Sin City, de Robert Rodriguez (2003)

Par Keira

 Il y a des films comme ça qui vous scotchent au fauteuil et vous font vibrer les iris.

Je me rappelle de cette claque visuelle qu’a été pour moi ce fameux Sin City.

A l’époque je ne lisais pas de comics mais le nom de Franck Miller ne m’était pour autant pas inconnu.

Aussi, l’association Rodriguez-Miller m’a titillée.

 


Ne serait-ce que cette affiche…

Très graphique déjà à l’époque.

Et puis le casting : Bruce Willis, Mickey Rourke, Benicio del Toro, Rosario Dawson, Jessica Alba, Elijah Wood, Rutger Hauer, Michael Madsen, Clive Owen, Brittany Murphy, Josh Hartnett…

Le réalisateur aussi, Robert Rodriguez ! Ze Grand Pote de Mr. Tarantino !

Avouez que ça appate le client.

Et ça l’a appaté jusqu’au bout d’ailleurs.

Parce qu’en plus d’être, à l’époque, une révolution visuelle de par son côté noir et blanc hyper travaillé, c’est aussi un film sacrément couillu.

C’est vraiment un roman graphique mis en animation et ça respecte très bien l’esprit de la bande dessinée de Miller. Certains diront que ça la respecte sans doute trop. Je ne suis pas pas du genre à chipoter alors zou !

Ne serait-ce que ces destins croisés avec des personnages tous plus maudits les uns que les autres (Marv qui sort de taule et a passé une nuit magique avec Goldie qui se fait tuer, il cherche à la venger en remerciement. Dwight le seul flic intègre qui veut protéger sa petite amie de son ex qui est un ripou taré et tombe dans un engrenage infernal. Canaghan qui sauve la vie d’une fillette qui allait être violée et tuée par un dingue qui se révèle être le fils d’un sénateur corrompu et du coup en subi les conséquences…), des dialogues
plutôt cools et des scènes d’actions complètement prenante… En passant par une violence très présente mais jamais choquante au point d’être malade (on est pas devant Saw).

C’est d’ailleurs un des aspects que j’ai le plus apprécié je pense. Le fait que malgré toute la violence montrée on reste captivé par le film. Comme je le disais précédemment nous sommes face à un film graphiquement très travaillé. Du coup, c’est comme si on lisait un roman avec une scène très gore, on suit l’histoire sans être réellement atteint par le côté répugnant.

Une musique bien énergique par-dessus tout ça et (très) peu de morale. On nous sert un cocktail explosif et plein de saveur.

Et puis on peut aussi dire que pour un retour en force de Mickey Rourke on ne peut qu’être ravis. Son personnage de Marv est tout simplement génial. Et chapeau aux maquilleurs.

Vraiment un des films du début des années 2000 qui m’a énormément marquée de par la nouveauté visuelle et scénaristique qu’elle apporte.

Le re-nouveau des adaptations de comics et ce que ces bandes dessinées peuvent apporter au cinéma.

Ca faisait du bien quand on y pense. Et après tout, c’est toujours le cas !

Courrier des coeurs : réponse à Cyril

Cette semaine, Cyril nous a posé la question suivante : « Ca fait 3 ans et quelques que je suis avec ma copine et je voudrais
qu’on se marie. Seulement, j’aimerais une demande en mariage originale, un truc dont elle se souviendra qui ne soit ni cheap ni too much. Des idées?
« 

La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie et voici ce que nous en pensons :

Petite Cervoise : Oké, moi je donne mon idée que c’est celle que j’aimerais bien qu’on me fasse.

 Benicio del Toro, si tu lis ces lignes, sache que n’importe quelle option m’ira bien.  Bref.
Tu achètes une bague, à sa taille tout pile (prends une de ses bagues pour avoir un modèle).
Pendant qu’elle dort, tu lui passes la bague au doigt (au besoin, s’aider d’un peu de vaseline, pour une fois, tu pourras dire que tu l’as VRAIMENT utilisé sur ta copine).  Le matin, tu la réveilles tendrement avec des petits bisous et de gentilles papouilles sur le cou, les épaules, les bras… les poignets…  et si tu te débrouilles bien, elle dira « haaaaaaaann mais… c’est quoi ?… » en ouvrant les yeux tout ronds et en regardant son doigt décoré.  Et là, tu lui demandes si elle veut bien t’épouser.
Fastoche.
(Si elle répond non, t’es un peu mal car elle peut se barrer avec la bague)
Sous vos applaudissements.

Jane : Le problème de la déclaration, c’est que soit tu fais ça dans les règles de l’art et tu combles le côté princesse de conte de fée de ta moitié, soit tu tentes d’être original et tu prends le risque de te vautrer. Ca ne veut pas dire que tu dois absolument te mettre à genou au restau, tu peux par exemple le faire n’importe où, du moment que c’est un endroit paradisiaque, et qu’il y a un truc genre un coucher de soleil, un dauphin, des pétales de rose (t’es pas non plus obligé de cumuler) Auchan, par exemple, tu oublies, ça marche pas, même un soir devant le rayon fleurs coupées.

Ca te semble niais? Normal, tu es un homme, tu n’es pas chromosomiquement équipé pour comprendre ça. Ok, je suis une femme et j’ai un peu de mal avec le dauphin, donc on va le retirer de la liste.

Ah oui, à éviter aussi: La demande en plein coït (on se marre pas, y en a qui disent des conneries plus grosses qu’eux avec un bon
shoot d’endorphines) Parce qu’on ne peut décemment pas raconter ça à nos copines / notre mère / nos collègues de bureau. Non en fait, je retire ma réponse, je veux juste que petite Cervoise me demande en mariage.

Keira : Je suis d’un genre classique pour les aspirations de demandes.

En plus n’ayant pas envie de me marier ça semblera encore plus ridicule.

