L’histoire folle du chat fantôme

J’avais promis sur mon autre blog de raconter mes vacances et je le fais ici, vu que j’écris rien là bas et qu’ici, ça manque un peu de vie personnelle. D’ailleurs, je l’ai supprimé l’autre blog, il servait à rien.


Après ce préambule qui ne sert à rien, arrivons au cœur du sujet : la terrible aventure qui m’est arrivée pendant les vacances. Ouais, c’est férié aujourd’hui,
nous faisons dans la légèreté, vu que la plupart d’entre vous ne sont même pas devant leur écran et qu’ils ont raison. Déjà, il se passe des trucs bizarres chez mes parents des fois. Je me souviens, une fois, j’étais rentrée pour quelques jours. La nuit, vers 4h du matin, quelque chose me réveille, un bruit. Je sors un peu de mon état comateux et là, je commence à paniquer : j’entends des voix et des détonations. Bon sang, ça vient d’où, j’ai peur ! C’est la guerre, ça y est, on va tous mourir. Je me lève et regarde à travers les petits trous de mes volets roulants : j’aperçois des gyrophares qui clignotent dans la cité voisine. Finalement, au réveil, j’ai appris que c’était une voiture qui avait explosé.

Cette fois ci, le mystère est plus épais et non encore résolu. Comme je l’ai déjà raconté à maintes reprises, la maison de mes parents se transforment souvent en
colonie de vacances pour chats. La dernière fois, nous avions donc : Clio, la chatte rouquine de mes parents, Carambar, la peluche grise de ma sœur et Kenya, la terrible mienne. Evidemment, avec la chance que j’ai, je devais partager mon lit avec Kenya et Carambar. Alors autant, Kenya, du haut de ses 2 kg à tout casser, elle se plie comme il faut et prend pas trop de place, autant Carambar, elle adore s’étaler en plein milieu du lit et si tu veux la pousser, elle râle. On n’est plus chez soi !

Chez mes parents, y a une cheminée et même que pendant mes vacances du 22 au 30 mars, elle a pas mal tourné. Oui, nous vivons une époque formidable. Je passais le plus clair de mon temps devant ladite cheminée à tapoter sur mon ordi. Or de part et d’autre de la cheminée, il y a des espaces et les chats adorent s’y planquer. Donc un soir, j’étais devant la cheminée quand je vois des pattes de chats marcher sur le rebord de l’insert avant de disparaître. Deux jours plus tard, je vois un petit museau dépasser, juste le nez avec les moustaches. Comme cette bestiole est dans les tons crèmes, j’en déduis que c’est Clio sans faire super gaffe non plus.

Un soir, ma mère va se coucher, on fait la tournée de la maison pour voir si tous les chats sont dedans pour fermer la fenêtre. En général, Carambar se couche tôt,
Kenya rentre un peu plus tard et Clio traîne jusqu’à tard. Ma mère va donc se coucher et je me pose à ma place sur le canapé, face à la cheminée. Soudain, je revois les pattes du chat marcher sur l’insert. Ah, ben elle est là Clio. Je me lève pour en informer ma mère, j’ouvre la porte de sa chambre et… je découvre Clio étalée sur son lit en train de roupiller. Heu ? Kenya a les pattes tigrées à chaussettes blanches et Carambar est toute grise donc à qui appartiennent ces pattes ?

J’en parle à ma mère qui commence à rigoler genre « arrête de boire ma fille ». Mais si, il y a un chat errant un peu de la même couleur qui traîne dans le quartier, ce doit être lui. Donc elle se lève et on regarde dans la cheminée pour trouver le chat : aucune trace. Ma mère m’explique que non, le chat peut pas squatter dans la cheminée, on l’aurait forcément vu passer surtout que la dernière fois qu’il est rentré dans la maison, il a tellement paniqué qu’il a réussi à faire tomber un cadre du mur. Et en plus, la pauvre bête, si elle nichait dans notre cheminée, elle aurait été carbonisée depuis longtemps.

Du coup, j’ai passé le reste des vacances à aller regarder dans la cheminée, quand même. Ce qui me rassure, c’est qu’une nuit, mon père s’est levé à 5h du matin et
a entendu Kenya souffler et l’insert de la cheminée claquer au même moment. Mais quand il a regardé dedans, il n’a rien vu.

Vous croyez que ça existe des chats fantômes ?

Je suis pas bonne à marier

(petite pause dans la chômagie parce que pas envie cette semaine, envie de légèreté, c’est le printemps, youpi)

En début d’année, une bonne part de la vingtenaire corps  s’est réunie dans un café (pour info, il y avait Jane, Marine, Summer, Bobby, Lucas et moi). A un
moment, on parlait du blog, et Bobby fait « et qui veut tenir la rubrique cuisine ? ». Face à moi Marine. On se dévisage toutes les deux, l’air horrifiée, puis elle déclare :
« moi, je cuisine pas. Je suis vraiment pas bonne à marier ! ».


