Limoges ! Ouais, c’est Bourges ! Orléans, on approche ! ». Un peu avant la fin, on s’arrête dans une aire pour une dernière vidange, on tombe sur des toilettes concept où faut appuyer sur plein de boutons. Du coup, je fais pipi dans le noir, même pas peur.

 Enfin, Paris, retour maison. En sortant Kenya de sa cage, bonne surprise, elle n’a finalement rien expulsé de sa minuscule personne, youhou ! Elle est propre quand elle veut.
 Bilan : un super week-end qui m’a fait un bien fou. Ma chérichounette, merci pour le week-end, merci de m’avoir supportée, moi et aussi mon chat. I’m kiffin you !!

 

Freestyle

Il est tard, je viens de me prendre 6h de route dans les pattes après un week-end dans le sud qui fait du bien, il fait froid, mon chaton (qui en fait n’a rien fait de sale dans sa cage) me fait des ronrons dans l’oreille donc autant vous dire que là, je suis pas du tout parée pour vous faire un article digne de ce nom. L’article racontant mon week-end, c’est demain, c’est prévu.

Des idées d’articles, j’en ai des tas ! Vie pro, vie privée, amours et amitiés et chats, j’en ai plein. Mais là, j’ai ni la force ni le courage de développer, je veux juste prendre une douche (très) chaude et me coucher avec mon chat qui fait des ronrons et ma bouillote qui m’a chauffé les draps. Cependant, en tant que bonne bloggeuse, je ne vous oublie pas, lecteur, je pense à toi, devant ton écran, à moitié endormi avec ta tasse de café. Non, je peux pas t’abandonner quand même. En même temps, tu noteras que ça fait dix lignes que je dis rien mais
que je fais genre que c’est un vrai article. Parce que tu vois, je pourrais faire une liste mais non, la liste, c’est le samedi, je dois pas user mes cartouches. Je pourrais te faire une BD mais je sais que t’aimes pas ça parce que je dessine mal. Je pourrais jongler avec 3 balles mais tu t’en fous, tu vois pas, la magie du net a ses limites

Je pourrais aussi faire du teasing genre je vais te dire que prochainement sur ces pages, je compte te parler de mon week-end sudiste, une nouvelle comparaison amour/amitié, quelques articles sur le métro, d’autres sur le chômage, d’autres encore sur les blogs. Je te parlerai de mes bloggeurs crétins aussi, quelques perles. En fait, si t’es sociopathe tendance obsessionnel paranoïaque, je suis sûre que t’as un blog sur les plateformes que je gère ! Un jour aussi, je te parlerai masturbation parce que je ne l’ai jamais fait et qu’au bout de 2 ans
et demi ça craint. Mais bon, je parle plus trop de sexe histoire qu’on me prenne pas que pour un vagin ambulant, c’est tellement réducteur, bouh. Je te parlerai d’amour, aussi, d’ocytocine, peut-être d’alcoolémie. Bref, tu vois, des choses à dire, il y en a ! Mais ce soir, je veux juste aller me coucher donc je le ferai une autre fois, tout ça. Mais maintenant, t’as déjà une idée de ce que tu vas lire dans les prochains jours ici. Sachant que les prochains jours, ça peut être dans 3 mois, je peux être très versatile avec ce blog. Genre un truc qui m’énerve ou
m’inspire va être écrit en 10 mn et passer en priorité.

Là, j’en suis à la 33e ligne, selon word, 33 lignes de merde intégrale et de vide absolu, il faudrait peut-être que je m’arrête à moins que je ne lance une blague… Non, j’en ai pas. Je pourrais te parler du fait que grâce à ma Vicky chérie, je suis redevenue parfaitement brune mais bof aussi. Je suis juste un peu plus belle qu’avant. Oui, je me dis que je suis belle parce que si je le fais pas… Si, des gens me le disent mais c’est pas une raison pour faire son avare d’auto-compliments. C’est un peu de la méthode Couet : « je suis belle, belle, belle, même sans Affibel ». Parce que bon, là, j’ai un peu décidé de rentrer en période d’abstinence choisie car 2007 n’est qu’une longue suite de déceptions, de « c’est pas toi, c’est moi », de connards alzheimériques… Donc comme 2007 a décidé que j’avais déjà un (ouais et même 2) CDI dans l’année, faudrait voir à pas trop en demander non plus. Donc, en mon âme et conscience, j’ai bousillé ma fiche meetic et en plus, je l’annonce haut et fort : cet hiver, quand je sortirai pas avec les cops, ce sera tricotage devant la télé. Hé oui, même pas peur.

Bon, là, je crois qu’il est temps d’arrêter, il fait peur mon article…

Mmmmm Chabal !!

