Keep off wall

Par Gauthier

Bon ça fait un petit moment que je ne me suis pas épanché sur vos épaules. Alors comme la blogo-thérapie a remplacé la psychothérapie, on va m’analyser un peu… Il y a quelque temps, j’ai fait la plus grosse connerie de ma vie (non je ne parle pas du fait de coucher avec un séropositif, j’ai fait pire, sisisisi j’en suis capable). Pour celles et ceux qui lisent mon blog, j’en ai parlé là.

Pour les autres, petit cours de rattrapage. Flashback, nous voilà en 2001.

Gauthier est à l’université depuis deux ans, c’est le printemps, il vient de décider de mettre un terme à son analyse. L’analyse, c’est quelque chose de merveilleux, de confortable, mais bon quand la psy vous raconte ses problèmes de famille, c’est qu’il est temps de voler par vos propres ailes ! Je suis rassuré sur mon orientation sexuelle, sur ma normalité, sur mes envies, sur mes besoins, je peux donc me plonger à corps perdu dans cette grande aventure qu’est la vie.
 

Je me souviendrais toujours de cette phrase que j’ai eue lors de mon dernier rendez-vous d’analyse « Tout va bien pour moi, il ne me manque plus qu’un homme à aimer ! ». J’aurais mieux fait de m’arracher un bras… 27 mars 2001, minuit passé, le téléphone sonne, je sors d’un spectacle au Zénith :

– Salut Gauthier, je vais chercher un mec pour aller boire un verre, tu viens?

– Dis donc toi, t’es pas maqué et fidèle ? Tu te fous de moi ? Fais demi-tour de suite, sinon je t’étripe ! (j’avais passé le week-end à l’écouter me parler de son merveilleux, son sublimissime mec dont il était éperdument amoureux, et il s’apprêtait à le tromper ? En me prenant pour couverture ? Mais ça va pas non ?)

– Allez, viens avec moi, comme ça je serai sage…

– Non, je rentre me coucher et toi aussi !

– Putain, je le vois, il est trop trop trop beau, viens de suite, c’est un ordre !

– Mais… (et il me raccroche au nez)

 

J’avais 19 ans, je croyais encore au principe de fidélité et d’amitié, je décide donc d’aller jouer les chaperons alors que je n’avais pas dormi plus de 4h dans la semaine. J’arrive dans notre bar, et je le vois. Nom de dieu… Mais il avait raison, il est trop beau ! En disant bonjour à mon pote, je lui annonce qu’il n’a pas de soucis à se faire, je repars avec le beau gosse, et lui il se masturbera en pensant à nos ébats, comme ça pas d’infidélité (je suis sympa comme pote, non ?).

 

Je fais connaissance avec le bellâtre, il se fait draguer par tous les mecs présents, je suis on ne peut plus pressant pour marquer mon territoire. Là je me souviendrais toujours de ce que m’a dit mon pote en le regardant :

– Ok là il est parfait, mais c’est le genre de mec, à 22/23 ans, qui aura du bide 
– Mais je m’en fou complètement de sa gueule dans 4 ans, je l’encule ce soir, et on en parle plus !

Mais on fond de moi ça ne se passait pas aussi bien. Il me sourit, je suis aux anges, il parle à un mec qui lui touche le bras, j’ai envie de tuer tout le monde. Mais pourquoi je réagis comme ça ? J’ai autant de mecs que je veux, et même plus, mais c’est celui-là que je veux. Un coup de foudre ? En tout cas, ça y ressemble…

 

On se sépare, je lui propose de prendre mon num, il est nouveau, on a le même âge, je lui propose d’être son guide dans la jungle de pédé-land. Il refuse poliment. Je suis tout triste quand je rentre chez moi… Je sais que je le reverrais jamais, j’insiste alors auprès de mon pote pour qu’il me file son tel, son mail, n’importe quoi qui me permette de le retrouver, mais ce gros chacal refuse, normal il veut se le faire…

 

Deux semaines plus tard, je me console dans les bras d’un autre homme depuis quelques jours, je suis sur le net. Un garçon vient me parler, c’est lui ! Putain je le crois pas ! Je le lâche pas, sur le net je suis beaucoup plus direct :

 – Tu m’as fait très forte impression, pourquoi tu as refusé mon numéro ?

– Je ne sais pas quelles sont tes intentions, et ça me gênait…

–Alors je vais te le dire : tu m’épouses quand ?

 – …

 

S’en suivent des heures de dials, des coups de fils interminables, et enfin, le grand rendez-vous, le 29 avril (il m’aura fait courir celui-là !). On se fait un resto, on boit un verre, Lucie nous rejoint, on va en boîte, et enfin il se décide à m’embrasser. Grand moment épique ça aussi. Ça faisait quelques heures que je tendais des perches, et toutes sont passées au dessus, je commençais à me résigner, quand enfin, lâchant un merveilleux « tip top moumoute ! » il se jette sur mes lèvres ! Oui bon ok, ça mérite une explication. Cette expression débile, on la sortait tout le temps, et on l’a dite peut-être 200 fois dans la soirée, à un moment, je dis sur la piste de danse « alors les boîtes à pédés tu en penses quoi ? », réponse de l’intéressé « tip top moumoute ! »… Mais je vous jure que c’était vachement mignon sur le coup, bon ok il faut être moi pour voir le romantisme dans cette scène, mais bon… Bref, la suite est censurée, on s’est mutuellement violé sur les banquettes, Lucie a dû nous rappeler à l’ordre !

 

S’en est suivie une année très mouvementée. Deux fois je pris mon envol, une fois il fit ses bagages. J’avais peur, je pense, d’un amour possible, à 20 ans, on ne se rend pas compte. Et lui aussi ne savait pas comment gérer tout ça. On s’est fait du mal, je l’ai trompé (lui je ne sais pas, et je ne veux pas savoir). Et je suis toujours amoureux de lui, quatre ans après qu’il m’ait brisé le cœur.

 

Il a été le seul que j’ai vraiment présenté à mes parents (comprenez, le seul que j’ai invité à manger chez eux, ceux que ma mère croisait à mon bras à Carrefour, ça compte pas !), il était là pour mes 20 ans lors de mon coming-out définitif devant tous mes amis, il était là quand j’ai pris mon premier appartement, il est le seul garçon avec qui je suis parti en week-end, il est le seul que j’ai jamais aimé. Et je suis incapable de passer à autre chose. Pourquoi ?

 

Il m’a fui pendant 4 ans, et le mois dernier, on va boire un verre ensemble, comme on le fait deux fois par an à peu près, pour se raconter nos vies. Je reste dormir chez lui parce que j’ai loupé le dernier métro, et du coup on a le temps de parler, et surtout aucun des deux ne peut s’enfuir. Et là il vide son sac, pourquoi a-t-il gardé tout ça pour lui pendant quatre ans ? Pour pas me faire souffrir, mais surtout pour pas se faire souffrir, ne pas en parler ça aide à se persuader que c’est faux.