De fait, je cuisine peu. C’est pas que j’aime pas ça mais pour moi toute seule, ça m’ennuie. De toute façon, je rentre chez moi entre 20h et 20h30, je fais une
sieste post job donc autant te dire qu’en me relevant, j’ai plus faim. Mais au-delà de la simple question de la cuisine (Picard est mon ami), cette réflexion sur le bonne à marier m’a fait réfléchir. Quand ma mère s’est mariée, elle ne savait pas cuisiner et sa première grande fierté de jeune épouse a été de confectionner une blanquette de veau. En fait, c’est pas super compliqué la blanquette, j’en ai déjà faite une (alors que je suis pas mariée, lalalère). Quand j’étais une petite fille, j’avais sur le dos les tricots faits par maman, les habits cousus par elle. D’ailleurs, à l’époque, ma mère achetait du tissu et faisait tout en double, ce qui fait que ma sœur et moi étions souvent habillées pareil, sans pour autant être jumelles. Pour ma part, j’ai pas
touché une machine à coudre depuis mes 13 ans, et encore parce que j’avais des cours de couture à la place de techno car on n’avait pas le matériel, je sais juste faire le point de mousse en tricot ce qui n’aide pas beaucoup…Autant vous dire que mes petiotes, si j’en fais un jour, elles ont très peu de chances d’être habillées par des fringues made in maman. Et vu mes compétences en la matière, on peut dire qu’avant d’être nées, elles sont déjà sacrément chanceuses.

Aujourd’hui, alors que le féminisme agressif envahit les plateaux télés avec Isabelle Alonso, je trouve quand même qu’il est aussi important de voir les évolutions.
Aujourd’hui, la femme peut prétendre se marier sans pour autant maîtriser la base des tâches domestiques qui lui étaient autrefois imposées. Aujourd’hui, si la femme coud ou tricote, c’est plus par goût que par obligation, idem pour la cuisine. Perso, le tricot, j’aime bien, par exemple. Je ne fais rien de précis, que des points et ça me détend. J’avoue que dans mes rêves les plus fous, j’aimerais savoir coudre pour me faire des fringues de folie mais le fait est que je ne sais pas faire. Surtout que les fringues que j’ai en tête, c’est un peu du très compliqué. Si un mec me
quittait sous prétexte que je pourrais pas confectionner des fringues pour notre future progéniture, je dirais bon débarras. Parce que la cuisine pour plusieurs personnes, j’aime bien (quand j’ai le temps) mais pour le reste, faudrait voir à pas trop me forcer. Quant au ménage, repassage et tout… L’avantage de l’homme des années 2000, c’est qu’en général, il vit seul quelques années et apprend à se servir d’un aspirateur, d’une machine à laver et d’un fer à repasser. Si, c’est vrai ! Du coup, il ne passe pas direct du giron de sa môman au mien, je n’aurai pas besoin de lui
expliquer comment marche la machine, l’aspirateur ou le produit vaisselle, il pourra le faire tout seul. Je ne désespère pas de tomber sur un suffisamment docile pour participer au lavage de la litière de Kenya mais j’abuse peut-être un peu là…

Du coup, le partage des tâches domestiques et même la liste de celles-ci me semblent moins évident qu’avant. Déjà, dans ma prime jeunesse, quand ma mère travaillait en soirée (infirmière oblige), mon papa nous faisait à manger. Bon rien de bien compliqué, des raviolis en boîte, de la purée mousseline, des œufs au plat… Mais bon, déjà à l’époque, j’étais un peu étonnée quand on m’apprenait que la maman faisait à manger et le papa ramenait les sous. Parce que mon papa à moi, il ramenait des sous et faisait à manger aussi. Des fois, il faisait le ménage mais très rarement mais il bricolait pas du tout par contre. Mais du coup, aujourd’hui, vu que nos hommes ont vécu seuls, on n’est pas obligées de tout se taper non plus, sans rentrer tout autant dans un « je le fais pas parce que je suis féministe ». Parce que mine de rien, j’aime bien faire un bon plat à mon chéri, quand même.

Maman, j’ai eu du sexe cette nuit et toi ?

Il y a des trucs qui m’hallucinent parfois. Il y a quelques mois, je regardais une émission sur Teva, je crois, un reportage sur les clubs de vacances où les femmes célibataires
vont pour se payer un gigolo. Enfin, officiellement, c’est juste pour choper mais vu qu’elles payent le mec… Dans le lot, une mère et sa fille qui draguent de concert. Fin du reportage et retour sur le plateau avec la sexologue Catherine Solano qui est atterrée « non mais draguer en famille, comme ça, ce n’est pas sain ».

 undefined

Comme vous savez, rien ne me traumatise plus que l’idée que mes parents aient du sexe, je suis le fruit du St Esprit et ma sœur aussi. Mes parents, de leur côté, préfèrent penser
que je ne fais rien de sale et tout ça. En gros, on respecte la frontière des générations. La question du sexe entre parents et enfants est toujours le sujet d’angoisse des uns et des autres. Ado, mes parents m’ont parlé de sexe dans son volet contraceptif mais basta et c’est pas plus mal. Ils n’ont jamais cherché à savoir si j’avais toujours ma petite fleur et je les ai pas appelés quand je l’ai perdue. J’imagine le truc :

« Hé maman, je suis plus vierge !

