Y a des fois, j’ai peur

Ego trip, bonjour. Non, non, pas de panique, je vais pas vous faire un énième article sur ma déprime passagère, tellement passagère qu’elle est passée. Faudra que je revienne sur le sujet (en général, je veux dire, pas sur ma déprime à moi, on s’en fout) mais sans complainte, cette fois-ci.



Je vais vous raconter l’histoire de Nina qui a besoin de vacances mais elles sont imminentes, ça tombe bien. Parce qu’hier matin, j’ai quand même eu un trip bizarre et que je me dis que mon corps et surtout mon cerveau sont en train de m’envoyer des messages très clairs. VACANCES ! REPOS ! Vous allez voir, je n’exagère pas. Tout commence à 7h30, heure où mon réveil sonne avant que je lui tape dessus pour qu’il se taise. Cette manœuvre dure presque une bonne heure. Toutes les 7 mn, le réveil sonne, musique, bruits de bouche et de gorge indistincts, une tape pas très douce sur le réveil, un corps qui se tourne de l’autre côté dudit réveil et re pionçage pendant 7 minutes. Parfois, Kenya tape un peu l’incruste histoire de réclamer un câlin ou de se réjouir du fait que je suis ENFIN réveillée et qu’elle va pouvoir faire du bruit. Oui, en vieillissant, le chat apprend le concept de sommeil de son maître, même le week-end.




Hier matin, j’étais un peu dans un demi sommeil où je râlais au sujet d’une réunion et qu’ils avaient qu’à mieux faire leur fichier Excel (mais non je ne suis pas obsédée DU TOUT par le boulot). Puis je rêve que je me lève et que je vais à la salle de bain pour me préparer. Quand le réveil sonne et que je me rends compte que je ne me suis pas levée pour de vrai et que je dois le faire là. J’ai donc eu deux levers, un fantasmagorique et un autre réel. Et lors de l’un de ses deux réveils, je me suis rendue compte en allant dans la salle de bain que ma porte d’entrée était ouverte. J’ai pensé de suite à Kenya mais elle était venue me réclamer des câlins quelques minutes plus tôt donc elle était encore là. Je ferme la porte en m’insultant intérieurement.


Bref, je me prépare et au moment de partir, je soupire « mince, c’est vrai que les clés ne sont pas sur la porte ! Je l’ai vu en la refermant». Non,parce qu’un matin, comme ça, j’ai perdu 10 minutes à chercher mes clés… Et là, je regarde la porte : elles sont dessus. Et je me demande : la fermeture de porte était-elle une réalité ou était-ce mon rêve ? Je me creuse la tête, je réfléchis. Voyons… Il me semble que certains éléments qui trônent dans mon entrée n’étaient pas dans le rêve genre la vieille lampe en attente de descente à la poubelle… Et puis y avait pas les clés… Et puis c’est vrai que la veille, j’avais un peu mascagné à fermer la porte avec ma peluche ronronnante et lascive dans mes bras… Alors ce n’était qu’un rêve ? Un rêve durant lequel je me suis dit « oh non Kenya ! Ah si, elle est là, elle m’a fait un ronron y a 2 minutes » ?


Bref, je pars de chez moi, troublée. Oui, ça devait être un rêve et à y réfléchir, il vaut mieux que ça le soit, sinon ça signifierait que je suis somnambule. Parce que la seule certitude que j’ai dans cette étrange histoire, c’est qu’en allant me coucher, la porte était fermée. J’ai passé la soirée en culotte, j’aurais été légèrement gênée en allant à la salle de bain en voyant la porte ouverte… Oui, non, allez, ce n’était qu’un rêve, c’est mon dernier mot.



Par contre, j’ai une autre certitude finalement : mes vacances vont être salvatrices parce que se réveiller en ayant de l’excel et des réunions dans la tête et ne plus être capable de démêler le vrai du faux, y a un peu un souci quand même… Et je ne vous parle même pas de la mine affreuse que j’ai actuellement… Dans mes rêves ET dans la réalité.

La positive attitude est de retour

(Sous titre : arrête de râler Nina)

Je pense que même le lecteur le moins attentif aura remarqué que par chez moi, en ce moment, c’est pas trop la grande forme. Faut dire que je suis dans ces fameuses périodes que je déteste où une lose peut en cacher une autre donc à force, je ne trouve plus ça très drôle et ça finit par me miner. Rajoutons ça à la fin officielle de l’été (légitime certes), mon moral est dans les chaussettes.


Faut dire que la semaine dernière n’a pas été de tout repos : des dossiers extrêmement compliqués à ficeler avec des changements de demande de clients toutes les deux minutes, un rhume qui a commencé jeudi, jour où en saisissant mon jean qui gisait dans mon sac de sport, je l’ai découvert trempé. Bouteille d’eau renversée ? Non, chatte pisseuse. J’ai compris le message, j’ai viré le toit de sa litière. Ah et quand je dis chatte pisseuse, évidemment que je parle de Kenya, je ne pisse pas sur mes affaires, hein ! Donc mauvaise humeur

jeudi (surtout que j’avais un petit souci de machine à laver pour changer, Anthony l’a réparée mais j’ai quand même dû aller à la laverie entre temps parce que la pisse de chat, c’est infect), vendredi, tonus aux abonnés absents, remplacé par une jolie rivière de morve s’écoulant de mon nez tandis que ma voix n’avait plus à rien à envier à Macha Béranger. Dieu ait son âme (à Macha, pas à ma voix). Puis si samedi, ça allait mieux, Dame Nature m’a fait un beau cadeau dimanche. Et me voilà pliée en deux sur mon lit, une bouillote bouillante sur le ventre à maudire les spermatozoïdes Y de mon papa qui n’ont pas été capables de remporter la course.  Super rentable le week-end en somme.


