Mais oui mais non

Normalement, là, il devrait  y avoir un article, un vrai, avec plein de mots qui s’enchaînent. Mais en fait non. Parce que hier soir, je suis rentrée chez  moi à minuit et pas beaucoup et que je n’avais pas la moindre envie de me pencher sur un article.  C’est pas que j’ai pas d’idées, les idées, j’en ai plein.  Quelques futurs articles, histoire de teaser un peu :

– la confiance en soi
–  des histoires de métro
– le préservatif dans le couple
– l’orgasme (féminin)
– sexe et famille (non, ce sera pas dégueulasse, pas de panique)
– une lettre au Père Noël
– le bilan 2008
– retour sur l’infidélité, j’ai pas fini d’en parler

Tout ça, tout ça…  J’avais même prévu de vous écrire un article sur le week-end en général en attendant demain le résumé de ce week-end ci en particulier chez mademoiselle Vicky et sa famille. Alors je pourrais vous dire que hier soir, en rentrant chez moi après presque 4h de train, j’étais trop claquée pour écrire mais en fait, ce serait du mensonge… Parce que hier soir, je suis rentrée, j’ai fait des câlinoux à Kenya et lui ai redonné à manger (elle avait quasiment mangé toutes ses croquettes, elle a donc compensé mon absence par la bouffe). Puis j’ai allumé la
console car vous comprenez, faut que je progresse sur le sphérier, faut que je booste la force d’Auron pour tuer un sale boss… Alors j’ai joué. Et je me suis couchée. Et voilà…

Et comme là, j’ai du boulot, je vous laisse !

A demain pour un vrai article.

La liste de la grande brûlée (aïe)

Accessoirement, ce week-end, je suis en Bretagne chez Vicky, nananananère !

– Je l’ai déjà dit, je suis maladroite, genre j’ai deux mains gauches. Alors vu que j’en ai deux, j’en ai cramé une. Samedi soir, après une partie endiablée de FF X (j’adore les
passages où faut bastonner comme des débiles pour faire monter l’expérience…), il est temps d’aller au lit. Nettoyage en règle, pyjamage et là, c’est l’heure de la bouillote. Je fais bouillir l’eau et pendant que je verse l’eau dans la bouillote… Un gros jet par sur ma main gauche qui tient la bouillote. Je crie, je peste, je passe de suite l’eau sous l’eau froide.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah, ça soulage. Bon, je me couche, je lis, ma main pique mais ça va passer. J’éteins. Aïe, j’ai effleuré les draps, ça piiiiiiiiiique. Ah l’air, ça pique aussiiiiiiiii !!
Bref je me lève pour passer la main sous l’eau. Je mouille une serviette pour l’entourer autour de la main mais ça me pique vite. Je mets des glaçons dans un petit sac plastique et sur la plaie mais ça fond. A 8h du mat, épuisée, j’ai fini par remplir mon bol d’eau glacée et le poser au pied du lit, la main dedans. Ben, là, j’ai dormi malgré la Kenya qui venait boire de temps en temps. Et pour ceux qui croient toutes les légendes urbaines, non, dormir la main dans un bol ne fait pas faire pipi.


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– Dans la semaine, je décide de torturer d’autres parties de mon corps, pour voir. Les élus : mes pieds. Comme mes chaussures d’été étaient devenues trop légère et mes
chaussures d’hiver de l’an dernier trop mortes (genre la semelle se décollait et je prenais l’eau), je suis allée m’acheter de nouvelles chaussures « trop jolies ». Sauf que les
chaussures « trop jolies » sont aussi celles qui font mal au pied. Rendue optimiste par l’arrêt de la grève, je les mets donc. Le soir, je rentre chez moi avec un tel mal de pied qu’en
fait, je les sens presque plus. Une main et deux pieds martyrisés dans la semaine, heureusement que ma main droite va bien.

– Pourquoi c’est toujours quand on a un rendez-vous que le train est en retard ? Oui, j’ai renoué avec mes amours sénécéfiques. Donc vendredi, j’ai rendez vous à 9h30 à mon
bureau avec Joëlle, la rédactrice en chef de TMF.com. Je me lève, me prépare, boucle ma valise (puisque départ direct du taf ce soir), je fais le lit, donne plein à manger pour Kenya, des fois qu’elle décide de devenir boulimique pile le week-end où je suis pas là, de l’eau, un câlinou pour la route (non mais je l’abandonne deux jours, je culpabilise mais elle, elle veut pas un câlinou, elle veut jouer alors tu me lâches, merci), les chaussures et me voilà dehors. A 9h03, je suis sur le quai pour choper le train de 9h03 mais apparemment, il a décidé d’arriver plus tôt. Plus tôt de combien, je sais pas, j’habite à deux minutes à pieds maxi de la gare et je l’ai pas entendu. Bon bé je vais partir de l’autre côté, avec de la chance, si je cours, je choperai le train de 9h03 qui est en retard, donc. Ah ben oui, de 10 mn. 9h25, je suis sur le quai du métro, la probabilité que je sois dans mon bureau dans 5 mn est d’aucune. Et là, je me rends compte que non seulement j’ai pas pris de tampon (devinez qui a ses règles cette semaine) mais j’ai oublié d’en mettre un ce matin ! Donc là, sur moi, j’ai un shorty gris clair et un pantalon…ah bah gris clair aussi, tiens. Ohlala, je me sens toute poisseuse, je ferme vite mon manteau (gris) pour cacher les dégâts. La rame est bondée, j’ai mon sac de voyage. Et ben tant pis, je tasse, m’en veuillez pas. Arrivée à destination, toute essoufflée et transpirante avec pile 10 mn de retard (les mêmes que le train) et là, mon rendez-vous n’est pas encore là, ouf. Je jette mes affaires et cours dans les toilettes pour essayer de me débrouiller. Je me désape et… shorty nickel chrome, pantalon idem. Hu ? Ah ben, si, en fait, dans mon demi sommeil, j’ai mis un tampon. Du coup, le midi, je m’a trompé, j’en ai acheté des parfumés avec applicateur rose (pour le temps que je m’en sers…). J’ai peur de sentir le airwick maintenant…

– A propos de train en retard, il faut que la SNCF arrête de dire que le train de 19h41 est à cette heure là car il passe toujours à 45 et donc le train de 45 qui m’intéresse car
il dessert Plumes est à 50. Vivement les horaires d’hiver réactualisées.

– Ma brûlure pèle, c’est méga laid et en plus, ça gratte.
 