– Super ma fille. Et alors, ça s’est passé comment ? »

Non mais c’est totalement inconcevable ! Bon, moi, j’ai eu la chance de ne pas avoir mal la première fois donc pas besoin d’appeler maman en urgence pour lui demander comment
faire passer la douleur. Je dis ça parce que c’est arrivé à une copine, elle a eu tellement mal qu’elle a fini par le dire à  sa mère. Ca me glace le sang d’y penser.

Quand j’étais toute jeune, j’enviais un peu les filles qui racontaient tout à leur mère, avec qui elles ont mélangé leur langue à la boum… Nous, pas. Mes parents n’ont jamais été
autoritaires ou coincés sur la question, c’est juste une question de jardin secret. Aujourd’hui encore, je ne raconte rien. Le dernier mec dont mes parents ont entendu parler, c’était Arnaud y a deux ans et demi et encore, parce que j’avais plein de suçons dans le cou donc j’étais totalement flag. Evidemment, ma mère n’est pas dupe, elle sait bien que j’ai des histoires, que je « navigue », comme elle dit. Mais je préfère ne pas lui en parler. Bon, elle a été accidentellement au courant pour Guillaume 2 aussi grâce à une gaffe de ma sœur qui me gardait Kenya quand j’étais partie en Bretagne chez le jeune homme :

« Raaaaaaah, y a Kenya qui se fait les griffes sur mon canapé !

– Mais qu’est-ce qu’elle fait chez toi, Kenya ?

– … »

Mais j’adore quand même ma sœur. Pourquoi je lui en parle pas ? Parce que je préfère attendre que ça compte pour moi, tout simplement.

Pourtant, des fois, on parle un peu de sexe du genre ma mère qui me dit : « non mais y a des trucs maintenant… les machins là… les sextoys… T’en as même qui rentrent en
même temps devant et derrière… Faut vraiment être déviant pour utiliser ce genre de trucs ». Lalalala… Evidemment hors de question de rentrer dans le débat et de faire la liste des miens, ça ne la regarde pas. Je trouve assez curieux de tout confier à sa mère sur le sujet. Pour ma part, j’aurais une fille, je suis pas sûre que j’aurais envie de savoir les détails de sa vie, de la voir partir au bras d’un gigolo tandis que je ramène le mien dans ma chambre. Surtout que son gigolo, c’est quand même moi qui le paye… Et tant qu’on y est, on les échange après ? Non, je crois sincèrement que pour avoir une sexualité normale et épanouie, il faut savoir exclure certaines personnes du cercle des confidences. Raconter à ses copines, c’est normal, voire à sa sœur si on est proche (moi, je le ferai pas) mais bon sang pourquoi en parler à ses parents ? Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer sincèrement ? Je ne comprends pas bien l’intérêt de mêler nos parents à ça. Déjà que mes copines ont du mal à suivre ma vie sentimentale et sexuelle alors si je devais raconter tout ça à ma mère, je crois qu’elle serait effrayée par mes… navigations. Le jour où je trouverai un port d’attache sympa (et durable), je lui en parlerai. En attendant, je reste officiellement célibataire sans activités sexuelles.

Fin de liste

Bon, dans la série « tiens, je fais des changements sur mon blog », j’ai décidé d’arrêter les listes du samedi. Pourquoi ? Parce que comme vous l’avez remarqué, ma vie ronronne comme une Kenya et vu que je parle plus de mes coucheries en détail ou même en général, ne reste guère que le boulot. D’ailleurs, c’est rigolo, j’ai un nouveau collègue, Nicolas, à qui j’ai parlé du blog et qui m’en a parlé hier au pot de déménagement (ben oui, je change de quartier) et il m’expliquait que c’était marrant de me lire et de deviner qui est qui derrière les pseudos. Et les pseudos de boulot, y en a beaucoup.

 

Bon bref, la liste devenant une série d’anecdotes de bureau, je ne suis pas sûre que ce soit bien utile de continuer, surtout que j’avais de plus en plus de mal à l’écrire vu que ma vie n’est pas toujours bien trépidante. Peut-être que si je ressens le besoin de raconter mes petits moments de vie, j’écrirai ça ailleurs, je verrai. C’est pas le sujet.

Donc maintenant, que faire du samedi. Vu que pas mal de gens se connectent du bureau, je vais pas faire un article comme les autres jours, le samedi, c’est léger. Bon, j’aurais pu faire relâche, ce serait une solution. Sinon, j’avais plein d’idées mais là, je me souviens plus, vu que je les ai pas notées, comme une truffe que je suis. Il me semble que je proposais, au choix, une BD (mais vu mes talents en la matière, j’ai peur que ça vous lasse vite), une citation à la con, une espèce de rubrique des cœurs (parce que j’en lis des questions sur les forums,
hein). Ou alors une nouvelle série ou encore un sitcom à la con… Enfin, bref, je sais pas trop.