Et puis, j’en ai eu marre. Stop à la complainte ! C’est vrai que l’an dernier, j’étais en plein déménagement et l’année d’avant en plein changement de taf. Cette année, rien, nada, aucun changement majeur en vie. Mais évidemment, il faut être réaliste. Mais ce n’est pas parce que je n’ambitionne pas de déménager et de changer de taf que je dois me laisser aller, non, non, non. L’arrivée des jours courts et moches n’est certes pas l’idée la plus motivante de l’année mais voilà, on est partie pour la partie météorologiquement maussade de l’année, faut faire avec. Tout n’est question finalement que de point de vue. C’est vrai que la lose qui s’accumule, ça finit par ne plus faire rire mais à côté de ça, j’ai quand même une vie pas dégueulasse, pas de soucis majeurs et même des petites nouvelles qui font chaud au cœur donc pourquoi ne pas les mettre par-dessus tout le reste ? Par-dessus les clients tatillons, les bugs à répétition, les ovaires en pleine protestation, les reins qui tirent, ma gorge qui brûle, mon nez qui coule et le temps gris. Tout est relatif, toujours.


Alors je me reprends en main. D’abord, comme me l’a suggéré Isadora, j’arrive plus tôt au boulot et de 9 à 9h30, je m’occupe juste de mes affaires (blog, articles…). Puis je vais au sport le plus souvent possible, la mélancolie se dissout dans la sueur, c’est testé et approuvé. Je me bichonne aussi, je me remets au cappucino que j’adore, un petit carré de chocolat pour le magnésium. Ah et je me gave aussi de fruits et de légumes, je ne compte pas tomber malade tous les trois jours cet hiver. La Nina qui se laisse un peu aller, je ne l’aime pas. D’ailleurs, c’est pas compliqué, après un week-end à macérer dans ma crasse et mon pyjama, une vraie douche, un masque facial, un masque capillaire, je me sens renaître.


Nina Automne hiver 2009-2010, c’est parti !

Ma vie avec deux chats

En ce jour férié où on glande chez nous au lieu de bosser (ouais !), je me disais qu’un article léger comme de la crème chantilly serait une bonne idée. Mon article sérieux prévu pour hier mais pas fini attendra la semaine prochaine. En attendant, je vous fais part de ma réflexion sur ma vie avec  deux chats.


En un, nous avons la célèbre Kenya Bartoldi, toujours aussi caractérielle. Kenya souffre du syndrome dit de l’enfant unique. Elle est en adoration devant les humains gentils (les autres, elle les ignore, c’est super utile comme info), fait sa belle, ronronne, attire l’attention. C’est ce que j’appelle globalement une fayote. Alors évidemment, quand un autre félin entre dans son environnement, ça ne lui plaît pas du tout. Justement, entrée en scène du deuxième félin : Carambar, la chatte de ma sœur, en pension jusqu’à mardi. En effet, je me suis dit que pour elle, ce serait mieux de vivre avec moi pendant 4 jours plutôt que de me voir 30 mn par jour pendant le même laps de temps. Carambar est du genre plus coulante, très collante et câline. Et aussi gourmande car voici la bonne blague du week-end : Carambar est au régime et doit donc manger des croquettes de régime. La mienne ne l’est pas vu que j’aimerais qu’elle pèse un peu plus lourd. Evidemment, ce qui devait arriver arriva, Carambar mange les croquettes normales de Kenya… Et Kenya celles de régime. Je crois que mon chat a un problème d’anorexie.



Donc jeudi soir, Anthony et Alice m’amènent Carambar, ils posent la sacoche sur le sol, l’ouvrent, Carambar sort la tête, Kenya arrive et « kssssssssssssss ! ». On va rire. Bon, jeudi soir, Carambar sous le lit, Kenya dans la salle de bain. Comme ça, au moins, c’est fait. Et si on excepte un petit coup de sifflage à 6h du matin car Carambar a tenté une excursion sur mon lit alors que Kenya y dormait déjà, tout va bien. Vendredi soir, c’est plus tendu puisque comme je suis très joueuse, je tente de mettre une Vicky en plus dans l’équation. La pauvre fut totalement traumatisée par une Kenya grognante, sifflante et agressive (j’ai récolté une belle balafre sur mon annulaire droit alors qu’elle ne m’avait pas griffée depuis facile 3 ans, du moins volontairement). Je sentais que mon appart ne survivrait pas.



Et puis finalement, samedi, ENFIN, elles ont commencé à jouer, ce qui n’est pas forcément mieux vu que le « tapatap tapatap » des galops des chats sur le lino, c’est pas forcément génial comme réveil, surtout que Kenya a tendance à tout ponctuer de roucoulements pas super félins.  Surtout que de temps en temps, la bagarre se localise sur le lit et plus précisément sur Vicky qui, rappelons le, vient de développer une félinophobie. Dormir du coté du mur, c’est le bien (en plus, quand il commence à faire chaud, on peut coller ses fesses contre le mur frais, ça fait vachement de bien).



