Expérimente ton look

Salut mon moi d’avant,

Il y a deux mois de cela, je suis allée à la gay pride. Rassure-toi, c’est normal que tu ne connaisses pas, on en parle pas encore dans la province pendant ton adolescence. Il s’agit d’une marche dite « des fiertés homosexuelles, lesbiennes et transgenres ». Non, je ne suis pas en train de t’annoncer de façon subtile que tu es devenue lesbienne avec l’âge, je veux juste te parler look.



A cette journée, vois-tu, c’est un peu le permis de se fringuer n’importe comment et j’aime les looks un peu extravagants. Le problème, c’est que là, j’ai 29 ans, un travail et une crédibilité professionnelle (ou à peu près) donc je ne peux pas venir fringuée au boulot en princesse gothique, en fluokids ou en clone de Madonna époque Cherche Susan, désespérément. Ni en culotte  à la Britney Spears (t’inquiète, dans quelques années, tu sauras de qui je parle et note que quand elle racontera partout qu’elle veut garder la virginité jusqu’au mariage, commente : « pfff, tu parles, Justin Timberlake l’a déflorée! »; Promis, un jour, tu comprendras ). Et là, je regrette un peu mon époque ado où j’aurais pu expérimenter plein de trucs (dans les limites parentales, c’est quand même notre mère qui sort la CB pour nous habiller et le shorty n’est carrément pas une tenue  pour sortir. Et montrer son nombril, c’est vulgaire.



Concrètement, je veux dire quoi ? D’abord, c’est bien d’avoir découvert à 14 ans que tu pouvais aussi mettre autre chose que des joggings et des fuseaux (quoi qu’à mon époque, les fuseaux s’appellent leggins et c’est le top de la mode) mais c’est pas une raison pour t’habiller tous les jours en jean et t-shirt XL. Même si c’est globalement la mode. Te cacher dans des T-shirts amples ne te fait pas perdre 10 kg (faire du sport, oui) donc si tu n’assumes pas ton corps (pas si difforme que ça, au passage, une fois passé le cap difficile de tes
14-15 ans), re modèle-le, tu as l’âge pour. Mais expérimente des looks, créés-toi un personnage sympa, pas pétasse vulgaire, je te prie, mais éclate-toi. Mets de la couleur aussi, elle n’est pas ton ennemie. Le beige, c’est sympa mais arrive un moment où ne porter que ça (ou du noir) te rend d’une fadeur, ma fille… La couleur, c’est le bien. Par exemple, en ce moment, on arrive en pleine mode automne-hiver, je te jure, j’en ai marre du prune et gris avec des pointes de marron, la couleur en hiver devrait être obligatoire (d’ailleurs, j’hésite à acheter une veste bleu électrique, si tu veux tout savoir. On appelle même ça le bleu Klein, note).



De toute façon, puisqu’au lycée, tu ne fais partie ni des stars ni des parias, profites en un peu pour t’éclater. Au pire, certains se moqueront de toi mais ceux-là n’étaient pas tes amis quoi qu’il arrive alors tu ne loupes rien. De toute façon, je vais te délivrer une leçon de vie : tu ne pourras jamais plaire à tout le monde donc l’avis des gens qui ne comptent pas pour toi, ne l’écoute pas, ça ne sert à rien. Vois le positif : s’ils parlent de ton look même en mal, ça veut au moins dire qu’ils te voient, c’est pas si mal. Mais affranchis-toi
du regard des autres, je te jure, c’est tellement plus reposant. De toute façon, dis-toi bien que tu ne pourras jamais être irréprochable donc si on veut médire sur ton compte, y aura toujours moyen de trouver un truc pour t’épingler, alors…


Et puis justement, arriver à ne pas suivre les chemins extrêmement policés de la mode lycéenne va te forger la personnalité. Etre tout comme les autres, c’est nul d’autant que nous savons toutes deux à quel point tu es fantasque quand tu veux… Et bien, fais en sorte que ça se voit, je te promets que tu n’y perdras rien.

Quand ça veut pas…

Dimanche, dans le train, j’ai écrit 5 articles pour la semaine. Arrivée dimanche soir à la maison, le temps que je papote un peu avec Vicky, je ne les ai pas récupérés. Pas grave, Ella m’ayant envoyé deux articles, j’avais de la marge.

Hier soir, j’ai bien pensé à mettre les articles sur ma clé USB.

Ce matin, j’ai pris la clé USB dans les mains, je l’ai posée sur mon bureau le temps de récupérer un numéro de téléphone sur mon ordinateur. J’ai oublié la clé. Pas grave, il me reste un article d’Ella.

Sauf qu’entre hier et aujourd’hui, mon ordinateur a décidé que le PDF, il allait se contenter de l’afficher et que pour copier/coller le texte, je peux aller me brosser.

J’avais donc plusieurs solutions :

– ne pas écrire. Mouais non, j’ai envie de chouiner un peu.