– Ok, j’ai dit qu’il fallait s’aimer les uns les autres, tout ça, mais certains cherchent les embrouilles quand même. Lundi, je fais la queue au monoprix pour payer ma pomme et ma
salade de fruits. Alors que je suis à peu près à la moitié de la queue, une femme arrive, les bras plein de courses « pardon, pardon, je veux déposer ça ». Sauf qu’elle n’avait pas
précisé qu’elle allait le poser sur le tapis de caisse et griller quasi tout le monde, sans que personne ne dise rien. Et comme personne n’a rien dit et que j’en ai marre de passer pour l’aigrie de service, j’ai fermé ma gueule. Mais j’avoue que tant de culot me laisse sans voix.

– « Nina, tu veux signer la carte pour Vanessa ? ». Vanessa, une grande brune du bureau qui s’en va. Elle a l’air très sympa mais en un mois, je ne lui ai jamais adressé la parole, je pense qu’elle ne sait même pas comment je m’appelle (mais parce qu’en fait, elle est là juste un jour ou deux par semaine et sa remplaçante qui est là depuis 15 jours commence officiellement lundi. J’ai rien compris). Du coup, j’avoue que j’ai cédé ma place sur la carte parce qu’à part « navrée de ne pas t’avoir connue, bonne continuation, Nina », je vois vraiment pas ce que j’aurais pu écrire…

– Pas de clip cette semaine vu que j’ai pas accès à youtube du boulot et que je mets tout en ligne en avance car ce week-end, je suis pas là !

Ben, tiens, si je prenais un amant ?

Avant d’aller plus avant dans cet article, je précise pour ceux qui tombent sur ce blog pour la première fois et à qui je souhaite la bienvenue que je ne suis pas actuellement en couple donc tout ceci n’est que fictif.

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Vendredi soir, je rentre chez moi avec ce qu’il reste de mes pieds congelés et ô surprise, je découvre un nouvel article d’Enzo sur les règles d’or de l’adultère. Tout en débattant (enfin, débattre quand on a le même avis, c’est pas trop le mot) du sujet avec le jeune homme sur MSN, je décide de prendre le sujet en main : Nina devient infidèle à Wenworth grâce à aufeminin, c’est parti.

Avoir un amant, c’est très chic et ça occupe. Bon, entre mon taf, mon mec et mes copines, je sais pas trop où le caser mais tout est question de volonté dans la vie et si je le vois qu’une fois tous les 15 jours, c’est pas grave, il va pas commencer à me saouler non plus. De toute façon, ils le disent dans l’article, faut pas que je m’attache, je vais donc prendre un gigolo gratuit connard, en somme. Comme moi, je suis une fille bien, je mets les choses au clair de suite « écoute, j’ai pas besoin d’un mec, j’en ai déjà un, toi, je te prends juste pour ton sexe alors la ferme et on y va ! ». C’est fou comme l’adultère me rend dominatrice quand même. Bon le souci, c’est qu’avec amant qu’on va appeler Jean-Baptiste comme un joueur de rugby trop craca miaou, on peut pas trop jouer à tu m’attaches, tu me fouettes, ça laisserait des traces et il ne faut pas. Donc moi, je suis la fille hypra honnête qui dit de suite « tombe pas amoureux de moi, ça sert à rien ». Parce que je suis aussi très prétentieuse pour le coup, je suppose que forcément, Jean-Baptiste va tomber in love, bien sûr.

Comme je suis honnête mais pas garce (enfin, pas avec Wenworth), je ne dirai rien à mon mari ni à mes enfants, comme le dit le site. D’ailleurs, en gentlewoman que je suis, je ne coucherai jamais avec Jean-Baptiste devant Kenya, je dois la préserver. Mais je dois faire attention à pas me faire piquer donc c’est parti pour la phase de désinfection de JB. Ciao les cheveux et poils qui ne m’appartiendraient pas, à la lessive mes fringues qui sentent le Hugo Boss alors que Wenworth est très Calvin Klein, à la douche pour effacer cette odeur tenace de sexe. C’est marrant, quand on fornique, on a toujours l’impression de puer le sexe à 3000 lieues à la ronde alors qu’en fait, non. Enfin, je crois pas. Enfin, de toute façon, je me douche toujours après une folle nuit, c’est la base de l’hygiène. Si je vis avec Wenworth, je ne dois pas amener JB à la maison. Mais ça, très franchement, faut aimer le risque parce que vas-y pour être sûre d’effacer toutes les traces, surtout qu’avec mon amant, je prends mes précautions, histoire de pas me la jouer Brooke dans Amour Gloire et beauté : « je suis enceinte mais qui est le père » et une capote, ça brûle mal, je crois. Donc JB, il me reçoit chez lui et c’est tout. De préférence, il habite dans un quartier où je ne connais personne et où je peux me balader avec de grosses lunettes opaques sur le nez sans qu’on se dise « tiens, j’ai vu Nina dans ce quartier l’autre jour, suis sûre qu’elle a un amant. La preuve, elle avait de grosses lunettes sur le nez ». Puis en plus, le site le dit bien JB est un connard en puissance (c’est même pour ça que je l’ai choisi, pour pas m’attacher) et il risque de me dénoncer à mon Wenworth d’amour donc je dois surtout pas lui filer mon numéro et me mettre sur liste rouge. Bon, Wen’, il a pas trop compris mon délire de liste rouge et j’ai eu du mal à m’expliquer mais on sait jamais, quoi…

Le secret est, paraît-il, de ne rien dire à personne puisque moins de gens savent, mieux c’est. Mathématique comme raisonnement. Sauf que je lui dis quoi, moi, à Wenworth, sur ces 2h où personne ne sait où j’étais ? Une copine alibi, c’est bien aussi, à condition de la prévenir, bien évidemment, ça évitera les « au fait, c’était bien jeudi soir avec Nina ? – Jeudi soir ? Mais je l’ai pas vue, pourquoi tu dis ça ? ».

 En fait, je lis cet article (qui ne dit même pas où trouver un amant connard) et je me dis que l’adultère, c’est vraiment trop fatigant pour moi. Déjà qu’à l’heure actuelle, je sais même pas si j’aurais du temps à consacrer à un Wenworth, rajouter un JB au tableau, c’est pas possible, là ! De toute façon, l’infidélité, c’est pas comme ça que je la conçois, j’en parlerai un autre jour !

La liste de la fille qui arrive (logique)

Oui, moi, je suis sauvage comme un poney (oui, c’est pas de moi, je sais), je quitte un taf pour enchaîner de suite avec le nouveau, même pas peur. Mais en vrai, j’aurais bien voulu des vacances ! 