Mais la liste je vais arrêter. Comme ça, cette semaine, vous avez évité les affres de ma maladie de début de semaine et de mes règles en cours (bonjour la semaine), mes problèmes de train (enfin, ça, comme c’est tout le temps…), le déménagement, tout ça…

Voilà, on verra samedi ce que je ferai.

Non je suis pas morte

Hier, j’ai été salement malade. Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller au travail mais je ne suis pas sûre de tenir le coup car il semblerait que je sois victime d’une grippe. Mais comme
j’ai aucun article en avance et que les autres vingtenaires ne sont pas très actifs pour le moment (hum…), je vais vous écrire une petite bafouille quand même, histoire de vous rassurer sur mon état de santé.

En fait, tout a commencé dimanche. Je me suis levée avec un léger mal de cou que j’ai imputé à une mauvaise position pour dormir. A 16h, je rentre chez moi et file me coucher pour une sieste bien méritée, vu que j’ai pas mal mangé, pas mal bu, j’ai la peau du ventre bien tendu. Je m’endors comme une bûche jusqu’à 20h et là, c’est plus le même refrain : j’ai mal non seulement au cou (côté droit) mais aussi au dos et à la jambe gauche. Alors imaginez à quoi je ressemble quand je marche. Bon, vu ma force, je vais me ré-étaler sur le canapé et je m’endors avant la fin du dernier épisode des experts. A 1h, je me relève, écris vite un article et au dodo.

 

Le lendemain, je passe la journée à somnoler, à grimacer, à transpirer, frissonner,à découvrir des zones de mon corps que j’avais oubliées. La seule chose qui me tire de mon
lit ? Ma vessie. A 18h, alors que j’ai passé une journée étrange entre rêves et délires semi éveillés, je me dis qu’il faut quand même que je bouge. Pour quoi faire ? Faut boire et
manger. Je décide d’aller faire quelques courses pour voir : le Picard est à 5 mn à pied, le franprix est sur le chemin de retour, c’est parti. Je me prépare rapidement sans trop me regarder dans la glace tellement c’est horrible. Déjà, j’ai le cheveux terne et raplapla, le teint bizarre, les yeux réduits à des fentes. Et encore, Dieu merci, je mouche pas donc mon nez ne s’est pas transformé en immonde patate pelée et suintante. Bon, ben, j’étais contente de retourner chez moi. Je décide de manger mais j’ai pas faim. Bordel, j’ai quasi rien avalé en 24h et j’ai pas faim ! Alors que je me suis achetée des mandarines bourrées de vitamines exprès. Bon, c’est pas grave, on va attendre un peu. Je regarde les Simpsons et Jurassic Park dans un état de semi conscience mais Ugly Betty, j’ai pas tenu. En plus, c’est pas ma faute si dans le clic clac, la meilleure position, c’est dos à la télé. Bref, comme n’importe quelle personne malade, je tourne, retourne, je n’arrive pas à trouver une bonne position, contrairement à Kenya, étalée de tout son long contre mon ventre ou mon dos, selon le côté où je me tourne. Mais bon, il paraît que les ronronnements de chats ont des vertus curatives alors on dira qu’elle faisait la garde malade. Mais en fait, c’est surtout que dès que je me mets sous ma couverture en mohair, j’ai forcément une Kenya par là, sur ou sous la couverture, c’est un fait scientifique. C’est fou, ça, dès que j’utilise cette couverture, même si elle est à l’autre bout de la pièce, elle rapplique.

Bon, voilà, là, il est 0h50, j’ai réussi à manger trois mandarines, je vais boire un peu (de la volvic, je suis apparemment la seule personne de cette planète à trouver que c’est
la meilleure des eaux minérales) mais surtout, je vais aller me doucher, ça va me faire du bien, j’ai l’impression d’être sale comme si je m’étais pas lavée depuis un mois. Demain, je vais bosser. J’espère sincèrement que ça ira mieux.

Voici le récit de mon premier RTT 2008… Je vais pas être super motivée pour en reprendre.

La liste de la fille qui sait pas trop ce qu’elle va raconter

En ce moment, c’est très métro-boulot-dodo chez moi. Alors du coup, je suis pas sûre que cette liste soit très longue…

 undefined

– Mardi soir, j’ai un rendez-vous très VIP dont je vous parlerai lundi. J’ai rendez-vous avec PinkLady et Vicky mais en arrivant au boulot, je ne trouve plus mon portable. Or Vicky étant en formation, elle n’a pas le net et je ne lui ai pas dit où on se retrouvait. Là, je commence à me maudire genre « je suis trop cooooooooooooooonne ». Alors que j’envisageais une pendaison avec mon string, j’entends une vibration dans mon sac. Vu que je n’étais sortie ni avec Kenya ni avec un vibro, ça ne pouvait être que… mon téléphone !! En fait, il s’était glissé dans mon chapeau pour la pluie. Du coup, moi qui étais d’humeur massacrante, me revoilà de bonne humeur.

– Dans la série boulet again, mercredi, je veux fermer le plateau du lecteur CD de mon pc et évidemment, je clique sur le bouton d’allumage… Qui sert aussi de bouton pour
l’éteindre. Ben, là, je me suis sentie très très blonde quand même.