Je suis assez fan de la déclaration au coucher de soleil.

Mais surtout pas le coup « au restaurant avec la bague dans le champagne ».

A mon avis c’est une décision très privée qui devrait être prise dans un lieu vide de monde.

Juste au cas où…

Enfin voilà.

Sinon t’as le coup de la balade en barque, mais si elle a le mal de mer, t’es mal barré.

Enzo : Faire une demande de mariage originale, oh comme c’est original comme idée…..
La (vaine) originalité est censée faire oublier que tu fais simplement comme la société t’a conditionné et encouragé ?
Bref, pour moi ça sera « joker » pour cette question Love&Sex histoire de garder mon capital sympathie (si j’en ai). Mais toutes mes félicitations quand même (il parait qu’il faut dire cela, enfin si elle dit oui) !

Lucas : Je ne répondrai pas à cette question car pour moi le mariage est une comédie sociale et je préfère laisser la parole à
Barbara chantant Brassens car il exprime très bien le fonds de ma pensée sur la question.http://www.deezer.com/track/894887

Ella Sykes : – Pour les friqués : Un week end à New York et une belle bague avec un diamant ni trop petit (ça fait mesquin) ni
trop gros (ça fait vulgaire) chez Tiffany (What else?) puis tu l’emmènes faire un tour dans Central Park la nuit, dans les carosses tirés par un pauvre cheval déprimé. Elle NE PEUT PAS dire non.

– Pour les … (Euh) … fauchés (?) : Invites des amis à la maison pour un dîner et mets les dans la confidence, files leur des
pancartes avec chacun un mot formant la phrase (Veux-tu m’épouser ?). Quand elle ira aux toilettes ou dans la cuisine, à la fin du repas genre au dessert, à son retour, tu leur demandes de tous s’aligner de façon à ce que les pancartes forment la phrase (Ouais, j’ai vu ça dans « Mon beau-père et moi », drôle non ce film ?), bien sûr n’oublies pas la bague hein.

– Pour les originaux et les inconscients : Tu peux faire un jeu, un week end, tu fais un jeu de piste avec elle, tu lui laisses des
mots partout dans l’appartement, chaque post-it donnera un indice pour trouver le suivant, etc, et le but est que dans chaque mot tu lui rappelles un souvenir heureux que vous avez partagé, tu peux même faire en sorte qu’un de tes mots soit en fait une vidéo genre photomontage que tu aurais fait avec toutes les photos ou vidéos sur lesquelles vous êtes, puis le dernier mot serait évidemment ta demande en mariage.  Si c’est sa réponse est « oui » dis lui de mettre sa plus belle robe et qu’elle te rejoigne quelque part en ville pour aller dîner ensemble et recevoir sa bague. 

Bonne chance.

Summer : hum, je crois que ce n’est pas l’originalité qui fera qu’elle s’en souviendra toute sa vie mais les sentiments que tu
exprimes à ce moment là, le fait qu’à ce moment précis tu sais que tu as envie de passer toute ta vie avec elle et que tu lui dises etc… Selon moi, il n’y a pas besoin de faire les choses en grand bien au contraire il y aurait plus des clichés et des actes à éviter en fait. Le coup de la bague dans le verre on oublie, de même qu’on oublie le restaurant bondé et toi un genou à terre, comme il a été dit précédemment, il vaut mieux un lieu plus intime et pourquoi pas un lieu qui signifie quelque chose pour vous comme celui de votre rencontre, votre chez vous, celui de votre premier baiser, premier je t’aime etc… bref, y’a le choix. Plus important encore, il y a le moment. Là aussi il faut éviter certains clichés comme la Saint Valentin, son anniversaire, le tiens, à la limite le jour de votre rencontre mais si tu veux faire de ce jour un jour unique autant choisir une autre date. En fait l’originalité réside essentiellement dans ce que tu lui diras et non dans le contexte et ca, ca ne dépends que de toi finalement.

Lucas : Les deux premières propositions de Hell sont déprimantes. Merde, on est là pour lui démontrer qu’on veut faire des
efforts pour elle, qu’on veut être présent, attentif, qu’on veut s »engager à la regarder tous les jours avec les yeux de l’amour, à se géner pour elle et en être content, la rendre heureuse car la voir sereine aura un impact alrededor. Ce serait moi, je ferais alors un truc que j’abhorre et qu’elle adore, un truc énorme montrant mon amour, juste pour lui faire remarquer qu’elle m’a donné envie de faire des efforts pour elle, pour passer dix ans ou une vie à ses cotés.

Tatiana : Ma réponse à moi qui va grandement t’aider : mets toi à pleurer ça va donner un effet émotionnel en plus (pour ça t’as
qu’à essayer de t’épiler les aisselles ou le maillot tu vas voir les larmes vont venir direct). Pour le reste, ben si tu te mets à pleurer t’auras déjà fait 80% du travail. Désolée, je ne peux pas mieux faire. Je n’ai jamais réfléchi à la question car je n’ai jamais souhaité être demandé en mariage. Du coup j’ai du mal à savoir ce qui ferait vraiment plaisir à ta copine.

Nina : Pendant le brossage de dents commun, tu lui dis : « tu sais, j’ai toujours été pudique avec mon brossage de dents mais avec toi, ça ne me gêne pas, veux-tu m’épouser ? » Oh bah quoi, c’est original. Sinon, je vote pour le jeu de piste parce que je crois que c’est ce qui me plairait le plus. Parce que bon, l’idée de mariage ne m’emballe pas des masses alors que jouer, si. Donc jeu de piste. Mais attention, faut pas qu’elle devine pour quoi c’est sinon, ça perd de son charme.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à poser, tu sais où nous trouver.

Va te laver le clavier avec du savon, chenapan !

