Les sites de rencontre ou la culpabilité de la non réponse

Il était une fois une copine de votre blogueuse, appelons la Mélanie. Un soir de spleen, elle décide de s’inscrire sur des sites de rencontre histoire de côtoyer quelques mâles et, pourquoi pas, trouver un the Only one. Généreuse, je lui conseille un de mes préférés (non, je ne dirai pas lequel). Décidée, elle se lance et devient aussi sec la proie de certains utilisateurs : une nouvelle sur le réseau, une cible parfaite.

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Revenons à moi pour une anecdote réelle qui va illustrer ce que je raconte. Le mois dernier, une autre de mes amies hésitait à s’inscrire sur Meetic. Comme je n’y avais plus mis les pieds depuis ohlala au moins, je décide d’aller y faire un tour pour me refaire un avis. A peine avais-je fini de remplir ma fiche que je reçois déjà des premiers mails. Comme je peux pas les lire car j’ai pas envie de payer (non mais ça va oui ?), je tente de réactiver un vieux compte pas utilisé depuis 2008 environ (et j’étais tombée sur ce malade mental). J’avais à peine fini de rentrer mon mot de passe que le même mec m’envoyait exactement le même mail. Ok : petite nouvelle sur le réseau = proie facile.

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Et c’est un fait. Parce qu’au début, on se dit que les gens sont gentils de nous parler et que ça coûte rien de répondre. On ne trie pas, on répond même aux super engageants « salut, ça va , » prémices d’une conversation qui s’annonce passionnante. Oui, pardon d’être une puriste mais sur un mail, tu parles pas comme sur un chat. Quand je me fends du premier mail, j’attaque toujours sur l’élément qui m’a fait réagir en premier histoire d’initier un semblant de conversation. Bref, on fait fi du fait que, physiquement, notre interlocuteur est à des kilomètres de notre style et qu’on n’a rien trouvé dans son profil nous permettant d’imaginer que « ça pourrait le faire ». Mais bon, le pauvre, il a fait l’effort de nous écrire, soyons polie.

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Alors, ça, on va oublier de suite.
Argument 1 : la plupart des mails sont des copier/coller. C’est la règle et c’est comme ça, les mecs cherchent à rentabiliser leur abonnement en chopant un max de rendez-vous (enfin, je dis mec, je suis pas convaincue que ce soit typiquement masculin mais passons). Un mail un peu long ne faisant pas la moindre référence au contenu de votre profil est signe que le mec est dans le rendement. Le must du copieur/colleur : vous envoyer son mail alors qu’il n’a même pas visité notre profil. Je sais que je suis canon mais quand même, je ne suis pas qu’une photo (surtout que j’en ai mis plusieurs pour pas qu’on se fasse de fausses idées, je suis honnête moi, y en a même en pied pour pas faire le coup du plan serré sur ma tronche pour cacher un corps que je trouve disgracieux). Votre interlocteur ne prendra pas mal votre absence de réponse : dans le lot, il ne notera pas que Mélaniedu75 ne lui a pas répondu. Les non réponses ne comptent pas, seule l’éventuelle réponse compte.

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Argument 2 : il ne me plaît pas. Lors de mes premiers pas sur des sites de rencontre, j’avoue avoir un peu mal vécu ma sélection par le physique. Je ne suis donc qu’une pauvre meuf superficielle. Et bien oui et c’est ce type de drague qui veut ça. Je veux dire pour être attiré par un homme pour autre chose que son physique, il faut que je ressente une attirance pour certains éléments de sa personnalité, son charme, son charisme. 3 lignes de profil ne permettent pas de rendre ça. Un peu comme la drague en boîte, on mélange sa langue avec le bogoss qui bouge son boule grâce à un déhanché sexy, pas un mec qui vous exposera sa très intéressante théorie sur la place de l’éthique dans la pensée de Nietsche. De toute façon, même si c’est fascinant, on l’entendrait pas. La photo est un premier filtre, c’est pour ça qu’on met tous la photo où nous sommes tout séduisant. D’ailleurs, quand on checke le site, c’est à peu près la seule info qu’on a avec le pseudo, l’âge et la ville de résidence.

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Argument 2 bis : je ne vois même pas l’intérêt de répondre aux profils sans photo. Tu ne veux pas qu’on te reconnaisse ? Ok, mec en couple. Tu ne t’assumes pas physiquement ? Ok, mec sans aucune confiance en lui qui va vous bouffer la vie. Et vu mes mésaventures passées avec certains tarés du web, sur ce blog même ou ailleurs (le taré dont je parle plus haut n’avait pas de photo de profil), jamais de la vie je n’accepterai de blind date. Quoi que tu n’assumes pas, règle tes problèmes et tu pourras revenir me parler ensuite.

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Argument 3 : Monsieur est mignon mais au bout de 2 mails, vous êtes assommée d’ennui. Allez-vous vraiment vous imposer de poursuivre la conversation ? A moins d’être masochiste, je ne vois pas pourquoi…

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Argument 4 : je vais le vexer. Peu de chance que ça arrive si vous êtes tombée sur un stakhanoviste du mail. Sinon, c’est un peu triste, c’est vrai. Mais ma douce politesse de mes débuts m’a appris qu’on ne pouvait pas répondre juste poliment, votre interlocuteur y voit une entrée dans une parade de séduction. Encore une anecdote (je fais tellement vieille combattante, là) : un mec m’envoie un mail marrant. Il est pas canon, canon mais bon, entamons la conversation, on passe sur msn et là, première question « notre différence d’âge ne sera pas un frein entre nous ? », un truc comme ça mais qui faisait très « on est déjà un couple et on pose les questions qui fâchent ». Heu… Pression, pression ! Je voulais juste être polie, moi, pas me marier…

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Bref, un site de rencontre, c’est pas pour se faire des copains (allez sur OVS plutôt… Quoi qu’il y a son lot de tarés et ça baise ou tente de baiser sec ! Et je vous dis pas comme ça se jette sur les nouvelles). On n’est pas l’armée du salut, on n’est pas censées se taper tous les mecs tentant leur chance avec nous. Comme la drague de rue !