Bon, maintenant qu’elles sont copines, on croit que tout va rouler mais bon. Kenya est retombée en enfance et fait des conneries genre manger mes roses. Cette bête ne mange rien mais elle est super motivée à l’idée de grignoter mes fleurs. Hein ? Carambar est en demande constante d’attention et me tient de grands discours, réclame toujours de l’eau au lavabo, des câlins… Au moins, elle ne fait pas de conneries, son seul crime est de pondre des crottes énormes et qui puent très fort sans pour autant les enterrer. Yerk !


Mais au fond, vivre avec deux chats me montre que j’ai quelques soucis de culpabilité mal placée. Les premiers jours, je me trouvais le cul entre deux chaises. Carambar se fait agresser par une furie qui fait la moitié de son poids donc je dois la câliner pour la rassurer. Ce qui provoquera la jalousie de Kenya qui est quand même mon chat. Mais si je câline Kenya sans me préoccuper de Carambar, celle-ci va finir traumatisée et je vais la rendre en mauvais état à ma sœur alors que la pauvre choute n’a rien demandé. Ah mais que faire, c’est pire que le choix de Sophie… Et là, je me dis que si j’en suis à ce point là avec des chats, j’imagine même pas avec des gosses qui seraient les miens. Genre « je vais mesurer le temps de câlin apporté à chacun pour que l’autre ne se sente pas abandonné ». Hé bé…


En attendant, le truc essentiel à retenir c’est qu’avoir deux chats, c’est réduire la possibilité de faire une nuit calme vu que ça réclame deux fois plus de câlins au petit matin. Super…

29, c’est 30-1

Et voilà, encore une année de plus au compteur. Il y a 29 ans, je naissais, petite chose tremblante, barbouillée de plasma, hurlante. Pas de dents, quelques cheveux, incapable de faire quoi que ce soit. Et 29 ans plus tard, je suis un être à part entière. Ca file un peu le vertige quand on y pense, non ?




Donc, voilà, 29 ans. Autant vous dire que là, je réalise pas. J’ai passé ses derniers mois entre état second et stress, des changements en pagaille. Bref, j’ai pas bien compris où sont passés les derniers mois (non, pas là, non) mais voilà, aujourd’hui, j’ai 29 ans. Soit 30-1. Je crois que c’est la première année qu’un chiffre m’interpelle autant, j’entame ma dernière année de vingtenaire.  Il me reste à peu près 365 jours pour faire tout ce que je voulais faire avant mes 30 ans. Alors je ne vais pas la faire à la Friends avec une liste de trucs débiles mais force est de constater que ma vie est très différente de ce que j’imaginais il y a dix ans.


Côté boulot, j’avoue que ma récente embauche au poste de ***** (vous le saurez bientôt, la série journal d’une démissionnaire sera terminée bientôt) avec des responsabilités et une paye pas dégueu. Evidemment, je n’imaginais pas il y a dix ans quitter l’univers du journalisme puisque désormais, je ne touche plus la presse ni de près ni de loin mais je n’ai pas le sentiment d’avoir raté ma vie, mon rêve pour autant. D’abord parce qu’à l’heure actuelle, il me reste près d’une quarantaine d’années de travail, je pense, vu que les années de travail vont encore s’allonger (enfin, à mon avis) donc ça laisse de la grosse marge pour retourner vers mes premières amours ou les oublier définitivement. Mais voilà, à 29 ans, je me dis que je m’en sors plutôt pas mal, finalement, surtout si on considère que je suis restée quasi 1 an et demi au chômage.

Côté vie privée, par contre, c’est pas forcément ce que j’attendais de la vie. En fait, j’étais persuadée dans ma prime jeunesse qu’à cette heure-ci, je serais en couple et maman. Bon, évidemment, étant jeune, je n’avais pas conscience de la peur panique que m’inspire le concept de maternité.  Je trouve déjà qu’avoir un chat est une énorme responsabilité et que je culpabilise dès que je ne lui fais pas assez de câlins alors un enfant à qui il faut tout apprendre et ben bonjour… Mais bon, de toute façon, avant d’être mère, faudrait avoir un mec et là, je dirais que ça va être compliqué. D’abord parce qu’en ce moment, je suis un peu trop métro, boulot, dodo pour sérieusement penser aller draguer. Que quand je vais sur meetic, j’en ai marre au bout de deux minutes, en plus. Que je ne suis pas pour autant en manque vu que j’ai quelques amants. Mais bon, de toute façon, faudrait déjà que je surmonte ma méfiance envers les hommes qui me disent qu’ils m’aiment. La question que je me pose toujours est : pourquoi ils me disent ça si ce n’est pas vrai alors que je ne leur demande rien ?

Bref, côté amour, faudrait que je m’y remette un peu, si j’ose dire mais bon, je me dis toujours que plus on cherche et moins on trouve(ou on trouve mal). Non parce que sinon, le reste, je me dis que ça va plutôt pas mal. La santé, je récupère un peu et je suis moins fatiguée, mon nouvel appart est drôlement bien, Kenya reste maigre mais heureuse, je fais du sport et j’ai le tonus, je sors pas mal (même si des fois, j’aimerais mieux me coucher)…

Non, en fait, ces 29 ans (je refuse de dire « cette trentième année ») s’annoncent pas si mal. A dire vrai, je suis un peu ennuyée car j’avais décidé de dire qu’à 29 ans, je changeais de boulot et c’est déjà fait. Une idée d’objectif ?

