Promotion en bonne et due forme

Bon, force est de constater que j’ai un peu merdé sur le coup du concours de la lose de l’été, à savoir que je ne l’ai pas promu du tout.  Pour cause, j’étais en vacances et en vacances, j’oublie tout comme on dit. Même que pendant une semaine, j’étais déconnectée du net et ça a fait drôlement du bien.

 

Mais on a un concours en cours et manifestement, tout le monde n’a pas tout lu dessus donc là, j’explique tout comme il faut.

Principe : Prends ton clavier et écris une lose de vacances. Ne me dis pas que t’en as jamais eu, c’est juste impossible. Même en allant passer deux jours chez mémé, il s’en passe des trucs. Bon,
bref, il y a forcément une histoire à raconter.

La participation : Une fois ta lose écrite, tu l’envoies à nina.bartoldi(a)gmail.com, le jury des vingtenaires se réunira pour élire la meilleure lose.

A gagner : Outre notre considération éternelle et la publication de ladite lose, la possibilité de publier un article ici et si on le trouve top, on t’embauche comme nouveau rédacteur ou nouvelle
rédactrice. Oui, je sais, c’est nul, ça vaut pas un ipod mais si j’avais les moyens d’acheter un ipod, je l’achèterais d’abord pour moi vu que le mien est décédé. D’ailleurs, si quelqu’un a trop de
sous et veut m’offrir un ipod, ça me ferait plaisir.

Bon, je prolonge jusqu’au 1er août et puis voilà.

Maintenant, je vais manger

PS : le courrier des coeurs revient la semaine prochaine donc si tu as une question à poser…

L’avion partira quai n°6

Maintenant qu’on a choisi la destination, faudrait voir comment on y va. Evidemment, si la destination est lointaine, la question ne se pose pas, on part en avion. Mais si on part en France ou dans les pays limitrophes, on choisit quel transport ?

Moi, l’avion, j’aime pas, autant le dire. Je ne trouve pas naturel de me retrouver à de telles altitudes dans une boîte de conserve géante. Si je devais voler, j’aurais des ailes. Mais bon, ça m’est déjà arrivé de le prendre et plusieurs fois même. L’avion, ça a l’avantage d’être rapide : en à peine une heure, nous voici à Amsterdam, par exemple. Par ailleurs, en avion, on est quand même chouchoutés : on nous propose des boissons et du manger, gratuit ou payant selon la compagnie qu’on a choisi, on est dans des fauteuils plus confortables et on peut même choper un journal gratuit avant le décollage. Pour les vols longs, penser à faire quelques exercices pour éviter l’effet engourdissement et jambes lourdes et penser à s’hydrater parce que l’air en boîte, ça assèche

Mais l’avion comporte moults inconvénients. D’abord les aéroports sont rarement en centre ville et même jamais donc on perd quand même pas mal de temps à y aller et  en revenir. D’autant qu’il faut arriver au moins une heure avant le décollage, le temps d’enregistrer les bagages et d’embarquer. Si on rajoute également une bonne demi heure de récupération des bagages  à l’atterrissage, on ne gagne pas tant de temps que ça sur de brèves distances. Puis l’avion, c’est polluant. Mais surtout, à chaque vol, j’ai une frayeur. Pas tant le crash même si j’aime mieux être déjà au sol mais surtout celle de ne pas retrouver mes bagages sur le tapis. Ca, c’est un peu la spécialité de mes parents, perdre les bagages. Je sais pas comment ils se démerdent mais leurs valises ne partent jamais dans le même avion qu’eux, c’est incroyable. Donc pour des vacances pas trop gâchées, au cas où, on prend toujours les appareils photos, camescopes et autres en bagage à main. Ca évite aussi les soucis avec des bagagistes indélicats qui iraient fouiller dans la valise. Ce n’est pas que tous les bagagistes sont malhonnêtes, bien au contraire, mais on sait que certains se sont déjà servis donc on fait attention.