J’ai beau être sur le net depuis une éternité (10 ans, en fait… Ca ne nous rajeunit pas), je reste effrayée par la violence de certains propos. Hier, j’ai eu la tâche merveilleuse de modérer quelques commentaires sur le site people, ce qui donnait à propos de Rihanna « crève sale pute, je te déteste », à propos d’Angelina Jolie : « el n’a rien a envier a angeline el n’et pa jalouse d’elle car avec sa grosse bouche de suceuse on a rien a lui en envier » (c’est un copier/coller), à propos de Paris Hilton « elle peut bin crever jen ai rien a foutre de cette connasse gatée » ou à notre encontre : « prenez vos pochez pleines de fric et allez sucer paris hilton pédés de bourges ». Un must, celui là.

Bref, quand je lis ça, j’ai envie de demander à la personne qui s’est sentie obligée de se lancer dans un tel déluge d’agressivité si elle a pris ses petites pilules. Non parce que des commentaires modérés, là, y en a 12 pages, à  raison de 20 par pages et ils ne restent sur la plateforme de modération que pendant 48h. Alors autant vous dire que je ne découvre pas seulement aujourd’hui la violence sur Internet, l’anonymat donne des ailes mais je ne cesse de m’interroger… Je vous ai déjà parlé des trolls, j’en ai mangé quelques uns comme tout le monde et c’est justement là le souci « comme tout le monde ». Qu’est-ce qu’il se passe dans la tête d’une personne pour que soudain, elle crache un tel fiel ? Encore, ce serait un mail contre un service qui ne fonctionne pas ou autre, je pourrais à la limite (mais extrême limite) comprendre mais là ? Rihanna, Paris et Angelina ne viendront jamais lire le site et surtout pas les commentaires si poétiques. De toute façon, même si elles parlent français, faudrait qu’elle comprenne cette langue étrange qu’est l’illettré de base, je ne suis pas convaincue.


Alors évidemment, à choisir, il vaut mieux qu’ils se défoulent sur Rihanna que sur leur petite sœur, par exemple. Mais cette violence quotidienne finit par me choquer. S’il n’y en avait qu’un d’excité, je dis pas mais là, on dépasse le phénomène marginal pour s’installer dans une habitude, quand même. Et il n’y a pas d’âge particulier. Si, effectivement, sur le site people, on est plus dans le 16-25, si on sort de cet exemple précis, on voit que c’est à tous les âges que ça s’exprime en insultes. Souvenons nous de feu l’émission de
Courbet où les voisins se traitaient de pédés, de cons, d’impuissants, cocus…Bon, là, à la limite, ils ne se supportent plus, on peut un peu plus comprendre les insultes. Mais force est de constater que les insultes gratuites font partie de notre quotidien. Et même si je suis tentée de penser que c’est l’arme des faibles (typiquement, les gens qui me disent que je suis conne en comm sans pour autant m’expliquer en quoi je le suis), j’y ai parfois recours. Jamais en premier mais en défense. Typiquement quand on me cherche dans la rue, je réponds par un « qu’est-ce que t’as, connard (ou connasse) », ce qui arrive assez rarement vu que dans la rue, je suis là sans vraiment y être. En général, mon insulte préférée, c’est « pauvre type », balancé avec dégoût. Oui, je sais, c’est pas super méchant mais tout est dans le mépris.


Bref, tout ça pour dire que je n’aime pas constater cette violence vraiment gratuite (et somme toute inutile) et que j’aurais bien envie de leur laver la bouche avec du savon pour leur passer l’envie de parler comme ça. Parce que ce sont les mêmes qui traitent une fille de sale pute dans la rue car elle ne se retourne pas à leurs sifflets, par exemple. Une sale habitude, en somme. Mais je dis ça, je ne vois pas bien la solution. Mais n’est-ce pas finalement un symptome d’un mal plus profond qui serait une incapacité chronique que nous avons
tous à vivre en société au-delà d’un certain seuil ? En gros, ne se défoule-t-on pas sur Rihanna, Paris Hilton, un blogueur ou que sais-je encore pour vider notre sac et rester plus sociable et doux avec nos amis, famille, collègues ? Finalement, est-ce un mal pour un bien ou celui qui traite Rihanna de pute parle ainsi à tout le monde ?

Heu… Je sais pas !

Sinon, rien à voir du tout mais je te colle ici une pétition qui me tient à cœur. Milan Presse qui édite des magazines pour la jeunesse est actuellement en difficultés financières et risque de disparaître. Si je ne travaille pas (et n’ai jamais travaillé même si j’ai failli y faire un stage qui m’aurait beaucoup plu en plus mais les dates ne collaient pas), je trouve qu’il est important de signer la pétition pour garantir une diversité dans les titres, d’autant que Milan propose des magazines vraiment bien. Tu lisais Toboggan petit ? Ben, c’est eux (entre autres mais Toboggan, je les piquais à ma sœur, je me souviens). Et de façon plus personnelle, c’est à Toulouse. Et de façon encore plus personnelle, mon cousin que j’adore y travaille. Alors on clique !

 

Où trouver l’homme ? Episode 27 : à dîner chez moi

A la recherche du prince charmant

(O toi, derrière ton écran, je te rappelle que tout ceci n’est qu’une fiction sortie de mon imagination fertile ou débile, à toi de voir. En vrai, là, je vis au milieu des cartons alors les dîners romantiques, ça attendra.)

On dit que la patience est mère de toutes les vertus. Ca tombe bien, j’ai toujours pensé qu’un peu de vice ne faisait de mal à personne. Fabien je désirais, Fabien j’aurais. Pour se faire, j’avais prévu de l’inviter à dîner à la maison histoire d’être sur un terrain favorable : le mien.