NB : Comme la question va forcément venir, non, le blog ne changera pas de titre l’an prochain, s’il est toujours là.

Ciao moquette !

 

Comme je l’ai dit, quand j’ai visité l’appartement, j’ai tiqué sur la moquette beige. Pour ceux qui n’ont jamais vu Kenya, c’est un chat européen très classique avec pelage « écaille de tortue » à forte dominance noire. Et comme tout chat qui se respecte, elle aime se rouler. Moins que Carambar, celui de ma sœur qui passe son temps à s’étirer de tout son long mais quand même un peu. Puis le plus produit avec Kenya, c’est qu’elle a aussi le ventre blanc histoire qu’on soit sûr d’avoir du poil visible sur soi.


Ma première idée était de mettre du parquet stratifié sans colle, le système qui se clipe. Je regarde sur le net, pour une surface de 20 m² (je ne vais pas en mettre dans la cuisine et la salle de bain qui sont carrelées), j’en ai pour 300 euros , ça va. Mais c’est sans compter ma maman qui m’explique par A+B que le lino, c’est mieux et y en a qui font imitation parquet qui sont supers, tout ça, tout ça. Mouais. J’avais du lino à mon premier appartement et il s’était déchiré par endroit, des mini bouts qui ne se voyaient pas mais moi, je le savais puisque j’y vivais. Puis interdiction de mettre des talons aiguilles… Bon, ok, je n’en mets pas mais si ça me prenait un jour, hein ? Puis tu peux pas trop bouger les meubles car ça prend la marque. Mais après avoir regardé les prix et que ma sœur m’ait expliqué qu’Anthony poserait ça sans doute sans problème, je me laisse convaincre.

Là, je sens que je flatte les instincts Valérie Damidiesque de ma sœur qui a l’air toute excitée d’aller acheter mon lino. Oui, je ne suis pas véhiculée donc pour aller chercher le lino, il faut bien une voiture avec son pilote habituel car je refuse de conduire en région parisienne tant que je n’y suis pas obligée. Parce que le périph, j’y comprends rien, t’as des milliers de files et de sorties, c’est pas clair. Au moins à Toulouse, t’es sur la rocade ou tu en sors en prenant la voix de décélération, c’est simple comme tout. Donc après un déjeuner à l’hippopotamus, nous voici parties avec Anthony…au magasin de pêche. Pendant la demi heure où Anthony regarde les moulinets et je sais pas quoi, Alice et moi prenons le parti de
dormir. C’est fou comme on peut vite s’endormir quand on est au chaud derrière la vitre de la voiture, ohlala.

Nous voici enfin à Leroy Merlin. Ma sœur est passionnée par la question des linos et on le choisit plus ou moins ensemble : un lino imitation parquet en bois clair. Bon, il faut trouver le vendeur. 15 mn plus tard, un rigolo vient s’occuper de nous : « Bonjour, je voudrais voir vos linos…

– Ah non, nos sols en pvc parce que le lino, c’est très cher ! »

Si tu le dis, c’est pas vraiment un débat qui me passionne. Donc on lui explique ce qu’on veut, il nous fait une autre blagounette : « faut pas cirer le sol, hein, parce que ça l’abîme, le revêtement ». Bon, on va dire qu’il dit ça parce qu’Alice est blonde (oui, je suis toujours brune, moi). Il nous demande combien on veut, je réponds 20 mètres (oui, on avait pris les mesures avec Anthony, la zone à recouvrir fait un peu moins, je suis très forte en estimations spatiales…pour UNE fois). Mais la réponse ne satisfait pas le monsieur qui nous fait des calculs selon la surface de l’appartement, Anthony comprend, avec ma sœur, on a lâché l’affaire. Maintenant, avec le recul, j’ai compris le calcul.



Prochaine question : « ouais et alors, vous avez quel véhicule pour transporter le lino ? ». Réponse : une 206 avec trois personnes à bord. Oh il grimace le monsieur. Ben oui, on va se retrouver avec un tube de 4 mètre de long et dans une 206, ça rentre pas. On peut se faire livrer mais c’est très cher. Bon, il est temps de faire un conciliabule : « Bon, je reviendrai tout seul lundi, je mettrai un chiffon rouge sur le bout du rouleau qui dépassera et tout ira bien ». Ce que j’aime avec Anthony, c’est qu’il est drôlement plus au point que nous sur tous ces détails.

Dimanche matin, me voilà dans le train pour rentrer chez mes parents pour une semaine de vacances bien méritées (si, si). Le soir, je descends dans la cuisine où ma mère est au téléphone avec ma sœur, hilare. Une fois la conversation terminée, elle m’annonce : « sors ton portefeuille, ma fille.