Débuter un article avec un titre aussi naze, je sais, je devrais avoir méga honte mais pas du tout, en fait. Pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, je vais parler rugby mais restez parce que le sujet, c’est pas que ça, en fait. En fait voici l’article que j’avais prévu la semaine dernière mais que j’avais pas écrit parce que je faisais autre chose.

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Semaine dernière, avant le quart de finale contre les All Blacks, je lis mon Elle. Oui, une phrase qui allie Elle et rugby, c’est possible. Là, je découvre une chronique de mon cher ami Eric Zemmour. Lui, je vois son nom, j’ai des envie de meurtre, c’est automatique. Et quand je le lis, c’est pire. Je vous résume sa pensée (si, si, paraît qu’il y en a une) : Chabal, c’est trop trop cool qu’il soit mis en avant parce que ce sont les vraies valeurs viriles du rugby qu’il représente, contrairement aux tapettes joueurs du calendrier et du Stade Français. Regardez, femmes, un homme, c’est barbu, poilu, hirsute, musclé, cradouille, pas gentil… Les autres, c’est que des pédés, il nous sape notre virilité. Et puis vous n’y connaissez rien au rugby, d’abord, c’est votre faute, à vous et aux tafioles homosexuels qui ont imposé cette féminité dans le sport. Au moins.

Forcément, je lis ça, je m’énerve. Bon, déjà, Zemmour, je devrais vraiment pas lire, je le sais que ça va m’énerver. Alors, M. Zemmour, je me permets de vous répondre, malgré mon irrespect et mon mépris pour vous. Alors commençons par le « vous n’y connaissez rien au rugby et vous le féminisez ». Prenons mon cas personnel, au hasard. 25 ans, journaliste rugby (oui, stagiaire mais quand même) qui attend devant les vestiaires pour interviewer les joueurs et qui pose des questions intelligentes parce que je m’intéresse à ce qu’ils ont fait sur le terrain. Même que j’ai suivi le match et même que j’ai compris tout ce qu’il se passait. Oui, je m’intéresse au rugby et pas qu’au cul des joueurs. Moi, quand je regarde le rugby, j’explique à Enzo sur MSN les règles, je m’énerve face à certaines couffes des Français, je peux expliquer à Vicky ce qu’il se passe à la télé… Alors, oui, je suis folle amoureuse d’Elissalde, j’ai fait ma maline
quand Michalak m’a fait la bise, quand je croise Betsen en boîte, je trouve sa virilité torride. Donc je m’intéresse au rugby en dépit du calendrier, du maillot rose du Stade Français, du côté glamour de certains joueurs parce qu’au fond, je ne regarderais pas un sport juste pour mater des mecs. Si on regarde le foot, par exemple, y a des joueurs très craqua miou genre les Italiens, là, mais je vais pas me taper de 90 minutes d’un sport qui m’intéresse pas pour mater épisodiquement un mec. J’ai autre chose à foutre de ma vie.

 Et puis ça veut dire quoi « vous, les femmes, vous vous intéressez qu’à la plastique des joueurs ». Alors voilà, aux hommes le sport, aux femmes les soap et émissions de cuisine. Bah ouais, qu’est-ce qu’on fait chier à regarder et même à aimer le sport ? C’est un truc de mec, nous, on a juste droit à la gym, la danse et à la limite, la natation synchronisée. Ah, et le cheval aussi. Ce qui est « amusant », très entre guillemets, c’est la réaction des mecs lambdas quand on dit qu’on s’intéresse à des sports de « mecs ». Toi, tu t’y connais en rugby? Mouahahahah! Ben ouais, mon gars, je suis allée dans les vestiaires, je les ai interrogés, j’étais la chouchoute de l’équipe d’Aurillac, j’avais qu’à demander quel joueur je voulais interviewer et je l’avais. Et ce n’est pas juste parce que j’ai des gros seins et les yeux bleus, c’est surtout parce que je faisais de bons papiers. D’ailleurs, je n’ai jamais été mal vue par les joueurs. Entre eux et moi, il

n’y avait pas de question de sexe, j’étais journaliste asexuée, point. Pareil quand je me mets à parler F1, au début, ça rigole et on se rend vite compte que je sais de quoi je parle. De toute façon, en F1, si on regarde que pour la beauté des pilotes, il ne faut regarder que les 5 minutes du podium, sinon, ils ont un casque, on voit rien ! On voit même pas leur cul. Mais c’est vrai qu’aujourd’hui encore, j’ai l’impression qu’une femme ne peut pas aimer le sport sans que ça paraisse suspect.