Dernier point pour les avions : les grèves et problèmes techniques. En avion, c’est radical : si on voit un souci technique gênant sur un appareil, on en change, ce qui peut occasionner des retards. Mais à choisir, je préfère arriver quelques heures plus tard que mourir. Le truc, c’est que les plannings des aéroports sont très très serrés. Si tu rates ta fenêtre de décollage, ça va être galère d’en attraper une autre. Et si on tombe en pleine grève des aiguilleurs du ciel, là, on entre dans un univers plein de suspense et de surprise : mais quand va-t-on décoller ? J’ai vécu pour vous la grève des aiguilleurs du ciel en Corse en 99. La famille Bartoldi est assise joyeusement dans la salle d’embarquement et attend. Elle attend toujours. Bon, il fait faim, on va faire une expédition punitive au point relais puisque c’est le seul endroit où y a de la nourriture. On va aussi acheter des magazines du coup parce qu’on a fini ceux qu’on avait. Au bout de deux heures, enfin, on nous parle « les passagers à destination de Toulouse sont priés de se présenter porte… ». Ben après deux heures d’attente sans aucune nouvelle, vous êtes contents de voir que vous existez encore et qu’on n’a pas oublié votre vol. Le seul avantage de tout ceci c’est qu’en cas de gros retard, la compagnie vous prend en général en charge, sauf les low coast. Oui, choisir une compagnie qui coûte cher, c’est capitaliser sur sa possible lose. Moi par exemple, si je veux prendre un low coast, j’ai intérêt à ne pas prendre un vol proche de la nuit ou de planifier un rendez-vous proche de l’heure de l’atterrissage. Enfin, ça, c’est en général d’ailleurs. J’ai eu peu de soucis de retard d’avion dans ma vie, essentiellement parce que je ne le prends jamais,mais je vois pas pourquoi ma poisse ferroviaire épargnerait totalement mes voyages aériens…

Le prix? Aujourd’hui, il y a quand même moyen de voyager en avion pour des tarifs pas si onéreux que ça. Mais pour des destinations exotiques, le low coast dit aussi vol charter, c’est un peu à quitte ou double : ils ne s’écrasent pas tous mais niveau confort, c’est pas ça du tout et 12h avec un siège qui fait mal au cul, je ne le souhaite à personne.

Mer ou montagne, là ou loin (3)

Les vacances des vingtenaires
Pour beaucoup, les vacances sont synonymes d’évasion et il est hors de question de rester en France. Bon, évidemment, chacun a sa propre vision de l’évasion : je n’ai jamais compris comment on pouvait partir à l’autre bout du monde dans un club med et ne pas sortir du club durant toute la durée du séjour. Si c’est pour ça, autant rester en France.

L’intérêt principal du loin, c’est de découvrir un patrimoine, une culture autre. Le problème, c’est qu’en été, certaines destinations sont pour le moins osées. Par exemple l’Italie. L’Italie, c’est beau, il y a des milliers de choses à voir. Le souci, c’est que vous n’êtes pas le seul à vouloir voir ces choses. Sans parler de la chaleur. En fait, l’été, le seul endroit où il semble malin de faire du tourisme, c’est Paris : y a personne. Enfin, en août parce que là, fin juin, c’était la Tour de Babel dans le métro, ça parlait toute les langues du monde.

Chaque saison a ses destinations à la mode : plus y a de la plage et du soleil, plus ça marche en été. Même si on a toujours tendance à oublier qu’en hémisphère sud, on n’a pas tout à fait les mêmes saisons. Mais l’été rime souvent avec exotisme et on aime se gausser au retour au bureau : « Oui alors moi, j’étais loiiiiiin, si tu savais… ». Perso, je trouve plus original de partir à l’autre bout de la Terre à un autre moment, celui où tout le monde trime dur au boulot. Genre en hiver, quand ils sont tous blancs comme des bidets et que vous revenez dorés comme un poulet tandori : « Ah, l’Indonésie, c’est ma-gni-fi-que. » Parce que le problème en été, c’est que tout le monde part loin donc la propension à faire rêver les autres en racontant vos vacances est quand même moindre, il faut le dire. « Oui alors tu vois, mouaaaaaaa, j’étais dans un ryad au Maroc », « oh, moi, j’ai fait une croisière sur le Nil. » Au moins, on peut se faire des soirées diapos chez les uns les autres, c’est sympaaaaaaa.

C’est vrai que, pour ma part, je ne suis pas fana des vacances « rôtisserie à la plage », surtout au vu de ma mélanine capricieuse. Même si l’idée de me reposer me plaît bien, j’aime en prendre plein les mirettes. J’ai envie de profiter de ce temps où je ne bosse pas pour voir des endroits que je ne connais pas, me frotter à de nouvelles cultures ou nouveaux lieux. Ceci étant dit, pour profiter pleinement d’un nouveau lieu, c’est quand même mieux quand c’est pas bondé, histoire de voir quelque chose. Pourtant, il y a des événements qu’on rêve de voir et qui sont forcément générateurs de foule comme la course de cheval à Sienne ou je ne sais quoi d’autre.