– Suite à l’achat compulsif d’une PS2 (oui, la 2, pas la 3) et de Final Fantasy X (oui, le X, pas le XII), je passe nettement moins de temps sur le net. Mais bon, je dois sauver Spira de l’atroce monstre Sin et en plus, je suis secrètement amoureuse de maître Seymour que je pressens être un méchant. Et Lulu réveille mes instincts lesbiens… Ou goths. Tout est
question de priorité dans la vie. 

– Changer sans transition de boulot, c’est dur. Par exemple, je dois gérer la modération du forum de TMF. Sauf que j’ai un peu gardé les réflexes de mon ancien taf, là où Big
Entreprise modérait le moindre bout de têtons. Alors, forcément, quand je vois un sujet sur la sodomie et un autre sur la double pénétration, je suis un peu tentée de modérer. Mais non, bienvenue dans un nouveau monde de liberté ! D’ailleurs pour mon premier jour, un monsieur m’a envoyé un message, utilisant l’alerte à la modération, pour m’expliquer ce que sa femme faisait avec un gode ceinture. Heu… 

– Ouais, je connais les prénoms des filles de la bande, ça y est !  

– Nina est le fruit d’une technologie très avancée, elle est équipé d’un GPS interne. Sauf que des fois (souvent), il doit pas capter le réseau. Exemple : lundi, je pars déjeuner avec mes collègues, je suis bêtement en discutant un peu avec Lena. Après le déj, je décide de faire une petite course et maintenant, à moi de retrouver le bureau. Ben à l’arrivée, j’ai juste fait un mini détour… Mais j’ai eu un peu peur. Sinon, mardi, mise en pilote automatique, du coup, j’ai pris le RER en sens inverse. Je me disais qu’il y avait beaucoup de monde, je
comprends mieux ! 

– Même sur ma bimbo, j’ai un chat anorexique, même pas 2 kg. Ce doit être la fatalité ! 

– Mardi soir, coup de fil à Alex (oui, des fois, j’appelle les gens, vous imaginez pas l’effort que c’est, j’aime pas ça, sauf pour ma maman mais c’est une habitude) « le taf, ça va ? La famille ? Bah, te reste plus qu’à trouver un mec ! Mais je m’en fais pas pour toi à ce sujet ! ». Oooooooooh, c’est trop gentil, ça. Moi non plus, en fait, mais c’est surtout parce qu’en ce moment, je suis plus occupée à commencer comme il faut mon nouveau taf et à sauver Spira. Pendant que je lui parle, Kenya prend un de ses coups de flip à se la jouer boule de flipper miaulante dans mon appart « Ah, ben j’entends que ton chat n’a pas changé ! ». Je suis toujours émue devant l’amour qu’ils se portent mutuellement, ces deux là ! 

– Je suis un boulet de compétition. Semaine dernière, M. le RH de TGGP m’appelle « oui, début du taf lundi, visite médicale mercredi ! ». Damn it, j’aime pas les visites médicales. Mardi soir, vers tard, opération « l’est où mon carnet de santé ? ». Echouée. Mission « l’est où ma crème dépilatoire vu que je suis célibataire abstinente donc poilue ? » Echouée. Donc mercredi, je me pose devant le centre médical, poilue et sans carnet de santé, je me sens pas fière du tout. Tiens, c’est fermé ? 15h. Bon, j’attends. A 15H12, je me casse, youhou ! Je retourne au bureau, Alix me suggère de les appeler donc je récupère ma convoc et vérifie… Ah ben en fait, mon rendez-vous était bien à 15h, mais le mardi ! C’te honte ! Heureusement, Simon m’a rassurée, je suis pas la première à qui ça arrive, ouf ! Mais le RH, il m’avait dit mercredi, je l’ai cru, moi !

– Discussion MSNique Vicky/Nina : « (moi) Miom, je mange un ananas ! – Ca donne des aphtes – Oui mais c’est trop bon – Tu crois que je m’inquiète du retard de mon frère et sa chérie, là ? – Ils devaient pas arriver à 22h30 ? – Non, 20h30 – J’avais compris 22h30 – Attends, je vais voir. Ah oui, on dirait que t’as raison – Aaaaaaaaaaah, j’ai la bouche qui pique ! ». Donc voilà, après l’allergie à la figue, il semblerait que ce soit maintenant l’ananas puisque j’avais la langue qui piquait atrocement, l’impression qu’elle enflait, était cramée comme après avoir bu une boisson trop chaude. Non mais il n’est pas question que je sois allergique à l’ananas ! En fait ma maman m’a rassurée, paraît que c’est normal, ça le lui fait tout le temps. Mouais, c’est ça ! 

– Comment faire circuler de fausses rumeurs par Nina. Etape 1, connectez vous à facebook. Etape 2, constatez que votre presque frère Yohann et sa copine « ended their
relationship ». Etape 3, shoppinez avec Alice et commencez par « Alors, Yohann et sa copine, ils ont rompu ? ». Là, Alice paniquée va chercher les infos et vous attendez
les explications : en fait, ils n’ont pas rompu, c’est juste que Yohann ne voulait pas que ses collègues, inscrits aussi sur facebook, voient avec qui il était. Tout simplement !

– La vidéo de la semaine, pas de la musique, on rigole, plutôt ! Si vous aimez Rémi Gaillard, d’autres vidéos là

La liste de la fille qui part

Et voilà, j’ai officiellement fini mon contrat, je débute le nouveau lundi, c’est dingue.


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– Cher Bradou. Décidément, je n’arrive pas à te voir. La première fois, j’ai dû annuler à cause de la grève des trains car rentrer chez moi vers 23h30 quand il n’y a plus de train, c’est moins facile. Nous avions donc à nouveau rendez-vous ce soir. Comme je suis timide, j’étais venue accompagnée de Lo. Même que pour être honnête, c’est elle qui avait eu l’idée. Donc ce soir, on fait la queue au ciné. Arrivée à la caisse, la guichetière prend son micro « la séance pour le film « l’assassinat de Jesse James… » est complète ! ». Méééééééééééé ! Du coup, excuse-nous mais on s’est consolées avec George Clooney. Mmmmm, il est so sex ce George quand même.