– écrire un article tout neuf. Pas le temps

– retaper l’article d’Ella. Pas le temps.

– m’asseoir par terre et pleurer. Mais j’aime pas pleurer en public, surtout que ça va ruiner mon maquillage.

Donc à la place, vous avez le droit à cet article bâtard dans lequel il n’y a rien si ce n’est le fait que j’ai pas le temps, trop. Et puis, tiens, je vais vous parler de ma déprime de rentrée alors que normalement, la rentrée, c’est un moment où j’ai bouffé du lion et que j’ai envie de tout casser, dans le sens positif du terme. Mais là, il fait moche et mon chat déprime alors je
reviendrai la semaine prochaine tout casser, promis.

Au fait, si toi, derrière ton écran, tu as envie de m’apprendre le russe, je veux bien parce que les écoles, je vais pas m’en sortir. J’hésite à m’acheter une méthode assimil qui me permettrait certes d’en faire quand je veux mais je me connais, je vais pas le faire. Ou alors y a une prof qui a l’air sympa à Plume sur Berges, ça me coûterait 32 € dont la moitié déductible des impôts… Mais si je me mets à fond dans le sport plus le russe, force est de constater que je n’aurai plus une soirée de libre, déjà que… Ton avis lecteur ?

Tu vois, des fois, j’aime bien te parler comme ça, en freestyle, je raconte un peu tout et rien, je m’ouvre à toi, en tout bien tout honneur, bien sûr. Je pourrais presque imaginer que nous sommes seuls autour d’une table de resto, toi et moi, ambiance tamisée, nos chardonnay prennent une teinte dorée dans la lueur des bougies, je joue négligemment avec les miettes de la table. As-tu remarqué comme un éclairage réussi rend toujours les gens beaux ?  Des fois, j’ai envie de revenir à des articles plus toi et moi, chabadabada, t’en penses quoi ? Oh, je ne te raconterai pas
mes histoires de fesses ou mes projets les plus secrets mais en gros, ouvrir la page blanche et écrire, écrire, sans savoir où je vais et si je ne vais nulle part, ce n’est pas grave, comme une vraie conversation, quoi.

Allez, dès que mon chat arrêtera sa dépression (je culpabilise à mort), j’irai moi même mieux et je vais te la casser, la baraque. La saison 2009-2010 s’annonce sportive, équilibrée (au niveau alimentation), dynamique et sans doute coquine même si ma libido est assez fonction de la météo. Et en hiver, elle roupille un peu.

Bon, j’ai du boulot par dessus la tête, je cesse ici mes élucubrations.

J’te claque la bise !

L’amour, l’amour, l’amour

Mon cher moi d’avant,

Voilà, tu es une jeune fille romantique toute en fleur (mets ton biactol, je t’ai dit), tu passes des heures à rêver de tel ou tel garçon, de préférence celui qui est « loin là bas », à qui tu ne parleras probablement jamais. Et un jour de déprime, tu réfléchis « un couple,
c’est un mec qui veut sortir avec moi et moi qui veux sortir avec lui. Impossible ». Mais si, ma chérie !


En fait, depuis que tu as l’âge de t’intéresser aux garçons, ça colle pas bien et de façon générale, ça continue. Enfin, non, tu vas vivre de belles histoires et même une qui durera 4 ans et demi (héhé) mais faut dire que t’es un peu chiante aussi. Revenons au lycée, puisque tu devais avoir 16 ans quand tu as fait ce terrible constat. Toi, tu veux toujours le mec « là bas » qui n’a pas le moindre copain en commun avec toi. Tu vois, là, tu es en seconde et tu es raide dingue de Pierre, le grand brun de 2nde 3 mais désolée de te décevoir, les seuls mots que tu lui adresseras seront : « oh pardon ! » quand tu lui rentreras dedans sans même faire exprès (ce qui est étonnant, nous connaissant, on peut être assez tarées pour parler à un mec, tu vas bientôt le découvrir, le prochain aura droit à un coup de fil anthologique). Donc pendant que tu te pâmes d’amour pour le beau Pierre (et ensuite des Fabien, Julien, re un Pierre et y en a eu d’autres mais je me souviens plus), tu dis non à tous les mecs qui s’intéressent à toi car tu veux rester disponible pour ces bellâtres à qui tu ne parles pas.



Dinde ! Déjà, pose-toi 5 mn et réfléchis un peu. Tu es typiquement le genre de fille à tomber amoureuse de l’amour plutôt que d’une personne. Tu ne tombes pas amoureuse d’un garçon parce qu’il te plaît mais parce que tu ne supportes pas l’idée de ne pas être amoureuse. Sauf que tu as l’espèce de réflexe idiot  de ne pas tomber amoureuse qui pourrait éventuellement l’être de toi, histoire que tout le monde soit content, noooooooon, le mec là-bas, beau gosse ou pas, d’ailleurs, c’est tellement plus drôle. Et après, tu ne comprends pas pourquoi tu as une vie amoureuse toute pourrie. Mais c’est si simple ma fille : c’est parce que tes problèmes sentimentaux, tu te les créés toute seule comme une grande.