Finalement, le sel des voyages loin réside souvent dans les difficultés qui surgissent ça et là et qui font de bonnes anecdotes APRES. Qui n’a pas eu une lose à l’étranger, un truc bien chiant sur le coup mais qui nourrit après les fous rires dans les diners en ville ? Parce qu’en voyage, il semble y avoir une loi universelle : plus tu vas loin, plus il va t’arriver un pépin. On a beau tout planifier de la première à la dernière seconde, il faut forcément un petit caillou dans la machine. Par exemple, dans la famille Bartoldi, on a le choix : soit on a un souci de transport, soit on a une météo pourrie. Exemple ? Mon père part à San Francisco avec un collègue pour un congrès. Au retour, il y a une valise de trop dans la soute donc ils doivent toute revider pour trouver à qui appartient cette valise. Résultat : à Toulouse, le vol qui permettait à mon papa et ses collègues de rentrer de Paris où l’avion a atterri arrive et… personne. Voilà comment on frustre deux épouses et trois enfants. Mais où qu’ils sont nos papas ? Pour la météo, on provoque les moussons. En 95, on part à Madère : la saison des pluies est en retard et comme de par hasard, elle commence pile quand on arrive. Notons aussi la visite de mes parents dans un désert marocain. Ils arrivent dans le désert et ma mère faire « oh mais il fait lourd, on dirait qu’il va pleuvoir…

– Ahaha, ça fait 6 ans qu’il a pas plu ici! »

Le soir même, pluie diluvienne avec l’orage qui va avec. Quel talent !

Alors oui, le voyage à l’étranger ne se déroule jamais, mais alors jamais comme prévu. Et c’est justement cet imprévu qui rend le voyage inoubliable.

Mer ou montagne, là ou loin ? (2)

Suite de l’article « c’est où qu’on va »

La montagne

La montagne en été, c’est chouette, y a personne. Et pas forcément grand-chose à faire. Si vous voulez vous retrouver seul au monde avec juste une épicerie ouverte, là, par contre, c’est le pied. Beaucoup partent en vacances en montagne pour faire de la randonnée comme Gabriel par exemple. Lui, c’est un peu un drogué du sport, faut dire. Mais comme il disait : « j’ai pas envie de me prendre tous ces Parisiens que je me paye toute l’année aussi en vacances ». Pas faux.  Il faut dire que la randonnée, vu de loin, ça a l’air chouette et pas si compliqué que ça. Gab’ m’ayant montré les photos, sur le coup, j’étais là : « oh ouah ! » puis quand j’ai vu la photo de l’ampoule qui lui mangeait tout le talon, j’ai été un peu moins motivée. Avantage de la montagne : calme, air pur. Inconvénient : bronzage moins garanti mais surtout, galère pour le ravitaillement vu qu’à part vous, il n’y a personne. Mais au moins, vous ne croiserez pas votre voisin de palier et vous ne crèverez pas de chaud.

La campagne

Pourquoi partir forcément à la mer ou à la montagne ? La campagne, ça a aussi ses avantages. Cadre bucolique, possibilité de manger dans le jardin, à l’ombre, de bronzer dans ce même jardin et pourquoi pas acheter une piscine gonflable pour batifoler joyeusement ? Bon, là encore, niveau foule, ce n’est pas ça du tout mais c’est calme et on a un supermarché pas si loin, en général. Plus facile de ravitaillement que la montagne. Mais en général, la campagne recèle de petits pièges auxquels on ne pense pas forcément. En tête : les
allergies. Bon, à nos âges, on le sait si on est allergiques ou pas au pollen mais ce qui est magique avec les allergies, c’est que ça peut survenir à tout âge. Hé oui. On croit toujours  à tort que l’on est allergique au pollen depuis la naissance ou jamais mais si vous vous mettez à pleurer du nez pendant les vacances, vous verrez que c’est faux. Et le nez pelé, ça fait super mal, j’ai testé y a pas longtemps. Mais un petit tuyau filé par la dame en rose : l’homéoplasmine sur l’irritation, ça se soigne plus vite.

Mais le pire à la campagne, ce sont les bêtes, les petites et les grosses. Les petites, elles piquent. Evidemment, on pense aux moustiques et araignées et on s’en protège mais il y en a d’autres comme les aoutats par exemple. Je me souviens d’un été, j’étais jeune (8 ans, je crois), je m’étais roulée dans l’herbe un soir je sais plus bien pourquoi. Le lendemain, mon ventre était recouvert de gros boutons rouges qui grattaient, grattaient, grattaient. Allez expliquer à une fillette de 8 ans qu’il ne faut pas qu’elle se gratte. C’était un vrai
cauchemar, je m’en souviens encore 20 ans après.  Je ne vous parlerai pas des fourmis, scorpions (y en a dans le sud est !) et même des bêtes qu’on ne voit jamais ailleurs et qui pour se faire bien connaître de nous nous mordent parce que c’est trop rigolo. Quant aux grosses bêtes, si les risques de tomber nez à nez avec un sanglier dans sa cuisine sont peu élevés, il n’en reste pas moins le bruit. Les citadins comme moi ne connaissons que peu le bruit des animaux. Autant une chouette la nuit, on situe ce que c’est (même si ça nous empêche de dormir), autant y a d’autres cris, on ne sait pas trop et ça fait assez flipper. La nuit, dans la campagne, personne ne vous entendra crier…

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

Mer, montagne, là ou loin ?