-Oh pourquoi ? »

Parce qu’Alice et Anthony sont retournés chercher le lino et un rouleau de 4 mètres, ça ne rentre pas dans l’ascenseur. Du coup, ils ont dû monter trois étages à pied avec ce truc qui pèse 3 tonnes facile. Et évidemment, trois étages à s’engueuler (mais c’est leur mode de fonctionnement en fait), c’est long, très long…

Ils ont donc gagné un repas gratuit dans un resto qu’est bon (mais je sais pas encore lequel, si suggestions au passage. C’est non direct pour la Tour d’argent ou Pétrossian). Mais monter le lino est une chose, le poser en est une autre…

Où trouver l’homme ? Episode 28 : une nuit sur son épaule

[O toi qui vient de débarquer sur nos pages, sache que tout ceci est fictionnel. Même si ça me ferait bien plaisir d’aller dormir chez un homme vu que moi, je squatte le canapé en attendant qu’on me livre mon lit]

A la recherche du prince charmant

Le lendemain soir, nuit chez Fabien au programme donc je prends mes petites affaires genre trousse de maquillage, démaquillant et brosse à dents et c’est parti. Arrivée dans son quartier, je lui passe un coup de fil mais il ne répond pas. Bien… Que faire ? Je vais me poser dans un café et fait mine d’être détendue mais dans ma tête, c’est reparti pour le film d’horreur : « il en a rien à faire de moi, il a juste voulu tirer son coup, il s’est bien foutu de ma gueule, bouhouhou! ». Au bout d’une demi-heure, je rappelle et là, ça décroche : « Oh, je m’étais endormi et j’avais laissé le téléphone sur silencieux ». Je crois que j’ai trouvé pire que moi en matière de « je n’aime pas le téléphone ».

Une fois chez lui, on discute, on boit un verre, on s’envoie en l’air de façon divine. Parfois, je capte un de ses regards qui part au loin mais je ne m’inquiète pas, ça arrive. Le lendemain matin, pendant que je m’étire dans tous les sens, le voilà qui part nous acheter des croissants pour un petit déjeuner royal. Je suis la reine du monde, il n’y a pas à dire. Oui mais je sens comme une tension, une distance, je ne suis pas sûre de saisir… Il y a un bémol dans tout ce bonheur mais je ne saisis pas où exactement. Donc comme je suis une grande fille, je pose la question :

« Ca va ?

– Oui, oui.

– Je te sens un peu loin.

– Oui… Tu sais avec mon ex, ça fait pas vraiment longtemps qu’on s’est séparés et je sais pas trop… »

Et vlan ! Le coup de l’ex, je ne l’avais pas vu venir mais ça fait un peu mal à la mâchoire, quand même. Bien, respirons un grand coup, ne paniquons pas, il est temps de dédramatiser un peu la situation.

« Mais tu sais, il ne sert à rien de se poser des questions pour le moment, on n’est pas encore fiancés, tu sais, hihi ! »

Je sens que j’ai été un peu faible sur ce coup. J’espère qu’il n’a pas compris que je souhaitais une « open relationship » comme ils disent sur Facebook parce que bon, je cherche un peu le père de mes futurs enfants (que ce pluriel paraît ambitieux tout à coup) dans cette histoire…

On termine le petit déjeuner dans une ambiance légèrement pesante mais au moment de se quitter, c’est un déluge de baisers et de câlins et une promesse : « je t’appelle », susurré à l’oreille. Il semble donc que la crise soit passée et que je me sois inquiétée pour rien.

Le soir, pas de nouvelles mais normal : il ne faut pas qu’on soit trop fusionnels, je n’aurais pas appelé non plus. Le lendemain soir, mon sourcil gauche commence à se lever  mais je me raisonne : nous sommes en tout début de relation, faut se ménager des moments de solitude pour mieux apprécier nos retrouvailles. Le troisième jour, je commence à bien comprendre que quelque chose ne va pas et c’est parti pour un « bouh, je suis moche, personne il m’aime et je finirai mangée par mon chat ! ». En prévision, je noie mon désespoir dans un peau de Haagen Dazs histoire que mon chat puisse tenir suffisamment de temps avant qu’on retrouve mon corps rongé. Même s’il est vrai que Kenya ne mange pas beaucoup[quoi que depuis le nouvel appartement, elle mange beaucoup plus et je suis en panne de croquette, d’ailleurs]. Le quatrième jour, j’entame le « tous des connards », je balance régulièrement mon téléphone à travers la pièce car il refuse de sonner (ou alors ne sonne pas avec la bonne sonnerie, celle qui fait « sexy back », attribuée aux hommes torrides de mon entourage), je me demande s’il est raisonnable de se saouler seule pour oublier ou si c’est le comble du pathétique. Non, c’est pathétique, mieux vaut reprendre de la Haagen Dazs. Même si en hiver, ça me donne encore plus froid.

Au bout d’une semaine d’un silence radio assourdissant, le rebond. Non mais il se prend pour qui ce connard ? Il croit qu’il a droit de me traiter de la sorte ? Mais je suis de la formule 1 de la bonne femme, moi. Il n’en trouvera pas deux comme moi. Je n’étais que du caviar donné à un porc dans cette histoire. Et s’il n’est pas assez intelligent pour saisir l’incroyable chance que je lui offrais d’être sienne, un autre la saisira.

La semaine prochaine, je repars sur les sentiers de la séduction.

NdelaBloggeuse : Je tiens à préciser que cette histoire, bien que fictive, mêle une histoire que j’ai vécu et une mésaventure d’une amie donc inutile de me faire remarquer en comm que je fais dans le cliché facile. Les hommes disparaissent parfois en plein conte de fée.