Alors si tu lis cette lettre un jour des fois qu’on inventerait un moyen de faire voyager les écrits, ouvre tes écoutilles et écoute bien, prends même des notes. De 1, non, tu n’es pas moche, t’es juste habillée comme un sac mais je te parlerai fringue un autre jour. De 2, malgré tes plans tordus pour éventuellement parler au beau mec là-bas dont tu as décidé de tomber amoureuse, tu n’arriveras jamais à rien parce que dans ta tête, tu es toujours très motivée pour aller leur parler mais une fois en face… Rassure-toi, avec le temps, tu prendras confiance en toi. De 3, sortir avec un mec ne signifie pas se marier avec lui. Si ça ne le fait pas, tu as le droit de rompre, ce n’est pas grave mais va savoir ce que tu manques si tu ne tentes pas le coup.  Les princes charmants ne sont pas tous lointains… Quoique vu ta passion pour Guillaume le crétin, lui, il aurait été loin, ça aurait un peu pardonné ton coup de cœur…



Bref, souffle un coup et dédramatise. Les mecs, c’est pas si compliqué, faut juste vouloir. Soigne-toi, sois moins bloquée sur le beau mec là-bas qui ne doit avoir aucune conscience de ton existence et tu verras, de suite, ça ira mieux.

La prochaine fois, je te parlerai fringues, tiens.

Insomnies du dimanche soir

Elles m’épuisent. C’est le cas de le dire. Tous les dimanches ou presque, c’est le même cirque : la nuit venue, je ne dors pas. Oh, les explications en sont bien simples : levée trop tard, bu un café trop tard, journée passée devant l’ordi à jouer à yahoo ! jeux alors que j’ai des milliards de choses plus intéressantes à faire. Résultat, 3h du mat, je coupe la lumière après mon rituel du soir (lavage, lecture) mais rien à faire : je ne dors pas.


Alors commence le pire moment de l’insomnie : l’énervement. Au début, j’attends juste le sommeil en laissant mes pensées divaguer. J’ai lu un peu, me suis tripotée un peu, normalement, je suis parée pour dormir. D’ailleurs, je commence à sentir certaines incohérences dans mes pensées, c’est bien, ça veut dire que mon cerveau est en train de décrocher et je vais m’endormir. Mais non. Alors je me retourne. Et encore. Et encore. En travers du lit, sur le ventre, sur le dos et le côté, je soupire et commets l’erreur classique : je regarde l’heure. Il ne faut jamais regarder l’heure quand on n’arrive pas à dormir : on se rend compte que nos heures de sommeil diminuent de minute en minute et ça énerve.


Ca y est, je suis énervée mais pire : en état de semi sommeil, je suis irrationnelle. Et voilà que débarquent les idées noires et angoisses de la nuit. C’est effarant comme ne pas dormir rend nerveux. Quand j’étais au chômage, je me couchais à 6h du matin, quand j’étais sûre d’être bien épuisée pour pouvoir m’endormir assez rapidement sans penser, sans ressasser. Et là, on se rend compte que quitte à ne pas avoir de gros problèmes existentiels, les petits tracas prennent de l’ampleur. Hier soir, j’étais énervée car mon appart n’était pas rangé (je plaide coupable, j’ai eu la flemme de faire le ménage hier par 35°), que je dois acheter un ou deux meubles pour finir définitivement l’emménagement et que si j’avais moins fait l’idiote sur yahoo ! jeux (non mais quelle perte de temps, franchement !), j’aurais pu écrire des articles pour les 3 prochaines semaines. A la place, j’ai écrit celui d’hier et vaguement un nouvel épisode d’où trouver l’homme que je n’ai même pas fini. Je suis nulle.


En soi, vous remarquerez qu’il n’y a rien de dramatique en soi. J’ai certes perdu des heures à jouer à des jeux débiles mais écrire des articles de blog n’est pas mon métier (enfin, un peu en partie mais pas les articles pour les vingtenaires). Il faut juste désormais que je me calme sur ce genre de jeux qui ne me rapporte rien à part un repos apprécié du cerveau (encore mieux que Secret Story, c’est dire). Pour le rangement, ma foi, rien d’insurmontable non plus, en deux heures, je rends mon appart rayonnant. Pour les meubles, un petit raid chez Ikéa ou même sur une boutique de vente en ligne et c’est réglé. Bref, mes problèmes existentiels du moment n’ont pas de quoi m’empêcher de dormir. Mais irrationalité de la nuit et impuissance (on ne passe pas l’aspirateur à 4h du matin), sans parler de l’angoisse des minutes qui défilent, ça fait un sale cocktail.


