Accro à ta peau

La semaine dernière, j’étais en vacances et qui dit vacances dit lecture des magazines féminins. Ca aide à faire passer les 11 heures de train dans la semaine. Parmi mon petit tas, je trouve une phrase qui m’interpelle : « moi, les mecs, c’est une affaire de peau, ça colle ou pas ». Mais c’est qu’elle a carrément raison…


Dans mon entourage, le fameux Gabriel. Il y a entre nous une très bonne entente humaine, je le considère comme un confident et un bon conseiller. Niveau intimité, je suis raide dingue de sa peau. C’est pasz compliqué, c’est la première chose dont je parle quand on me demande comment il est. Il a une peau super soyeuse, c’est hyper agréable, j’adore l’embrasser dans le cou, là où il n’y a pas de poils, un peu avant la nuque. En plus, j’aime son parfum, ça ne gâche rien.

De mémoire, j’ai toujours aimé les zones douces chez les hommes, celles où mes doigts paressent après le sexe, cette partie que je caresse négligemment, que j’embrasse quand elle est à portée de lèvres. Ca varie d’un homme à l’autre mais quand je ne trouve pas ma zone douce, autant dire de suite que c’est mal barré.

Je n’avais jamais réfléchi à cet aspect des choses chez l’homme. Chez la femme si, vu le nombres de crèmes hydratantes que j’utilise mais ce n’est pas tellement pour eux que pour moi. J’aime bien sentir mes bras soyeux quand je remonte les manches de mon pull et puis la crème, ça sent si bon, miam ! Evidemment, ces messieurs en profitent aussi, j’ai même eu des compliments sur le sujet mais la peau toute douce et parfumée, c’est d’abord pour moi. Mais après tout, si je fais l’effort, pourquoi pas les hommes ? Evidemment, y a la question du poil et du rasage, y a des endroits où c’est dur de rester tout doux. Mais un peu d’effort ne ferait pas de mal.

Mais pour en revenir à cette histoire de peaux, y a-t-il des peaux qui ne nous conviennent pas, qui nous révulsent ? Peut-on réellement être éliminé pour cause de peau incompatible. Si on y réfléchit, quand on s’envoie en l’air, nos peaux sont en contact sur une surface plus ou moins importante, selon la position pratiquée. Si l’un ou l’autre des partenaires à du mal avec ce contact dermatologique, le reste de la relation risque d’être hautement compliqué. A moins de ne pratiquer que la levrette mais à force de manger tous les jours du même plat, on finit par en être dégoûté.

Superficialité? Je crois que là, on est plutôt dans l’instinct animal. Si ta peau ne me convient pas, ça va être difficile d’aller au delà. Jusqu’à présent, je n’y avais jamais songé mais il me paraît maintenant évident que la peau est un élément essentiel de l’alchimie d’un couple. Alors faut-il qu’on investisse tout dans un maxi pot de mixa bébé ? Hé non, je crois que ce n’est pas lié aux soins ou aux parfums qu’on y mettra dessus mais bien à sa texture et à son odeur de base, sans le moindre artifice. Ce qui prouve qu’en matière de séduction, on ne peut pas tout maîtriser… Et je trouve ça plutôt rassurant en fait.

Vicky Cristina Barcelona, de Woody Allen

Par Bobby

Je ne sais pas si je suis le mieux placé pour parler de ce film, dans le sens où je n’ai pas vu beaucoup de films de Allen, donc je me sens un peu HS au milieu de son oeuvre. Je vais donc l’étudier sans faire de comparaison.

Deux jeunes américaines, donc, Vicky et Cristina, débarquent un été à Barcelone, l’une pour parfaire sa thèse, l’autre dans une optique plus poétique. La première est mariée à un riche beau gosse, l’autre est ouverte à toute proposition. Et justement, elles rencontrent un type qui en a une, de proposition, et pas des moindres… (haha, et vlan, si vous voulez savoir quoi, allez voir le film !)


La couleur du film est chaude, voire ultra chaude. Cliché torride d’une Barcelone complètement érotisée, sulfureuse même, où vibrent des accords de guitare la nuit, où Gaudi est omniprésent, où l’on ne manque QUE de la nourriture du pays. Des fois, je me dis que les américains sont vraiment à côté de la plaque et ne se doutent pas à quel point nous autres, les gens du Vieux Continent, sommes américanisés.

Ce qui m’a mis sur les nerfs avec ce film, c’est une voix off quasi permanente qui débite des infos à la vitesse de la lumière. Infos difficile à percuter (ben oui, entre ce qui se passe à l’image et ce qu’on nous dit, y a parfois comme un décalage), et souvent inutiles (on peut comprendre par nous-même, pas la peine de tout nous pré-mâcher).

Et puis, surtout, je crois que cette vision de l’amour (car c’est, il me semble, avant tout, un film qui parle d’amour sous toutes les formes qu’il peut revêtir) n’est pas celle que j’avais envie de voir pour le moment. Je m’explique : en ce moment je suis complètement in love, c’est beau, c’est niais, et ça se passe pas DU TOUT comme dans le film. Je sais pas pourquoi le cinéma s’enferme de cette manière dans ses propres clichés. Il a beau vouloir montrer l’amour dans toute sa modernité (sexe libre, bisexualité, couples à trois, le tout sans
tabou), il reste prisonnier de scènes « faciles », sans jamais nous montrer des moments de l’amour que JAMAIS on ne nous montre à l’écran, des petites scènes qui sont pourtant dans n’importe quelle vie de couple et qu’on aimerait retrouver parfois et se dire « ah oui, c’est vrai, c’est comme nous ça ». Là, rien du tout, ça va et ça vient sans difficulté, comme si les personnages étaient davantage aimantés les uns aux autres par le script que par la vie même. C’est d’un naturel…

Heureusement, la fin est d’une délicieuse ambiguïté quant à ce que Allen pense réellement de cette « subversion » de l’amour, davantage présentée comme un échec, par lequel il faudrait passer au moins une fois, mais duquel il est nécessaire de revenir.