Les vacances sont décidément l’objet de bien des casse-têtes. Une fois qu’on a décidé quand on partait et avec qui, il faut bien se décider sur le où. Là encore, nous avons de multiples choix selon les goûts et les attentes de chacun. Petit tour d’horizon.

Dans la famille

Ouais, la famille a parfois de bien belles maisons en sa possession et idéalement situées ou presque. Par exemple ma grand-mère a un appart au bord de la mère, dans les Pyrénées Orientales, ce qui fait que j’ai pu y passer de nombreuses vacances avec Guillaume 1er sans que ça nous coûte grand-chose, juste l’essence et la bouffe. Le problème est que souvent, dans la maison de famille, y a justement la famille. Je te renvoie à l’article sur avec qui on part pour ce chapitre. Parce que bon, des vacances à hébergement gratis, c’est bien, mais supportera-t-on toute la semaine les blagues lourdingues de tonton Roger ou les moufflets braillards pleurnichards morvards et
mal élevés du cousin Olivier ? Faut tester pour voir mais si déjà, au bout d’un repas de famille, vous avez envie de tuer tout le monde, partir chez eux, sur LEUR terrain… Non, vraiment, on laisse tomber.

La mer

La mer qu’on voit danser le long des golfes clairs, la mer, la meeeeeeeeeer ! L’été, il fait chaud donc forcément, la perspective de passer des vacances à côté d’un point d’eau, ça motive et pas qu’un peu. L’idée de paresser à la chaleur du soleil pendant que notre peau se dore, bercé par le bruit des vagues, l’odeur de l’iode… Un peu chaud ? En trois pas, on est dans l’eau. Bon, ça, c’est la mer façon carte postale parce qu’en vrai, la mer, y a quand même quelques inconvénients. D’abord, il y a soit des galets, soit du sable. Alors
autant te dire que les galets, moi, je les fuis comme la peste. Comment on peut décemment s’étaler sur une plage de galets sans se tuer le dos ? C’est dur, pas confortable, ça fait mal aux pieds. Et dans l’eau, c’est pire : t’as des pierres de plus en plus grosses et comme tu ne les vois pas, tu te fracasses les pieds, voire les genoux dessus. Non, moi, je suis plage de sable mais là, encore, c’est pas forcément le pied. Les pieds, justement, ils sont cramés pour peu que le sable soit chaud. Puis le sable, ça cache pas mal de choses comme les saloperies enterrées par les gens avant toi, les crottes de chiens, les tessons de bouteille (aïe)… Mais surtout, le sable, ça colle. Je me souviens, enfant, c’était mon gros problème : je ne comprenais pas comment faire pour ne plus avoir de sable sur moi. Je sortais de l’eau, j’en avais plein les pieds donc je retournais me rincer, je retournais à ma serviette et… Ben j’en avais encore plein les
pieds. De toute façon, il est illusoire de penser s’en débarrasser d’un coup de serviette : le soir sous la douche, t’en découvres dans tous les replis de ta personne, dans les cheveux… Gommage garanti.

Mais surtout, le problème de la mer, à mon avis, c’est que tout le monde a l’idée d’y  aller. Etant légèrement misanthrope, la foule, ça m’exaspère. J’aime avoir la paix, mon espace vital. Et à la plage, rien n’est garanti. Les deux grands classiques de « l’enfer, c’est les autres », version plage :

– vous mettez un pied dans l’eau, brrrr, elle est froide. Alors que vous atteignez difficilement le genou, votre voisin de plage (son gosse ou son chien), arrive en courant et plonge dans une grande gerbe d’eau qui vous tombe bien dessus. Je suis en vacances, ça ne se fait pas d’insulter les gens.

– vous êtes tranquillement allongé sur la plage, le corps recouvert de crème solaire qui colle et là, votre voisin de plage secoue énergiquement sa serviette, vous envoyant un kilo de sable dessus. Et avec la crème qui colle… Marche aussi avec les gosses qui se battent à coups de poignets de sable à côté de votre serviette et chien qui creuse un trou tout à côté aussi.

Je ne parlerai pas de ceux qui écoutent la musique avec un transistor pourri parce que ça, à la limite,on a les mêmes à Paris avec leur foutu mobile qui crache de la musique à peine reconnaissable.

Pas envie de croiser votre voisin ou votre collègue sur la plage ? Demain, on étudiera d’autres possibilités de voyage.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

Et alors, tu pars avec qui ?