 

Résultats des courses : je l’aime, je veux revenir avec lui (de mon côté, vous remarquez que c’est plutôt clair !). Il a des sentiments pour moi, il n’arrive pas à passer à autre chose, les autres garçons ne l’intéressent pas, il ne se voit pas passer sa vie en couple, mais si ça doit se faire ça ne peut-être qu’avec moi, il a envie de vivre de façon plus consumériste (comme moi en gros : boire, sortir, baiser…), mais il en est incapable, mais il ne veut pas se mettre en couple pour la vie sans avoir fait ça avant, mais il ne sait pas si ça va marcher, mais il ne veut pas me faire souffrir, mais de toute façon il faut réessayer quand même sinon on ne s’en sortira pas, mais après bon dans 5 ans quand il va vouloir partir vivre en province moi je ne voudrais jamais le suivre, et puis il aime pas les chats, et puis il ne l’a toujours pas dit à sa mère (qu’il était pédé, pas qu’il aimait pas les chats, c’est bon vous suivez ?), et puis je suis grand, brun, avec une bonne situation en devenir, et puis je suis beau, et puis il m’embrasse et me demande de le serrer fort dans ses bras toute la nuit…

 

Vous avez compris quelque chose vous ? Moi j’ai du mal… Là il est parti en vacances, je vais passer deux mois sans le voir. La seule chose que je lui ai demandé, enfin les deux choses en fait, me donner des nouvelles, et répondre quand je l’appelle ou me rappeler dans les heures qui suivent, et ne pas me dire s’il touche un autre mec. Et on fait le point en septembre.

 

On s’est déjà engueulé parce qu’il me laisse 4 jours sans nouvelles (quoi psychopathe ? mais c’est juste que j’aime qu’on me réponde, surtout lui d’ailleurs), donc j’ai explosé, il m’a répondu « c’est comme ça et puis c’est tout ! ». J’ai pris ça pour un « tu m’saoule, bye ! », mais en fait pas du tout, il compte bien reprendre en septembre, sans me donner de nouvelles pendant deux mois.

 

Et je fais quoi moi ? J’ai pris une grande décision : je bois, je sors, je couche avec tout ce qui bouge, et si je suis encore en vie en septembre, il n’aura qu’à m’épouser, mais je garantis pas la gueule de la marié après 2 mois de débauche non-stop…

 

Programme du week end : trouver de la coc, trouver un mec, puis un autre, puis un autre… Vais pas me laisser emmerder parce que je suis amoureux d’un connard égoïste non ?

 

Gauthier part en vrille.

 

PS : selon lui l’égoïste dans l’histoire, c’est moi… ça s’annonce mal cette histoire !

PPS : Nina et moi en ce moment on a un grand délire sur les murs, vous savez ces murs qu’on voit arriver de loin, mais on fonce quand même dedans en dansant et en chantant. Heureusement que les copains sont là pour nous ramasser après. Donc là je fonce clairement dans un mur, nous sommes d’accord. Et hier j’ai acheté un tee-shirt « Keep off wall », ce qui signifie d’après un pote bilingue « Evitez le mur » ! Faut vraiment que je me remette à l’anglais…

RECONVERSION ! (ou l’’art de passer de la grande distribution à la grande masturbation)

Par Mister Big

 

Non, non, je ne vais pas vous pondre un « antisocial, tu perds ton sang-froid ! »… Je ne suis pas là pour faire de la politique de bas étages, y’a des gens bourrés de diplômes dans ce domaine et qui sont déjà pas fichus de le faire…

Je préfèrerais vous parler d’une race en perpétuelle voie d’extension exponentielle : le con. Le con, on en connait tous, on en a tous dans notre entourage… Le con, c’est l’essence même de l’humanité. Ma merveilleuse vie m’a mené à travailler dans la grande distribution (ben ouais : c’est bien mignon la vie de bohème, mais ça paye pas les factures !), et c’est dans ce microcosme social que j’ai été mis en contact direct avec cette sous-espèce humaine… Tous les jours, depuis un an, je vois du con à longueur de journée. La première moitié n’a pas compris que la réponse à « bonjour » était tout simplement un autre « bonjour » et croit que « je regarde » est un échange équivalent… Maintenant, je leur réponds « je vous ai juste dit bonjour, ce n’est pas une obligation d’achat »… enfin, ça, c’est les bons jours, ceux où je n’ai pas envie de les étriper et de me faire des lacets avec leur intestins… La seconde moitié ne répond même pas ! Et là, devant tant d’indifférence, j’engage la conversation avec ma balance, au cas où ce cher et tendre client ait cru que je m’adressais au mobilier plutôt qu’au seul et unique pequenot trainant devant mon rayon… Certes, il reste quelques individus polis sur Terre, qui me renvoie le bonjour, mais ce n’est malheureusement qu’une infime partie…

Devant tant de grâce et d’échange relationnel fructueux, le Mister Big moyen se dit : « bon, maintenant, j’ai tout payé : l’appart, les meubles, le PC, le séjour à Paris chez Gauthier pendant la première quinzaine d’aout (si ça c’est pas de l’annonce en avant première !!!), etc etc… et si je me trouvais un travail mieux que ça. Car « ça », c’est quand même 6 jours de boulot sur 7 et une semaine de congés sur un an et demi ! Donc le Mister Big a légèrement tendance à devenir asocial… Je vais m’aigrir, si ça continue comme… (Gauthier, si tu me dis que « maigrir, ça te ferait du bien », je te tue et je mets la photo de tes bourrelets sur le blog !!!).

Et là, Ô providence, un ami me parle d’une de ses connaissances qui cherche un employé pour sa boutique ! Ni une, ni deux, je saute sur mon téléphone, j’appelle ladite connaissance, et je m’assure d’avoir la place. Un entretien informel à la boutique, et hop ! Me voilà embauché pour le 1er septembre !

Aurais-je le cul bordé de nouille ? (tout le monde connait cette expression, mais de la voir écrit, ça fait bizarre, non ?) Oui, car je laisse un boulot de merde dans un magasin de merde pour un salaire de misère et des horaires de fou. Mais, fallait bien qu’il arrive, ce mais, je ne vais pas être mieux payé et moins bosser pour rien : je vais officiellement pouvoir sortir en soirée « je fais quoi dans la vie ? je vends des bites en plastiques ! » J’attends les prochaines réunions de famille avec impatience… ! Hé oui, je vais devenir vendeur dans un sex-shop ! Boulot supra-peinard, salaire beaucoup plus motivant, 3 jours de repos/semaine, que demande le peuple ? Ok, je vais en voir des vertes et des pas mûres, mais je pense que ce boulot va « m’aérer » plus qu’un peu ! Puis là, les clients me feront beaucoup moins chier !

Donc, à partir du moins de septembre, je vais pouvoir vous faire la rubrique « sortie DVD du mois » sur le blog pour vous commenter le film porno du moment… ! Bien sur, il y aura aussi une newsletter sur les accessoires diverses et variés qui fleurissent à longueur d’année…

Recette pour une bonne vieille régression

Par Gauthier

Bon je vous avais promis un article pour raconter mon week-end de débauche, c’est parti !

Ingrédients :
85 kg de Gauthier
15 litres de Vodka
15 litres de Champagne
1 bonbonne de coca
6 paquets de cigarettes
2 paires de draps
1 boite d’anxiolitiques
6 préservatifs
2 hommes (pédésexuels si possible)
1 tonne de figurants
1 mère de Gauthier
1 meilleure amie
1 plan « craka-miaou »
1 ami toulousain de passage
1 boite de nuit pédé
1 taxi
1 abonnement RATP
1 CB avec découvert autorisé
 

Laissez mariner le Gauthier dans une longue semaine de travail bien monotone, saupoudrez d’une pointe de manque de sexe et d’alcool et réservez jusqu’au Vendredi.

Pendant ce temps, faites monter à Paris 1 ami toulousain de passage pour le week-end. Prévenez le Gauthier 2 h avant qu’il est en galère de logement, et qu’il doit s’incruster pour la nuit. Sortez le Gauthier de sa marinade de boulot et faites lui faire le ménage du sol au plafond dans son appartement, attention, vous avez 2h pour que tout soit nickel !