 Enfin, Chabal. Bon joueur, ok, mais pas toujours. Face à la Nouvelle Zélande, il a été plutôt discret, on dira. Pourquoi c’est la nouvelle coqueluche? Mais parce qu’il détonne. Il y a 5-10 ans, ce qui déteignait, c’était les beaux gosses pas abîmés et « fins » (par rapport aux autres parce que même les plus fins sont hyper baraques). Et ça, on aime les « pas pareil ». Je suis pas sûre que si Chabal avait été anglais ou néo-zélandais, il aurait été une star à ce point vu qu’il serait plus dans le ton. Oui, il est bon, oui, il est impressionnant mais moi, il me fait pas

triper. Sa virilité, ça me fait pas craquer du tout, c’est juste pas mon genre. Quand il fait une belle action, j’applaudis, quand il se vautre, je râle. Il joue tant mieux, il joue pas, tant pis. Mais si on regarde, sur le papier, j’ai l’impression que le meilleur joueur français de ce mondial, c’est Elissalde, le gars fin d’1m72. Forcément, Elissalde et Chabal, ils n’occupent pas le même poste, je rappelle. On n’a pas besoin des mêmes forces pour l’un et l’autre… Ah, ça, M. Zemmour, il a pas fait gaffe. Non parce que si on regarde Betsen, par exemple, qui a toujours été dans le calendrier, avec son visage aux traits saillants, ses cicatrices, ses cuisses larges comme des troncs, sa carrure puissante, il n’a rien du tout à envier à Chabal. Hé oui, les joueurs virils n’a rien de nouveau et même que des fois ils sont dans le calendrier… Je ne sais pas pourquoi Betsen n’a jamais été plus sur le devant de la scène et pourquoi Chabal est devenu la nouvelle coqueluche, peu importe. Mais je le dis haut et fort : oui, les femmes ont le droit de s’intéresser au sport et pas juste pour les petits culs moulés, les (bons) joueurs virils peuvent aussi jouer le jeu du calendrier. La « pédéisation » du Stade Français amenée par Max Guazzini, ça agace ? Et alors ? Ils sont quand même champion de France et c’est pas un hasard. Mais bon, c’est vrai qu’à force de se focaliser sur ce genre de détails, on oublie que les mecs sur le calendrier, ce sont des joueurs des vrais. Ceux qui, une fois rhabillés, s’arrachent sur un terrain. Et c’est ça qui compte. N’est-ce pas, M. Zemmour ?

La liste de la fille qu’a plein de choses à dire

Faites vous un thé ou un café, liste impressionnante !
 

– Le week-end dernier, la famille Bartoldi a voyagé. A ma droite, papa et maman Bartoldi qui se sont rendus à Venise en namoureux (avec un N). Avant le départ, ma mère merdoie avec la valise et entre un code à la con pour le verrou. Sauf qu’elle sait pas lequel. Du coup, une fois sur place, mon père est obligé d’essayer les chiffres un par un. Au retour, vol retardé pour cause de brouillard sur Paris, ils ont eu une heure 15 de retard. A ma gauche, Alice et Anthony en voyage en namoureux, destination Bali via Bahreïn. Une fois là-bas « votre vol est annulé donc soit vous restez ici 24h, soit vous rejoignez Bali via Bangkok ». Donc ils décident de rejoindre Bangkok mais une fois là-bas « non mais si vous voulez aller à Bali, vous payez votre billet, merci. » Du coup, après négociation, ils arrivent à dégoter un vol pour Bali via Djakarta et Kuala Lumpur… Sans leurs bagages perdus entre temps mais retrouvés depuis. Finalement, je suis contente de pas être partie à Prague…


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– Samedi nuit, j’erre pas solitaire dans le XIIIe pour la nuit blanche, entre Bercy et la BNF. C’est étrange… Mon petit préféré : le bus transformé en œuvre d’art dans un parc juste au pied de la salle de concert. On pouvait s’installer sur une chaise longue pour admirer l’œuvre. Mais vu qu’il faisait froid, on n’est pas restés. Mais j’aime bien le XIIIe, en fait, c’est une autre ambiance. En tout cas, ambiance sereine pour cette nuit blanche, les gens rendus joyeux par la victoire de la France face aux All Blacks (nananère)

– Les bloggeurs sont des malades. Enfin, ceux de ma plateforme. Genre on leur modère un article, ils s’insurgent, nous parlent Birmanie et Chine et nous représente avec une image d’Hitler. Finesse, quand tu nous tiens.

– Lundi et mardi, on était deux dans l’agence, les autres étant à Prague. Lundi, me voici seule à partir de 17h. C’est là que j’ai regretté de pas avoir de mec, histoire de conserver un souvenir impérissable de l’agence… En plus, il est tentant le canapé rouge, mouahahah !