Courrier des cœurs, réponse à Agnès

Cette semaine, Agnès nous a posé la question suivante : « Mon chéri a une ex (oui, je sais, comme tout le monde), qui veut
absolument garder contact avec lui. Là, je suis jalouse, mais rien de grave. Ce qui me gonfle, c’est qu’elle veut à tout prix garder une place privilégiée dans sa vie, à part, et qu’il fasse de même. Cela n’est bien sûr pas clairement dit, mais se traduit à travers de nombreuses petites choses : elle refuse de confier ses petits pb perso à ses amis ou son mec, seulement au mien, elle en fait son confident; elle va regarder des photos de moi sur Facebook, et elle l’appelle pour lui dire qu’on ne se ressemble pas du tout; elle lui envoie un mail pour critiquer notre emménagement ensemble, alors qu’il n’a jamais voulu habiter avec elle, elle s’est mise à ne le contacter que sur son mail ou son portable pro « pour ne pas que je sois au courant »; elle lui reparle des chansons qu’ils écoutaient quand ils étaient ensemble; …
Lui, je lui fais confiance, je sais qu’il a bien tourné la page. Par contre, il refuse de croire que ça n’est pas son cas, et considère tout ça comme parfaitement innocent. Pendant tout ça, moi je bous !!!!
Que puis-je faire, soit pour arriver à relativiser tout ça, ou pour lui faire comprendre que non, ça n’est pas si innocent si on met tout bout à bout ??
Please, help…. 
»


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons.

Tatiana : Alors alors, aujourd’hui je vais pas faire de réponse à la con. Si tu lui fais confiance comme tu dis, tu devrais te foutre des tentatives de cette fille pour se remettre avec (si ce sont des tentatives car si ça se trouve c’est juste qu’elle est hyper nostalgique et qu’elle a du mal à tourner la page). Après certaines personnes sont pas très perspicaces (surtout les mecs) et t’as beau des fois mettre des pancartes lumineuses sous leurs yeux, ils voient rien derrière leur vitres teintées qu’ils ont devant les yeux. Donc ton mec est sûrement sincère quand il dit qu’il ne voit rien de mal. Ou alors, il dit ça pour que tu ne t’inquiètes pas trop.
Quoiqu’il arrive toi tu ne peux rien faire. Pire si tu continues à lui insinuer qu’elle veut se remettre avec, ça va peut-être lui donner des idées. Alors reste tranquille et cette fille se lassera sûrement au bout d’un temps. Ou alors elle réussira à saouler ton copain. 

Enzo : « il refuse de croire que ça n’est pas son cas, et considère tout ça comme parfaitement innocent ».Lui as-tu présenté
les choses mises bout à bout comme ceci ?
Si non, fais le ! Car effectivement il y a des éléments vraiment flagrants…
Si oui, alors, même s’il a tourné la page, monsieur doit aimer se sentir désiré par une foule hystérique de femmes en chaleur (bon, pour l’instant juste sa copine et son ex, c’est pas encore une foule mais c’est un début prometteur) !

Lucas : J’adore la réponse de Tatiana. « Mais moi je reste tranquille »… Ca veut dire qu’il va y avoir du sport » ???Y a pas 36 solutions. C’est comme du temps de ma jeunesse à Street Fighter. Tu la prends entre 4 z’yeux. Pas au téléphone, de visu. Tu lui dis clairement : ton attitude est sournoise, insidieuse, non ne me coupe pas laisse moi finir, tes appels sur le portable professionnel, les remarques à la con par e-mail, la comparaisons implicite que tu mets entre nous deux c’est plus possible. Alors soit tu te calmes et tu l’oublies à jamais, soit je te mets un gros Ha Ryu Ken dans la tronche, option défiguration ultime. Capito ? Tout ça avec un grand sourire, bien entendu. La classe, je sais.

Enzo : Mais dans ce cas, l’ex va aller se plaindre au mec et c’est la fille qui va passer pour une psychopathe !

Lucas : Perso j’adorerais avoir une nana comme ça… Ah j’entends Enzo ronchonner et dire « c’est toha le psychopathe… »

Enzo : Non, en tant que stratège, je pensais juste au « pire » des cas !
Mais effectivement, comme il a l’air d’apprécier être désiré, il peut le prendre comme témoignage positif en ce sens.

Jane : Je pense également que là, c’est l’actuelle qui passe pour une psychopathe si elle menace l’ex. Si le monsieur ne voit pas
que l’ex en question lui tourne autour, il ne risque pas de comprendre pourquoi l’actuelle lui a cassé les deux jambes…
Sinon, moi j’dirai un petit récap’ des faits à monsieur, on met bout à bout (je sais, c’est très énervant de se rendre compte qu’il y a des échanges dans le dos « pour pas te faire mal », alors vu que ça fait mal, on explique que là, ça picotte et ça gratouille alors ton ex t’es gentil qu’elle se trouve une vie) et on lui annonce gentiment que ça te pourrit la vie d’avoir une charogne qui lui tourne autour en attendant qu’il revienne, sans faire de « c’est elle ou moi », il faut réussir à faire passer l’idée que c’est pas normal, c’est lourd, et limite pathétique quand on y pense.