– Dernière journée de taf, je suis cafardeuse. A midi, je paie mon pot, normal, c’est champagne ! Au bout de 3 verres, malgré le café et le biscuit petit déj chocolat orange de taillefine (trop trop bon), je suis pétée. Je m’extasie sur le signe astrologique de Guillaume, lui expliquant que d’après mes expériences, les scorpions sont des amants hors pair. Bon du coup, je fais une entorse à mon régime, je vais manger autre chose que mon éternelle soupe parce que ça va pas suffire. Surtout que j’ai 150 choses à finir, à montrer à Yohann 2 mon remplaçant. Evidemment, pour finir en beauté, j’ai un chat VIP de 18 à 19h. Bon ben 19h, je range mon bureau. Une fois rangé mon pot de café lyophilisé, mes sachets de thés et de soupe (j’avais fini mes taillefines), il ne reste plus rien de moi. On est peu de choses. Je fais le bisou à tout le monde et rejoins Yohann1, Philippe et Sébastien qui jouent aux fléchettes pour dire au revoir. Et je
me fais embarquer pour une ultime partie que je perds lamentablement. Bon, j’ai ordre de repasser sinon Guillaume m’a menacé de filer mon numéro à bloggeur chieur ultime.

– J’ai repris le tricot mais la reprise fut un peu dure, je compte trois merveilleux trous dans mon échantillon… On dira que c’est concept.

– Vendredi, la secrétaire m’appelle pour me faire signer ma fin de contrat et me donner mon dernier chèque. Pif, 300 euros de plus par rapport à d’habitude, héhéhé !

– Si tu n’as pas de personnalité, crée ta bimbo ! Pour arriver au niveau suivant, je dois faire plein de défis. Pour ceux qui ne connaissent pas, « défier » une
bimbo, c’est en gros faire un espèce de match et celle qui est fringuée le plus cher gagne. Or cette semaine, ils ont sorti une nouvelle tenue Halloween. Du coup, toutes les nanas ont fringué leur bimbo pareil. Du coup, je leur éclate la tête à chaque fois. Mouahahahahah !

– Dans la série « la fille hyper attentive à ses voisins », suite du couple qui a un bébé et qui vit dans l’appart mitoyen du mien. Un soir, je rentre, je remarque un
truc bizarre sur leur boîte aux lettres : ah, y a plus de nom dessus ! Ces gens sont d’une discrétion quand même : ils font un bébé, ils déménagent et je les entends même pas faire tout ça. Et leur remplaçant a eu la délicatesse d’emménager le week-end où j’étais chez mes parents. Ce qui n’est pas le cas des enfants de mon voisin « kilétrobomépaaimable » et sa femme. Après la charmante Anna qui gueulait tout le temps, son petit frère Guillaume prend le relais. L’autre jour, j’entends un gamin qui gueule dans la rue. Tiens, il passe sous ma fenêtre. Tiens, il rentre dans l’immeuble. Tiens, il monte les escaliers. Tiens, il a pas de bouton stop.

– Ce qui est bien quand on forme quelqu’un, c’est qu’on peut jouer les esclavagistes, un peu. Du genre « bon, Yohann, je vais faire des courses pour le pot, tu viens avec moi pour m’aider à porter les sacs ? ». J’adore.

– « Bon, Nina, mi novembre, on va lancer les bons points sur telle plateforme de blog alors il faudra qu’on lance un article sur le sujet, tout ça, tout ça. – Guillaume, je pars vendredi… – Ah oui, c’est vrai… Yohann, mi novembre, on lance les bons points sur telle plateforme de blog ». Un autre jour : « Guillaume, viens voir, j’ai un cas à te soumettre – Oh oui, soumets-moi ! ». Hier, Yohann(1) : « Tiens, Nina, je t’ai choisi des fléchettes, tu vas voir, elles sont bien ! – Ah super merci ! – Ouais, enfin, je sais pas si tu fais bien de me faire confiance ! – Ouais, je suis naïve des fois ! – Oui, j’avais remarqué ! ». Ils vont me manqueeeeeeeer !

– Je suis attendue lundi « à partir de » 9h30 à mon nouveau taf.

– Cette semaine, pas de clip mais un mini film d’animation qui évoquera des souvenirs à tous les proprios de chat (d’ailleurs, Kenya est en train de me regarder d’un air atterré quand je rigole devant).

Quand le chat est reveillé via Koreus

Liste de la fille qui est allée bosser malgré la grève

Ouais, mon sérieux me perdra surtout que comme me fit remarquer Vicky, j’aurais pu très bien télétravailler. Mais non, j’y ai pensé qu’une fois au boulot.


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– La vie est comme un sitcom. Parfois, par des aléas de scénarii, des personnages reviennent alors qu’on ne s’y attendait pas. Et ça me fait plaisir,
finalement.

– Lundi matin, réveil difficile. Contre mon ventre, la bouillote encore un peu chaude, je la vire et me rend compte que j’ai encore un truc de chaud sur la hanche. Ah ben tiens, c’est mon chat… Faudrait vraiment qu’elle mange, je l’avais à peine sentie ! Sinon mercredi, je me réveille en pleine nuit, j’ai froid. Localisation de la bouillote ? A côté de moi mais froide. Me lever pour faire chauffer de l’eau ? Et puis quoi encore ?? Une fois dans mon lit, je me relève jamais. Une envie de pipi ? Ca passera en dormant.

– Mardi, déjeuner en compagnie de chérichounette dans une super brasserie. Ils ont un pain d’épice façon pain perdu qui déchire, j’ai pas réussi à faire aussi bien, le mien est parti en miette ! (oui, je fais du pain perdu chez moi, et alors ?). Avis de chérichounette : « Mmmm, c’est bon ici, faudra retenir ! » « Ouais, enfin,
tu sais, dans 10 jours, je travaillerai plus dans le coin ! » « Ah… Ouais ben tant pis alors ! ». N’empêche que déjeuner copieux, après-midi comateux !

– A propos de boulot, mon remplaçant est arrivé lundi. Bon, ça va, il comprend ce que je lui dis, on s’entend bien. Tant mieux parce qu’à deux sur le même bureau, on se serait pas entendus, ça aurait pu être sanglant ! Il s’habitue aux ados, ça va, je les laisse en de bonnes mains. Pour les adultes, j’espère qu’il les enverra un peu balader, histoire qu’ils apprennent qui est le maître. D’ailleurs y en a un cette semaine qui a fait fort. Comme il me parle mal, je lui réponds que je ne répondrai pas à sa question tant qu’il ne me parlera pas mieux et là, délire paranoïaque ON : « Ouais, de toute façon, c’est toujours pareil, tout ça parce que je suis juif ! ». Ah bon, t’es juif ? Comme si je le savais (et comme si j’en
avais quelque chose à foutre). Voilà, avant, j’étais facho, maintenant, antisémite, merveilleux !

