Etes-vous un bon coup?

Je vous parlais hier de la femme sexuelle des années 2000 qui devait toujours écarter les cuisses sur demande et faire tout ce qu’on lui dit. J’exagère ? Et ben non. Pour preuve, ce test sur Elle.fr, je vous fais un petit digest des questions avec mes commentaires (mouahahah).

– votre dernier relation sexuelle remonte à :

a) la préhistoire, b) le mois dernier, c) hier

Donc pour être un bon coup absolu (ce sont toutes les réponses c), faut baiser tous les jours sinon, ça vaut pas. Donc moi célibataire et, en plus, ayant mes règles, me voici un coup moyen. Heureusement qu’il y a eu Gaëtan le mois dernier sinon, je serais carrément un mauvais coup 

– votre position préférée, c’est :

a) la cuillère, b) le missionnaire, c) la levrette

Bon, si tu croyais que l’amazone faisait de toi une fille méga bon coup, ben, non, même pas. Moi, je réponds d, ça dépend des jours. Non parce que c’est vrai, y a des jours, j’ai pas envie de sexe wild, d’autres si. Et puis l’amazone, c’est bien aussi, bordel. 

– Niveau ambiance, vous préférez

a) dans le noir, b) à la lueur des chandelles, c) devant un film porno.

Ouais donc note, lectrice, si tu veux être un bon coup, tu baises comme et devant Clara Morgane, sinon, tu vaux pas un clou. Là, encore, moi, chiante, rien ne me va. Dans le noir, c’est rare même si c’est excitant des fois aussi, à la lueur des chandelles, je suis pas très décorum pour mes relations sexuelles mais les petites loupiottes à côté de mon lit, c’est top et devant un film porno, ça risque pas vu que j’en regarde pas en temps normal. Je sais pas pourquoi mais voir la vulve d’une autre fille en gros plan pendant que mon mec me besogne, ça me tente pas trop…Même si j’avoue que je l’ai déjà fait.

– Il vous demande un strip tease (bon, en fait, je vous fais tout le test)

a) pas question, vous n’êtes pas épilée b) vous comptez sur la chance des débutants pour ne pas être ridicule, c) vous lui déballez votre numéro bien rôdé

Oui, dans les tests, on ne fait pas dans la nuance, soit t’es la reine du lapdance, soit t’es la reine des poils et des gourdes, au choix. Connement, je répondrais que si ça lui fait plaisir et que j’en ai envie, je le fais et je ne pense pas une seconde à « bouh, je vais être ridicule ». Au pire, si je me plante, on se marre et on passe à autre chose mais s’il y a bien une personne devant laquelle on ne doit pas se sentir ridicule, c’est son mec. Et je précise que j’ai autre chose à faire de mes soirées que de m’entraîner au strip tease. 

– Pour vous, l’amour extrême, c’est :

a) rallumer la lumière au milieu des ébats, b) faire l’amour sous un porche, c) étrenner votre kit bondage

Donc le c, c’est le plus trash alors que moi, je trouve ça plus trash de faire du sexe dans un lieu public où on risque d’être surpris par une tierce personne (genre Naughty) que de s’attacher à son propre lit ou personne ne nous verra. Non ? De toute façon, ça fait longtemps qu’il est étrenné mon kit bondage, mouahahah !  

– Quand vous jouissez, vous poussez :

a) des petits cris discrets, b) vous vous laissez aller à vos émotions, c) des gémissements que les voisins connaissent bien

Si mon potentiel de bon coup est proportionnel aux décibels que je produits au moment X (et même avant et même après si monsieur n’a pas fini), je suis définitivement le bon coup ultime. Non mais là, je vois pas le rapport. Y a des femme qui jouissent en silence mais elles jouissent et ne boudent pas leur plaisir pour autant. Parce qu’à ce niveau là, mesdames, le jour où vous avez des gosses, vous devenez un mauvais coup, à moins de vouloir traumatiser le petit. 

– Il vous laisse prendre l’initiative

a) vous paniquez car vous n’avez aucune imagination, b) vous grimpez sur lui, cette fois, vous aurez enfin le contrôle, c) comme dirait la chanteuse Nadya « et c’est parti pour le show »

Je refuse que ma sexualité ait quelque chose à voir, de près ou de loin, avec Nadya. Notez qu’on a beau être des bons coups méga wild, on reste soumises aux désirs de monsieur : on strip tease quand IL le demande, on prend le contrôle quand IL nous le laisse. Monsieur est trop aimable. 

– Vous n’avez jamais osé :

a) lui commander un cunni, b) lui dire qu’il était votre meilleur coup, c) lui dire je t’aime

Envoie cunni au 101617 pour en commander un à ton mec ! Plus sérieusement, on notera qu’encore, la femme hypersexuelle est une salope sans sentiments ou qui ne les assume pas, y compris sur un site féminin… Bravo. En plus, tout ça, je l’ai déjà fait.  

Du coup, me voici dans la catégorie « coup de frein », genre je pourrais être un super coup si je disais oui plus souvent. Ouais ben franchement, je n’ai aucune envie de sexer devant un film porno ni de coucher tous les soirs (surtout qu’avec les capotes, ma flore vaginale, elle est pas fan au bout d’un moment) histoire d’être un « bon coup ». De toute façon, en matière de sexe, je ne calcule pas. Surtout que pour moi, un mec bon coup est tout aussi capable d’être wild que tendre. Pas besoin de jouer tous les soirs le chevauchée
fantastique pour être épanoui sexuellement. Heureusement d’ailleurs, mes lattes m’en sont très reconnaissantes.

Etre une femme libérée, le pouvoir de dire non

Discussion avec Naughty, une bloggeuse « sexe », comme on dit. Au menu du jour, si j’ose dire : la fellation. La demoiselle a pondu un article cinglant sur le
sujet, je vous laisse lire. On en discute et je lui dis clairement mon avis : la fellation, ça me gêne pas du tout mais si j’ai pas envie, je vais pas me forcer non plus. 