Keira : Les ex envahissantes c’est chiant, surtout quand elles font tout pour te rabaisser.
Les ex envahissantes qui partent vraiment sur un objectif de « on reste potes et tu vis ta vie » c’est cool. Toi tu n’as pas de bol, l’ex de ton mec est de la première option.
Maintenant si ton mec est clair avec toi et elle, je ne vois pas d’autre choix que d’ignorer la grognasse. Si tu t’imposes pour la virer tu vas passer pour la fille soûlante de service. Et elle gagnera haut la main. Passe outre, ne te soucie pas d’elle, tant que tu as 100% confiance en ton mec tout va bien.

Diane : TU LUI FAIS LA TETE AU CARRE A CETTE PETASSE!! Non mais excusez moi mais là il faut arrêter un peu,hein. Déja les ex,
c’est insupportable, mais si en plus c’est une ignoble pourceaude manipulatrice, y’a pu qu’à lui casser la gueule, j’vois rien d’autre. Et pis je voudrais pas dire, mais si ton mec il est pas capable (ou ne veut pas) de voir que c’est une pétasse, c’est louche. Bref, elle=crac boum dans la gueule. Lui=explication entre quat’ zyeux

Tatiana : Moi je dirais pas que c’est une pétasse. après tout elle était là avant la nana. Elle a le droit d’essayer de le récupérer.

Lucas : Tu es tellement joueuse ma belle…

Diane : Ah nonononon, i don’t agree du tout. Elle a eu son tour, ça a pas marché, point. Si il se retrouve célibataire et qu’elle
veut y retourner, grand bien lui fasse, mais il est en couple, et vouloir lui casser ça, déja c’est faire preuve d’un sacré égoïsme. J’ai pour habitude de pas faire aux autres ce que j’aimerais pas qu’on me fasse, et personnellement j’aimerais moyen. Désolée i’m quite catégorique, mais si vous l’aviez pas déja deviné ça fait partie des attitudes qui m’énerve légèrement… (et non, pourtant, ça ne m’est jamais arrivé personnellement!)

Nina : Ouais non, c’est pas du tout innocent. D’abord, elle lui fait ce que j’appellerais des scènes de jalousie.  Regarder les photos de la nouvelle nana de son ex, à la limite, j’en fais autant mais je commente pas. Enfin, pas au mec, je le dis à mes copines et encore…  Par contre, autant j’ai gardé contact avec certains de mes exs, autant il est hors de question de me mêler de leur vie amoureuse, on ne peut pas être juge et partie, si je puis dire. Je ne suis pas sûre que ton mec perçoive réellement son petit jeu, les hommes sont un peu miros des fois, surtout qu’elle semble avoir un petit ami mais il est clair que là, elle joue contre toi. L’idée de tout présenter bout à bout me paraît une bonne chose, aussi, peut-être qu’en additionnant tous les petits détails, il va comprendre.  Et puis puisqu’elle aime fureter, donne-t-en à cœur joie et étale ton bonheur sur Facebook : des photos de ton mec et toi dans votre nouvel appart, en veux-tu, en voilà.  Si elle ne comprend pas que vous êtes heureux ensemble et qu’elle n’a plus une place privilégiée dans la vie de son ex, c’est à désespérer. Puis à force de montrer ton bonheur, elle va peut-être un peu s’énerver et commettra un faux pas. En tout cas, je pense qu’il ne faut pas aller la voir frontalement, tu vas passer pour la méchante de l’histoire, sinon. Et puis les exs, c’est le mal, bordel !

Voilà, ce fut une discussion très intéressante, c’est cool qu’on ne soit pas d’accord, quand même, en espérant que la lanterne d’Agnès soit éclairée.

Si toi aussi, derrière ton petit écran 17 pouces, tu as une question à nous poser, n’hésite plus ! Tu as les comms, les mails (nina.bartoldi(aaaa)gmail.com) et tu peux me trouver sur facebook aussi. Voire twitter. L’est pas belle la vie ?

Fab

Nom : Fab
Age : 24
Signe astro : Bélier
Profession : Juriste…
Situation amoureuse : Célibataire et pas célibataire… enfin ca dépend…
Lieu de chasse favori : Boite parce que je bosse pour une boite photo… donc forcément…
Ce que vous cherchez : Une fille jolie et qui a pas un radis à la place du cerveau…
Liaison amoureuse la plus longue : 6 ans
Votre meilleur souvenir en amour : La première fois que j’ai embrassé… je suis tombé direct amoureux !
Une anecdote marrant en matière de sexe :Peut être la fois ou j’étais dans ma chambre avec ma copine… ma sœur a cru bon débouler sauf que le temps que je me
retourne et que je cours vers la porte… mon pied s’est pris dans un bout de couette ce qui a eu pour résultat de m’aplatir comme une merde de tout mon long entre le lit et la porte qui s’est
refermée…. violemment sur ma sœur qui a pas tout compris…

Vos règles et devises : « T’es majeure ? »
Petite présentation :Je suis châtain clair, yeux bleus, pas très grand… très sociable…
Si vous étiez une chanson : I Kissed A Girl de katie perry
Si vous étiez un livre : Aucune idée…
Si vous étiez un film : Titanic !! mdr
Si vous étiez un arbre : … un platane pour être en ville et faire chier tout le monde
Si vous étiez une fleur : une rose… parce que j’aime bien
Si vous étiez un animal : Un chat parce que c’est des feignasses
Si vous étiez une ville : PARIS
Si vous étiez un pays : Suisse
Si vous aviez 3 vœux :
– Avoir 1 million de vœux
– être plus grand
– savoir ce que pensent les autres