– Cette semaine, j’ai l’impression que le métro a été le théâtre de beaucoup d’incidents voyageurs… Lundi matin, RER en retard à cause d’un incident voyageur (alors que moi,
j’étais en avance), mercredi et jeudi soir, trafic perturbé à cause d’un incident voyageur…Par contre, vendredi, je n’ai jamais su pourquoi il n’y avait ni train ni RER… J’espère quand même que c’est pas moi qui porte la poisse !

– Quand je suis saoule, je suis super bon public vu que le fait qu’une brochette de 3 nanas un peu pétées manquent de se casser la figure parce qu’elles n’ont pas vu la marche, ça
me fait marrer deux minutes non stop.

– Rêver qu’on s’occupe d’un bébé (mon cousin dans le rêve alors que mon cousin le plus jeune aura 20 ans cet été) et qu’en plus, je suis douée pour ça et que j’aime bien, ça veut
dire que cette counasse d’horloge biologique est en train de se réveiller ? Je tiens quand même à dire que le bébé en question était un téléphone portable avec la tête de bébé en fond d’écran et des bras qui m’attrapaient le doigt…

– Element croustillant de la semaine (attention, vous allez voir à quel point ma semaine a été passionnante) : le retour de semi-russe. Bon, je l’ai un peu bloqué sur MSN y a
2 ou 3 mois et je l’ai un peu oublié depuis. Du coup, lundi, SMS de sa part : « t’es libre ce soir ? ». Je rappelle que je l’ai pas vu depuis mai celui-là. Je lui explique que j’ai du boulot par-dessus la tête en ce moment et que je suis claquée et il me répond : « je te ramènerai pas tard ou si tu veux, tu pourras dormir ici ». Quel grand prince ! J’insiste sur le fait que je suis inopérationnelle mais il insiste : « non mais c’est juste pour boire un verre ! ». Il me prend donc pour une buse. Donc lundi, je lui dis non. Mardi, je reçois le texto « salut miss gros seins, t’es libre ce soir ? ». Faudrait que je l’épouse celui là. Bon, va falloir que je lui explique très officiellement que je veux plus le voir car j’ai pas répondu à ses derniers textos et le silence radio, c’est mal, même avec un connard.

– Je me suis fait plein de potes chez les développeurs donc la pause clope devient de plus en plus longue. Mais voilà, j’ai une drôle de réputation à base je suis la pro des
sextoys. Hu ?

– Vendredi, à propos de sextoys, je suis en train de taffer quand je me retrouve avec un vrai vibro rabbit sous le nez. Explications : souvenez-vous, le concours sextoys que j’ai fait y a deux ou trois semaines, c’était Sasha qui avait gagné. Or, Sasha est une de mes collègues qui méritait de gagner car elle a compté les comms à la mano (mais certains articles étant
passé hors ligne, elle n’a pas trouvé le chiffre exact mais vraiment pas loin) et je lui ai demandé de me montrer la bête car je croyais qu’il s’agissait d’un mini rabbit et elle a eu peur quand je lui ai dit que le sien était petit, elle se demandait ce que j’entendais par petit. En effet, 17.5 cm de long pour 4 cm de large, c’est pas petit !

– Finissons sur une note positive genre « des fois, je dis du mal de la Poste mais quand ils font un effort, je le reconnais ». Mercredi matin, je vais chercher mon fameux recommandé, les places pour le match de rugby. Sauf qu’en fait, il était sur le point de repartir et déjà dans le bac des retours. Ben, le guichetier, au lieu de m’envoyer bouler genre
« non mais trop tard, fallait passer avant », il a fouillé le bac pour me le récupérer en m’expliquant que je devais venir plus tôt la prochaine fois. Mais j’ai mes places, lalalère.
Merci M. le guichetier.

 

Voilà, semaine très calme mais vu que je dors tout le temps, forcément, il pouvait pas se passer grand-chose. D’ailleurs, là, ce week-end, j’ai décidé de ne faire que ça. Je visais
un 20h par jour mais rester que 4h debout, ça me paraît quand même pas beaucoup… Allez de la musique !

La liste de la fille qui va bientôt poser un RTT pour un week-end de 3 jours

Semaine de débile, c’est quand que ça s’arrête ? D’ailleurs, entre le taf et ma vie sociale, j’ai pas posté hier.

 undefined

– Samedi, j’ai rendez vous avec Alice, Anthony, Yohann et Sandra pou dîner. Ma sœur me demande de réserver un resto donc je lui propose notre cantine à chérichounette et à moi, le Starcooker dans le Marais. J’appelle vers 18h30-19h, je tombe sur un répondeur qui m’invite à laisser un message pour ma réservation. « Bonjour, 20h30, on sera 5 » (en vrai, j’ai mis plus de mots). Je me prépare, je pars. 20h20, mon portable sonne, un numéro que je ne connais pas. « Bonjour, le Starcooker, on n’a pas de place pour votre réservation. » Ok…
« Vous vous moquez de moi ? Et vous m’appelez 10 minutes avant alors que j’ai appelé il y a près de deux heures ? – Oui mais je viens d’avoir le message. – Et je fais comment moi maintenant ? On et quasi là ! – Vous pouvez essayer d’aller à notre restaurant à Opéra ». Non mais tu rêves cocotte ! D’ailleurs, tu peux attendre avant que je refoute les pieds dans ton resto. Déjà que le service était déplorable. Du coup, après s’être pris une dizaine de « c’est complet » dans la tête, on a fini à St Michel, à se faire sauter dessus par tous les restaurateurs dans la rue (qu’est-ce que je déteste ça).