Des fois, j’ai l’impression que le drame de la femme libérée des années 2000 est simple : pour être libérée, faut assumer sa sexualité, pour assumer sa sexualité, il faut être un bon coup et pour être un bon coup, faut être trash en permanence et ne jamais dire non. Là, on voit carrément l’idéologie des films pornos : des femmes soumises qui ne disent jamais non ou si elles le disent, c’est pour mieux se faire prendre derrière (pas forcément par derrière même si dans les films pornos, le missionnaire est une rareté). Alors que des ados puceaux qui s’élèvent à coup de pornos et de teens movies relous à la american pie et co nous sortent ce discours, déjà, ça m’énerve, alors quand ce discours est repris par des femmes, là, je hurle. 

Concrètement, je ne suis pas chiante en matière de sexe, mes limites se situent essentiellement au niveau des pieds (on n’y touche pas, ni lui ni moi, c’est sale et c’est moche, un pied). Ceci étant dit, ma libido est comme mon humeur : fluctuante. Ya des jours où je n’ai juste pas envie. Dois-je m’en excuser ? Et puis quoi encore ? Le vis-je mal ? Ben non, pourquoi ? Qui a dit que la femme devait toujours être en appétit, les cuisses ouvertes et le sexe humide ? A part un producteur de porno, je précise. Parce que moi, je vis ma vie en dehors de mon lit aussi, j’ai un travail, je vois des gens, j’apprends des bonnes et mauvaises nouvelles… Donc il arrive que des soirs, j’ai surtout pas envie
d’exercice, juste de câlins. Et je peux avoir envie de sexe sans qu’on fasse la totale. Hé oui, on peut faire du sexe sans fellation, levrettes et éjac’ faciales, dingue hein ? 

Car à mon sens, le problème est là. Souvenons nous de Clément notre ami no life qui disait, en matant un porno « ouais ben faut pas se leurrer, les filles s’inspirent de ça aujourd’hui ». Oooooooooh, quel con, nous écrions-nous toutes, la bouche en rond, le MLF au cœur. Et pourtant, il a raison quelque part. Apparemment, pour être un bon coup, faut sortir la totale (fellation/sodomie/avalage mais pas forcément dans le même coït). J’entends déjà les mecs objecter que pour eux, c’est pareil, pas de bon coup sans cunni mais je vous parle de la femme libérée. Quoi qu’à ce sujet, la vraie femme totally wild sexuellement parlant, elle couche avec des filles aussi. Bref, une femme libérée telle qu’on nous la vend se branle, se gode, s’attache, se levrette, se fait sodomiser et éjaculer dessus (ou dans la bouche). Et surtout, la femme libérée ne dit jamais non vu qu’elle a tout le temps envie. Comme notre amie Elsa
Linux, elle se penche, elle se retrouve enfilée par un monsieur mais elle dit rien, c’est normaaaaaaaaaaal. 

Ben moi, je dis non. Je ne sors pas le grand jeu à chaque fois, j’apprécie aussi le missionnaire, surtout quand j’ai envie d’un coït tendre, je déteste qu’on m’éjacule dessus parce que franchement, c’est visqueux et de nettoyer ça, ça me file la gerbe (pour de vrai). Est-ce qu’être maîtresse de mon corps et de mes envies au lieu de me conformer à une image trash qu’on essaie de me vendre fait de moi un mauvais coup ou une fille coincée ? Je dirais non mais si, franchement, c’est le cas, ben je suis fière d’être coincée et/ou un mauvais coup. Parce qu’à côté de ça, je vis bien ma sexualité, je sais ce qui me fait jouir et ce qui me déplaît, les jeux qui me mettent en transe et ceux qui me laissent froide. Il me reste encore pas mal de choses à explorer (dieu merci) mais sans doute que je ne testerai pas tout, ce qui n’est pas un drame en soi. Moi, je suis responsable de communauté, pas actrice porno. Parce que le truc clé, c’est que je vis ma sexualité pour moi et mon partenaire et que je fais les choses juste par envie, pas « parce qu’il faut le faire sinon, c’est que t’es coincée du cul ».
Au moins.  

Bref, j’aimerais qu’on parle plus de ces femmes hors clichés qui ne sont pas dans une abstinence absolue ou dans un « porno like » mais qui vivent juste leur sexualité au gré de leurs envies et besoins, assument leurs fantasmes et ne subissent pas en plus ceux des autres car « il faut tout tester, tu comprends ». Pour moi, tout est question d’occasion, inutile de faire la liste de ce que je dois faire pour être une bombe sexuelle. Surtout que je suis intimement persuadée qu’un vrai bon coup, c’est plus une fille qui suit ses pulsions que celle qui confond un lit et une scène et qui fait les trucs « parce qu’il faut le faire ». 

L’éducation sentimentale

Par Summer
 

vous commencez à en avoir l’habitude, j’aime me poser ici des questions hautement philosophiques. Alors non, il ne s’agit pas du bouquin de Flaubert, ni de la chanson de Maxime donc on ne s’enfuit pas tout de suite, mais plutôt de : comment nos ex nous ont quelque part, formaté à attendre ou espérer de nos futurs, de bonnes ou de mauvaises habitudes.

Que se soit dans l’attente ou l’attention demandé à (espéré de ?) l’autre, une chose est sure selon moi, il n’y a pas que l’aspect sociétale qui entre en jeu. Certes c’est un fait indéniable que la société dans laquelle nous vivons a formaté une partie de notre éducation et même sentimentale pour preuve malheureusement que la condition féminine n’est pas la même sur toute la planète mais nos expériences amoureuses également.

Et si nos ex nous avaient habitués à attendre des signes divers, des attentions diverses que l’on considère comme étant un fait normal et qui ne l’est peut être pas au final ?