Une fois passée faire le plein chez Picard, je rentre vite chez moi me pomponner, m’épiler et faire brûler une bougie qui sent bon. Bon, c’est l’heure, je vais trafiquer un peu sur l’ordi en attendant qu’il arrive. C’est l’heure et un peu plus. C’est l’heure et un peu plus d’un peu plus. C’est l’heure et franchement plus. Au bout de vingt minutes de retard, j’enclenche la bobine du film catastrophe : depuis le début, il se fout de ma gueule ce connard, il n’en a jamais rien eu à faire. Oui mais pourquoi les baisers, les soirées qui n’en finissent pas, la nuit blanche et pourquoi avoir dit oui à mon invitation s’il ne comptait pas venir. Il doit y avoir une explication logique mais je ne remets pas les pièces du puzzle dans le bon sens, je ne comprends pas.

Ding dong ! Ah, ciel, on sonne, ce doit être lui. Bingo. Il me tombe dans les bras, la mine piteuse : « J’ai oublié mon portable et je n’arrivais pas à trouver, je suis désolé

– Ahahah, c’est pas grave, ahah! »

Oui bon, il a une bonne excuse, je vais pas lui faire une scène par principe quand même. On s’installe autour d’un verre, on mange le bon steack et la bonne purée aux truffes cuisinés avec amour car un estomac d’homme se doit d’être toujours satisfait. Je sens que mes lectrices féministes viennent de grincer des dents mais je ne parle pas en général, je parle du cas particulier où je veux faire l’amour avec cet homme toute la nuit et même le matin, faut bien lui donner des forces.

Entre deux phrases, les blancs s’insinuent peu à peu. Non que nous n’ayons plus rien à nous dire mais la tension érotique monte et à chaque blanc, nous établissons le contact visuel : je te veux, tu me veux. Il n’empêche que c’est bien joli tout ça mais j’ai des projets très précis pour la soirée et on n’avance pas alors je me lance. Je m’approche de lui et lui donne un baiser plutôt sage pour commencer. Il me le rend bien, chouette. Ca s’emballe un peu, de la position assise, on se retrouve allongés sur le canapé, un pull s’en va, rapidement suivi de son petit frère, les fringues volent. Une fois tous nus, vous imaginez bien ce qu’il se passe, je vous épargne la description et vous laisse jouer dans votre tête la partie sexuelle de cette histoire. Sachant tout de même que je suis résolument opposée au léchage de pieds et suçotages d’orteils, ça, s’il vous plaît, épargnez le moi.


Le lendemain matin, lorsque le réveil sonne, il est remercié par une lourde main qui lui éclate la figure mais pour une fois, je lui épargne le traditionnel « ta gueule » enroué. Fabien vient se coller contre moi et me prend dans ses bras pour un doux câlin matinal. Tout serait parfait si la mairie de Plumes sur Berges n’avait pas décidé que c’était le jour idéal pour refaire le trottoir juste devant chez moi. Je vous jure que l’odeur de goudron chaud et le bruit du rouleau compresseur, il y a vraiment plus romantique dans la
vie. Alors que je commence à chouiner parce que je n’ai pas envie de me lever, Fabien me propose un baiser pour m’aider à me lever. Evidemment, il eut l’effet contraire.

Une douche, un café et un pain au lait plus tard, nous voici dans la rue et à la bourre pour aller travailler. Pendant qu’on s’embrasse pour se dire au revoir, je lui demande quand on se revoit : « t’as qu’à venir ce soir à la maison ». Et c’est ainsi que je partis toute guillerette au boulot, pressée de raconter cette nuit à mes copines.

NB : Oui bon, ok, cette partie de l’histoire m’est vraiment arrivée. Rien que de repenser à l’odeur du goudron, j’ai mal à la tête.

Non, rien de rien

Hello everybody

Aujourd’hui, il était prévu la suite de mes aventures amoureuses fictionnelles comme tous les mercredis mais en fait, j’ai pas eu le temps d’écrire hier soir. Enfin, si, le temps, je l’aurais eu si j’en avais eu le courage. Parce que depuis vendredi, je cartonne, emballe, soulève, pose, déballe, visse, dévisse, maudis… Bref, ce week-end, je déménageais et là, je paie cher. Mes lombaires couinent, mon cou craque, j’ai la gueule de travers, le cheveu raplapla, le teint gris…

Alors pensez-vous vraiment qu’hier soir, j’avais le cœur à écrire une histoire d’amour même fictionnelle ? Surtout que dans le prochain épisode, il devrait y avoir du sexe et moi, je n’en aurai pas avant au moins un mois, le temps que tout se replace. De toute façon, j’ai tellement de bleus partout que si je me mets nue, on va me demander qui me bat. Déjà que pour le sport demain (oui, je vais aller au sport demain, ça va me dénouer un peu), va falloir que je prenne du t-shirt à manche longue parce que mes bras sont couverts d’hématomes. Avoir la peau fine, c’est pas si chouette.


Donc tout ça pour dire qu’en fait, hier soir, j’étais épuisée. Vicky m’a déposée dans mon nouveau chez moi à 23h15 avec Kenya mais avant, on avait fini de déplacer quelques cartons, on avait monté un bureau Ikea sans s’engueuler, on avait fait cramer les lasagnes chèvres-épinards, commandé à King’s family un repas livré avec 30 mn de retard (et un coursier qui s’est perdu quelque part entre le rez de chaussée et le troisième étage), on était parties chercher Kenya chez ma sœur et changé la litière des chats. Si on considères que vendredi, j’ai cartonné à fond, samedi, j’ai déménagé en fort agréable compagnie, que dimanche, avec Vicky, on a ikéaisé, que lundi, j’ai fini de ranger l’ancien appart (enfin, il en reste encore un peu) et que hier, on a fini de déménager les ultimes cartons… Ben voilà, hier soir, mon compteur à énergie était sur la réserve. Après une bonne nuit, je récupère mais j’ai encore un peu mal.