– Deux personnes sont nues dans un lit et je suis une des deux et je fais mon caprice : « bon, tu me le diiiiiiiis ? – Non. – Allez, steuplééééééééé ! – Non.  – Si tu me le dis pas, je te tire les poils du torse ! – Si tu me tires un poil, je te vire du lit et deux, je te vire de l’appart. – Ah… Bon d’accord, je te tire pas les poils. Mais diiiiiiiiis le moi ! ». Bon, j’ai fini par savoir ce que je voulais. Chamaillerie suivante. « Hé, je boude, j’te signale ! Tu dois me faire un câlin pour te faire
pardonner ! ». Et là, j’ai droit à trois caresses sur l’épaule genre les mêmes que je fais à Kenya pour lui dire bonjour. Et là, je vous demande : comment je peux être crédible dans ma bouderie si je suis morte de rire ?

– Je suis d’une étourderie assez monumentale en ce moment. Exemple : la semaine dernière, je reçois un avis de recommandé. Là, je commence à vaguement paniquer : mais j’attends rien ! Donc c’est forcément un truc désagréable. Comme j’ai pas le temps d’aller à la Poste, je traîne mon angoisse (enfin, quand j’y pense) toute la semaine avant de me souvenir : j’ai acheté deux billets pour un match de rugby en mars. Je suis un boulet !

– Boulet 2, le retour de la championne. Jeudi, je passe une bonne partie de la journée à bavasser avec Babillages par mail. A un moment, elle me demande mon avis sur un article qu’elle vient d’écrire sur les défilés haute couture et je réponds : « J’aurais rajouté que c’est quoi l’intérêt du front row si on doit faire semblant d’en avoir rien à foutre ??? Mais très drôle sinon ! 😉 ». Et là, angoisse : je me rends compte que cette phrase, je l’ai pas écrite dans le bon mail et que je viens de l’envoyer à une éditrice de la boîte. Heureusement qu’on se racontait pas des cochonneries ! D’ailleurs, tout est bien qui finit bien, l’éditrice ne m’en a pas tenu rigueur.

– Lundi, c’est la panique : les commentaires marchent très mal sur les blogs et notre star de TMF écrit un mail pour nous informer. Nous, c’est la chargée de comm (Sylvie, ma coupine) l’éditrice, moi et… la directrice de publication du magazine. Donc forcément, c’est la panique, Sylvie qui bosse le lundi chez nous et moi décidons d’agir. « Bon, Alice qui est chef de projet blog est en vacances, on va demander à lui. » Simon m’explique que le monsieur n’est pas là. Ni son collègue. Ni un autre. « Heu… mais y a personne ? – Non, y a un séminaire, aujourd’hui ! ». Bon, avec Sylvie, on va quand même faire un tour dans le désert qu’est le bureau des développeurs et on finit par en trouver un (pile en face d’un de mes choupinoux de 23 ans). Au bout d’une heure, le gars me rappelle : « bon, j’ai trouvé le bug mais je peux rien faire, j’ai pas les codes ». Mardi, je crée un incident diplomatique toujours chez les développeurs mais pas les mêmes. Des grandes plumes de TMF ont lancé leur blog et l’une d’entre elles m’engueule parce qu’il n’y a aucun lien vers leur blog sur le site (même si elle me dit qu’elle sait que c’est pas ma faute) donc je demande directement à un gars de régler le problème. Deux minutes après, je reçois un premier mail : « Nina, remplis une demande officielle sur le serveur, s’il te plaît », suivi quasiment immédiatement par un « désolé, je viens de me faire attraper par mon chef et je me suis fait engueuler, je suis censé faire autre chose ». Oups…

– Quand tu appelles un mec choubidou, ça a des effets dramatiques sur l’érection. Alors que c’était gentil, je le plaignais (« oh, mon pauvre choubidou »). Je crois que je vais en rester à « oh, petit bouchon ! ». J’adore cette expression.

– Jeudi soir, rendez-vous avec une copine du collège/lycée de passage sur Paris. Pour situer rapidement la demoiselle, elle est pilote dans l’armée. Là, elle revient du Tchad où elle gérait les transports de nourriture (et de blessés parfois). Avec elle, un couple, un homme marié sans sa femme et une autre fille. Dans l’armée, on se marie vite. Face à moi au restaurant, l’élément mâle du couple qui sort de bien belles perles : « Aux Etats-Unis, il pratiquent énormément le sexe oral… L’oral sex, qu’ils appellent ça et il ne s’agit pas d’un speed dating d’une heure trente » mais surtout ma préférée que je vais ressortir : « l’amour rend aveugle, certes. Mais y a pas mal de clairvoyants qui se sont plantés ».