Prenons un exemple, une femme qui aura toujours été habituée à ce que son homme prenne des initiatives pour la distraire, trouvera sans doute normal que pour la survie de son couple l’homme qui partage sa vie présentement en fasse de même, et s’il ne le fait pas, elle pensera peut être que son couple est en péril, ou elle se fera grave chier mais ça c’est un autre sujet. Que les choses soient claires, je ne dis pas pour autant qu’elle ne propose rien pour être distraite hein ! Le but de mon article n’étant pas de légitimer les attentes réciproques des protagonistes mais de montrer combien l’éducation sentimentale joue sur ces attentes.

En effet, quand de petites attentions font défaut, il manque un repère, un repère inconscient que nos ex ont ancrés en nous. Je parle des femmes parce que c’est un domaine que je connais mieux puisque j’en suis une, mais j’imagine qu’il en va de même pour les hommes.

En gros si j’ai toujours été habituée à ce que les hommes soient doux et attentionnés avec moi, je considèrerais que c’est normal que les hommes le soient avec les femmes et donc je voudrais que l’homme qui partage ma vie le soit. A l’inverse, si j’ai toujours été avec des hommes qui refusaient de m’étouffer, qui me laisser vivre ma vie comme je l’entendais, je penserais
qu’il est normal que tous les hommes le soient et donc je voudrais un homme comme ça. Le problème c’est que si je suis une habituée du bichonnage et que je tombe sur un homme qui me laisse totale liberté, comment je fais pour trouver mes repères ou plus simplement comment je fais pour savoir qu’il m’aime ? n’aurais je pas toujours l’impression qu’il ne s’occupe pas de moi et
donc qu’il ne m’aime pas alors que ce n’est sans doute pas le cas ? Une chose est sure une attente va se créer et en cela tout le monde sait que les frustrations ne font pas bon ménage avec une vie de couple épanouie. Idem en sens inverse, si je suis une femme extrêmement libérée, ne me sentirais-je pas étouffer par autant d’attentions ? Limite si je ne remettrais pas également mon couple en question de peur d’être mise dans une cage dorée, il ne me laisse pas libre donc il n’a pas confiance en moi etc…

Toutes ces adéquations rendent elles plus fragiles l’avenir d’un couple ? Le passé affectif inconscient que j’appelle l’éducation sentimentale, a t il un rôle
déterminant ? si oui ça a quelque chose de fataliste et d’assez déprimant, parce que même si on en a conscience, comment peut on y remédier ? Faut il balancer tous les repères que le temps et l’expérience nous ont donné ? plus facile à dire qu’à faire. Pourtant, je ne sais si c’est une part d’optimisme ou carrément une utopie tenace mais je me plais à croire que les différences nourrissent et que l’adage, qui se ressemble s’assemble n’est que légende urbaine, mais si j’avais tort ?

Le nous est-il la mort du je ?

Vous avez 3h !
 

Un couple, c’est un toi, un moi, un double je, un nous. Je devrais écrire des chansons tellement c’est beau ce que je dis ! A partir où ces deux « je » deviennent un nous, perd-on une partie de son moi profond ?

 

Avant le couple, je suis « je ». Je fais ce que je veux sans avoir de comptes à personne. Mon emploi du temps, je le gère toute seule comme une grande. Sortir avec la girlie team ? Quand vous voulez les filles ! Rentrer tard du boulot ? Si je veux, mon neveu ! Une soirée rien qu’à moi avec un bain et des mags de filles ? Ce soir ou demain ou les 2 ! Une fois que le « nous » arrive, là, ça change un peu. Sortir avec la girlie team ? Quand je veux mais je vérifie quand même que ça colle avec l’emploi du temps de mon namoureux et je l’informe, qu’il sache où je suis. Et peut-être que je lui enverrai quelques textos dans la soirée. La soirée bain ? Quand il n’est pas là ou alors, je le mets dans mon bain mais j’enlève les boules de bain de filles et je laisse mes magazines à leur place. A moins qu’il ait envie de lire ses magazines mais soyons honnêtes, un homme et une femme dans un même bain, tous nus, dans l’eau chaude… Bon, ça dégénère toujours. Quant à rentrer tard du boulot, si je peux avoir un câlinou à la place… Bé voilà.

Alors soyons claire, je suis pas une fusionnelle : j’avais une vie avant mon mec, je vais pas y renoncer pour ses beaux yeux. Et je ne demande pas qu’il renonce à la sienne, bien au contraire, même. J’aime les mecs passionnés, qui peuvent me parler des heures de ce qui les branche et tout. S’il abandonne tout pour moi, franchement, ça m’emmerdera. Mais le fait est que quand j’ai un mec, j’ai envie de le voir et assez souvent en plus. Et plus je suis in love, plus j’ai envie de passer du temps avec lui, c’est normal. Du coup, j’ai moins de temps pour mes
amis et mes autres activités même si j’essaie de tout gérer au mieux.

 Le vocabulaire change peu à peu. C’est vrai qu’on conjugue de plus en plus les verbe à la 1ère personne du pluriel (ou à la limite, on met un « on » mais c’est

pareil) : « avec mon petit canard, nous sommes allés au ciné… Nous avons parlé de… Nous devons nous voir ce soir, je suis pas dispo, sorryyyyy ! ». On impose assez régulièrement notre moitié dans les soirées si celui-ci est le bienvenu. Parce qu’une soirée girlie team avec nos chéris, c’est plus une soirée girlie team donc là, ils sont priés d’aller boire des bières devant un match de foot de leur côté. Mais non, pas taper, je rigooooooole. Un petit cliché éculé ne fait pas de mal de temps en temps ! Mais c’est vrai que si chéri s’entend bien avec nos potes, il n’y a aucune raison de pas l’intégrer à nos soirées ! Même si ça fait une bouche à nourrir en plus et une chaise et de l’espace vital en moins.