La ceinture masculine, ta pire ennemie

(article léger pour les 3 du fond qui traîneraient ici en ce long week-end)

La première fois avec un homme, toujours une grande aventure. Les doigts caressent, fébriles, le corps de l’autre, découvrant ses coins et recoins. Dans les magazines féminins, on vous explique que la femme craint que l’homme n’apprécie guère son corps sans emballage (non mais faudra un jour m’expliquer comment des vêtements pourraient m’enlever 10 kilos qui réapparaîtraient dès que je suis nue !). Moi, c’est pas d’être nue qui m’angoisse… C’est la ceinture.

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Dans la version féminine des ceintures, y a une boucle, un trou, une languette et fin de l’histoire. Une ceinture masculine, y a toujours une boucle à la con. Je vous jure, je sais plus lequel de mes ex avait une ceinture que je n’arrivais jamais à détacher, ça devenait limite un running gag ! Du coup, à l’heure de l’effeuillage, je stresse. Mes doigts commencent à tâter la bête, caresser la boucle, soulever l’air de rien un coin ou l’autre pour essayer de déclencher quelque chose. Surtout que je ne suis pas censée regarder car je fais ça tout en faisant autre chose (genre mélanger ma langue avec mon partenaire. Allez regarder discrètement une ceinture quand on vous roule une pelle… Surtout quand on est myope !). Multitâche, oui, mais encore faut-il que je maîtrise les dites tâches.

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Mais pourquoi sont-elles si compliquées, ces ceintures ? Pour vous démarquer des weshs avec les pantalons aux genoux ? Parce que vous avez bien remarqué que dans le Da Vinci Code et toute la série des bouquins de Dan Brown, le Professeur dont j’ai oublié le nom arrive à choper facile avec des histoires d’énigmes et de casse-têtes ? Mais messieurs, si je suis en train d’essayer de vous enlever la ceinture, c’est certainement que je suis déjà conquise, inutile d’en rajouter, hein… Et puis à la limite, filez-moi un Rubik’s cube pendant la levrette…

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Ou alors, c’est pour jouer avec ma patience, en mode cadeau de Noël avec tout un tas de scotch. Oui, je déchire pas le papier, moi, je décachète. Et je fais pareil avec les hommes, imaginez leur tête si je déchirais leur pantalon ! Surtout si nous sommes chez moi… Quoi qu’il en soit, il y a des moments plus indiqués pour jouer avec ma patience, surtout que j’en ai pas des masses.

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Et là, les hommes s’insurgent. Eux aussi, ils doivent se battre. Non pas avec notre ceinture mais avec nos pantalons. C’est vrai quoi, pourquoi les pantalons féminins ont toujours des boutons à l’intérieur, des agrafes, des fermetures éclairs un coup sur le côté, un coup sur le devant. Pareil pour les robes, les fermetures éclairs sont toujours cachées. Alors oui, il est possible de passer dessous mais avouons-le, le peau contre peau, ça reste le must. Et puis les soutien-gorges impossibles à défaire, les collants qu’il ne faut pas déchirer… Vous, femmes, osez vous indigner d’une ceinture un peu taquine à enlever. Mais il faut bien que vous gagniez votre Graal, vous aussi, pas de raison qu’on soit les seuls à galérer !

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Oui, oui… Mais nous, on n’est pas responsable de la galère du collant ou du soutif, y en a pas de plus simple (quoi que jeune ado, j’avais un ravissant petit soutien gorge qui se fermait devant avec un bouton pression). Alors que vous, pourquoi vous ne prenez pas une ceinture toute simple à base d’une boucle, une languette, un trou dans lequel on glisse la languette (cette phrase me paraît terriblement ambiguë). Promis, personne ne vous volera le pantalon dans la rue !

La fin d’un fantasme

Les hommes, les hommes. Je les aime, je les déteste, je les désire et je soupire. Ils peuplent ma vie et mes nuits, mes rêves où leurs doigts experts et curieux explorent en douceur les pores de ma peau frémissante.

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Bon voilà, j’avais envie de faire du pseudo littéraire digne d’un Guillaume Musso, voire d’un Harlequin. Mais allons vers le sujet même de l’article sinon je vais vous perdre avant même d’avoir écrit un mot sur la question. Donc les fantasmes. Il y a des hommes, je les croise et ils me font vibrer la culotte : le fantasme ou le crush. Je le veux. Je le veux, je le veux, je le veux ! Je lui trouve toutes les qualités physiques et mentales. Beau, drôle, intelligent, est-cela donc possible ? Le problème, c’est que si l’amour rend aveugle, le fantasme rend en plus sourde et conne. Parce que tout ce qu’on ne sait pas sur l’autre, on l’imagine, on le façonne à l’image de ce que l’on voudrait. Sauf que… Craque-t-on sur l’homme réel ou pour l’image qu’on en a. Oui, la réponse est facile : on craque pour l’image.