Mélangez le Gauthier et l’ami toulousain de passage pendant une soirée, laissez reposer les médisances qu’il en ressort, et savourez ce grand moment langue-de-pute !

Le samedi, laissez partir l’ami toulousain de passage, pour qu’il puisse préparer son oral de Lundi. Pendant ce temps, envoyez le Gauthier (sans l’avoir nourri), avec 1 meilleure amie à un apéro blogueur à 15h. Installez tout le monde dans l’herbe, en ayant pris soin d’habiller le Gauthier avec un panta-court blanc ! Puis réservez dans un bar, arrosez généreusement de vodka. Il est 18h30, le Gauthier et la Meilleure amie sont fin saoules, vous avez 1h30 pour les amener en banlieue sud (option tiers-monde) pour le reste de la soirée.

Pendant ce temps, faites faire des galipettes sexuelles à l’ami toulousain de passage. Reproduisez l’expérience pour qu’il ait une heure de retard à son rdv avec le Gauthier et la meilleure amie. Réservez dans un RER B préchauffé à 45°C, laissez cuire 30 min.

Démoulez le tout dans le 94. Et servez dans une soirée taffioles. Vous aurez pris le soin de n’inviter que des homos entre 15 et 30 ans, surchauffés sexuellement, et relativement alcooliques. Remarquez la gêne (relative et très passagère), de la meilleure amie, quand elle s’aperçoit qu’elle est la seule vaginalement équipée de la soirée.

Arrosez généreusement de vodka et de champagne jusqu’à 3h du matin. Faites monter l’excitation en créant des couples qui forniquent dans les buissons, sur les bancs, dans les chambres, sur le canapé, dans la salle de bain… Pensez à arroser régulièrement pour ne pas risquer de laisser le Gauthier se dessécher, puis laissez le parler. Remarquez à quel point il bave sur le plan « craka-miaou » qui l’a invité à cette soirée. Souvenez vous que ce plan faillit se concrétiser, il y a 3 ans, et marrez-vous en sachant que le Gauthier va ronger son frein toute la soirée. Admirez avec quelle dextérité il hurle à qui veut l’entendre qu’il a fait une trithérapie préventive, il y a quelques semaines. Admirez enfin sa classe quand il vomit pendant 15 min dans les chiottes.

Envoyez la meilleure amie, l’ami toulousain, et le Gauthier prendre un bus de nuit pour rentrer. Mais pensez préalablement à laisser un message de sa mère sur son répondeur (message déposé impérativement après minuit). Installez le Gauthier sur un trottoir avec son téléphone pour qu’il écoute le message de sa mère, et réservez le temps que les autres en aient marre de l’attendre et qu’ils partent sans lui.

Prenez une CB (celle du Gauthier de préférence), et renvoyez le Gauthier demander au plan « craka-miaou » d’appeler un taxi pour lui (parce qu’il ne sait plus comment fonctionne son tel). Réservez sur le trottoir le temps que le taxi arrive, saupoudrez d’un vomi dans le caniveau.

Livrez un taxi incapable de rejoindre Paris avant que ça ne coûte 35€, et déposez le Gauthier dans une boite de nuit pédé. Arrosez de champagne, et réservez jusqu’à l’ouverture du métro. Admirez comment le Gauthier se ridiculise devant tout le monde en se cassant la gueule, et déclarant son amour à son ex-plan cul débile, ou à son ex-plan cul chéri. Notez que le Gauthier ne remettra plus jamais les pieds dans cette boite de toute sa vie.

Laissez mariner le Gauthier dans sa confusion mentale, et servir sur à un plateau à un homme en manque (mais alors très en manque) de sexe. Faire sortir le Gauthier de la boite, et le ramener chez lui, mettre sur la route de l’homme en manque « besoin d’aide ? », « je ne sais plus où j’habite », « je t’accompagne ».

Réservez dans un métro plein d’odeurs suspectes. Observez le self-control du Gauthier qui refuse de vomir en public, et qui ignore (oublie ?) l’homme qui l’accompagne. Servez le couple dans un appartement surchauffé, et mélangez jusqu’au coma éthylique. Remarquez la tête du Gauthier au réveil quand il se rend compte qu’il a enculé un métis toute la journée (grande première). Sortez du lit à 16h, lavez, et virez l’homme sans avoir oublié d’avoir regardé sa carte d’identité pour vérifier son âge et son nom (le Gauthier est encore saoul, mais il n’aime pas qu’on lui mente, il aime avoir raison, mais comme il est encore saoul il se fait piquer « Tu as regardé ma carte d’identité ? » « Non, tu me l’as dit hier soir… »).

Laissez reposer le Gauthier 2h devant Internet, puis faites sonner son tel. 7h48 lui propose un repas avec son petit frère et Nina. Faites enfiler au Gauthier un panta-court blanc (le même, mais taché, il ne s’en apercevra qu’une fois arrivé à destination), et envoyez le dans le Marais. Remarquez sa démarche chaloupée (les claquettes c’est pas fait pour marcher quand on est bourré de la veille). Réservez le groupe d’épave dans un resto rose, et arrosez de vodka et de bouffe grasse. Remarquez que le Gauthier ne peut s’empêcher de s’enfiler 4 litres de coca à la minute : la cuite, ça dessèche… Ecoutez la conversation, tout le monde flotte encore dans ses vapeurs d’alcool, la vie est triste (belle ? simple ? on s’en fout, on ne se rend plus compte là…)

Pendant ce temps, préparez la vengeance divine. Les intestins du Gauthier lui rappelleront ainsi qu’il n’a plus 20 ans. Et observez avec quelle dextérité il traverse deux arrondissements en courant pour ne pas salir son panta-court (encore blanc ?). La malédiction de la chiasse post-cuite sera t elle fatale ou pas ?

Réservez aux toilettes pendant 40 min. Admirez le talent du Gauthier qui a réussi son défi divin. Ensuite mettez la viande dans le torchon. Mais avant, changez les draps maculés des restes de la journée (non ce n’est pas du sperme, non ce n’est pas du vomi… Vous avez trouvé ? Maintenant vous pouvez vomir 😉 )

Faites sonner le réveil à 8h, et plongez le Gauthier dans une nouvelle semaine de monotonie anxiolisée. Laissez mariner jusqu’à la Gay Pride.

Vous obtenez une magnifique régression marinée dans son jus de vodka et de sperme vomitif, à servir chaud avec un bon champagne lexomilé.

Ps : relisez les ingrédients, quelque chose doit vous choquer, allez, je vous mets sur la voie, il s’agit du nombre d’hommes. Ça vous parle ? Oui, le Gauthier a eu un homme dont il n’est pas fait mention dans cette recette… Les paris sont ouverts… (qui, quand, où, comment, pourquoi…). La réponse quand j’en aurai envie 😉

SmartBalls

Par Emma

 

 Je les ai achetées il y a déjà quelques semaines, voir même plusieurs mois, juste avant un court séjour de mon cousin chez moi. Pour l’occasion, elles avaient donc été immédiatement cachées, planquées, escamotées, enfouies, dissimulées. Tellement bien que je les avais presque oubliées. Cette idée me trottait pourtant dans la tête depuis un moment. Je voulais essayer, découvrir. Et ce soir, elles sont réapparues ! Je suis allée les chercher dans leur introuvable cachette. Je les ai délicatement sorties de leur étui, observées, caressées, humidifiées. Puis je me suis préparée à leur arrivée. Histoire que notre rencontre se fasse de la façon la plus douce possible. Après les préliminaires, je les ai lentement, doucement, tout doucement, faites glisser en moi. Sensation étrange, agréable, surprenante.