Si vous pouviez être invisible, vous iriez espionner : Une fille en particulier… qui est restée tellement mystérieuse
Ma vertu préférée : Sociable (jlai deja dis)
Le principal trait de mon caractère : Marrant
La qualité que je préfère chez les hommes : heu… hein ????
La qualité que je préfère chez les femmes : Leur capacité à faire croire qu’elles ne veulent pas ce qu’elles veulent vraiment !!
Mon principal défaut : curieux
Ma principale qualité : travailleur
Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : honnêteté, franche abnégation de soi dans le besoin
Mon occupation préférée : La photo
Mon rêve de bonheur : Gagner ma vie !!
Quel serait mon plus grand malheur ? : tout perdre
A part moi -même qui voudrais-je être ? : Zeus… si si c’est pas le cas !!
Où aimerais-je vivre ? : pas loin de la ville mais pas près non plus… au milieu quoi…
La couleur que je préfère : Bleu
L’oiseau que je préfère : La mouette parce qu’elle enmerde tout le monde
Mes auteurs favoris en prose : ne sais pas !
Mes poètes préférés : J’ai jamais aimé les poésies… la faute à l’éducation nationale….
Mes héros dans la fiction : x-men… mais je sais pas lequel choisir !
Mes héroïnes favorites dans la fiction : Naruto quand il fait pas le con
Mes compositeurs préférés : Mozart, Chopin
Mes peintres préférés : Je n’ai pas de gout en peinture…
Mes héros dans la vie réelle : Moi ?
Mes héroïnes préférées dans la vie réelle : Ma… mère !
Mes héros dans l’histoire : Jeanne d’arc !
Ma nourriture et boisson préférée : Escalope de dinde à la crème et champignons… et red bull même si on sait pas si ca fait mal encore…
Ce que je déteste par-dessus tout : les connards qui me piquent ma place de parking alors que je suis super à la bourre !
Les faits historiques que je méprise le plus : Le début de cette merde en Irak… ca sert à rien…
Le fait militaire que j’estime le plus : La prise de la Bastille ???
La réforme que j’estime le plus : Avortement… et je sais pas quoi d’autre…
Le don de la nature que je voudrais avoir : savoir jouer d’un instrument… et danser
Comment j’aimerais mourir : sans le savoir
L’état présent de mon esprit : Vers qui me tourner ?
La faute qui m’inspire le plus d’indulgence : on peut pas répondre à ca… ca dépend de tellement de choses…

Quand les hommes viennent de Vénus où sont les femmes ?

Il y a des questions infinies comme ca, qui ont déjà eu un semblant de réponse (cf : homme de mars, femme de venus)… mais rien ne vaut l’expérimentation…

Et puis voilà… 6 ans de relations qui se terminent violemment… une porte qui claque… « heu… au revoir ? » pas de réponse… «adieu… »

7 mois plus tard …. Mon dieu ce que c’est galère… Je mets le doigt sur une évidence… Putain c’est vraiment difficile…

Alors si pendant 6 ans, aidé du fait que nous nous sommes connu à un âge (18 ans) ou il fallait absolument se caser et un âge où l’humeur et le caractère pas bien affirmé encore, permettait plus de s’adapter à l’autre(voire d’adapter l’autre contraint et forcé…), on a vécu quantité de choses intéressantes, voire parfois franchement merdiques… il a fallu se refoutre sur le marché de l’amour…

Elle a morflé… moi j’avais pris la décision donc j’ai moins morflé… mais j’ai morflé quand même…

Me voilà en chasse… plus trop aguerri aux techniques de drague parce que je me posai plus la question j’ai débarqué avec mes principes de 18 ans… comme si pendant 6 ans le rapport aux autres n’avait été qu’une vaste fumisterie amicale… franche et sans ambigüité… et ta sœur !

– « Bonjour… ca va ? tu bois un verre ? »
– « heu non ya mon mec qui arrive… »

Merde…. Raté…

Après plusieurs tentatives ratées je décide de tester internet… quoi de plus innocent qu’un site non dédié à la rencontre… facebook… ah ah… ca a marché… une jeune fille de Paris… gentille… pas très belle mais intéressante… nous voilà parti sur une histoire… moi pas trop sûr de moi… mais elle sortant d’une relation de 3 ans voulait absolument se caser… moi pas forcément de suite…

CLASH : 1
FEMME DE MA VIE : 0

Bon vu que j’avais pris la décision… j’ai pas morflé… elle oui…

Puis bon facebook c’est gentil mais ca prend du temps… faut être motivé et j’en ai marre de surfer sur youporn… je passe à la vitesse supérieure… meetic…

Je vous passe la VASTE enc***** du système… si tu veux une copine… tu payes… mais les filles sont tellement sollicités par tous les morts de faim de la terre que faut vraiment être fort…

Et pour moi ca a marché…

Très jolie… premier rendez vous… on sort ensemble (pouahhh elle pue un peu de la gueule j’aime pas ca ! … bon Fab tu dis rien laisse lui une chance…)…

