Où trouver l’homme ? Episode spécial : la cellule des copines

(Je rappelle à mon aimable lectorat et à mes lecteurs les plus agressifs que tout ceci est une fiction donc c’est pas du vrai.)

Lors du dernier épisode FICTIF, je me promenais avec un jeune homme pour ce qui devait être une balade romantique mais erreur stratégique : il semblerait que monsieur et moi n’ayons rien à nous dire. Après avoir abrégé le rendez-vous, je découvre avec surprise que le monsieur veut me revoir. Là, je pige pas. J’avais l’impression qu’il ne passait pas forcément un bon moment, alors quoi ?

Comme je suis pas une pétasse, du coup, j’hésite. En fait, j’ai pas l’air comme ça mais je suis du genre trop bonne, trop conne [note de l’auteure de ces lignes : ceci n’est pas une fiction,je commence même à me dire que je suis méchante à toujours refuser les invites du semi russe à se mater un DVD chez lui parce qu’il veut peut-être vraiment ne faire que ça…] alors je n’arrive pas à me décider : 2ème chance ou pas ? Parce que les questions tourneboulent un peu dans ma tête :

– est-il de nature timide et a eu du mal à se décoincer pour ce premier rendez-vous. S’il avait l’air détendu lors du smirting, c’est peut-être qu’il était bourré ou entouré de ses potes.

– me donne-t-il une seconde chance car il s’est dit que j’étais de nature timide et que j’avais du mal à me décoincer pour ce premier rendez-vous. Si j’avais l’air détendue lors du smirting, c’est peut-être parce que j’étais bourrée.

– il me trouve baisable et se dit que ce sera toujours ça de pris.

– il a pas baisé depuis un an alors moi ou une autre, quelle importance du moment qu’on a la jouissance ?

Bref, de mes hypothèses, y en a quand même qu’une qui justifie un nouveau rendez-vous. Alors que faire en cas d’hésitation ? Tadan, on réunit la cellule conseils amoureux de la girlie team. Evidemment, comme j’ai plusieurs conseillères, j’ai plusieurs sons de cloche. Au moins, je peux pas dire que j’ai été poussée dans un sens ou dans un autre vu qu’elles ont pas le même avis.

« Il te plaît ?

– Il est mignon et gentil mais bon, on se dit rien.

– Il est peut-être timide.

– Ou juste chiant.

– Ben peut-être qu’on n’a pas encore trouvé nos points communs, je sais pas.

– Ouais, enfin, tu te vois revivre un après-midi comme le dernier ?

– Bah, vas-y, prends ton pieds et tu verras

– Non, laisse tomber, la première impression est toujours la bonne ».

Ouais ben merci les filles.

Alors interrogeons une personne directement concernée : moi. Je me parle souvent dans ma tête [ce point de détail n’est pas une fiction] et voilà l’idée. Je cherche l’Homme, celui avec qui j’aurai envie de vivre ma vie, de présenter à ma mère et même de faire
mes enfants. Si je cherchais juste des plans culs, je serais plus dans le wait and see. Alors il arrive régulièrement que dans les comédies romantiques, la jeune et belle princesse à la recherche de son prince se trompe d’abord de prince charmant et couche à tort avec celui qui ne lui convient pas. Y a bien que Cendrillon qui trouve de suite chaussure à son pied. Mais d’un autre côté, j’ai du mal à coucher avec un mec qui ne m’excite pas la matière grise aussi. Mais il faut aussi avouer que le garçon, il a l’air gentil quand même alors peut-être qu’on va arriver à se dire des choses.

Bon, j’annonce à la girlie team que je vais prendre un nouveau café avec lui. Ma vie n’est pas un film d’une heure trente, certaines choses prennent parfois du temps.

La semaine prochaine, deuxième rendez-vous.

PS totalement hors sujet : un très bon article conseillé par Souchon version punk dans un comm, lisez le quand vous aurez posé votre petit comm ici !

Reste digne, ma fille

Dans la vie, on a tous nos limites. Selon notre vécu, nos croyances, notre éducation et que sais-je encore, elles sont plus ou moins loin mais restent rarement figées. Si à 20 ans, on m’avait expliqué que je pratiquerais un jour le plan cul, je ne l’aurais pas cru. Elle est pourrie mon intro, non ?

Donc des fois, on fait des choses qu’on ne pensait pas faire un jour. Je vais pas vous détailler mon cas perso parce qu’on s’en fout de savoir ce que j’ai fait, ce que j’aimerais faire, ce que je me refuse à faire… Mais l’idée générale est la suivante : mes limites sont celles de ma dignité. En gros, m’amuser, ok. Mais encore faut-il que je puisse me regarder dans la glace le lendemain matin sans rougir. Bah oui, tu vois, être wild, péter les plombs, se lâcher, c’est bon. Par exemple ma soirée des vœux de la boîte où j’étais bien déchirée (et où j’ai même demandé à un mec que je ne connaissais pas du tout s’il était pédé) mais je n’ai pas regretté parce que je me suis beaucoup amusée.

Tout est question de contexte bien sûr. Plus on est bien dans ses baskets, plus il est facile de rester digne. Par exemple, en ce moment, je me sens légère comme une bulle donc j’ai pas besoin de péter les plombs tous les samedis soirs, de me bourrer la gueule pour oublier pendant 2 heures que je suis une loseuse et que je suis malheureuse avant de vomir les tripes. Histoire de cercle vicieux et de cercle vertueux, je vais pas développer. Et pourtant, à y réfléchir, je ne vois pas ce qui mérite que je m’assois sur ma dignité.