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Mais le fantasme est facétieux et inconstant. Cet homme qui occupe nos rêves et nous entretient dans un état semi amoureux que l’on aime bien, au bout d’un moment, il lasse. Parce que bon, c’est bien gentil de s’imaginer le garçon en prince charmant mais au bout d’un moment, on percute que si ça avance pas maintenant, ça n’avancera jamais et qu’il est temps de laisser tomber. Et là, c’est le drame. Les œillères tombent et le prétendant prince charmant (malgré lui) devient le roi des beaufs.

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Mise en situation (parce que j’aime bien) : un beau jour, ou peut-être une nuit, je croise la route de Samuel, un beau brun à l’œil pétillant et au sourire ravageur. Gniiiiii, il est mignon ! Il ouvre la bouche, il a une voix qui te ruine la culotte et en plus, il est drôle, cultivé. Dès que nous sommes invités aux mêmes soirées, je fais péter les shorts et les décolletés outrageants, je me maquille et me coiffe avec soin. Bref, je suis en chasse, option papillons dans le ventre, j’ai la sensation de peser 800g et d’échapper à la gravité. Ah que c’est bon ! Mais le feu du fantasme est bien plus dur à nourrir que celui de l’amour. Je ne vois Samuel que de temps en temps et j’arrive pas bien à comprendre ce qu’il me veut. Tour à tour taquin et indifférent, tu veux, tu veux pas ? Oui ? Non ? Pffff.

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Samuel me lasse et là, l’image idyllique commence à se fissurer. Il n’est pas si beau finalement. Il a vraiment un rire de merde. Il se la joue intelligent mais sorti de ses deux ou trois sujet de prédilection, il a rien à dire ! Et puis son obsession pour les jupes est si fatigante… Oui, elle est jolie la fille en jupe mais bon… Les shorts, c’est mieux d’abord !* Et oui, Jennifer Lawrence est canon mais il est pas obligé d’en parler en permanence à grand renfort de commentaires graveleux sur son cul… Je veux dire, des crushs people, j’en ai des tas, je passe pas mon temps à dire “non mais le cul d’Henry Cavill quand il chope la fille de Buckingham dans les Tudors, j’en ai bousillé ma culotte !”. En fait, moins vous le désirez, plus ses défauts vous explosent à la figure. Et le désir finit parfois par se tourner en dédain.

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C’est assez étrange en un sens de dédaigner un mec qui ne fut pour nous qu’un amusement, une passade mentale (parce que dans les faits, il ne sait rien passé). Pourquoi un rejet si violent pour un homme qui n’a pas compté ? La déception certes mais… Peut-être est-ce juste parce que cet homme là, on n’est pas sorti avec donc ne perdure aucune tendresse. Ni aucun orgueil. Non parce que dénigrer son ex, ça nous fait quand même toujours un peu passer pour une dinde. “Non mais il était tellement trop con ce mec, nan mais j’te jure, ohlala !” “Bah pourquoi t’es sortie avec alors ?” (sous entendu “putain ta gueule”). Alors que le crush, on peut limite se sentir fière d’avoir arrêté les frais avant d’avoir entamé quoi que ce soit. Même s’il n’y avait peut-être rien à entamer. Ou alors, et c’est sans doute là, la clé, il nous a ruiné notre image parfaite, le petit cinéma qu’on se faisait dans la tête et ça, ça fait chier quand même.

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C’est toujours un peu triste, la fin d’un fantasme, on se retrouve obligé de jouer avec l’image d’une célébrité dans nos rêves érotico-amoureux et bon… Henry Cavill peut être aussi canon qu’il veut, il reste pas super crédible dans le rôle du vrai fantasme car, soyons clairs, je ne le rencontrerai jamais. Heureusement, les fantasmes vont et viennent. A quelques jours du retour du beau temps (si !), nul doute que je vais encore m’en dégoter un.

* En vrai, je préfère les shorts par praticité mais je suis pas opposée aux jupes !

J’ai testé pour vous les soirées célibataires

J’ai longtemps fui les soirées « drague entre célibs » car j’avais peur. Peur d’entrer dans un univers de désespérés traquant l’amour comme des fous. Peur de devoir refuser les avances d’un inconnu sans sortir la carte du « ah désolée, j’ai quelqu’un ! » Beaucoup moins vexante qu’un « tu me plais pas du tout, salut ! ». Mais bon, vu que j’avais rien de prévu dimanche, j’acceptais l’invitation d’Anaïs pour une soirée dédiée à la rencontre entre célibataires.

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Au début, j’ai rien compris. Je donne mon nom et on me dit « tu passes l’apéritif avec Arnaud! » Je…heu…hein ? J’avais pas compris que c’était du speed dating, moi… Je me retrouve face à une belle baraque atteignant facilement les 1m90, le mec m’accueille chaleureusement, me présente le gars à côté de lui (son pote ?) et m’annonce « je vais vous chercher des verres ». Ouh la il me vouvoie, je suis où là ? En fait, le vous s’adressait à l’autre garçon et à moi et Arnaud n’était pas mon date mais le référent du groupe. Aaaaaah !

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Pour explication : comme on sait que les gens se parlent pas trop si on ne les encourage pas, on est dispatché dans différents groupes avec un référent qui crée le lien. Les gens de mon groupe arrive. Que des filles. Heu… « Normalement, les groupes sont paritaires, 5 filles et 5 garçons ! ». Oui ok donc j’ai choisi la soirée anormale car nous voilà 7 filles pour 2 garçons… Un 3ème gars arrivera un peu plus tard mais je n’ai pas pu lui dire bonjour car… J’ai été verrouillée.