– Dernier tiret glam pour la route. Suite aux conseils de Vicky (sentez déjà comme j’assume le truc), j’ai regardé Cops hier soir. Je n’avais jamais regardé, pensant qu’il s’agissait des poursuites en voitures avec 10 accidents par minutes et tout ça mais pas vraiment. A un moment, une fliquette arrête une camée qui lui explique qu’elle a une pipe à crack dans le vagin… Et qui va la repêcher. Est-ce plus ignoble que le mec qui avait une seringue dans le rectum ? Je sais pas.

 

– Pour me faire pardonner du tiret précédent, un peu de musique !

La liste du samedi qui sera demain

Yo lecteur !

Là, tu vois, il est 17h46 et j’ai toujours pas posté ma liste du samedi, sans doute parce que je l’ai même pas écrite. Enfin, si, un peu.  Mais je l’ai pas finie alors je la  garde pour demain parce que là, je dois  (enfin) me décider à sortir faire deux , trois courses pour acheter des fruits et  du pain et que donc, publier un article après 18h, ça sert  à rien. Aujourd’hui, je me suis offert une belle journée glande à bouquiner et  rêvasser dans mon lit. Tu vois, pendant les vacances, j’ai un peu fait une détox ordinateur et c’est quand même
bon.  Je l’aime bien mon ordi mais bon, je passe déjà toute la journée sur le net  pour le boulot, couper , ça fait du bien aussi.

Puis en plus, mon netvibes m’indique que les 9/10 des bloggeurs n’ont rien publié  aujourd’hui et c’est un peu normal parce que tu vois,  on est dans la non-semaine de l’année, comme j’ai dit.  Pourtant, mon nombre de lecteurs n’a pas diminué cette semaine, beaucoup ont travaillé mais là, j’en soupçonne plein d’être en week-end prolongé et je vais te dire, ils ont raison.
Mais comme je pense quand même un peu à ceux qui, comme moi, ont pas le  pont du nouvel an (mais j’ai eu celui de Noël,  je cosette pas , là) et je te  jure demain, tu auras ta liste.  Et lundi et mardi, j’écrirai, si, si.  Je voulais te faire une surprise du nouvel an mais là, j’en suis à peu près à zéro de ma surprise. Mais je l’ai en tête, je la ferai.
T’emballes pas,  hein,  c’est juste une bêtise, une blague bon enfant (je pense) mais ça fait 6 mois que  j’en parle  et qu’il serait temps que je m’y mette, non mais…
Mais je t’avoue qu’en ce moment, le soir, je suis une larve  finie et je fous rien, je réponds même pas à tes comms et je déconne, je sais. En plus, je les lis, les comms.  Je crois qu’à partir de maintenant, je ferai des réponses moi même en comm dans la journée, entre deux tâches, je vais abandonner les réponses vertes.  Il faut réactiver l’interactivité entre nous, tu vois.

Bon, j’arrête de dire n’importe quoi, surtout que Kenya m’escalade joyeusement la face et va écrire  avec un chat sur la figure, toi.  C’est pas facile, je te promets.  Direction la boulangerie et le maraîcher.  Je te tape la bise lecteur !

*smack*  *smack*

La schizophrénie du blogueur

Deux ans et demi  que je blogue, j’en ai vu et lu des choses. Maintenant, c’est même mon métier les blogs, c’est dingue. Mais je ne vais pas faire un bilan bloguesque, ça, je
le ferai quand ce sera l’annif du blog. Non, je veux parler du comportement étrange de certains blogueurs. A savoir vivre sa vie pour son blog.

Il y a quelques temps, je discutais sur MSN avec une grande consommatrice de blogs et on en vient à parler d’un blogueur que j’analyse en 2 mn de la façon suivante : « ce
qui est triste, c’est que maintenant, il fait ça juste pour remplir son blog. ». Peu importe de qui je parlais, ça pourrait être pas mal de gens. Je ne compte pas régler mes comptes (surtout que c’est un bloggeur qui n’est ou ne fut pas proche de moi) mais de présenter une dérive que j’ai observée avec d’autres personnes. Un blog, c’est quoi ? En gros un espace perso où on peut partager ses passions ou raconter sa vie, entre autres. Moi, je parle des blogs de type journaux intimes comme le mien. Donc le but premier du blog, c’est de créer un journal extime (© Kamui dans un vieux commentaire, je sais plus du tout où, sorry !) où on partage tout ce que l’on veut partager. Sa vie amoureuse, sexuelle, pro, ses pensées, ses joies et ses peines, ses délires et tout ça. Aujourd’hui, je m’en sers surtout pour partager mes visions de la société, étaler mes opinions. Ma sexualité est devenue un sujet annexe, souvent évoquée sous forme de blague (héééééé, ma maman me croit lesbienne !). Mais de mes derniers amants/mecs, vous n’avez rien su ou si peu. Sans doute car aujourd’hui, j’assume suffisamment ma sexualité pour ne pas avoir besoin de la raconter, que je suis sûre de ma séduction et que je n’ai plus besoin d’étaler mon tableau de chasse. Bref, bref.