Non, rien de rien

Hello everybody

Aujourd’hui, il était prévu la suite de mes aventures amoureuses fictionnelles comme tous les mercredis mais en fait, j’ai pas eu le temps d’écrire hier soir. Enfin, si, le temps, je l’aurais eu si j’en avais eu le courage. Parce que depuis vendredi, je cartonne, emballe, soulève, pose, déballe, visse, dévisse, maudis… Bref, ce week-end, je déménageais et là, je paie cher. Mes lombaires couinent, mon cou craque, j’ai la gueule de travers, le cheveu raplapla, le teint gris…

Alors pensez-vous vraiment qu’hier soir, j’avais le cœur à écrire une histoire d’amour même fictionnelle ? Surtout que dans le prochain épisode, il devrait y avoir du sexe et moi, je n’en aurai pas avant au moins un mois, le temps que tout se replace. De toute façon, j’ai tellement de bleus partout que si je me mets nue, on va me demander qui me bat. Déjà que pour le sport demain (oui, je vais aller au sport demain, ça va me dénouer un peu), va falloir que je prenne du t-shirt à manche longue parce que mes bras sont couverts d’hématomes. Avoir la peau fine, c’est pas si chouette.


Donc tout ça pour dire qu’en fait, hier soir, j’étais épuisée. Vicky m’a déposée dans mon nouveau chez moi à 23h15 avec Kenya mais avant, on avait fini de déplacer quelques cartons, on avait monté un bureau Ikea sans s’engueuler, on avait fait cramer les lasagnes chèvres-épinards, commandé à King’s family un repas livré avec 30 mn de retard (et un coursier qui s’est perdu quelque part entre le rez de chaussée et le troisième étage), on était parties chercher Kenya chez ma sœur et changé la litière des chats. Si on considères que vendredi, j’ai cartonné à fond, samedi, j’ai déménagé en fort agréable compagnie, que dimanche, avec Vicky, on a ikéaisé, que lundi, j’ai fini de ranger l’ancien appart (enfin, il en reste encore un peu) et que hier, on a fini de déménager les ultimes cartons… Ben voilà, hier soir, mon compteur à énergie était sur la réserve. Après une bonne nuit, je récupère mais j’ai encore un peu mal.


Donc si tout va bien, ce soir, entre deux cartons à ranger, je vous pondrai la suite de mes amours fictionnelles avec Fabien, je vous préparerai quelques articles pour la semaine prochaine, faut que je termine la série jf ch F2… Puis je dormirai.

Sinon, j’aime d’amour Vicky, Tatiana, Lucas et Madinlove, mes déménageurs de choc.

Où trouver l’homme ? Episode 24 : au mariage

(Je rappelle à mon aimable lectorat et au taré qui m’insulte en faisant semblant de faire de grosses fôtes que ceci n’est qu’une
fiction. En vrai, je n’ai pas assisté à un mariage depuis 5 ans et ce serait bien qu’Anthony demande ma sœur en mariage pour que je fête au moins celui là.)

A la recherche du prince charmant

Un soir, rentrant du boulot, j’ouvre ma boîte aux lettres en miaulant. Non que je sois folle mais ma porte est face aux boîtes aux lettres et Kenya appelle des fois que la personne qui farfouille devant la porte soit moi donc je lui réponds joyeusement [ça, c’est vrai]. Tiens, une lettre qui n’est pas envoyée par EDF et consort, qu’est-ce que c’est ? Une invitation au mariage d’une vieille copine de lycée. Ah oui, c’est vrai qu’elle m’en avait parlé. Bon, je viens seule ou accompagnée ? A un mariage où je ne connais personne ? J’ai pas de compagnon sous la main… Donc seule.

Le mariage, ah le mariage, ressort essentiel à nombre de comédies romantiques. Hé oui, le grand classique, le héros ou l’héroïne doit assister au mariage de son ami et il/elle est seul(e) et un peu déprimé(e) mais pendant la cérémonie il/elle rencontre une charmante personne, ils se tournent autour pendant 1h30 à 2h de films et à la fin, le monsieur demande la demoiselle en mariage et tout le monde pleure. Souvent il pleut et l’héroïne a les cheveux mouillés mais elle a un maquillage magique : il coule, certes, mais fait un effet smoky eyes sexy. Alors que si elle avait été sous la pluie et misérable parce que son nouvel amour doit faire face aux obstacles, elle a du mascara plein les joues.

 

Donc le mariage semble être le bon plan idéal pour la drague mais moi, je ne suis pas vraiment convaincue. Si je regarde la liste des mariages où je suis allée, les célibataires se comptaient sur les doigts de la main d’autant que dans ses cas là, on essaie de venir accompagnée quoi qu’il arrive pour ne pas passer pour la célibataire de service et éviter les questions gênantes de tante Yvette qui nous demande où est notre fiancé. Moi aussi, je me pose la question tante Yvette, si tu savais…Sauf que le mariage ayant lieu en Bretagne, je trouve peu d’hommes motivés pour m’accompagner. Et je n’ose pas faire un faux coming out à un mariage où je ne connais personne. Surtout qu’il faut avouer qu’un mariage, il y a une chance sur deux qu’on s’ennuie à mourir.