 Puis on a beau ne pas être fusionnels et ne pas renoncer à ses activités extra job, être en couple, ce n’est plus pareil. Certaines choses nous paraissent soudain accessoires. Tous les gens en couple sortent en général moins ou plutôt différemment. Normal, un couple, c’est deux personnes, pas 10. On a besoin d’intimité, de moments à deux. Puis le couple développe son propre

langage, ses propres rituels, ses propres private jokes. Le couple devient une entité à part entière, même si on ne renonce pas à son individualité pour autant et c’est tant mieux. Mais je me pose la question : le couple nous tue-t-il pas un peu ? Ne perd-on pas un peu de soi en passant au nous ? Ca nous enrichit aussi. Si je prends ma relation avec Guillaume 1er, on avait des caractères assez opposés ce qui m’a permis de mettre un peu d’eau dans mon vin, gagner (un tout petit peu) en patience…Donc je suis pas en plein trip aigri « le
couple, c’est mal pour ma personnalité », pas du tout. Je me pose juste cette question : le nous tue-t-il le je ? Pour moi, la réponse est non : il ne le tue pas, il le fait évoluer. Après, selon les couples, c’est en bien ou en mal, bien sûr. Du coup, si c’est en mal, doit-on dire à nos amis « ton mec/ta nana a une mauvaise influence sur toi ! ». Nous y répondrons dans un prochain article (mouahahah, je vous ai bien eus !)

Dis, tu m’épouses ?

Je coupe un peu la saga « mon nouveau job » parce que sinon, ça va saouler tout le monde, moi comprise. Donc aujourd’hui, j’aborde un sujet qui n’est pas forcément
au cœur des préoccupations des vingtenaires : le mariage. Ou plus précisément la demande en mariage.

 brune.jpg

Tout débute car une conversation avec ma sœur samedi soir. On discute de tout et de rien quand on en vient au sujet mariage. Disons que moi, je veux être tatie et je peux pas
être tatie tant qu’ils sont pas mariés (a décidé ma sœur mais souvenons nous que son cher et tendre est pompier et que si jamais un malheur arrivait et qu’ils ont des enfants… Bref). Donc
forcément « et c’est quand que vous vous mariez ?

– Quand Anthony me le demandera et ça peut être long ! ».

Oui, faut savoir qu’Anthony, ses potes le surnomment papi, c’est vraiment le Père tranquille donc effectivement, ça peut prendre du temps avant qu’il ne se décide. Bien que
moi, je le soupçonne de prévoir son coup en douce mais ma sœur ne me croit pas. Donc elle m’explique qu’elle le fait souvent chier à ce propos (oui, ma sœur et moi, on partage les mêmes gênes, je vous rappelle), elle lui a même fait remarquer que lors de leur voyage à Bali dans une quinzaine de jours, ils allaient se retrouver en haut d’un volcan à l’aube et que ce serait l’occasion idéale ! Alice, si tu me lis, s’il avait prévu de te demander ta main à ce moment là, t’as tout cassé.

Evidemment, n’étant ni une afficionada du mariage, ni en couple, le sujet ne m’a jamais travaillée mais d’en parler avec elle, je trouve ça amusant, je lui ai même suggéré de
faire un blog sur le sujet « quand me demandera-t-il en mariage ? ». Quand elle pose la question, il lui répond : « et pourquoi, toi, tu me demandes pas ? ». Alors vous ne connaissez pas ma sœur mais vous avez plus de chance de la voir manger une limace vivante que de demander son mec en mariage. Mais la question reste amusante. Comment demander quelqu’un en mariage ? Ou comment provoquer la demande ? Petite, forcément, le mariage me paraissait à peu près obligatoire, j’imaginais une demande hypra romantique, c’est à dire une sublime collection de clichés qui finalement, ne tient pas la route. La bague dans le champagne, comme je disais chez les Ra7or, faut être sacrément bigleuse pour pas la voir. Dans le dessert, c’est dégueulasse. Un soir, à l’air libre, au clair de lune avec une splendide déclaration, ouais mais juste en été alors parce que sinon, ça caille et les manteaux, c’est pas super top pour les câlins. Ni l’électricité statique. Aujourd’hui, j’aurais envie de ça, je crois que la demande idéale serait spontanée, du genre on est en train de passer un bon moment, on se sort une bêtise et là « t’es géniale, tu m’épouses ? ». Ah ouais, c’est ça que je voudrais, je crois. Bon, bien sûr, certains m’objecteront que la spontanéité, attention, il a peut-être dit ça comme ça et va le regretter, gna gna gna. Mais trop préparé, moi, je trouve que ça fait « bon, faut se marier pour faire bien alors je te demande ça avec plein de bougies autour pour que ça permette au diamant de briller de mille feux et tu dis oui, merci ». Et pourtant, j’aime bien les bougies. Par contre, le côté spontané de la demande, pas en pleine brouette parce que là, ça va vraiment faire « je dis ça parce que dans ses moments-là, je dis n’importe quoi ».

 Maintenant, je me pose la question : le mariage a-t-il toujours autant de valeur ? Du coup, la demande en mariage est-elle encore une étape importante dans un couple ? Bon, n’étant pas en couple ni fana du mariage (oui, je me répète, je sais), j’ai forcément du mal à me projeter. A l’époque de mon histoire avec Guillaume, la question ne se posait pas, je me trouvais trop jeune. Mais aujourd’hui, si mon mec imaginaire me demandait en mariage, serais-je émue, amusée, blasée ? Dirais-je oui, dirais-je non ? Si je dis non, il m’en

veut à mort ? On peut rester ensemble sans se marier, si ? Pour lui, la question serait bien sûr du quand, du comment. J’imagine que quand on décide de poser la question, ça cogite dans la tête de monsieur. Au resto ? A la maison ? Pendant qu’elle se brosse les dents ? Avec ou sans bougie ? Et la bague, comment ?

Finalement, tout ça me paraît bien compliqué. D’un autre côté le « on s’est marié parce que ça coûtait moins cher pour les impôts », j’ai toujours trouvé ça glauque. Bah oui, je suis pas forcément mariage mais quitte à franchir le pas, autant que ce soit un peu romantique quoi !