Donc si tout va bien, ce soir, entre deux cartons à ranger, je vous pondrai la suite de mes amours fictionnelles avec Fabien, je vous préparerai quelques articles pour la semaine prochaine, faut que je termine la série jf ch F2… Puis je dormirai.

Sinon, j’aime d’amour Vicky, Tatiana, Lucas et Madinlove, mes déménageurs de choc.

En milieu tempéré

Par Ella Sykes

Depuis que je suis arrivée au Canada, je ne regarde pratiquement plus la télévision. Seules 3 chaines
difficilement captables par le biais d’une antenne tordue parviennent au consommateur désargenté.
Pour le reste, il faut agiter sa carte de crédit. Aussi, me suis-je résolue à travailler d’arrache-pied,
me coupant du monde extérieur, apprenant la nouvelle du décès de G. Depardieu, une semaine
après.

Mais, les élections américaines sont parvenues à monopoliser les 3 chaines survivantes et à titiller
mon intérêt. Parce qu’il est bien évident qu’en bon esprit cynique parisien, je n’ai pas pensé un seul
instant que Barack Obama allait effectivement réussir à se hisser au sommet.

Il l’a fait.

Alors ce matin, médusée, je laissais mon regard caresser les lignes du Monde électronique.
Quelques larmes sont venues souiller mes joues.

Je suis métisse, une noireaude avec des origines chinoises, arabes et indiennes. La discrimination
raciale m’a frappé tous les jours à Paris, durant les 15 années où j’y ai vécu, ne laissant aucun répit
à mon esprit rebelle.

Du coup, imaginer qu’un noir d’origine keyniane puisse contrôler la plus grande puissance
mondiale, un pays aussi mythique et machine à fantasmes internationale que les Etats-Unis, nous
sidèrent, nous les noirs. L’esclavage n’y a été aboli qu’en 1865 suite à la Guerre de Sécession,
c’était il y a à peine un siècle et demi.

Je suis parfaitement nulle en Politique, je n’y connais strictement rien. Je suis juste interpellée par
l’histoire, la culture des populations et le facteur humain. Dans le fond, tout ce qui détermine nos
actes et conduit les politiques reste ce facteur humain. Alors, ce matin, aujourd’hui et probablement
encore la semaine prochaine, serais-je figée de stupéfaction face à l’incongruité d’une telle
situation. Comment un peuple aussi peu intéressé aux questions sociales et culturelles que ce peuple
américain a t’il pu élire B. Obama ?

C’est aujourd’hui que la face du Monde a changé de façon irrémédiable, quoiqu’il advienne par la
suite, rien ne sera plus pareil, C’est un véritable choc pour nous, les noirs. J’ignore si les autres
cultures vioient les choses de la même manière que nous mais personnellement dans mon
individualité et dans mon identité de noir bafouée, j’espère beaucoup de ce symbole.

Mais, personne n’est dupe. Il est évident que la plupart des américains ont voté pour lui parce que
des acteurs hollywoodiens, des artistes et autres personnages publics ont participé à des
matraquages médiatiques passés à longueur de journées sur l’unique chaîne d’information publique,
prônant le vote en faveur du Noir. Comme quoi, les moutons ne sont pas basés uniquement en
France.

Néanmoins, ne boudons pas notre joie car le symbole est beau, fort et émouvant aussi. Seule, la
peur qu’on ne le fasse disparaître se tient là, tapie dans l’ombre de nos espoirs.

Pourtant, ce qu’il y a d’amusant c’est qu’en dépit notre aspiration à la grandeur et à la noblesse, au
final, on retombe trés rapidement dans la morosité de la frustration quotidienne. Enfin, lorsque je
dis « on », on s’entend bien que je parle de ma propre personne, bien évidemment.

Bref, tout cela pour conclure qu’en névrosée parisienne que je suis, installée depuis à peine trois
mois, j’ai déjà eu toute la latitude nécessaire pour tomber sous le charme d’un homme totalement
inaccessible mais que je vois 2 fois par semaine, de haïr sans raison mon colocataire pourtant sacré
l’homme le plus gentil et serviable de la création par mes copines et ma mère, de me mettre à boire
plus de bières, de tequila, de gin, de whisky coke que durant toute ma vie entière, de me remettre à
porter des Jean/Converse (Ce qui, vous l’admettrez aisément, sied davantage à une jeunette qu’à
une vieille peau de mon âge … Oui, 29 ans, hein), le tout en suivant mes cours à l’université dans
l’optique d’être titulaire d’un second Master. Je crois n’être jamais autant sorti, avoir autant ri aux
éclats, m’être autant amusée et avoir croisé autant de gens auparavant. Ici, la vie s’accélère et le
sentiment de liberté qui m’envahit et me grise, me faisant arborer un sourire permanent au coin des
lèvres.
Et, pour la première fois depuis longtemps, je peux dire :
Je suis heureuse

 

Babel, d’Alexandro Gonzales Iñarritu

Par Bobby

Rappelez-vous. Je vous ai déjà parlé de 21 grams, du même réalisateur. Aujourd’hui, je m’attaque à son film suivant, Babel, qui reprend le même principe (la croisée de plusieurs destinées autour d’un seul et même accident), pour l’étendre à l’échelle de notre planète, et non plus d’une ville comme dans Amores Perros ou 21 grams.

Maroc. Deux gamins tirent sur un car de tourisme avec un fusil, pour jouer. Une touriste américaine est gravement blessée et oscille entre la vie et la mort. Cette même touriste, venue avec son mari pour quelques jours de vacances, voyait son couple au bord du naufrage.

Mexique. Une nounou emmènent les enfants du couple américain avec elle et son neveu lorsqu’elle doit retourner à Mexico pour le mariage de son fils. Mais la frontière avec les Etats-Unis est un lieu de tension palpable et dangereux.

