Deux ans

L’autre jour, je discute avec ma mère qui me fait une révélation : mon cousin vient de quitter son compagnon de deux ans et demi et est retourné vivre chez sa mère en attendant. La discussion se poursuit sur le sujet et ma mère me fait :

« ouais ben c’est comme toi quand tu as rompu avec Guillaume l’an dernier.

– Maman, ça va faire deux ans. »
 

Ben voilà, ça fait deux ans depuis le 03 juin. Deux ans de célibat entrecoupés de petites histoires. C’est pas que je sois une fana des bilans (enfin, si, quand même) mais en ce moment, je suis assez déprimée par ma situation sentimentale et cet anniversaire tombe un peu mal. Pourtant, il s’en est passé des choses en deux ans, j’ai quitté le système universitaire, j’ai déménagé, j’ai commencé ma vie active (si, j’ai eu un CDD !). Côté privé, j’ai côtoyé plus d’hommes en deux ans que pendant tout le reste de ma vie mais à l’arrivée, ben, me voilà seule. Bon, grâce à ses aventures, il paraît que je suis très épanouie sexuellement (c’est pas moi qui le dit). Sans doute que j’aurais pu m’abstenir de partager ma couche avec certains mecs mais au fond, je n’ai aucun regret, ça ne sert à rien. Après tout, je ne peux pas toujours tomber sur des mecs biens, ça se saurait, sinon. J’ai eu mon lot de connards, comme tout le monde, j’ai aussi eu des mecs bien, ouf !

Depuis quelques temps, je me suis lassée des relations sans lendemain, j’avais plus envie de m’engager, de commencer à construire ma vie privée. Après tout, maintenant que ma vie professionnelle se stabilise un tout petit peu, essayons de voir si je peux aussi trouver l’amour. Sur ces bonnes résolutions, je rencontre Alex et j’y crois fort, j’oublie de me protéger et je me prends un mur. C’était pas le bon moment, Alex a des choses à régler et ne peut pas construire quoi que ce soit au niveau amoureux. Je n’en dirai pas plus. Curieusement, c’est l’histoire la plus courte que j’ai jamais eue mais j’ai du mal à tourner la page. Sans doute parce qu’Alex est un mec fantastique qui plairait même à mes parents et même à ma vilaine grand-mère. Bon, ben, ça n’a pas marché, je n’ai pas de rancœur à ce niveau-là. Par contre, Alex a un talent particulier : il me révèle toutes mes failles, tout ce que je n’ai pas réglé dans mon passé amoureux. Je ne m’en étais pas rendue compte mais ma dernière histoire avant lui m’a fait vraiment du mal. Pas à mon petit cœur, non, mais à la confiance que je peux avoir en moi. Déjà que je suis la pro pour me remettre en cause, quand un homme avec qui j’ai eu une aventure me fait bien comprendre qu’il doute aussi de moi, de mes capacités à trouver du boulot, de tout ce que je peux dire y compris des choses insignifiantes, ça finit par faire mal. C’est aussi pour ça que je me suis autant accrochée à Alex car il m’a percée à jour très vite, il me comprend et j’avais pas besoin de lui mentir. Il me prenait telle quelle et c’était tellement rassurant de se sentir appréciée pour soi et pas pour l’image que l’on peut donner. Et puis, toute cette histoire n’a pas servie à rien, bien au contraire. A défaut d’être le futur père de mes 3 enfants, Alex est toujours quelqu’un de très proche avec qui il est bon de parler et que j’adore.

 

En même temps, j’aurais dû me douter que ça ne pouvait pas durer. Je connaissais ses problèmes, je savais qu’on ne vivait pas à côté, je savais qu’on était débordés par nos boulots respectifs mais je me suis dit qu’on s’en sortirait bien. Parce que y a un truc qui cloche chez moi quand même : plus une histoire est compliquée, plus je m’y jette tête baissée. Pourquoi ? Ben j’en sais absolument rien. Peut-être parce que le côté « c’était pas gagné mais on l’a fait » me transcende. Par ailleurs, j’ai une attirance pour les hommes en souffrance. Entre ceux qui ont des problèmes avec leur passé sentimental, ceux qui ont des problèmes relationnels avec leurs parents ou même les deux… Ouais ben y a pas dire, les écorchés vifs, ça me branche. Pourtant, je n’aspire qu’à une histoire simple, pourquoi faut toujours que je me retrouve dans des situations compliquées ? C’est peut-être une question de pas de chance mais ça n’explique pas tout. Quand j’ai parlé d’Alex à Gauthier, j’ai eu droit à un : « mais tu le fais exprès ou quoi ? ». Heu… Le froid m’a dit que c’est nous qui les attirions (et non l’inverse). Heu aussi…

Peut-être que je suis une incurable romantique qui ne veut que des histoires folles, passionnées, délirantes. Difficiles aussi mais l’happy end me paraît toujours possible. Quand j’ai commencé à sortir avec Guillaume, c’était mal barré : il vivait à l’époque chez ses parents. Il s’entend mal avec son père assez autoritaire et il ne pouvait pas sortir en semaine donc pour avoir de l’intimité, il fallait se caler des trous entre mes cours pour aller chez moi. En plus, il sortait d’une longue période de célibat et, au début, je vivais mal le fait de ne pas beaucoup le voir hors de la fac, de le voir passer beaucoup de temps avec ses potes et peu avec moi. En plus, au départ, je connaissais pas son père donc je croyais que tout cela était exagéré mais finalement, non. Il était très gentil avec moi papa Guillaume mais il s’entendait pas avec son fils et tout était susceptible de partir en dispute. Donc, au début, c’était mal barré, Gauthier m’a même dit qu’il y croyait pas, à notre couple. J’ai passé des nuits à pleurer en me disant qu’on s’en sortirait pas… Et finalement, si. Donc cet exemple me fait peut-être un peu trop croire que quand on veut, on peut. Mais tout n’est pas si simple.

 

Et maintenant ? Pour l’heure, je suis encore un peu trop dans la nostalgie de mon histoire avec Alex pour avoir envie de fréquenter un autre homme. Et puis je me rends compte que je suis actuellement trop fragile pour tenter une nouvelle aventure amoureuse, je crois qu’un nouvel échec me foutrait un coup trop grand, je dois me préserver un peu. Il faut que je me reconstruise, aussi, que je panse ces foutues plaies que j’avais même pas vues, que je reprenne confiance en moi. Je suis une fille super, pas un boulet. Je peux être aimée, comme les autres filles. Je n’ai pas à tricher pour plaire. Puis même qu’il paraît que je suis belle, même sans maquillage. Et faut que j’arrête de me trouver des histoires compliquées, aussi. C’est pas parce que la relation est simple qu’elle est sans passion. Moi aussi, je finirai par trouver une moitié. Tiens, faudra que j’aille revoir M. le marc de café car mine de rien, s’il est très mauvais pour situer les événements dans le temps, ce qui m’a dit s’est réalisé. J’ai bien eu deux entretiens d’embauche et un boulot avec un monsieur à double prénom (Pierre-Cécil, le DRH choupinou) et j’ai fini par rencontrer un mec très bien qui avait des problèmes aux yeux. Bon, tout est décalé de trois mois par rapport aux dates qu’il donne mais à l’arrivée… Mais je vais rester célibataire quelques temps. De toute façon, après avoir discuté avec Gauthier, je me rends compte que je ne veux ni d’un mec ni d’un amant, juste une paire de bras réconfortants pour me réconforter. Là, je préfère me concentrer sur mon travail et ne plus me poser de questions. Ca sera plus simple. Je n’attends plus rien, advienne que pourra. En attendant, ses deux années n’ont pas été vaines, je sais maintenant que quand je veux un mec, je peux l’avoir.

En attendant, vu que je n’ai pas de plan M et qu’il n’y a pas de choupinou à l’asso où je bosse, je bénis TF1 de repasser Lost tous les soirs à 17h. Mater Sawyer pendant trois quarts d’heure, ça fait du bien aux yeux.

MSN is not a crime

Comme tous les jeunes de notre âge ou presque, on MSNe beaucoup, voici quelques pépites.

Sexe et religion

Emma : pfff je crois que je vais devenir bonne sœur, plus de problème

Nina : Bah non, quelle horreur! T’as pas le droit aux godes au couvent

Emma : Ah merde, je pourrai pas prendre Jules
Nina : Non, même pas le canard
Emma : Roh, c’est nul

Nina : Bah oui, qu’est-ce que tu crois !

Emma : Pitin, décidemment, la religion, c’est pas mon truc !
Les quiproquos

[On Cherche à savoir à qui appartient le sexe mis en avatar par un des interlocuteurs, Emma suggère que ce soit celle de « Ben »]

Emma : Arrête choupinou, t’embête mon poulet préféré
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : C’est qui choupinou ? C’est qui poulet ?
Emma : Putain suis un peu
Nina : C’est qui Ben ?
Gauthier : Et pourquoi Nina elle parle de Ben ?
Emma : Loooooooooool
Gauthier : Je suis perdu aussi
Nina : (je suis en loop)
Emma : vous me faites mourir de rire.
Obsédés !
[Suite de la conversation précédente]
Emma : Et celui-là [parlant de son nouvel avatar]

Nina : Aaaaaaaaaaah !! On dirait le gland du zizi de tout à l’heure !

Emma : Bon, je retire
Emma : Sans mauvais jeu de mot.
——

Gauthier : Plan cul de secours 1 passe ses exams. Plan de sexours 2 est au Pérou. Plan de sexours 3 déprime ce soir.

Nina : Sexours, excellent !
Gauthier : ET MOI JE FAIS QUOI ?
Gauthier : lol pardon
Nina : Tu l’as pas fait exprès ?

Gauthier : Non, pas fait exprès. Je dois vraiment être en manque.

 ——

Nina : Non mais un mec qui m’informe qu’il a une érection, c’est bien pour que j’aille le violer non ?

Gauthier : Ou pour te coller au plafond d’envie avant de te lâcher. On appelle ça une allumeuse.

Nina : Ouais
Gauthier : (je le fais tous les soirs)
Emma : Euh… je vote oui mais les mecs sont tellement obscurs

Nina : C’est dégoûtant, je trouve ça injuste ! J’ai la culotte dévastée, maintenant.

[…]

Gauthier : Regarde l’autre, elle ferait l’amour à une bite de trottoir vu comme l’autre l’a chauffée

Nina : Ouiiiiiiiii
Gauthier : Et moi, j’enculerais un caniche abricot.
——

Nina : Y en a qui aiment se faire insulter

Gauthier : Nina, tout le monde n’est pas comme toi (Dieu merci)

Nina : Mais je parlais pas de moi!
Gauthier : T’es une vicelarde, toi,je le sais
Nina : Nan

Gauthier: Tu mouilles ta culotte quand on t’offre une cravache!!!

Nina : Ahahahahahahahah!!! Mais je mouillais pas ma culotte
Gauthier : Je veux pas savoir!
Nina : Je te le dis quand même
Gauthier : ta gueule!
 —–
[Gauthier nous montre la photo du sexe d’un mec qui le chauffe]
Nina : C’est quoi ce pénis ver de terre?
Gauthier : Il est moche le pénis? Et le mec aussi d’ailleurs

Nina : Oui on dirait un ver de terre sa bite, elle me paraît pas normale

Emma : Je te souhaite de te faire poursuivre par ce mec et par son ver de terre!

Nina : Oui mais tu trouves pas que son ver de terre a l’air malsain? On dirait qu’il est nécrosé

Gauthier : Malsain?

Emma : Ben, c’est bizarre, elle est longue mais elle rebique, comme si c’était 3/4 mou.