Hé puis là s’engage une très grande interrogation… comment la revoir… en soit la question est très très anodine mais dans le cas présent… elle est vraiment cohérente… madame vient… et repart 45 min plus tard… et c’est toujours 2 fois par semaine… moi j’attends ses sms… qui viennent au compte goute… et je dis rien… Je n’ai pas voulu faire l’amour avec me disant qu’elle apprécierait le geste… Oué beh j’aurais ptetre pas dû rien faire… bref trois semaines plus tard on couche enfin ensemble…

Pas mal… m’enfin bon ca va quoi… ca se termine le jeudi d’ailleurs elle me fait un coup bizarre… jeudi… on se voit ? non je peux pas… ok tant pis…
Vais en ville… qui vois-je… Elle…
Ok heu… ben oubli j’en ai vraiment marre de tes mensonges… avoue que t’as un mec… « non non »… je découvrais plus tard qu’elle en avait un… connasse…

Moi je suis attaché à mort… et je morfle VRAIMENT !!

CLASH : 2
FEMME DE MA VIE : 0 (mais ½ quand même)

Et puis arrive un événement… je suis MORDU de photo… j’adore… et je rencontre quelqu’un qui cherche des mecs pour faire des photos chez tillate… le site de photographe des soirées boites, bars et soirées privées…

Allez feu…

A partir de là… j’ai joui d’une particulière reconnaissance féminine… j’étais un inconnu avant… je suis TRES connu maintenant… les femmes se succèdent…
Quel en est la résultante… quel enseignement retirer des histoires que j’ai…

Déjà d’une part je ne suis vraiment pas fait pour les histoires d’un soir … on baise… et salut… (non pas bien pas pour moi)

A la limite l’embrasser oui ca j’aime bien…

Deuxième chose… la plupart des filles avec qui tu sors sont très jolies… même très très jolies… mais ya un truc qui se fait… c’est que toi photographe qui sors avec une bombe c’est forcément parce que tu t’en tape plein plein (c’est pas faux en soit mais c’est pas forcément parce que t’as envie de la virer le soir même)… donc ta réputation se fait VIIIIIIIIIIIIITE désastreuse…

Troisième chose, tu ne peux pas faire quelque chose de sérieux avec une fille que tu rencontre en boite… c’est toujours pour s’amuser (ca c’est ce qu’elles disent)… comme si t’étais une machine qui se mettait en route la nuit pour satisfaire madame dans son caprice d’amusement… l’asticotage du mec qui va forcément venir vers toi parce que tu es irrésistible… crois le blaireaute !!

Dernière technique… j’ignore complet… je laisse faire… quel intérêt ?
D’une part je ne suis pas mort de faim, d’autre part je ne tombe que sur une fille qui veut vraiment de moi, enfin j’impose mes conditions « je veux du sérieux bordel !!… sinon ca marchera pas… »

FEMME DE MA VIE… en cours…

Choisis bien tes mots

Pendant la recherche d’emploi, Internet reste un de nos outils les plus efficaces, pour peu qu’on sache s’en servir et qu’on ne fasse pas trop n’importe quoi avec (car n’oublions pas que le recruteur fouille). Par exemple, on peut consulter les annonces de l’ANPE en
ligne
ainsi que d’autres sites de recherche d’emploi comme monster, keljob, cadremplois, categorynet (mais attention, ce sont des reprises d’annonces donc un peu moins fraîches), talents, apec… ainsi que celles d’agences interim mais je reviendrai une autre fois sur ces dernières.


Donc face à nous, un moteur de recherche prié de fouiller pour nous les annonces parce qu’on n’a pas non plus que ça à faire, faut candidater. Oui mais vois-tu, le moteur de recherche n’est pas toujours ton ami. Tu découvriras (ou tu l’as déjà fait) au cours de tes recherches que les annonces qui sortent ne correspondent pas toujours à ce que tu attends et que le moteur passe à côté d’annonces qui t’iraient bien mais dont l’intitulé ne correspond pas à ce que tu as rentré.


Concrètement, quand je cherchais du boulot, je tapais « rédactrice ». Sur monster, son truc, c’était de me sortir des pages et des pages d’annonces pour rédactrice juridique. Je n’ai pas compris exactement de quoi il retournait mais ça n’a rien à voir avec mes compétences, c’est sûr et certain. Par contre, à aucun moment, je n’aurais eu l’idée de taper animatrice de communauté vu que je ne savais pas que ça existait pour commencer et que je n’aurais pas pensé que ça ait un rapport avec moi. Pourtant, ce fut mon premier CDI. Maintenant, je suis community manager, c’est à peu près pareil mais ça parle à plus de gens, ça fait moins « c’est moi qui annonce les numéros au loto de la paroisse le dimanche ». Par ailleurs, avec ma formation, j’aurais pu être intéressée par des annonce pour rédacteurs, journalistes mais aussi assistants de communication voire attaché de presse selon le niveau requis.


Bref, il va falloir que tu prennes une demi-journée et que tu épluches les sites à fond pour noter tous les intitulés qui te concernent de près ou de loin. De façon générale, j’aurais tendance à penser que l’économie de temps n’est pas toujours un bienfait. Oui, tu vas gagner du temps en ciblant les annonces qui semblent te concerner directement mais si tu passes à côté d’une annonce qui te correspond plus, ces 5 minutes de gagnées le sont-elles vraiment ? D’autant qu’en se laissant guider par ce moteur de recherche, ne ferme-t-on pas la porte à des possibilités qu’on n’avait pas envisagées ? Pendant longtemps, je n’ai pas pensé à la voie communication et pourtant, mon premier CDD (avec DRH choupinou), c’était assistante de comm. Et même aujourd’hui, je crois que la suite de ma carrière s’orientera plus vers elle que vers le journalisme mais pour le moment, je ne bouge pas puis ce n’est pas le sujet. Au bout d’un certain temps de recherche, il faut envisager d’ouvrir un peu les perspectives, tout en restant dans le raisonnable. Non, on ne va pas répondre à cette annonce pour un biochimiste quand on a un master pro ethnologie. Il faut rester dans le domaine de nos compétences mais ce n’est pas parce que sur votre diplôme, il y a marqué un domaine ou métier spécifique qu’il ne faut pas aller voir ce qu’on trouve chez les métiers proches, on peut avoir des surprises.


