Y a des fois, j’ai peur

Ego trip, bonjour. Non, non, pas de panique, je vais pas vous faire un énième article sur ma déprime passagère, tellement passagère qu’elle est passée. Faudra que je revienne sur le sujet (en général, je veux dire, pas sur ma déprime à moi, on s’en fout) mais sans complainte, cette fois-ci.



Je vais vous raconter l’histoire de Nina qui a besoin de vacances mais elles sont imminentes, ça tombe bien. Parce qu’hier matin, j’ai quand même eu un trip bizarre et que je me dis que mon corps et surtout mon cerveau sont en train de m’envoyer des messages très clairs. VACANCES ! REPOS ! Vous allez voir, je n’exagère pas. Tout commence à 7h30, heure où mon réveil sonne avant que je lui tape dessus pour qu’il se taise. Cette manœuvre dure presque une bonne heure. Toutes les 7 mn, le réveil sonne, musique, bruits de bouche et de gorge indistincts, une tape pas très douce sur le réveil, un corps qui se tourne de l’autre côté dudit réveil et re pionçage pendant 7 minutes. Parfois, Kenya tape un peu l’incruste histoire de réclamer un câlin ou de se réjouir du fait que je suis ENFIN réveillée et qu’elle va pouvoir faire du bruit. Oui, en vieillissant, le chat apprend le concept de sommeil de son maître, même le week-end.




Hier matin, j’étais un peu dans un demi sommeil où je râlais au sujet d’une réunion et qu’ils avaient qu’à mieux faire leur fichier Excel (mais non je ne suis pas obsédée DU TOUT par le boulot). Puis je rêve que je me lève et que je vais à la salle de bain pour me préparer. Quand le réveil sonne et que je me rends compte que je ne me suis pas levée pour de vrai et que je dois le faire là. J’ai donc eu deux levers, un fantasmagorique et un autre réel. Et lors de l’un de ses deux réveils, je me suis rendue compte en allant dans la salle de bain que ma porte d’entrée était ouverte. J’ai pensé de suite à Kenya mais elle était venue me réclamer des câlins quelques minutes plus tôt donc elle était encore là. Je ferme la porte en m’insultant intérieurement.


Bref, je me prépare et au moment de partir, je soupire « mince, c’est vrai que les clés ne sont pas sur la porte ! Je l’ai vu en la refermant». Non,parce qu’un matin, comme ça, j’ai perdu 10 minutes à chercher mes clés… Et là, je regarde la porte : elles sont dessus. Et je me demande : la fermeture de porte était-elle une réalité ou était-ce mon rêve ? Je me creuse la tête, je réfléchis. Voyons… Il me semble que certains éléments qui trônent dans mon entrée n’étaient pas dans le rêve genre la vieille lampe en attente de descente à la poubelle… Et puis y avait pas les clés… Et puis c’est vrai que la veille, j’avais un peu mascagné à fermer la porte avec ma peluche ronronnante et lascive dans mes bras… Alors ce n’était qu’un rêve ? Un rêve durant lequel je me suis dit « oh non Kenya ! Ah si, elle est là, elle m’a fait un ronron y a 2 minutes » ?


Bref, je pars de chez moi, troublée. Oui, ça devait être un rêve et à y réfléchir, il vaut mieux que ça le soit, sinon ça signifierait que je suis somnambule. Parce que la seule certitude que j’ai dans cette étrange histoire, c’est qu’en allant me coucher, la porte était fermée. J’ai passé la soirée en culotte, j’aurais été légèrement gênée en allant à la salle de bain en voyant la porte ouverte… Oui, non, allez, ce n’était qu’un rêve, c’est mon dernier mot.



Par contre, j’ai une autre certitude finalement : mes vacances vont être salvatrices parce que se réveiller en ayant de l’excel et des réunions dans la tête et ne plus être capable de démêler le vrai du faux, y a un peu un souci quand même… Et je ne vous parle même pas de la mine affreuse que j’ai actuellement… Dans mes rêves ET dans la réalité.

J’ai un chat

Suite de mon one woman show fictif, je m’amuse.

En tant que femme indépendante des années 2000, j’ai un chat. D’ailleurs, c’est une chatte. Bon alors, je préviens les 3 du fonds qui rigolent dès qu’on prononce le mot chatte que dès que j’utiliserai ce mot dans le sketch qui suit, je parle bien de mon chat, pas de mon minou… Enfin, je veux dire, de mon sexe. D’ailleurs, les femmes sont tellement associées au chat que même leur sexe porte des noms de félin, c’est fou ça. Pourtant, à ma connaissance, aucune vulve n’a jamais griffé personne… Ou alors, le pauvre mec n’a vraiment pas eu de bol.
« Aaaaaaaaaaaaaah [cri de douleur], chérie, je viens de retrouver le faux ongle que tu avais perdu ! ». Quelle idée ! 

