(Lecteur, je te rappelle que tout ceci est une fiction et c’est bien dommage parce que là, je suis en plein déménagement et un Fabien
en plus, ça m’aurait été bien utile).
Dans l’épisode précédent (que tu peux aller lire), je me promenais donc avec Fabien durant la nuit blanche. Alors que nous contemplons la Seine du pont Simone de Beauvoir, je me colle à lui parce que la nuit blanche, c’est sympa comme concept mais en octobre, il fait froid. Ca tombe bien, nous sommes à proximité de son appartement. Chouette alors !
Un quart d’heure plus tard, nous voici à l’abri du froid à boire un chocolat chaud en discutant de tout et de rien. C’est fou comme on a toujours des choses à se dire. Sauf que vers 4h30 du matin, j’ai les yeux qui piquent et une furieuse envie de me coucher. Or je ne suis pas sûre que les trains de banlieue circulent et je suis siiiiiiii fatiguée, rentrer chez moi me paraît une épreuve insurmontable.

« Dis, je suis vraiment épuisée, ça t’embête si je dors un peu ici ?
– Non, non, je vais te faire le lit, je dormirai dans le canapé. »
Hein ? Qu’ouis-je ? Il va me faire un lit à part ? Mais…aurais-je sur interprété ses intentions vis-à-vis de moi ? Et les bisous et les
enlacements devant la Tour Eiffel, ça rimait à quoi ?
« Mais euh, tu sais, je ne veux pas t’embêter, hein…
– Non, non mais tu ne m’embêtes pas, j’en ai pour deux minutes. »
Bon… De toute façon, je suis trop fatiguée pour rentrer chez moi alors je ne vais pas me battre avec lui. Il prépare donc le canapé, on rediscute un bon quart d’heure et il me souhaite une bonne nuit en m’embrassant tendrement… même que je sens comme une légère tension érotique dans l’air. Mais non, il ne se glisse pas dans le lit avec moi. Ah.

Le lendemain matin. Je me réveille et je guette le moindre bruit. Je suis en sous vêtements et j’hésite sur la marche à suivre. Je me lève et je m’habille ou je fais semblant de dormir et attends qu’il vienne de me réveiller ? Ah, je l’entends qui trafique dans la cuisine. Ah, il ne vient pas. Ah, il ne vient toujours pas. Bon, ok, j’ai compris. Je m’habille et le retrouve dans le couloir. « Ca te dit un brunch ? ». Heu… Ouais, mon estomac grogne, je pense que c’est une bonne idée. Une demi heure plus tard, nous voici attablés au Starbucks, à la terrasse. Et on parle, on parle, on parle, on parle. Il fait presque nuit, là, non ? Ah, il est déjà 18h, que le temps passe vite en si bonne compagnie. Il me distille des compliments, me caresse la main distraitement. La nuit tombe et on finit nos conversations au restaurant. J’aimerais que cette journée ne s’achève jamais.
Mais le temps se moque bien de ce que je veux, à 23h, il est temps de se désolidariser. Un rendez-vous de 24h, c’est pas anodin. Après de tendres baisers, on se quitte en se disant qu’on se retrouve vite. D’ailleurs, à peine rentrés, on se retrouve sur MSN pour un débriefing. Nous sommes heureux de ce rendez-vous, des moments passés ensemble et on a très envie de passer à la suite. Je lui propose de venir dîner chez moi dès le lendemain soir. Sur mon terrain, il ne pourra pas me résister.
A suiiiiiiiiiivre


