Maintenant que vous avez vos dates de vacances, vous pouvez tout à fait prévoir la destination. Mais avant, attention, on ne partira pas n’importe où avec n’importe qui. Observons un peu les différents convives que l’on peut prendre en vacances avec soi :

La famille

Comme nous sommes majoritairement vingtenaires et sans enfants par ici, quand je dis famille, je parle de nos parents et pas de nous en tant que parent. Passé un certain âge, c’est un peu curieux de partir en vacances avec ses parents mais quand on a 28 ans, qu’on est célibataire et qu’on roule pas sur l’or, on préfère partir une semaine à la mer avec ses parents que pas du tout. Quoi, ça sent le vécu ? Pour info, je vis très bien le fait de partir en vacances avec mes parents si on considère le fait que je serai logée, bichonnée et nourrie.
Ca coûte cher les fruits de mer et je n’en mange qu’en bord de mer sinon, ça n’a pas le même goût. Comme du vin dans un verre à moutarde, c’est pas pareil. Surtout que ma maman va vouloir faire les soldes et que je vais en profiter. Evidemment, je ne pourrai pas draguer sur la plage mais vu que sur la plage, je dors puis je crame, c’était mort dès le départ.

Sinon, y a aussi les frères et sœurs, cousins, cousines, voire oncles et tantes. Tout dépend des ententes, bien entendu. Pour ma part, ça ne me dérangerait pas de partir avec ma sœur sauf qu’en général, elle est accompagnée d’Anthony et si je l’apprécie beaucoup, je trouve ça un peu délicat de tenir la chandelle pendant une semaine à sa sœur et son mec donc on va oublier. Mais dans quelques années, quand nous aurons notre tribu, partir en vacances ensemble, ce sera marrant. Ou lui confier mes mioches pour qu’elle les emmène à la mer pendant que je profite du calme à la maison, ça peut le faire aussi. Carrément même…

L’avis de Jane sur la question

La moitié

Pas mal d’entre nous parle souvent d’eux à la première personne du pluriel car, oui, ils sont en couple. Donc hors de question que « nous » se scinde pour les vacances, au contraire : voilà une occasion de se retrouver loin du quotidien, des soucis, seuls au monde dans une chambre qui n’appartient qu’à nous et tout ça. Bref, c’est pas sûr qu’on quitte l’hôtel du coup. Mais les vacances en couple sont très intéressantes pour connaître l’autre et parfois, il y a de quoi se faire peur. Chéri de notre cœur n’aime rien, critique tout,
ne veut jamais rien faire mais passe son temps à nous rappeler qu’il s’ennuie…Bref, partir avec sa moitié, c’est au choix une preview du voyage de noce ou voyage au bout de l’enfer. Au moins, vous serez fixé sur votre capacité à supporter l’autre dans des conditions extrêmes.

Les amis

J’avais déjà abordé le voyage entre amis l’an dernier et je change pas d’avis : danger ! Evidemment, tout dépend d’avec qui on part mais si vous supportez à peine Jennifer en temps normal, pas la peine de se la trimballer pendant 15 jours au bout du monde.

Les collègues

Ca s’appelle du masochisme, c’est du n’importe quoi. J’aime beaucoup mes collègues mais je les vois tous les jours au boulot donc pour les vacances, je préfère que rien, mais alors rien, ne me rappelle le bureau. Donc je les y laisse, on se reverra à la rentrée les enfants. 

Seul

Et bien oui, ça peut arriver. Après tout, arrive un moment où rester à végéter à domicile parce qu’on n’a pas de chéri contrairement à nos amis et qu’on n’a pas envie de tenir la chandelle, ça n’amuse plus. IL existe de nombreuses formules de voyages en célibataires, des plus beaufs ambiance camping-merguez aux voyages culturels. Evidemment, le problème, c’est que souvent, la moyenne d’âge est assez élevée donc non seulement on ne va pas choper mais en plus, on ne se fera même pas d’amis.

Bon, maintenant qu’on a choisi nos copains de voyage, là, on va quand même choisir la destination.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

C’est quand qu’on va où ?

Allez, les amis, c’est parti, on a décidé que cette année, on partait en vacances, youpi ! Mais là, faut répondre à trois questions essentielles :

– où

– quand

– comment 

Aujourd’hui, penchons nous sur le quand qui semble être la question la plus facile à résoudre mais ERREUR ! A partir du moment où tu quittes les études, le choix des vacances devient une lutte de tous les instants. Et quand t’es chômeur, tu pars pas ou avec l’angoisse de partir au mauvais moment.

Juillet et août : un butin de 9 semaines à se partager et personne ne va se faire de cadeaux, autant le dire. Pour te ramener du café de la machine, t’aider à réparer l’imprimante qui ne marche jamais, répondre à ton téléphone, il y aura toujours quelqu’un (enfin, normalement) mais pour céder un jour de vacances, là, il ne faut pas y compter. L’attribution des vacances se fait selon une logique de priorité, un peu comme les places dans le bus : plus t’es jeune, valide et pas enceinte, moins tu as de chances de t’asseoir. Et bien
les vacances, c’est pareil : moins t’as d’ancienneté et d’enfants, moins t’as ton mot à dire dans le partage des congés. D’ailleurs, si tu n’as ni enfant ni mari, tes vacances, tu les prends en septembre ce qui, depuis quelques années, est quand même le mois le plus agréable de l’année, même s’il fait nuit plus tôt qu’en juillet. 