Prenons la question du sexe. Je parlais avec Vicky d’histoires de fesses et elle me dit « oh, c’est glauque ! Je crois que je deviens prude ». Et bien non. L’histoire en question (qui n’implique ni l’auteur de cet article ni Vicky) est totalement glauque et c’est pas tellement une
histoire de pudibonderie, à mon avis. En gros, cette histoire me fait penser à un accident de voiture : une femme se détruit en faisant n’importe quoi avec n’importe qui dans le mépris total de sa propre personne et quand on me raconte cette histoire, j’ai la sensation de voir son corps démantibulé sur la chaussée. C’est gore. N’allez pas croire que l’on juge cette personne. Je dirais que chacun fait ce qu’il veut de son cul mais tant que ça se fait dans le respect des uns et des autres et à commencer par le sien propre. Dans ma grande période de n’importe quoi, Lucie aka la copine qui n’a pas sa langue dans sa poche m’avait dit : « mais bordel, arrête ces conneries, t’es un fille bien ! ». Ben, elle avait raison. Evidemment, c’est plus facile d’être une fille bien quand on est bien dans ses baskets.

Mais voilà, il y a des choses qui ne méritent pas que je m’assois sur mes principes. Accepter de se rabaisser pour une partie de jambes en l’air ou pour oublier pendant une paire d’heures que ça va pas, ça n’en vaut pas le coup. Maintenant, chacun fait ce qu’il veut de ses fesses ou de son foie, bien sûr. On peut tendre la main vers quelqu’un qui ne va pas bien, lui faire remarquer que oui, super, il a repoussé ses limites mais le jeu en valait-il la chandelle ? Non. La trashitude, ce n’est pas si drôle si on fait les choses en dépit du
bon sens et que le lendemain matin, on a envie de vomir quand on se voit dans la glace.

Dans ma vie, j’ai fait des conneries et avec le recul, je les assume complètement. Pas de regrets, ça ne servirait à rien de toute façon. Sans doute qu’il aurait été mieux que je découvre ce que j’acceptais ou refusais de faire sans faire mes conneries mais je suppose que c’est aussi une question de maturité et de connaissance de soi.

Plan de quartier

Par Bobby
 

Le deuxième semestre commence, j’ai gonflé mon emploi du temps à bloc (12 cours au lieu de 5, c’est à dire 36h par semaine, ce qui me vaut les regards étonnés de mes petits
camarades sortant tout juste du bac ; oui parce que je t’explique, après deux ans d’égarement -prépa + fac de philo- j’ai recommencé à zéro ; et donc, qu’on puisse aimer étudier, les boutonneux de 17-18 ans, ça les épate) et, forcément, je commence à fatiguer au bout d’une semaine et demi. D’autant que le soir je mène ma petite vie de débauche, du coup ça n’arrange rien. Si tu connaissais la musique stupide de mon réveil, cher lecteur, genre je suis une mélodie douce mais super agaçante, tu la haïrais tout comme moi.

[note à moi-même : sur les conseils avisés de Tante Summer, ne pas oublier que je n’ai plus le droit d’insulter ni d’emmerder le lecteur]

Bref, surmenage rapide (parce qu’en plus de ça j’ai tourné un court métrage en province, j’en prépare un autre sur Paris, je gère mon propre site et j’essaye de finir mon bouquin
tout en cherchant un éditeur, sans compter les 2h de métro minimum chaque jour), et voilà que les maladies reviennent à l’assaut de ce pauvre organisme fragilisé. Mon médecin m’a dit que si je continuais à faire des angines, on allait m’enlever les amygdales. Du coup je les aies engueulées, ces connes : arrêtez de chopper des conneries où sinon vous allez jarter et ça va pas être une partie de plaisir, ni pour vous, ni pour moi. Ceux qui chouignent parce qu’ils vont se faire retirer les dents de sagesse me font bien rire, maintenant.

Longue introduction, donc, pour te dire que j’entame cette article en buvant un efferalgan corsé (oui, je mets très peu d’eau, le goût est plus dégueulasse mais y en a moins à
boire, chacun ses petits trucs). Pour me donner du courage, je me suis promis un cran de chocolat à la tarte citron meringuée (oui oui, c’est une véritable tuerie, la tablette est un cadeau de maman ce weekend à l’occasion de mon retour momentané en province parmi d’autres victuailles  – à ce propos, il faudra que je pense à te parler du chaos familial qui règne chez eux depuis mon départ en octobre dernier), dans la vie il faut savoir se faire plaisir.

Si je m’accorde le droit à une page de traitement de texte, et une seule, pour chaque article, ça signifie qu’il me reste moins d’une demi-page pour te dresser, cher lecteur, un
petit panorama de mon quartier. Parce que le milieu naturel d’un vingtenaire, c’est rudement important.

Commençons par les voisins les plus proches : sur le palier d’en face, un mystérieux LE PORC, jeune homme invisible qui, lorsqu’après mon arrivée j’ai frappé à toutes les portes
de l’étage pour quémander une connection internet (sans laquelle je ne saurais vivre), m’a reçu en peignoir à 16h, genre en plein plan cul. A côté de chez lui, un vieil homo, ancien styliste, m’a aidé à recharger mon portable pour que j’appelle mes parents lorsque EDF m’a coupé l’électricité (je ne payais pas les factures, forcément). Même qu’il m’a raconté les différentes morts ayant eu lieu dans l’immeuble : une fille qui s’est jetée par la fenêtre au 4e, après quoi sa mère venait chaque jour hanter les escaliers en hurlant de désespoir, et un type, à deux portes de chez moi, qui est mort chez lui après un coma éthylique et s’est décomposé dans sa moquette (qu’il a fallu découper autour de lui pour emmener le corps). Ensuite, vient le personnage le plus intéressant : Ungoliant*, ma voisine du dessous. Le jour de mon emménagement, elle est venue frapper chez moi en menaçant d’appeler la police si le « bordel » ne cessait pas immédiatement (il était 19h, et j’installais mon clic-clac, honte à moi et à mon manque de respect d’autrui). Depuis, elle et moi, c’est une guerre sans merci. J’en reparlerai ultérieurement.

Descendons quelques étages. Il y a un type au premier, genre hacker japonais, qui se promène en robe de chambre et en fumant lentement, très étrange. Ensuite, dans la rue, un traiteur chinois tenu par toute une famille (père, mère, fils -fort mignon-, et fille, et depuis peu le bébé de cette dernière). Eux ils sont hyper-polis. Pas chaleureux du tout, non, polis. On est là pour payer, manger, et partir. Avec le sourire.