 —–

[Emma regarde un film X gay chez Gauthier pour apprendre des trucs sur la fellation]

Gauthier : En même temps, vu le film, si elle suce le prochain comme ça, elle se fera une réputation à dormir dehors. Même mon chien fait mieux

Nina : Oui ben en général, dans les films de cul, je trouve ça mal fait, super brutal, super : « bon tu jouis, oui??? J’ai pas que ça à foutre, moi »

Gauthier : Mais, mais, mais…je te reconnais, c’était donc toi! (je connais la sortie, merci)

Nina : Hein? Qu’est-ce que je foutrais dans un film de cul homo, andouille!!

Gauthier : Mais non! Dans croupe du monde 1998!!
Nina : Ahahahahahah! Mais non, moi, je suis délicate
Gauthier : En fin de compte, je veux pas savoir
Nina : En fin de compte, j’allais pas te raconter.
—–
Nina : Faut qu’on sépare le neurone, c’est plus possible, là
Gauthier : lol

Nina : Sauf quand tu as un orgasme,là, ça me ferait plaisir d’en avoir une miette.

Gauthier : t’es en manque?
Nina : OUI
[…]
Gauthier : Où va la France? DANS TON CUL!
Nina : OH OUI! OH OUI! OH OUI!OH OUI!
Gauthier : Eh bé. En effet, t’es en manque…
Nina : Oui, mes hormones font des bulles.
Les monomaniaques
[Gauthier et Nina parlent des débouchés par diplômes]

Nina : Votre correspondante étant décédée des suites d’une pendaison avec un string, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décedée des suites d’une noyade dans son lavabo, elle n’est plus en mesure de vous répondre

Nina : Votre correspondante étant décédée après avoir ingéré un tube de dentifrice, elle n’est plus en mesure de vous répondre (le fluor, c’est trop fort!)

Gauthier : Au pire, tu va chier du fluor, ça va te nettoyer l’anus.

Nina : Le fluor va me détruire l’estomac et me tuer de l’intérieur, c’est mon suicide à moi

Gauthier : C’est surtout très con. Tu imagines l’épitaphe? « Ci git la couille qui fut dissoute par colgate ». Pas glorieux pour la postérité.

Nina : Aquafresh m’a tuer
[…]

Nina : J’ai menacé de me suicider avec mon dentifrice rien que pour toi

Gauthier : Oui, c’est vrai l’épitaphe!
[…]
Nina : Si ça continue, je vais rappeler Laurent l’obsédé
Gauthier : Suicide-toi, avale le colgate
Nina : Colgate! Hihihihihi
[…]
Gauthier : Je vais me jeter, je reviens

Nina : Avale du colgate, tu mourras dans d’atroces souffrances.

[…]
Nina : Tu crois qu’on peut mourir d’une overdose de fluor?

Gauthier : Tente et on verra.Au moins, tu auras un sourire éclatant et le sphinxter reluisant

Nina : Bah, quand t’es mort, tu souris pas

Gauthier : Oui mais quand t’es morte, on peut te sodomiser. Nécrophilie is not a crime

Nina : Berk, c’est dégueulasse! Ah si, TO-TA-LE-MENT
Gauthier : Ben, t’es morte, tu t’en fous!
Nina : Et mon âme, tu crois qu’elle voit pas ça???
Gauthier : S’il y avait une vie après la mort, ça se saurait
Nina : Ben non, puisqu’on est pas morts!
[…]
Nina : Et comment je reviendrais te hanter après, hein??

Gauthier : Justement, il n’y a rien après la mort, surtout pour Nina Bartoldi.

Nina : Si, si, si, sinon, je pourrais pas t’emmerder.
Gauthier : Mais justement!

Nina : Je viendrai exhaler des vapeurs de fluor la nuit quand tu dormiras

Gauthier : Mais que t’es con
Préparation de l’annif de Gaugau
Nina : Je milite contre Diams

Emma : Du moment qu’il y a de la vodka pour faire passer la pilule, tu peux mettre du Sheila si ça te chante

Nina : Emma, t’arrêtes de lui donner des idées à la con?

Gauthier : Putain, j’y avais pas pensé. Je m’exécute de ce pas dansant. Dalida aussi. Il nous faut du Dalida!!!!!!

Nina : AH MERCI EMMA AH BRAVO!!!
Gauthier : lol

Nina : Il venait d’avoir dis houit ans, il était beau comme unn enfant, comme un homme

Gauthier : le strabisme, moumour, pense au strabisme
Nina : Je m’entraîne

Gauthier : Mets ton doigts sur ton nez (Mister Big est le roi du strabisme, il le simule à merveille)

Emma : Moi, j’exige Priscilla

Nina : Putain mais oh!J’avais lu « mets ton doigt dans ton nez », je voyais pas le rapport

Glamour, toujours…
Gauthier : T’es ignoble! Nina, tu sors…
Nina : Je viens de postilloner sur mon écran en rigolant
Gauthier : Et en plus, t’es conne

Nina : Mais ma production salivaire n’a rien à avoir avec ma connerie!

 —–

Nina : Je me suis tartinée la gueule de Nivéa, déjà, je suis horrible

Gauthier : Ca on savait
Nina : HEHO!!!!!!!!!

Gauthier : mais déjà à la base t’es pas géniale alors si tu en rajoutes en te tartinant le cheu-tron… Comment veux-tu choper?

Mister Big : Mieux vaut ça que du nutella

Nina : Atta, grâce à qui on a eu un verre gratuit, hein, connard???? Moi!

Mister Big : mdr

Gauthier: Non grâce à ton dépubissé!(elle avait un dépoitriné hier…c’était interdit aux mineurs, elle avait le sigle csa – 18 ans sur le front toute la soirée)

Nina : Ahahahahah! Non mais arriver à se faire payer un verre dans une boîte gay quand on est une fille, suis forte!

On parle djeuns !

Nina : « Tu veux un plan cul par SMS? Tape cul au 3636 » (véridique)

Gauthier : On le fait? On le fait? On le fait?

Nina : Non mais tu sens le désespéré? « j’te kiffe, lèch moa les s1 » « mé ta bite dans mon Q »

Gauthier : Kikou, tu suces?
Nina: Ahahahahahah!
Gauthier : je pe foutre ma KE dans ton Q?

Nina : Je suis chode, baiz moa m1tenan, j’ai envi de toa, je suis chode com la brèse

Gauthier : Putain, t’es plus douée que moi, je suis incapable de faire ça lol

Nina : Putain, à parler étranger, je viens de me claquer un neurone. J’ai mis 5 mn à l’écrire!!

Nina : Je te pis à la ré batar de ta rasse

Nina : Oui, j’le kiffe sa rasse mais il é tro relou, c chanmé!

Nina : Oh ziva, té tro chanmé comme keum. Ta reum, elle suss des keu en enfR

Mister Big : Tu connais ma mère???
Nina : J’arrive même pas à comprendre ce que j’écris
Gauthier : Moumour, tu m’affoles, là!

Nina : C un truc de ouf, je parle en SMS, c trop chanmé kool. Dem1, je fé un skyblog ki va Dchirer sa rass à son reup!Suis tro dan le mouv’, moa, je sui 1e gonzess tro d’la balle, tu voa?

Gauthier : Sors de ce corps, je te l’ordonne!!!

Mister Big : « La Nina que vous avez demandé n’est plus tout à fait attribuée »

Mister Big : « Atta, tu koz SMS t’asum ok?

Nina : Il est plus fort que moi Mister Big

Mister Big : On dirait Balladur à sa grande époque qui tentait un coup de jeunisme avant les élections

Nina : Oui, je suis épuisée. J’aurais baisé trois heures, je serais plus en forme. J’ai mal à la tête

Mister Big : T’aurais baisé 3h, t’aurais mal au cul, pas à la tête!

La politique vue par les vingtenaires

Mister Big : D’ici peu, on aura droit à Sarko qui tape ses bulletins en SMS!

Gauthier : Ca m’étonnerait pas en fait

Nina : Si tu veux voter Sarko, tape 1. Si tu veux voter De Villepin, tape le 06471287416

Gauthier : « on devrait faire président academy, on les enferme tous à l’Elysée et toutes les semaines, on en vire un » (c) Anne Roumanoff

Nina : Ou alors, on oublie de voter et on les abandonne là
Mister Big : Pas mal! Pas mal! Je suis tout à fait pour!
Nina : Oui, je suis un génie de l’audiovisuel
Gauthier : La 6e république sera interactive ou ne sera pas

Nina : Ils sont 48, ils sont enfermés dans un Château et tout le mond s’en branle, c’est la politique academy

Mister : Ben ne sera pas, on sera tous morts avant!
2 ans d’âge mental
[à propos de la saison 3 de Nip/Tuck]
Nina : Il est choupinou Quentin quand même
Mister Big : Il a un micro pénis? lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : C’est une femme??? Lol
Nina : Moi je sais
Mister Big : Il a deux pénis? lol
Gauthier : moi je sais, moi je sais, moi je sais
Nina : Moi je sais
Mister Big : La suite après la pub!!! lol
Nina : MOI AUSSI!!!!!! (les hystéros sont de sortie)
Gauthier : MOI JE SAVAIS AVANT TOI
Mister Big : Moi, je vais savoir!

Mister Big : Ben moi, j’ai écris le scénario (c’est pas vrai mais faut bien jouer à la surenchère avec les autres enfants…)

Nina : OUI MOI J’AI SU APRES TOI MAIS AVANT MISTER BIG!
Du grand n’importe quoi

Gauthier : une bonne mouette est une mouette morte. Vous avez 3h.

Nina : Moumour, je t’ai dit que la drogue, c’était pas bon!
Gauthier : Mais putain si seulement j’en prenais!

Nina : Moi je dirais plutôt ça des pigeons. JE DETESTE LES PIGEONS. Mais la mouette n’est-elle pas un pigeon de la mer?

 —–

Nina : C’est dur de fumer quand on a mis trop de baume à lèvres

Gauthier : C’était la minute blonde de Nina
Gauthier (tu me désespères)
Nina : Oui ben c’est vrai, on sent pas bien le filtre.