 – Mes collègues sont joueurs. Jeudi, l’un d’eux a eu la bonne idée de gonfler un ballon. Alors forcément, il l’a accroché au murs et vas y que je fléchette pour l’exploser. Le gagnant fut Yohann. Bouh, ils vont me manquer ces andouilles !
 

– Après ma mémérisation active, voilà que je me mulderise. Oui, comme Mulder de X-files. Non, je vire pas parano, je vois pas d’extraterrestres non plus. Mais l’autre nuit, j’ai dormi sur le canapé. En fait, jeudi soir, vers minuit, je m’étale sur le canapé, couverture jusqu’au menton et forcément, je m’endors. A un moment, je me réveille et coupe la télé. Je me rendors. Je me re-réveille. Quelle heure il est ? 5h45. Oh putain ! Je finis mon article, le poste, toilette et dodo. C’est pas sérieux !

– Kenya est une chieuse ! Quand je veux la mettre dans sa boîte, c’est la bagarre, elle me griffe, elle bloque avec ses pattes. Par contre, quand sa boîte est rangée à sa place, là, forcément, elle grimpe dedans… C’est pas beau de se foutre de moi crocrotte…

– Je me sens un peu obligée de partir du match de rugby d’hier, si tant est qu’on puisse parler d’un match. On peut vraiment dire que les Français sont sortis par la petite porte, que d’erreur, défense faible, attaque incapable de percer la défense des Argentins. On peut pas dire qu’ils nous ont volé le match… Et les distributions de baffes à répétition, grrrrr ! Finalement, je crois qu’on aurait mieux fait de perdre contre les Blacks, on aurait perdu avec les honneurs, au moins. En tout cas, Laporte part par la petite… porte. Mouahahahahahah !

– Semi Russe est très fort. Genre ça devait faire un mois qu’il m’avait pas relancée et là, pile quand je me relance dans mon lesbianisme abstinent, le voilà qui revient. Ben, il s’est pris une fin de non recevoir, gloups !

– Nuit nippone, nuit friponne sur Paris Première… J’ai vu plus trash… Quoi que là, un mec vient de se faire violer par dix lycéennes en furie.

– Un petit clip, une chanson que j’avais l’autre soir dans la tête.

Week-end dans le sud

Bon, pour les 3 du fond qui n’ont pas suivi, ce week-end, j’ai fait une petite pause sud-ouestesque en compagnie de ma chérichounette adorée, aka Vicky. L’idée de départ était de faire un article à 4 mains mais on n’a pas eu le temps ce week-end (ou on ne l’a pas pris) donc l’idée d’arrivée est : on raconte chacune notre week-end pour voir.

 
Jeudi

Départ qui n’arrive pas. D’abord, Vicky rame sur le périph et a du mal à trouver une place, moi, j’ai du mal à commander une pizza (si, si). Bref, après quelques péripéties, nous voici parties toutes les 3, la 3e étant Kenya. 7h de route, 1 dark dog et demi chacune, Kenya se vidant par tous les trous et beuglant à la mort, des grandes conversations, des arrêts pipi, du brouillard… Enfin, à 6h15, Charlotte (la voiture de Vicky pour ceux qui savent pas, c’est mal) est posée devant chez mes parents. 6h30. On dort.

Vendredi

Au menu prévisionnel : lever 11h, visite de ma ville dans l’après-midi, dîner le soir avec Anne et Best Friend de Vicky en centre. Bon, finalement, lever midi, déjeuner avec mes parents. Ma mère est en forme et raconte plein de conneries sur mon père : « Alors quand on a gagné contre les All Blacks, on était dans un pub à Venise et ton père s’est mis debout sur la table pour chanter la Marseillaise ! », « et alors, tu vois, cette connasse, elle était habillée Burberry des pieds à la tête… Même que ton père m’a demandé si elle avait pas le tampon burberry, aussi ! ». Là, mon père est cramoisi, sous la table, Vicky et moi mortes de rire. Mon papa, je l’adoooooooooore. Bon, pour l’après-midi, on doit visiter la
ville mais finalement, on traînasse, on traînasse. Vers 16h, on se couche dans mon lit, je lui lis vaguement Voici, on commente la vie de Brit-Brit puis on roupille jusqu’à 18h. Là, on se fait belles, on part en voiture pour Toulouse pour rejoindre nos meilleures amies respectives. On va dans un resto assez sympa mais déco à refaire, le serveur est très chaleureux « 4 belles brunes, c’te chance ! ». Bon, il met un peu 2h à nous servir l’apéro mais très aimable puisqu’il termine toutes ses phrases par « à votre service », jusqu’à ce qu’il remarque
qu’on se fout un peu de lui. Fin du repas, on balade un peu Vicky dans Toulouse by night. On abandonne les filles et retour maison. Je fais faire à mon invitée un tour en voiture de ma ville natale by night et lui montre même l’appart où j’ai grandi. J’ai même conduit dans le parking juste devant, je l’avais jamais fait. Faut savoir que 14 ans après, j’ai toujours une grosse nostalgie de cet appart, j’en rêve encore la nuit. Ca m’a paru tout petit, plus que dans mes souvenirs. Papotage jusqu’à 3h.

 
Samedi

Lever très tardive puisque ma maman m’a réveillée, on déjeune, on traînasse un peu puis retour sur Toulouse. Au menu, Best Friend again et Guillaume 1er. Sauf que le jeune homme nous fait sa migraine habituelle donc je le verrai une prochaine fois (mais quand ?). Du coup, on boit un café chez Best Friend et retour en centre ville par le métro, s’il vous plait. Pour ceux qui ne connaissent pas le métro toulousain, c’est un métro sans conducteur donc avec Vicky, on se met tout devant. On fait touriste, et alors ? Un peu de shopping (mais on
n’a rien acheté), un délicieux café latte un peu spécial (il y a des étages, il faut aspirer chaque étage mais j’ai foiré, moi). Retour à ville natale pour un dîner en famille et initiation de (la pauvre) Vicky au rugby made in famille Bartoldi. Genre ma mère qui est surexcitée, qui bondit du canapé à chaque action, qui gueule (pauvre Damien Traille, les oreilles qui sifflaient, on sait d’où ça vient), qui explique à Vicky les règles en demandant l’approbation de mon papa « alors, là, tu vois, y a ça parce que ça… je dis des conneries minou ? – Non,
non ! ». Oui, ma mère appelle toujours mon père minou et après, on s’étonne que je sois une handicapée sentimentale du style « bouh, moi, je pourrai jamais avoir un couple aussi parfait que mes parents ». Ensuite, on popstarise jusqu’à tard parce que Fox life diffuse plus Sunset Beach (bouhouhou). Coucher 3h, again.