[deuxième note à moi-même : une seule page de traitement de texte ne suffira pas…]

Un peu plus loin, la boulangerie. Ma boulangère est une petite grosse aux cheveux rouges, complètement folle à force de vendre du pain et des croissants. Exemple d’un de ses
monologues : « Oui ? Oui ? Bon-bonjour ? C’est ? C’est pour ? Un ? Un croissant aux amandes ? Alors, oui. Oui. Un croi-ssant. Aux a-mandes. Oui. Un, oui, c’est tout ? Un croi- donc oui. 1 euro 20. Oui voi-là. C’est – ça. Oui, au re-voir. Oui. » Je me mords les lèvres jusqu’au sang pour ne pas éclater de rire devant elle. Un peu plus loin encore, enfin, on trouve la pharmacie, tenue par un grand black de plus de deux mètres, qui parle avec une voix à la fois douce et flippante.

Bref, encore une fois, j’évolue parmis des dingues. Il n’y a qu’ici que je me sens bien, dans mon élément.

Au prochain épisode, je vous en dirai plus sur l’avancée de ma bataille de drague à l’égard du sosie blond de Louis Garrel qui est dans ma promo et si, oui ou non, il finira dans
mon lit (pour l’instant, j’ai son numéro, c’est déjà ça).

*Ungoliant : dans les écrits de Tolkien (Le Seigneur des Anneaux), il s’agit d’une araignée mythique géante issue des ténèbres. Or ma voisine lui ressemble étrangement…

Douce réminiscence lycéenne

Par Bastien
 

Quand Einstein expliquait la relativité du temps en prenant l’exemple d’un même temps passé avec un précepteur et une belle blonde il ne pouvait pas viser plus juste. Il y a des
jours qui paraissent véritablement interminables, heures après heures on n’attend que le soir pour pouvoir aller se coucher. Des jours où on a le moral en berne, le sourire en bandouillère et le couillomètre à zéro. Mais voyez vous, ma chance c’est d’échapper à ces jours.

Putain de semaine ! A la base je suis expatrié à près de 500km de chez moi, donc forcément, ayant une mère poule, quand je rentre a la maison après 5 mois d’absence je suis un peu le Roi. Mais la n’est pas le plus grandiose. C’est fou comme en 5 mois on peut manquer à ses plans culs. Madame L, elle n’a pas coïté un seul autre mec durant mon absence, d’où un appétit plutôt féroce !  Madame T qui ne s’est toujours pas fait déprépubériser l’hymen (pas un plan cul elle, on s’est toujours tenu a un collegian touche pissou). Madame A, maquée, qui refuse même l’idée de me voir de peur de « faire une connerie », quelle conne. Madame E qui m’a envoyé des messages salaces ces 3 dernières semaines, préparant mon retour. Et madame Ti, ma préférée..

Alors Miss Ti n’est pas vraiment un plan cul. Disons plutôt que c’est un fantasme. Un grand fantasme. Des litres de foutre ont du être déversés sur son petit visage dans les imaginaires des boutonneux de mon ancien bahut. Des jambes longues et parfaites, un cul a faire se redresser un bénédictin, une courbe qui ferait rêver Ayrton Senna, des petits seins juste au
dessus de deux petites côtes saillantes, un sourire angevin et des yeux…mais d’un vert…argh !

Mon grand malheur étant de ne l’avoir encore jamais coïté. A vrai dire je l’avais même plutôt perdue de vue ces derniers temps. Et par « ces derniers temps » j’entends « ces 3
dernières années ». Mais un beau matin brumeux de janvier, quand la fraîche rosée faisait briller l’herbe et les fleurs de tout leur éclat (si c’est pas de la chouette littérature ça) la miss
décida de m’envoyer un message pour le moins affluxsanguinisant. En gros, après traduction ce message disait « pourquoi tu ne m’as pas labouré quand on était en term ? Mais rassure toi il n’est jamais trop tard » avec tous les gouzi gouza d’usage. Ni une ni deux, je me fait prescrire une paire de testicules et je pars à la chasse au fantasme ! Résultat elle est passée hier soir chez moi. Bordel, ça devait bien faire un an que je n’avais pas eu la volonté d’être un bon coup, ça fait quand même du bien a la virilité quand la miss hurle a t’en boucher les trompes d’Eustache.

Etre le fantasme de lycéenne de son fantasme de lycéen.. Elle n’est pas belle la vie ?

Bon, la veille, fallait préparer la venue en grande pompe de madame Ti, s’agissait de ne pas effrayer le gibier. Déjà on change les draps, la faire tremper dans la mouille d’une
autre c’est pas sport. On met bien en évidence la guitare, on vire les CDs genre Svinkels ou Suicidal Tendencies et on place des trucs plus soft a la UB40 ou a la Dylan, on aère la chambre parce que l’odeur de clope c’est pas franchement libidinant, on fait un brin de rangement, bref, on prépare le terrain.

 

Tout cela n’a servi stricto a nada ! A peine elle avait posé un pied chez moi qu’on coïtait déjà. Une méduse hémiplégique aurait pu se balader au dessus de nos têtes qu’on ne
l’aurait pas remarquée. Et quelle nuit mes amis ! On a tout fait, le sirtaki a la milanaise, on a remis le couvert version Bangkok, elle m’a même montré Ankara ! Si je vous disais combien de culbutes nous avons réalisés en une nuit vous en seriez tous jaloux. Mais merde, 3 ans de désir a remettre en une nuit ça se comprend que ma libido soit restée droite comme un I !

Voltaire a dit « J’ai décidé d’être heureux car c’est bon pour la santé ». Et il avait bien raison, vive le coït !

The wall of fuckin’ connards

Approchez, approchez, Mesdames et messieurs, voici le fameux wall of fuckin connards ! Sur ce mur vous trouverez inscrits tous les noms des connards qui ont traversé nos vies. Y êtes-vous ? A votre avis ?

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En ce moment, c’est notre nouvelle expression avec Vicky : « lui, on peut officiellement le rajouter au wall of fuckin’ connard », un poil plus constructif que « tous des connards », vous en conviendrez. Ouais mais ça sert à quoi. A deux choses : à refermer le dossier « connard du jour » et à en parler à ses cops pour qu’elles confirment que monsieur est un connard qui mérite sa place sur le mur. C’est pas moi qui suis trop dure, c’est lui qui se comporte comme le pire des abrutis. Ouf !