A l’arrivée, cette fois-ci, j’ai dû m’endormir vers 4h, ce qui me laisse une nuit de quasi 4h, pas trop mal. Une fois, j’ai dormi 1h à 1h30. Mais ça m’agace quand même de perdre en une nuit tout le repos accumulé pendant le week-end.

Le week-end prochain, je me lève tôt ! (dit-elle tous les lundis matins)

La parenthèse enchantée

La semaine dernière, j’ai pris quelques jours de vacances dans mon sud chéri. Au programme ? Rien. Lecture, soleil et baignade. En deux jours, j’avais rechargé les batteries et mes fréquents bains de soleil m’ont permis de me faire une petite réserve. Mais surtout j’ai constaté qu’une fois de plus, en période euphorique, j’ai du courage pour des milliards de choses.


Les vacances, c’est comme descendre du train en marche pour regarder le paysage, on ne voit plus les choses de la même façon. L’an dernier, mes vacances avaient été marquées par la carotte du poste de responsable éditorial blog que je n’ai finalement jamais eu (qui n’a d’ailleurs jamais été créé, en fin de compte) ainsi que l’envie de trouver un nouvel appart. Cette année, côté ambition, on ne peut pas dire que j’ai de quoi rêver : je ne vais pas (encore) changer de boulot et je ne veux plus déménager puisque c’est déjà fait. Mais même si je me sais à un palier en ce moment (non que ça me dérange, au contraire), ça n’est pas pour autant que je ne vais faire aucun projet. Même je fourmille d’idées et de bonnes résolutions.





Mais c’est là aussi le vice des vacances. Au soleil, la vie est plus belle. Je me lève le matin à 9h30 plein de force et d’énergie, je passe la journée à me gorger de soleil et de citronnade, forcément, j’ai de l’énergie à revendre. J’ai envie de créer des blogs pour gagner quelques sous avec, j’ai envie de proposer une chronique à quelques magazines, j’ai envie de faire du sport (j’ai même l’incroyable audace d’envisager d’aller à la piscine avant le boulot), je réorganise mes comptes en banque avec l’aide EXTRÊMEMENT précieuse de Vicky (ou comment régler l’incroyable équation : j’ai 9500 euros sur des comptes épargne bloqués et un découvert de 1000 euros). Je prends tout un tas de résolutions, je pense que je peux tout à fait tenir une demi-douzaine de blogs, faire 2h de sport, travailler, manger et dormir en 24h. Si, si. D’ailleurs, à propos de dormir, va falloir arrêter les petites nuits, je suis toute chiffonnée
après alors que là, en vacances, sans cernes, je resplendis que j’en peux plus. Tout n’est question que d’organisation. Si je me lève mettons à 7h30, je peux être à la piscine que je convoite à 8h, nager une heure, me doucher, me sécher et être au boulot à 9h30. Si je travaille bien, je peux écrire un article de blog en 15 à 30 mn selon la longueur, tenir une demi douzaine de blog me prend pas plus de 3h par jour. Je peux le faire en pause ou pendant le déjeuner. Et si je me couche mettons à minuit, j’ai 4h entre mon arrivée à la maison et le coucher, c’est laaaaarge. Je peux même m’avancer pour les jours où je sors…



Tout ça, c’est bien beau mais redescendons sur terre. En 1, aucune piscine parisienne n’est ouverte de 8h à 9h. En 2, nous savons tous que le matin, je n’arrive jamais à me lever donc c’est bien joli de rêver mais soyons un peu réalistes. Et en 3, même les soirs où je ne sors pas, je dépense bêtement mon temps à jouer à yahoo ! jeux (je sais, quelle pitié), à dormir ou à glander devant la télé. Mais après 9h de taf, je pense que je l’ai bien mérité.



Enfin, c’est toujours beau de rêver. Et puis peut-être qu’en réorganisant deux ou trois petites choses, je pourrais peut-être arriver à faire quelques trucs en plus.

L’amour rend aveugle (et sourde)

Mon cher moi d’avant,

Parlons des mecs un peu, veux-tu ? C’est amusant. Là, tu as 13-14 voire 15 ans, tu es en 4e et 3e et voilà, tu es tombée amoureuse du beau gosse de service, Guillaume. Ah, tu te pâmes d’amour pour lui, tu passes tes cours à le regarder discrètement, ou pas. D’ailleurs, je me souviens de ce jour où j’ai remarqué que ses oreilles n’étaient pas jolies, un peu un effet mâché. Pourtant, à l’époque, je ne connaissais pas le pouvoir orgasmique des oreilles. Ah ouais, tiens, note : les oreilles mordillées, léchées… C’est purement génial. Fais pas la grimace genre « c’est dégueu ! », tu ne connais rien à la vie, petite jouvencelle.