Idéalement, n’hésitez pas à demander conseil à votre conseiller ANPE/APEC, c’est son métier de vous guider. Il faut juste espérer qu’il connaisse un minimum votre secteur d’activité.

Où trouver l’homme ? Episode 25 : Fabien

(Cher lecteur, souviens toi que tout ceci n’est qu’une fiction. Et sinon, ça va chez toi?)

 Après le mariage, j’avais donc récupéré le numéro de Fabien, charmant jeune homme qui me plaît au dedans et au dehors. Après avoir laissé passer deux jours, j’appelle, l’air de rien. On discute un peu genre j’appelle de façon anodine puis on en vient à l’essentiel : quand se voit-on ?


Le mardi suivant, on se retrouve du côté de Mouffetard pour boire un verre. Je suis toute émoustillée, je dois me préparer comme il se doit pour ce rendez-vous. Jolie tenue qui met bien en valeur mes arguments anatomiques, Je me maquille avec soin, un peu de paillettes, du gloss… Des dessous affriolants et une éradication du poil. Il faut tout prévoir. Rater un homme à peu près parfait pour des aisselles velues, ça m’ennuierait tout de même.


Arrive le jour J, je suis en avance, je me compose donc un air nonchalant pour ne pas lui donner l’impression que je joue ma vie sur ce rendez-vous, ça fait fuir les mecs en général. Intéressée, oui, désespérée, non. Ah le voici, je lui adresse mon plus grand sourire et on va se poser dans un bar. On discute de tout et de rien, on refait le monde plusieurs fois, on aborde aussi le sujet de nos amours. Nous sommes tous deux célibataires et disponibles, ça tombe plutôt bien. Je roucoule, je me pâme, je me secoue les cheveux l’air de rien,
je ris à gorge déployée, je rentre le ventre et sors les seins. Bref, je suis en pleine parade nuptiale.


Sauf qu’à force de parader, on ne voit pas l’heure passer et le dernier métro est passé depuis quelques temps. Que faiiiiiiiiire , me désespère-je. Il me rassure : y a une station de taxi pas loin. Ok, ce n’était pas vraiment la réponse que j’attendais mais restons souriante. On se pose devant la station de taxi, en voici un au loin.

« Bon, ben, bonsoir alors…

– Non, non, je te ramène jusqu’à chez toi. »

Hein ? Il s’invite chez moi, là ? C’est un peu curieux comme façon de procéder mais quitte à être épilée, autant rentabiliser. Surtout que j’avais aussi fait le ménage au cas où. La femmes des années 2000 ne doit jamais être prise au dépourvu.


Nous voici dans le taxi, comme tout ceci est romantique, on discute en regardant Paris by night. Je prends rarement le taxi pour cause de prix mais j’aime m’offrir ce petit luxe de temps en temps, c’est agréable de contempler la ville de nuit. J’ai gardé une âme de touriste. On discute, on se frôle un peu, l’air de rien. Dans mon for intérieur, je suis toute émoustillée… En fait, c’est carrément un volcan, j’ai envie de lui sauter dessus, là, dans le taxi mais je suis une fille polie et le chauffeur n’a pas l’air super sympa en plus. Ah nous voici dans la partie délicate du trajet, j’indique au chauffeur en laissant ma cuisse frotter négligemment celle de mon compagnon. Mise en température enclenchée.


Nous voici devant ma porte, autant vous dire que j’ai très très chaud dans mes vêtements.

« Attendez moi, j’arrive », dit Fabien au chauffeur.

Hein ? Quoi ? Quel est ce malentendu ? Il compte me déshonorer et sauter dans son taxi la minute qui suit ? Le fait qu’il demande au taxi de l’attendre est-il un indicateur de ses prouesses sexuelles ? Et je fais quoi, moi ? Je ne lui propose pas d’entrer, je refuse de me mettre toute nue devant un mec qui pense que nos ébats dureront suffisamment peu de temps pour se permettre de demander au taxi de l’attendre.

« C’était sympa comme soirée, faudra remettre ça vite.

– Oui, heu… oui.

– Bonne nuit. »

Quoi il s’en va maintenant ? Mais pourquoi il m’a raccompagnée alors ? Il se penche vers moi et m’embrasse doucement sur les lèvres puis me laisse planter sur mon trottoir pour partir dans le taxi. Je le vois me faire un signe de main et la voiture disparaît au premier virage.


Je rentre chez moi, le sourire aux lèvres. Yes, je suis tombée sur un gentleman. Je me précipite sur mon téléphone pour lui envoyer un texto : « j’ai passé une soirée délicieuse, j’ai hâte de remettre ça. ». Sa réponse ne tarde pas : « Pourquoi pas vendredi ? ».

3 jours, ça va être long.