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Ça m’arrive assez souvent en soirée et c’est chiant. En gros moi fille gentille, polie donc les gens commencent à le parler et petit à petit, je me retrouve isolée avec cette seule autre personne et plus moyen de m’échapper. Là, c’est le garçon non référent qui m’attrape. Il est gentil, je dis pas mais je me sens pas du tout attirée par lui, je me sens à des années lumière de sa vie. Non mais il me dit que d’ordinaire, il se couche à 22h30… Moi quand j’éteins à 1h, je m’envoie des confettis pour le féliciter de me coucher si tôt… Le groupe apéro se referme, on n’en fait plus partie. Dommage, y avait une fille qui avait l’air cool, j’aurais aimé discuter avec elle.

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2nd round : le dîner en placement libre. Je pars chercher à manger, je papote vite fait avec la fille cool et quand je retourne dans la salle : alléluia ! Anaïs avait repéré mon manteau et prend la place à côté. Nous sommes 5 à table : Anaïs  donc, une fille nommée Rose, un garçon nommé Gabriel, mon geôlier et moi. Première partie du repas, je suis tiraillée entre Gabriel, Rose et Anaïs d’un côté et le geôlier qui continue d’essayer de m’enfermer dans un dialogue au sens premier du terme. Je lutte, je suis limite couchée sur Anaïs tellement je tourne mon corps vers le centre de la table pour tenter de lancer des conversations générales. Anaïs et moi accrochons bien avec Rose, Gabriel finit par nous quitter pour aller à la table derrière rejoindre sa target.

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Entre alors en scène Bertrand, référent qui booste les conversations et nous donnent deux ou trois astuces que je vous réserve pour un « faut-il draguer« , ma fameuse série que j’écris pas (on atteint presque le naufrage de « une histoire d’amour » pour dire)(oui, je fais du link, j’essaie de reprendre mes séries abandonnées en leur conférant de la visibilité)(j’ai énormément progressé en pipeau marketing, un truc de dingue). C’est assez intéressant d’avoir soudain un mec bien dans ses baskets qui a la tchatche facile, on se marre bien, on joue un peu à s’arroser quand on se croise aux toilettes (enfin, au lavabo des toilettes, n’allez pas imaginer une golden shower), on se fait 30 secondes de frottis frotta en dansant et basta.

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Ah oui la danse, parlons en. La soirée se termine sur une partie dansante à la playlist assez éclectique mais assez mariage finalement. Sta dire qu’à un moment, ils nous passent un grand classique du genre, je joue les Cassandre « dans 2 mn, on a du Cloclo ! ». Ben gagné ! Bon j’avais ensuite parié sur Émile et Images, c’était YMCA. Mes origines toulousaines sans doute… Mais ça, j’ai bien aimé de shaker un peu mon booty. Bon puis j’avais bien aimé le vin avant alors bon…

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Conclusion ? J’ai commis quelques erreurs de débutante, me suis sentie un peu larguée mais j’ai fini par retrouver mes marques et mon bagout. Du coup, ça mérite de retenter l’expérience. Et j’ai pas tout perdu, j’ai filé mon numéro à Rose. Non que je vire lesbienne bien que Rose, elle ressemble à elle :

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De la bombasse quoi. Mais non, on s’emballe pas mais avec sa pote Oceane qui nous a rejoint en fin de soirée, Anais, elle et moi, on va se faire un afterwork. Mmmm, 4 filles qui vont siroter un cocktail en guettant les mâles, ça me rappelle quelque chose…

Dire toujours oui, ne plus se respecter ?

Ceux qui me lisent le savent, j’ai une passion dans la vie : analyser les gens, tenter de comprendre le pourquoi de leur comment. J’aurais fait fortune en tant que psy mais au vu de ma propension à attirer les psychopathes, j’aurais fini ma carrière éventrée par un patient motivé à l’idée de se faire un collier de mon intestin. Mauvais choix mon ami, on a la tripe peu reluisante dans la famille.

Dans mon viseur récemment : des libertins de ma connaissance. Je ne vous donnerai aucun détail (désolée) mais pour le peu que j’ai fréquenté, j’ai eu la désagréable sensation de regarder la dépression et un étrange mélange d’ego démesuré et de mésestime totale de soi. Comprenez que je ne juge pas le libertinage en soi puisque chacun fait ce qu’il veut de ses fesses. Le problème dans ce que j’ai connu, c’est le manque de respect.

Soyons plus clairs. La base du libertinage en hyper schématisé, c’est que chacun fait ce qu’il veut. La fidélité, du moins physique, n’est pas de mise. Ok. Sauf que j’ai croisé pas mal de duo dominant/dominé où, finalement, l’un imposait son libertinage à l’autre. Il semble qu’une fois qu’on a dit oui, il ne semble ni avoir plus ni limite ni retour possible. Et ça peut faire mal.

On se retrouve ainsi avec un partenaire qui n’hésitera pas à forniquer avec une personne qui ne nous plait pas mais bon, no limits ! On se retrouvera abandonné un soir au gré des rencontres de la nuit, un peu humilié, blessé. On acceptera tout sans conditions parce qu’il est trop tard pour dire non. Le cœur et l’ego essuient les coups de couteau et on ne bronche pas. Évidemment qu’on pourrait mettre le ola, on n’a signé aucun contrat de notre sang mais on est pris dans ce système où la surbaise devient la norme. Parfois au détriment du plaisir.