Episode 15

Maria entra dans le hangar et enleva son masque qu’elle avait de plus en plus de mal à supporter et vit Oceany en train de se balader tranquillement avec le prisonnier. Alors, il avait finalement
rejoint leur camp, ou, du moins, faisait-il semblant pour pouvoir rentrer chez lui et tout révéler à la police. Elle s’était toujours méfié des élitaires, en particulier d’Oceany. Elle détestait sa
façon de vouloir tout diriger et ses manières de petit chef et elle ne pouvait plus supporter d’être sous ses ordres, d’autant plus qu’elle savait que la jeune femme avait tort. Mais elle se
taisait pour ne pas se fâcher avec Juan, qui semblait vraiment fou d’elle. C’était vraiment le pire qui pouvait arriver : l’amour, ce n’était jamais bon pendant la guerre. De plus, si le nouvel
élitaire était vraiment de leur côté, ça poserait des problèmes : Juan serait certainement jaloux et les deux hommes seraient en permanence en conflit. D’ailleurs, il regardait le prisonnier d’un
mauvais air et ne semblait pas apprécier de le voir traîner avec celle qu’il aimait.
Comme si elle s’était rendue compte qu’ils les observaient, Oceany tourna la tête vers eux et leur fit signe de venir.
« Ethan a enfin changé d’avis, il est avec nous, maintenant.
– Qu’est ce qu’il te prouve que c’est vrai ?
– Enfin, Maria !
– Non, c’est normal qu’elle ne me fasse pas confiance.
– Pourquoi avez-vous changé d’avis ?
– Parce que j’ai parlé avec Kirstie et que j’ai été révolté par ce que j’ai entendu.
– Pourtant elle est noire et vous êtes raciste. Pensez-vous vraiment pouvoir cohabiter avec des gens d’ethnies différentes ?
– L’avenir nous le dira.
– Ca suffit, Maria. Ethan, allez voir Myo, là-bas, il vous ramènera chez vous. »
Elle le suivit du regard pendant un bref instant, puis revint sur les deux latinos. Apparemment, elle semblait furieuse.
« Bon, il faut qu’on discute tous les trois.
– Je ne vois pas de quoi, répliqua Maria.
– Oh si, tu sais très bien de quoi je veux parler. On ne peut pas continuer comme ça, il faut mettre les choses au point ! Vous savez aussi bien que moi que nous sommes inférieur au gouvernement de
cette ville et si nous ne sommes pas absolument soudés les uns aux autres, je ne donne pas cher de nos peaux. Alors, il va falloir se calmer ! Maria, si tu as quelque chose à me reprocher, vas-y,
je t’écoute. »
Elle sentit la colère monter en elle et fut à deux doigts de flanquer une gifle à cette petite prétentieuse, mais elle ne voulait pas avoir cette conduite devant son frère. Elle se contenta donc de
serrer les poings et de parler posément, mais, malgré ses efforts, la rage transparaissait dans sa voix.
« Tu sais très bien où se situe le problème.
– Non, ça, c’est qu’un prétexte. Tu ne m’as jamais tolérée, j’aimerais savoir pourquoi.
– D’accord : pour qui est ce que tu te prends ? Tu prétends vouloir rétablir l’égalité dans cette ville et tu es la première à abuser des pouvoirs que te donne ton rang : à peine arrivée ici, tu
t’es autoproclamée chef de notre groupe, même si nous n’étions pas d’accord, mais ça, tu t’en fiche. De plus, tu ne comprends rien au problème, tu veux tout régler de façon pacifiste, mais tu fais
fausse route, ça ne marchera jamais.
– Juan, t’es d’accord avec elle ?
– Non.
– Mais…
– Je ne suis pas d’accord avec toi, Maria, que ça te plaise ou non. Tu es tout simplement jalouse d’elle, mais tu as du mal à l’admettre.
– Pourquoi je serais jalouse d’elle ?
– Parce que tu es jalouse de toutes les femmes qui m’approchent, c’est tout. Tu as toujours voulu avoir une influence totale sur moi et quand Oceany n’était pas là, tu pouvais contrôler tout le
monde à ta guise, ici, mais ce n’est plus le cas maintenant, et tu ne supportes pas ça.
– Comment peux-tu dire ça ? Juan, enfin…
– N’aggrave pas ton cas, Maria. »
Elle ne put pas se retenir plus longtemps et donna la claque initialement réservée à Oceany à son frère : il l’avait humiliée devant tout le monde et elle refusait de se laisser faire sans rien
dire, ce n’était pas dans son caractère. Juan se passa la main sur sa joue pour calmer un peu la douleur et la regarda avec dédain, ce qui finit de la rendre hors d’elle.
« Vous valez pas mieux l’un que l’autre, j’ai pas besoin de vous, j’me tire d’ici. »
Elle partit en direction de la porte et la calqua violemment après être partie. Tout le monde regardait à présent vers leur direction et Juan se sentit gêné : il n’aimait pas se donner en
spectacle, en particulier devant ses hommes. Il entraîna donc Oceany un peu à l’écart pour lui parler tranquillement.
« Tu penses qu’elle reviendra ? demanda-t-elle, visiblement inquiète.
– Ca m’étonnerait beaucoup : elle a trop de fierté pour ça.
– Et merde !
– Ce n’est pas si grave que ça, enfin, nous sommes assez nombreux pour se défendre correctement.
– Le problème n’est pas là…j’ai peur de ce qu’elle pourrait faire. Je lui ai dit comment détruire la ville et je crois qu’elle ne va pas nous attendre pour le faire.
– Elle n’y arrivera jamais seule.
– Je n’en suis pas si sûre : elle est très douée pour les bombes et il suffit de faire exploser les quatre anges pour se débarrasser de Technopolis. Elle en est parfaitement capable.
– Je crois que tu la surestimes mais je vais essayer de la faire changer d’idées, ne t’en fais pas pour ça. J’arriverai sans doute à la ramener à la raison. Tu sais, elle a toujours été jalouse des
filles qui… hum…m’intéressaient. »
Elle rougit à cette annonce, ne sachant trop que répondre. Juan ne la laissait certes pas indifférentes mais la situation était suffisamment tendue pour ne pas en rajouter. Sortir avec lui, ce
serait mettre le feu aux poudres.
« Ecoute, Juan, je t’apprécie énormément, tu es quelqu’un ce courageux, honnête, gentil…et tu as un tas d’autres qualités, mais…
– Tu ne m’aimes pas.
– Surtout, je crois que ce serait une grave erreur. Regarde les tensions que ça crée alors qu’il n’y a strictement rien entre nous. Si ça allait plus loin, ce serait un véritable drame. En plus,
nous sommes les leaders de ce groupe, si jamais on se disputait, ça foutrait tout en l’air.
– C’est pas grave, je ne peux pas t’en vouloir. Tu préfères Mark, sans doute, ce qui est plutôt normal : il est séduisant et fait plus partie de ton univers.
– Je n’aime pas Mark.
– Tu t’es fiancée avec lui, pourtant.
– Je ne suis pas fiancée avec lui, d’une part et, de toute façon, je n’ai pas eu le choix, tu le sais bien. Et puis, je ne deviendrai jamais sa femme, nous aurons détruit la ville avant. Laisse
tomber, s’il te plaît.
– Je ferai ce que je pourrai. »

Chapitre 10

Oceany s’étira lentement et poussa un long bâillement, avant de s’extirper lentement de ses draps en soie. Elle avait eu beaucoup de mal à trouver le sommeil, à cause de ce qu’il s’était passé avec
Maria. Et si Juan n’arrivait pas à la calmer, qu’allait-il se passer ? Personne ne le savait, mais on pouvait présager le pire. Elle se leva et enfila sa robe de chambre, pour se rendre dans la
cuisine, où elle trouva sa mère en compagnie d’Ethan, ce qui la gêna terriblement. Elle n’avait pas vraiment la tenue adéquate pour recevoir de la visite.
« Bonjour, Oceany ! s’exclama Alyson d’un ton joyeux. Devine qui vient te rendre visite ?
– Je parie que c’est M. Wadeker.
– En effet.
– Bonjour Oceany, fit-il, visiblement amusé par la tenue de la jeune femme.
– J’étais en train d’expliquer à Ethan à quel point sa mère était inquiète à son sujet.
– Oui, j’ai eu tort, mais je devais faire ce que j’ai fait. Tout est réglé, maintenant, ça va. Mais je ne voudrais pas que ça s’ébruite : Neve serait folle de rage si elle apprenait ça.
– Pauvre Ethan, être obligé de se fiancer avec cette chipie, je n’aurais pas aimé être à votre place.
– Dans une autre société, ça n’aurait pas eu lieu, fit remarquer Oceany d’un ton amer.
– Oh si, ça se faisait avant aussi, ma chérie. Je sais que tu n’aimes pas cette ville et son gouvernement, mais ne l’accuse pas de tous les maux, tu aurais tort. Bon, je vous abandonne, jeunes
gens, je vous laisse discuter en paix. »
Alyson se leva prestement et quitta la pièce d’un pas léger ; par moment, Oceany avait du mal à reconnaître sa mère ; avant, elle était si sérieuse, si haineuse envers Technopolis et elle avait
changé si vite d’avis, ça paraissait surnaturel. Quand elle se fut assez éloignée, Oceany invita Ethan à la suivre dans sa chambre.
« Et bien, vous êtes plutôt rapide, plaisanta-t-il.
– Ne vous faites pas trop d’illusions, Wadeker, répondit-elle du tac au tac en souriant. N’oubliez pas que vous êtes fiancé.
– Ah oui, c’est vrai j’avais oublié. »
Elle sourit et le conduisit jusqu’à sa chambre et remarqua avec un peu de honte que son lit n’était pas fait et que ses sous-vêtements de la veille traînaient sur sa chaise. Elle les dissimula
rapidement et appuya sur un bouton pour ouvrir les stores électriques, tandis qu’Ethan s’installait sur la chaise, face à l’ordinateur qui était éteint. Il jeta un coup d’œil autour de lui,
détaillant la chambre qui sembla lui plaire, puis expliqua l’objet de sa visite :
« Je suis venu vous voir par rapport à notre…heu…association.
– Je suis assez surprise de vous voir ici : je ne vois pas trop ce que vous voulez dire par là.
– Ben…ça va vous paraître idiot, mais je ne sais pas retourner au hangar. Quand vous m’y avez amené, je n’étais pas conscient et hier soir, j’étais…trop nerveux pour repérer le chemin : il conduit
comme un fou, ce Myo.
– Il faut bien : cette moto a été volée, on ne peut pas prendre le risque de traîner avec. Vous n’aurez qu’à me rejoindre à la station 107 du monorail, vers 19 heures. Votre brusque changement de
position m’étonne, Ethan.
– Vous n’êtes pas la seule : c’est comme si j’avais eu une révélation.
– Je pense que c’est surtout parce que, pendant quelques jours, vous n’avez pas été soumis à la propagande d’Oxford.
– La propagande ?
– Il endoctrine les élitaires en les faisant vivre dans un univers luxueux aux multiples fêtes, comme Hitler le faisait en son temps. Pour être un bon dictateur, il faut avoir l’art de la mise en
scène.
– Mais pourquoi ne s’occuper que des élitaires ?
– Parce que nous sommes les plus dangereux : est-ce que vous avez vu un ordinateur, en bas ? Non. Ils n’ont pas les moyens de lutter.
– Alors pourquoi continuent-ils ?
– Parce qu’ils ont deux gros atouts dans leur poche et s’ils savent s’en servir intelligemment, la victoire leur sera assurée.
– Et c’est quoi, ces deux atouts ?
– Nous. Regardez un peu ce que j’ai rapporté de la mairie, l’autre jour. »
Elle s’assit à côté de lui et lui montra tous les fichiers qu’elle avait volés, puis ils essayèrent ensemble de trouver le code pour accéder au dossier confidentiel, mais ils échouèrent, une fois
de plus.
« Pourquoi vous me montrez tout ça ? demanda-t-il. Qu’est ce qu’il vous prouve que je suis vraiment de votre côté ? J’aurais très bien pu venir ici pour vous demander la localisation du hangar et y
envoyer la police.
– Vous êtes beaucoup trop loyal pour ça, Ethan. La fois où je suis venue récupérer les passes dans la salle de réception, vous auriez très bien pu appeler la police, mais vous ne l’avez pas fait.
Vous vouliez lutter d’égal à égal, et puis, vous êtes différent des autres.
– Différent ?
– Oui : la plupart des élitaires auraient la nausée rien qu’à l’idée de descendre dans les bas étages, alors que vous, vous êtes venus plusieurs fois, pour diverses raisons. Tout ça vous révolte,
au plus profond de vous, mais vous étiez tellement distrait par toutes ces fêtes, que vous n’aviez aucune envie de vous battre pour faire tout changer, mais c’est différent maintenant : vous avez
vécu dans des conditions effroyables, vous avez parlé avec des esclaves, vous avez compris ce qu’était la misère et vous trouvez ça injuste. Au fait, que vous a dit Kirstie pour que vous changiez
ainsi d’avis ? »
Il sembla hésiter, cherchant une réponse à lui donner, mais il fut sauvé par Oliver qui entra dans la chambre pour saluer sa sœur, qui l’embrassa affectueusement avant de lui demander de repartir
jouer dans sa chambre.
« Vous l’aimez, ce petit, ça crève les yeux.
– C’est en partie pour lui que je me bats. Je ne veux pas qu’il grandisse dans ce monde et qu’il devienne raciste, comme les autres, je veux qu’il puisse être libre d’aller où il veut, de pouvoir
être en contact avec la nature…vous savez ce qu’il m’a dit, hier ? Il m’a demandé pourquoi on ne voyait pas les étoiles et, quand je le lui expliqué, il s’est indigné et a dit que c’était injuste.
C’est là que j’ai vraiment compris que j’étais sur le droit chemin.
– Parce que vous en doutiez avant ?
– Des fois, oui : je me retrouvais là, dans ma merveilleuse chambre avec tout ce que je désire à portée de main, et je me disais : pourquoi se battre, ce n’est pas mon problème, après tout, et
puis, je n’ai pas à me plaindre, c’est bien ici. Mais quand je retourne en bas, que je voie Mai, Myo et Kirstie qui sont condamnés à rester cachés toute la journée, je comprends que j’ai raison de
lutter.
– C’est pas facile de résister.
– Mmm. Leur propagande est vraiment excellente, même moi, je m’y laisse prendre, par moment…mais je suis plus forte qu’eux, je ne me laisserai pas abattre et vous non plus, promettez-le-moi.
– J’ai quelques comptes à régler avec Oxford et sa famille, pas question de baisser les bras avant que ce soit fait. D’ailleurs, vous devriez vous méfier d’eux, ne vous en approchez pas trop, ils
sont dangereux.
– Ne vous inquiétez pas, Ethan, je sais me défendre. »