A suivre ! (quelle garce je fais)

Mais non, vous n’êtes pas différents

Vu que Tatiana a un peu ouvert le débat hier, je poursuis aujourd’hui avec un article qui me trottait dans la tête depuis trois semaines, à savoir la volonté parfois trop manifeste de montrer à certains que, non, non, nous ne sommes pas homophobes.


Il y a trois semaines, mes parents sont montés sur Paris, on se retrouve donc tous les quatre, les parents, Alice et moi, sans Anthony qui était à la caserne, mon presque-frère Yoann et sa copine à qui j’avais donné un pseudo je crois mais j’ai oublié donc on va l’appeler Blanche. Le samedi soir doivent nous rejoindre Thibault, mon jeune cousin qui vient de s’installer sur Paris et… Théo son mec.  L’homosexualité de mon cousin n’est pas une nouveauté, on le sait depuis qu’il a 15 ans, on connaît tous Théo mais voilà, on sent comme un flottement… Quand la famille Bartoldi arrive au restaurant, en avance, Thibault et Théo ne sont pas là. On va à notre table de 8, une table rectangulaire et là, au lieu de s’installer les  ensemble, mes parents décident de laisser une place vide entre eux et nous pour y placer le couple « pour pas qu’ils se sentent exclus »; Sympa mais j’ai trouvé ça tellement pas naturel de laisser ces deux places en plein milieu que je me suis dit que niveau intégration, on repassera.


Parfois, notre volonté de bien faire amène à une situation grotesque qui peut mettre les gens mal à l’aise. Je me souviens de la fois où j’étais allée prendre un verre entre amis. Dans le lot, mon ex (depuis pas très longtemps) et sa nouvelle copine. Dans une volonté de montrer que je n’étais pas hostile à la nouvelle arrivée, j’en ai fait des caisses, essayant de l’intégrer tant que faire au groupe en lui posant plein de questions… Trèèèèèèèès naturel, tout ça. Pourquoi essaie-t-on de prouver à tout prix notre largeur d’esprit, tenter de
prouver par notre comportement que « mais non, ça ne me gêne pas du tout » alors que notre gentillesse et notre amabilité poussées à l’extrême montre bien que même si ça ne nous gêne pas, on n’est pas super à l’aise, on a peur d’être maladroits.


D’un autre côté, on peut avoir peur de passer pour quelqu’un d’indifférent. Quand j’étais en maîtrise science po, j’avais comme copine Amina, voilée. Bon, sur le coup, j’avais pas super fait gaffe, je croyais que c’était une sorte de turban mais non, Amina était voilée. Et la seule fois où j’ai abordé le sujet avec elle, c’est quand elle a arrêté de le mettre l’année suivant pour se couvrir avec des bandanas. « Tu sais, si je continue de le porter, ça va me freiner dans ma carrière donc je l’ai enlevé ». Des gens m’ont demandé pourquoi je ne lui en avais pas parlé avant mais je n’en voyais pas l’intérêt. Autant lui demander pourquoi elle est musulmane, tiens. Vu que le sujet religion n’est jamais venu sur le tapis, je n’ai pas cherché à savoir.


Des fois, je me dis que le politiquement correct nous bouffe un peu et dicte des comportements que nous ne devrions pas avoir. Si Thibault avec été en couple avec Théa, personne n’aurait eu l’idée de laisser deux places en plein milieu de la table. Parce que tu comprends, on n’est pas homophobes, on veut le leur montrer. Pour moi, ne pas être homophobe, c’est traiter les gens comme n’importe qui, sans commenter leur choix sexuels ni rien. Souvent, on se sent même obligé de préciser « tu vois, Jean-Louis, mon copain pédé… », « et alors Léonard, mon ami juif… ». Si dans certains cas, la précision peut être utile si le fait qu’il soit gay ou juif ait une incidence, la plupart du temps, on a l’impression que c’est une façon pas du tout subtile de faire remarquer que hé! je suis super tolérant. Hé, tu ne trouves pas bizarre de préciser que t’as des amis juifs ou gays alors que ça n’a aucun rapport avec la
conversation ? Parce que moi, si.


Au fond, je me dis que le jour où le fait qu’on soit homo, hétéro, athée, chrétien, musulman, gros, maigre, noir, blanc… Bref que toutes ces données n’auront aucune espèce d’importance, ce jour là, la guerre contre toute forme de discrimination sera gagnée. Mais sincèrement, je n’y crois pas une seconde. Sans doute car nous sommes trop habitués à cataloguer les gens, à les faire rentrer dans des cases. On est définis par notre sexualité, religion, couleur de peau, de cheveux, silhouette, profession, niveau d’étude, logement, nombre d’enfants… Mais si déjà, on pouvait éviter de commenter ces états de fait, ce serait peut-être un petit plus.

NB : J’adore la pub ci dessus.

Ouverture d’esprit

Par Tatiana

Ah cher lecteur, je vais encore partager avec toi une tranche de ma vie suivi des interrogations qu’il en découle.

