Une semaine en-rhum-ée pleine de punch

Double jeu de mot foireux en titre mais rendons la responsabilité à chacun d’entre eux : l’en-rhum-ée, c’est ma sœur et pleine de punch, c’est mon papa. On est les rois du calembour chez les Bartoldi.

Qui dit Martinique dit rhum. Ca tombe bien, je suis une vraie rhumomane, je l’aime autant que la vodka et que le champagne. Alors forcément, en Martinique, ça y va : au déjeuner, au repas et en after, vive le rhum, qu’il soit planteur, petit vieux, en punch ou même en daiquiri (bien que la Piña Colada de l’hôtel soit très bonne, je n’en ai pas pris). Sauf que voilà : depuis deux ans que je ne bois quasi plus, mon corps n’a pas été content du tout.





Ca a commencé par mon ventre. Bizarre, ai-je remarqué dans la glace, il a gonflé. Alors au début, j’ai mis ça sur le compte de la chaleur mais aujourd’hui, il n’a pas trop trop diminué et là, je comprends bien qu’il manifeste contre la prise excessive d’alcool, produit extrêmement sucré, rappelons le. Avoir nagé avec application dans la mer, à contre courant, n’a pas permis de compenser. Pour le moment, mes pantalons ne disent trop rien mais je le sens bien qu’il va falloir reprendre intensément le sport pour éliminer tout ça. C’est ça l’alcool : 5 minutes de plaisir, 2h de sport pour éliminer. Alors imaginez à deux ou trois verres par jour pendant une semaine ce qui m’attend.

Et mon corps ne s’est pas contenté de gonfler du bidou, il s’est vengé de façon violente le jeudi soir : il m’a rendue malade. Dîner tranquille (et relativement pas bon, l’hôtel n’était pas doué en cuisine), petit digestif rhumé dans la chambre parentale, tout va bien. Je me couche, écris trois lignes ou à peu près, lis un peu puis j’éteins. Je somnole un peu mais soudain, je suis prise de mal de ventre. Pensant à une indigestion ou une turista, je vais aux toilettes mais rien de probant. Mon ventre est littéralement dur comme du
bois. Et là, je sens ma trachée qui se consume sous l’effet de l’alcool. Je vous jure, j’ai la tuyauterie en feu. Bon, mon corps déborde de rhum, je ne vois qu’une solution pour le purger.

Alors j’aimerais quand même savoir comment font les demoiselles (et messieurs ?) qui ont des soucis alimentaires et se font vomir, je n’y suis pas arrivée. Alors je suis allée me coucher avec ma tranchée cramée en buvant de l’eau pour éliminer. Le lendemain, je n’ai bu que deux rhums, je suis raisonnable.



Et encore, j’ai été dans les raisonnables de la famille avec Alice. Nous avons fait une excursion en catamaran où l’équipage mettait à disposition du planteur dès le départ (9h du mat) et je n’ai bu le premier qu’au déjeuner. J’en ai pris un autre dans l’après-midi que je n’ai pas fini (qui me l’a piqué ?) et un autre vers 17h que je n’ai pas fini non plus (mais qui me vole mes cocktails ?). Par contre, mes parents ont bien tapé dedans ce qui m’a permis de voir mon papa en état d’ébriété (un inédit) et ma maman aussi (un peu moins inédit). Je fus certes grise mais je suis toujours restée digne, je crois.

En attendant, je crois que ma bouteille de rhum vieux ramenée dans mes bagages va rester au frais quelques temps. Et celle de rhum blanc que j’ai ramenée, c’est le prix pour le 45 000e comm. Je vous gâte, y a pas à dire !

Nina face à sa peur

Je disais donc, j’ai pris l’avion, 16h en une semaine et l’avion, c’est pas mon copain. Pourtant, cette fois-ci, je n’ai pas fait de cauchemar de crash d’avions alors que quand j’étais partie en Suède (via Paris et Amsterdam, 3 décollages et 3 atterrissages), toutes les nuits, je rêvais que j’étais dans un avion qui se crashait. Fatigant.




Là, rien. Bon, intéressant. Jour J, me voici à l’aéroport, je suis un peu nerveuse, 9h, c’est trop le bout du monde. Mais bon, je ne peux plus reculer. J’embarque avec Alice et Anthony (mes parents sont quelques rangs devant et n’ont pas été appelés en même temps), je m’assois. Cool, un écran individuel. Et là, on attend. On attend. Bon, il part ce con d’avion, qu’on en finisse ? Et voilà qu’on démarre, on accélère, on décolle, ma sœur n’est pas très bien, la dame de l’autre côté de l’allée non plus… Et moi, je m’en fous. Je suis dans un
avion qui décolle et ça ne me fait strictement rien, hormis un léger tassement des vertèbres.