The wall of fuckin’ connards

Approchez, approchez, Mesdames et messieurs, voici le fameux wall of fuckin connards ! Sur ce mur vous trouverez inscrits tous les noms des connards qui ont traversé nos vies. Y êtes-vous ? A votre avis ?

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En ce moment, c’est notre nouvelle expression avec Vicky : « lui, on peut officiellement le rajouter au wall of fuckin’ connard », un poil plus constructif que « tous des connards », vous en conviendrez. Ouais mais ça sert à quoi. A deux choses : à refermer le dossier « connard du jour » et à en parler à ses cops pour qu’elles confirment que monsieur est un connard qui mérite sa place sur le mur. C’est pas moi qui suis trop dure, c’est lui qui se comporte comme le pire des abrutis. Ouf !

Maintenant, la question que je me pose « doit-on dire au connard qu’il en est un ». Bah oui, le mec se conduit comme le pire des goujats mais si on lui dit pas
qu’il le fait, il va peut-être pas capter à quel point son attitude le met en lice pour le titre de connard du mois. Voire de l’année. Ben ouais, si on part du principe que dit ne dit mot consent, si je dis rien, c’est que j’approuve son attitude. Du moins, je ne la désapprouve pas. Donc il faut se rebeller et leur dire ; « t’es juste un gros con ».

En général, je suis assez du genre « il ne vaut pas la peine que tu perdes 2 mn pour lui » parce que c’est souvent ce que je pense. Un connard ne mérite pas qu’une divine princesse comme moi ne perde encore plus de temps avec lui. Seulement, voilà, sait-il seulement qu’il est un connard ? Oui, la question paraît incongrue mais je la pose ! Imaginons le goujat type, pro de la bise post coïtale ou du on s’appelle (toujours post coïtal) suivi d’un silence assourdissant. Voire les 2 mais là, je sais pas si on peut cumuler. Ah si, on peut, maintenant que j’y pense, j’en ai croisé au moins un comme ça, du genre, je te baise, je te bise, je t’efface de MSN. Limite, ça me démange de donner son nom mais non, je l’ai déjà jeté par mail, restons classe, quand même. Donc revenons en à note fuckin’ connard qui a joué la carte de la bise post coït ou du silence radio. Si on lui dit rien, pour lui, c’est qu’il n’y a pas de problème. Ok, je t’ai baisée, c’est pas une raison pour s’embrasser pour se dire au revoir, c’est pas grave. Bon, t’étais juste un coup comme ça, tu vas pas non plus me faire une crise si je te rappelle pas. Ben si, justement, jeune homme. Il faut être classe de bout en bout, même pour un plan cul, histoire de ne pas gâcher le plaisir. Ben oui, quoi ! Quand on passe une douce nuit dans les bras d’un garçon charmant, ça fait chier qu’il se transforme en fuckin connard une fois le jour levé. C’est Cendrillon à l’envers en gros. Du coup, ça gâche les souvenirs, c’est très con. Oui parce qu’on peut aussi avoir un bon souvenir d’un one shot. Après, je demande pas la lune, juste être traitée avec le respect qui m’est dû. A la limite, tu veux pas me rappeler, tu le dis cash mais tu me promets pas de rester en contact si tu veux pas le faire.

 

Donc je me dis qu’il faut leur donner le bénéfice du doute : ils se rendent peut-être pas compte qu’ils ont mal agi, ils peuvent penser que tout était clair dès le
départ et tout ça. Ouais, ok, je m’illusionne pas mal mais il ne faut jurer de rien. Donc je milite aujourd’hui pour éradiquer les comportements connards en les dénonçant, on peut même filer les noms entre nous, histoire que le connard soit arrêté dans son élan. Faudra un jour que je fasse la liste des comportements typiques du connard pour que plus personne ne se comporte de la sorte.
Luttons camarades !

PS : Article déclinable en version féminine, vous pouvez, vous aussi, faire votre wall of fuckin’ connasses.

PS encore : Si tu t’amuses à regarder les prénoms de mon wall et que tu y reconnais le tien alors que je t’ai parlé hier soir sur MSN, c’est parce que c’est pas toi, en fait, le connard en question (oui, c’est un ps très privé, je pardon).

Meetic rend con

Lecteur, lectrice, je dois te parler de quelque chose de grave… ou pas. En fait, pas grave du tout mais parlons en quand même parce que je l’ai décidé et que j’aime bien me la péter dictatrice. Donc aujourd’hui, je vais te parler de meetic (et consort, ça marche pour tous les sites de rencontre) et du comportement sélectif que ça engendre sur nous.

 

Meetic, tout le monde ou presque a déjà testé, pour rigoler ou pas, peu importe, chacun ses motivations. Après tout, c’est vrai que c’est pratique. On rentre de chez soi après une dure journée, on se connecte à un site et hop, on choisit notre futur prince charmant. Note déjà l’aspect supermarché du truc, on peut rentrer des critères hallucinants pour trouver THE mâle d’une nuit ou pour la vie. Tiens, en ce moment, je testerais bien le steward (on dit personnel aérien navigant) brun et bien bâti d’un mètre 90, entre 27 et 30 ans. Hop, je rentre mes critères et avec de la chance, j’aurai une réponse. Ou pas. Le problème, c’est qu’on en arrive à un niveau de sélection hallucinant qu’on n’aurait pas dans d’autres circonstances. Du coup, j’ai la sensation que trop de choix tue le choix.