– Mercredi, 9h du matin… Tout va bien quand soudain « TAKATAKATAKATAKATA ». .Bordel, c’est la guerre !! Ah non, ils sont en train de casser la rue. C’est bien, ils l’ont refaite y a 1 mois et demi, 2 mois… C’est pas graaaaaaaaaaave ! Et miam, la bonne odeur de goudron chaud qui envahit l’appart tout à coup, celle qui file mal à la tête et envie de vomir… Je l’ai eue dans le nez toute la journée.

– Mercredi soir, j’ai rendez-vous à 18h30 avec Summer, Vicky et Maud, qui subissait son dépucelage bloguesque. Bon, moi, j’ai prévenu : 18h30, c’est pas concevable. 19h, le métro arrive à Châtelet, je descends à la station suivante, les Halles (toi aussi, devine dans quelle ligne j’étais). Et là annonce : « à la demande de la police, ce train ne marquera pas d’arrêt à la station des Halles ». Putaiiiiiiiiin ! Je descends à Châtelet, traverse quand même les Halles, plus de RER, plus rien. En fait, il y avait une alerte à la bombe (et ils m’ont quand même laissée traverser la station, super !). J’arrive au bar où je retrouve les demoiselles sus nommées et une amie de Maud. On papote, je veux un cocktail, j’interpelle le serveur : « Monsieur ! Monsieur ! Monsieur ! » et me prend un vent superbe. Ah ben ouais, le monsieur est une madame et ça les a fait marrer, les copines !
Bon, finalement, je commande mon cocktail, elle m’en apporte un que je commence à siroter et elle revient « me suis trompée ! ». Du coup, je prends mon vrai cocktail, prends une gorgée et pouah !! C’est du gin pur ou presque. Du coup, après, j’étais méga pétée. Mais j’ai réussi à pas me perdre dans un quartier que je n’ai que peu sillonné dans ma vie, je m’impressionne.

– Mes collègues sont revenus de Prague, tous en vie et en entier. J’avais demandé à Guillaume de me ramener de l’absinthe mais étant persuadée qu’il avait oublié, je lui envoie un mail lui demandant une aide technique intitulé « puisque tu as oublié mon absinthe, voilà du taf ». 30 secondes plus tard, le voilà qui arrive à mon bureau tout fier et qui pose une belle bouteille verte dessus. Ouéééééé ! Sinon, bilan du voyage : « c’est con que tu sois pas venue. Mais c’est vrai que partager un appart avec 12 mecs, c’est pas facile. Surtout que personne n’avait pris de gel douche, on a dû en acheter sur place et donc partager un gel douche pour 3 salles de bain, tu nous aurais vu en caleçon pas réveillé ». Ouais, là, je regrette vraiment. Même que j’aurais vu un bout de fesse, ça aurait resserré les liens entre nous.

– Jeudi soir, Vicky, Nina et Kenya sont on the road, parties à 23h et des poussières, arrivées à 6h et des brouettes. Donc 7h de route avec du brouillard, du dark dog, des arrêts pipis mais surtouuuuuuuuuuuut Kenya ! Le chat qui miaule pendant 6h quasi non stop (oui, à un moment, elle a vomi) malgré le cachet censée l’endormir. Et vu sa connerie le lendemain matin, et vas y que je cours, et vas y que je saute, je pense qu’en fait, la pharmacienne m’a filé des vitamines.

– Nina en voiture, 5h30, genre « mais non, je dors pas ». Je raconte les péripéties de mes bloggeurs crétins quand « ouais alors il me dit qu’il va porter
plainte, je l’encourage à le faire et je lui demande s’il veut le numéro de 60 millions de consommateurs et là carte postale… Non, je viens de dire n’importe quoi ! ». En gros, l’histoire de la carte postale, je venais de m’endormir en parlant et c’est le premier mot qui est sorti. Mais Vicky, elle comprenait pas ce que j’essayais de dire avec ma carte postale.

 – Nina, 27 ans, teste pour vous la couette Jurassic Park. Vaut mieux tard que jamais.
 

– Le prochain qui me dit « c’est pas toi, c’est moi », je lui explose la gueule. Vicky suggère de lui péter sa figure avec une batte de baseball.

 – Lundi, réunion au sommet suite à des débordements de bloggeurs crétins et décérébrés. Comme on est pas tous sur Paris, on se fait une conférence téléphonique, trop la classe !! Du coup, on parle à des gens qui ne nous voient pas, y a des gros blancs, on peut dessiner et on parle fort car on sait pas si tout le monde nous entend. A propos de téléphone, lundi et mardi grand jeu au boulot : y a 15 postes dans l’agence, trouve celui qui sonne pour répondre. Je m’éclaaaaaaaaaaaaaaaaate.

– Une musique pour donner la patate