Je dis ça pour le libertinage mais au fond, on peut l’appliquer à tout. Qui n’a jamais craqué au boulot parce que petit à petit, les journées 9-22h se sont instaurées et qu’il paraît désormais impossible de partir à 19h (non, je parle presque pas de moi…) ? Ou dans une relation amoureuse où on a accepté un truc au départ, le libertinage ou le week-end 100% jeux vidéos ou ce que vous voulez. À quel moment peut-on muter son oui en non sans risquer de briser quoi que ce soit ?

Ne nous trompons cependant pas de bourreau. Celui qui ne respecte pas dans l’histoire, c’est celui qui continue à dire oui sans oser se rebeller. À moins de tomber en face sur un monstre narcissique qui s’amusera de notre mal, qui se réjouira de noter notre « jalousie » vus à vis des autres partenaires. Mais là, encore, nul n’a signé de contrat avec son sang et un partenaire aussi égoïste ne mérite pas votre amour. Le libertinage n’autorise pas tout, on a tous nos limites. Encore faut-il se respecter suffisamment pour (se) les imposer.

Les apôtres du good fucking

Des fois, je l’avoue, je fais des choses mauvaises pour ma zénitude (déjà très relative) et au détour d’un lien Internet, je tombe sur un article… Et je vais en lire les commentaires. Déjà les articles politiques, j’ai à peu près envie de frapper tout le monde mais j’ai trouvé pire repère : les articles et forums sexo.

Je me suis déjà énervée sur le désormais médiocre rue69. C’est comme à l’image du site qui l’héberge, une déception sans cesse renouvelée, surtout si on compare à ce que c’était au début. Dans cette antre auto proclamée du sexe sans tabou, chacun vient parler de sa vie sexuelle (trash ou prude), le tout entrecoupé de quelques articles de « fond ». Comme cet article sur la nouvelle mode en matière de porno : faire éjaculer des actrices. Et là, des commentateurs mâles viennent gentiment arroser de leur condescendance les oies blanches qui passent à côté de cette expérience éjaculatoire : vous ne savez vraiment pas ce que vous ratez. Ca y est, je suis énervée.

De 1, chacun fait ce qu’il veut de son cul, il n’y a pas de plaisir universel. T’aimes pas la pipe, le cunni, la sodomie ou le sucotage d’orteils ? Et bien passe-t-en, rien n’est obligatoire. Au contraire, tu adores ça ? Jouis en mon ami. Mais ne viens pas juger ceux qui souhaitent s’en passer. Moi, par exemple, j’adore le café et je n ‘ai pas pitié de ceux qui n’aiment pas ça, hein. De 2, j’aimerais savoir depuis quand les hommes s’expriment avec tant de certitude sur la sexualité des femmes. Tu prétends que l’éjaculation féminine est le signe d’un orgasme massif ? Et bien foi d’individu à vagin parlant cul avec d’autres individus à vagin, c’est faux.

2007 ou 2008, je suis community manager sur des forums sur les braises desquels je souffle pour tenter de redonner vie. Seule conversation un peu vivante : les femmes fontaine. Un homme me traite limite de frigide car j’explique que je vois pas l’intérêt d’éjaculer vu que j’ai des orgasmes sans ça. Mais non, lui, cet individu qui ne m’a jamais fréquentée ni même croisée sait mieux que moi qu’en fait, je jouis pas sinon, j’éjaculerais. Un apôtre du good fucking pur et dur.

Au fond, l’éjaculation féminine reste un trip très masculin « parce que comme ça on sait si vous jouissez ou pas ». Alors va falloir revoir ta bible de la baise mon petit fucker : chez les hommes, déjà, l’éjaculation n’est pas l’orgasme, ce sont des phénomènes souvent concomitants mais ils ne sont pas la même chose. Pourquoi ce serait différent chez la femme ? Et puis si t’étais un peu plus attentif à ce qu’il se passe autour de ta bite, t’aurais pas besoin que ta femme gicle pour savoir…

C’est un peu comme le point G, ça obsède surtout les hommes. Moi, j’ai pas envie qu’on me livre avec un mode d’emploi : »tu vois, tu titilles là et pof ! ». Parce que là où ces apôtres du good fucking semblent obsédés par technique et performance, moi, je veux partage, complicité et aussi plaisir. Et là, pas besoin d’appuyer sur un bouton pour me faire décoller.

Bref, la seule bonne sexualité, c’est celle qui nous convient, qu’elle soit SM-fessée, prude ou torride. Pourquoi ça pose un problème que les gens ne se plient pas à votre façon de jouir. Une fois de plus, les apôtres du good fucking n’ont pas compris que leur avis, on s’en contrefout. Quoi que je serais psy, je me pencherais sérieusement sur leur cas : un tel besoin de prouver son expertise, ça cache forcément quelque chose…

T’as pris ta pilule, mon chéri ?

Aujourd’hui, dans le cadre de l’éternel débat sur l’égalité homme-femme, je vous propose une réflexion sur la nouvelle pilule contraceptive masculine en cours de création. Une fois de plus, je suis sidérante de réactivité.

Topo : des scientifiques ont trouvé une molécule qui bloque la fabrication de sperme chez le rat sans que ça n’inhibe la production des hormones mâles. Une fois le traitement arrêté, il retrouve sa fertilité au bout d’une petite poignée de mois. Wahou, me dis-je, la contraception ne sera plus simplement une affaire de femmes.