Donc Guillaume, tu l’aimes d’amour, tu rêves de lui faire des bisous avec la langue et tout ça. Sauf que Guillaume est un crétin. Oh, commence pas à te braquer parce que j’oooooose dire du mal de ton adoré, tu es amoureuse donc aveugle donc crétine. Et NON, tu n’as pas le droit de me répondre qui se ressemble s’assemble. Moi, je sais très bien que tu ne l’auras jamais le Guillaume même si les commères de service t’ont dit qu’il en pinçait pour toi (mais elles ont aussi dit que tu étais sortie avec Cyril ce que nous étions, hélas, parfaitement placées pour savoir que c’était faux parce qu’on aurait bien aimé). Donc puisque Guillaume ne sera jamais tien, commençons le travail de sape.


En un, en 3e, Guillaume arrivera régulièrement avec un pansement sur la joue « parce qu’il s’est coupé en se rasant ». Tu trouves peut-être ça viril, fillette mais non, c’est ridicule. Parce que y a juste rien à raser et qu’il fait genre que c’est un homme car ses potes se rasent mais non. D’ailleurs, sache que Guillaume aura toujours des soucis de virilité et devra donc s’appliquer à prouver à tous qu’il est un mâle, un vrai. Par exemple, au lycée, au carnaval, il arrivera habillé d’un simple moule bite (en février, je rappelle), costume qui sera totalement occulté par celui d’Olivier (le cousin de Jérôme que tu trouves con à l’heure actuelle et dont tu vas évidemment tomber amoureuse), travesti en putasse et par celui de Cyril le grand, vêtu en kilt (l’histoire confirmera qu’il n’était pas nu dessous). Bref, dès que Guillaume pouvait montrer son corps à l’assistance ébahie (ou pas), il le faisait. Ok, faut avouer qu’il était goalé mais bon, bref. Et en fait, j’ai su plus tard pourquoi il agissait ainsi. Figure toi qu’il est resté puceau jusqu’à la fac. Hé oui. Alors que tous ses potes ont perdu leur virginité en seconde lors d’un voyage en Allemagne où tu n’iras pas parce que ta meilleure amie n’y allait pas non plus. Ben, tu vois, t’y serais allée, t’aurais peut-être perdu ta virginité avec un Allemand, quelle classe. Arrête de plisser le nez genre c’est dégoûtant, tu verras que tu changeras d’avis, fillette.*


Donc notre ami Guillaume va passer le lycée à se trouver une copine qui veut bien écarter les cuisses, en vain. Ce qui est drôle quand on voit comme il se la pète beau gosse barbu. D’ailleurs, j’ai jamais vu l’ombre d’un poil sur son visage, à l’époque. Mais ce n’est pas tout. Guillaume est un fayot. Mais un fayot balourd. Bientôt, tu vas partir en Allemagne en voyage de classe (décidément) et il y aura ta prof de français de 4e. Et bien grâce à elle, tu vas découvrir que tout le monde n’aime pas Guillaume. Elle, par exemple, elle le déteste. Elle lâche un « très spirituel » cassant quand il lâchera dans le micro du Bundestag « ach, nous allons envahir la France-euh ! », elle lèvera les yeux au ciel quand il racontera tout fier qu’il a roulé une pelle à un mec lors d’une soirée beuverie… D’ailleurs, là, tu te diras que finalement, il est un peu nase ce mec. Mais tu sais, à 15 ans, c’est de son âge de mettre sa langue dans toutes les bouches et de s’en vanter. Ceci étant, tu comprendras à ce moment là que ce mec est quand même sacrément lourd, suffisamment en tout cas pour qu’une prof (qu’on n’avait plus en cours certes) ne cache pas tout le mépris qu’elle a pour lui. Et c’était pas la seule, la prof de dessin l’avait traité d’hypocrite en 6e ou 5e, je sais plus bien.


Mais rassure-toi ma chérie, ce n’est pas grave de tomber amoureuse de crétins, tu vas faire ça une bonne partie de ta vie. D’ailleurs, la prochaine fois, je vais un peu te parler d’amour.

Love dans ta face.

* Le « c’est dégoûtant » avait bien sûr trait au sexe en général et non pas aux Allemands.

I like to move it, move it !

Salut mon moi d’avant,

Je reviens te parler de sport, comme promis. Tu vois, il est important dans la vie de tenir ses
promesses mais à ce niveau là, de mémoire, ado, j’étais déjà une personne d’honneur. Mais je crois surtout que je promettais pas beaucoup. Bref, parlons peu, parlons sport.





A l’heure actuelle de quand tu reçois cette lettre, mettons vers 14-15 ans, tu es un vilain petit saindoux qui navigue entre le 42 « élastique » et le 44. Evidemment, y a pire mais nous le découvrirons plus tard, ça aurait pu être mieux. Le seul sport que tu pratiques est l’EPS au collège/lycée (enfin, quand je dis pratique, c’est quand tu te planques pas pendant le cours d’endurance et quand tu ne refais pas le monde avec tes copines sur le gros matelas de gym ou de saut en hauteur) et le tir à l’arc ou, soit dit en passant, tu ne seras jamais vraiment bonne malgré la bonne vue que tu avais à l’époque. Ah, oui, tiens, je te préviens : dans une dizaine d’année, tu seras myope. Voilà, c’est dit.