Japon. Une jeune adolescente sourde-muette, rebelle et en mal d’affection depuis le suicide de sa mère, nous fait entrer dans son monde, un univers de douleur. Son père est, mystérieusement, lié à l’accident qui a eu lieu au Maroc.

Des douleurs sur chaque continent. Des détresses qui n’arrivent pas à communiquer, et qui explorent tous les moyens possibles pour se faire comprendre (les mots, les signes, les expressions, la drogue, l’alcool, les cris, la violence, l’amour, la mort…). Une fresque magnifique, musicale, visuelle, solidement interprétée par des acteurs époustouflants : Brad Pitt, Cate Blanchett, sublimes dans le rôle de ce couple américain perdu et détestable, et Gabriel Garcia Bernal, magnifique (je ne cite pas les autres, moins connus, mais qui sont tous aussi bons, de la mama mexicaine aux jeunes marocains, en passant par la poignante jeune japonaise).

C’est un film qui aurait pu explorer, sans fin, les répercussions d’un événement, passées, présentes et futures, qui aurait pu nous mener en Afrique noire, en Europe, en Russie, jusque chez les Inuits même. Un film qui nous montre des horizons terribles, tout en conservant une touche d’espoir, quoique tragique : malgré tout, les larmes sont le vecteur qui rapprochent, à un moment où à un autre, les individus, leur permettant d’exprimer le vide nébuleux, que nous ne pouvons exprimer sans le réduire, et qui bouillonne en nous.

Courrier des cœurs, réponse à Angie

Cette semaine, Angie nous a posé la question suivante : «Dans mon groupe d’amis, nous sommes plusieurs dont une amie très proche
qu’on appellera S. et son ex, C. Ils sont restés longtemps ensemble, un peu plus d’un an et demi, c’est fini depuis 8 ou 9 mois mais il restent amis. Depuis quelques temps (mais après leur rupture), je me suis rapprochée de C. sans arrière pensées. Sauf que maintenant, je commence à penser à lui en tant qu’homme et pas en tant qu’ex de mon amie et il m’a avoué avoir du mal à garder mes distances avec moi. Je sais que S. ne supporterait pas qu’on sorte ensemble. Dois-je me sacrifier pour mon amie? 
» 


La cellule love and sex des vingtenaires s’est réunie, voici ce que nous en pensons.

Enzo : « Dois-je me sacrifier pour mon amie? » Non, vu la situation, tu dois choisir entre les deux ! Une amie ou un éventuel (ça
pourrait très bien être un coup rapide pour cause d’incompatibilité sexuelle) petit copain (qui n’est pas un prince charmant vu qu’ils ont rompus après être resté longtemps ensemble) !

Tatiana : Et bien moi je crois que tu devrais en parler avec ton amie. Parce que si c’est vraiment fini entre et qu’elle ne ressent rien pour lui, normalement elle ne devrait pas voir d’inconvénients à ce que tu sortes avec lui. Sinon c’est que c’est une garce égoiste. Si elle a encore des sentiments pour lui alors là tu as plusieurs option : tu es une bonne amie et tu ne touches pas à ce mec, tu es une mauvaise amie et tu touches à ce mec. Après tu peux avoir des circonstances atténuantes en fonction de si tu as des sentiments pour ce garçon ou si c’est juste physique. Mais quoiqu’il arrive la franchise prime donc parles-en à ton amie.

Jane : Du moment qu’ils ne sont plus ensemble… Quels droits à ton amie sur son ex? On est d’accord, aucun. Si rester amie avec
lui après la rupture est juste un moyen de contrôler ses relations, j’ai comme envie de dire que c’est pas cool. Et que ça ne te regarde pas. ils ne sont plus ensemble, vous vous sentez attiré, ton amie n’a pas son mot à dire dans cette histoire. Reste juste à le lui expliquer de manière diplomatique si tu ne veux pas t’en faire une ennemie. Après, t’as pas non plus choisi la situation la plus simple.

Et j’ai tendance à penser (à jeun) que les exs des copines c’est un peu no way, rien qu’à penser au fait qu’il y a eu rapport intime
et qu’il pourrait y avoir comparaison.

Mais comme je dois frôler les 2 grammes (à 17h, limite j’ai honte) je suis de bonne humeur, donc je te dis: fonce!

Lucas : Dans 5 ans elle sera sortie de ta vie ou tu vas la croiser de nouveau et elle ne t’en voudra plus. Donc lance toi. C’est
n’importe quoi ton idée de sacrifice. Faut arrêter de monter en neige un truc banal et qui arrive tous les jours.

Ella Sykes : Personnellement, je vivrais avec lui ce que je dois vivre. Je ne chercherais pas à faire quoique ce soit non plus,
les choses se feront si elles doivent se faire. Puis, une fois consommée, il faut considérer la tournure de la situation : Si c’est une relation sérieuse, il sera toujours temps de lui en parler, si ce n’est qu’une attirance passagère, il n’y a aucune raison de la perturber avec cela. Il faudra te mettre d’accord, alors, avec le jeune homme de façon à ce que cela demeure un secret.

Bref, pense à toi, et ton bien-être.

Keira : Ta meilleure amie n’est plus avec ce jeune homme.

Ca fait 9 mois.

C’est un temps largement suffisant pour qu’elle se soit adaptée à la situation.

Donc : tu sors avec lui. Et ensuite tu préviens ton amie. 

Si tu le fais dans l’autre sens ça va être culpabilisation à 200% suite à sa réaction (qui ne sera pas tout de suite positive) et tu
n’osera pas le faire.

Tandis que là, si une fois la chose faite, tu lui expliques de façon hyper diplomatique et honnête ce qu’il s’est passé et ce que tu
ressens, elle va peut-être avoir un léger pincement mais ça disparaîtra très rapidement. Et tu aura le beurre, l’argent du beurre et le cul du crémier. La classe.