 Quand je lis les blogs de certains, je note certaines « déviances ». Des gens qui nous semblaient sincères au départ mais qui tombent dans un espèce de cercle vicieux : vite, il doit m’arriver des trucs pour alimenter mon blog. Et faire les courses à la supérette et avoir la caissière qui dit bonjour/merci/au revoir, ça compte pas. Il faut qu’il m’arrive des trucs de ouf genre j’ai baisé avec George Clooney, j’ai fait un coma éthylique, j’ai pris une nouvelle drogue top démente qui vient tout juste de sortir et qui fait faire des bulles

(ah, merde, en fait, c’était un bout de savon, je me sens flouée, là), j’ai été embauchée rédac chef au Monde, j’ai gagné au loto… Bon, ok, je grossis considérablement le trait, là, mais vous saisissez la substance. En gros, le rapport s’inverse. Avant, on faisait des choses et on les racontait sur son blog. Maintenant, on fait des choses pour les raconter sur son blog. On n’est plus soi mais on est « machin le blogueur », une identité qui prend le pas sur la nôtre.

 

Des fois, je me demande si je ne suis pas dans ce schéma aussi mais vu ce que ma vie est excitante en ce moment, je crois pas. Non parce que je voudrais vous mettre du
croustillant, je serais retournée sur meetic, pour commencer. Puis je fréquenterais des milieux interlopes pour vous raconter tout ça, aussi. Là, j’avoue que ma vie a été plus subversive que ça : je me lève, je bosse, je rentre, je papote un peu, je me couche. No sex. De toute façon, en ce moment, j’ai pas envie de séduire. Là, le côté trépidant, inédit, qui fait rêver, j’ai pas. Et je vais franchement pas provoquer pour avoir trois lecteurs de plus, j’ai pas le temps et puis j’ai pas envie de jouer un rôle, ici comme ailleurs. Je m’étais perdue de vue y a quelques temps (sans rapport avec le blog, ça avait commencé avant), je me suis retrouvée enfin, c’est pas pour recommencer.

Mais surtout, ce genre de comportement m’interpelle. Pourquoi ? Il y a des gens dont c’est le métier de se créer un personnage, je pense à des blogs BD ou d’acteurs et
d’actrices. Là, je comprends, c’est normal. Mais les autres ? Les comme moi qui ont une vie normale, un métier qui n’appelle pas à se créer un univers, à se vendre, pourquoi se laisser
embarquer dans ce jeu ? Bien sûr que le nombre de lecteurs qui croît, c’est exaltant. Bien sûr que ça fait plaisir de voir que nos tribulations suscitent la curiosité ou l’envie ou la
réprobation. Ca peut permettre à des gens de se poser des questions. Mais à nous, ça nous apporte quoi ? Je n’ai pas envie d’être Nina à part entière, je suis plus que ça et je refuse de
livrer ce plus en pâture pour attirer plus de lecteurs. Je pourrais vous parler de mes pratiques solitaires, tout vous détailler. Je pourrais coucher avec tous les mecs qui m’allument pour faire monter mes stats. Mais pourquoi ? Pour prouver que j’existe ? Mais j’existais avant ce blog et j’existerais après lui, seul mon pseudo disparaîtra dans les limbes virtuelles. Des fois, 
je me demande si ces personnes s’arrêtent sur leur vie, si elles réfléchissent à ça et ce qu’elles en pensent. Je parle de vraies introspections, pas d’un article sur un blog pour récolter des « mais non, t’es génial(e), change pas ». Parce que même si je t’aime beaucoup lecteur, tu ne me connais pas comme moi je me connais, normal. Tu ne sais que ce que je te dis, tu n’es pas dans ma tête. Sinon, ce serait invivable, tous ces gens qui squattent ma boîte crânienne. Bien sûr que j’ai eu ce travers à une époque, je mentirais en prétendant le contraire mais aujourd’hui, quand je vois les guéguerres entre blogs pour avoir trois lecteurs de plus et tout ça, je préfère me retirer de tout ça. Ma vie n’est pas trash, ça ronronne comme une Kenya. Et alors ? C’est ma vie, je l’assume pleinement.

En guise de conclusion, une « révélation ». Et même deux. Arrêtons de prendre les lecteurs pour des cons, ils voient souvent quand on joue un rôle, quand on perd notre sincérité. Et ça les fait fuir. Perso, j’adore les blogs simples où je me reconnais, je me marre plus en lisant les tribulation d’une Lalie ou d’une Vicky que de gens qui grossissent tellement le trait que ça finit par me gonfler. Et enfin, grande phrase à méditer : y a aussi une vie en
dehors des blogs.

PS : Cet article n’est dirigé contre personne, si vous vous sentez visé(e), je n’y peux rien donc pas la peine de se défouler en comm, heiiiiiiiin