Maintenant, la question que je me pose « doit-on dire au connard qu’il en est un ». Bah oui, le mec se conduit comme le pire des goujats mais si on lui dit pas
qu’il le fait, il va peut-être pas capter à quel point son attitude le met en lice pour le titre de connard du mois. Voire de l’année. Ben ouais, si on part du principe que dit ne dit mot consent, si je dis rien, c’est que j’approuve son attitude. Du moins, je ne la désapprouve pas. Donc il faut se rebeller et leur dire ; « t’es juste un gros con ».

En général, je suis assez du genre « il ne vaut pas la peine que tu perdes 2 mn pour lui » parce que c’est souvent ce que je pense. Un connard ne mérite pas qu’une divine princesse comme moi ne perde encore plus de temps avec lui. Seulement, voilà, sait-il seulement qu’il est un connard ? Oui, la question paraît incongrue mais je la pose ! Imaginons le goujat type, pro de la bise post coïtale ou du on s’appelle (toujours post coïtal) suivi d’un silence assourdissant. Voire les 2 mais là, je sais pas si on peut cumuler. Ah si, on peut, maintenant que j’y pense, j’en ai croisé au moins un comme ça, du genre, je te baise, je te bise, je t’efface de MSN. Limite, ça me démange de donner son nom mais non, je l’ai déjà jeté par mail, restons classe, quand même. Donc revenons en à note fuckin’ connard qui a joué la carte de la bise post coït ou du silence radio. Si on lui dit rien, pour lui, c’est qu’il n’y a pas de problème. Ok, je t’ai baisée, c’est pas une raison pour s’embrasser pour se dire au revoir, c’est pas grave. Bon, t’étais juste un coup comme ça, tu vas pas non plus me faire une crise si je te rappelle pas. Ben si, justement, jeune homme. Il faut être classe de bout en bout, même pour un plan cul, histoire de ne pas gâcher le plaisir. Ben oui, quoi ! Quand on passe une douce nuit dans les bras d’un garçon charmant, ça fait chier qu’il se transforme en fuckin connard une fois le jour levé. C’est Cendrillon à l’envers en gros. Du coup, ça gâche les souvenirs, c’est très con. Oui parce qu’on peut aussi avoir un bon souvenir d’un one shot. Après, je demande pas la lune, juste être traitée avec le respect qui m’est dû. A la limite, tu veux pas me rappeler, tu le dis cash mais tu me promets pas de rester en contact si tu veux pas le faire.

 

Donc je me dis qu’il faut leur donner le bénéfice du doute : ils se rendent peut-être pas compte qu’ils ont mal agi, ils peuvent penser que tout était clair dès le
départ et tout ça. Ouais, ok, je m’illusionne pas mal mais il ne faut jurer de rien. Donc je milite aujourd’hui pour éradiquer les comportements connards en les dénonçant, on peut même filer les noms entre nous, histoire que le connard soit arrêté dans son élan. Faudra un jour que je fasse la liste des comportements typiques du connard pour que plus personne ne se comporte de la sorte.
Luttons camarades !

PS : Article déclinable en version féminine, vous pouvez, vous aussi, faire votre wall of fuckin’ connasses.

PS encore : Si tu t’amuses à regarder les prénoms de mon wall et que tu y reconnais le tien alors que je t’ai parlé hier soir sur MSN, c’est parce que c’est pas toi, en fait, le connard en question (oui, c’est un ps très privé, je pardon).

Dis, on est ensemble ?

Par Jane

Once upon a time, les choses étaient simples. Très simples. Un garçon séduisait une fille (ou l’inverse), réussissait un rapprochement allant jusqu’à l’horizontale, et hop, on considérait qu’ils étaient ensemble. C’était clair et limpide, personne ne se posait de questions. C’était il y a longtemps, du côté de mes 18 ans. Bon, ok, à 18 ans, les moments les plus torrides de ma vie se bornaient à mélanger ma salive avec un jeune homme. Mais n’empêche. Aujourd’hui, c’est l’article « théorie foireuse ».

Dans un grand moment de nostalgie de Sex and the City, je regarde la saison 1. La rencontre de Carrie avec Big, le début de leur histoire… Et le jour où elle se rend compte qu’un business dinner n’a pas le même sens pour elle que pour lui. En gros, le jour où elle découvre que tant que tu n’as pas parlé d’exclusivité, tu es libre. Enfin il est libre de chercher ailleurs.

Comment est-on passé du stade « on se voit, ça veut dire qu’on est ensemble » au stade « tant qu’on n’a pas mis les choses clairement au point, ça veut dire qu’on est libres comme l’air »?

Il y a quelques temps, cette dernière affirmation m’aurait fait hurler. Et maintenant, beaucoup moins. La preuve, je suis une fervente militante du « t’es célibataire » quand Nina se pose des questions sur le type de relation qu’elle entretient avec Gabriel (là, je pourrais vous exposer mes arguments, mais après on va dire que je cherche à rallier les lecteurs à mon point de vue, ce qui est évidemment faux, étant donné que j’ai raison, je n’ai même pas besoin de tenter de convaincre qui que ce soit) Disons que je m’adapte à la situation.

Petit exemple concret: période de célibat, gentil papillonnage pour passer le temps, et pas forcément envie de se relancer dans quelque chose de sérieux tout de suite (parce que même si pas tous des connards, on peut quand même très bien vivre sans se prendre la tête, si si)

Ca vous rappelle quelqu’un? Moi, j’vois vraiment pas qui…

Le papillonnage permet donc de passer d’agréable moments en charmante compagnie avec un jeune homme qui vous empêchera de devenir l’archétype de la nana mal baisée. Sans pour autant s’enfermer dans une relation « officielle ». Tant que ce n’est qu’un seul, tout se passe bien. Mais quand, éventuellement, sur un malentendu, il y a possibilité de… Que faut-il faire? Comment ne pas commettre un
impair? Comment gérer la crise (si crise il y a)?