Alors voilà, j’ai passé 8h30 à l’aller et 7h30 au retour dans un avion, ce gros truc qui me faisait peur et je m’en foutais. Mon seul souci fut finalement que je n’ai pas réussi à dormir sur ces sièges inconfortables qui me faisaient mal aux fesses. Pourtant, on nous a servi du rhum et du vin à chaque repas. J’ai même regardé Benjamin Button et j’ai juste somnolé quelques minutes. Pourtant, ce film est d’un ennui pas possible, j’ai été super déçue. J’avais aimé Forrest Gump parce que j’avais une dizaine d’années, là, non, ce genre de fresque de vie avec l’amour rencontré dans les jeunes années… Et encore, on nous évite le Vietnam. Bref, la seule chose que je retiendrai de ce film c’est le fait que certaines femmes que je trouve laides d’ordinaire peuvent parfois être sublimes. Cate Blanchett, reste rousse, je te jure que ça te va divinement bien. Je suis passée ensuite à deux épisodes de Desperate Housewives (déjà vus) et deux épisodes de
Friends (je me demande s’il existe des épisodes de Friends que je n’aurais pas vus). De temps en temps, je regardais le trajet et la caméra sous l’avion. Ca, c’est trop bien surtout quand on vole de jour et sans nuage, sinon, ça n’a pas le moindre intérêt. Par contre, ils nous l’ont coupé au décollage et à l’atterrissage et vu qu’Anthony m’avait volé ma place à côté du hublot, je n’ai pas pu voir la Martinique vue du ciel (ceci étant dit, on la survole quasi pas avant d’atterrir).



Alors voilà, maintenant, je sais que j’ai le pouvoir : je peux voyager dans le monde. J’ai pu traverser l’Atlantique, chose que je pensais impossible y a quelques années donc l’univers des possibles s’ouvre à moi. Ce côté-là est super exaltant même si j’ai conscience que je m’emballe un peu pour rien.

Mais pour être tout à fait honnête, j’ai été  légèrement déçue, un peu comme un tour de montagne russe qui ne fait pas peur du tout. Je voulais affronter une peur mais finalement, je n’avais plus cette phobie, j’étais plus dans une peur d’avoir peur. Finalement, une fois en l’air, on oublie, on s’occupe. On regarde la télé, on sudokute (un peu), on lit des magazines (en fait pas du tout), on dort (non, j’y arrive pas, j’ai mal au cul. A cause des sièges !). Je me suis même levée pour amener Voici à ma mère et pour aller faire pipi.





Et voilà, tout ça pour ça. La semaine prochaine, je vais dans un vivarium caresser un serpent. Non, je déconne, ça, j’en ai vraiment peur. La preuve, quand je suis allée en Suède, à L’Universerum (un truc du genre), y avait un vivarium. A un moment, un serpent a bougé, j’ai fait un bond en arrière.

Ouais, je vais la garder cette phobie.

Comment se préparer à l’avion

(article écrit avant mon départ et qui devait être publié pendant mes vacances mais j’ai pas eu le temps de gérer ça avant mon départ.
Demain, je commence à raconter mes vacances)

Donc voilà, je vais devoir prendre l’avion pendant 9h. 9h dans ma conserve volante, tuez moi. C’est ce que j’appellerais l’épreuve du feu : si je survis, je pourrai aller partout dans le monde. Je peux le faire, je peux le faire. Mais voilà, comme toute épreuve, il faut se préparer un peu, j’ai prévu le coup.


D’abord, quelques magazines bien féminins qui ne nécessitent pas l’ombre d’une réflexion. Je me suis privée de leur lecture en avril pour pouvoir les consulter dans l’avion, découvrir quelles sont les dernières tendances, les derniers problèmes sexo à la mode (toujours les mêmes à l’arrivée), les dernières anecdotes inventées par les journalistes qui nous racontent que Chloé, 27 ans, a rencontré un homme en la personne de son nouveau voisin à qui elle allait demander du sel. D’ailleurs, je suis fascinée par le nombre de nanas qui rencontrent l’amour sur le palier de leur appart. Ca fait 6 mois que j’ai emménagé et je n’ai quasi jamais croisé personne. Ca m’apprendra à toujours avoir du sel. Temps estimé de lecture de magazine : 2 à 3h.


Ensuite, je ne vais pas dormir la veille ou presque. Parce que bon, c’est pas tout ça mais je peux pas m’occuper pendant 9 longues heures enfermée dans un appareil, il me faut d’autres idées et qui est le meilleur allié de mon ennui : le sommeil. Temps estimé : 3h au moins, j’espère.  Histoire d’arriver sur place à peu près fraîche et fringante.