 

Avec elles, le plaisir n’est pas immédiat, il faut quelques instant. Il ne faut surtout pas faire l’erreur de rester passive. Au contraire ! Je marche, bondis sur mon canapé, sautille jusqu’à ma chaise de bureau, cours vers mon frigo, danse. Je les sens en moi vibrer au gré de mes mouvements et de mes contractions. Je sens mon corps les enserrer et les relâcher au rythme de leur vibration et de mon excitation. Impossible d’oublier leur présence en moi. Même si ma tête n’y pense plus le temps d’un instant, mon corps s’empresse de le lui rappeler ; il se tend, se relâche puis se contracte à nouveau, s’apaise une seconde et se raidit plus fort. Les sensations sont comme des vagues, elles me délaissent quelques instants puis m’envahissent de plus belle, m’abandonnent et reviennent à la charge et me submergent. Tout se fait en douceur, discrètement, sensuellement.

 

Je n’en suis qu’au début de mon aventure de geisha. Pas encore d’orgasme en vue, je n’ai pas beaucoup d’expérience avec elles. Et puis j’ai l’orgasme capricieux, sentimental. Je ne l’ai atteint qu’avec les rares partenaires dont j’étais amoureuse. Ma tête, mon cœur, mes tripes et mon point G sont étroitement liés… Donc pas d’orgasme mais un plaisir discret et inattendu, sensation nouvelle, à chaque mouvement redécouverte.

 

Et puis il y a quelque chose d’excitant à ressentir ces choses en étant la seule à savoir ce qu’il se passe en moi. Quelque chose qui fait monter l’adrénaline, et l’excitation aussi. Je les porte en ce moment même. J’ai mis mes boules de geisha uniquement seule chez moi, et je n’imagine pas qu’il en soit autrement. Pourtant, je reconnais que l’idée de ce plaisir solitaire et secret au milieu d’une foule, d’une rue, d’une rame de métro a quelque chose de troublant.

 

 J’avais Gauthier tout à l’heure au téléphone alors qu’il s’extasiait devant son dernier caprice inutile donc forcément indispensable, et je lui dis « j’écris mon prochain article, le sujet c’est ce que je porte ». Il me réponds fort à propos « t’as raison ma fille tes histoires de frusques ça va être passionnant ». Je lui précise alors que j’écris sur « ce que je porte précisément en ce moment même ». Petit blanc de Gaugau qui me demande après réflexion si je suis en jogging, en tailleur ou en tenue de soirée. Bon, pas perspicace le garçon, en même temps il est 2h17 du mat’. Je lui lance donc une perche : « c’est pas quelque chose que je porte SUR moi ». Gros blanc. Puis j’entends une voix mi-dégoûtée mi-incrédule qui me dit « Naaaaaan t’as pas des boules de geishas ???!? ». Je me suis donc beaucoup amusée pendant toute notre conversation à lui faire part de mes faits et gestes (« je cours je saute je marche je vole je suis assise je suis debout ») afin qu’il soit tenu au courant le plus précisément du monde de la mobilité des petites boules enfouies en moi. J’ai évidemment réussi à lui donner la nausée (trop facile), mais au-delà de ça, je me suis rendue compte d’une chose. Avant qu’il comprenne, pendant les quelques minutes où il ignorait la situation, j’avoue honteusement que de parler innocemment avec quelqu’un, tout en ayant mes secrètes sensations m’a semblé plutôt émoustillant… (pardon mon chouchou hein). J’ai l’impression que ce genre de moment attise l’excitation déjà engendrée par les boules, embrase la sensualité du moment.

Malgré tout, l’activité ‘Boules de Geishas et Shopping ‘ n’est pas d’actualité ! Le risque peut me stimuler, le regard d’autrui, lui, me pétrifiera. Je me préfère seule pour ressentir ces choses-là, j’ai besoin de mon cocon, de mon intimité, de cette liberté-là.

 

Je vais donc continuer d’apprivoiser mon côté ‘geisha’ en attendant mon beau samouraï… Manquerait plus que je me mette aux sushi …

Triste vie

Par Gauthier

Je suis en manque de tout, de sexe, d’alcool, de drogue, d’amour, d’argent, de sommeil, de fun… Et j’en oublie!!! Par contre je suis en overdose de pollution, de Paris, de parisiens, de mon boulot, de stress, de manque de tout 😉 (en overdose de manque? C’est joliment dit non?). Bref c’est fou ce que je rigole en ce moment… En fait si je rigole. La moindre occasion je la saisis: Nina qui dit une bêtise, Nina qui fait une bêtise, Nina qui dit qu’elle va faire une bêtise!

 

Putain je viens de me rendre compte que si j’avais pas ma Nina, je me serais ouvert les veines depuis longtemps… Mais ça on le savait, Sainte Nina priez pour nous pauvres pécheurs (YES C’EST BON LE PECHE!!!!). Enfin je ne vais pas vous faire l’hagiographie de Nina, faut pas déconner non plus. Parlons de moi… Après tout, nous sommes là pour ça, non?

 

Bon je voulais faire un article triste, mais en l’espace de 2 min (le temps d’écrire ces deux paragraphes), mon humeur a changé, et je suis tout content (ne me demandez pas pourquoi, je suis lunatique, je suis incapable de savoir pourquoi je suis heureux ou malheureux…). Je vais quand même vous parler de mes déboires sentimentaux.

 

Présentation des personnages:

 

L’ex : Une année tumultueuse passée ensemble, je le trompe, je le largue, je l’aime pas, puis je l’aime, il s’éloigne, il revient, mais reste « loin », puis part définitivement. Moralité: je passe 4 ans à déprimer à la simple mention de son prénom (que j’adore, et j’arrête pas d’en rencontrer d’autres en plus, et ils sont tous beaux!!!). Mais on garde contact. La relation se normalise avec le temps, même si de temps en temps je pète un plomb parce que je l’aime.

 

L’américain : Il passe un mois dans ma vie, un mois de rêve, un mois d’insouciance, il ne fallait surtout pas penser au lendemain, puisque il repartira à Seattle… Un mois à me promener main dans la main avec LE mec parfait, beau, intelligent, qui fait des études de Sciences Politiques et de journalisme, et surtout qui me dit qu’il « m’aime beaucoup »…

 

Le Gauthier : névroso-psycho-socio-déprimo-alcoolo-sexo-pathe (en rémission? nan…)

 

Donc les personnages sont plantés, le décors aussi, passons au déroulement de l’action… Le Gauthier se retrouve en phase d’intense reflexion post-traumatique (je rappelle donc l’incident de préservatif et la trithérapie préventive d’un mois qui s’en suivit pour ceux qui prenne le blog en route), il a du temps pour réfléchir, puisqu’il ne baise plus. Oui conscience de merde qui m’interdit de baiser avant d’avoir les resultats définitifs en juillet grrrrr

 

Et là il se repasse ses films. Je suis sûr que vous faites pareil. On s’ennuie, on trouve la vie triste et morne, et on se repasse les moments de joies et d’extases (réelles ou pas…). Moi je me repasse donc successivement de folles nuits de sexe, et de fous moments de romantisme… Alors j’avoue que quand je repense à mes folles nuits de sexe c’est plutôt le soir avant d’aller au lit, quand je vois que le mien est complètement vide, et que je n’ai que ma main droite pour me faire du bien. Les moments de romantismes surgissent plutôt quand je passe le long de la Seine la nuit et que je me rends compte que personne ne tient cette foutu main justement, et que je suis seul à profiter de la fraîcheur de la soirée et du romantisme de la ville de Paris (à la tombée du jour cette ville devient un décors pour film!!!! C’est flippant!).