S’il existait une solution miracle, ça se saurait. Chaque cas est différent etc etc, oui, on sait, mais ça ne nous aide pas. Faut-il être honnête? Euh, vous vous imaginez, vous, dire à Robert que tiens, au fait, pendant que j’y pense, je vois Marcel de temps en temps, on s’envoie en l’air, rien de bien grave, voilà, c’était juste histoire d’avoir quelque chose à dire, sinon, ça a été ton week-end? D’un autre côté, nier en bloc n’est pas très classe. La femme des années 00 est classe et glamour, assume sa sexualité, donc voilà, on ne ment pas. On change de sujet. Avec classe et
glamour.
Mais parfois, c’est pas mal de savoir ce qu’il se passe de l’autre côté. Juste pour être au courant. Histoire de savoir si tout le monde est sur la même longueur d’onde. Oui, ça aide. Parce que quand on considère que Maurice est un charmant jeune homme avec qui on aime bien passer du temps, point barre, ça serait bête que lui pense de son côté qu’on est la femme de sa vie (même si concrètement, effectivement, on est parfaite, comment pourrait-il ne pas succomber?)
Mais aborder le sujet est périlleux, parce que le flou artistique est parfois préférable. Après, y a plus le choix, faut assumer. Soit tout le monde est d’accord, on se voit sans se poser trop de questions et sans se promettre quoique ce soit, et advienne que pourra. On peut même avoir envie finalement d’officialiser la chose (je rappelle à titre purement informatif qu’un plan cul avec exclusivité ne peut plus être appelé un plan cul, c’est une façon soft de dire « Chéri tu es à moi ») Soit il y a désaccord, et là, c’est plus difficile à négocier pour la suite. Parce qu’Hubert, pour qui nous incarnions la perfection faite femme, il pourrait mal le prendre qu’on lui avoue qu’on voit parfois René et Auguste (oui, Louis, c’est fini, ça demandait trop d’organisation au final tu comprends…)

Finalement, c’était plus simple avant…

Le jour où j’ai élucidé le mystère de la première nuit

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs

Au début d’une histoire, c’est une affaire toujours assez épineuse de savoir si on doit coucher le premier soir ou pas, notamment pour garder un homme. Nina avait d’ailleurs proposé une analyse sur le sujet, je sais plus quand, mais elle sera chou de mettre un lien. [note de Nina : je suis chou!] En l’occurrence, pour moi, la question ne se posait pas vraiment de vouloir garder Benoît, puisque, comme vous n’avez absolument pas pu suivre à travers mon méandre de paroles, la semaine dernière, Benoît était un CDD. Mais par orgueil, je voulais pas être un plan cul au milieu de milliers d’autres. Au-delà de ça, que faire? Coucher le premier soir ou pas?

Autant lever tout de suite le malentendu : la fille qui ne couche pas le premier soir ne craint absolument pas de passer pour une salope. C’est juste qu’elle n’est pas épilée et que, vivante, on ne la déshabillera pas. On en revient toujours à une question de dignité, ceci dit. Car si coucher le premier soir ne fait pas de la fille une salope, coucher alors qu’elle n’est pas correctement épilée fait de la fille une salopiote. Eh vazy, jsuis pas une salopiote, moi. Au moins c’est dit. Le premier soir où j’ai eu Benoît dans mon lit, j’étais pas épilée. Et ça, encore c’était que la partie émergée de l’iceberg. Parce que si je récapitule, ça donnerait quelque chose comme :

– des poils partout (2 semaines sans que mon frêle petit corps ait approché le moindre rasoir/pot de cire) et les vêtements afférents : un t-shirt snoopy gris à manches longues avec des coeurs blancs partout et un superbe pantalon de pyjama à rayures 100% coton, et maintenant je SAIS que je veux rester à tout jamais anonyme pour les lecteurs de ce blog

– mes règles, les vêtements afférents, ie : une culotte pocket de Dim déchirée délavée détendue sur laquelle on devine grâcieusement collées les ailettes de la serviette always ultra sans bavure. -que la nana qui n’a jamais eu de culotte de règles me jette le premier tampax, je suis sûre qu’on se comprend toutes, là. Nan puis quand-même, mes règles, quoi.

– 40°C de fièvre, les vêtements afférents, en l’occurrence une énorme couette en plume enroulée autour de moi, même pas en rêve on me l’enlève, je suis congelée.

– un Nico qui dort à 1,30 m à côté, les vêtements afférents à savoir « PUTAIN MAIS BENOIT, BAS LES PATTES TU TE CROIS OU BORDEL!!!! » (et j’ai bataillé dur sur ce coup là, Nico, tu n’imagines pas). Y en a que ça gêne pas, voire que ça fait fantasmer. Moi pas. C’est pas dans l’éducation que ma mère m’a donnée. Enfin… c’est-à-dire que maman ne m’a pas dit « Marine chérie, évite de baiser en
présence d’amis à toi, s’il te plait, tu seras une bonne fille », mais, dans la mesure où elle ne voulait pas me voir montrer mon nombril, j’en déduis que l’éventualité que mon nombril soit visible avec ni pantalon, ni t-shirt trop court, mais en option un homme sur moi, cette éventualité était exclue.

Alors voilà, le problème du « premier-soir-quoi-qu’on-fait » était réglé, bien malgré moi. Rageant. 18 mois. Pour rien. J’ai dû être une roulure dans une autre vie et on me fait payer ma débauche antérieure.

Mais si le problème du premier soir est réglé, la question reste quand-même entière : est-ce qu’il voudra de moi après consommation??? Quelques jours plus tard, alors que j’étais revenue à Paris-je-t’aime, Benoît vient m’y rendre une petite visite. Evidemment, ça s’est pas tout à fait passé comme prévu. Mais ça s’est passé. Un vendredi soir. Ensuite, Benoît, je devais le voir dans le
week-end, et il a fait preuve d’un silence radio plus qu’assourdissant. Je voudrais pas avoir l’air d’insister mais… je perds de mon intérêt ou quoi??? C’est pas que je me vexe, mais bon… merde, c’est un CDD, et en plus il me plante après m’avoir sautée (pardonnez, je suis vulgaire).