Entre temps, nous avons une collation et un dîner, une heure de gagnée.

Pour le temps qu’il reste, j’ai d’autres trucs dans ma besace magique. En un, un livre de sudoku. C’est super le sudoku, ça occupe la tête. J’ai aussi mon petit ordinateur, mon netbook comme on dit : léger, facile à transporter et surtout je vais pouvoir écrire un peu. Peut-être que je vous ferai un « en direct de l’avion, j’ose pas aller faire pipi ». Parce que quitte à être dans la peur stupide et irrationnelle, j’ai toujours l’impression que si je bouge, ça va déséquilibrer l’appareil. Ridicule et surtout, ma vessie ne tiendra jamais 9h. Donc il est fort possible que ce voyage marque une première pour moi : j’ai marché dans un avion. J’en frissonne d’avance.



Enfin, j’ai choisi ma place : à côté d’Alice et Anthony. Outre le fait qu’Alice sera bien achalandée en magazines aussi, je serai surtout assise à côté du duo comique. En gros, Alice aime autant l’avion que moi et elle veut toujours prendre la main d’Anthony au décollage. Mais celui-ci ne veut pas lui donner et l’empêche de la prendre pendant toute la phase de décollage. Encore mieux que le film qu’on pourrait nous diffuser.

Evidemment, vu qu’on part avec Air France, il est tout à fait possible qu’on ait des films diffusés dans l’avion mais mon père a émis un doute à ce sujet, rapport au fait qu’on partait dans un boeing. Il me semble que les Boeing ont également ce genre d’équipement. Avec de la chance, je pourrai donc m’occuper avec un délicieux nanard que je vous narrerai avec sarcasme et ironie dès mon retour.



En attendant, j’attends quand même avec impatience la fin de ces foutus trajets.

Voyage au bout de la terre

Par Tatiana

Souvent on dit que ce qui compte ce n’est pas la destination mais le voyage. C’est sûrement vrai. Après tout même si le but du voyage est toujours ce que l’on garde en tête pour continuer, c’est les aléas du voyage qui font que c’est enrichissant ainsi que les rencontres. Pour ma part, je n’avais pas envisagé le déroulement de mon voyage sous cet angle et pourtant il m’a réservé bien des surprises.

Pour ceux qui n’avaient pas suivi, je suis partie au Chili en janvier/février et finalement un peu mars aussi. Quand je suis partie là-bas, j’en avais marre de tout : les mecs, le boulot (non existant pour moi), les gens, Paris… Besoin de prendre le large et de me déconnecter de tout. Besoin de réfléchir sur ma vie et ce que je voulais en faire. Je voyais mon voyage comme une sorte de retraite hors de la vie et du temps et pourtant c’est la vie qui m’attendait là-bas. C’est étrange parfois comme le destin peut vous surprendre… C’est au moment où l’on se sent le plus perdu qu’il vous rappelle à l’ordre en vous mettant face au mur avec l’obligation de faire des choix pour avancer. Et non la vie ne vous oublie pas, les coïncidences n’en sont pas ce sont des messages que l’on vous adresse. A vous de les lire ou non.

Tout ça pour vous dire que j’ai passé des super vacances. Un peu mouvementées et pleines d’imprévus mais super ! D’abord une semaine de farniente à Santiago, où j’ai exploré la ville. Ensuite mon amie Frenchie est arrivée et on a commencé notre périple vers le sud. Deux étapes majeures avant de descendre en Patagonie : le bout du monde… La  première étape c’était la région des lacs, que j’ai moyennement aimé et où en plus il faisait un temps pourri. La deuxième étape : l’île de Chiloé que j’ai adorée. Et ensuite L’étape ultime : Patagonia… Autant vous dire que c’est à couper le souffle. Les paysages comme le temps (car même en été on se les gèle grave). On a vu des glaciers et des icebergs sur des lacs, des pingouins… C’était trop bien.

Bon maintenant je suis revenue à Paris et c’est la lose. Déjà il fait pas chaud. Certes, ces derniers jours ça va mieux mais quand même il fait froid comparé aux 30 degrés que j’ai pu avoir là-bas. On nous rabâche toute la journée que c’est la crise et que tout va mal. Finalement j’étais bien mieux au Chili moi, mais pourquoi je suis rentrée ?

T’as vu mes photos de vacances ?

Au vu de la météo hivernale, le blog des vingtenaires est heureux de vous proposer la suite de sa série sur les vacances, histoire de réchauffer un peu nos corps glacés. Je sais pas vous mais moi, dès que je regarde par la fenêtre, j’ai le moral dans les chaussettes.