Naïve moi. Ces messieurs sont un peu gênés parce que bon, ça marche chez les rats, ok, mais est-ce que ça va pas avoir d’autres effets sur l’homme. Du genre quand même nuire à la production de testostérone et donc leur faire perdre poils et voix grave. On attenterait pas un peu à leur virilité ?

Laissez-moi rire. J’ai pris la pilule pendant 4 ans et demi, une micro dosée. Durant cette période, j’étais plus gorgée d’eau qu’une éponge et ma libido en dessous de zéro. Tu veux qu’on s’envoie en l’air ? Oui boah, si tu veux, fais-toi plaiz… Et encore, moi, j’ai pas trop à me plaindre, les effets secondaires étaient plutôt limités. Je suppose que la femme est destinée à souffrir, on se tape bien des crampes de bide tous les mois, on va pas pleurer sur quelques effets secondaires, hein…

Et puis après tout, c’est dans notre ventre que ça se passe, c’est à nous de faire attention. Dans tu invites des gens chez toi, c’est à toi de leur imposer quelques règles pour que tout reste en l’état et si y a de la casse, c’est à toi de gérer. Fallait pas l’inviter comme qui disait…

Oui mais non, c’est trop facile. A la base, un foetus, c’est la rencontre d’un spermatozoïde et d’un ovule (les vingtenaires, le blog premier sur les cours de reproduction), y a donc 50% toi, 50% moi. Alors oui, la magie de la vie se déroule dans mon ventre mais ça ne concerne pas que moi, on était deux dans l’histoire, non ? Facile de s’en laver les mains d’un “mais elle disait prendre la pilule!”. Et toi, mon ami, qu’as-tu fait pour empêcher le petit spermato de se lancer dans une chevauchée fantastique ? Hein ? Hein ? Mais bon, tu t’en fous. Pour peu que tu sois un peu connard, il te suffit de ne plus répondre aux mails ou coups de fils et tu es débarrassé de cette histoire.

Bref, les levers de boucliers face à ce contraceptif masculin nous rappellent encore et toujours que la contraception et les douleurs de la reproduction restent typiquement féminines. S’est-on déjà indigné des effets des hormones féminines sur la femme ? Non mais c’est normal, elle avait qu’à pas avoir d’utérus pour commencer…

Peut-etre qu’on n’est pas là où il faut

Vendredi 22 juin, théâtre de Pontoise, je sirote un Schweppes agrumes face à Anais. Quasi 15 jours qu’on s’était pas vues, on avait du papotage en retard. Après une remise à jour des derniers potins, on aborde notre sujet préféré : les mecs. Ou plus précisément : on les trouve où, bordel de merde ?


Le sujet me passionne, j’en ai fait une série d’article (je vous prépare un reload d’ailleurs). Comme on change de club de plongée l’an prochain (enfin surtout moi, elle va s’inscrire aux deux), on espère qu’il va y avoir du plongeur sexy parce que mine de rien, ce serait pratique. J’ai plusieurs fois suggéré le cours de danse mais les mecs y sont très très caliente, paraît-il. Alors moi un mec caliente, je dis oui à partir du moment où j’ai pas à vérifier tous les mois que j’ai pas chopé des chlamydiae… Et accessoirement, sans être trop prétentieuse ou orgueilleuse, ça me ferait un peu plaisir de savoir que s’il me dit oui, c’est pas juste parce que je suis open mais bien parce que je lui plais. Au moins, un prof de danse, je suis sûre que je le séduirai pas par mon sens du rythme et ma coordination.


Bref, quand Anais me demande où sont les hommes, je réponds en toute honnêteté : partout. Sauf que bon, faut entrer en interaction, qu’il soit célibataire, disponible (les célibataires encore amoureux de leur ex sont ingérables), hétéro et relativement équilibré. Pas de mytho ou de pervers narcissique, de complexe d’Electre mal résolu, ça va hein. Oui ça devient compliqué mais messieurs, avouez que vous avez les mêmes exigences pour nous ! Ah et j’oubliais : à notre goût, intéressant, cultivé… Drôle aussi. On frôle la quadrature du cercle.


Et là, elle m’assène une drôle de vérité : « on n’est peut-être pas là où il faut ». Oui, je le confesse, je pense pas qu’on trouve un homme dans ce théâtre de Pontoise, les individus mâles de la pièce se promenant avec une alliance à la main gauche et une épouse accrochée au bras droit. Ah, la constatation est plus générale « non mais tu comprends, je suis sûre que c’est plus facile de faire des rencontres en province ». Mmmm, force est de constater que j’ai peu d’amies trentenaires provinciales célibataires. J’ai peu d’amies en province tout court, okay, dur d’en tirer une vérité scientifique et sociologique. Déformation ou réalité ?


On parle plus souvent de la solitude des célibataires dans les grandes villes. Hormis l’amour est dans le pré, je veux dire. En même temps, les médias zooment toujours plus facilement sur les grandes villes et je suis sure qu’un Sex and the city qui se passerait dans une petite ville n’aurait pas eu la même gueule. La preuve, ça existe et ça s’appelle desperate housewives.