Diane : Si c’est une très bonne amie, je te conseille d’y réfléchir à deux fois avant d’aller fricoter avec son ex.  Et même
si tu sortais avec lui, elle resterait tjrs son ex, et bonjour les comparaisons… Nononon, les ex, c’est tout pourri.et ça serait tout de même dommage de gacher une belle amitié pour ça se trouve un petit flirt….enfin moi j »dis ça hein…

Petite Cervoise : Nooooooooooooooooooooon !!! sauf si ton amie t’est très chère, évidemment.
Mais après, il faut être open-minded. Si ils s’entendent bien, elle n’accueillera certes pas la nouvelle en criant « champagne! », mais elle doit aussi comprendre que le passé est révolu.

Evidemment, si cette chose m’arrivait, je ne serais pas sure de bien réagir… mais tout dépend du contexte de la rupture.

Nina : Moui alors tout ça est bien compliqué. La question est : C. te plaît-il indépendamment du fait qu’il est un peu le fruit interdit ? Le côté « je l’aime mais je ne peux pas », c’est follement romantique mais faut voir si tu es prête à assumer tout ce qui en découle. Ceci étant, si tu penses que tes sentiments et les siens sont sincères, je pense que la solution du « vivez votre histoire dans votre coin pour commencer, vous verrez après » est la meilleure. Si votre histoire ne doit pas durer, comme ça, ça évitera de blesser S. Si votre histoire dépasse les premiers temps, vous pourrez vous afficher car ce sera plus qu’une passade. Au fond, la seule question que tu dois
te poser, c’est si tu es capable de gérer les conséquences de cette relation.

Voilà, si toi aussi, tu as une question love and sex à poser à notre cellule, lance toi, nous sommes tout ouïe !

J’ai connu le CD deux titres

Par Lucas

C’est un truc que je dirai à mes gamins et là ils iront se plaindre à leur mère :  » Maman ya papa qui fait son cacochyme !! » (oui, mes gosses auront un vocabulaire de ouf)

J’ai déménagé il y a un mois et, en rangeant, j’ai retrouvé tous les CD deux titres de mon adolescence.
Ouhai, trop funky trip, ça déchire graaaaaave.
Avec Zombie, Robert Miles, Bitter Sweet Symphony, etc.
J’ai aussi retrouvé mon CD fétiche tout élimé, la pochette à peine lisible tant la boite a vécue : Money For Nothing de Dire Strait avec ma chanson préférée de la vie de la Terre  : Walk Of Life.
J’ai même souri comme un benêt devant le dernier CD deux titres que j’ai acheté, à savoir Stardust – Miouzik Saounds Bitteur Ouiz Youuu.
Et je me rends compte qu’en dix ans ma conso de musique a évoluée… (si,si, truc de dingue)

Je suis un grand utilisateur d’Emule couplé aux radios : Nova, Jazzafip et quand je suis ds la caisse de mon p’tit frère, Oui FM.
Ya no comprendes ?
Je m’explique.
Avec l’exemple de Fip.

Tous les soirs pdt une 1h30 sur FIP il y a du Djaaaaaaaz.
Les 10 premières minutes le programmateur et la nana qui l’accompagnent, évoquent l’actualité du Jazz, et passent un titre du « CD de la semaine » tout en parlant des autres sorties, des concerts à ne pas louper, etc.
Bien entendu quand j’entends un truc qui me plait, illico presto je vais sur le site de Fip et je catche le titre… avant d’aller sur Imioule le chopper.

Ce qui est marrant c’est que ma consommation de CD n’a pas augmenté ou baissé. Il y a dix ans déjà je n’étais pas prompt à acheter un 2 titres sur un coup de tête. Emule m’a permis de maintenir la qualité et temperer les achats coup de cœur.
J’en suis toujours en moyenne à 1 CD par mois ce qui est déjà boucou je trouve. Simplement mon approche a  changée.
Emule est devenu mon acolyte. Illustration avec Dajla.

J’ai découvert Dajla avec son titre Remember Me (lien fenêtre pop up) sur Radio Nova ( » Soul Poetry« , meilleur album soul de l’année 2007 selon Soul Magazine)

Comme c’était une redif d’une émission de mix, un dimanche matin,  et que la playlist n’était pas sur le site de Nova, j’ai du galérer pour trouver le titre en tapant de mémoire les paroles du refrain dans Google et en les trouvant à la… 14eme page de réponses !
Ayant le titre j’ai eu l’album et Emule m’a donc donné le zip de Soul Poetry. Toutes les chansons ont donc tournées sur Winamp. Deux semaines plus tard, j’allais acheter la galette à la FNAC et je suis dorénavant leur actu concert pour savoir quand ils passeront à Paris (c’est un groupe nantais et la bassiste chanteuse éponyme est trop beeeeeeeeeelle).

A dire le vrai, je n’ai pas du tout le sentiment d’être un délinquant.
Et vous, vous en pensez quoi ?

Au-delà des radios, je pense que j’ai aussi un tribut à payer à Deezer et Radioblog. D’you remember Radioblog, ancêtre de Deezer ?