Donc revenons à nos vacances. Maintenant qu’on est sur place, on va sacrifier au rituel type de vacances : les photos. Il existe un loi mathématique qui dit que plus tu vas loin, plus tu prends de photos. Loi qui se conjugue à celle qui dit : plus tu vas dans un endroit où tu n’as quasi aucune chance de retourner, plus tu prendras tout et n’importe quoi en photo. Par exemple, si tu pars dans des pays à forte teneur en araignées, tu les prendras forcément en photo pour bien prouver que quand tu dis qu’elles étaient énorme-euh, tu
n’exagérais pas.

Pour les photos de vacances, je discerne trois écoles :

– celle dite « carte postale ». En gros l’idée est de prendre les monuments et autres lieux artistiques en photo mais de la façon la plus artistique qui soit : Tour Eiffel qui clignote, arc de triomphe avec les drapeaux français et européens gonflés par le vent et prise au milieu de l’avenue, Sacré Cœur au clair de lune. Après tout, touriste rime avec artiste.

– celle dit du « j’y étais ». Moi, je suis allée au bout du monde et pour prouver que je mitonne pas, je me mets sur toutes les photos. Là, c’est moi devant l’Empire Stade Building, là, c’est moi devant le Colisée, là, c’est moi devant un temple japonais… Honnêtement, je déteste cette école à laquelle appartient ma mère parce que quand je suis touriste, je privilégie le pratique à l’esthétique. Et j’ai tendance à planquer toutes les photos où je ne suis pas à mon avantage.

– celle du « je ne suis pas un touriste lambda, moi, monsieur », école rivale de la première qui consiste à prendre des photos insolites plutôt que les grands monuments. Par exemple, à Montmartre, au lieu de prendre en photo le Sacré Cœur, on prendra plutôt un panneau « eau et gaz à tous les étages », tout ça…

Choisissez votre camp. Pour ma part, je suis un et trois, paradoxale, quoi.

Mais pour faire toutes ces photos, il faut du matériel, c’est mathématique. Aujourd’hui, le numérique permet de s’alléger un peu, on n’a plus besoin de pellicules, juste de cartes mémoires qui pèsent à peine quelques grammes. Par contre, il est bien plus facile de perdre une carte mémoire donc faut trouver un bon système de rangement pour éviter d’en perdre une. Certains prendront leur ordinateur portable pour stoquer les photos dessus au fur et à mesure. Pourquoi pas s’il est léger mais sinon, c’est pas un peu du poids inutile ? L’autre avantage du numérique : on peut prendre à peu près n’importe quoi, on s’en fout. La photo est ratée ? On l’efface et on recommence. Plus de mauvaises surprises au développement quand on réalise qu’on ne reconnaît même pas la muraille de Chine tellement elle est floue. Mais ça peut être pénible aussi, de voyager avec une personne qui prend n’importe quoi en photo, jusqu’aux
pigeons parce que « mais je te jure, ils sont pas pareils que chez nous ! ».

Mais l’avantage de prendre toutes ces photos, c’est d’organiser ensuite une soirée diapo avec les potes pour tout leur montrer, tout leur raconter. Comme ça, on rapporte une petite part d’exotisme sur une carte de quelques centimètres.

A l’hôtel ou au camping?


On n’a pas tous la même notion de vacances. Pour certains, le mot d’ordre est« je n’en fous pas une », pour d’autres, ce serait plus « tiens, si j’allais escalader l’Himalaya, pour voir. » Du coup, on ne va pas forcément choisir le même logement non plus. Evidemment, la question des moyens se posent aussi mais comme ce n’est pas très drôle, on va faire comme si on n’allait pas en parler.

L’hôtel
C’est un peu l’idéal pour des vacances 100% farniente. La cuisine, c’est sympa mais là, j’ai pas envie tu vois… L’hôtel, on ne fait pas la cuisine, le ménage ni même le lit, y a des gens qui sont payés pour le faire. En plus, on mange mieux qu’à la maison… Et plus lourd et gras. Bref, l’hôtel, on zappe de suite si on est au régime, à moins de se dépenser entre deux repas. En fait, la seule chose pénible, ce sont les horaires un peu rigides : après certaines heures, il n’y a plus de repas, plus de petit déj et si tu rentres trop tard, l’hôtel peut être fermé (si, si, j’ai déjà vu ça). Erreur à ne pas commettre : prendre la pension complète qui vous empêche de vadrouiller toute la journée. Et avant de quitter votre chambre le matin, pensez à ranger vos culottes,,la femme de chambre appréciera. Et si vous aimez le calme et l’intimité, vérifiez que votre hôtel n’est pas trop « club » histoire de ne pas être sollicité en permanence pour participer à toutes les animations.