 

Bref le gaugau il est tout seul, tout seul, tout seul… Et ça lui pèse… Alors il déconne! L’américain ne donne pas de nouvelles. Il m’envoie un mail au moment de mon anniversaire, pour me demander mon adresse postale « au cas où il ait quelque chose à m’envoyer », ça sent le cadeau à plein nez ça!!!! Depuis je dors dans ma boite aux lettres, alors ok j’ai l’habitude de vivre dans un petit appartement, mais passer un mois dans une boite aux lettres ça laisse des traces… Bref comme vous pouvez le soupçonner à ce jour je n’ai toujours rien reçu 🙁 Et en plus je n’ai plus de nouvelles. Trois semaines sans le moindre mail, et c’est long. Alors ok on ne s’est rien promis, il n’y avait rien à promettre, 10 000km c’est de la SF… Mais il devait (peut-être) revenir passer quelques jours cet été, et (sûrement) venir faire une année d’étude à la Sorbonne à partir de cet automne. Alors moi qu’est-ce que je fais? Je joue ma pénélope… Mais bon comme je sais pas tricoter c’est beaucoup moins glamour… Enfin je reçois un mail pour me dire « je vais bien, je travaille beaucoup, je sais pas si je pourrais venir te voir, on en reparle, bisous, tu me manques », je résume mais à peine… Moralité: je suis remonté dormir dans mon lit, je déteste ma boite aux lettres…

 

L’ex s’est beaucoup inquiété quand il a su pour mon état de sérologie incertaine… Il m’a fait (un peu) la morale, et il m’a dit qu’il était là si je voulais en parler, si j’avais besoin d’aide, blablabla… Moi pas bien, moi malheureux, moi tout seul, moi vouloir calin de mon ex… (si en fait il y a une logique dans l’enchainement psychologique de ces faits, mais cet enchainement est très personnel, ça c’est sûr!). Donc je commence à l’appeler, le texter, le mailer, bref lancement du plan « harcèlement de l’ex ». Je l’aime beaucoup, c’est un garçon adorable, mais il a un énorme défaut: quand il bosse, il bosse. Et donc je peux passer 3 semaines à l’appeler tous les jours, s’il n’a pas le temps/envie de répondre, il ne le fera pas, quelque soit la raison de mon appel (j’ai déjà essayer le chantage au suicide dans des grands moments de déprime, ben ça marche pas non plus… Peut-être qu’il me connait suffisemment pour savoir que c’est du bluff!). Donc voilà je passe 15 jours sans news… Et un matin je sors de boite completement bourré, et le gentil ex overbooké m’avait laissé un message « désolé de pas avoir répondu, je suis en week end, on se voit bientôt », quelque chose dans le style… Gentil, pas trop froid, mais certainement pas chaud… Et là j’explose, et je l’insulte par texto! Bon certes il y a des choses qu’il vaut mieux ne pas trop garder, sinon ça sort n’importe quand, et moi je me suis retenu pendant 1 ans de l’insulter, mais c’est vrai que depuis j’ai plus rien à lui reprocher. Mais il a fallut que ça sorte là, à ce moment-là precisemment… Il s’en est pris plein la gueule le pauvre. Et moi j’ai eu très honte pendant 4 jours. Puis après refléxion je me suis dit « vaut mieux tard que jamais », donc ça tombe pas du tout dans les temps, mais au moins il sait ce que j’ai eu sur le coeur pendant des mois et des mois. Bon je ne suis pas sûr de le revoir tout de suite, mais il semblerait qu’il ne m’en veuille pas, et qu’il mette ça sur le compte de l’alcool… Tant mieux pour moi…

 

Voilà donc je pars un peu en vrille… Et pour couronner le tout, je me fais draguer par des hommes… Si si si si, des hommes, c’est dégueulasse non? (Je crois que je déraille…). Enfin pas tant que ça non plus. Mais bon ça reste virtuel! Ben oui: je peux pas baiser, et je me vois pas tomber amoureux, alors que faire? Il faut attendre Pénélope, il faut attendre…

 
Gauthier-Pénélope

La sève qui monte

Par Gauthier

Je suis tout en poésie en ce moment, je m’émeus moi-même… Le printemps fut quand même très hivernal par chez nous. La semaine dernière encore, au lever, il ne faisait qu’un très tropical 6°C. Pas de quoi faire péter le tee-shirt moulant bleu ciel que je me suis offert en prévision du retour des beaux jours. Donc j’ai dû patienter, comme toute la région parisienne, pour voir le soleil, et surtout sentir sa douce chaleur printanière.

Ben voilà, il est sorti de son trou ce week-end. Et quelle sortie!!! On passe de 12°C maximum à 26/28°C en l’espace de 3 jours… Moi je dis ça défrise! Mais ça fait du bien. Donc voilà début juin = début officiel du printemps pour le Gauthier parisien. Et qui dit début de printemps, dit sève qui monte. C’est une catastrophe, parce que pour monter elle monte la sève, et même elle tourbillonne, voire bouillonne carrément, et ça me met dans un de ces états…

Je suis tout simplement en pleine floraison, je suis une belle fleur ouverte sur le monde qui attend de se faire butiner par un gros bourdon!!! Comprenez donc que tous ce qui a un caleçon et qui passe à moins de 2 mètres de moi me fout en chaleur (c’est moins glamour quand je le dis comme ça, non?). En gros ça donne ça : je tombe amoureux toutes les deux minutes. Ils sont tellement beaux, c’est à se demander s’ils ne font pas exprès de croiser ma route, de se retrouver dans le même ascenseur que moi, de faire la queue devant moi pour manger, de s’asseoir à côté de moi dans le RER, d’habiter sur mon palier, de travailler dans ma société… Bref les beaux gosses sont partout, c’est le débarquement, et moi je suis au taquet!

Aujourd’hui, par exemple, je téléphone à Mister Big pendant ma pause clope du matin, on parle de choses primordiales (à savoir : on part à Londres ou à New York pour manger à midi et faire du shopping dans la journée si on gagne à euromillion, ben vi depuis l’arrêt du Concorde, New York parait tellement loin!). Et là je croise le regard d’un beau militaire, que dis-je, d’une bombe en treillis!!!! Nom de dieu, qu’il était beau. Brun, peau mat, regard de braise, bonne taille, plein de muscles, la malice dans les yeux, et moi ça me fout le feu au cul… Je le regarde discrètement (bouche ouverte, yeux écarquillés derrières mes lunettes de soleil Gucci, bras ballants, bave aux coins des lèvres!), il me regarde aussi, je tente un sourire en coin, il me sourit, je le suis du regard en bégayant à Mister Big « Il est beau… », il se retourne pour me jeter un dernier regards, je suis une flaque…

Là pour la première fois de ma vie, j’étais prêt à suivre un mec dans la rue et lui demander son numéro de téléphone! Il suffisait qu’il me fasse un clin d’oeil, et je le suivais au bout du monde… Il était parfait… Arf saloperie de fantasme, saloperie de printemps, saloperie de sève qui monte, saloperie de vie sexuelle inexistante!