J’étais au téléphone avec une amie qui, la pauvre, enchaîne les galères. Elle s’est faite larguée par son mec il y a peu de temps et elle a des merdes au boulot et elle s’est faite cambriolée, et j’en passe. Autant vous dire que je me demande même si quelqu’un ne lui a pas jeté un sort. Mais bon ce n’est pas le sujet de l’article. Je vous exposerai peut être ma théorie sur l’envoûtement un autre jour. Elle n’allait pas très fort ces derniers temps donc je l’appelle souvent. J’ai l’ai donc eu au téléphone il n’y a pas longtemps et là elle me
balance une nouvelle choc comme elle a l’habitude. Il faut savoir que c’est son truc à elle : dire les choses sans détour au moment où on s’y attend le moins. Pour la rupture avec son mec elle m’a balancé ça de but en blanc. Ben quoi ? allez-vous me dire. Mais je ne sais pas trop comment vous dire, elle dit ça avec un ton comme si elle disait quelque chose de banal style « je me suis acheté un pull ». Je me rappelle d’ailleurs lors de sa rupture j’étais restée limite en état de choc tellement je ne m’attendais pas à ce qu’elle me sorte ça.

Donc l’autre jour je l’avais au téléphone et là elle me fait « et sinon je me suis trouvé une nouvelle amoureuse ». Temps de pause. Qu’est-ce que ça peut vouloir dire. Elle me sort ça comme ça mais je savais même pas qu’elle sortait avec des filles ! Forcément j’ai eu une réaction bizarre. J’ai cru qu’elle disait ça en blaguant pour parler d’une nouvelle amie qu’elle se serait faite. Et en fait au fur et à mesure de la discussion je me suis rendue compte que non c’est vraiment sa nouvelle amoureuse. En raccrochant j’étais sur les fesses.
J’arrivais pas à croire qu’elle sorte avec une fille. Et j’avais aussi du mal à réaliser qu’elle me sorte ça comme ça. Et d’un coup je me sentie conne et mal. Je pensais être quelqu’un qui était plutôt ouvert d’esprit mais ma réaction m’a déçue. Le fait que sur le coup je n’arrive même pas à concevoir qu’elle puisse sortir avec une fille m’a fait m’interroger sur le fait que oui ou non je sois tolérante. En soi cela ne me dérange pas qu’elle sorte avec une fille, alors pourquoi j’étais un peu choquée en raccrochant. Est-ce la soudaineté de la nouvelle ou la nouvelle elle-même ? Moi qui ai souvent cherché à sortir des conventions, j’aurais du mal à concevoir qu’une de mes amies puisse avoir une girlfriend après un boyfriend. J’ai même pensé à son ex en me demandant ce qu’il pensait de cette nouvelle. Ca m’a fichu un coup à vrai dire. Parce que pour moi l’intolérance c’est un des pires défauts qu’on puisse avoir.

Après je m’en suis donc voulu d’avoir bloqué comme ça au téléphone et j’espère qu’elle ne croit pas que je vais changer d’opinion à propos d’elle parce qu’elle est avec une fille. Parce qu’en fait ce n’est pas le cas du tout. Je me suis demandé s’il fallait que je lui envoie un texto en m’excusant si j’avais eu une réaction bizarre. Mais en même temps si je faisais ça, cela donnerait plus d’importance encore à ma réaction bizarre et c’était peut être pas la peine. Alors du coup je n’ai rien fait. De toute façon, c’est vrai qu’en raccrochant j’étais
un peu sous le choc mais le lendemain j’en avais déjà plus rien à faire qu’elle soit avec une fille ou non. L’essentiel c’est qu’elle se sente bien avec elle. Finalement, après réflexion je ne pense pas que j’étais choquée par le fait qu’elle sorte avec une fille, mais plutôt par le fait que je ne m’attendait pas à ce qu’elle me dise ça vu que je ne savais pas qu’elle aimait les filles. Maintenant j’ai juste hâte de la connaître cette fameuse nouvelle amoureuse.

Shortbus de John Cameron Mitchell

Par Keira

Pour ceux qui ne connaissent pas le réalisateur il s’agit donc de John Cameron Mitchell, un mec qui doit approcher vaguement de la quarantaine et qui est super doué pour faire des films qu’on n’oublie pas.

Son premier film Hedwig and the Angy Inch était un véritable ovni génialissime parlant de la vie d’un transsexuel dont l’opération avait raté. Je l’avais vu lors de sa sortie au ciné. J’étais jeune et ça m’a vraiment marqué. C’était d’ailleurs le premier rôle au cinéma de Michael Pitt (vous savez, le faux Kurt Cobain de Last Days de Gus Van Sant).

Mais revenons-en à Shortbus deuxième film donc de ce réalisateur et scénariste.

Si vous êtes choqué par des scènes de sexe crues et qui pourraient peut-être passer pour de la pornographie, abstenez-vous. Personnellement à partir du moment où la caméra et le scénario créent une fiction, ça me va et ne me gêne pas.

Donc, destins croisés de ces belles personnes qui se cherchent à travers leur sexualité (entre autres) et qui vont se rencontrer autour de cet endroit appelé Shortbus.

Ca va de la sexologue qui n’a jamais eu d’orgasme à la dominatrice qui cherche d’une vraie relation en passant par le couple homosexuel dont l’un est malade du sida et ne sait pas accepter l’amour qu’on lui porte.

Bref, des portraits qui peuvent êtres atypiques, mais qui finalement sont une facette de chacun d’entre nous.

C’est justement ça toute la force du film, nous nous voyons en quelque sorte évoluer face à ces personnages. Ce qui peut nous choquer au début nous paraît finalement logique et normal. Nous nous ouvrons à l’histoire et à ce besoin de profiter de l’autre à fond.

C’est brillamment interprété (alors que la majorité des acteurs sont des amateurs), intelligent, pertinent, souvent drôle, émouvant, totalement barré quand même. Un excellent film sur le cul mais pas que… et heureusement sinon ça tomberait dans un porno vulgaire ce qui n’est jamais le cas du début à la fin du film.