Histoire(s) naturelle(s)

Par Gauthier

Je suis indéniablement dans la culture en ce moment, après avoir cité Diam’s, voilà que je cite Nolwenn, achevez-moi… Je n’ai aucune inspiration, je suis sur les rotules, ma vie est monotone à un point tel que j’envie presque les moines, mais je vais quand même vous emmerder avec mes circonvolutions mentales 😉

Alors heureux ?
Ce soir sur Pédé-tv, un documentaire sur le Gauthier rouge à poil ras, une espèce en voie de disparition (ou d’apparition), mal connue du grand public, nous vous livrerons tous ces secrets. Commençons par une image choc.

 


Le Gauthier est dépeint comme un prédateur, dans un sens c’est pas faux ! Le Gauthier, il aime manger du petit jeune attrapé dans les fourrés au petit matin. Mais le Gauthier est un sentimental, et un reproducteur. Il cherche SA moitié, pour assouvir son désir de se reproduire. Bien sûr le Gauthier rouge à poils ras n’est pas aidé par la nature, c’est un mâle et il ne souhaite s’accoupler qu’avec un autre mâle, et Madame Nature a décidé (de façon un peu autocratique je trouve), de ne permettre un accouplement qu’entre un mâle et une femelle.

Alors le Gauthier rouge à poils ras se tourne vers le législateur, et oui dans ce monde moderne, où la science évolue à une vitesse folle, le législateur peut permettre au Gauthier de se reproduire sans qu’il ait besoin d’introduire son pénis dans un vagin ami. Encore faut-il que sarko et le brushing disparaisse. Le Gauthier a confiance, au printemps prochain les élections permettront à un candidat plus favorable à sa cause d’accéder au pouvoir (enfin, il l’espère !).
 
Mais arrêtons là la minute revendications communautaires sur Pédé-tv (minute obligée par le CSA). Et passons aux choses sérieuses. Deux choses pour être précis :
 

1/ Pourquoi le Gauthier rouge à poils ras nous fait chier à vouloir se reproduire alors qu’il pourrait très bien passer sa vie à baiser tout ce qui dépasse des fourrés au petit matin.

2/ Pourquoi le Gauthier rouge à poils ras est-il rouge à poils ras ? (grande question s’il en est…)

Le Gauthier veut une vie simple ? Non loin de là… Il veut se marier certes, mais il ne veut pas laisser de côté tout ce qui fait de lui un animal si fascinant : les sorties, l’alcool, la drogue, les excès, tous les excès… Il n’est pas prêt à y renoncer, même par amour. Non tout ce que souhaite le Gauthier dans l’instant c’est partager son lit avec un seul et même mâle. Toujours le même, en espérant que ça soit le bon, et que si un jour le Gauthier éprouve le besoin (saugrenu) de construire un nid deux places, ben il puisse y mettre son doudou dedans ! Mais à l’image de l’évolution des espèces, une telle révolution dans la vie de Gauthier ne peut se compter en semaines, ni en mois mais bien en centaine de millions d’années…
 

Alors penchons nous sur le deuxième problème du Gauthier. Après une semaine de zombiage à son travail le Gauthier en cet veille de week-end se retrouve avec une éruption pileuse sur sa face (cf photo). Oui figurez-vous que du moment que le Gauthier arrête de jouer avec des objets tranchants sur son visage, celui-ci a la fâcheuse tendance à se couvrir de poils. Curieux n’est-il pas ? Peut-être une forme inversé de la roue du paon ? Le paon fait la roue pour attirer une femelle et l’engrosser, la Gauthier se poilise du visage pour écarter tout prétendant à une profanation annale que le Gauthier juge que trop fatigante en c’est temps de pression patronale exagéré…. Et pourquoi rouge ? Tout simplement parce que la génétique est cruelle. Et oui le Gauthier est issu d’une famille de brun, il est lui-même brun. Mais si l’on remonte à trois générations, que l’on prend une branche cadette et que l’on redescend d’une génération, on trouve dans la famille (éloignée) du Gauthier des roux ! Et voilà que la génétique œuvre et rappelle son machiavélisme certain en introduisant quelques poils roux dans la barbe du menton de Gauthier (re-cf photo, mais si regardez bien sur le menton ya des poils roux!!!! On voit que ça bordel!!!!).

Tare génétique présente chez le père et le frère du Gauthier. Ce qui le pousse à admettre que les premiers poils blancs qui orneront dans quelques millénaires sa belle barbe seront les susdits poils roux qui le rendent tellement ridicule en ces temps de pilosité mentonnière.
Toutes ces circonvolutions pour ne rien dire, et surtout ne rien apporter à la compréhension de cet animal à la fois complexe et simple, sociable et misanthrope, prédateur et végétarien (là j’avoue je ne sais plus quoi dire…). Voilà mesdames z’et mesdames, ce sera tout pour ce soir, merci de regarder Pédé-tv, bon week-end et bonne sodomie !
 
Gauthier mode cerveau éteint.
 

Ps : le vendredi c’est sodomie 😉 Alors allez-y !!!!!!

De l’art de ne rien faire

Par Gauthier

Aujourd’hui je suis au travail, je suis donc payé pour pondre ma prose. Bouh… C’est pas bien! Comme si j’étais le seul à bloguer pendant mes heures de boulots, hein? Je m’ennuie, il faut que je vous raconte.

 Je suis payé à rien faire, techniquement je reçois les appels de débiteurs en contentieux avec un groupement d’huissiers qui externalise pour le Trésor Public (jusque là vous suivez?). Donc les gens ils reçoivent des courriers menaçants genre « on va vous vendre votre télé pendant la coupe du monde » et hop ils appellent genre « ah mais je ne savais pas que je devais des sous au Trésor Public! ». Ben voyons, les courriers du Trésor Public ils arrivent jamais à destination, alors que ceux des huissiers oui, c’est bizarre non? Mais bon les appels se font rares, et j’ai beaucoup, beaucoup de temps libre.
Et donc je suis une machine à encaisser? Pas tout à fait, je suis une machine à convaincre. Oui parce que plus ils doivent des sous au Trésor plus ils sont au RMI, c’est proportionnel. Moi je m’occupe des amendes impayées: infraction au code de la route, plus rarement au code civil, et encore plus rarement au code pénal. Et je vais vous retranscrire quelques morceaux choisis pour que vous preniez la mesure de la mauvaise foi française (mieux que le foot en sport national!).
 
Exemple 1:

« Je suis au RMI, j’ai 4 enfants à charge, je ne peux pas payer plus de 20€ par mois »

« Monsieur, vous devez 1258€ au Trésor, à ce rythme là ça va prendre des années! »

« Mais je ne peux pas payer, ayez un peu de coeur! »

« Personne vous a obligé à faire un excès de vitesse, une conduite en état d’ivresse, et un franchissement de ligne blanche le même jour! »

« Mais je n’ai pas d’argent! »
« JE M’EN FOUS! TU VAS PAYER CONNARD!!!!!!! »
 
Exemple 2:
« Le flic était raciste! »

« Vous rouliez sans permis, je ne vois pas en quoi cette amende est dû à votre couleur de peau »

« Si j’avais été blanc il ne m’aurait pas arrêté! »

« Manifestement il a eu raison, puisque vous rouliez sans permis »

« Je refuse de payer, je vais porter plainte! »

« Allez-y ça va vous coûter le double devant un juge! »

 
Exemple 3:
« Ma soeur a fugué! »
« Elle vivait chez vous? »

« Oui mais elle a fugué je ne sais pas où elle est, donc vous pouvez annuler la créance »

« Elle est partie quand? »
« Il y a trois jours et demi »

« (tu te fous de moi? ok…) Très bien sachez que vous êtes donc responsable, si elle ne réapparaît pas, l’huissier viendra se servir chez vous! »

(15 minutes de hurlements de la part de la soeur plus tard) « Je peux vous faire une carte bleue? »

 
Exemple 4:
« Je vous dois combien en tout? »
« Un peu plus de 1700€ »
« Vous me faites une ristourne? »
« Non monsieur… » (je rigole intérieurement)

« Ben je vous paye tout mais vous me faites 10 ou 20%, ok? »

(j’explose de rire) « Mais vous n’êtes pas en train d’acheter une voiture, vous ne pouvez pas négocier votre créance avec le Trésor Public!!! »

« Allez, vas-y en plus tu te fous de ma gueule? Bâtard va… » (et il raccroche, moi je pleure de rire!)

 
exemple 5:

« je ne connais pas cette personne, elle ne vit pas ici, je fais quoi? »

« Vous êtes sûr de ne pas connaître cette personne? Que vous en l’avez pas hébergée? »

« Vrai de vrai, sur ma mère je la connais pas! »

« Très bien sachez qu’au regard de la loi vous êtes responsable! Cette personne a une carte grise domiciliée chez vous, alors soit vous contestez auprès du tribunal de police, soir vous vous exposez à une visite d’huissier! »

« Mais c’est quoi ce bordel? Je vais faire envoyer mes pv chez toi alors! Et c’est toi qui va payer!!! »

« Moi j’ai les moyens de vous retrouver, et sachez que c’est illégal comme procédé, vous voulez aggraver votre cas? »

« Je peux vous payer en 3 fois? »
 

Voilà il y en a des tonnes comme ça, mais je ne peux pas toutes les retenir… Je constate juste que les gens ont un immense pouvoir comique à leur dépend.