 
Dimanche

Lever tard, encore et toujours. Déjeuner délicieusement gargantuesque puis squattage du jardin pour me colorer les cheveux. Oui, il fait beau, autant le faire au soleil, me revoici parfaitement brunette sans racines, sauf ma foutue mèche blonde du devant qui résiste encore et toujours. J’ai pas envie de rentrer… Après une micro sieste pour charger les batteries, il va être temps de partir. Valises ok, faisons les sandwich pour la route. On charge la voiture et là, il faut mettre Kenya dans sa cage. Mais où est elle ? On tourne on vire, on trouve le chat de ma
sœur et enfin, on repère Kenya. Chez le voisin. On l’appelle, on secoue les croquettes, on essaie de l’appâter avec du thon mais parle à mon cul, ma tête est malade. Avoir un chat anorexique n’est pas toujours facile… En désespoir de cause, on appelle le voisin qui remue un bâton pour l’attirer, ça marche super bien, il a 4 chats qui viennent le voir : Carambar (celui de ma sœur), Clio (celle de ma mère), Balloon le sien et enfin Kenya qui m’est restituée. C’est partiiiiiiiiiii ! Le trajet se déroule bien, Kenya chouine mais bout à bout, elle n’a dû que pleurer 3h sur les 6, youhou ! A chaque odeur suspecte, on râle « ah, elle a vomi…. Ah, elle a fait caca… ». Glamourous. Vers 21h, on s’arrête pour dîner, des sandwichs au foie gras faits maison. Oui, nous, on a la classe, on mange des sandwichs au foie gras sur une aire d’autoroute, na. Je repère à chaque fois les prochaines grandes villes pour nous donner du courage « ouais, on vient de passer Limoges ! Ouais, c’est Bourges ! Orléans, on approche ! ». Un peu avant la fin, on s’arrête dans une aire pour une dernière vidange, on tombe sur des toilettes concept où faut appuyer sur plein de boutons. Du coup, je fais pipi dans le noir, même pas peur.

 Enfin, Paris, retour maison. En sortant Kenya de sa cage, bonne surprise, elle n’a finalement rien expulsé de sa minuscule personne, youhou ! Elle est propre quand elle veut.
 Bilan : un super week-end qui m’a fait un bien fou. Ma chérichounette, merci pour le week-end, merci de m’avoir supportée, moi et aussi mon chat. I’m kiffin you !!

 

La liste de la fille qu’a plein de choses à dire

Faites vous un thé ou un café, liste impressionnante !
 

– Le week-end dernier, la famille Bartoldi a voyagé. A ma droite, papa et maman Bartoldi qui se sont rendus à Venise en namoureux (avec un N). Avant le départ, ma mère merdoie avec la valise et entre un code à la con pour le verrou. Sauf qu’elle sait pas lequel. Du coup, une fois sur place, mon père est obligé d’essayer les chiffres un par un. Au retour, vol retardé pour cause de brouillard sur Paris, ils ont eu une heure 15 de retard. A ma gauche, Alice et Anthony en voyage en namoureux, destination Bali via Bahreïn. Une fois là-bas « votre vol est annulé donc soit vous restez ici 24h, soit vous rejoignez Bali via Bangkok ». Donc ils décident de rejoindre Bangkok mais une fois là-bas « non mais si vous voulez aller à Bali, vous payez votre billet, merci. » Du coup, après négociation, ils arrivent à dégoter un vol pour Bali via Djakarta et Kuala Lumpur… Sans leurs bagages perdus entre temps mais retrouvés depuis. Finalement, je suis contente de pas être partie à Prague…


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– Samedi nuit, j’erre pas solitaire dans le XIIIe pour la nuit blanche, entre Bercy et la BNF. C’est étrange… Mon petit préféré : le bus transformé en œuvre d’art dans un parc juste au pied de la salle de concert. On pouvait s’installer sur une chaise longue pour admirer l’œuvre. Mais vu qu’il faisait froid, on n’est pas restés. Mais j’aime bien le XIIIe, en fait, c’est une autre ambiance. En tout cas, ambiance sereine pour cette nuit blanche, les gens rendus joyeux par la victoire de la France face aux All Blacks (nananère)

– Les bloggeurs sont des malades. Enfin, ceux de ma plateforme. Genre on leur modère un article, ils s’insurgent, nous parlent Birmanie et Chine et nous représente avec une image d’Hitler. Finesse, quand tu nous tiens.

– Lundi et mardi, on était deux dans l’agence, les autres étant à Prague. Lundi, me voici seule à partir de 17h. C’est là que j’ai regretté de pas avoir de mec, histoire de conserver un souvenir impérissable de l’agence… En plus, il est tentant le canapé rouge, mouahahah !

– Mercredi, 9h du matin… Tout va bien quand soudain « TAKATAKATAKATAKATA ». .Bordel, c’est la guerre !! Ah non, ils sont en train de casser la rue. C’est bien, ils l’ont refaite y a 1 mois et demi, 2 mois… C’est pas graaaaaaaaaaave ! Et miam, la bonne odeur de goudron chaud qui envahit l’appart tout à coup, celle qui file mal à la tête et envie de vomir… Je l’ai eue dans le nez toute la journée.

– Mercredi soir, j’ai rendez-vous à 18h30 avec Summer, Vicky et Maud, qui subissait son dépucelage bloguesque. Bon, moi, j’ai prévenu : 18h30, c’est pas concevable. 19h, le métro arrive à Châtelet, je descends à la station suivante, les Halles (toi aussi, devine dans quelle ligne j’étais). Et là annonce : « à la demande de la police, ce train ne marquera pas d’arrêt à la station des Halles ». Putaiiiiiiiiin ! Je descends à Châtelet, traverse quand même les Halles, plus de RER, plus rien. En fait, il y avait une alerte à la bombe (et ils m’ont quand même laissée traverser la station, super !). J’arrive au bar où je retrouve les demoiselles sus nommées et une amie de Maud. On papote, je veux un cocktail, j’interpelle le serveur : « Monsieur ! Monsieur ! Monsieur ! » et me prend un vent superbe. Ah ben ouais, le monsieur est une madame et ça les a fait marrer, les copines !
Bon, finalement, je commande mon cocktail, elle m’en apporte un que je commence à siroter et elle revient « me suis trompée ! ». Du coup, je prends mon vrai cocktail, prends une gorgée et pouah !! C’est du gin pur ou presque. Du coup, après, j’étais méga pétée. Mais j’ai réussi à pas me perdre dans un quartier que je n’ai que peu sillonné dans ma vie, je m’impressionne.