Le reste du temps, tu croupis sur le canapé familial à mater Beverly Hills et autres Melrose Place en mangeant ton bol de chocapic ou n’importe quoi d’autre. Tu envoies du rêve, là, t’imagines même pas.  Bon, alors pose ce bol de chocapic et écoute-moi. Tu vas faire du sport. Non, ne grimace pas ! Je sais que dans le sport, ce qui ne te plaît pas, c’est la compétition puisqu’à priori, tu te considères mauvaise. Tu n’as pas forcément tort en soi, tout dépend de quel côté on regarde mais par exemple, souviens-toi, fin 4e, tu avais fait une partie de basket un peu informelle avec deux autres filles et un garçon, Jérôme. Comme vous aviez joué quelques balles avant et il t’a choisie d’office pour faire partie de son duo de basket. Jérôme, l’un des mecs les plus populaires du collège ! Pourtant, au vu de ta petite taille, on aurait pas cru  mais voilà. Le problème, c’est que tu n’as pas d’endurance mais
ça, ça se travaille.

Et puis y a la natation. Tu as toujours été douée en natation. Souviens toi au primaire, alors que tu avais encore un ventre tout rond de bébé, le prof te demandait toujours de montrer aux autres comment faire. Ahah, la petite grosse qui apprend le sport aux autres, c’était bon ! Même qu’il y avait cette fille, la sportive de service, qui t’avait dit que si tu maigrissais un peu, ce serait mieux tant elle était dégoûtée que tu fasses mieux qu’elle. La natation, mon enfant, c’est ton avenir. D’ailleurs, tu vas le découvrir malgré toi l’été 95. Comme ce petit con de Guillaume (encore un, tu vas voir, ce prénom te suivra toute ta vie) dont tu étais folle amoureuse au collège et cette bitchasse de Nathalie ne t’ont pas invitée à leur boom, tu t’es défoulée en… nageant. Tu te faisais 1km par jour de brasse. Résultat, à la rentrée, tu ressemblais enfin à quelque chose mais pendant longtemps, tu as juste attribué ça à la puberté alors que non, c’était ton km de natation.


Et la danse ? Tu adores danser. Pas en pro, entendons nous bien mais combien de fois tu as allumé la chaîne avec ton dance machine pour remuer ton cul dans ta  chambre ? Ben, ça, par exemple, au lieu de bouffer ton chocapic devant Melrose Place (à la fin, Amanda finit avec Jake), tu le fais. C’est pas compliqué, tu montes dans ta chambre, tu dis que tu vas faire tes devoirs et tu remues tes fesses pendant une heure. Ah par contre, rassure-toi, je te ferai pas la morale sur le fait que tu ne fais pas tes devoirs, ça n’a pas eu grand impact à l’arrivée (mais fais-les un peu quand même, ça t’évitera des frayeurs).

Tu vas voir, être bonnasse a du bon et surtout, t’en auras rien à faire de cette bitchasse de Nathalie ou de ce couillon de Guillaume, tu seras aussi populaire qu’eux. Tiens, d’ailleurs, la prochaine fois, je t’en parlerai de ce couillon de Guillaume ou comment être raide amoureuse d’un crétin.

PS : Ah, j’oubliais, faut bien mettre le clip :


L’enfant de Satan

Allez, je vais encore vous raconter ma vie. Décidément, ce blog, c’est rigolo, on passe d’une période où on ne sait absolument plus ce que je deviens à une ou je vous raconte tout ou presque. Enfin, je vous raconte surtout le superficiel rigolo parce que pour le reste… et ben, j’ai rien à en dire. A moins que vous vouliez que je vous parle de mon taf ? Non, là, je reviens sur mon week-end breton et sur une rencontre qui m’a fait froid dans le dos avec l’enfant du diable.




Tout a commencé le samedi. Avec Vicky et sa maman, nous allons au Leclerc faire des courses, passionnant quoi. Au niveau des caddy, on croise un couple avec deux petites filles, une blonde et une brune. La mère de Vicky connaissant ces gens (le jardinier de la grand-mère de Vicky et son épouse), ils discutent deux minutes, le père présente ses filles et la blonde annonce : « Je m’appelle Delphine ! » mais sur un ton assez péremptoire puis rajoute : « Je m’appelle Delphine et ma sœur Jessica » et là, la gamine nous fixe du regard. Okayyyyyyy… On s’en va de là et je me dis qu’à son âge, elle promet celle là, quelle merdeuse !