Cette année, je devais combattre avec Simon et Ioulia. Dans l’ordre hiérarchique : Simon puis Ioulia et moi à égalité. En fait, comme j’ai le statut cadre, normalement, je suis avant Ioulia mais mon statut, il ne sert pas à grand-chose, juste à faire joli. Simon posant la semaine de fin juillet et la première d’août, Ioulia et moi devons nous partager la fin du butin. Je prends les semaines du 07 et 14 juillet, Ioulia du 21 et du 28. Donc si t’as bien suivi, y en a une qui se retrouve seule la semaine du 28 au taf… Heureusement
qu’on a une stagiaire, ça va être drôle à deux. Mais à l’arrivée, tout le monde a les vacances qu’il voulait, youpi ! 

Mais si j’ai de la chance, ce n’est pas le cas de tout le monde. En général, dès que vous ouvrez la bouche sur le sujet, ça fuse : « non mais avec mes enfants, tu comprends… », « on veut réserver à tel endroit et c’est vraiment cette semaine qui coûte le moins cher… », « oui mais on va chez ses parents et c’est le seul moment où toute la famille peut y être, surtout que c’est l’anniversaire de pépé ». Pour peu que certains aient la bonne idée de se marier, ce qui arrive souvent en été ou, pire, d’accoucher, c’est carrément un casse tête chinois. Alors on peut jouer au « m’en fous, je ne ferai aucune concession » mais vu qu’on continue à travailler avec ces personnes le reste
de l’année, mieux vaut faire quelques concessions. Sinon, pour Noël, vous pouvez vous brosser. 

Donc, si vous avez une date de vacances très précise à prendre, commencer à en parler dès janvier pour être sûr de l’avoir. Après, chacun ses préférences. Je suis juillettiste depuis ma plus tendre enfance, sans doute parce qu’en août, il y a décidément trop de monde et le monde, j’en mange suffisamment à Paris pour pas en plus le retrouver à la plage. A moins bien sûr de choisir une destination peu prisée en été. 

Demain, on verra donc où on peut partir en vacances.

PS : N’oublie pas de m’envoyer ta lose de vacances à nina.bartoldi(a)gmail.com !

Cahier de vacances

Mes lecteurs d’amour

Aujourd’hui, je dégouline de joie et d’allégresse et d’amour pour autrui. Pourquoi ? Parce que je suis officiellement en vacances. Tu me lis et moi, j’ai les pieds en éventail enfoncé dans le sable chaud d’une plage méditerranéenne. Enfin, normalement vu que cet article est écrit en avance et donc que s’il le faut, à l’heure actuelle, je suis enfermée dans un appart à regarder la pluie qui tombe et à maudire ma vie, ma lose et Dieu, s’il existe.

Alors je vous avais promis une saga de l’été mais je savais pas trop quoi. J’ai sérieusement pensé à un policier en huis clos et tout MAIS autant te le dire, je suis nulle en policier. J’essaierai à l’occase si ça vous amuse mais je me sentais mal barrée donc j’ai préféré prendre une autre voie. Celle de la déconnade. J’ai réfléchi et je me suis dit que j’allais faire un espèce de guide des vacances qui courrait tout l’été avec les premiers épisodes de suite maintenant et la suite une fois par semaine ensuite, jusqu’à ce que j’ai épuisé le sujet. Je vais essayer de vous filer les conseils essentiels pour passer de bonnes vacances. Bon, évidemment, comme nul n’est parfait, vous avez le droit de compléter dans vos comms ce que j’aurais oublié. Et même de raconter des anecdotes.  

Alors, attention, prends ton carnet et ton crayon, applique toi, prends des notes de ta plus belle écriture et tire la langue pour montrer que tu t’appliques vite et note un peu le programme prévisionnel de cet été. D’abord, je t’apprendrai avec qui partir et comment, où, comment réserver ses vacances, comment gérer ses loses en transport (à peu près inévitable), comment s’occuper sur la plage, que manger… Bon, déjà, rien que ça, je serai revenue mais grâce à moi, en 2009, tu seras paré. 