L’appartement à louer
Là, vous êtes en charge de la nourriture et le ménage mais l’avantage, c’est qu’on fait ce qu’on veut quand on veut. Le truc, c’est de louer le bon appart parce qu’en général, on choisit sur photo. Sans parler des arnaques potentielles. Par exemple, Lil Virgo qui avait trouvé un super appart à Amsterdam l’an dernier : pas cher, bien placé, le rêve. Mais quand le proprio lui a demandé de payer
en liquide par western union à envoyer vers l’Afrique, elle a compris que c’était une arnaque. Bref, le secret de bonnes vacances en appart, c’est d’abord éviter les pièges. Et ensuite, pensez à préciser avant le départ les missions de chacun au sein de l’appart : on est tous en vacances, y a pas de raison que bobonne se tape tout.

Le camping
Sociopathes et misanthropes s’abstenir. Les vacances en camping, je dirais que c’est une culture : on l’a ou pas. En général, ça se transmet de génération en génération mais parfois, on découvre par hasard les joies du camping car c’est la solution la moins chère. Le camping, c’est vraiment la quintessence de la vie en communauté : on partage les toilettes, les douches, on fait la vaisselle avec ses voisins… Et niveau intimité, c’est léger, surtout si vous dormez dans une tente. En gros, si vous partez en vacances pour retrouver un peu votre moitié après une année de dur labeur, le camping, c’est l’erreur stratégique. Après, si vous avez la nostalgie de la colo et des copains de vacances, là, c’est l’idéal. Pour peu que vous retourniez chaque année au même camping, ça fera un peu comme des vacances en famille.

L’improvisation
Certains aiment partir à l’aventure et pourquoi pas, après tout. Le sac sur le dos, c’est parti : on dormira où on trouvera. Un petit goût d’aventure à la Pékin Express mais avec plus de sous, quand même. C’est la solution à éviter par tous les anxieux, sous peine de ne pas profiter des vacances : passer la journée à s’angoisser à l’idée qu’on ne sait pas où on dort le soir, ça vous gâche des vacances. De l’autre, si vous êtes en plein périple « tour d’un pays », avoir réservé un hôtel pour tous les soirs peut vous brimer un peu. Surtout que selon où vous allez et quand, il n’est pas difficile de trouver un hôtel pour la nuit. Par exemple, quand ma soeur et Anthony sont partis à Bali, ils l’ont fait à l’aventure et ils ont bien fait vu que grâce à la compagnie Gulf Air, ils ont passé leur première nuit à l’aéroport de Djakarta alors qu’ils auraient déjà dû être à Bali :ils auraient réservé un hôtel, ils auraient payé la nuit pour rien. Même si à Bali, le prix
de la nuit est franchement dérisoire.

Bref, l’idée est la suivante : moins vous voulez en faire, plus vous prenez l’hôtel. Mais la farniente, ça coûte plus cher.

Chéri, t’as rien oublié dans la valise ?

 

Alors les vacances, sur le papier, c’est bon. Reste l’épreuve la plus casse pied et la plus sournoise : la valise. Pour réussir cette épreuve, l’idée est de mettre tout ce dont vous avez besoin dans la valise que vous avez à votre disposition sans rien oublier, sachant que selon le moyen de transport choisi, plus c’est petit et léger, mieux ce sera.


Première partie de l’épreuve : faire entrer le contenant dans le contenu, ça paraît facile comme ça mais c’est un leurre : en vrai, c’est la galère. Entre les fringues, les chaussures de rechange, les serviettes de plage qui prennent une place monstre, les livres, l’appareil photo, le camescope, voire l’ordi portable, les affaires de toilettes… Ben la valise, elle a un petit ventre rebondi quand on la ferme. Et en général, une fois qu’on a galéré à la fermer, on se rend compte qu’on a oublié d’y mettre quelque chose et faut la rouvrir.

La 2ème partie de l’épreuve consiste à lutter contre cette loi universelle : il est impossible de partir en vacances sans oublier quelque chose; C’est systématique. Ma spécialité : les chaussettes ou une tenue de nuit. Oui, en temps normal, je dors nue donc je ne pense pas à prendre de quoi dormir vêtue, ce qui peut pourtant être utile quand on part en vacances chez quelqu’un ou avec une personne qui n’est pas habituée à nous voir dans le plus simple appareil et ne souhaite pas que cela arrive. Je me souviens aussi d’une fois où je suis partie en vacances avec Guillaume 1er en oubliant tous mes sous-vêtements. Je suis donc allée à l’hypermarché me prendre quelques culottes petits bateaux et des soutiens gorges bas de gamme trop moches.