Oui parce que pour rajouter à mon malheur, en ce moment je n’ai de vie sexuelle qu’avec ma main droite… Et c’est pas que je l’aime pas, mais j’en ai marre de la voir tous les soirs… J’aimerais bien m’amuser avec une autre main (et pas ma main gauche, je ne suis pas ambidextre), voire une bouche, un anus, une oreille, un nez… Bref n’importe quoi!

Bon je suis encore au taff, je parle de sexe, et me voilà de nouveau en nage. Du coup je me mets à loucher sur le rugbyman de service, il a 20/22 ans (je ne suis pas trop sûr) et il s’obstine depuis hier à venir bosser avec un tee-shirt moulant rose… Si c’est pas de l’appel au viol ça????

Bref, je vais aller me mettre la tête et le boxer sous l’eau, et reprendre mon taff…

Gauthier open*
 
*ouvert

Histoire(s) naturelle(s)

Par Gauthier

Je suis indéniablement dans la culture en ce moment, après avoir cité Diam’s, voilà que je cite Nolwenn, achevez-moi… Je n’ai aucune inspiration, je suis sur les rotules, ma vie est monotone à un point tel que j’envie presque les moines, mais je vais quand même vous emmerder avec mes circonvolutions mentales 😉

Alors heureux ?
Ce soir sur Pédé-tv, un documentaire sur le Gauthier rouge à poil ras, une espèce en voie de disparition (ou d’apparition), mal connue du grand public, nous vous livrerons tous ces secrets. Commençons par une image choc.

 


Le Gauthier est dépeint comme un prédateur, dans un sens c’est pas faux ! Le Gauthier, il aime manger du petit jeune attrapé dans les fourrés au petit matin. Mais le Gauthier est un sentimental, et un reproducteur. Il cherche SA moitié, pour assouvir son désir de se reproduire. Bien sûr le Gauthier rouge à poils ras n’est pas aidé par la nature, c’est un mâle et il ne souhaite s’accoupler qu’avec un autre mâle, et Madame Nature a décidé (de façon un peu autocratique je trouve), de ne permettre un accouplement qu’entre un mâle et une femelle.

Alors le Gauthier rouge à poils ras se tourne vers le législateur, et oui dans ce monde moderne, où la science évolue à une vitesse folle, le législateur peut permettre au Gauthier de se reproduire sans qu’il ait besoin d’introduire son pénis dans un vagin ami. Encore faut-il que sarko et le brushing disparaisse. Le Gauthier a confiance, au printemps prochain les élections permettront à un candidat plus favorable à sa cause d’accéder au pouvoir (enfin, il l’espère !).
 
Mais arrêtons là la minute revendications communautaires sur Pédé-tv (minute obligée par le CSA). Et passons aux choses sérieuses. Deux choses pour être précis :
 

1/ Pourquoi le Gauthier rouge à poils ras nous fait chier à vouloir se reproduire alors qu’il pourrait très bien passer sa vie à baiser tout ce qui dépasse des fourrés au petit matin.

2/ Pourquoi le Gauthier rouge à poils ras est-il rouge à poils ras ? (grande question s’il en est…)

Le Gauthier veut une vie simple ? Non loin de là… Il veut se marier certes, mais il ne veut pas laisser de côté tout ce qui fait de lui un animal si fascinant : les sorties, l’alcool, la drogue, les excès, tous les excès… Il n’est pas prêt à y renoncer, même par amour. Non tout ce que souhaite le Gauthier dans l’instant c’est partager son lit avec un seul et même mâle. Toujours le même, en espérant que ça soit le bon, et que si un jour le Gauthier éprouve le besoin (saugrenu) de construire un nid deux places, ben il puisse y mettre son doudou dedans ! Mais à l’image de l’évolution des espèces, une telle révolution dans la vie de Gauthier ne peut se compter en semaines, ni en mois mais bien en centaine de millions d’années…
 

Alors penchons nous sur le deuxième problème du Gauthier. Après une semaine de zombiage à son travail le Gauthier en cet veille de week-end se retrouve avec une éruption pileuse sur sa face (cf photo). Oui figurez-vous que du moment que le Gauthier arrête de jouer avec des objets tranchants sur son visage, celui-ci a la fâcheuse tendance à se couvrir de poils. Curieux n’est-il pas ? Peut-être une forme inversé de la roue du paon ? Le paon fait la roue pour attirer une femelle et l’engrosser, la Gauthier se poilise du visage pour écarter tout prétendant à une profanation annale que le Gauthier juge que trop fatigante en c’est temps de pression patronale exagéré…. Et pourquoi rouge ? Tout simplement parce que la génétique est cruelle. Et oui le Gauthier est issu d’une famille de brun, il est lui-même brun. Mais si l’on remonte à trois générations, que l’on prend une branche cadette et que l’on redescend d’une génération, on trouve dans la famille (éloignée) du Gauthier des roux ! Et voilà que la génétique œuvre et rappelle son machiavélisme certain en introduisant quelques poils roux dans la barbe du menton de Gauthier (re-cf photo, mais si regardez bien sur le menton ya des poils roux!!!! On voit que ça bordel!!!!).

Tare génétique présente chez le père et le frère du Gauthier. Ce qui le pousse à admettre que les premiers poils blancs qui orneront dans quelques millénaires sa belle barbe seront les susdits poils roux qui le rendent tellement ridicule en ces temps de pilosité mentonnière.
Toutes ces circonvolutions pour ne rien dire, et surtout ne rien apporter à la compréhension de cet animal à la fois complexe et simple, sociable et misanthrope, prédateur et végétarien (là j’avoue je ne sais plus quoi dire…). Voilà mesdames z’et mesdames, ce sera tout pour ce soir, merci de regarder Pédé-tv, bon week-end et bonne sodomie !
 
Gauthier mode cerveau éteint.
 

Ps : le vendredi c’est sodomie 😉 Alors allez-y !!!!!!

De l’art de ne rien faire

Par Gauthier

Aujourd’hui je suis au travail, je suis donc payé pour pondre ma prose. Bouh… C’est pas bien! Comme si j’étais le seul à bloguer pendant mes heures de boulots, hein? Je m’ennuie, il faut que je vous raconte.

 Je suis payé à rien faire, techniquement je reçois les appels de débiteurs en contentieux avec un groupement d’huissiers qui externalise pour le Trésor Public (jusque là vous suivez?). Donc les gens ils reçoivent des courriers menaçants genre « on va vous vendre votre télé pendant la coupe du monde » et hop ils appellent genre « ah mais je ne savais pas que je devais des sous au Trésor Public! ». Ben voyons, les courriers du Trésor Public ils arrivent jamais à destination, alors que ceux des huissiers oui, c’est bizarre non? Mais bon les appels se font rares, et j’ai beaucoup, beaucoup de temps libre.
Et donc je suis une machine à encaisser? Pas tout à fait, je suis une machine à convaincre. Oui parce que plus ils doivent des sous au Trésor plus ils sont au RMI, c’est proportionnel. Moi je m’occupe des amendes impayées: infraction au code de la route, plus rarement au code civil, et encore plus rarement au code pénal. Et je vais vous retranscrire quelques morceaux choisis pour que vous preniez la mesure de la mauvaise foi française (mieux que le foot en sport national!).
 