Week-end du mariage. Voyons le positif, ça me fait deux jours loin de Paris, comme des vacances. Et…c’est tout. Je ne connais quasi personne à part la mariée, ses parents et sa sœur mais ils sont très occupés, c’est fou. Du coup, à la mairie, je me passionne pour le plafond de la pièce et pendant la messe, je réfléchis plus sur le bébé qui pleure qu’autre chose. Je sais pas si vous avez remarqué mais y a toujours un bébé qui pleure et qui crie durant toute la cérémonie ou des enfants turbulents qui n’ont pas très envie de rester assis une heure. Moi, j’ai passé l’âge de courir sur les bancs de l’église en piaillant, c’est bien dommage. Ca m’aurait occupé. Tiens, si j’édifiais une théorie sur le mariage pour mon blog ? Pourquoi c’est toujours long à mourir une cérémonie de mariage ? Pourquoi le sermon du prêtre est toujours très drôle ? Pourquoi je trouve toujours surréaliste qu’une personne qui a fait vœu de chasteté explique à un jeune couple qui a déjà visité le kamasutra comment ça marche l’amour entre deux êtres alors que ça lui est étranger ? C’est comme si j’allais expliquer la cuisine à Cyril Lignac.

Fin de la cérémonie. Le couple a choisi des chansons relativement sympa, j’ai quand même assisté à une cérémonie où la mariée rentrait sur du Johnny Hallyday [véridique]. Là, arrive le meilleur moment, je trouve, le jeter de confettis sur les mariés puis le défilé de voitures qui klaxonnent. Parce qu’après, arrive la torture des photos, ça prend des heures, c’est insupportable et en plus, là, il pleut. Mariage pluvieux, mariage heureux, dit-on pour consoler ceux qui n’ont pas bien choisi leur date. Le dernier mariage pluvieux auxquels mes parents ont assisté, ça a duré 6 mois [véridique], super. Et c’est parti pour les photos, les parents des mariés, la
famille de la dame, la famille du monsieur, les témoins, les cousins… Moi, j’arrive en toute fin, la photo des gens qu’on n’a pas pu caser ailleurs. On est une demi douzaine dans le cas, ceux qui ne sont pas de la famille et ne sont pas témoin. Mais… qui est donc ce charmant jeune homme là, sans fille ultra sapée et bronzée accrochée à son bras ? D’ailleurs, j’aimerais qu’on m’explique qui a décrété qu’il pleuvait tout le temps en Bretagne, elles sont toutes dorées alors que moi, je suis plus teint de bidet. Mais bon, on dirait qu’il est seul. Intéressant…

A suivre, bien entendu !

Pour le plaisir, la chanson de Johnny Halliday pour rentrer dans une église.

Dans le train, tugudum tugudum

Des fois je me demande bien pourquoi je sortirais un mec vu que j’ai déjà une relation passionnelle destructrice. Je l’ai avec la SNCF. Oui je sais, encore !
Mais tout n’est pas si noir.


Ce week-end, je me suis donc offert un week-end réparateur chez mes parents avec, au menu, piscine. Evidemment, il a plu et il a fait froid mais mes parents ayant
la bonne idée de mettre une bulle au dessus, j’ai quand même pu me baigner même si se promener en maillot deux minutes dehors à 17° avec une bonne grosse averse, ce n’est pas trop une partie de plaisir. A l’aller, le train fut parfaitement à l’heure, malgré les grèves de la veille et de l’avant veille, ce qui m’a un peu étonnée surtout que j’avais peur que le train soit annulé, vu qu’il partait à 7h25 et que les grèves vont de 20h à 8h. Mais non, voyage peinard, Kenya adorable. Bon, par contre, j’ai eu droit à un plan drague improbable, si on considère le fait que je venais de dormir 4h donc j’étais pas maquillée, pas coiffée, habillée un peu n’importe comment et je soupçonne des traces de fauteuil sur la joue. Le mec a commencé par le classique « et votre chat, il s’appelle comment ? Et toi ? Et tu fais quoi dans la vie ? T’as pas envie qu’on fasse connaissance ?

– Ah ben, c’est ballot, je descends à la gare suivante, dans 10 minutes, quoi… »

Par contre, le mec a pris une photo à un moment, je sais pas s’il visait Kenya ou moi mais je suis pas très fan du concept.

Par contre, selon la loi d’un voyage sur deux chaotique, le retour commençait mal. Le train arrive à l’heure à la gare, je monte dedans : aïe, je suis juste à côté du bar, je sens qu’on va rire. Je m’installe à côté d’une jeune fille, face à nous, deux gars bien allumés. Le train ne part pas. Le train ne part toujours pas. On a dépassé les deux minutes d’arrêt, là. « Mesdames et messieurs, suite à un malaise d’un passager, le train est retenu en gare le temps que le médecin intervienne.

– Non mais ils font chier les gens à faire des malaises sans prévenir », rigole le mec en face.

Moi aussi, je rigole, planquée derrière mon Biba. La fille à côté de moi lit le même magazine donc les deux compères commencent à commenter notre lecture commune et je leur propose mes autres magazines en stock. Le train part enfin avec 30 mn de retard mais on s’amuse bien tous les 4, on discute, on rigole. A la gare suivante, un gars veut récupérer sa place et les deux garçons s’en vont. Mais du coup, avec la fille, on sympathise, on papote entre deux lectures, je lui prête même mon téléphone pour qu’elle appelle son chéri

« Oui, j’appelle du téléphone de Nina… La fille à côté de moi dans le train ! »

Elle raccroche et m’explique que son mec trouve qu’elle parle trop facilement aux gens qu’elle connaît pas. Moi, je trouve ça plutôt chouette : c’est mon
meilleur trajet depuis bien longtemps même si Kenya a été malade (mais le TGV fonçait tellement qu’à un moment, j’étais pas des plus brillantes non plus).