En plus, grande princesse que je suis, je prévois aussi de t’occuper. On va lancer un petit concours d’anecdotes de vacances avec la clé la possibilité d’écrire un article ici (en plus de la publication de l’anecdote en question), le jury sera bien entendu les vingtenaires. Et si ton article nous plaît, tu pourras même faire partie de la bande vu que l’un d’entre nous a semble-t-il décidé de quitter l’aventure en se la jouant silence radio (mais il est vivant, il m’a même effacée de MSN). Je n’en attendais pas moins de lui, j’espère au moins que
sa brève expérience ici lui aura appris quelque chose mais j’en doute très fortement. A bon entendeur… Donc le concours est très simple : raconte une lose de vacances. Tu as jusqu’au 20 juillet pour me l’envoyer à nina.bartoldi’at’gmail.com. J’espère que t’es joueur !

Bon, c’est pas tout ça mais si j’ai de la chance, à l’heure où tu lis ces lignes, je suis en train de me faire dorer la pilule au soleil malgré ma crème indice 40 parce que je suis trop blanche pour prendre un indice moins élevé. Peut-être même que je suis en train de mater le bel éphèbe de la serviette voisine. Quoi que me connaissant, je suis plutôt en train de maudire le foutu clebs du couple voisin qui a tendance à vouloir creuser un trou à 2 mm de ma serviette. A croire qu’il y a un cadavre dessous… Je vais déménager ma serviette.

Le Français à l’étranger est-il un gros con?

Par Jane

Quand je manque d’inspiration (c’est à dire « quand je n’ai pas écrit depuis 6 mois et que ça commence à faire tâche un peu quand même ») je vais me promener sur d’autres blogs, et je tente de pomper honteusement un sujet. Comme je viens de l’avouer, mon IP va être bannie de la moitié de la blogosphère, mais on s’en fout, je tiens mon sujet, le ciel peut me tomber sur l’écran, ce n’est pas grave.

J’ai d’abord penser au tuning, vous faire un bel article illustré sur la manière de coller des néons sous une Twingo. Et je me suis dit que finalement, non. Trop masculin.

Puis je me suis dit que j’allais vous expliquer comment faire un masque pour le visage à l’aide de ce qui traîne dans votre frigo, mais finalement non. Trop féminin.

Alors je me suis dit que j’allais aborder un sujet mixte, les vacances. Avec ça, tout le monde va se sentir concerné. Sauf ceux qui n’en ont pas, je sais…

PinkLady a parlé del’ado étranger en vacances, ce charmant troll urbain qui se croit tout permis, et surtout te traiter de tous les noms en pensant que tu ne comprends pas. J’aime quand c’est en anglais et que je me fais traiter de femme enceinte (par exemple et totalement au hasard hein, pas du tout parce que je suis rancunière) Sans déconner, le Français n’est pas connu pour briller dans les langues étrangère, mais quand même, les Anglais pensent vraiment qu’on ne les comprend pas??

Je vais de mon côté vous parler du Français en vacances, parce que finalement, on n’est pas mieux que les autres. C’est navrant mais c’est ainsi.

Le Français en vacances se dit qu’il est plus intelligent que les autres (ces étrangers) et qu’il se doit de le faire remarquer à son entourage, dans sa langue maternelle. Comme les étrangers sont forcément de gros nazes, il s’en fout, ils ne comprennent pas. Sauf quand… dans la masse étrangère ambiante, se trouve, au hasard, une Française égarée. Qui habite en zone étrangère, vit avec des
étrangers, et parle étranger tous les jours. Ca, c’est pas d’bol pour nos Français. Mais ça donne des observations très intéressantes.

– Le Français est discret

Dans le bus, le métro où dans la rue, tu le repères très vite, c’est celui qui parle le plus fort. Il s’en fout, personne ne le comprend. Et ça permet de le localiser plus rapidement. Surtout après une longue période en zone étrangère, le radar à France est bien enclenché.

– Le Français est classe

« Ptain, t’as vu la jupe? Non mais comment on peut sortir habillée comme ça? Et mate moi les chaussures, je rêve! » La France, c’est la mode, donc ailleurs, on peut tout critiquer, c’est normal, être français donne immédiatement un statut de fashion analyzer et puis c’est tout.

– Le Français n’a peur de rien

Vu que personne ne comprend, de toute façon, il peut se lâcher. Jusqu’au jour où il tombera sur quelqu’un qui le comprendra. Il reviendra alors de vacances en expliquant que quand même, ces étrangers, ils sont parfois d’un vulgaire…

J’ai ainsi le souvenir impérissable d’une virée shopping de Noël qui a tourné au cauchemar. Parce que deux greluches françaises semblaient faire le même parcours que moi, à 2 minutes d’intervalle. Et que dans chaque magasin, alors que je m’énervais de plus en plus en ne trouvant rien (la marmelade, c’est un peu trop cliché comme cadeau pour toute la famille) je me farcissais leurs commentaires sur… absolument tout. Sauf moi. Parce que le Français à l’étranger semble néanmoins parfois reconnaître les siens, on appelle ça l’instinct de survie. Et cette autre fois, à l’autre bout de la planète, où je découvrais atterrée qu’un vol de dindes francophones avait élu domicile à la table voisine en terrasse. Et parlait tellement fort qu’elles n’ont à aucun moment percuté que
la table à côté était également francophone, notre conversation ne couvrant pas la leur.