Exemple 1:

« Je suis au RMI, j’ai 4 enfants à charge, je ne peux pas payer plus de 20€ par mois »

« Monsieur, vous devez 1258€ au Trésor, à ce rythme là ça va prendre des années! »

« Mais je ne peux pas payer, ayez un peu de coeur! »

« Personne vous a obligé à faire un excès de vitesse, une conduite en état d’ivresse, et un franchissement de ligne blanche le même jour! »

« Mais je n’ai pas d’argent! »
« JE M’EN FOUS! TU VAS PAYER CONNARD!!!!!!! »
 
Exemple 2:
« Le flic était raciste! »

« Vous rouliez sans permis, je ne vois pas en quoi cette amende est dû à votre couleur de peau »

« Si j’avais été blanc il ne m’aurait pas arrêté! »

« Manifestement il a eu raison, puisque vous rouliez sans permis »

« Je refuse de payer, je vais porter plainte! »

« Allez-y ça va vous coûter le double devant un juge! »

 
Exemple 3:
« Ma soeur a fugué! »
« Elle vivait chez vous? »

« Oui mais elle a fugué je ne sais pas où elle est, donc vous pouvez annuler la créance »

« Elle est partie quand? »
« Il y a trois jours et demi »

« (tu te fous de moi? ok…) Très bien sachez que vous êtes donc responsable, si elle ne réapparaît pas, l’huissier viendra se servir chez vous! »

(15 minutes de hurlements de la part de la soeur plus tard) « Je peux vous faire une carte bleue? »

 
Exemple 4:
« Je vous dois combien en tout? »
« Un peu plus de 1700€ »
« Vous me faites une ristourne? »
« Non monsieur… » (je rigole intérieurement)

« Ben je vous paye tout mais vous me faites 10 ou 20%, ok? »

(j’explose de rire) « Mais vous n’êtes pas en train d’acheter une voiture, vous ne pouvez pas négocier votre créance avec le Trésor Public!!! »

« Allez, vas-y en plus tu te fous de ma gueule? Bâtard va… » (et il raccroche, moi je pleure de rire!)

 
exemple 5:

« je ne connais pas cette personne, elle ne vit pas ici, je fais quoi? »

« Vous êtes sûr de ne pas connaître cette personne? Que vous en l’avez pas hébergée? »

« Vrai de vrai, sur ma mère je la connais pas! »

« Très bien sachez qu’au regard de la loi vous êtes responsable! Cette personne a une carte grise domiciliée chez vous, alors soit vous contestez auprès du tribunal de police, soir vous vous exposez à une visite d’huissier! »

« Mais c’est quoi ce bordel? Je vais faire envoyer mes pv chez toi alors! Et c’est toi qui va payer!!! »

« Moi j’ai les moyens de vous retrouver, et sachez que c’est illégal comme procédé, vous voulez aggraver votre cas? »

« Je peux vous payer en 3 fois? »
 

Voilà il y en a des tonnes comme ça, mais je ne peux pas toutes les retenir… Je constate juste que les gens ont un immense pouvoir comique à leur dépend.

Mais je n’ai pas beaucoup d’appels, donc du coup j’ai le temps de lire Le Monde en entier tous les matins, je suis devenu un as à la dame de pique, au solitaire, au reversi, et autre flipper… J’ai réussi à craquer MSN pour causer avec Nina (qui elle a du boulot théoriquement!), mais je n’ai toujours pas réussi à contourner la sécurité pour accéder à Internet… Mais je en désespère pas, il me reste 2 mois à tirer, j’y arriverai, ou je mourrai d’ennui…
Gauthier fonctionnaire du secteur privé

Blog-Boxing

Par Emma

Comme vous avez pu le constater, ces derniers jours ont été le théâtre de violents affrontements (j’cause bien, hein ?) entre comm’eurs/comm’eurs, comm’eurs/Nina, comm’eurs/Gauthier, Gauthier/comm’eurs, Nina/comm’eurs, même moi j’y suis allée de mon comm’. Et ça, ça me court sur le haricot (chacun son truc, moi c’est un haricot). Et quand le haricot me chatouille, faut que je m’exprime.

L’article de Nina d’il y a quelques jours n’était pas de la provocation, elle a tendu une perche aux lecteurs anonymes, et certains l’ont attrapée, ce qui nous a fait un grand plaisir à tous. Le fait qu’elle aborde le sujet des comm’s désagréable à l’égard des Vingtenaires était une constatation, une mise au point. Mais quelle idée bizarre de vous emballer comme ça ! Faut aller acheter un punching ball d’urgence pour vous décharger de toute cette colère !!! C’est parti au pugilat dans les commentaires, sans raison aucune. Au passage, et ça j’y tiens particulièrement : les comm’s du blog ne sont pas un espace réservé aux insultes, règlements de compte et bagarres puériles en tout genre. Si vous avez du linge sale à laver, allez le faire entre vous ailleurs. Bref, beaucoup d’agitation stérile et dénuée de sens. Vous vous êtes démenés sur du vide les enfants. Sur des raccourcis. Je ne veux pas relancer le débat, j’aime ce blog et ses lecteurs, mais là j’avais l’impression d’être dans une cours de récré. Et quand Gauthier a remis du lait sur le feu, vous avez redémarré illico (ben il a été provoc’ c’est sûr mon Gau-gau). Bref, tout ça pour vous signifier que c’est pas un ring ici, et qu’on peut converser et débattre respectueusement sans s’envoyer des missiles sol/sol dans la tronche tous les trois comm’s.

Je ne vais pas faire un article entier sur les comm’s de ces derniers jours. J’ai dit ce que j’en pensais ici et dans ces comm’s sus-cités (je sais à quoi vous pensez bande de cochons). Donc histoire de mettre à mon tour ma petite graine dans un article, et je l’espère de mettre tout le monde plus ou moins d’accord, je vais vous donner mon point de vue sur ce qui a lancé ce grand bazar.

Je ne suis pas snob. J’ai certainement un petit arrière-goût de snobisme dû à mes parents et à l’éducation que j’ai reçue, mais je ne suis pas ‘fondamentalement’ snob. Puisque le débat est là, parlons-en. Je ne suis pas toujours d’accord avec mes collègues Vingtenaires Nina, Gauthier et Mr Big, c’est un fait. Et heureusement que nous sommes tous différents. Je comprends ce qu’ils disent et leur façon de le dire, et aussi que certaines choses prises à la volée au 1er degré vous choquent, mais la vague qui en a déferlée était décalée et inutilement rageuse. Encore une fois, pas d’analyse trop rapide, après ça dérape.

Qu’est-ce que l’intelligence ? Où est la valeur d’une personne ? Il faut parfois du temps et de l’attention pour savoir qui sont vraiment les gens. Je connais des personnes qui ont fait de très longues années d’études et qui sont creux comme des pastèques (Rassurez-moi, c’est bien un « cucurbitacée » la pastèque ? Hein ?), et d’autres qui sont caissières à Mammouth, pour reprendre l’image de Gauthier et de Nina, et qui débordent de finesse et de savoir. (Ca marche aussi dans l’autre sens.) Il n’y a pas de règles, l’intelligence émotionnelle, l’intelligence de vie, chacun peut la porter en soi, ou pas. C’est elle qui règle nos vies, fait ce que nous sommes, nous porte et nous nourrit. C’est elle qui nous fait nous ouvrir au monde, nous rendre curieux et intéressés, nous donner envie de savoir, de comprendre. L’intelligence n’est pas le fait de savoir plein de choses, les comprendre et les analyser, c’est la démarche qui y amène. Tout le monde ne l’a pas, du cadre supérieur à la boulangère.