– Mes collègues sont revenus de Prague, tous en vie et en entier. J’avais demandé à Guillaume de me ramener de l’absinthe mais étant persuadée qu’il avait oublié, je lui envoie un mail lui demandant une aide technique intitulé « puisque tu as oublié mon absinthe, voilà du taf ». 30 secondes plus tard, le voilà qui arrive à mon bureau tout fier et qui pose une belle bouteille verte dessus. Ouéééééé ! Sinon, bilan du voyage : « c’est con que tu sois pas venue. Mais c’est vrai que partager un appart avec 12 mecs, c’est pas facile. Surtout que personne n’avait pris de gel douche, on a dû en acheter sur place et donc partager un gel douche pour 3 salles de bain, tu nous aurais vu en caleçon pas réveillé ». Ouais, là, je regrette vraiment. Même que j’aurais vu un bout de fesse, ça aurait resserré les liens entre nous.

– Jeudi soir, Vicky, Nina et Kenya sont on the road, parties à 23h et des poussières, arrivées à 6h et des brouettes. Donc 7h de route avec du brouillard, du dark dog, des arrêts pipis mais surtouuuuuuuuuuuut Kenya ! Le chat qui miaule pendant 6h quasi non stop (oui, à un moment, elle a vomi) malgré le cachet censée l’endormir. Et vu sa connerie le lendemain matin, et vas y que je cours, et vas y que je saute, je pense qu’en fait, la pharmacienne m’a filé des vitamines.

– Nina en voiture, 5h30, genre « mais non, je dors pas ». Je raconte les péripéties de mes bloggeurs crétins quand « ouais alors il me dit qu’il va porter
plainte, je l’encourage à le faire et je lui demande s’il veut le numéro de 60 millions de consommateurs et là carte postale… Non, je viens de dire n’importe quoi ! ». En gros, l’histoire de la carte postale, je venais de m’endormir en parlant et c’est le premier mot qui est sorti. Mais Vicky, elle comprenait pas ce que j’essayais de dire avec ma carte postale.

 – Nina, 27 ans, teste pour vous la couette Jurassic Park. Vaut mieux tard que jamais.
 

– Le prochain qui me dit « c’est pas toi, c’est moi », je lui explose la gueule. Vicky suggère de lui péter sa figure avec une batte de baseball.

 – Lundi, réunion au sommet suite à des débordements de bloggeurs crétins et décérébrés. Comme on est pas tous sur Paris, on se fait une conférence téléphonique, trop la classe !! Du coup, on parle à des gens qui ne nous voient pas, y a des gros blancs, on peut dessiner et on parle fort car on sait pas si tout le monde nous entend. A propos de téléphone, lundi et mardi grand jeu au boulot : y a 15 postes dans l’agence, trouve celui qui sonne pour répondre. Je m’éclaaaaaaaaaaaaaaaaate.

– Une musique pour donner la patate

La liste de la fille qui attire tous les tarés

Décidemment, j’ai des  pouvoirs magiques dont je me passerais des fois

 – Samedi soir, je rentre chez moi après une après-midi avec Vicky et un resto avec ma sœur. En face de moi s’assied un couple, le mec a l’air un peu bizarre. Pas grave, je lis. Rapidement, il trouble ma tranquillité. C’est pas possible de pouvoir lire en paix dans ce train ? Il me demande si mon livre « 6 filles dans le vent » parle de lesbiennes, je lui réponds que non, je lui fais un rapide résumé, lui faisant remarquer que je n’avais lu qu’une centaine de pages donc je pouvais pas lui dire grand-chose de plus. Et là, c’est parti sur un
« mais il faut se parler, les gens se parlent pas ». Avec sa copine à côté qui lui caresse la main, je suis SUPER à l’aise. Et là, alors que j’essaie de me replonger dans mon bouquin « surtout vous qui êtes si seule ! ». Je réponds que je ne suis pas seule, non. « Si, si, je me comprends. Mais je vois, ça va pas durer, vous le méritez. Dieu vous garde ! ». Heu ?

 brune.jpg

– Lundi matin, je vais à la Poste pour retirer un paquet, j’en ai pour 5 minutes. Oui, à la Poste, ça m’a pris 5 minutes pour retirer un colis ! Je repars guillerette me disant que la semaine commençait bien mais un peu inquiète : allais-je payer cette bonne fortune ? Je pose mon paquet chez moi, je retourne à la gare. « Le train qui doit partir là maintenant de suite est annulé, prochain dans 15 mn ». Ah ben voilà. Je me pose sur le quai, avec mon 20 minutes, il fait un peu frais. 15 mn plus tard, toujours pas de train mais une averse, une belle, avec de grosses gouttes froides. Finalement, le train qui devait passer 15mn plus tard a décidé de prendre 10 minutes de retard. Finalement, ouais, je l’ai payée ma bonne fortune

– Re-allergie aux figues, putain ! Et essayez de boire du jus de citron derrière, ça piiiiiiique !

 – Il s’en passe des choses chez les Tchèques ! Mardi nuit, un mail a été envoyé par la boss de l’agence là-bas à tout le monde (oui on a une adresse everybody@pouet.com). Sur le coup, je fais pas gaffe, je le jette avec le spam (je connaissais pas son nom). A midi, Guillaume est en train d’expliquer un truc à Farid sur l’ex femme de machin et Claude se marre « ah les ragots ! » Donc, moi, ragots, j’arrive : « c’est quoi l’histoire ? » « Ben t’as pas eu le mail de Tchéka, toi ? ». Interloquée, je fouille ma corbeille et le retrouve : 4 photos de la demoiselle… en sous-tif ! Le soir, j’en parle à mon collègue de la modé qui travaille à Prague, il m’explique que selon les thèses en cours là bas, c’est du piratage (surtout que la nana n’est pas là), genre basse vengeance. Bordel, pourquoi ça n’arrive pas en France ? Moi, j’aimerais bien recevoir les photos des postérieurs de mes collègues !

– Je suis amoureuse… d’un raton laveur. Même que dans son ventre, je mets de l’eau chaude et il réchauffe mon lit. Oh délice !

– Youpi, NRJ 12 repasse V, ça faisait une éternité que j’étais pas tombée dessus, j’adore !

– Je résume : couette sortie, chauffage allumé, bouillote en action, Kenya qui dort sur mon lit (et même sur moi). Ouais, c’est l’hiver.