Finalement, vous savez quoi? A l’étranger, nous sommes tous des plaies

Faut-il partir en vacances avec ses parents?

Par Jane
 
Après le groupe d’amis, voyons aujourd’hui d’autres énergumènes avec qui nous pouvons partir en vacances: la famille, et plus précisement les parents.
 
Les parents, ce sont ces gens qui nous ont conçu il y a une bonne vingtaine d’années, et plus ou moins élevé depuis. Les miens ont baissé les bras depuis longtemps, mais c’est une autre histoire.
 
Quand t’es djeunz, partir avec tes parents, whahaha c’te lose! Un vrai djeunz part en vacances avec ses potes, son boyfriend ou sa girlfriend, squatte chez les uns ou les autres, sur un coin de canapé ou sous une tente dans le jardin, bref, a une vie trépidante et passionnante. Je le sais, j’ai eu un djeunz à la maison. Parce que j’ai parfois l’impression de ne jamais avoir été djeunz (ce qui est totalement faux en fait, je me rappelle d’un été où j’ai tout bonnement retourné la maison de mes parents qui était officiellement devenue un salon de massage, un hôtel (avec possibilité de prendre une chambre à l’heure) un fumoir, un frigo géant et un chenil)
 
Quand tu vieillis, que tu as perdu de D et le Z de djeunz (oui, tu as aussi rajouté un E, mais là ça devient limite lourd comme explication de texte, et j’aime à croire lecteur que tu as l’esprit vif et l’oeil taquin), ce qui fait de toi un début d’adulte (cet âge maudit des dieux où tu commences à te lever tôt le matin pour gagner ta vie et à payer des impôts) tu reconsidères un peu le tout.
 
Les parents, ce sont ces gens que tu vois 2 fois par an, pour Noël et ton anniversaire, parce qu’ils ont accompli leur destin et sont maintenant les heureux propriétaires d’une grande maison/petit pavillon/camping car en province/banlieue/du côté du périph’. Toi t’es dans une plus grande ville parce que voilà, t’es jeune (sans D sans Z) et donc tu penses carrière. Ca fait un peu enfant indigne de te déplacer uniquement quand il y a du câdo en jeu et un festin au menu. D’un autre côté, t’es jeune et fauché, et les pâtes tu satures, et d’abord z’avaient qu’à pas faire des gosses si c’était pour ne pas les soutenir jusqu’à… on va dire la retraite hein mon papounet?
 
Alors parfois, sur un coup de tête, alors que t’es un peu bourrée et que ta mère te tiens la jambe depuis 20 minutes au téléphone, tu sors une connerie plus grosse que toi. Genre « Cet été, je passe les vacances avec vous! » Parce que sur le coup, le côté rapprochement familial, l’émotion partagée, les liens intergénérationnels, ça te semble vachement cool. Surtout quand t’es bourré. Parce que quand tu décuites, c’est autre chose…
 
Tu te rappelles que ton père pense que tu as encore 5 ans. Et aucune volonté propre. Que tu réussis à passer environ 3 heures (grand max) avec ta mère sans te fritter. En gros, tu te rappelles que tu viens de saborder tes vacances.
 
La technique pour survivre? Miser sur l’éloignement du reste de l’année. Redevenir le bébé de la famille. Et prendre sur soi. Maman veut un câlin avec son bébé? Maman aura un câlin. Ca fait du bien en plus un câlin de Maman. Papa a tendance à se braquer quand on parle politique? On va parler du tour de France. En balançant quand même que ce vaste spectacle populaire n’est qu’une défilé de présentation de laboratoires pharmaceutiques (« Nous, on a réussi à mettre 3 cyclistes sur le podium grâce à nos produits, il est bon notre EPO, il est bon! On vous offre une transfusion gratuite pour 5 effectuées, ça serait dommage de rater ça! ») Parce que faut pas déconner, ya quand même des limites. Et puis de toute façon le tour de France est en même temps que le psychodrame de M6 de l’après-midi, ça permet de libérer la télé.
 
Le tout est de bien se rappeler qu’on n’est absolument pas un adulte fier et indépendant, mais juste le bébé de la famille. Parce que l’adulte indépendant, il dirait à Maman qu’il vient pas en vacances pour récurer une maison de fond en combles. Le bébé va juste dire que c’est l’heure de la sieste. L’adulte dirait à Papa que la région parisienne a bien changé depuis son époque. Le bébé lui rappelle que depuis son époque, il y a l’électricité et DisneyLand…