Chacun porte sa vie comme il peut, comme il veut, avec les moyens qu’il a et ceux qu’il se donne. Nous ne nous épanouissons pas tous au même endroit, et nous n’avons pas les mêmes désirs et besoins. La valeur (les valeurs) de chacun est (sont) subjective(s). La valeur que les autres nous trouvent, la valeur que nous accordons à toutes les choses de la vie, aux gens de notre vie, notre propre valeur. Bref, nous n’avons pas tous les mêmes rillettes (© Mr Big).

Tout mon petit discours n’est pas un bla-bla d’infirmière psy qui se prend le globe. C’est juste ma vision intime des choses, et j’espère que ça va calmer les ardeurs belliqueuses de tout le monde ici !

Pour noircir ce tableau très ‘peace and love’, je dois bien vous avouez que je suis comme tout le monde, avec mon intelligence, mes opinions, mes affects, mes valeurs donc. Et j’aime pas les cons. J’aime pas MES cons. Et je vous préviens, je les partage éventuellement, mais je les donne pas.

Petite(s) précision(s)

Par Gauthier

Je m’appelle Gauthier, j’ai 25 ans, je suis bac+5, et je suis complètement snob et élitiste. Bon on va pas en faire un fromage, c’est de notoriété publique ! L’article de Nina a déchaîné les passions hier. Alors qu’au départ c’était juste une perche tendue vers les lecteurs « invisibles », et une sorte de mise en garde envers les maniaco-dépressifs qui nous insultent régulièrement. Rien de méchant, juste peut-être un moyen un peu (trop ?) direct de réveiller nos lecteurs.

Actuellement Nina fait des semaines de 75h, pour 300€ par mois (et osez me parler de snobisme après ça !). Elle n’a même pas le temps de venir manger un demi-sandwich avec moi le midi, alors que je bosse à 10 minutes de chez elle. Et pourtant elle continue à vous pondre un article par jour, elle prend le temps de répondre à chacun de vos com, et à chacun de vos mails ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle aime ce blog, parce qu’elle aime l’échange qu’elle a avec vous tous, parce qu’elle aime sentir et ressentir tout ce que vous pouvez laisser ici à chacun de vos passages. Mais des fois on n’a pas le moral, des fois on a besoin d’entendre des évidences, juste pour s’en rappeler. Et au lieu de ressortir rassuré et encouragé le constat est le suivant : « On ferme ? ».
 
Moi je dis non ! Et je ne vais pas parler pour Nina (même si je la connais par cœur, ce n’est pas mon rôle !), non je vais parler de moi. Parce qu’alors que je ne demande rien à personne je m’en prends plein les gencives aussi. Alors je vais préciser deux trois choses sur ma vie.
 

Je suis snob et élitiste, oui et alors ? J’emmerde personne que je sache… Pourquoi j’ai envie de cracher sur les gens que je considère comme stupides et/ou inutiles ? Parce que ça me désole de les voir. Je ne suis pas génétiquement modifié, je suis capable de faire des études et de m’intéresser au monde (deux choses qui sont différentes !) alors que ma boite crânienne fait le même volume que celle de tous les hommes de cette planète.

 

Alors parlons de mes « facilités ». J’ai eu mon bac à 17 ans, parce que j’ai été dans une boite à bac ? Un lycée privé ou mon papa a dû jouer des coudes pour imposer son fiston ? Non je suis issu de l’enseignement public, et j’en suis fier. Je fais des études poussées parce que mes parents sont riches ? Parlons-en… Mes parents voulaient que je fasse des études, mon père m’a dit de faire une école de commerce, j’ai refusé « très bien mon fils, fait ce que tu veux, mais tu bosses ». Je travaille donc depuis que j’ai 18 ans, j’ai tout fait, du guichet de la poste au télémarketing en passant par la restauration rapide. J’ai bossé 35h par semaine pendant 4 ans. Et pourtant j’ai réussi (à grand renfort de redoublement) à obtenir une licence d’Histoire. Après j’en ai eu marre, je me suis rapproché de mes parents et je leur ai demandé de m’aider (condition : changer de voix, condition que j’aie acceptée). Ils m’ont aidé autant qu’ils pouvaient/voulaient, j’ai obtenu un bac + 4 puis un bac + 5 en Sciences Politiques, en continuant à bosser pendant les vacances et en m’endettant sur 10 ans.

 

Oui moi le gosse de riche comme décrit par certains, celui qui est né avec une cuillère en argent dans la bouche, qui ne sait pas ce que c’est que « le petit peuple », ben il est endetté sur 10 ans tout en ayant fait tous les petits boulots de la Terre !!!! Alors quand on vient m’expliquer la vie, ça me fout en boule. Je vis dans 18 m2, j’ai 4 tenues à ma taille, je ne suis pas parti en vacances depuis 3 ans ailleurs que dans ma famille ou chez des amis, je sais ce que c’est que d’être dans la merde… Et je ne veux plus ! Je me suis battu, je me suis construit, je n’ai tué personne pour ça, je ne le dois à personne, je n’en veux à personne, mais ne m’empêchez pas d’en être fier à en crever !

 

Aujourd’hui je me considère comme faisant partie de l’élite. Alors bien sûr pas de l’élite financière ou économique (quoique si l’on passe mes comptes en valeur absolu je suis riche !), mais de l’élite intellectuelle, oui ! Pourquoi ? De part mon (futur) métier. Je me suis toujours refusé à dire dans quoi je suis pour deux raisons :

 

1/ Je pensais que ça n’avait pas un grand intérêt.

2/ Je ne suis pas autorisé à en parler de toute façon… (l’anonymat est quand même plus que relatif ici)

 

Mais je me sens obligé de me justifier, peut-être parce que je me sens blessé et que de part mon ego surdimensionné je doive en imposer pour me sortir de ce mauvais pas. Alors voilà, j’ai fait un choix, plutôt difficile dans le fond, j’ai préféré le statut au salaire. Et me voilà embarqué dans l’administration, à occuper un poste de cadre (oui de cadre n’en déplaise à certain(e)s !) soumis au secret défense. Et j’en suis très très très très fier !!!!!

 

Quand tu veux, tu peux, j’en suis la preuve la plus étincelante. Et qu’on ne vienne pas me parler de reproduction sociale, ou de circonstances atténuantes. Tu es caissière à Mammouth et tu ne sais pas que « cucurbitacée » n’est pas une insulte ? Tu l’as cherché… Je te méprise ? Oui… Je t’empêche de vivre ? Non… Tu m’insultes parce que je représente tout ce que tu vomis ? Je te réponds… Ça te dérange ? TANT MIEUX ! Au moins tu apprendras des mots en venant nous lire 😉

 

Je m’emporte, et je m’en excuse, mais j’ai l’impression que les gens ne retiennent que ce qu’ils veulent, là au moins ils auront matière à me faire un procès en bonne et due forme (moumour tu seras mon avocate ? avocate du diable ça te va tellement bien !!!!).

 

J’aime écrire ma vie, mes envies, mes angoisses, je le fais dans l’intimité depuis de nombreuses années. Et je trouve que le blog est un outil formidable, il crée un espace d’échange, et j’aime les échanges (cette phrase n’a AUCUNE connotation sexuelle !). Alors j’espère pouvoir continuer le plus longtemps possible. Mais je suis un être humain, avec des sentiments, je ne fais de mal à personne, et je trouve légitime d’en demander de même à mes lecteurs… Je ne vous oblige pas à me lire… Ne l’oubliez pas s’il vous plait !

 
Gauthier un peu bluesy