En fait, chaque cas a ses inconvénients. Plus facile de faire des rencontres en province ? De fait, le terrain de chasse est moins grand donc les célibataires moins dispersés MAIS il y a moins de gibier, si j’ose dire. Mais est-ce que le très grand choix parisien n’entraîne pas une surconsommation sexuelle ? En somme, ce n’est pas grave si je couche avec Ludovic sans le rappeler ensuite, il reste tout un gros paquet de mecs célibataires, je ne grille pas une chance de me caser. Non parce que même les plus grands chasseurs ont envie de ranger leur fusil à un moment (ma métaphore est en train de déraper)… Sans parler d’une question de norme : en province, il est normal de s’installer en couple dans une maison et de faire un premier enfant à l’aube de ses 30 ans. Dans les grandes villes, c’est un peu moins le cas. Faut dire que se payer une maison dans les mégapoles, c’est pas à la portée de toutes les bourses.


Bref, sommes-nous vraiment au mauvais endroit ? Pas forcément car à Paris, comme en province, les rencontres se font surtout là où on ne s’y attend pas. Comme dirait la pub Meetic que je trouve assez chiante « les rencontres, elles se font partout et surtout ailleurs ». Ceci étant, merci Meetic de rechanger ta comm pour démontrer comme je le disais que les femmes amazones sexuellement agressives, ça marchait pas pour ton business.

Guide du premier rendez-vous parfait

Je vous parlais l’autre jour de premier rendez-vous au cinéma et je me suis dit : « tiens, si je rédigeais un petit article sur le premier rendez-vous » et surtout le choix de l’activité du dit rendez-vous ? Donc voici un article consacré au premier rendez-vous et surtout au choix de l’activité du dit premier rendez-vous.

Dans mon histoire d’amour, les deux personnages décident donc d’aller au cinéma et se retrouvent confrontés au choix du film. Mais tout premier rendez-vous est une question de choix : que veux-je et que propose-je ?

Par exemple si vous êtes, comme moi, de type jouisseur intellectuel, un verre ou un resto semble être la solution idéale : vous pouvez faire connaissance avec votre camarade en toute quiétude. Sauf que voilà, parfois, on se trompe et on n’a rien à se dire. Dans le cas d’un verre, vous avalez tranquillement mais sûrement votre coca, bière ou cocktail et vous coupez court. C’est plus délicat pour un dîner car votre plat, faut bien le manger et c’est fou comme ça peut paraître long à partir du moment où vous réalisez que, non, ça va pas le faire. Tous ceux qui ont vécu un premier rendez-vous « le nez dans l’assiette, on se dit rien » me comprendront.

Le cinéma ou le concert peuvent être une bonne solution : même si vous n’avez rien à vous dire, vous ne perdrez pas 2h de votre vie (sauf si le film ou le concert est nul mais là, vous entrez dans la cour des grands loseurs). Le problème est que si l’affinité ne se crée pas, vous pouvez vous retrouver avec un(e) partenaire motivé(e) à l’idée de profiter du noir ou des mouvements de foule pour tenter un rapprochement des corps. Autre risque : en ne parlant que peu lors de ce premier rendez-vous, vous risquez de ne découvrir que plus tard que la personne est tarte (ou pire). Mais bon, si coucher avec une mauvaise personne était fatal, ça fait longtemps que je serais plus là. Je suis trop gentille, souvenons-nous.

Autre plan intéressant : le premier rendez-vous balade. Quelle joie de faire naître une histoire d’amour dans un décor aussi fabuleux que Paris. Plus comédie romantique, tu meurs. Forcément, l’objet de votre affection ne pourra que céder et vous offrir un premier baiser de cinéma sur le pont des Arts, devant la Tour Eiffel, dans le parc du Luxembourg ou peu importe, écrivez votre propre histoire. Sauf que la balade comporte deux inconvénients majeurs. D’abord la météo. Oui le baiser sous la pluie permettrait de finir ce rendez-vous cliché en apothéose mais en vrai, c’est pas si top. Sans parler de la température. Non parce qu’un baiser sous la neige, ça peut faire furieusement Tolstoïen mais nous ne sommes pas Nicolaï Rostov et Sonia, des êtres de papier. Nous sommes de chair et de sang et notre petit corps aime son petit confort et sa petite chaleur. Et je ne vous parlerai même pas de notre sexyness en période de grand froid : gants, manteaux, bonnets, écharpes, goutte au nez et peau rougie. Je vous le dis : y a que dans la littérature russe que le froid est romantique.

Mais surtout, si vous prenez l’option balade, choisissez un(e) neo-parisien(ne) voire carrément un(e) touriste car sinon, c’est compliqué. On en revient toujours au même point évoqué dans le cas du cinéma : dis-moi ce que tu choisis, je te dirai qui tu es. Parce que par exemple, tu peux choisir de trainasser du côté du Pont des Arts pour ce fameux premier baiser cliché, ton/ta partenaire ne percevra pas forcément ton second degré et pensera que tu es dépourvu de la moindre originalité. De la même façon, évitez de sortir la carte du coin secret de Paris si vous l’avez trouvé dans un guide quel qu’il soit. Parce que vous n’êtes pas seul(e) à les lire et attention, risque de chute.

 

Ceci étant, peu importe le choix en fait : si ça ne colle pas entre vous, ça ne collera pas quoi que vous fassiez… Et vice et versa.

Où le plaisir féminin serait secondaire

Pour ceux qui avaient autre chose à faire que de lire mon article de la veille (je vous en veux pas, c’est bien d’avoir une vie bien remplie), je vous fais un petit résumé.