Mais je n’ai pas beaucoup d’appels, donc du coup j’ai le temps de lire Le Monde en entier tous les matins, je suis devenu un as à la dame de pique, au solitaire, au reversi, et autre flipper… J’ai réussi à craquer MSN pour causer avec Nina (qui elle a du boulot théoriquement!), mais je n’ai toujours pas réussi à contourner la sécurité pour accéder à Internet… Mais je en désespère pas, il me reste 2 mois à tirer, j’y arriverai, ou je mourrai d’ennui…
Gauthier fonctionnaire du secteur privé

Episode 14

Chapitre 9


    Ethan était couché sur son lit, somnolent, laissant ses pensées divaguer, quand quelqu’un entra dans sa cellule. Il ne bougea pas, n’ayant pas envie de montrer un tant soit peu
d’intérêt à ses geôliers. Mais quand il réalisa qu’il s’agissait d’Oceany, il se redressa et s’assit sur son lit. Elle était la seule à qui il acceptait de parler, parce qu’elle était de la même
race que lui. Elle vint s’installer à côté de lui et après l’avoir observé un court instant, se mit à parler.
« Ca va ?
– J’ai vu mieux, grommela-t-il.
– Oui, je m’en doute, mais comme ça, vous pourrez mieux comprendre les conditions de vie, ici. Vous avez réfléchi à notre conversation d’hier soir ?
– Oui.
– Et ?
– Rien. Je continue à penser que vous avez tort et que cette société est la plus parfaite que nous ayons connu jusqu’ici.
– Je ne suis pas d’accord, parce que cette société nous vole ce que nous avons de plus précieux : notre liberté.
– Qu’est ce que vous racontez ?
– Vous avez déjà essayé de sortir de la ville ? Non, bien sûr, mais si vous aviez essayé, vous vous seriez rendu compte que c’était impossible : il n’y a aucune sortie. Vous trouvez ça normal, vous
? Cette ville n’est rien de plus qu’une immense prison et tous nos droits sont bafoués, mais tout le monde s’en fout. Tout le monde sauf une poignée de gens que l’on appelle, de façon péjorative,
rebelles. Nous ne sommes pas des anarchistes, Ethan, nous sommes des défenseurs des droits de l’Homme et je suis certaine qu’au fond de vous, vous êtes comme nous.
– Vous n’arriverez pas à me convaincre, vous avez tort et vos arguments ne me paraissent pas valables. De toute façon, je ne vois pas pourquoi on sortirait d’ici, toutes les autres villes ont été
rayées de la cartes et, à part quelques tribus ça et là, tout le monde vit déjà ici.
– Oh, vous êtes têtu ! Mais regardez la réalité en face, bon sang ! Vous êtes totalement prisonniers : vous ne pouvez aller que là où les monorails vous amènent, c’est pour ça qu’ils ont supprimé
les voitures. Et ce n’est pas tout : vous ne pouvez acheter que ce que le pouvoir vous autorise à acheter avec votre ordinateur. Vous ne pouvez pas choisir votre dirigeant, il s’est imposé de
lui-même. Vous n’êtes pas libre de choisir la femme que vous allez épouser, et enfin vous ne pouvez pas dire ce que vous pensez car si vous êtes contre Oxford, vous vous retrouvez hors-la-loi. En
résumé, plus de liberté de circulation, d’opinion et d’expression…avant, on appelait ça de la dictature, aujourd’hui, on dit que c’est une société quasi parfaite, c’est fou ce que les mentalités
évoluent. Forcément, vous, en haut, vous êtes choyé, vous êtes dupé par l’aspect des choses, mais cette société est mal faite, il faut tout changer. Avez-vous déjà discuté avec un esclave.
– Non, et je ne vois pas pourquoi je le ferai. Ce sont des ennemis de la nation, c’est leur faute si on en est arrivé là.
– Non, c’est faux. J’aimerais que vous parliez avec une esclave qui avait 3 ans quand la guerre a commencé : pouvez-vous honnêtement l’accuser d’être responsable de ce qu’il s’est passé ? Je ne
crois pas.
– Je n’ai pas envie de parler avec elle.
– Faites-le pour moi, Ethan, je vous le demande comme une faveur personnelle. S’il vous plaît. »
Il la regarda un instant et n’eut pas le courage de le lui refuser : ça semblait lui tenir tellement à cœur. Et puis, s’il se montrait coopératif, il pourrait peut-être sortir enfin de cette
horrible cellule et retrouver son appartement si douillet, retrouver sa mère… Il serait même content de revoir Neve. Il soupira et accepta de voir l’esclave en question. Oceany sourit et sortit de
la pièce, pour laisser la place à une jeune noire qui semblait un peu perdue. Elle était très jolie, il devait l’admettre, mais la couleur de sa peau lui posait un problème. Cependant, il avait dit
à Oceany qu’il lui parlerait et il voulait tenir parole. La Noire resta debout pendant un moment, jusqu’à ce qu’il lui proposa de s’asseoir, ce qu’elle fit en silence, puis elle demeura immobile,
n’osant parler et fuyant son regard. On aurait dit un animal apeuré.
« Bon, vous voulez me dire quelque chose ?  »demanda-t-il.
Il n’eut aucune réponse et sentit l’impatience le gagner : elle se moquait de lui.
« Je m’appelle Ethan, et vous ?
– Kirstie.
– Et vous êtes une esclave, c’est ça ?
– Oui.
– Et bien, vos n’êtes pas très bavarde.
– On m’a appris à ne pas parler inutilement, c’est tout.
– Vous êtes originaire d’où ?
– Birmingham en Angleterre.
– Ah. Vos parents étaient des militaires, ils se sont battus contre le gouvernement américain, c’est ça ?
– Non, pas du tout : ils sont morts avant même que les combats entre l’Europe et votre sale pays ne commence, ils ont attrapé votre virus et sont morts, c’est tout. »
Sa voix était particulièrement haineuse et elle le regardait enfin droit dans les yeux. Il aurait préféré qu’elle continua à fixer le sol, ça ne l’aurait pas mis autant mal à l’aise.
« C’est une erreur regrettable, mais nous n’y sommes pour rien, et…
– Parce que vous croyez vraiment que ma famille y était pour quelque chose dans votre guerre ? J’avais deux sœurs et trois frères, ils sont tous morts, il ne reste que moi et des fois, j’aimerais
être morte, moi aussi. Je hais votre pays, sa soi-disant justice et ses merveilles technologiques. Je vous hais vous et tous vos congénères, vous n’êtes que des êtres méprisants et mauvais. Je ne
trouve pas ça juste que vous ayez gagné et que vous ayez fait de nous des esclaves. Mais vous vous en foutez, vous, vous êtes du bon côté de la barrière, vous n’avez même pas idée de ce que j’ai pu
vivre.
– Expliquez-moi.
– Je…j’ai été maltraitée, battue, exploitée, considérée comme un simple objet ! Oxford se foutait bien de ce que je pouvais ressentir, je ne valais pas mieux qu’un robot pour lui Quant à son fils…
»
Des larmes jaillirent de ses yeux et elle ne put finir sa phrase, visiblement bouleversée, ce qui le mit vraiment mal à l’aise. Il ne savait pas ce qu’il devait faire, s’il devait parler ou se
taire, l’encourager à continuer pour qu’elle puisse se vider ou, au contraire, la faire arrêter, s’il devait la prendre dans ses bras pour la consoler ou garder ses distances. Finalement, il
s’approcha d’elle et posa une main réconfortante sur son épaule, mais elle se leva précipitamment et s’éloigna de lui, le visage défiguré par la haine.
« Ne me touchez pas !
– Mais je ne vous veux aucun mal.
– C’est ce qu’il me disait toujours, mais il mentait.
– Qui, il ?
– Ca n’a aucune importance.
– Pourquoi vous avez parlé de Bill Oxford ?
– Je travaillais chez lui.
– C’est lui qui vous faisait du mal ?
– Ca n’a aucune importance, répéta-t-elle.
– Si, ça en a, je vous assure : ça vous fera du bien de parler.
– Qu’est ce que vous me voulez ?
– Mais rien !
– Arrêtez de mentir : je ne suis qu’une petite esclave, vous vous foutez totalement de ce que je peux ressentir.
– C’est faux, je ne suis pas sans cœur, Kirstie. Parlez-moi, vous vous sentirez mieux après. Qui vous faisait du mal ?
– Mark.
– Mark Oxford ?
– Oui, bien sûr.
– Qu’est ce qu’il vous faisait ?
– Il…enfin…il »
Elle baissa les yeux et il sentit sa gêne ; était-il possible que Mark ait abusé d’elle ? Ca lui semblait impossible : ce jeune homme paraissait si doux, si gentil…
« Dites-le-moi, Kirstie, je n’en parlerai à personne.
– Il me faisait faire…des choses… qui ne sont pas correctes.
– Oh Seigneur, c’est pas vrai !
– Je vous jure que si. Hier soir, encore, quand sa fiancée est partie, il semblait assez en colère alors il m’a forcé à…vous savez.
– Quel salopard !  »
Il était véritablement furieux contre Mark. Il n’avait jamais été choqué par l’esclavagisme jusqu’à présent, mais cet abus l’écœurait profondément. Il n’avait qu’une envie, c’était d’inculquer à
Mark une leçon de savoir-vivre , de lui apprendre le respect de son prochain…mais qui était-il pour faire ça ? Quelques instants auparavant, il haïssait tout les êtres humains qui n’étaient pas de
la même couleur que lui et voilà qu’il voulait défendre une jeune noire. Sans doute parce qu’il s’était rendu compte que l’esclavagisme n’était pas juste et punissait des innocents, comme Kirstie
et comme la Chinoise qui vivait ici. Elle était jeune, elle aussi et devait être une enfant quand la guerre avait commencé. Mais même si cette société n’était pas juste à ce niveau-là, il restait
convaincu que c ‘était la meilleure depuis le début de l’humanité. Il accepterait peut-être de lutter contre l’esclavagisme, mais ça n’irait pas plus loin.
Kirstie s’essuya les joues du revers de la main et sembla se calmer un peu. Il comprenait sa gêne, ce n’était pas évident de parler de ça à quelqu’un, mais elle devait mettre Oceany au courant, car
si elle fréquentait trop ce pervers, elle risquerait peut-être d’avoir quelques problèmes.
« Vous devez en parler à Oceany.
– Non, pas question.
– Pourquoi ?
– Parce que c’est humiliant.
– Mais vous lui devez bien ça : elle doit se fiancer avec Mark, il faut la prévenir !
– Elle ne risque rien : s’il m’a…enfin, s’il s’en est pris à moi hier, c’est parce qu’elle n’a pas voulu. C’est sa faute.
– Vous exagérez. Elle vous a sorti de cet enfer.
– Pour m’envoyer directement dans un autre. Vous avez vu où on est, c’est horrible, ici ! Au moins, là-haut, j’étais bien logée.
– Et violée régulièrement, c’est sûr que c’est beaucoup mieux qu’ici. Vous devez une fière chandelle à Oceany et le mieux c’est de lui parler des mauvaises habitudes de son futur fiancé.
Ecoutez-moi bien : il y a encore une heure, je pensais que tous ces gens étaient des fous anarchistes se battant pour du vent, mais grâce, ou à cause de vous, je me suis rendu compte qu’ils avaient
raison. On ne respecte pas vos droits, vous devez vous battre pour les reconquérir. Que dirait votre mère si elle vous voyait accepter votre condition aussi facilement ? Je crois qu’elle aurait
honte. Elle, à votre place, elle se serait battue et vous devez en faire autant.
– Vous ne connaissez pas ma mère… Moi non plus, d’ailleurs, j’étais trop jeune quand elle est morte. Je peux partir, maintenant ?
– Faites ce qu’il vous plaît, je suis pas votre maître. »
Elle ressortit immédiatement, visiblement soulagé d’en avoir fini avec cette pénible entrevue. Elle ne dirait rien à Oceany, ça paraissait évident et il allait devoir s’en charger. Mais il ne
savait pas vraiment comment présenter les choses, d’autant plus qu’il avait un peu de mal à y croire. Mark paraissait si doux, mais il ne fallait jamais se fier aux apparences. Il allait se
recoucher quand il s’aperçut que la porte de sa cellule était entrouverte. Il en avait assez de cette chambre, il devait sortir. Il quitta donc sa geôle et découvrit le hangar dans lequel il était
enfermé, et fut fasciné par l’énorme hélice qui tournait, produisant de véritables éclairs. C’était donc ça le bruit infernal qui ne cessait jamais.
« Ca impressionne toujours, au début. »
Il se retourna pour faire face à Oceany qui se tenait à quelques mètres de lui, debout, les bras croisés. Apparemment, ça ne la dérangeait pas vraiment de le voir hors de sa cellule. Elle s’avança
vers lui et se posa juste à sa droite, fixant à son tour l’immense rotor.
« Vous…heu…ça ne vous fait rien que je sois sorti de ma cellule ?
– Non, parce que je sais que vous n’allez pas vous échapper.
– Vous savez ?
– Je sais ce que ça fait de parler avec un esclave, ça fait toujours réfléchir…c’est la première leçon que j’ai apprise des exclus.
– Pourquoi les avez-vous rejoint ?
– Au début, j’étais comme vous, aveuglée par tout le luxe qu’on étale, là-haut. Un soir, je me suis perdue dans le coin et je suis tombée sur les rebelles. Ils ont d’abord voulu voler mon passe,
mais je leur ai donné du fil à retordre ; Quand on naît et grandit en période de guerre, on apprend deux, trois trucs utiles pour se battre. J’ai impressionné Juan, qui est leur chef et il m’a
convaincue de faire partie des leurs, en me parlant de leurs conditions de vie, et tout le reste. Au début, je n’étais pas convaincue, ce n’était que du vent, tous ces beaux discours, et puis j’ai
parlé avec Mai-Li, et là…j’ai compris qu’on ne pouvait pas continuer comme ça.
– Bon, écoutez, Oceany, je veux bien vous aider à lutter pour nos droits, mais je continue à dire qu’il ne faut pas détruire cette société.
– Je ne m’en fais pas pour ça : d’ici une semaine, vous serez totalement rallié à notre cause. Mais je suis ravie de savoir que vous avez enfin ouvert les yeux.
– Où sont tous les autres ?
– A la chasse au passes, pour les uns, les autres sont allés chercher quelques trucs chez les flics et ceux qui restent se reposent, là-bas. Bienvenu à bord, Ethan, je vais vous expliquer comment
ça fonctionne, ici. »