Pour certains, pour éviter d’oublier quelque chose, il faut faire une liste. Si on a tout noté sur un papier, il est impossible d’oublier quoi que ce soit, non ? Possible mais moi, je n’y crois pas, ne serait-ce que parce que certaines choses ne peuvent être rangées dans la valise qu’au dernier moment. Par exemple, tout ce qui est affaires de toilettes. Je sais pas vous mais moi, je me brosse les dents aussi la veille d’un voyage… Et puis déjà, faut s’assurer qu’on n’a rien oublié sur la liste…

En général, je n’oublie jamais l’essentiel vu que je fais une rapide revue avant de partir : « carte bleue, oui, billets de train, oui, passeport/carte d’identité, oui, téléphone portable oui, vêtements oui; L’essentiel est là, j’achèterai le reste au pire! ». Souvent, l’oubli de quelque chose peut dégénérer en dispute : « mais t’es con, pourquoi tu n’y as pas pensé ?

– T’avais qu’à faire la valise toi même si t’es pas content ! Forcément, quand on n’en fout pas une, on ne risque pas de faire des conneries ! »

Pas faux… Mais pour ne pas se prendre la tête, l’idéal, c’est de prévoir une pause shopping un peu après l’arrivée sur place pour acheter ce qui manque. Et puis cool, ce sont les vacances, on va pas commencer par s’engueuler non plus.

Il n’empêche qu’à chaque fois, je suis soulagée quand je découvre ce que j’ai enfin oublié. De toute façon, c’est pas la peine de s’angoisser de ce qu’on a oublié, la vraie angoisse doit être « pourvu qu’on retrouve la valise à l’arrivée » car si vous prenez l’avion, par exemple, c’est pas toujours garanti…

Partirenweek-endàlalastminute.com

Par Jane

 


Imaginons un instant que vous soyez jeune et branché. Ou juste jeune. Que vous bossiez tout l’été comme un damné. Ou juste, que vous bossiez tout l’été. Que soudainement, l’envie vous prenne de vous échapper le temps d’un week-end. Que vous trouviez quelqu’un capable de vous supporter le week-end en question. Que vous suggériez de faire enfin ce week-end à Londres dont vous avez déjà
parlé tant de fois. Que la personne vous dise « Ok, on tente! » Au moment où vous dites « Ok, je cherche! » vous venez de faire une connerie monumentale. mais vous ne le savez pas encore.



Au commencement il y avait Jane qui avait convaincu Nina que Londres c’est le bien. Puis Jane se mit à la recherche du week-end parfait et pas cher. En se disant
que c’était faisable. Une capitale en été, c’est déserté, on y croit. Suivons cette dinde pas à pas.

Qui dit Paris-Londres dit Eurostar. Qui dit Eurostar dit « site SNCF ». Qui
dit SNCF dit… site alternatif. On clique sur l’onglet « offres spéciales », on rentre la date du week-end et le standing recherché, et bonne surprise, il y a des week-ends à partir de 163€! Sauf que quand on rentre la date, les horaires et l’hôtel, là, d’un coup, c’est plus du tout les tarifs de la page précédente. Et ce qui dépasse le moins du budget, c’est la lointaine banlieue londonnienne, quelque part entre une autoroute et l’aéroport. NEXT!


Sur PromoVacances, on file direct sur la rubrique « Maxi-Affaires », après l’expérience Eurostar, autant chercher directement le moins cher… Des tarifs alléchants, mais quand on lit les petites lignes, on découvre que les frais de dossier, les frais de remise en gare du carnet de voyage, les transferts, le petit-déjeuner ne sont pas compris. Du coup, les tarifs ne sont plus si intéressants.


Et pourquoi pas Nouvelles Frontières? Parce que leurs week-ends font 3 jours, et que le jeune actif, il n’a que 2 jours. Et le jeune actif, il pleure devant son écran, parce que les tarifs sont vraiment intéressants. Du genre moins cher que 2 jours avec Eurostar.

On va oublier les sites tournant sur le moteur de recherche de l’Eurostar (qui sortent les mêmes réponses, avec les mêmes prix qui grimpent dès qu’on part du « à partir ») et tous ceux qui doublonnent joyeusement.

Mais pour que cette soirée déprime ne soit pas totalement inutile, quelques conseils:

– Ne pas hésiter à se balader dans les sites, cliquer sur les onglets « week-ends », « bonnes affaires » et « dernière minute ». Parfois, ce ne sont pas les mêmes résultats qui ressortent.

– Toujours lire les petites lignes, et bien regarder ce qui est prévu et ce qui ne l’est pas dans le séjour. Parce qu’une nuit d’hôtel sans petit déjeuner, c’est
facilement 20€ à rajouter. Et que des frais de dossier + des frais de remise en gare du dossier, ça fait très vite grimper l’addition, avant même d’avoir mis un pied dans le train.