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Souvent, la femme célibataire a un chat. Ou une chatte. Et là, je vous pose la question : pourquoi ? Personne ne sait ? Non mais moi non plus, si je vous pose la question, c’est que je veux une réponse ! Bon, si personne ne sait, je vais vous proposer mon interprétation toute personnelle. Accrochez vous, ça va faire mal ! Une femme grandit dans l’idée qu’elle sera mère donc devra s’occuper d’un petit être sans défense incapable de faire quoi que ce soit tout seul. Sauf que la femme indépendante des années 2000 n’a pas le temps de se reproduire, fonder une famille, tout ça. Déjà, trouver un mec qui veut bien s’installer avec nous, c’est une course d’endurance alors si vous lui parlez bébé, c’est sûr qu’il va nous piquer un sprint pour sortir direct de notre vie. De toute façon, la femme indépendante des années 2000 a bien compris qu’il fallait être égoïste, individualiste, nombriliste, égocentrique, consumériste et tout ça. Alors je vois pas trop comment je pourrais caser un bébé dans le tableau. Le chat est une bonne alternative. Ou la chatte, toujours.

Un chat, déjà, on le récupère, il est déjà né, il n’a pas squatté notre utérus pendant 9 mois et c’est quand même un bon argument ça. Non parce que la grossesse, ça prend du temps alors que là, paf, le chat est déjà né ! Ensuite, le chat faut le nourrir mais un peu de croquettes dans sa gamelle et il se démerde tout seul. Un petit pipi ? Vous lui faites une jolie litière et il va au popo quand il a envie. Et en plus, un chat, ça fait des câlins, on peut lui parler comme à un bébé, il vous prendra pas pour une débile… Enfin, si, des fois, la mienne, elle me regarde d’un air atterré mais je feins de ne pas le remarquer. Et l’avantage du chien, c’est qu’un chat fait sa vie tout seul dans son coin et vous pouvez découcher pour passer une nuit torrrrrrrrrrrrrride avec Pietro, le chat s’en fout, du moment que la gamelle est pleine, la litière propre et qu’il aura son rab de câlins le lendemain. S’il le réclame sinon un chat ne veut pas de câlins.

Mais l’erreur est de croire que le chat est juste une peluche dotée d’un estomac. Et d’un système digestif mais ça, on n’en parle pas, c’est saaaaaaaaale ! Parce qu’un
chat, ça a son caractère. Une chatte encore plus. Un chat ne supporte pas que vous fassiez autre chose que d’admirer sa superbe, sa façon délicate de se toiletter et de se lécher partout. Et quand je dis partout… Par exemple, ayez l’audace de trafiquer sur votre ordinateur pendant que ce petit être délicat est en action, vous pouvez être sûr qu’il piétine votre clavier 2 minutes après. Même aux toilettes, on n’a pas la paix. Exemple : après une dure journée de labeur, j’aime trôner quelques instants pour évacuer tous les cafés absorbés au bureau. Je rentre dans l’appart, gratouille au chat qui me raconte avec enthousiasme sa journée « miaou miaou miaouuuuuuu ! ». Moi aussi ma louloute. Je jette manteau et sac, déboutonne le pantalon et ô délivrance, me voici sur le trône. Sauf que le chat n’est pas d’accord. Elle ne m’a pas raconté toute sa journée. Donc elle arrive et tente une incruste sur mes cuisses en ronronnant et
me regardant avec ses yeux humides et plein d’amour pour pas que je lui refuse l’accès à mes cuisses. Mais il y a des moments pour faire des câlins, minette et là, je te jure, c’est pas le moment. Mais rien à faire, je la pose par terre, elle revient aussi sec à l’attaque. Et je vous jure que tous les chats font ça ! Et quand vous ramenez un mec ? Là, c’est pire ! Tableau : Pietro et vous sur le canapé, yeux dans les yeux, main dans la main mais pas encore sexe dans le sexe, on discute, là. Donc vous êtes dans votre bulle d’amour et d’hormones avec Pietro quand votre félin, agacé d’être ainsi ignoré, attaque. Hop, le voici qui bondit sur le canapé, se love sur ses genoux ou entre vous deux. Et quand le rapprochement se fait torride (voire franchement porno), le chat ne se privera pas pour intervenir. Hé oui, c’est comme ça.

En fait, à partir du moment où vous avez un chat, c’est simple : vous ne vivez plus seule chez vous avec un chat, c’est le chat qui vit seul avec vous. Vous êtes chez lui et respectez son espace, ses horaires, son câlin, ses croquettes. Sinon, il n’hésitera pas à vous sauter violemment dessus à 7h30 le dimanche matin. Quoi que quel que soit le contexte, il n’hésitera pas à vous sauter dessus tôt le matin, quel que soit le jour de la semaine !