L’’origine de mon talent indéniable en matière de BD

Aujourd’hui, c’est férié mais je ne vous ferai pas subir de nouvelles BD. Non pas que j’ai pitié de vous mais surtout que je ne sais plus quoi dessiner. Kenya ne m’a pas fait de connerie mémorable depuis (enfin, elle m’en fait tous les jours mais de là à faire une BD sur le fait qu’elle fait des têtes trop rigolotes, non), ma machine à laver est restée sage et l’ensemble de mes appareils électroménagers ont compris qui était le maître (moi). Donc j’ai pris le parti de vous raconter comment j’ai développé mon sacré coup de crayon.

 random-crayons

Classe de seconde. Bon, comme toute lycéenne qui se respecte, je dessine sur les marges de mes cours ou sur la table. D’ailleurs, je profitais de ce média pour laisser mes petits messages d’amour : « Sagamore S. de terminale ES, je t’aime ». Oui, j’étais vraiment TRES conne au lycée. Bref, cette année là se trouve dans ma classe une jeune fille, Charlotte, avec qui je vais devenir amie. Mais drame : à la fin de l’année scolaire, Charlotte quitte la ville pour Montpellier. No soucy, pour ne pas perdre contact, Cécile et moi prenons l’habitude de lui écrire des lettres puis je perpétue la tradition seule.

Ces lettres sont de purs joyaux que je regrette de ne pas avoir photocopié. Faut dire qu’au lycée, déjà, je souffrais d’écritorite aiguë. A la fin des devoirs surveillés, comme je finissais toujours très en avance, j’utilisais mes feuilles de brouillon pour écrire des lettres qui n’étaient destinées à personne, sortes de journaux intimes. En gros, qu’est-ce que je racontais ? « Là, je viens d’avoir un DS d’allemand, je vais me planter, c’est sûr, j’ai rien compris au texte ! Si j’ai 3, ce sera le bout du monde… » Puis on enchaînait sur « Je suis amoureuse de Jean-Luc, tu verrais comme il est trop beau ! Cette nuit, je rêvais qu’il me parlait, waaaaaaah ! ». C’est fascinant l’adolescence quand même… Il y a quelques temps, je suis tombée sur quelques archives de ces lettres, j’avoue que j’ai bien ri, j’étais vraiment débile au lycée, un délice.
 

Donc je reprenais un peu le même principe pour mes lettes à Charlotte, je lui racontais TOUTE ma vie, je lui retranscrivais même certains dialogues parce que, des fois, il m’arrivait de discuter avec mes cibles. Mais bon, c’était du genre :

Nina : Oh, il pleut.
Cible : Ouais. T’as un effaceur ?
Nina : Oui tiens
Cible : Merci !

Ce dialogue était retranscris en couleur avec plein de petits cœurs autour. Je vous ai dit que j’étais TRES conne au lycée ?

 

Arrivée à la fac, j’ai pas perdu l’habitude. J’allais à certains cours rien que pour écrire ces fameuses lettres. Exemple en licence, j’avais cours d’histoire moderne de la Méditerranée le vendredi matin à 8h avec une prof qui était une véritable connasse. Outre le fait qu’elle ne savait pas de quoi elle parlait, elle était odieuse et raciste. Dès qu’il fallait s’en prendre à quelqu’un, elle s’en prenait à la pauvre beurette de service qui était super adorable, en plus. Donc comme j’étais passée en contrôle final dans cette matière, je faisais acte de présence histoire que connasse 1ère enregistre ma gueule si je passais à l’oral avec elle. Pour me motiver à aller à ce cours où je n’écoutais rien, j’avais deux trucs : apercevoir les Pyrénées quand le métro passait au dessus de la rocade et écrire mes lettres à Charlotte. D’ailleurs, les lettres étaient parsemées de : « Bah mais tu verrais comme elle est fringuée la prof, c’est trop moche ! » ou des « ah berk, elle vient de mettre ses doigts dans son nez, c’est dégueulasse ! » (véridique). Bon en général, mes lettres faisaient 8 pages, 8 pages de ce genre de considérations. Pour illustrer mes propos déjà très percutants, je faisais des petits dessins dans la marge. Bon, c’était encore moins évolué que les BD présentées sur ce blog, à savoir que pour faire les yeux des gens, je faisais des points de couleur. Mais le mieux, c’était la « goutte ». Oui, je suis très influencée par les mangas donc dès qu’une personne avait une révélation, je lui mettais une goutte sur la tête. Genre : « Hé Gauthier, tu savais que Rachel voulait sortir avec toi ? » Hop, on voit le Gaugau dessiné avec une goutte sur la tête. D’ailleurs, comme m’a fait remarquer Gauthier un jour : « Moi, j’ai toujours une goutte sur la tête ! ». C’est pas ma faute s’il lui arrive que des merdes à Gaugau !

Le pire, c’est que mes lettres étaient devenues célèbres auprès de mes amis proches. Pas des autres car je leur taillais de foutus costards aux pintades qui nous ont fait vivre un enfer. D’ailleurs, à un moment, je racontais ma vie sous la forme « Sunseat Beach de l’amour et de la beauté au Mirail », un truc du genre. Et malgré tout, j’ai réussi à avoir mes diplômes, quel talent.
 

Depuis trois ou quatre ans, je n’écris plus ces lettres mais j’ai toujours des nouvelles de Charlotte. Récemment, elle s’est fiancée, faut que je vous raconte la demande de M. Charlotte, c’était fantastique. En fait, ils se sont fait un réveillon à 4 dans un chalet en montagne. A minuit, ils se fêtent la bonne année et s’amusent à gratter des jeux de la Française des jeux, ceux qu’on achète dans les enveloppes. Charlotte gratte et râle : rien de rien. « Putain, j’ai jamais de chance, moi ! ». Et là, son mec lui fait : « Mais, attends, tu m’as moi ! ». Et là, il se met à genoux et sort sa bague. Ben, franchement, M. Charlotte, il assure parce qu’elle ne l’a pas vu venir le bougre.

 

Enfin, voilà. Si vous voulez vous plaindre de mes dessins, je vous filerai le mail de Charlotte.

Blog-Boxing

Par Emma

Comme vous avez pu le constater, ces derniers jours ont été le théâtre de violents affrontements (j’cause bien, hein ?) entre comm’eurs/comm’eurs, comm’eurs/Nina, comm’eurs/Gauthier, Gauthier/comm’eurs, Nina/comm’eurs, même moi j’y suis allée de mon comm’. Et ça, ça me court sur le haricot (chacun son truc, moi c’est un haricot). Et quand le haricot me chatouille, faut que je m’exprime.

L’article de Nina d’il y a quelques jours n’était pas de la provocation, elle a tendu une perche aux lecteurs anonymes, et certains l’ont attrapée, ce qui nous a fait un grand plaisir à tous. Le fait qu’elle aborde le sujet des comm’s désagréable à l’égard des Vingtenaires était une constatation, une mise au point. Mais quelle idée bizarre de vous emballer comme ça ! Faut aller acheter un punching ball d’urgence pour vous décharger de toute cette colère !!! C’est parti au pugilat dans les commentaires, sans raison aucune. Au passage, et ça j’y tiens particulièrement : les comm’s du blog ne sont pas un espace réservé aux insultes, règlements de compte et bagarres puériles en tout genre. Si vous avez du linge sale à laver, allez le faire entre vous ailleurs. Bref, beaucoup d’agitation stérile et dénuée de sens. Vous vous êtes démenés sur du vide les enfants. Sur des raccourcis. Je ne veux pas relancer le débat, j’aime ce blog et ses lecteurs, mais là j’avais l’impression d’être dans une cours de récré. Et quand Gauthier a remis du lait sur le feu, vous avez redémarré illico (ben il a été provoc’ c’est sûr mon Gau-gau). Bref, tout ça pour vous signifier que c’est pas un ring ici, et qu’on peut converser et débattre respectueusement sans s’envoyer des missiles sol/sol dans la tronche tous les trois comm’s.

Je ne vais pas faire un article entier sur les comm’s de ces derniers jours. J’ai dit ce que j’en pensais ici et dans ces comm’s sus-cités (je sais à quoi vous pensez bande de cochons). Donc histoire de mettre à mon tour ma petite graine dans un article, et je l’espère de mettre tout le monde plus ou moins d’accord, je vais vous donner mon point de vue sur ce qui a lancé ce grand bazar.

Je ne suis pas snob. J’ai certainement un petit arrière-goût de snobisme dû à mes parents et à l’éducation que j’ai reçue, mais je ne suis pas ‘fondamentalement’ snob. Puisque le débat est là, parlons-en. Je ne suis pas toujours d’accord avec mes collègues Vingtenaires Nina, Gauthier et Mr Big, c’est un fait. Et heureusement que nous sommes tous différents. Je comprends ce qu’ils disent et leur façon de le dire, et aussi que certaines choses prises à la volée au 1er degré vous choquent, mais la vague qui en a déferlée était décalée et inutilement rageuse. Encore une fois, pas d’analyse trop rapide, après ça dérape.