 Si je regarde mes stats perso, plein de gens ont visité ma fiche et plein ont flashé sur moi. Pourtant, dans les faits, j’ai pas rencontré énormément de mecs dessus et en plus, ceux que j’ai rencontré,une fois sur deux, c’est moi qui les ai contactés. Ouais sur meetic, je suis entreprenante mais faut être honnête : mes stats ont l’air de faire peur, trop de flashs, on se dit que je répondrai pas aux sollicitations. Non, je me la pète pas, pour une fille, c’est facile d’atteindre plusieurs centaines de flash. Bref, là n’est pas la question. Je regarde les

messieurs qui me visitent, 80% du temps au moins, déjà, la photo ne me plaît pas, je zappe. Après, les autres critères ? Niveau d’études trop bas, boulot pourri, signe astro catastrophique (non, je déconne), il aime ça et pas moi, il a un chien, j’ai un chat… Bref, à l’arrivée, il ne reste personne. J’ai des critères à ce point débiles et hallucinants que j’ai failli ne jamais répondre à Gabriel quand j’ai vu qu’il habitait au fin fond de la grande couronne, trop chiant, me disais-je. Finalement, comme il était quand même mignon et qu’on a pas mal d’intérêts en commun, j’ai fini par le voir et bon, 3 mois après, on se fréquente encore (mais non, on n’est pas un couple), je suis à 30 minutes de chez lui grâce au RER, il a une voiture pour venir me voir, des fois. Même si c’est mieux chez lui parce qu’il a un vrai lit et que je dors trop bien dedans.

Quand je me suis rendue compte de ça, je me suis posée plusieurs questions. Bon, au départ, je me suis dit que le problème venait peut-être de moi, que je suis juste pas branchée par ce type de « séduction » et que le côté supermarché me blase mais j’en ai parlé avec Gab qui partage complètement mon avis. Il m’a expliqué un peu ses critères de sélection, je suis rassurée : soit on des 2 psychopathes, soit c’est normal. Mais surtout, ce qui me dérange, c’est qu’en fait, ça tue tout le charme de la séduction et du feeling. Imaginons que je marche dans la rue, lalala et que, pour une fois, je suis consciente de mon environnement. Là, je croise un jeune homme et on s’attire mutuellement. Bon, ok, ça n’arrive jamais mais on imagine, j’ai dit. Là, sur le coup, je me dis « hum, miam miam le jeune homme, allons prendre un café pour discuter ». Je ne sais rien de lui, de ses études, de son taf, de ce qu’il aime ou pas, de son signe
astro, de savoir si le mariage est important pour lui ou pas…Au mieux, j’ai son prénom dans les premières minutes et peut-être son âge pas longtemps après et encore. Bon alors imaginons que ce jeune homme que nous appelleront, au hasard, Sawyer (j’ai vu la fin de la saison 3 de Lost lundi, cherchez pas) ait un bac tout court, à fond pour le mariage, qu’il ait un chien et surtout qu’il
soit pas photogénique : sur meetic, je l’aurais laissé passer sans même bouger d’un poil. Alors que là, on discute et il est super intéressant Sawyer et que même que j’ai envie qu’il me présente son chien. Ceci n’étant en aucun cas une métaphore sexuelle.

Souvent, je pense aux hommes que j’ai connus dans ma vie et je me demande avec lesquels j’aurais vécu quelque chose si on s’était croisés sur meetic. Exit ceux qui ne vivent pas sur Paris donc ciao Guillaume 2 et Alex, pour ne citer qu’eux. Ceux qui n’ont pas un bac +. Ceux qui ne sont pas photogéniques… Ouais ben je sais pas trop qui serait resté à l’arrivée mais ça fait flipper quand même. D’ailleurs, pour l’anecdote, je suis sortie l’an dernier avec un mec qui avait une fiche meetic mais que j’ai pas du tout rencontré là et, forcément, par curiosité, je suis allée voir sa fiche. Force est d’admettre que sa fiche ne m’a pas émue du tout et si on s’était croisés là, il ne se serait rien passé et j’aurais raté un truc. Parce que ce mec là a une prestance naturelle assez remarquable (il a l’élégance innée, je trouve) et en plus, il masse divinement bien. Mais ça, personne ne le dit jamais sur sa fiche. Une autre fois, j’ai « collé un vent » à un mec (enfin, j’ai pas répondu à son mail quoi) que j’ai rencontré dans d’autres circonstances et là, ça a plus collé.

Bref, meetic rend trop difficile et trop con. Bien sûr, je ne limite pas mon champ des possibles à meetic, n’exagérons pas non plus. Je n’y cherche pas le futur père de mes enfants dessus, je suis même assez sceptique sur les chances de le trouver là. C’est plus un gadget quand je m’ennuie, vu que c’est gratuit pour moi, femme. Mais c’est vrai que quand je vois que sur 30 visiteurs reçus, aucun ne me plaît, ça me donne un peu le vertige et ça me déprime. Y a que des cas dans le camp des célibataires ? Non, juste que sur meetic, trop de choix a tué le
choix.

Le sexe, c’est moche

Cher lecteur, rassure toi, je ne prends pas le voile pour rentrer au couvent, je ne vais pas dénigrer le sexe. On pourrait donc croire que mon titre est mensonger mais en fait non, que nenni. Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’un sujet qui m’interpelle : pourquoi les mots désignant les organes génitaux sont-ils tous laids ? Déjà, génital, c’est pas top comme mot mais si on va dans les vagins, vulves, pénis, bites, là, ça fait carrément peur.