« Previously on Vingtenaires dot com” (je me la pète série US)

Nina est allée à une réunion sextoy dans le cadre d’un enterrement de vie de jeune fille. Phrases entendues prononcées par la vendeuse qui était aussi coach amoureuse (je veux faire ça) : “non mais le gloss, il est fait pour son plaisir à lui, pas le vôtre. C’est pas grave si c’est désagréable pour vous”, “les filles, faut mettre de la lingerie sexy sinon vous allez finir cocue” et mon préféré : “faut jamais dire non à un mec. Moi quand le mien a envie et pas moi, il a droit à son quickie ou son tenga. C’est important de pas le frustrer”. EN filigrane : la sexualité et les envies de ton mec priment, ta gueule et enlève ton string über sex histoire qu’il puisse assouvir son envie.

Evidemment, ça m’a agacée et je n’étais pas trop la seule puisque ma voisine de canapé a glissé suite à la troisième phrase “oui ou alors il peut juste me respecter”. J’avoue qu’à partir de là, j’étais fermement décidée à ne rien acheter, légèrement estomaquée par ce que je ressentais en filigrane : faites-vous plaisir toute seule mais quand votre mec est là, soumettez-vous. Mais mademoiselle, je me soumets si je veux.

La sexualité féminine est souvent remise en question dans ses limites. Une femme qui ose dire qu’elle n’aime pas la fellation et/ou la sodomie : mais quelle connasse frigide et castratrice ! Plus spécifiquement pour le premier. La sodomie, encore, ok mais ne pas pratiquer la fellation, t’es sérieuse ? Pourtant, selon mes statistiques personnelles, 100% des mecs ne pratiquent pas le cunnilingus et ça n’a pas l’air de choquer les gens. Par la même, quand une femme dit non à une pratique sexuelle, elle peut subir un véritable chantage affectif de la part de son partenaire (indélicat) de type “mais tu ne peux pas savoir si tu n’aimes pas si tu n’essaies pas” ou “allez, s’il te plaît, pour me faire plaisir”. Alors pour la première, en effet, on ne peut pas savoir si on n’essaie pas mais je te garantis qu’une pratique sexuelle exécutée sans envie ne me donnera pas vraiment envie de recommencer. Et puis je pense me connaître assez pour savoir de quoi j’ai envie ou non. Ca ne veut pas dire qu’un non est éternel et immuable, on change, on évolue. Mais le fait de ne pas avoir envie de m’adonner à une pratique ou à une autre est mon droit le plus fondamental. Je m’en fous de pas décrocher le prix de la fille la plus chaude de l’année juste parce qu’un truc ne m’a pas tentée.

Ce qui me sidère un peu dans tout ça, c’est la négation totale de ce que je vais appeler le cercle vertueux du plaisir et de l’excitation. Alors je vais parler en mon nom propre mais je ne pense pas du tout être une exception en la matière. Perso, quand je suis au lit avec un mec (mais ça marche aussi sur la table basse ou où vous voulez), mon plaisir et mon excitations sont certes activées par nos gestes mais aussi par le fait de constater que lui-même prend son pied. Plus il est excité, plus je le suis, plus il prend son pied, plus je le prendrai aussi. A condition bien sûr de me sentir impliquée dans l’histoire, hein, parce que s’il tripe tout seul, je risque de m’ennuyer. Il me semble que pas mal de mecs adorent faire décoller leur partenaire et que ça les met dans des états d’excitation incroyable. Cercle vertueux du plaisir et de l’excitation, donc. La sexualité à deux se fait… à deux justement (mais ça marche aussi à trois ou plus, faites ce que vous voulez). L’autisme sexuel est d’un ennui… “Bon écoute, chéri, tu y vas, tu fais ce que tu veux de ton côté, moi je gère le mien”. A ce niveau là, que chacun se masturbe de son côté du lit et on n’en parle plus.

Sauf que j’ai la sensation (à tort ?) que la sexualité de la femme reste toujours la moins importante de l’histoire. Par exemple, prenez n’importe quel magazine féminin et l’article sexo du moment “il a envie, pas moi, que faire ?”. Heu ben éventuellement lui dire ? Non, on prétend avoir une migraine, ses règles… Mais le désir, c’est comme les antibiotiques, c’est pas automatique. Pourquoi tu as peur de simplement dire non à ton mec sans lui sortir une excuse éculée ? C’est un droit de pas être chaude H24. De la même façon, combien d’articles sur “il veut tester un nouveau truc, je lui dis quoi ?”. Réponse du magazine : sois pas coincée ma fille, crée de bonnes conditions et ça glissera tout seul. Heu ? On peut pas admettre qu’on n’a pas envie de tout tester tout le temps ? Ah oui mais attention, si t’es pas gentille, il finira par aller voir ailleurs (souvenez vous du mec en couple qui vient vous butiner parce que sa copine est nulle au pieu). Ah oui ? Ben qu’il y aille ce triple abruti et qu’il ne revienne pas, bon débarras ! Le sexe de couple se fait à deux, je rappelle, s’il n’est pas satisfait, c’est peut-être aussi son problème tout autant que le mien.

Bref, tout ça pour dire que les envies des hommes ne sont pas plus importantes que celle des femmes. Dire non n’est pas le premier pas vers une rupture… Sauf si le mec est un triple abruti donc et je le répète : dans ce cas, bon débarras ! Ma sexualité m’appartient, on peut certes faire preuve de souplesse (si j’ose dire) mais faudrait voir à pas se forcer non plus. Surtout qu’en général, quand la libido n’est plus là, c’est qu’il y a un problème plus profond et ce serait sympa de pas l’occulter. Et je mets des strings sexy si je veux !