Mais le lundi, à l’anniversaire de la grand-mère de Vicky, donc, celui où on servait de couple lesbien de service, la même famille arrive. Je dis bonjour aux parents, je me baisse pour faire un bisou aux petites (oui parce que je suis polie quand même) et là, la blonde me fixe droit dans les yeux et recommence : « je m’appelle Delphine et ma sœur, c’est Jessica ! ». Et elle me regarde droit dans les yeux, me défiant de soutenir le contraire. Et je vous jure, c’est moi qui ai baissé les yeux en premier avant de vite tourner les talons tant cette gosse, de 5 ans comme je l’ai appris après, me foutait la trouille. Alors que sa sœur, qui est en fait sa jumelle, est toute mignonne et jolie, elle, elle fait peur avec son regard méchant et ses yeux cernés. Du coup, à chaque fois que je la voyais, je détournais le regard pour ne pas qu’on se zieute les yeux dans les yeux. Evidemment, ça fait beaucoup rire Vicky et son frère surtout quand je leur explique que vu comme elle est effrontée à son âge, elle finira mal.




Si je faisais de la psychologie de bas étage, je dirais qu’on sent de suite laquelle des deux jumelles domine l’autre (et laquelle finira mal, je dis ça, je dis rien). Les parents avaient l’air plutôt gentils, je comprends pas trop d’où vient tant d’effronterie parce que franchement, des enfants qui regardent de façon aussi intense et limite mauvaise à cet âge là, j’en connais pas. Surtout qu’en général, les enfants, ils m’aiment bien (enfin jusqu’à ce qu’ils se rendent compte que je sais pas quoi en faire, du coup, ils vont jouer avec quelqu’un qui adoooooooore les enfants et les traitera comme les petits princes qu’ils sont). Mais là, cette gosse, elle m’a vraiment fait froid dans le dos. Surtout si on compare à sa jumelle.




Mais bon, à 5 ans, tout n’est pas perdu, si ? D’un autre côté, quand je vois que mon petit cousin de 6 ans va être placé en foyer d’accueil car il bat sa mère, je ne jurerais de rien.

Sinon, à propos de bébés qui font peur, y a qu’à moi qu’ils foutent la trouille, ceux là :




L’été dissolu de Nina B.

Pouuuuuuuce ! Bon, ok, voilà, on est le 30 juillet et j’ai atteint mes limites. C’est ça la vingt-neuvaine, on se croit plus fort que les autres et à un moment, on se rend compte qu’on n’a plus 20 ans et que dormir, c’est aussi une bonne idée.




Cette année, l’été est plutôt beau (enfin, je trouve), il n’est pas rare de sortir du boulot sous un beau soleil et d’avoir envie de lézarder en terrasse avec un(e) ami(e) en sirotant un petit cocktail. Voire deux. A jeun. Autant dire qu’après ça, je ris très fort et pas forcément à propos, ce qui ne dérange pas forcément la personne en face, pour peu qu’elle soit un homme bien décidé à finir la soirée vers des horizons… plus horizontaux, justement. Ca tombe bien, moi aussi (sinon, je reste au coca).



Oui, cet été, je renoue un peu avec mes anciens démons, c’est sex, alcool et rock n’roll. J’ai du rhum dans le sang, des courbatures aux cuisses, des cernes sous les yeux qui se confondent à merveille avec mon smoky eye… Bref, j’ai plus vraiment fière mine et y a des soirs où je ne rêve que de mon lit mais mon agenda se remplit aussi vite que mon compte en banque ne se vide (oui, c’est pas gratuit tout ça). Et comme j’ai rendez-vous avec des gens que j’apprécie (quand même), je ne peux pas dire non. Mes soirées sont prises, mes déjeuners aussi, vais-je devoir rencarder au petit-déjeuner ? Non, impossible, je dois dormir, dormir… Au moins un peu. Car quand mes nuits ne sont pas faites de cocktails, j’ai des conversations jusqu’au bout de la nuit ou presque avec des hommes sur MSN. Au secours, je veux dormir !



Pourtant, de façon déraisonnée, j’ai l’impression que c’est un peu mon dernier été de fête et de débauche. Peut-être que je me trompe mais force est de constater qu’après un mois et demi de ce régime, je ne tiens plus du tout et que je ne peux non plus abuser car je travaille. Oui, je ne crois pas que mon boss apprécierait de me voir arriver vers midi, les lunettes de soleil solidement vissées sur le nez (« mais j’ai une conjonctivite, je dois les garder ! »), la voix pâteuse, le doigt faiblard (gênant pour taper à l’ordinateur), les yeux prêts à se fermer à la première occasion. Non, je ne suis pas payée à ça, non. Je suis payée pour produire du contenu, gérer ma partie des recos, ne pas trop me moquer des agences qui parlent tellement leur langage que je ne suis pas sûre de comprendre. En fait, la question que je me pose est si les communiquants ont un train d’avance au niveau du langage ou s’ils sont plus dans la catégorie bien connue de nos années collège/lycée des ringards qui essaient de parler cool en utilisant des mots soit disant hype mais que seuls eux comprennent.