Je finis par l’avoir au téléphone. Le dimanche soir.
« Dis-donc, je te demande rien, non plus, mais tu pourrais avoir la décence de me prévenir, si tu comptes absolument pas me revoir. Je veux dire c’est pas une question de sentiments, juste de bonnes manières », je fais, me drapant dans ma dignité offensée mais néanmoins suprême
« Ouais je suis désolé, j’ai pas eu le temps », il bafouille
« Mouais, un texto, ça prend pas 30 ans, non plus, aux dernières nouvelles », j’insinue, hargneusement
« Mais c’est parce que j’ai réglé quelques histoires pourries d’avant. Je voulais faire le ménage, ce ménage je l’ai fait pour toi, tu sais », il déclame (en fait non trop pas, mais je savais pas comment le dire pour faire style)
« Ouais. Super. Moi je t’ai rien demandé. Je voulais juste te voir ce week-end, c’est tout », je réponds, en me disant que ben merde faut bien que je réponde un truc après tout je suis dans le rôle de la meuf énervée
« Putain mais on dirait que tu t’en fous!! », il proteste
« Mais attends, t’as dit que t’appelais, tu le fais pas t’abuses aussi! », je bougonne

Moi, une chieuse? Peut-être, mais pas salope et encore moins salopiote. Pour le reste,

To be continued…

Contractuellement vôtre…

Par Marine

La saga de l'été des vingtenairs

Salut salut, chers lecteurs
Alors aujourd’hui, pour vous, la suite. En un mot comme en cent, le CDD.

Qu’est-ce qu’un CDD? Un Contrat à Durée Déterminée.
Benoît me dit, après l’épisode dit « de la culotte », la chose suivante (somme toute assez peu marquante dans la formulation, mais plus intéressante niveau interprétatif, ok promis j’arrrête de digresser). Benoît me dit donc :
« Bon. Je suis à Paris la semaine prochaine. On se voit? ».
Traduction : Benoît n’est donc pas un coup d’un soir.
Cependant, il ne m’a pas échappé que Benoît n’est que de passage furtif à Paris. Benoît ne durera pas.
C’est donc un?
Un?
Un CDD. Merci de suivre.
La belle affaire, un CDD.

Nina nous a raconté les affres de ses plans les plus nazes, de mecs qui font la bise pour pas s’engager, y a eu débat. Oui mais les hormooooones, tout çaaaaa (si si rappelez-vous…). Oui mais non. Je vous invite donc à entrer avec moi dans la catégorisation relationnelle. Même s’il est possible que je raconte un brin n’importe quoi. En fait, Benoît, par sa question, me fait comprendre qu’il ne sera pas qu’un one shot, et ce changement de catégorie me ravit. J’ai rien contre les one-shot, mais au bout d’un moment, c’est pas très épanouissant. Avec un océan d’écart, le Benoît,
il peut difficilement être plus qu’un CDD, et ça me convient. Ouais parce qu’entre mes 825 one-shots, ceux d’avant la re-virginisation, veux-je dire, j’ai eu un would be CDI, et ben la chute est dure. Trop dure. M’a fait chier, Guillaume. M’a fait de la peine. Moi pas vouloir ça. CDI pas bien. CDD mieux. Gnarf.

Qu’est-ce qu’un CDD, donc?
Un Contrat à Durée Déterminée. Sans engagement à la clé. Limité dans le temps. T’emballes pas ma belle, t’as vu où j’habite, t’as vu où t’habites? C’est pour le fun, toi et moi. Oui oui, bon, ça va, j’ai rien demandé, non plus, c’est pas comme si j’avais pas remarqué qu’il y a un océan entre toi et moi, ça va. Notons que par ce biais, le CDD reprend de la valeur ajoutée, lui qui est tout le temps dans l’ombre du CDI (cqfd, allez hop, soyons fous). C’est mal, la durée déterminée? Oulà mon dieu, non. Mais j’ai comme dans l’idée que l’homme a du mal à concevoir que la femme puisse ne pas être en attente de projets de vacances ensemble, et de
coups de fil enamourés, de justifications sur les soirées… Marrant, ça.

Re-visionnez la pub meetic, rules have changed (pas taper pas taper Nina, c’était une blague).
Ne pensez pas que je vais vous raconter ma vie sentimentale par le menu, c’est fort mal me connaître, je ne mange pas de ce pain là.
Bon, Benoît, aka le CDD. Bah oui, il est mignon, et intéressant. Et manifestement coeur d’artichaut et polygame. Ca c’est Nico qui me l’a dit.
« Mouiiii à ta place je ferais gaffe, tu sais Benoît, je le connais un peu, et tu vois quoi… enfin… il tombe hyper facilement amoureux, tout çaaaaaa…. »
(note pour Nico qui me lit, je le sais : depuis je pige l’intertexte à base de « Oui mais Benoît ce que tu sais pas c’est qu’il a déjà deux meufs à Paris, deux plans cul ici, plus les nanas qui lui tombent sous la main, y croit pas trop, quoi »)
Donc : polygame et coeur d’artichaut. Et pas précisément un voisin. Ne pensez pas que je vais vous étaler ma vie privée, ce serait mal me connaître (quoi? quoi? c’est le but de cette saga de 
l’été? on m’aurait menti, alors?). Bon, mais je voulais parler de Benoît parce que bon, c’est une histoire que j’ai trouvée chouette. Limitée dans le temps. Parce que limitée dans le temps à la base.