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Scène fictive : je suis avec mon namoureux que nous appellerons Wenworth (ça faisait longtemps que je m’étais pas inventée un amoureux, hein !). Donc avec Wenworth, on décide de faire l’amour parce que ça fait du bien. Après un effeuillage rapide et efficace, il me glisse dans l’oreille un « suce-moi la bite ». Ben non, là, ça casse tout. Franchement, je n’aime pas ce mot, il m’écorche l’oreille. C’est pas de la pudibonderie mal placée, je le trouve phonétiquement laid. Et ses compagnons synonymes aussi. Pénis et verge, ça fait classe de
biologie, par exemple. Vit, c’est démodé depuis Sade, bâton de berger, je me demande si quelqu’un l’utilise. A la limite, y a zizi qui est rigolo et enfantin mais un mec qui me dit « suce moi le zizi », je rigole trop pour faire quoi que ce soit. Tu veux pas que je te masse le cucul aussi ? Et quand t’auras fait ton rototo, tu feras un gros dodo. Côté fille, c’est pas forcément mieux avec vagin (c’est une déformation de machin ?), vulve, même clitoris, c’est pas hyper joli. Sans parler des mots vulgaires genre chatte ou, pire, con. Bon, déjà qu’on a pas de jolis mots, c’est pas la peine de faire le concours du plus moche. Et je vous passerai mes considérations sur sperme, cyprine, mouille, testicules, couilles, scrotum, rectum, anus, smegma (celui là, rien qu’à prononcer, on n’a plus envie)…

Il est difficile de parler joliment de sexe avec tout ça. Je m’interroge sur le manque de vocabulaire plaisant à l’oreille en matière de sexe : est-ce un sujet qui n’a jamais
inspiré les poètes. Ben non, c’est pas ça, bien au contraire… Alors quoi ? Hé oui, le sexe, pour en parler poétiquement, faut utiliser la métaphore. Ne compara-t-on pas souvent le sexe féminin à un abricot, par exemple. C’est joli, ça, non ? J’espère que vous mangiez pas d’abricot, là. On a le mont de vénus, la lune, aussi, que de poésie ! Bon, là, pour les mecs, par contre, ça m’échappe mais sans doute parce que les femmes ont mis du temps à parler de ça. Mais je suis sûre que mes lecteurs adorés et très très cultivés vont me trouver des jolies métaphores pour le pénis. Et pas des qu’ils ont inventés y a 30 secondes parce que sinon, je peux en imaginer, moi aussi.

 

De fait, je me demande, est-ce typique de notre temps de parler de sexe en utilisant des termes simples, crus ou scientifiques ? Est-ce dû à une certaine démystification du sexe qui devient aujourd’hui un acte banal ? Appelons un chat un chat, une chatte une chatte, ne perdons pas de temps à imaginer des termes fleuris pour désigner nos organes génitaux (génitaux, c’est moche aussi). Aujourd’hui, nous constatons que parler de sexe de façon imagée est souvent vu comme une espèce de pudibonderie mal placée. Si tu dis bâton de plaisir, tu passes pour un coincé du cul. Tu dis bite, t’es wild, t’es libéré dans ta sexualité. Mais bite, c’est vraiment moche, sans déconner !

 

Bref, au risque de passer pour la prude de service, je n’utilise pas ces mots car ils sont bien laids et qu’ils me font plus rire qu’ils ne m’excitent. Ainsi, pour plagier ma chère Anne, je le dis haut et fort : « Ah non, pas ça dans ma bouche ! »

Draguer, c’est male !

Par Lucas

Pourquoi nous les maaâales sommes nous toujours les séducteurs ? Pourquoi ces demoiselles ne se lancent-elles pas ?

En voilà une question qu’elle est bonne.

Faut-il en déduire que la concupiscence (appétit prononcé pour les plaisirs sensuels) est une réalité purement masculine ?? Faut-il faire un parallèle facile et déduire que les nanas qui osent draguer ne sont que des nymphomanes en force ? J’ai fait ce constat il y a une dizaine d’années quand j’ai noté que certaines boites faisaient payer l’entrée aux mecs et pas aux nanas pour les attirer là.

J’ai refait ce constat vendredi soir en allant fêter les 30 ans d’un ami.
J’y ai rencontré une avocate très jolie, très futée, très charmante, trépidante.
Au bout de 5 minutes, j’étouffais dans la salle du bas du Requin Chagrin et nous allâmes (oui nous allâmes, parce qu’un passé simple ça donne un p’tit coté élégant et suranné) nous allâmes donc nous poser sur la terrasse, avec  vue sur la place de la Contrescarpe et ses 12 touristes au m².

Là nous commençâmes à discuter et à échanger. En deux minutes je savais qu’elle avait un copain, qu’elle était heureuse et que je préfère qu’on reste ami.  Oui la dernière partie de la phrase n’a pas été dite mais bon, c’était sous entendu. Volontairement ou non ? Seuls les gens super délicats et super sensibles pourraient se prononcer.  A dire le vrai je ne sais pas si elle a eu la démarche volontaire de me prévenir, si c’était inconscient ou si elle a dit ça comme elle aurait pu dire « L’article 9 du Code Civil, il tue des ours polaires. » Peu
importe d’ailleurs.

Et Lucas de maintenir son sourire de façade car après tout la demoiselle est gentille, intéressante, de bonne compagnie et souriante (ceux qui prennent le métro le matin savent que ce sont des qualités inestimables) Dans ma petite vie, je n’ai vu que 3 fois une nana faire du rentre dedans à un mec. Face à ce constat, que faut-il en déduire ?

Les femmes sont-elles plus subtiles que les hommes ?
Sont-elles plus prudentes ?
Y-a t-il deux logiques différentes qu’on soit un mec ou une nana ?
Pour les mecs, c’est « d’abord on passe la nuit ensemble et après on voit si on peut se supporter »
Pour les nanas, c’est « d’abord on voit si on a un terrain d’entente, après on passe la nuit ensemble »

Le fait que le terme nymphomane n’ait pas d’équivalent au masculin sous entend-il que les hommes sont naturellement des gros crades qui ne pensent qu’à ça  et que, dire d’un mec qu’il est « nymphomane », c’est redondant ??
Faut-il rechercher un gene animal dans l’être humain qui incite le male à vouloir se reproduire ? Ce serait vraiment ravaler l’être humain au rang bestial mais est-ce vraiment stupide ?