Bref, est-ce ce foutu chiffre 29 qui me pousse à me dire que je dois profiter de toutes ces folies maintenant car l’an prochain, ce sera trop tard ? Pourquoi j’ai la sensation que je dois profiter à fond maintenant ? Expérimenter, rire, m’amuser, rentrer tard et peu dormir. La vie ne s’arrête pourtant pas à 30 ans surtout que je n’ai pas de projets importants pour ma trentaine. Pas de changement de boulot en vue (et pas l’envie de bouger non plus), de déménagements (non, là, j’ai pris mon quota pour les prochaines années aussi). Un homme ? Ca se programme pas et je doute d’apprécier la vie avec un pantouflard, de toute façon. Un enfant ? Ahahahah, soyons sérieux trente secondes.


Finalement, je crois que j’ai limite hâte d’avoir trente ans, de passer cette barrière symbolique qui me fait raisonner à l’envers, qui me fait précipiter, courir après le temps pour faire tout ce qui me tente avant 30 ans histoire de ne pas avoir de regrets. Pourtant, la vie ne s’arrête pas là. Enfin, j’espère pas.


En attendant, je vais me mettre un peu au vert chez mes parents. Dor-mir. A mon retour, j’aurai encore quelques petites débauches en attente et à la rentrée, quand la nuit tombera à la sortie des bureaux, je referai mon associale. Profitons avant l’hiver !

Paranoïa, on est sûr qu’on n’en revient pas

[Impossible de trouver la chanson dont est extrait le titre… Mais j’ai pas trop cherché non plus]

Lundi soir, retour de soirée, ligne 9, 23h45, je crois (par là). Je suis plongée dans mon livre quand un homme s’assied face à moi, je ne fais pas trop attention, prise dans mon livre. Le métro repart et là, je sens un truc qui me touche les jambes. Oh mince, c’est quoi encore ce délire ?


D’abord, c’est le sac à dos qu’il a sur les genoux qui me frôlent. Je ne dis rien, je ne vois pas le mal. Seulement voilà, le mec en face s’affaisse genre je dors et sa jambe se glisse entre les miennes. Heu ? Bon je me recule un peu sur mon siège en regardant discrètement le monsieur. Ouais, non, évidemment, ce n’est pas précisément mon type de mec, je tape pas dans la cinquantaine. Au fur et à mesure du trajet, ses jambes s’installent autour des miennes, une entre les miennes, l’autre à l’extérieur, je feins de ne rien remarquer. Il a l’air
de s’endormir donc soit il ne le fait pas exprès, soit il guette une réaction de ma part et il n’en aura aucune. Evidemment, c’est là que je me rends compte que je suis en train de lire Lolita de Nabokov. Sauf que même si je fais pas mes 29 ans, j’ai clairement plus le corps d’une jeune ado avec des seins naissants. De toute façon, à l’adolescence, j’avais déjà plein de seins.



Ma station, je me désembrique comme je peux, pas forcément aimablement et je pars sans même le regarder. Mais je suis turlupinée. Le mec avait vraiment l’air de somnoler, ses mains sont restées apparentes et croisées sur sa poitrine (à un moment, j’ai cru que l’une d’entre elles me touchaient mais c’était toujours son sac à dos). D’un autre côté, ce sac, là, il ne cachait rien ? Ceci étant, j’ai du mal à concevoir d’être encore tombée sur un pervers, malgré ma lecture. D’abord lire Lolita n’est pas un signe de perversion quelle qu’elle soit, c’est juste de la culture. Ensuite, je pense avoir eu mon compte, merci. Mais finalement, ce qui m’ennuie le plus, c’est de me poser la question. Est-ce que j’ai pas un peu la manie de voir le mal partout ? Non parce que des frottement de genoux, c’est quand même pas super violent, il m’arrive d’être plus intime avec des inconnus aux heures de pointes.



Au fond, je trouve assez triste de se sentir agressée au moindre effleurement, de se demander si c’est accidentel ou non. Et qu’à chaque fois, on parte dans le bon vieux laïus du « mais merde, j’ai le droit de sortir dans la rue et de lire du Nabokov sans être emmerdée ! ». Ce qui arrive relativement souvent genre hier, personne ne m’a tripotée, effleurée ou quoi que ce soit du style. Le seul contact physique avec des hommes se sont limités à des effleurements de doigts quand on m’a tendu un briquet (parce que j’oublie toujours le mien) ou le ticket du Monoprix. D’ailleurs qu’est-ce qu’il était choupi le caissier dis donc. En fait, je me demande si faut pas prendre le laïus à l’envers : « mais merde, un corps étranger a le droit de m’effleurer (par accident, je précise) sans que de suite, je me sente victime d’harcèlement sexuel ».




Bref, en attendant, je ne sais toujours pas si je suis paranoïaque ou aimant à pervers. Et si je devrais donc mettre une couverture opaque sur mon livre.