Bref, j’arrive à Paris avec juste 15 mn de retard, plutôt de bonne humeur. Dommage que la grève du transilien sur le réseau nord ouest (pour quelle raison ?
J’ai toujours pas compris et ça fait que le 3e week-end qu’on subit ça sans savoir pourquoi) m’ait forcée à rentrer à pied chez moi. En temps normal, marcher une quinzaine de minutes, je m’en contrefous mais là, ma valise dans ma main gauche, mon sac sur la même épaule, le sac à chat sur l’autre épaule qui me scie bien le coup au passage et une poche dans la main droite, j’ai trouvé ça vachement moins drôle. Du coup, j’ai mal au dos alors j’aimerais savoir si le syndicat du réseau nord ouest rembourse les séances de kiné parce que moi, je veux bien être solidaire mais
à la limite, on a qu’à dire que c’est réciproque et que leur solidarité à eux, c’est de me soigner le dos. Non ?

Hé, je suis un être de chair et de sang

Depuis quelques temps, je ne vous donne plus de news de ma personne, hormis l’article d’hier. Plus de liste, plus de récit de vie, rien. Alors je me suis dit que peut-être tu t’inquiètes, alors voici un petit bulletin de santé. Puis j’essaie de rappeler que j’existe pour de vrai, vu que je ne raconte plus ma vie, hein… Et en plus, tout le monde va faire le pont alors du coup, on fait dans le light.

Donc comment je vais ? Ben, écoute, bien. Ma vie ronronne globalement comme une Kenya repue de croquettes. Le boulot me plaît toujours autant et y a vraiment une bonne ambiance au bureau. Je m’entends à merveille avec Ioulia et Simon et notre nouvelle stagiaire part de la même gare que moi, ce qui m’oblige à respecter les horaires. J’ai beaucoup de projets et d’ambition sur le sujet, je perçois la prochaine marche et vais m’y diriger tranquillement. Bon, je dis ça, je planifie sur plusieurs années, je ne compte pas bouger de mon poste dans les prochains mois. La stabilité professionnelle a du bon. Même si je me dis qu’il faudrait que j’attrape une pige à côté ou quelque chose du genre, histoire d’arrondir les fins de mois.

Autre dossier, celui du déménagement. Alors là, j’avoue honteusement ne pas avoir progressé d’un pouce, n’ayant rien fait du tout. Ma sœur a peut-être un plan extrêmement intéressant, un F2 de 40 m² dans un quartier parisien bien sympa (et que je connais déjà) et pile dans le prix que je m’étais fixée. En fait, la demoiselle qui y vit va peut-être partir pour aller vivre avec son chéri donc prions tous très fort pour qu’elle saute le pas, ça évitera que je me prenne la tête sur la question. Puis le quartier est bien et pas très loin de mon
bureau donc voilà, je l’ai pas vu mais je le veux déjà, même s’il n’y a pas de baignoire. Enfin, à suivre.

Côté vie perso, ça va bien aussi. Je suis toujours en pleine navigation amoureuse, comme dit ma mère, je ne vais pas détailler, on s’en fiche un peu. En ce moment, je ne cherche pas vraiment de moitié et je deviens drôlement difficile, d’ailleurs, plus personne ne me tape dans l’œil mais c’est sans doute car je m’en fous, selon Vicky. Ouais, sans doute. Du coup, rien de réellement croustillant à raconter, je continue à fréquenter quelques uns de mes amants de temps en temps et ça me va. A côté de ça, ma vie est pleine de mes copines. D’ailleurs, je pars ce soir en week-end chez Vicky, que demander de plus ? Du coup, vos comms ne seront validés que quand je me connecterai (je peux pas encore lever la modération) mais promis, ils apparaîtront tous à un moment où à un autre.

Côté projets, comme d’habitude, je fourmille. C’est donc que je vais bien. Evidemment, il reste le problème du temps : moins t’en as, plus tu as envie de faire des choses. Je rentre chez moi vers 20h le soir et je ne suis plus guère motivée pour faire quoi que ce soit : à la limite, j’écris un article de blog mais pas plus. Or ça ne coïncide pas vraiment avec mes projets pharaoniques mais promis, je vais essayer de faire des efforts pour être plus productive le soir, histoire de pouvoir tout mener de front. Tout n’est question que de
volonté, si je me planifie comme il faut, je vais y arriver. Mais bon, reste le principal : en général, quand j’ai des projets, c’est que je vais bien, que je vais de l’avant. J’ai été épargnée par la déprime du mois de mars cette année, je suis fière de moi. C’est sans doute parce que je n’ai pas vu passer le mois de mars, aussi. Ni celui de février, ni d’avril. Que le temps passe vite quand on travaille.

Voilà, je crois avoir fait le tour. J’avoue qu’une aussi longue période où tout va bien et que je me sens bien dans mes baskets, c’est vraiment super bon. Sauf que raconter son bonheur sur son blog, c’est moins drôle que de raconter ses loses alors je vais pas le faire tout le temps non plus. Mais rassurez-vous, les loses, j’en ai quand même encore !