Qu’est-ce que l’intelligence ? Où est la valeur d’une personne ? Il faut parfois du temps et de l’attention pour savoir qui sont vraiment les gens. Je connais des personnes qui ont fait de très longues années d’études et qui sont creux comme des pastèques (Rassurez-moi, c’est bien un « cucurbitacée » la pastèque ? Hein ?), et d’autres qui sont caissières à Mammouth, pour reprendre l’image de Gauthier et de Nina, et qui débordent de finesse et de savoir. (Ca marche aussi dans l’autre sens.) Il n’y a pas de règles, l’intelligence émotionnelle, l’intelligence de vie, chacun peut la porter en soi, ou pas. C’est elle qui règle nos vies, fait ce que nous sommes, nous porte et nous nourrit. C’est elle qui nous fait nous ouvrir au monde, nous rendre curieux et intéressés, nous donner envie de savoir, de comprendre. L’intelligence n’est pas le fait de savoir plein de choses, les comprendre et les analyser, c’est la démarche qui y amène. Tout le monde ne l’a pas, du cadre supérieur à la boulangère.

Chacun porte sa vie comme il peut, comme il veut, avec les moyens qu’il a et ceux qu’il se donne. Nous ne nous épanouissons pas tous au même endroit, et nous n’avons pas les mêmes désirs et besoins. La valeur (les valeurs) de chacun est (sont) subjective(s). La valeur que les autres nous trouvent, la valeur que nous accordons à toutes les choses de la vie, aux gens de notre vie, notre propre valeur. Bref, nous n’avons pas tous les mêmes rillettes (© Mr Big).

Tout mon petit discours n’est pas un bla-bla d’infirmière psy qui se prend le globe. C’est juste ma vision intime des choses, et j’espère que ça va calmer les ardeurs belliqueuses de tout le monde ici !

Pour noircir ce tableau très ‘peace and love’, je dois bien vous avouez que je suis comme tout le monde, avec mon intelligence, mes opinions, mes affects, mes valeurs donc. Et j’aime pas les cons. J’aime pas MES cons. Et je vous préviens, je les partage éventuellement, mais je les donne pas.

Episode 13

Oceany vérifia que personne ne rôdait autour de sa chambre puis elle enfila le CD-ROM qui contenait les fichiers volés dans le bureau de Bill. Elle commença à le consulter, mais la
porte s’ouvrit soudain, la faisant violemment sursauter. Elle ouvrit vite sur une nouvelle fenêtre afin d’empêcher son visiteur de voir ce qu’elle faisait, mais quand elle réalisa qu’il s’agissait
d’Oliver, elle soupira de soulagement. Il ne s’amuserait pas à fureter dans ses affaires.
« Tiens, Oliver, qu’est ce que tu viens faire ici ?
– Tu m’avais promis de jouer avec moi, hier, tu te souviens ? Je m’ennuie tout seul.
– Ah oui, c’est vrai…bon, c’est d’accord, mais pas trop longtemps, j’ai beaucoup à faire.
– Génial !  »
Il se précipita vers elle et grimpa sur ses genoux. Oceany lança le programme des jeux et ils commencèrent une partie de bataille sidérale, le jeu préféré du petit garçon. Elle était un peu ennuyée
de ce petit contretemps, mais elle ne pouvait rien refuser à son petit frère. Tout ce qu’elle faisait, sa lutte contre Technopolis, c’était pour lui. Il n’avait pas connu grand chose en dehors de
la guerre et de cette horrible cité, il n’avait pas pu apprécier les beautés de la nature qu’elle avait pu admirer, avant, ça leur était interdit, à présent. Elle lui avait souvent parlé des ciels
étoilés, des montagnes enneigées ou, tout simplement, du contact de la pluie et de son odeur sur sa peau, mais pour lui, ce n’était que des fables, des contes fantastiques au même niveau que les
sorcières et les dragons. Mais un jour, il pourrait connaître tout ça, lui aussi, elle se l’était jurée.
« Ouais, j’ai gagné !  » s’exclama-t-il, tout heureux.
Elle sourit et l’embrassa tendrement sur sa chevelure dorée et, à ce moment là, il lui posa une question qui la fit frémir.
« Ces trucs blancs, sur le jeun, c’est des étoiles, hein ?
– Oui.
– Pourquoi je les vois pas en vrai ?
– Parce que la bulle de verre qui est au-dessus de nous reflète la lumière de la ville et nous empêche de voir le ciel.
– Mais c’est pas juste ! Je veux voir les étoiles, moi !
– Je te jure qu’un jour, je t’emmènerai les voir.
– Quand ?
– Bientôt.
– C’est quand bientôt ?
– Quand tu seras sage. »
Oliver soupira, visiblement agacé d’entendre toujours la même réponse ; Finalement ? tous ses efforts pour être un gentil petit garçon ne servaient pas à grand chose. Il reprit sa manette et
recommença à jouer, mais il ne put pas finir sa partie car Oceany reçut de la visite. En effet, quelqu’un frappa à la porte et Mark entra, ce qui la surprit fort : qu’est ce qu’il pouvait bien
venir faire là ?
« Oliver, tu peux retourner dans ta chambre, s’il te plaît ?
– Oui. J’éteins juste le jeu.
– Non ! » s’écria-t-elle.
Oliver la dévisagea, interloqué, se demandant certainement ce qu’il avait pu faire comme bêtise pour qu’elle refuse ainsi de le laisser faire, mais s’il se trompait de fenêtre et ouvrait celle où
se trouvait les fichiers volés, elle était perdue. Elle lui sourit gentiment et lui sortit une excuse valable qui satisfit le petit garçon qui repartit dans sa chambre.
Elle resta un instant silencieuse, mal à l’aise. La dernière fois qu’elle s’était retrouvée seule dans une chambre avec lui, il lui avait carrément sauté dessus et elle n’avait aucune envie de
rejouer la même scène.
« Vous l’aimez beaucoup votre petit frère, hein ?
– Oui…vous voulez quelque chose ?
– Ouais, en fait…je venais m’excuser pour mon attitude d’hier, dans la chambre, je n’ai pas été correct, je m’en veux.
– Ce n’est pas grave, c’est déjà oublié. Au moins, on a mis les choses au clair sur ce sujet, il aurait fallu le faire à un moment ou à un autre.
– Ouais, c’est vrai. Je suis content que vous réagissiez comme ça, j’avais un peu peur que ça nuise à notre bonne entente. Je crois que ça aurait rendu mon père encore plus furax !
– Pourquoi ?
– Et bien, il trouve que vous êtes quelqu’un de bien pour moi, et s’il savait que j’ai failli tout gâcher en me comportant comme un idiot, il m’aurait passé un de ces savons ! Il est tellement
énervé, en ce moment, avec tout ce qu’il lui arrive.
– Qu’est ce qu’il lui arrive ?
– Kirstie s’est enfuie.
– Qui c’est, Kirstie ? demanda-t-elle en feignant de ne pas se souvenir d’elle.
– Notre esclave, vous savez, la noire. Elle a été aidée par des rebelles.
– Parce que les rebelles ont accès à nos étages ? Oh Seigneur, c’est plutôt inquiétant.
– Non, ils ne peuvent rien contre nous, ils sont trop faibles, ne vous en faites pas. De toute façon, mon père va tout faire pour les éliminer. D’ici quelques temps, les rebelles ne seront plus
qu’un mauvais souvenir. Bon, puisque tout est réglé, je ne vais pas m’attarder, j’ai à faire. A bientôt, Oceany. »
Il l’embrassa chastement sur la joue et repartit. Il était vraiment gentil, mais elle ne pouvait pas se permettre de ressentir quelque chose pour lui, c’était son ennemi.
Elle attendit un instant, puis retourna à son ordinateur pour pouvoir, enfin, étudier son CD-ROM. Elle consulta tous les fichiers concernant la constitution de la ville et en apprit ses points
faibles : les piliers. S’ils venaient à s’écrouler, la bulle de verre viendrait s’écraser sur la ville et détruirait tout, mais sacrifier tant de vies humaines était-il juste ? Non, certainement
que non, il faudrait penser à évacuer les gens avant de tout détruire, mais comment ? Il faudrait trouver un moyen de sortir hors le la ville et de permettre à ceux qui ne voulaient pas mourir de
partir.
Elle ouvrit d’autres fichiers peu intéressants, mais sa curiosité fut éveillée par l’un d’entre eux figurant sous le nom de confidentiel. Elle cliqua dessus et le lança, mais une fenêtre s’ouvrit,
lui informant qu’il lui fallait entrer le mot de passe ; elle tapa d’abord Bill, puis passa à Kelly et Mark, mais ça ne fonctionnait pas, alors elle essaya tout ce qu’il lui passait par la tête en
rapport avec Oxford, des noms de dictateurs les plus célèbres aux peintres de la Renaissance, mais aucun d’entre eux ne marcha. Au bout d’une heure, elle renonça et décida de partir rejoindre ses
amis, en bas : la nuit allait bientôt tomber et personne ne ferait attention à elle.
—–
    Kelly s’amusa à faire glisser son doigt sur le torse musclé de Bryan, qui ne réagit pas, habitué à ce petit manège. Elle adorait se retrouver seule avec lui dans le lit conjugal,
avec le risque de se faire surprendre qui augmentait son plaisir.
« Les rebelles sont montés jusqu’ici, déclara-t-il, soudain.
– Oui, je sais. C’est notre esclave qu’ils sont venus enlever, je te rappelle.
– Mais je croyais qu’avec les passes et tout ça, ils…
– Ils les ont volés, c’est pas plus compliqué que ça et je suis quasiment certaine de savoir qui les a aidés.
– Qui ?
– Oceany Antelwort Geller.
– C’est qui, celle-là ?
– La copine de Mark, voyons ! Elle est venue hier ici, et Kirstie a disparu le soir même et je suis la seule, dans cette maison, à trouver ça bizarre : Mark est complètement aveuglé par son amour
pour elle et Bill est persuadé que son fils est comme lui : il ne se trompe jamais. Quel crétin.
– Tu l’as épousé, pourtant.
– Je n’avais pas le choix, je n’ai fait qu’obéir aux ordres : il pense avoir le pouvoir absolu sur tous et ce n’est pas gênant tant qu’il se contente de décorer des salles ou, à la limite, de
lutter contre l’insécurité, mais on doit l’empêcher de faire des réformes, sinon tout va tomber à l’eau.
– Il ne fera jamais ça. Il est persuadé d’être omnipotent, une sorte de Dieu terrestre. Il est si fier de son succès qu’il ne changera rien, c’est certain, tout lui sourit.
– Espérons que tu aies raison. En attendant, surveille la petite Antelwort, je n’ai pas confiance en elle.
– OK, chef : si elle devient gênante, je ferai en sorte qu’elle soit…éliminée.
– Tu es vraiment parfait, ça mérite une récompense. »
Elle se pencha vers lui et l’embrassa fougueusement, tout en laissant sa main glisser sur son torse jusqu’à son sexe, afin de réveiller son désir.
—–
    Mai-Li se leva et rejoignit la nouvelle venue qui regardait la grande hélice, perdue dans ses pensées. Depuis son arrivée, elle n’avait quasiment rien dit, se méfiant de ses
sauveurs, ce que Mai comprenait parfaitement. Elle avait vécu la même chose quelques mois auparavant.
« Ca va ? demanda-t-elle à Kirstie, qui daigna cesser de regarder l’hélice pour porter son attention sur son interlocutrice.
– Oui.
– Je sais ce que tu ressens, j’ai été esclave, moi aussi. Ce n’est pas facile, au début, on se demande ce qu’on peut bien faire ici, enfermés dans cet horrible hangar sans pouvoir sortir, mais on
fait ça pour ton bien.
– Pour mon bien ? Je ne gagne rien, ici. En haut, j’étais prisonnière, mais ici, c’est pareil, j’ai pas le droit de sortir et, en haut, au moins, j ‘avais une chambre décente et une nourriture
correcte.
– Ici, tu retrouves ta dignité. Ils te traitaient comme un animal, là-haut, c’est tout simplement inadmissible ! On se bat pour faire respecter le droit de chacun et tu dois nous aider.
– Pourquoi ?
– Parce que ton droit le plus fondamental a été bafoué. Tous les hommes naissent libres et égaux en droit. Quels droits avais-tu là-haut ? Aucun, et tu n’es pas la seule dans ce cas, nous sommes
tous prisonniers, ici, il n’y a aucune liberté ! Nous ne pouvons pas aller où bon nous semble, nous sommes considérés comme inférieurs par rapport à l’élite et ça n’est pas normal. Au début, je ne
voyais pas l’intérêt de me battre pour tout ça, mais après réflexion, ça vaut le coup. Penses-y, Kirstie. »
La jeune noire retourna à sa contemplation de l’hélice, sans rien ajouter, indiquant à son interlocutrice que la conversation était terminée. Mai soupira et partit rejoindre Myo, son conjoint, qui
était en train de démonter un revolver de la police. Elle lui passa tendrement ses bras autour de son cou et l’embrassa sur la joue.
« Qu’est ce que tu fais ?
– J’essaie de le rendre plus performant : la police est vraiment sous-équipée, c’est pitoyable. Tu as parlé à la nouvelle ?
– Ouais : elle ne sait pas trop où elle en est, pour le moment, mais je pense qu’elle ne tardera pas à nous rejoindre. C’est toujours dur, au début.
– Mmm…je m’en souviens, en effet. Il est temps que tout ceci finisse, j’en ai marre de cette société.
– Moi aussi, mais on n’est pas encore prêts, il faut attendre. »
Myo ne répondit pas et recommença à trafiquer l’arme, jusqu’à l’arrivée d’Oceany, suivie de près par Maria.
« Bonsoir ! s’exclama la première d’entre elles. Ca va ?
– Oui, je suis en train de vous préparer un petit bijou.
– Et Kirstie ?
– Je lui ai parlé, ça devrait aller.
– Tu as lu le CD-ROM ? lui demanda Maria.
– Oui, j’ai après quelques trucs intéressants sur la ville, mais il me manque un mot de passe pour accéder au fichier confidentiel. J’ai beau m’être creusé la tête tout l’après-midi, je ne l’ai pas
trouvé. Enfin, si on veut détruire la ville, il faut s’attaquer aux quatre piliers.
– C’est parfait : on passe à l’action quand ?
– Enfin, Maria, réfléchis un peu : on ne peut pas faire ça, ça tuerait trop de gens innocents.
– La fin justifie toujours les moyens.
– Je refuse de faire ça, un point c’est tout. Nous nous battons pour rendre aux gens leur liberté et leurs droits, pas pour les tuer. Pour foutre toute cette ville en l’air, il faut s’attaquer à ce
qui fait sa force.
– C’est à dire ?
– L’informatique. On vous appelle les exclus parce que vous n’êtes pas équipés, vous ne pouvez que difficilement survivre dans cette ville à cause de ça. Les ordinateurs ont remplacé l’argent. Vous
en avez, tant mieux, vous n’en avez pas, tant pis. Si on trouvait le centre informatique de la ville et qu’on le détruisait, Technopolis serait paralysé et les gens paniqueraient assez vite, ce qui
créerait une révolte qui briserait tout sur son passage.
– D’accord, on va essayer ça, mais si ça ne marche pas, je fais tout sauter, avec ou sans ton aide. »
Maria lui jeta un regard noir et repartit vers un autre groupe qui préparait une expédition dans le parc, pour voler d’autres passes : on n’en avait jamais assez. Myo observa un instant leur chef
d’un air interrogateur, puis finit par formuler sa question :
« Qu’est ce qu’il lui prend ?
– Elle a une dent contre moi, je vais aller lui parler, quand elle rentrera, pour la calmer, un peu. On doit être soudés au maximum. Au fait, comment va Wadeker ?
– Il est plutôt calme, ça va, il ne fait pas d’histoire. Un vrai prisonnier modèle.
– Mmm…je pensais à un truc : il faudrait qu’il discute avec Kirstie.
– En voilà une drôle d’idée ! s’exclama Mai.
– Peut-être pas. Je pense qu’il sera révolté quand il apprendra que Bill Oxford avait une esclave , car c’est de l’abus de pouvoir. Et peut-être qu’en voyant sa réaction, Kirstie se rendra compte
que ce qu’elle a vécu était inadmissible et acceptera de se battre avec nous pour changer tout ça.
– Je ne sais pas si ça va marcher.
– On peut toujours essayer. Je vais déjà commencer à préparer le terrain et, avec de la chance, nous aurons bientôt un nouvel allié dans l’élite. Ca marche ?
– Si tu penses que ça peut marcher, pourquoi ne pas essayer ? répondit Myo. Après tout, on n’a rien à perdre.
– Exactement. Bon, je vais discuter avec Wadeker pour le sensibiliser, un peu et, quand j’aurai fini, on y enverra Kirstie. Je suis certaine que ces deux-là auront un tas de choses à se dire. »