– Les résultats sont toujours triés par « coups de coeur ». C’est à dire, les plus chers ressortent en premier. Et l’option de classement par prix n’est pas toujours super visible, Mais en cherchant bien, on trouve, et même parfois dans le budget. Il faut alors relire les petites lignes (point 2)

Article non sponsorisé, mais on veut se faire offrir ce week-end hein!

Hé, regarde, papa, il double !

Aujourd’hui, abordons le transport préféré de la plupart des gens : la voiture. Et en général notre voiture à nous qu’on aime et que même des fois, on lui donne un nom. A y penser, je n’ai jamais nommé ma bonne vieille Clio, tiens. Maintenant, c’est trop tard, nos destinées se sont séparées.

Jusqu’à ce que je vive à Paris, je faisais tous mes longs trajets en voiture ou presque. Quand j’étais petite, on allait à la mer en voiture non climatisée. La montagne pareil. Je me souviens des gigantesques embouteillages au péage d’Albertville, mm. D’ailleurs, une année, on est partis tellement tôt pour éviter la foule qu’on s’est retrouvés comme des cons à la station à 9h du matin alors que les chambres n’étaient disponibles que vers midi. Je vois plusieurs avantages à la voiture. En premier lieu, les horaires : on part à l’heure qu’on veut
ou à peu près. On se fixe une heure de départ mais on n’est pas à cinq minutes près alors que le
train ou l’avion (quand ils sont à l’heure), à cinq minutes près, tu le rates. En plus, en voiture, tu gères ton temps comme tu veux. Si tu es fumeur, tu peux fumer directement dedans ou t’arrêter à une aire quand tu veux.

Autre avantage non négligeable : la tranquillité.  Enfin, tant qu’on n’a pas d’enfants. Mais comme le dit le vieil adage : les enfants, c’est comme les pets, on ne supporte que les siens. Donc dans un avion ou un train, un gosse qui gueule, ça vous ennuie. Dans la voiture, un gosse qui gueule, c’est le vôtre. Parce que dans le train ou l’avion, faut quand même supporter le regard outré des autres voyageurs qui n’aspirent qu’à de la tranquillité et il arrête de brailler ce con de mioche oui ? Ceci étant dit, j’ai une patience très limitée voire inexistante dans ce domaine. Autant les bébés, je ne dis rien parce qu’un bébé n’a que ses pleurs pour s’exprimer et ne comprend pas la notion de « chut, tu déranges les gens », autant y a un âge où l’impassibilité des parents face à leur progéniture bruyante m’agace un peu. Surtout qu’à sa place au mioche, il m’aurait rien manqué… Donc dans la voiture, tu écoutes la musique que tu veux, tu peux dormir dans un cadre paisible si tu es le passager… Et si tes gosses ne sont pas sages, tu fais comme ma mère : tu t’arrêtes à une station d’autoroute, tu fais descendre les enfants et tu les menaces de les laisser là s’ils ne se calment pas. Radical.

Mais la voiture, c’est pas toujours le pied non plus. Bon, déjà, y a la coût : avec le prix de l’essence, je pense sincèrement qu’un aller-retour Paris-Toulouse en avion coûte moins cher que le trajet en voiture. Mais surtout, en voiture, tu es moins détendu puisqu’il faut rester vigilant : quand on conduit, on ne s’endort pas. Sinon, c’est la catastrophe. D’ailleurs, on a plus de chance d’avoir des accidents en voiture qu’en train ou avion (même si on a moins de chances d’en mourir). Donc on s’en fout bien de la tranquillité, on ne peut pas se
reposer ! Si on est seuls, on peut au moins chanter à tue tête avec la radio, ça maintient éveillé et ça rend de bonne humeur.

Mais surtout, en  voiture, l’enfer, c’est les autres. Pas comme dans les transports en commun où on reproche surtout aux autres leur bruit (ou leur odeur de sandwich au pâté). Là, les autres sont des dangers permanents pour nous puisqu’eux ne savent pas conduire alors que nous oui. Et qu’eux sont des abrutis de partir en vacances en même temps que nous. Comme dirait ma mère « on dit que les gens n’ont pas d’argent et pourtant, ils partent tous en vacances! ». Ben oui, en voiture, on s’énerve et on tombe vite dans une mauvaise foi hallucinante. Alors on distribue les connards et connasses à des gens qui n’entendront pas nos insultes (ce qu’on est courageux quand on ne risque rien), on distribuera quelques doigts, on fera exprès de mettre deux heures à se remettre sur la file de droite pour faire chier le Fangio de derrière qui nous fait des appels de phares depuis une heure (ben oui, j’ai qu’à me ranger sous le camion, moi aussi)…

Bref, la voiture, ça a des côtés bien pratiques mais un défaut majeur : ça fait ressortir le pire de nous. Et pour peu qu’on ne trouve pas de place pour se garer à l’arrivée, le premier jour des vacances sera clairement placé sous le sceau de la mauvaise humeur.