Il est  manifeste que ces demoiselles recherchent une sérénité, une connivence, une complicité, une compréhension. De la douceur empreinte d’intelligence et de sensibilité. Histoire qu’elles n’aient pas besoin de chuchoter  » je vais mal » pour qu’on cherche à les réconforter. Les femmes cherchent en fait à voir si elles peuvent développer leur langage de l’amour avec le damoiseau et si ce jeune homme va comprendre ce langage sans qu’elles n’aient besoin de traduire ça en « j’veux un calin » ou « tu comprends là je veux être seule » ou « me fais pas chier, chuis vener » voire » toi vraiment, t’es mon amour » (mais là il faut savoir traduire le langage des yeux et c’est encore une autre langue).

Je ne serai pas plus long sur le sujet mais je serais ravi d’avoir vos pensées en commentaires !

Pourquoi l’amour est-il toujours un échec ?

En ce moment, je me plonge dans « L’amour dure 3 ans » de Beigbeder. Enfin, je dis ça mais vu que j’ai 50 articles en avance, quand vous lirez ceci, ça fait longtemps que
je l’aurai fini. Donc notre ami Beigbeder se lamente durant une petite centaine de pages de ses amours perdus, tout ça. Moi, ça me fait réfléchir : si la fin du couple est forcément un échec, ne peut-on connaître qu’une réussite amoureuse maxi dans sa vie ?

 

Si je regarde ma vie amoureuse passée, tout ne fut pas rose. Mais tout ne fut pas noir non plus. Dois-je considérer toutes ces histoires comme des échecs parce qu’à l’arrivée, on
n’a pas été séparés par la mort ? On n’aurait donc qu’une réussite amoureuse dans toute notre vie ? Je trouve ça totalement déprimant. Oui, le couple n’a pas duré jusqu’à nos vieux
jours mais c’est pas une raison pour tout jeter avec l’eau du bain, comme on dit. Si je prends mes 4 ans et demi avec Guillaume the first, je ne peux en aucun cas considérer cette relation comme un échec, une perte de temps ou ce que vous voulez. C’est la relation qui m’a fait passer de l’adolescence (enfin, 19 ans, on est encore un peu ado) à l’âge adulte. A la fin, on ne s’aimait plus mais la rupture s’est passée en douceur et cette relation m’a énormément appris sur moi, sur l’autre, sur l’amour, etc. Donc pourquoi la fin d’un couple est toujours vécu comme un échec avec cette pointe de culpabilité, ce « merde, où ça a dérapé ? ».

 

Comparons avec le professionnel. Notre génération n’est plus faite pour rester dans la même boîte toute sa vie, je ne connais même aucun vingtenaire qui aspire à ça. Oui, la
stabilité de l’emploi, c’est confortable mais faut bien être conscient que la progression professionnelle passe plus aujourd’hui par les mouvements externes que par les mouvements internes. Quitter une boîte pour tenter l’aventure ailleurs (en général, meilleure boîte, meilleur poste, meilleur salaire) est toujours vu comme un signe de réussite. En amour, mettre fin à un couple qui était condamné est systématiquement un échec. Alors que si rester ensemble, c’est faire deux malheureux, je ne vois pas où est la réussite, très franchement. Bien sûr, une rupture ça fait mal. L’an dernier, j’en ai vécu une qui me rendait si malheureuse que j’aurais eu le courage de me fracasser la tête contre les murs pour oublier, je l’aurais fait. Ca n’aurait servi à rien d’autre qu’à me faire du mal à moi (physiquement, en plus) mais également au garçon qui m’avait quittée et qui ne l’avait surtout pas fait par sadisme, il s’en voulait énormément. Mais bon, c’est la vie,
je ne lui en veux plus du tout. On n’était pas faits pour être heureux ensemble, les circonstances nous étaient défavorables, il n’y a finalement ni coupable, ni victime.

Aujourd’hui, je suis presque heureuse d’avoir vécu ça. Notre histoire bien sûr, qui aura toujours une saveur particulière pour moi mais aussi cette rupture difficile parce que je m’en suis sortie. La prochaine fois que je pleurerai à m’en fracasser la tête pour oublier, je saurai que je finirai par m’en sortir, faudra juste prendre mon temps pour ça. Là, encore, à bien y réfléchir, je ne vois pas bien l’échec. C’était juste qu’on y a cru alors que c’était clair que ça ne marcherait pas, on a fait preuve de naïveté, sans doute, mais de là à parler d’échec… Toutes les histoires ne sont pas faites pour durer, c’est pas une raison pour parler de gâchis. Je sais que si je vais mal, je n’ai qu’à décrocher mon téléphone pour lui parler, on a connu pire comme échec, non ?

En fait, je n’aime pas cette notion d’échec amoureux, c’est trop absolu. J’ai l’impression qu’en amour, c’est tout ou rien : t’es en couple, t’as réussi, t’es célibataire, t’as échoué. Manichéisme, mon amour ! La nuance, c’est pas fait pour les chiens. Surtout que je connais des maqués malheureux et des célibataires heureux, arrêtons un peu de classer les gens
dans des stéréotypes lourds à porter. C’est pas parce que je suis célibataire que je passe mes soirées à me gaver de nutella pour oublier que j’ai pas d’amoureux surtout qu’à priori, se gaver de nutella ne m’aidera pas à trouver the only one… Si les hommes préféraient les geignardes chocolaïnomanes, ça se saurait.

 

Alors, oui, ça me déprime et ça me gonfle cet état d’échec amoureux qu’on colle aux célibataires ou ceux qui viennent de vivre une rupture. Déjà, une rupture n’est pas
nécessairement une mauvaise chose même si elle n’est pas facile à vivre. Mais c’est comme quitter une boîte : on est triste de dire au revoir aux collègues, on est un peu effrayés par ce
qu’il va suivre mais c’est pour notre bien. Pourquoi n’aurait-on pas le droit, en amour, de mettre fin à une situation qui ne nous convient plus sans forcément passer pour un perdant ? A moins que tout ceci ne soit un complot gigantesque du consortium « ma vie est trop moche, je mange du nutella, pleure dans mes kleenex et regarde des films d’amour avant d’écouter la chanson trop romantique qui me refera utiliser des kleenex ». Mmmm.