Benoît a été surpris par ma zénitude à son égard. Il avait jamais connu de fille aussi coulante, aussi souriante, aussi légère, etc. Ben oui. Je vais pas lui faire la gueule s’il a 1h30 de retard à un rendez-vous (et qu’il me prévient, hein), parce que ça fait 8 mois qu’il est pas revenu dans sa ville natale et qu’il a des amis très proches à voir, une famille et modérément le temps pour une gonzesse croisée au détour d’un bar (et d’une culotte, je sais je sais) deux semaines plus tôt… Je vais pas m’insurger de ne pas avoir de nouvelles un soir où il devait m’appeler, ou d’apprendre, au détour d’une conversation, qu’il voit une autre fille depuis plusieurs mois. Je me fous assez de l’opinion de ses potes à mon sujet, ou même de son jugement sur mes fringues (le muffle… me traiter MOI, de Punky Brewster). Oui, car le CDD permet ça (parce qu’en vérité, je suis pas tout le temps si coule, non plus). Le CDD permet de profiter des bons moments
jusqu’à la lie, sans trop se soucier du reste. Bon, cela n’empêche pas un léger pincement de type « Mmmmh… il est chou quand même, c’est con, on s’entendrait bien si on était pour de vrai ensemble ». Mais en fait, le CDD, c’est un teaser, celui de la relation qui un jour durera et marchera. Parce que c’est aussi intense. Mais limité. Voilà tout. Mais si on le sait au départ, on fait comme si c’était pas grave (phrase de Cheyenne à Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l’Ouest, un de mes films préférés). Faire comme si c’était pas grave. C’est ça l’état d’esprit.
Et puis, comme j’ai dit à mes girls, par mail :  » Au final, ça fera une mini-histoire de 3 semaines sans prise de tête avec des sentiments et là bordel j’ai mis des italiques parce que ça coooooompte. Perso, ça me fait trop plaisir. »
Cher lecteur, j’espère que tu apprécies cet effort de polyphonie que je fais depuis le début de cet épisode, sachant qu’en plus j’écris à la veille de mon départ en vacances, une telle recherche stylistique relève de la performance.
Pour finir, je tiens donc à dire que je suis pour le CDD et que c’est une expérience géniale.

Seulement voilà, mon argumentation est fragilisée : je suis passée de CDD à VIA sans m’en rendre compte, mais ça, c’est pour la semaine prochaine, les enfants….

La prochaine fois, donc, pour vous, l’épisode « Il m’arrive des trucs improbables du genre j’ai un mec anciennement polygame qui devient monogame pour moi alors que j’avais même pas demandé ». Aussi dit « Putain mais vrai, ça m’arrive jamais, ça… ». Les concepts ont une formulation plus longue, c’est vrai.

Bref. Tout ça pour dire… to be continued…

La bise post coïtale

Les hommes ne cessent de m’interpeller tant leur conduite me paraît aller en dépit du bon sens des fois. Article misandre ? Si peu ! En fait, je voulais parler d’une étrange pratique qu’ont certains. Après un coït, au moment de se séparer, ils nous font la bise. Charmant.

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Je suis une embrasseuse affective. Ca veut dire que moi, j’aime embrasser et j’aime qu’on m’embrasse et mon mec, je suis toujours en train de le papouiller (enfin, en privé, en public, je sais me tenir). Quand je suis avec un mec juste pour une partie de jambe en l’air, j’aime bien qu’il m’embrasse aussi, ça fait partie de l’excitation, c’est comme ça. Donc quand après une brouette endiablée (ou pas), monsieur me fait la bise, je le vis relativement mal, quand même. Après tout, il a visité mon intérieur, ça me paraît un peu normal qu’il me fasse un vrai bisou quand on se sépare. T’en fais pas coco, c’est pas parce que nos lèvres se touchent quand tu t’en vas que je vais commander ma robe de mariée.

Pourquoi je n’aime pas la bise post-coïtale ? Parce que manque plus que le mec me file un billet et c’est la complète. Oui, la bise post-coïtale me fait sentir pute, c’est un fait. Genre « Mmm, c’était sympa ce petit coït, faudra qu’on se remette ça. Allez, porte toi bien et bonjour à ton chat ! ». Il croit quoi, lui ? Que je couche avec tout le monde ? Non, je ne donne pas non plus mon corps à n’importe qui donc j’aimerais tant qu’à faire que ce moment particulier se prolonge jusqu’à ce que la porte se referme. Même avec mes plans culs. Après tout, il faisait moins la chochotte quelques temps plus tôt, sa langue était bien dans ma bouche, alors bon… Pourquoi à partir du moment où je suis resapée, ses lèvres n’atterrissent plus que sur mes joues ? Pour moi, la bise post coïtale ne peut être acceptée que dans un cas extrême, à savoir en sortant de l’hôtel où on vient de partager une brouette avec un homme marié qui ne peut pas nous embrasser dans la rue. Sinon non.

Je m’étonne même de rédiger cet article tant certaines choses me paraissent évidentes mais apparemment, on ne fonctionne pas toujours pareil, hommes et femmes. La première fois, c’était Benoît, beau spécimen de connard qui m’avait fait le coup : il arrive et une fois qu’il a eu sa fellation jusqu’au boutiste, il m’explique qu’il doit repartir bosser et me claque la bise. Depuis j’ai compté, 4 autres mecs m’ont fait le coup dont le dernier vendredi soir (d’où cet article aujourd’hui). Non mais je suis quoi pour vous, sans déconner ? Votre égoût séminal ? « Excuse-moi, je passe juste jouir, je t’embêterai pas trop longtemps ». Oui parce que curieusement, à part deux, ce sont des cas typiques de « bon, j’ai tiré mon coup, on va pas passer la nuit ensemble non plus ». Ah, tiens, j’ai un pouvoir magique que je connaissais pas, je peux tout à fait passer pour une poupée gonflable… Sauf que la poupée gonflable, on la lave et on la range soigneusement. Désolée mais c’est un peu facile de tirer son coup et de pas assumer le service après-vente. Parce que si vous avez la flemme de bien faire les choses jusqu’au bout, payez vous une pute. Parce que je suis peut-être gratuite, moi, mais je suis sensible. J’en ai marre de me faire traiter comme une merde par un mec qui vient juste de se retirer de moi. A moins que son amabilité ne soit liée qu’à son érection.