– En ce moment, je me demande si je dois investir dans le réaménagement de mon appart (qui me sort par les yeux) vu que le déménagement s’annonce difficile. Hé oui, les proprios ont un niveau d’exigence très élevé et les périodes d’essai, ils aiment pas ça. Et la mienne va durer 3 mois, éventuellement renouvelable.

– Bon ben Prague, c’est fini pour moi. Tant pis, un jour, j’irai et en plus, je pourrai y faire du tourisme. D’un autre côté, ma carte d’identité est périmée depuis mars, j’avais un doute…

– Petite vidéo de « pourquoi je kiffe le violoncelle ». Si on regarde bien, on a le grand frère de Clement le no life et le frère d’Hélène d’Hélène et les garçons (regardez bien).

C’est quand qu’on est adulte, dis ?

Il y a quelques temps, une personne que je connais vaguement me demandait ce que je faisais de ma vie, si j’étais toujours en recherche de stage donc je lui réponds fièrement : « non, maintenant, j’ai du vrai boulot, je suis une grande ! ». Là, taquin, il me répond : « tu crois être grande grâce à ton boulot ? ». Un
truc du genre. C’est vrai après tout, c’est quand qu’on est adulte ? Ou plutôt qu’est-ce qui fait qu’on l’est.

J’observe, je lis, je vois. Je fréquente des gens de tous les âges de façon plus ou moins proche. Dans la girlie team, je suis la plus vieille mais je ne sens pas la
différence, c’est juste des chiffres. Des fois, je parle à des gens plus âgés et je les trouve stupides et immatures. Parfois, je parle à des gens beaucoup plus jeunes et je ne me dis à aucun moment « il/elle est jeune, ça va lui passer ». Par exemple, miss So Long, j’oublie tout le temps qu’on a 5 ans d’écart. Mais au fond, qu’est-ce qui fait de nous quelqu’un de mature et d’immature ? Est-on même 100% l’un ou l’autre ? Ne peut-on pas être matures sur certains points et immatures sur d’autres ?

Ado, pour moi, être adulte, c’était le tryptique boulot-mari-gosse. Bon aujourd’hui, c’est plus le tryptique boulot-je vis seule-je paie mes factures sans l’aide de papa maman. Ouais, c’est vrai que l’indépendance financière a été un grand pas en avant mais étais-je immature jusque là ? Je gérais déjà mon budget, quand même, j’étais juste dépendante. Est-ce que le fait de trouver du boulot a changé ma façon de vivre, de penser ? Bon, je me lève plus tôt, j’ai une activité, j’ai une définition supplémentaire ou une nouvelle définition. Avant,
j’étais Nina, chercheuse d’emploi, maintenant, je suis Nina, responsable de communauté. Mais ai-je vraiment changé ? Je ne sais pas trop, j’ai pas l’impression que ça a modifié ma façon de voir le monde. Par rapport à ma propre image, oui, j’ai l’impression d’être plus utile, de servir à quelque chose dans la société mais après…

Ensuite, revenons en aux deux parties de mon tryptique qui me manquent, le mari et les enfants. Bon, la maternité me branche pas à l’heure actuelle, ça viendra plus tard,  quand je me sentirai stabilisée quelque part. Là, je suis encore entre deux, notamment deux appartements. Je supporte plus l’endroit où je vis, j’y ai passé trop de temps quand j’étais au chômage donc j’ai besoin de poser mes valises ailleurs. Logique. C’est un peu le dernier échelon de ma stabilité, on dira. La dernière page du livre à tourner. A partir de là, tout se placera. Mais est-ce que ça veut dire que je suis pas une adulte complète pour le moment ? Je sais pas. Evidemment, la seule personne dont j’ai la charge, c’est Kenya. En gros, ça consiste à lui changer sa litière et lui remplir sa gamelle (tiens, elle est sortie de son anorexie, qu’est-ce qu’elle bouffe en ce moment). Lui faire des câlins aussi et lui parler quand je suis là pour pas qu’elle
déprime. Oui, je suis trop très attentive à la santé mentale de mon chat ! Ne serai-je adulte que le jour où mon ventre recevra la vie ? Ca veut dire que si j’ai jamais d’enfants, je ne serai jamais adulte ?

Que de questions dans le vide. Et moi, je me demande, sommes nous vraiment un jour adulte ? Est-ce que ça veut vraiment dire quelque chose si on sort ce mot de son contexte biologique ? L’autre jour, je lisais un blog d’un bloggeur que je qualifie volontiers d’intelligent et « d’adulte », puisqu’on parle de ça. Dans ses commentaires, ça vire à la dispute, un truc étrange. Chez mes bloggeurs, je suis habituée mais là, on est en présence de gens qui me paraissent intelligents et matures, à travers leur écriture et leur blog (je n’en
connais quasi aucun en vrai donc je peux pas me prononcer sur leur vrai moi, on dira) et là, j’ai l’impression d’assister à des disputes enfantines « hé d’abord, moi, j’ai 5000 visiteurs uniques, nananère ! » « Moi aussi, d’abord-euh ! » « T’es un méchant ! », « toi plus que moi ! ». Bon, je caricature énormément, c’était
mieux écrit mais c’était l’idée au fond. Je n’ai même pas compris d’où venait la dispute, sans doute l’éternelle rivalité entre bloggeurs (pffff) mais ça m’a un peu choquée, ce côté « gnagnagna ». Et ce n’est pas le seul endroit où j’ai vu des « adultes » se chamailler comme des gosses, c’est tous les jours que je vois ça. Quand j’entends les histoires que me raconte ma mère sur ses amis quinqua ou sexagénaires qui se chamaillent pour des bricoles, qui se parlent plus parce que si, parce que là… Ouais, je me dis que finalement, on n’est jamais vraiment adulte.

Et peut-être que tant mieux, au fond. Si ce côté dispute de bac à sable est chiante, je le concède, il y a aussi des choses bien à garder de l’enfance, notamment la capacité à s’émerveiller pour un rien, l’imagination, les pétages de plomb « on s’amuse et on s’en fout ». Oui, ça fait du bien de retourner en enfance, des fois, de s’amuser de broutilles, de jouer, d’oublier le sérieux que nous impose notre âge adulte.

Oui, des fois, je suis immature, je pète des câbles, je joue à l’idiote. Je regarde les playmobils avec nostalgie, je rêvasse tout le temps, j’adore les bulles de savon et quand je me lave les mains, je souffle toujours dessus pour les faire voler. Je suis contente quand je vois un papillon, je regarde les nuages pour y voir des formes, j’aime les choses douces et qui sentent la lessive. Et en plus, j’en suis fière !

Petite vidéo juste pour le plaisir