Radioblog était bien agréable car on pouvait, en tapant un titre, obtenir la playlist complète d’un utilisateur. Playlist souvent cohérente : on pouvait ainsi découvrir des choses en rapport avec le titre initial qu’on voulait écouter. Mais aussi avoir de bonnes surprises car, selon moi, les playlists sont une manifestation de la personnalité du listeur et donc de la richesse de celui-ci. Sans déconner on pouvait avoir de trrrrès bonnes surprises.  C’est là bas que j’ai découvert Absynth Minded avec Pretty Horny Flow et
Alexis HK avec C’que T’es Belle quand J’ai Bu. Entre autres…


Récemment, j’ai fait une playlist sur Deezer mais le partage est moins intuitif je trouve… donc je triche.
Par exemple, ça fait un an que Diane et moi (à son initiative) on échange des morceaux.
Des émotions éparses qu’on a  eues sur tel ou tel titre, à l’écoute de la radio ou en trainant sur Deezer. Echange sans qu’il n’y ait nécessairement de cohérence dans l’enchainement des titres si ce n’est l’envie de partager un p’tit plaisir qu’on a eu sur une musique. Là-dessus, elle est sacrément plus douée que moi, avouons-le.
Il n’y a donc pas que les radios pour découvrir des trucs, et pourtant j’étais le premier à écouter les radios californiennes grâce à Winamp…

Je ne vais pas vous quitter sans vous donner quelques adresses que j’avais piquées à Arkius.
Le très complet et très utile Foxy Tunes, (tapez un groupe au hasard, vous allez avoir une masse d’info en tout genre…)
Last FM ds le même style que Deezer,  et Musicovery qui vous permet de découvrir des zik en adéquation avec votre humeur du moment !


Lectrice, lecteur, je serais tout de même curieux de savoir comment ta conso de musique a évoluée depuis 10 ans. CDs, Emule, MP3 sur FNAC.com ou Fnac reelle, etc. Tell me !

Résiliation, exultation

Y a des jours où je me demande qui j’ai pu taquiner dans une vie antérieure pour tout me reprendre aujourd’hui. Oh, rassure-toi, il ne m’arrive rien de dramatique non plus mais je suis un peu fatiguée par les petits mesquineries qui ne me facilitent pas la vie.


Hier soir, je cartonne puisque je déménage samedi et autant te dire que je suis en retard. A un moment, la télé qui tournait en fond se bloque : vive la freebox. Je débranche et rebranche as usual et là, nouveauté : la box ne s’allume carrément plus. La prise a un mois. Je reteste avec les 4 autres prises en ma possession (oui, chez free, il paraît tout à fait normal qu’on change de prise tous les 3 mois et là, ça s’accélère). Rien. Ca tombe bien, j’avais prévu de partir à la concurrence.


Donc voilà, free, je te quitte et je te jure que j’en jouis. Carrément. Pourtant, notre première année fut sans nuage. Je surfais, je regardais la télé, je téléphonais… Une première fois, le téléphone m’abandonna mais une gentille conseillère m’expliqua qu’il fallait réiniatiliser la box de temps en temps. Aaaaaaaaah ok. Mais la crise commença en août 2007 quand après un plantage, la box ne repartit pas. Inquiète, j’appelais la hotline et un monsieur qui semblait parler de très très loin m’expliqua qu’il fallait changer la prise d’alimentation. Ouais, c’est ça. 3 semaines plus tard (ahem), je recevais une nouvelle prise. Ah oui, ça remarche mais plus le wifi par contre. Et cette petite rigolade se renouvela plusieurs fois. La dernière fois, il y a même pas deux mois, re panne donc là, j’en peux plus, j’appelle la hotline en hurlant que je voulais une nouvelle box. Ca fait presque trois ans que je suis cliente chez eux, la mienne est manifestement en train de mourir, je ne vois pas pourquoi on persiste à m’envoyer une nouvelle prise secteur tous les deux mois alors qu’il serait plus simple de changer simplement la box.


Le lendemain, à force de hurler, j’obtiens un technicien. 49 euros ça m’a coûté pour entendre le mec m’expliquer que le problème venait de la prise secteur… Et là, attention, le gentil technicien (car il était sympa, heureusement pour lui car il aurait pris tout le mépris que j’ai pour sa boîte dans la gueule, sinon) m’explique pourquoi je change de prise tous les deux mois : « Elle est fragile la box puis ce n’est pas bon de la brancher sur une multiprise, c’est ça qui l’abîme ». Ah mais oui, bien sûr, suis, je bête, comment n’ai-je pas pensé à prendre une prise rien que sur la box, j’ai teeeeeeeeeeellement de prises alimentation chez moi, pfiou. Rappelons un peu à quoi sert la box : d’abord à aller sur Internet avec un ordinateur, ce qui implique un écran et un pc. Deux prises. En général, avec un ordinateur, on a une imprimante et des enceintes vu qu’elles ne sont pas intégrées dans l’écran, on en est à quatre prises. La freebox fait aussi téléphone, cinq prises. Et elle donne aussi plein de chaînes de télé, six prises. Je vous ferai grâce d’un éventuel lecteur DVD, d’une console de jeu et même de la lampe de bureau.


Conclusion : Free s’engage à me fournir un accès à Internet mais son matériel pourri m’en empêche car là bas, personne n’a pensé au fait qu’à côté d’un boîtier qui donne accès à Internet, à la téléphonie et à des chaînes de télé, il y aurait forcément plusieurs appareils branchés sur la même prise secteur. C’est tellement logique que même moi, j’y pense. Et quand on réclame une nouvelle box, ce qui est logique dans la mesure où je n’ai plus le wifi (j’ai quand même payé 30 euros pour cette foutue carte) et que je suis quand même cliente
depuis 3 ans. Mais non, je reste avec ma rougne.

Alors aujourd’hui, free, je suis ravie, mais alors ravie de t’envoyer ma lettre de résiliation (du con) et j’hésite à y adjoindre cet article (ou équivalent). Je te jure que désormais, quand on me parlera de toi, je n’hésiterai pas à te faire une pub digne de ce nom. Quoi que n’étant pas la seule mécontente, je ne suis qu’une voix de plus dans le brouhaha de tes usagers insatisfaits.

Je ne te salue pas et ne t’envoie pas de salutations distinguées. Je te dis juste que j’ai un peu envie de fracasser ta box pour me défouler et t’envoyer des photos de ma future Neufbox. Non mais…

PS : Je te félicite pour ta dernière campagne de pub qui illustre à quel point tu prends les gens pour des cons à exploiter.