A nous de vous faire préférer le train

Apparté personnelle : mouahahah

Le train et moi, c’est une longue histoire d’amour, ça fait trois ans que j’écris ici mes loses en la matière et Dieu sait qu’il y a à dire. Là, encore, pour rentrer chez mes parents, je n’ai eu que 10 mn de retard mais le jeu n’était pas là. Normalement, sur cette ligne, on a droit à un corail Teoz magnifique, ach’ment mieux qu’un TGV mais quand j’arrive sur le quai, je constate qu’il s’agit d’un corail tout pourri. Bon, c’est pas dramatique, je compte dormir de toute façon. Mais la SNCF  est joueuse : mon numéro de place sur le billet n’est pas le bon et faut regarder sur un tableau à quelle place je dois m’asseoir finalement. Mais comme personne ne nous le dit, tout passager qui rentre n’est pas au courant et on s’amuse à tous se renvoyer d’une place à une autre parce que « non, ça a changé, il faut regarder le tableau! » sauf que personne ne comprenait dans quel sens ça marchait (enfin, si, c’était simple mais encore faut-il savoir lire un tableau et c’est pas donné à tout le monde, apparemment).

 

Le train, y a des trucs que j’aime bien et essentiellement deux : quand je regarde par la fenêtre, je vois autre chose que des nuages et j’arrive direct en centre ville donc je ne perds pas trop de temps. Et puis dans le train, même si y a des fois des mecs qui passent pour nous vendre à boire et à manger, ils ne nous réveillent pas pour ça alors que dans l’avion, si. Ceci étant dit, dans le train, on est réveillé par les contrôleurs vérifiant nos billets, c’est pas forcément mieux, c’est vrai. En plus, si le train berce bien plus que l’avion, on s’arrête aussi plus souvent, ce qui casse un peu le rythme du sommeil.

Mais surtout, ce qui est problématique en train, ce sont les bagages. Il n’y a pas d’espace pour les ranger, du moins pas assez. Dès que je pars avec ma grosse valise, c’est la prise de tête. Impossible de la mettre dans les porte bagages au dessus de la tête : elle est déjà trop lourde puis en plus trop large : elle va forcément tomber et ça peut faire très mal. Quant aux espaces bagages à l’entrée du wagon, ils sont saturés sauf l’étage du haut mais on en revient au problème premier : trop lourd pour moi. Une fois sur deux, je suis obligée de
l’abandonner dans un espace libre et là, c’est parti pour la parano : et si on me piquait ma valise pendant un arrêt ? Parce que si tant est que ça arrive, je suis mal : la SNCF a clairement spéculé sur mon billet qu’elle n’est pas responsable de ma valise. Donc si une personne décide de descendre avec MA valise, je n’aurai plus que mes yeux pour pleurer. C’est vraiment le problème majeur du train : on a quand même moins de place individuellement que l’avion, on est encombrés par les bagages, je n’aime pas du tout ce côté là.

Autre joie du train : les retards. Bon, il y en a aussi dans les avions mais la magie du train, c’est que même si tout ne fonctionne pas forcément, on lance le convoi, des fois que ça tienne. Du coup, on peut tomber en panne en pleine voie. Alors on en meurt pas mais dépanner un train, c’est long. Très long. De plus, pour une raison qui m’échappe totalement, la clim se bloque automatiquement dès qu’on dépasse les 35° à l’extérieur. Donc s’il fait très chaud dehors, vous serez cuits à la vapeur dedans, si c’est pas sympa ça quand même ! Hammam gratuit pour tout le monde.

Enfin, le train est un transport plus familial que l’avion même s’il n’est pas forcément moins cher in fine, surtout s’ils suppriment la carte famille nombreuse comme annoncé. Du coup, partir en train durant les vacances, c’est souvent prendre le risque d’avoir de charmants bambins qui assurent l’animation… Et c’est pas forcément sympa, surtout si l’animation en question se trouve sur le siège derrière et vous file un paquet de coups de pieds.

Bref, en fait, le train, c’est juste bien parce qu’on reste au sol, c’est moins polluant (mais des fois, ça fait des feux de broussailles) et on va de centre ville à centre ville. Mais allez savoir pourquoi, c’est toujours un peu plus la galère que l’avion.