Le pire c’est que ces mecs là, on les traiterait comme ils nous traitent, ils le vivraient super mal genre « je suis tombée sur une salope qui m’a baisé et s’est cassée sans demander son reste, c’te pute ». Ils seraient tout cassés dans leur virilité. Et ça leur ferait pas de mal. Franchement, même avec un plan cul, je fais pas la bise, je trouve ça mesquin et déplacé, tout simplement. C’est bon, j’ai compris qu’on n’était pas ensemble, c’est pas une raison, merde. En plus, c’est le genre de mec à vous appeler juste pour vous baiser. Ils s’en foutent
de votre vie, de ce que vous foutez, de ce que vous pensez et même comment vous vous appelez. Soyons claire, nous sommes des objets et c’est tout alors ferme-là et mets toi à quatre pattes, s’il te plaît, histoire que je tire mon coup et que je me casse, j’ai pas que ça à foutre non plus. Mais monsieur, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas un couple que tu ne me dois pas un minimum
de respect. En tout cas, t’étonne pas que je ne veuille plus te voir après ça. Démerde toi avec ta main droite, elle, au moins, elle te demandera rien, juste un coup de savon après le coït.

(désolée, la version audio est pétée, ça fait deux fois que je la refais et qu’elle passe pas)

D’’amour ou d’’amitié

Quelquefois, dans la vie, certaines circonstances me poussent à me poser des questions. Oui, bon, ok, je m’en pose tout le temps et j’aime ça, en plus. Alors, aujourd’hui, interrogation du jour : comment se fait-ce que certains garçons, je les range dans la catégorie « amants » et d’autres dans la catégorie « amoureux ».

 

Comme tu l’as vaguement compris, j’ai rencontré un charmant jeune homme le mois dernier et on a eu une brève aventure terminée dimanche. Bon, vous ne saurez pas grand-chose de plus puisqu’il n’était pas très chaud pour que je raconte l’histoire ici et je respecte, sache juste qu’il s’appelle… Guillaume, évidemment. Donc dimanche, Guillaume IV m’a expliqué de façon très élégante qu’on allait en rester là d’un point de vue amoureux (mais on reste pote). Et ce fut une rupture très étrange. En gros, on a papoté, discuté de tout et de rien autour d’un thé et puis, donc, il m’annonce sa décision… Et on reprend nos discussions. Alors, ça ne veut pas dire que non-je-n’ai-rien-entendu-na-na-nère ! Mais c’est vrai qu’en y repensant, j’ai trouvé ça étrange, cette reprise de la conversation. En fait, on n’était sans doute pas un couple en tant que tel. Après tout, on n’avait jamais parlé d’un « nous ». Avant notre première soirée, on n’avait même pas parlé de ce qu’il pourrait se passer. Faut dire que ça nous est tombé un peu sur le coin du nez sans qu’aucun de nous deux s’y attende. Mais moi, j’avais décidé que c’était mon namoureux, de façon ferme et unilatérale, Pourquoi ? Bonne question.

 

Dans ma vie, j’ai connu quelques hommes. Des que j’ai considéré comme mes mecs, d’autre juste des plans cul. Des fois, des le départ, c’était tacite, d’autre, c’était juste une décision de ma part. Là, en l’occurrence, rien n’avait été décidé. Mais bon, pour ma part, j’avais décidé que je voulais une vraie relation et pas juste un plan cul donc j’avais décidé que Guillaume était mon nouveau mec. Ce qui ne voulait pas dire que je l’ai appelé tous les soirs pendant mes vacances ou autre. Non, c’était juste une pensée rassurante mais il est vrai que je n’ai pas vraiment eu le temps de penser « couple ». J’ai eu d’autres soucis et préoccupations, c’était juste un état de fait mais je n’ai pas cherché à analyser notre relation. Bref, finalement, sur le papier, cette relation ressemblait plus à une aventure qu’à une relation amoureuse telle qu’on peut la définir. Alors pourquoi j’ai décidé que, celui-là, je lui « devais » fidélité ? (ouais ok, en une quinzaine de jours, chez mes parents, les tentations ont été plus que limitées). Ben, en fait, je suis pas sûre. J’avoue que je me sens (oui, au présent, on est pas fâchés avec Guillaume) très à l’aise avec le jeune homme, plus qu’avec un amant, j’avais des gestes de complicité que j’ai pas forcément avec un plan cul. Bon et puis je le trouve brillant et marrant et puis il est mignon, en plus, mais j’ai eu des plans culs comme ça aussi. Bref, peut-être que comme je suis dans un contexte de recherche de stabilité et que le jeune homme me plaisait bien, je me suis pas posée de questions plus que ça. Ou alors que je me sentais à l’aise, avec lui, suffisamment pour avoir la sensation d’une vraie intimité.

 

Evidemment, il y a aussi un mariage de caractères qui se fait ou pas. Je me connais, quand même et y a certaines personnes avec qui je sais que ça ne collera pas, dès le départ. On peut tenter malgré tout mais bon, en général, ça ne marche pas. J’en parlais l’autre jour avec un pote sur MSN, je pense que ça mériterait un article à part entière mais on n’est pas tous faits pour tout le monde et tout le monde n’est pas fait pour nous. Ca peut paraître méprisant mais certaines personnes ne me conviennent pas. Si j’aime les garçons ouverts d’esprit et cultivés, c’est pas pour rien non plus, c’est parce que j’ai besoin de ça pour aimer la personne. Je suis sortie avec un mec qui ne s’intéressait qu’aux motos, dans le temps (mais vraiment qu’à ça) et forcément, on n’avait pas grand-chose à se dire. Alors au début d’une relation, on a souvent autre chose à faire qu’à parler mais ça va pas tenir 107 ans comme ça… D’ailleurs, curieusement, ça n’a pas duré un mois…

 

Bref, c’est amusant de voir que je ne conçois pas toutes mes relations de la même façon, sans pour autant qu’il y ait eu de « discussions » sur le sujet. Simple question de ressenti plutôt que d’une analyse de la situation. Car je n’ai pas cherché à analyser, je me suis laissée guider par les événements sans chercher à avoir de prise sur eux. Bien sûr qu’un couple, ça nécessite aussi du travail et tout ça mais on ne peut pas construire dès les premiers jours non plus. Je suis une instinctive. Pourquoi celui-là était considéré comme un petit ami officiel et pas un autre qui a eu droit à une relation similaire. Ben, parce que je l’ai ressenti comme ça et ça s’explique pas.