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Petite(s) précision(s)

Par Gauthier

Je m’appelle Gauthier, j’ai 25 ans, je suis bac+5, et je suis complètement snob et élitiste. Bon on va pas en faire un fromage, c’est de notoriété publique ! L’article de Nina a déchaîné les passions hier. Alors qu’au départ c’était juste une perche tendue vers les lecteurs « invisibles », et une sorte de mise en garde envers les maniaco-dépressifs qui nous insultent régulièrement. Rien de méchant, juste peut-être un moyen un peu (trop ?) direct de réveiller nos lecteurs.

Actuellement Nina fait des semaines de 75h, pour 300€ par mois (et osez me parler de snobisme après ça !). Elle n’a même pas le temps de venir manger un demi-sandwich avec moi le midi, alors que je bosse à 10 minutes de chez elle. Et pourtant elle continue à vous pondre un article par jour, elle prend le temps de répondre à chacun de vos com, et à chacun de vos mails ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle aime ce blog, parce qu’elle aime l’échange qu’elle a avec vous tous, parce qu’elle aime sentir et ressentir tout ce que vous pouvez laisser ici à chacun de vos passages. Mais des fois on n’a pas le moral, des fois on a besoin d’entendre des évidences, juste pour s’en rappeler. Et au lieu de ressortir rassuré et encouragé le constat est le suivant : « On ferme ? ».
 
Moi je dis non ! Et je ne vais pas parler pour Nina (même si je la connais par cœur, ce n’est pas mon rôle !), non je vais parler de moi. Parce qu’alors que je ne demande rien à personne je m’en prends plein les gencives aussi. Alors je vais préciser deux trois choses sur ma vie.
 

Je suis snob et élitiste, oui et alors ? J’emmerde personne que je sache… Pourquoi j’ai envie de cracher sur les gens que je considère comme stupides et/ou inutiles ? Parce que ça me désole de les voir. Je ne suis pas génétiquement modifié, je suis capable de faire des études et de m’intéresser au monde (deux choses qui sont différentes !) alors que ma boite crânienne fait le même volume que celle de tous les hommes de cette planète.

 

Alors parlons de mes « facilités ». J’ai eu mon bac à 17 ans, parce que j’ai été dans une boite à bac ? Un lycée privé ou mon papa a dû jouer des coudes pour imposer son fiston ? Non je suis issu de l’enseignement public, et j’en suis fier. Je fais des études poussées parce que mes parents sont riches ? Parlons-en… Mes parents voulaient que je fasse des études, mon père m’a dit de faire une école de commerce, j’ai refusé « très bien mon fils, fait ce que tu veux, mais tu bosses ». Je travaille donc depuis que j’ai 18 ans, j’ai tout fait, du guichet de la poste au télémarketing en passant par la restauration rapide. J’ai bossé 35h par semaine pendant 4 ans. Et pourtant j’ai réussi (à grand renfort de redoublement) à obtenir une licence d’Histoire. Après j’en ai eu marre, je me suis rapproché de mes parents et je leur ai demandé de m’aider (condition : changer de voix, condition que j’aie acceptée). Ils m’ont aidé autant qu’ils pouvaient/voulaient, j’ai obtenu un bac + 4 puis un bac + 5 en Sciences Politiques, en continuant à bosser pendant les vacances et en m’endettant sur 10 ans.

 

Oui moi le gosse de riche comme décrit par certains, celui qui est né avec une cuillère en argent dans la bouche, qui ne sait pas ce que c’est que « le petit peuple », ben il est endetté sur 10 ans tout en ayant fait tous les petits boulots de la Terre !!!! Alors quand on vient m’expliquer la vie, ça me fout en boule. Je vis dans 18 m2, j’ai 4 tenues à ma taille, je ne suis pas parti en vacances depuis 3 ans ailleurs que dans ma famille ou chez des amis, je sais ce que c’est que d’être dans la merde… Et je ne veux plus ! Je me suis battu, je me suis construit, je n’ai tué personne pour ça, je ne le dois à personne, je n’en veux à personne, mais ne m’empêchez pas d’en être fier à en crever !

 

Aujourd’hui je me considère comme faisant partie de l’élite. Alors bien sûr pas de l’élite financière ou économique (quoique si l’on passe mes comptes en valeur absolu je suis riche !), mais de l’élite intellectuelle, oui ! Pourquoi ? De part mon (futur) métier. Je me suis toujours refusé à dire dans quoi je suis pour deux raisons :

 

1/ Je pensais que ça n’avait pas un grand intérêt.

2/ Je ne suis pas autorisé à en parler de toute façon… (l’anonymat est quand même plus que relatif ici)

 

Mais je me sens obligé de me justifier, peut-être parce que je me sens blessé et que de part mon ego surdimensionné je doive en imposer pour me sortir de ce mauvais pas. Alors voilà, j’ai fait un choix, plutôt difficile dans le fond, j’ai préféré le statut au salaire. Et me voilà embarqué dans l’administration, à occuper un poste de cadre (oui de cadre n’en déplaise à certain(e)s !) soumis au secret défense. Et j’en suis très très très très fier !!!!!

 

Quand tu veux, tu peux, j’en suis la preuve la plus étincelante. Et qu’on ne vienne pas me parler de reproduction sociale, ou de circonstances atténuantes. Tu es caissière à Mammouth et tu ne sais pas que « cucurbitacée » n’est pas une insulte ? Tu l’as cherché… Je te méprise ? Oui… Je t’empêche de vivre ? Non… Tu m’insultes parce que je représente tout ce que tu vomis ? Je te réponds… Ça te dérange ? TANT MIEUX ! Au moins tu apprendras des mots en venant nous lire 😉

 

Je m’emporte, et je m’en excuse, mais j’ai l’impression que les gens ne retiennent que ce qu’ils veulent, là au moins ils auront matière à me faire un procès en bonne et due forme (moumour tu seras mon avocate ? avocate du diable ça te va tellement bien !!!!).

 

J’aime écrire ma vie, mes envies, mes angoisses, je le fais dans l’intimité depuis de nombreuses années. Et je trouve que le blog est un outil formidable, il crée un espace d’échange, et j’aime les échanges (cette phrase n’a AUCUNE connotation sexuelle !). Alors j’espère pouvoir continuer le plus longtemps possible. Mais je suis un être humain, avec des sentiments, je ne fais de mal à personne, et je trouve légitime d’en demander de même à mes lecteurs… Je ne vous oblige pas à me lire… Ne l’oubliez pas s’il vous plait !

 
Gauthier un peu bluesy